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24, 25, 26, 27, 28, 29, 30...
Enzino !
Et alors ! Ce n'est pas des choses � faire !
- Et ta m�re qui dort ! - Comment �a ? Elle est morte.
- Antonio, je peux jouer ici ? - Non.
1, 2, 3, 4, 5...
Je n'ai pas dit oui. J'ai dit non.
�a veut dire quoi que la veuve Corallo a le plus beau cul de Catane ?
- Qu'as tu dit ? - Ce n'est pas moi qui l'ai dit.
C'est papa.
- Papa ? - Oui, je l'ai entendu sur le palier.
Qu'est ce que �a veut dire ?
Tu l'as entendu quand ? Aujourd'hui ?
Vous avez le meilleur... c�ur de Catane. Qu'aurais-je fait sans vous ?
C'est normal de s'aider, nous sommes veufs tous deux.
Et Margherita �tait comme une s�ur pour moi.
- La pauvre ! - Encore ?
Maman est morte. Maman est morte...
Qui est-ce ?
C'est toi, Nino ?
- Laisse-moi entrer. - C'est pas le moment.
Je ne peux pas jouer, Antonio ne veut pas.
L�-bas, je ne peux pas, parce que maman est morte.
Alors je vais jouer o� ? Je peux m�me pas jouer dans la salle de bain.
Je veux jouer !
Je vais un moment au magasin, finir l'inventaire.
Ce sont des moments tr�s difficiles !
Il faut combiner les affaires avec le plaisir.
Je ne sais plus ce que je dis. Il faut faire la part de tout, non ?
Voil�. Si vous pouvez jeter un �il...
Partez tranquille, j'ai �t� proche de la d�funte. Quel malheur, ma m�re !
- Peppino ! - Ignazio. Qui aurait pu imaginer ?
- Courage ! - Comment est-ce arriv� ?
La nuit derni�re, je l'ai trouv�e morte dans son lit.
- Oh, Jesus, quel malheur ! - On n'avait vraiment pas besoin de �a !
- Pauvre Margherita ! - Merci.
- Je peux faire quelque chose ? - Oui, priez pour Margherita.
- Elle aurait beaucoup aim�. - Oui, je peux aussi prier ici...
Matteo, tu viens aussi au cimeti�re ?
Je ne sais pas.
- Allons, on ne ferme pas tout le mois. - C'est mang� par les mites.
- On le jette ? - Jeter ? Mettez-le dans les soldes.
- Concettina ! - Ici ! Condol�ances. Il manque une batiste.
Cherchez-la ! Que voulez-vous faire d'autre ?
Cette mousseline est tach�e. On la vend au prix co�tant ?
Quel prix ? Faites-la nettoyer ! Quel prix co�tant !
- Et toi, tu fais quoi, Lococco ? - Je mesure les chutes.
- Et comme �a, � l'�il ? - Pour aller plus vite.
Plus vite pour m'�nerver ! �a fait combien, � ton avis ?
- 2,80 m... - V�rifions avec le m�tre. O� est-il ?
1...
2...
3... 3,45 m.
- Malheureux, tu veux ma ruine ? - Mais j'ai vu que vous le faisiez...
Et tu te crois normal ?
Ton bras tendu, on dirait une barri�re de passage � niveau.
Il faut prendre le m�tre, idiot !
- Oui. - Et r�veille-toi ! Je veux finir avant samedi !
Je veux ouvrir le magasin lundi. Je dois aussi m'occuper des vivants !
Je veux le ballon, je veux la balle !
Repose en paix.
Margherita La Brocca �tait une m�re exemplaire.
Repose en paix.
- Et un guide s�r. - Repose en paix.
Splendeur de lumi�re d'amour et de pi�t�.
Enzino, fais un peu attention, D'accord ?
Tu vois �a Nino ? C'est le plus beau cul de Catane.
...dans une constante et vigilante attention,
pr�sente et aimante en toutes circonstances.
Vivant pr�s de sa famille et r�solvant toutes les petites crises in�vitables.
- Repose en paix. - Son mari est en larmes.
Mais quelque chose lui donne de la force.
Il sait que, s'il r�ussit � suivre son lumineux exemple de vie,
...t�t ou tard, il la rejoindra dans la gloire du Seigneur.
Il n'y a pas d'urgence...
Mais Margherita La Brocca n'est pas morte !
Comment �a, pas morte ? Elle est morte !
Elle n'abandonnera jamais la maison qui fut la sienne.
Il n'y aura...
aucun moment de la journ�e ou de pi�ce dans la maison,
o� son �me ne soit pr�sente,
comme un b�n�fique g�nie domestique.
Gardienne, oserais-je dire, de ceux qu'elle a laiss�s
dans la douleur et le d�sespoir.
Toujours � la maison ?
Les voies du Seigneur sont imp�n�trables.
Repose en paix, Margherita,
afin que tu puisses ressusciter le jour du jugement dernier.
C'�tait un plaisir de vous aider. Reposez-vous.
Encore une fois, merci pour tout, Donna Ines.
Pourquoi tu sonnes, idiot, s'il n'y a personne ?
- Bon apr�s-midi, monsieur. - Bon apr�s-midi
- Excusez-moi. - Passez.
- Sinc�res condol�ances. - Merci, mais...
D�sol�e, j'ai cir� le sol, il �tait tr�s sale, avec votre respect.
Regardez, tout est propre !
J'ai mis un peu d'ordre. J'ai arrang� les fleurs.
Les bougies sont l�, elles peuvent �tre donn�es � la paroisse.
- J'ai d�barrass� un peu. - Oui, vous avez tr�s bien fait. Merci.
Excusez moi, qui �tes-vous ?
L'Agence m'a dit de venir il y a 3 jours.
La pauvre dame l'avait demand�, vous aviez besoin d'une bonne, non ?
C'est donc �a !
Je croyais que vous �tiez la s�ur du cousin de Margherita.
Celui qui vit � Caltanissetta et a un h�tel face � la gare.
- Comment s'appelle-t-il ? - Je ne sais pas
Ah, si Matteo !
Je m'appelle Angela La Barbera.
Je me suis permis de pr�parer un petit d�ner.
Un consomm�, un rago�t et une salade...
Ai-je mal fait ?
- C'est une sainte ! - Comme Lentini ? - Non, Caltagirone.
Je te le dis, l'ordre personnifi�.
Ordonn�e, propre. Regarde Aggatino...
si tu trouves sur les meubles
un grain de poussi�re, je te paye un million de lires.
Tout est propre, rang�... Tu sais ce qui m'�tonne le plus ?
Je n'ai jamais eu autant de costumes, ou de sous-v�tements avant.
Tous ces... Tino, attends.
Il faut que tu voies �a... Dis-moi si tu as d�j� vu autant de chaussettes.
Comme si j'�tais un mille-pattes.
Chemise, T-shirts...
parfum de fleur d'oranger.
M�me de la fleur d'oranger, Tu te rends compte ?
- Elle pense au moindre d�tail. - Une chance dans le malheur !
Je sais qui me l'a envoy�e.
C'est toi que je dois remercier, Margherita.
Tu m'as envoy�e cette sainte pour nous aider tous.
� peine arriv�e au ciel, et sans m�me prendre le temps de d�faire ta valise.
Margherita, encore une chose ! Au sujet de...
ce qu'a dit Don Cirillo, que ton �me et ton esprit resteront � la maison...
�coute, ce n'est pas la peine...
Repose en paix ici...
parce que...
en ce qui concerne la maison, Angelina s'en occupe d�j�.
D'accord ? Que tu as envoy�e toi-m�me, en plus.
Come out !
Elle est gel�e !
L'eau.
Tu l'as laiss�e couler ?
- C'est glac�e, madame. - Tr�s bien.
Donc...
Gambino.
En attendant, commencez � lire cette phrase.
- Tu as baign� le b�b� ? - Elle est encore gel�e.
Il a tremp� son engin dedans...
Assez maintenant ! Silence !
Si j'avais un p�re avec un magasin comme �a,
j'enverrais balader l'�cole et j'irais derri�re le comptoir.
Mon p�re dit que sans dipl�me, on ne peut m�me pas vendre des lacets.
- Et ton p�re, il a un dipl�me ? - Oui, d'une �cole sup�rieure.
Nino ! Monte, c'est pr�t dans une minute.
J'arrive tout de suite.
- Nino, c'est qui ? - La nouvelle bonne.
- Quel joli morceau ! - Tu as dit quoi ?
Tu sais bien !
Tu as de la chance ! Ma m�re n'en veut pas, pour contrarier mon p�re,
et on a une cuisini�re de 120 ans et un majordome.
Alors je l'ai dans l'os, non ?
�a se termine en branlette, de toute fa�on... Ciao, Porcelet.
Mais... avec elle, tu as d�j�...
Mais toi, tu ne penses toujours qu'� �a. Ciao. - Ciao, Nino.
Avec cette t�l�vision, on n'y voit rien.
Ce n'est pas la t�l�vision. C'est le vent.
C'est le vent qui bouge l'antenne.
Maintenant, on commence � voir quelque chose.
Voil�. Maintenant, on voit bien.
Angelina ! Tu me laveras aussi, demain ? - Arr�te, allons !
- Tais-toi, cr�tin - Mais qu'est ce que tu dis ?
Qu'y a-t-il ? M�me ici, vous vous battez ? Laisse-le tranquille.
Et toi, pourquoi tu te rases tous les matins ?
Playboy !
- �a pousse. - Tais-toi ! Silence !
Allez, Nino ! Viens ! D�p�che-toi !
Allez ! Passe la balle !
Reste en d�fense, ne le laisse pas shooter !
Ninuccio, que fais-tu ? Tu n'es pas au coll�ge ?
Non, je suis tomb� en y allant.
- Tu t'es bless� ? - Non, c'est rien.
Viens, mon petit.
Ne t'inqui�te pas. C'est juste de la teinture d'iode.
Je vais souffler un peu, et la douleur passera.
Oh, maman !
- Mets ta main dessus. - O� ? Sur la plaie ?
Non, sur le p�nis ! Sinon, il va me g�ner pour le bandage.
- Angela... - Quoi ?
Ecoute...
Ne dis rien � papa, d'accord ?
Ne t'en fais pas, je ne lui dirai rien.
Ce sera un secret entre nous.
�a te fait encore mal ?
- C'est elle qui l'a fait ? - Oui, bien s�r.
- Et elle t'a vu ? - Oui. - Nu ? - Bien s�r.
Et alors ?
- Allez, dis-moi. Et apr�s ? - Et apr�s...
- elle l'a tripot�. - Merde, quelle chance !
- Elle est entre nos mains maintenant ! - Et qu'est-ce que tu crois ?
Tu ne pourrais pas lui dire de le faire au moins une fois pour nous deux ?
Non, pas question ! Et puis, pas avec toi.
- Je te montrerai Luciana ! - Ta s�ur ? Je l'ai d�j� vue. Je m'en fiche.
- Nue ? - Comment ?
Attends. Je vais voir.
Regarde !
Elle dort toujours avec la porte ouverte ?
- Elle fait l'endormie. Elle aime se montrer. - Pourquoi elle aime �a ?
Parce que c'est une putain. Elles le sont toutes, non ?
- On ne voit pas grand chose... - Attends...
- Qu'est-ce que tu fais ? - Des pas furtifs.
- Elle va entendre. - C'est ce que je veux.
Regarde !
Allez, Enzino, mon ange !
Fais un gros pipi.
Voil� ! Et maintenant, au lit ! Bon gar�on !
Et apr�s, et apr�s ? - J'�tais trop fatigu�. - Mais...
- Tu l'as fait deux ou trois fois ? - Oui, bien s�r.
Merde !
Et elle, elle poussait des cris de passion ? Hein, Nino ?
Elle criait ? Dis-moi !
Ne sois distrait, Nino. Raconte-moi, Nino.
Elle est folle, ta s�ur... Danser toute seule ?
Oui, on le sait qu'elle est folle. Raconte-moi tous les d�tails �rotiques.
Que veux-tu que je te dise ? C'�tait impressionnant !
- Donne-moi un d�tail obsc�ne ! - Ok, si tu me donnes ton pistolet.
OK, je te le donne, mais la prochaine fois que tu le fais, je viens voir.
- Tu n'es qu'un d�g�n�r� ! - Arr�te �a !
- �a suffit ! - Quel enfoir� ! L�che-moi !
D�sol�, mais tu n'es qu'un d�g�n�r� ! Non, tu n'es qu'un pervers !
Viens Ninuzzo.
Danse !
Pourquoi es-tu si raide ? On dirait un manche � balai.
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Rien.
Ton p�re et ton fr�re, ils l'ont fait aussi, hein ?
Idiot ! Mon fr�re est un imb�cile, et mon p�re est vieux !
Mon p�re aussi est vieux et il a une ma�tresse � Palerme et une � Naples.
- Et une � Milan, bien s�r. - Mais moi, je la surveille.
M�me maintenant, tu la surveilles ? M�me de l'�cole ?
Allez vous faire voir !
Toi, et ta grosse salope de s�ur !
Qu'est-ce qu'il se passe ?
Qu'a donc ce gar�on ?
Il ne va pas tr�s bien. Il a mal � l'estomac, le pauvre petit.
Il a pris sa temp�rature, de la fi�vre ?
- Non, ce n'est rien, une l�g�re fi�vre. - On appelle le docteur ?
C'est inutile. Ne vous inqui�tez pas. Un jour de repos, et...
Oui, il n'a rien. Je sais ce que c'est, c'est les cigarettes. Tu fumes !
Si je te pince, tu verras !
Ninuccio, qu'est-ce qu'il y a ?
Tu n'as pas fait ses devoirs, c'est �a ?
Tu ne sais pas ta le�on ?
Tu ne veux pas me le dire ?
Tu t'es battu avec quelqu'un ?
Quelque chose ne va pas avec tes copains ?
Pour une fois je te soutiens, mais tu ne peux pas me tromper.
Tu n'as pas de fi�vre, seulement 37,2�.
Nino, dis quelque chose � Angelina !
Tr�s bien, jeune homme. Demain, je t'envoie � l'�cole, m�me avec 40�.
C'est compris ?
- Mais tu me reluques ? - Qui, moi ? Non ! - Va t'en !
Pourquoi, Angelina ? Je fais de la gymnastique.
Oui, je vois quelle gymnastique !
Qui est l� ?
Et alors ? Qu'est-ce que tu fais ? Malotru !
- Du calme, papa ! - Je sais ce que tu cherches !
Pervers, d�g�n�r� et fils de porc !
- Mais papa... - Il n'y a pas de mais !
Bon, d'accord, je reluquais aussi. E alors ?
Parce qu'elle me prend la t�te, tu comprends ? J'y pense tout le temps.
Margherita ...
Peut-�tre qu'ils m'ont jet� un sort ?
Tu dis non ?
C'est s�r qu'elle est belle, tellement femme ! Tu comprends ? Elle est...
Monsieur, les g�teaux.
- Oh, vous voil�, bien ! - Tiens-les.
Donc, je peux y aller ?
Oui, allez-y. Ne faites pas attendre votre petit ami !
Quel petit ami ?. Je vais chez ma tante et on ira au cin�ma.
Ne me dites pas qu'une belle fille comme vous n'a pas de petit ami.
J'ai des go�ts difficiles.
Oh, oui !
Des go�ts difficiles...
Monsieur !
Donna Ines ! Comment �a va ?
Don Ignazio, il est rare qu'on ait le plaisir de vous saluer.
Que dites-vous, Donna Ines ?
Malheureusement, les enfants, le travail...
Bien s�r. Au fait, j'ai d�cid� de renouveler ma garde-robe.
- Il est temps d'abandonner tout ce noir. - Vous avez raison !
C'est ce que je dis. Le deuil se porte dans le c�ur, pas dans les v�tements.
Quand vous voulez, Donna Ines.
Venez au magasin, j'ai re�u beaucoup de mod�les...
En fait, je veux choisir calmement, que vous m'aidiez � choisir.
Vous avez tellement de go�t.
Pourquoi ne pas venir � la maison un apr�s-midi, prendre un whisky ?
Vous pourriez me donner quelques conseils... et m'aider.
Apportez des �chantillons et nous choisirons ensemble.
- Oui, un apr�s-midi. - Je compte sur vous.
Angela !
Angela, regarde ! - Qu'est-ce que vous faites ?
- Jesus ! Vous �tes bless� ? - Non, rien, une petite d�chirure.
Laissez-moi voir.
Enzino, ne mange pas avec les mains !
Cette plaisanterie m'a co�t� 90 000 lires de clinique !
Tu as jou� le salaire d'une ann�e enti�re.
- On doit prendre soin de son corps. - Surtout de sa t�te, imb�cile !
- Antonio veut la bouillie ! - Tais-toi, b�te.
Maciste veut la bouillie ! - Animal ! - �a suffit !
... accord� le Statut en mars 1848
et le m�me mois a men� la guerre contre l'Autriche.
Mais le 25 juillet, il s'est fait botter le cul � Custoza, et a d�...
Battu �galement � Novara.
Ce Charles Albert s'est toujours fait avoir.
Allez, Angela, ne sois pas stupide. Viens ici.
Non, s'il vous pla�t, monsieur.
Approche-toi, Angelina, qu'est-ce que �a te co�te ?
S'il vous pla�t. Assez ! Laissez-moi ou je vais crier !
- Attends ! Ne t'en va pas ! - Arr�tez avec vos mains !
Enlevez vos mains ! Et l�chez-moi !
Comment est-elle ? Bonne ?
Bois-la !
Bois-la, elle est fra�che !
Tu as aim� l'eau ?
- L�che-moi, enfoir� ! - Ne vous battez pas !
- Esp�ce de sale cochon ! L�che-moi ! - Qui te retient ? Vas-y, pars !
�a suffit, assez !
Non, non, n'arr�tez pas ! Vas-y, Nino, frappe-le !
Tais-toi, Enzino. Toi aussi tu as perdu la t�te ?
Qu'est ce que tu fais, grand imb�cile ?
Nino, plus, donne-lui un coup sur la bouche.
�a suffit ! Stop !
Je le dirai � votre p�re quand il reviendra. Assez !
- Du sang ! Arrache les oreilles ! - Assez ! Tais-toi !
�a suffit ! Arr�tez �a !
Allez, continuez !
Ne soyez pas des l�ches !
- Oui, comme �a ! Allez ! - Assez ! - N'arr�tez pas !
Enzino, viens par l� !
Je vais t'apprendre � �tre arrogant ! Tu crois que je ne t'ai pas compris ?
Tu aimerais bien, hein ?
Mais tu es petit, encore. Va.
Va te branler aux chiottes, c'est tout ce que tu peux faire. Et moi...
ce soir, j'irai dans sa chambre.
Et je la sauterai !
Qu'est-ce que tu veux ?
Ninuzzo... ne sois pas f�ch�. Antonio n'est pas m�chant, juste irrespectueux.
Non, il n'est pas irrespectueux. C'est un fils de pute.
Je suis d�sol�e. Je ne veux pas que tu te battes par ma faute.
Ce n'est pas toi.
Je vous aime tous beaucoup. Et toi aussi.
Allez, je t'ai vu ! Tu mets la fleur tous les matins.
Qu'est-ce que tu racontes ? Tu as vu quoi ?
Va faire la vaisselle, �a vaut mieux.
Qu'est-ce que tu veux ?
Cochon !
Regardez-moi cette vieille ch�vre !
Je les d�teste, je les d�teste !
Au voleur, papa !
Arr�tez le voleur ! Mon magasin, assassins !
Excusez-moi.
On ne peut pas arr�ter cette sir�ne ?
Vous aussi, sergent, �a fait 3 h que je l'entends, 3 h !
Depuis hier soir, je ne me sens pas en s�curit�, m�me dans ma chambre.
- Tenez, j'ai fait un peu de caf�. - Tr�s bien. Prenez, sergent.
- Pour vos hommes aussi. - Russo, Pirandella !
- On avait besoin de ce caf� ! Bravo, Angelina ! - De rien.
C'est quoi ?
Ne m'emb�te pas ! Va au lit !
Pourquoi, quand les voleurs sont venus, Papa et toi vous avez mis du parfum ?
Enzino, �a suffit !
Vous mettez des nouveaux pyjamas quand les voleurs viennent ?
- Enfin ! - On a du mal � le croire.
Donc, vous �tes s�r qu'on ne vous a rien vol� ?
J'ai l'impression qu'il ne manque rien, sergent.
Des voleurs bizarres ! Briser la vitre plut�t que la serrure.
Vraiment, c'est tr�s �trange.
Ils ont d� avoir peur.
Monsieur...
- voulez-vous porter plainte ? - Contre qui ? Un fant�me ?
Margherita !
Alors, on fait des siennes m�me la nuit, c'est �a ?
Tu lances m�me des pierres !
Cette vitrine m'a co�t� 100 000 lires ! 100 000 lires !
Tu en viens � casser, maintenant, hein, Margherita ?
La vitrine, je veux dire.
Margherita, m�me les vivants ont besoin de compr�hension.
On se le dit une fois pour toutes, et c'est fini.
Toi, tu vois, c�t� �rotique, sexuel, dans l'acte...
mon enfant... !
En bref, ce que j'ai � te dire, je te le dis en face !
Angela !
�coute, Angela, je dois absolument te parler !
- Qu'y a-t-il ? - Il travaille. - Nino ?
Nino, fais-moi une faveur, descend au magasin.
Demande � Lo Coco ces �chantillons, et porte-les � Mme Corallo,
- et qu'elle choisisse ce qu'elle veut. - Papa, je dois �tudier.
Comment �a ? Mais depuis quand tu �tudies ?
Qu'est-ce qui te pique d'�tudier ? Tu �tudieras demain, c'est f�te.
- Demain, on va voir grand-m�re - Tr�s bien, alors tu �tudieras le soir.
Toujours � discuter ! Pour la moindre bagatelle qu'on te demande !
Allez, vas-y ! Fais ce que je t'ai dit !
Toujours � discuter !
- Que fais-tu ici ? - Rien, je passais par l� et...
- "je vais espionner un peu", c'est �a ! - Espionner ! On passe voir un ami...
Bien s�r !
Mais tu ne vis pas ici ?
- Si, mais je porte ces �chantillons... - Oui, j'ai compris.
- Ciao ! - Ciao !
Attends, Porcelet
- Oui, quoi ? - Attends-moi � la maison. Je ne serai pas long.
Prends ton temps..
Sant�, Ninuzzo.
Bois, bois !
Eh bien, celui-ci aussi, bien que...
Je ne sais pas, peut-�tre avec un peu de lumi�re.
Celui-l� n'est pas mal...
Qu'est-ce que tu en dis ?
Ninuzzo, peut-�tre un peu trop jeune ? Trop voyant ?
Qu'en penses-tu ? Apr�s tout, je ne suis pas si vieille.
Toi... quel �ge me donnes-tu, Ninuzzo ?
Combien ? Allez, essaie de deviner, dis...
C'est vraiment charmant, non, Ninuzzo ?
Bien que tu ne puisses pas voir l'effet du tissu
avec toutes ces choses en dessous !
Peut-�tre... Je vais me draper moi-m�me.
Qu'est-ce que tu en dis, Ninuzzo ? Je dois me draper moi-m�me ?
Oui... oui.
Je vais chercher des �pingles.
Et je pourrai me draper.
En attendant, je mets un peu de musique.
Comme �a, tu ne t'ennuieras pas.
Je reviens, le temps d'un �clair, Ninuzzo.
- Me voil�. - Qu'est-ce tu fais l� ?
- Ton p�re m'a dit de venir t'aider. - Tu les as laiss�s seuls ?
Tu ne pouvais pas dire que tu m'attendais ?
Faire ce que j'avais dit ?
Je crois que je d�rangeais et... Tu sais que tu sens le vin ?
C'est mes affaires, ok ? Viens avec moi dans le salon !
Mange, fais ce que tu veux et dis � la dame que je reviens, ok ?
- Mais c'est qui ? Qui la conna�t ? - Ne t'en fais pas ! - C'est qui ?
Je vais lui dire quoi ?
Maintenant, je fais quoi ?
Bonjour, Nino c'est toi !
- Nino, tu as d�j� fini ? - Oui.
Et les �chantillons ?
Les �chantillons, elle a dit... qu'elle les gardait.
Elle a dit... qu'elle veut r�fl�chir.
- Quoi, tu ne te sens pas bien ? - Non.
Qu'est ce qu'il y a ?
Comment �a me va ?
- Mais tu n'est pas Ninuccio ! - En effet, non. - Mais qui est tu ?
Baron Pugliese, pour vous servir. Surnomm� "Porcelet".
- Mais que fais-tu ici ? - Je passais, et... je me suis dit...
Mais je peux payer... Ne vous en faites pas...
- N'en parlons plus. - Non, on doit en parler, au contraire.
Je vous assure, ce sera un mariage qui fera sensation !
Vous n'avez qu'� dire "oui", je m'occupe du reste.
- Mais comment faire ? - N'y pensez pas. Faites comme je dis.
- Mais vous savez que c'est impossible. les gens... - Je me fiche des gens !
- Angela, ma m�re y consentira, vous verrez. - Et les gar�ons ?
Ils feront ce que je leur dirai !
Les puces ont leur mot � dire, maintenant ?
Non, non. C'est moi qui conduis. Allons, l�ve toi.
- Allez. - Papa !
Tu veux ruiner compl�tement cette voiture ?
- On va arriver demain ! - Oui, et m�me apr�s-demain ! Angela !
Angela ! Enzino !
- Monte, Enzino. - Je ne veux pas embrasser grand-m�re, elle pue.
Silence !
Tu ne passes jamais la 4�me et le moteur se grippe !
C'est ta cervelle qui se grippe ! �a suffit !
C'est ma voiture et je fais ce que je veux ! Voyez-vous �a !
Et si je veux, j'y vais en marche arri�re chez grand-m�re, d'accord ?
Voil� ! Je l'avais dit !
Camillo !Ils sont arriv�s ! Sors, Camillo.
Bienvenue !
L'embrayage, papa !
Oui, l'embrayage...
- Ignazio, quel plaisir de vous voir. - Adela !
Adela, comment allez-vous ? Nous voil�.
- Comporte-toi bien. - Salut, Camillo ! - Tant que je ne dois pas l'embrasser.
Tu as tellement grandi !
Ce n'est pas moi qui grandis, c'est vous qui rapetissez chaque fois !
- Qu'y puis-je ? Je suis vieille ! - Adela, comment va maman ?
Apr�s les 50 ans, une maladie tous les 10 ans !
- Non, je veux dire son humeur. - Oh, son humeur !
- C'est vent du nord, aujourd'hui ! - Je ne veux pas l'embrasser, elle pue !
�coute gamin, fais attention, ce n'est pas le bon jour, aujourd'hui !
- Qu'elle pue ou non. - Je veux pas venir !
Enzino, tu es fatiguant !
- Allons, Enzino. - Je veux pas y aller !
J'ai dit non ! �a m'ennuie ! L�che-moi !
Un baiser, grand-m�re.
- Maman. - Et Enzino, o� est-il ?
Nino, tu es bien p�lichon. Tu ne vas pas bien ?
- Monsieur - Qu'y a-t-il ? - Je ne trouve pas Enzino.
- O� est-il all�, ce mis�rable ? - Silence.
C'est la nouvelle bonne ?
En fait...
Elle est trop �l�gante.
Bon, �a va. Va � la cuisine aider Adelina. Allez...
Maman, je...
Silence ! Allons-y.
Antonio !
Doucement.
- Je ne comprends pas pourquoi... - Silence !
Combien de fois dois-je dire que les fauteuils sont pour les paralys�s !
Je ne suis pas paralytique, je suis fatigu�e. Compris ?
Silence !
C'est pas bien, ce que tu fais. On est chez grand-m�re !
Non, je ne veux pas la voir parce qu'elle pue.
Si j'avais pas eu faim, tu ne m'aurais pas retrouv�.
Fais-le pour moi. Embrasse ta grand-m�re.
Oui, mais je me bouche le nez.
- Le voil�. O� �tait ce gamin ? - Cach� dans le grenier.
Incroyable ! Embrasse grand-m�re !
Allez, assieds-toi.
Mange !
Et en silence !
Le prochaine fois, je ne t'emm�nerai plus chez grand-m�re !
Allez, allez.
Tout sauf le commerce ! Foutaises, tout �a !
Ce que tu es, c'est � la terre que tu le dois.
Tu n'as aucune gratitude.
Je suis vieille, je ne suis pas �ternelle.
Le fait est que la ferme a besoin de la main et de l'�il du ma�tre !
Et toi...
Il serait temps pour toi de cesser
de gaspiller mon argent avec le magasin !
Ces cigares sont d�go�tants, on dirait de la paille.
- Maman, je ... - Silence !
Rappelle toi, � 50 ans un chr�tien est Pape, ou il est sacristain.
Et toi, tu n'es s�rement pas le pape.
�a, je le savais d�j�.
Et n'oublie pas que je peux mourir � tout moment.
Tu vas mourir quand, grand-m�re ? Demain ?
Mange, Enzino, ou �a va refroidir.
Et n'oublie pas qu'avec les a�n�s, tu ne dois pas parler.
Je t'en prie, maman, devant les enfants,
traite-moi au moins avec un peu de respect, de consid�ration, ok ?
Respect ? Consid�ration ?
Pourquoi ? Par hasard, tu as eu des �gards
et du respect pour eux ? Pour toi ?
Cigarette.
- Quoi ? - La cigarette !
Qu'est-ce que tu crois ? L'enfant muet sa m�re le comprend.
Je suis muet parce que tu ne m'as jamais laiss� parler.
Silence !
Quand tu parles, c'est toujours pour dire des inepties.
- Et tu fais toujours des inepties. Je le savais.
- S'amouracher d'une bonne ! - Quelle bonne ?
Tu veux prendre ton plaisir ? Prends-le !
Une bonne est faite pour �a aussi, depuis que le monde est monde !
Mais toi... Tu veux l'�pouser !
Qu'y a-t-il de mal � �a ? C'est une bonne fille, travailleuse...
Silence ! C'est une servante !
- Une gouvernante. - Une servante !
- En tout cas, ce serait une bonne chose pour la maison. - Je sais.
- Mais as-tu pens� aux enfants ? - Bien s�r, j'y ai pens� !
Ils sont bien avec elle, elle les aime, elle est comme une m�re pour eux.
Silence !
Je vois que tu es devenu un v�ritable abruti !
�a suffit, maintenant ! Il es temps d'arr�ter �a !
Un abruti ! Je ne suis plus un enfant !
Maman, si on doit parler, traite-moi comme je te traite !
Sinon, on ne se parle plus, d'accord ?
Maman ?
- Maman, �a va ? - Je meurs. Tais-toi !
- Tais-toi ! - Ne me fais pas peur -
- Tu me fais mourir ! - Adela ! - Tais-toi !
Adela ! Maman se trouve mal !
Enzino ? Enzino !
Enzino, qu'est-ce qu'il y a ?
Qu'as tu vu ?
Tu as vu maman, c'est �a ? J'ai entendu que tu l'appelais.
Oui, Maman qui est morte et qui est venue t'appeler.
Elle pleurait, parce qu'elle voulait son petit gar�on. Toi, Enzino.
Mais tu la fais souffrir, parce que tu ne l'aimes plus comme avant.
Je veux maman ! Je veux maman !
Non, tu veux Angela. Crie plus fort. Allez.
Maman, maman !
Crie plus fort.
Maman, maman !
Enzino !
Enzino, qu'y a-t-il ?
- Je veux maman. - Enzino, qu'est-ce que tu as ?
- Qu'y a-t-il ? - Il a r�v� de maman.
- Enzino ne pleure pas. - Je ne veux pas toi, je veux maman.
Je ne veux pas toi, je veux maman. Je veux ma maman.
- �coute, maman... - Tais-toi !
- C'est la premi�re fois. - Tais-toi !
- Il n'a jamais fait �a... - Tais-toi ! - M�me les premiers jours. - Tais-toi !
Crois-moi.
Mais que font-ils ? Adelina, appelez les, on s'en va.
Ils descendent. Mais pourquoi partir si vite ?
Elle va �tre d��ue, la pauvre vieille femme !
Dites-lui qu'on devait partir t�t et qu'on ne voulait pas la d�ranger.
Je l'appellerai.
Peut-�tre qu'elle est r�veill�e. Elle ne dort jamais toute la nuit.
Qui ? Je l'ai entendue � travers la porte,
ronflant comme une contrebasse !
Allons, bouge toi. O� �tais-tu ?
- Dans la salle de bain. - Toujours dans la salle de bain !
Du matin au soir dans la salle de bain.
Mais qu'est-ce qu'il y a ? Que fais-tu ?
Tu le vois, je m'en vais.
Et pourquoi tu t'en va ?
Tu le demandes ? Apr�s tout ce que tu as fait pour me faire partir !
Tu n'es pas content ?
Moi ? Qu'est ce que j'ai fait ?
Les voleurs, les cauchemars d'Enzino, le fant�me de ta m�re...
Tu crois que je n'ai pas compris ?
Tu as mont� Enzino contre moi. Pauvre petit.
Ne t'inqui�te pas. Je ne veux pas voler la place de ta m�re.
Angela...
Ne pars pas.
Ah, non ? Alors, que veux-tu de moi ? Je peux savoir ce que tu veux ?
Rien.
Rien.
Laisse tomber, papa. Tu n'a jamais rien compris au football.
Le g�nie a parl� ! Ici, personne ne comprend rien.
Ces joueurs �trangers ...
Ils ont trouv� l'Am�rique en Italie !
Renvoi par le gardien Menozzi pour Hansen, qui passe � droite.
Contre-attaque de Cagliari.
Longue passe sur la droite � Cavazzuti, qui lutte avec Toros.
Passe pour Tonna, qui tire de loin... Sauv� par Menozzi !
Il ne voit tout simplement pas le ballon !
Mais qu'est-ce qu'il fait ? Il est perdu !
But !
- Le match n'est pas termin�. - Oui, mais en attendant, il a marqu�.
Voil�, c'est mieux. Prends du lait. C'est plus appropri� � ton �ge.
Plus appropri� ? Qu'est-ce que tu dis ? Je ne comprends pas.
Il ne comprend pas, hein ?
Et hier soir, devant la t�l�vision ? Tu ne t'en rappelles plus ?
C'�tait �a, le "rien" que tu voulais de moi.
Qu'est-ce que c'est ?
Fais semblant de ne pas comprendre !
Avec tous ces magazines cochons que tu caches dans ta table de nuit.
Et laisse �a, c'est fragile.
Mais �a ne te serre pas ?
Qu'est-ce que �a peut te faire, si �a me serre ou non ?
Mais... si tu en portais pas, tu te sentirais plus libre, non ?
�a ne serait pas mieux pour toi ?
C'est mon affaire.
Il vaut mieux ne pas le porter. Ne le porte pas demain, d'accord ?
Ninuccio, �coute-moi !
Enzino ! Enzino, r�veille-toi !
R�veille-toi, Enzino, maman est revenue !
R�veille-toi ! Tu as r�v� de maman. Tu veux te r�veiller ?
Crie ! Pourquoi tu ne cries pas ? Enfoir� !
Va te faire enculer !
Je n'en portes pas. Tu es content ?
J'ai fait ce que tu voulais.
Bien.
Et maintenant, je veux que tu...
�a suffit maintenant !
C'est termin� !
Je veux que tu enl�ves ta culotte.
Laisse-moi tranquille, Ninuccio ! �a suffit !
Je veux que tu ne portes rien en-dessous.
- Seulement les v�tements. - Je fais ce que je veux.
Et toi, s'il te pla�t, ce soir, dors !
Et laisse-nous dormir aussi. Je me suis bien fait comprendre ?
- C'est comme �a ? - Oui.
Tu peux m'attraper le livre, s'il te pla�t ?
Moi ?
Oui...
Quand je monte � l'�chelle, j'ai le vertige.
Oui... le vertige !
C'est le gros livre, avec la couverture verte.
- Que fais-tu ? - Rien, je te tiens l'�chelle.
- Celui-ci ? - Non.
Je me suis tromp�.
L'autre, avec la couverture rouge.
Rouge, hein ?
Celui-l� ?
Tu t'es encore tromp�, hein ?
Oui, peut-�tre.
Celui-l�, alors ? Celui-l� ?
Celui-l� ?
Ou celui-l� ?
C'est celui-l� ?
Je vais te dire, lequel c'est. C'est le livre que tu veux voir ?
Non, je ne l'ai pas enlev�e.
Tu es content ? Tu veux autre chose ?
Sacr� l�che !
Doucement.
Les �mes des morts sont tr�s susceptibles.
Lentement !
C'est �a. C'est l� qu'il doit �tre. Dans l'entr�e.
Comme �a, cette image b�nie
peut �tre vue et v�n�r�e de tous ceux qui entrent.
Tu dois �tre l� !
Maintenant, je dois la brancher.
Au courant. Mais je n'ai pas de prise.
D'accord. Va en chercher une pour la brancher.
D�p�che-toi, tu dois aussi aller au magasin.
Le voil�, notre visionnaire ! Tu as bien dormi ?
Laisse-moi tranquille.
Mis�rable ! C'est comme �a ? Insolent !
Mais regardez �a... !
Vraiment... !
Ciao.
Vous n'auriez pas d� faire �a !
Je... je suis d�sesp�r� ! Je ne peux plus le supporter !
Je vais voir Don Cirillo, et je parlerai aux gar�ons avant lui.
S'ils sont convaincus, parfait, sinon, je m'en f... - D'accord !
Mais il vaudrait mieux r�fl�chir, prendre le temps...
Attendre quoi, Angelina ?
Ils sont en plein croissance, et j'attends !
On ne vit qu'une fois, dans la vie.
Et quand on meurt...
on doit rester mort, je dis. C'est clair ?
Non, je sais, c'est une personne exquise
- Avez-vous eu des difficult�s ? - Non, quelles difficult�s ?
- Vous avez pu parler ? - Oui, Ignazio, j'ai pu parler.
Je comprends ! Il n'y a que moi qui ne peut pas parler.
Et surtout, j'ai constat� que c'�tait une honn�te femme.
C'est �a, sans honn�tet�, comment convaincre ma m�re ?
Que vient faire votre m�re ?
- Vous n'avez pas vu ma m�re ? - Non, votre m�re plus tard.
Et avant de parler � votre m�re,
qui est une sainte femme, mais un peu autoritaire...
Pour �tre autoritaire !
... je dois v�rifier ce que je vais lui vendre.
Vendre quoi ? Je vous l'ai dit, Cirillo,
Angela est claire comme un verre d'eau !
Oui, mais vous �tes trop press� de boire ce verre d'eau !
�coutez, je sais que le plus t�t sera le mieux.
Et aussi parce que vous n'avez pas beaucoup de cartouches � tirer.
Cirillo, arr�tez avec ces cartouches ! Je suis encore un homme intact !
Oui, mais vous n'�tes pas un gar�on. Ensuite, il y a vos enfants,
et votre m�re n'a pas tort de se soucier
que ces gar�ons se lient avec elle.
- Ils s'attachent, vraiment ! - Tous M�me Enzino ?
Surtout Enzino. Quand il se r�veille la nuit, il appelle : Angela !
- Et si elle ne vient pas... - Il pisse au lit ?
C'est votre bonheur qui est en jeu, et le sien aussi, je dois dire.
Et surtout celui des enfants ! Et aussi celui des enfants futurs...
C'est vrai, avec l'aide de Dieu.
Bien s�r ! Et parce que, seul...
S'il vous pla�t, Cirillo, vous parlerez � ma m�re ?
Oui, d'accord, mais dans l'ordre.
D'abord, je veux parler aux enfants. Allez, j'ai faim.
Mes chers enfants,
vous devez comprendre la position de votre p�re.
Il me corrigera si je me trompe.
C'est un homme encore jeune, avec trois diables comme vous � �lever,
sans la pr�sence d'une main f�minine, sans une femme...
Je pense que sa d�cision,
puisque vous �tes heureux, non ?
De prendre comme femme Angela La Barbera ici pr�sente ?
Oui, je veux dire, d'�pouser Angela. Qui, d'ailleurs...
est une cuisini�re de rare comp�tence ! Ce plat est une merveille !
Tu vois qu'il aime �a ?
Cela me para�t...
une sage d�cision. Tr�s bien r�fl�chie !
Et je... je l'approuve sans condition. Moi aussi !
Mais il est logique que, pour �tre s�re, cette d�cision
doit �tre prise... avec la joie de vous tous.
Compris ? En bref, avec votre consentement...
...cette belle colombe, votre p�re ne l'�pousera pas seul.
- Si, je l'�pouserai seul ! - Oui, bien s�r...
vous l'�pouserez seul ! Je veux dire...
...l'acceptez-vous... en tant que m�re... ?
Pour moi, c'est bien. Si papa est heureux.
Papa est extr�mement heureux !
Avec Angela, on est tr�s bien. On est habitu�s � l'avoir � la maison.
Je suis d'accord pour qu'elle �pouse mon p�re.
Bravo, voil� des paroles d'homme.
- Ninuccio ! - Oui, Ninuccio...
es-tu heureux, et tout �a... ?
Angela, pour moi, s'il n'y avait pas...
S'il n'y avait pas ?
S'il n'y avait pas maman que je vois chaque nuit.
Quelles sont ces apparitions de sa m�re ?
Ce sont des fantasmes, des r�ves. Que voulez-vous que ce soit ?
Attendez un peu. Dis-moi une chose, Ninuccio...
Qu'est-ce que... ?
Elle ne vient pas en r�ve. Je la vois comme... je vous vois l�.
Excuse-moi, elle fait quoi ? Elle parle ? Elle dit quoi ?
Non, elle ne parle pas... Elle pleure.
- Oui, elle pleure, tout le temps ! - Taisez-vous !
Non, elle me bloque.
Elle m'emp�che d'agir comme je veux.
- Et puis, il l'a vu aussi. - C'est vrai que tu as vu maman ?
- Mais non ! - Si, je l'ai vue. Elle �tait laide.
Plus laide que quand elle �tait vivante.
Laide... C'�tait une apparition !
Allez-vous croire les fantasmes et les r�ves de ces gar�ons ? Cirillo !
Bien s�r ! Avec tout ce qu'ils mangent au d�ner,
ils ont forc�ment des cauchemars !
Apr�s tout, il se pourrait bien que maman ne r�apparaisse plus.
Angela, je l'aime vraiment.
Il l'aime. Bien s�r ! Tu serais un ingrat !
Avec tout ce qu'elle fait pour toi, tu te plaindrais ?
Vu la situation, le mieux est d'attendre.
Attendre ? Encore ?
Oui, pour rassembler ses esprits !
Ces gar�ons voient leur m�re morte qui pleure !
Si on n'avait pas peur des apparitions, j'approuverais ce mariage.
Ce n'est pas une question de superstition,
l'�glise a vaincu cela,
mais c'est la science elle-m�me,
la psychanalyse... Ignazio, Freud lui-m�me...
Mais qu'est-ce qu'il me veut, celui-l� ? C'est ma vie !
On n'a rien � lui dire, � ce Freud !
Pourquoi tu cours ? Tu n'as pas besoin de courir.
- Bonjour, M. La Brocca. - Bonjour, Stefano. Salue ton papa.
- D'accord. Ciao, Nino, � plus. - Oui, tant�t.
C'est dangereux, tu pourrais tomber.
- Viens avec moi - O� �a ?
- �a te plairait de manger un cannolo ? - Oui et toi ? - Bien s�r ! Allons-y !
Alors, Nino...
tout va bien ?
Comment �a ?
Je veux dire...
- Tout va bien � l'�cole ? - Oui, �a va bien. Merci.
Tu veux un autre cannolo ? Un autre cannolo pour le gar�on.
Donc, tout va bien ? Regarde, je t'ai tach�.
- La nuit derni�re... - Tu veux savoir si j'ai vu maman ?
Non, aucune apparition.
Bravo !
Bravo Ninuccio, bravo.
Dis-moi, Nino.
Tu te rappelles que l'�t� dernier tu m'as demand� un cyclo quelque chose ?
Le v�lomoteur.
- Tu as dit non. - J'ai dit non parce que tu �tais petit.
Maintenant, tu as grandi et ton papa est heureux de te l'acheter.
- Tu es content ? - Oui, mais �a ne m'int�resse plus.
Comment �a ? Attention. Tu as remu� ciel et terre pour �a !
C'est dangereux, tu avais raison.
Voyez-vous �a ! J'avais raison !
- Ciao, Ninuccio ! - Ciao ! - Qui c'est, celle-l� ?
- La s�ur de Porcelet. - Ciao !
- Tu viens avec moi ? - Tu avais rendez-vous ?
- Papa, allez ! - Belle fille !
- Tu l'aimes bien, hein ? - Ciao !
Nino ? Qu'est-ce qu'il y a ?
Qu'est-ce que tu fais ici ? Que veux-tu encore ?
Tu as vu quelle heure il est ?
Va dans ta chambre.
Va t'en !
Vas-tu partir ?
Si tu ne t'en va pas, j'appelle ton p�re.
Cette nuit, tout a �t� calme ? Il ne s'est rien pass� ?
Tout a �t� calme.
Si c'�tait vrai que ce fant�me soit parti une fois pour toutes !
Tu sais quoi ? Demain, j'irai parler avec Don Cirillo.
Mais... il ne vaudrait pas mieux attendre encore un peu ?
- Est-ce si press� ? - Si c'est press� ? Je dois encore te l'expliquer ?
Et puis, attendre quoi ? Tout est calme !
Nino, par exemple.
J'ai toujours pens�
que c'�tait une de ses inventions, parce qu'il �tait f�ch� contre toi.
- Non ! - J'ai m�me voulu lui acheter un v�lomoteur.
Il a refus�, tu sais. Il n'a pas voulu en profiter.
Il m'a donn� une le�on d'�quit�.
Nino, qu'est-ce que tu fais ? A quoi tu joues ?
Nino, mais qu'est-ce que tu fais ?
Nino !
Assez. �a suffit, maintenant.
Arr�te, Nino !
Assez. C'est le dernier.
� quoi �a rime ? S'il te pla�t, je t'en supplie !
Pourquoi tu me traites comme �a ?
Assez ! Qu'est-ce que je t'ai fait ?
Mais qu'est-ce que tu veux ?
Je peux savoir ce que tu veux de moi ?
Tu veux me voir nue ?
Si c'est ce que tu veux de moi...
�coute, je vais me d�shabiller.
Hein ?
J'enl�verai tout.
Ramasse les papiers et laissez-moi �tudier.
Stefano !
Ciao.
Ciao.
- Tu attends mon fr�re ? - Oui.
Quel beau v�lo !
- Il est � toi ? - Oui.
- Tu m'apprends ? - C'est un v�lo d'homme !
Et alors ? Tiens-le.
�a fait peur !
- Je fais quoi ? Je p�dale ? - Oui, mais doucement.
- Ne regarde pas la roue avant. - Non, non.
- Mon dieu ! Je tombe ! - Tout droit !
Attention.
- Vous faites quoi ? - Rien.
Je lui apprends � faire du v�lo.
- Elle m'a appris quand j'avais 3 ans. - Ciao ! Je vais faire un tour !
- Est-ce qu'on peut �tre plus... - Salope ! Tu peux le dire.
Regarde ! J'ai apport� le pistolet comme promis. Il te pla�t ?
- Il est charg� ? - Comment je le sais ?
Je l'ai apport�, mais si elle ne veut pas ?
Non, elle le fera...
Et quand, quand ?
M�me demain. Papa va � Palerme, Antonio sort...
- Et le petit ? - Non, Enzino ne compte pas.
Maintenant tu dois faire ce que tu as promis.
Maintenant ?
- Tu es s�r qu'il n'y a personne ? - Non, Enzino est chez un ami.
- Tais-toi ! - Et qui parle ?
O� c'est ?
- De la fen�tre ? - Tais-toi !
Je vais te botter le cul !
D�sol�, je ne l'ai pas fait expr�s.
O� ?
Sale l�che ! Il a amen� son petit copain !
Je vais les gifler tous les deux !
Qu'est-ce que je dois faire ?
Silence !
Tu ne fais pas �a ici.
�a suffit, maintenant !
- Comment �a, �a suffit ? - Allez, dehors !
- Pourquoi ? Pourquoi maintenant ? - J'ai dit assez, esp�ce de porc.
Mais qu'est ce qu'il y a ?
Va t'en. Allez ! Sale cochon !
- Quoi, sale cochon ? C'�tait ton id�e, non ? - Cochon !
- En plus, je t'ai donn� le pistolet, Alors rends-le moi ! - Du balai !
- Je mets mes chaussures, au moins. - Non, mets-les chez toi ! Dehors !
- Donne-moi mon manteau ! - Tiens, le voil� !
Pourquoi tu ne m'as pas dit que tu ne serais pas seul ?
- Tu es un menteur, un vaurien ! - Quelle diff�rence, un ou deux...
- Comment �a, quelle diff�rence ? - Alors, tu l'as remarqu�.
- Bien s�r que je l'ai remarqu� ! - Et pourquoi tu as continu� ?
Comment pourquoi ?
Je vais te dire pourquoi : tu as aim� �a.
Qu'on te voit tous les deux.
Tu es une pute !
Je ne croyais pas que tu �tais comme �a. Pire que cette salope de Luciana.
- Et qui est Luciana ? - Une poule.
Et pourquoi tu as amen� l'autre porc ? Je vais te le dire pourquoi.
Tu n'avais pas le courage de regarder seul. Tu es un poussin, un b�b� !
- Je ne suis pas un b�b�. - Oh, non ? - Non !
Regarde !
- Nino, c'est quoi ? O� l'as-tu pris ? - C'est mon affaire.
- Tu es fou ! Que veux-tu en faire ? - Gare � toi !
Vous pouvez vous taire ? Je veux dormir !
Alors, tout est normal ? Tout est calme ?
- Oui, tout est calme. - Alors je vais y aller. - O� �a ?
- Voir Don Cirillo. - Pas encore.
Comment �a, pas encore Angelina ?
�a fait d�j� une semaine que cette sainte femme
n'a pas donn� signe de vie !
Je ne sais pas... juste pour �tre s�re.
S�re de quoi ? Laisse-moi faire.
- Excusez-moi, j'ai des choses sur le feu. - Bien s�r.
Margherita, �coute !
je jure que si tu ne reviens pas...
tu vois ce que je veux dire...
je ferais dire une centaine de messes pour le repos de ton �me.
C'est tout.
Ma vie, mon amour ! Comment le supporter ?
J'aimerais pouvoir t'embrasser jusqu'� notre mort.
Je ne voudrais pas que tu souffres. Je ne veux pas que tu aies de la peine.
Pourquoi souffrirais-tu comme je souffre ?
Tu m'oublieras. Tu seras heureux quand je serai sous terre !
Ne me torturez pas au point de me rendre fou comme toi !
Tu dois �tre poss�d�e pour parler comme �a !
Je m'endors.
Ces histoires me font vomir !
Tu as raison, fiston. Bien s�r. C'est une histoire d'amour
Moi aussi, � ton �ge...
�a ennuie les gosses...
Idiote !
Nino, que fais-tu ici ?
Tu crois que je ne t'ai pas vue lui faire de l'�il ? Idiots, toi et lui !
- Qu'est ce que �a peut te faire ? - Rien.
Mais vous �tes pitoyables, tous les deux.
Et alors ? D�guerpis, va dans ta chambre, compris ?
- Si tu ne pars pas, j'appelle ton p�re ! - Pour lui dire quoi ?
Que pendant qu'il te fait de l'�il, tu me laisses te regarder nue ?
Alors appelle-le !
Ne me provoque pas, hein ?
Appelle-le !
Angelina !
Angelina, tu me laisses rentrer ?
Monsieur, je suis d�j� d�shabill�e.
- D�j� d�shabill�e ? - Fais-le entrer.
Vous avez besoin de quelque chose ?
Je voulais te dire que demain, le matelassier vient...
Tu veux rester tranquille, vaurien ?
Puis-je entrer, Angelina ? Je ne regarderai pas.
- Arr�te ! - Et puis, on est fianc�s ! - S'il te pla�t, laisse-moi !
Angelina, tu m'entends ? - Oui, je vous entends.
Et les ma�ons viendront pour refaire les murs...
Mais tu m'entends ? Angelina ?
Oui, monsieur, j'ai entendu. Bonne nuit.
Bonne nuit.
Excuse-moi, tu sais...
Bonne nuit, Angelina. Nous parlerons demain.
Tu as vu ? Tu ne l'as pas fait entrer.
Pourquoi ?
Va te faire foutre !
Demain, en lui apportant le caf�...
Va-t'en !
Quand tu lui apporteras le caf�...
- Bonjour, monsieur. - Bonjour, Angela.
- Les enfants, ils dorment encore ? - Oui.
Voil�.
- Ne t'en fais pas, je nettoierai. - Angela ! - Monsieur !
- Angela ! Angela ! - Qu'est-ce que vous faites ?
- Arr�tez, s'il vous pla�t ! - Je ne me contr�le plus !
- Je ne peux pas m'arr�ter ! - S'il vous pla�t, arr�tez !
Pour l'amour du ciel, arr�tez !
- Je vous ai fait mal ? - Non, �a va. - D�sol�e !
- Tu vois � quoi j'en suis r�duit ? Je suis un mis�rable ! - Je m'excuse !
Non, c'est moi qui m'excuse.
- Tu as vu ce que j'ai fait ? - "Je suis d�sol�e !" "Non, c'est moi !"
Vous �tes deux imb�ciles, c'est tout ! Vous n'�tes bon � rien !
Quel bazar ! La prochaine fois, je le ferai moi-m�me ! On se bouge !
Et l�, �a mange, bon app�tit ! Oui, mais vite, les gars !
Vite, ou �a va durer un mois ! Allez !
- Bonjour, monsieur. - D�p�chez vous ! Vite ! Vite !
Fermez la porte, ou on va manger de la poussi�re et boire de la peinture.
�a ne peut pas �tre pire que la bile que j'avale depuis ce matin !
Mais au nom du ciel, �a suffit !
Je vais voir Don Cirillo et le tirer par le cou jusque chez ma m�re !
On en finit avec �a. C'est tout. Qu'elle le veuille ou non !
Avec ou sans son consentement ! C'est clair ?
Oui, mieux vaut ne pas rentrer ce soir, avec ce mauvais temps.
- Es-tu heureuse ? - Quoi ? - Que maman ait dit "oui" ?
Oui, oui. Bien s�r, je suis heureuse.
- Fais-moi un baiser ? - Comment ? L�, au t�l�phone ?
Fais-le moi, allez.
Tu dois me tutoyer, maintenant !
Non, Je ne peux pas. Je ne peux pas vous tutoyer !
- On se voit � la maison. - Bonne nuit. Au revoir.
- Raccroche. - Non, c'est vous. - Non, c'est toi.
- Non, vous d'abord, monsieur. - Non, toi.
- D'accord, je raccroche en premier. - Bonne fille ! - Je peux raccrocher ?
- Au revoir. - Ciao, mon �me ! - Ciao.
C'�tait votre p�re. Il dort avec Don Cirillo, chez votre grand-m�re.
Il reviendra demain matin.
C'est effrayant !
- Angela a peur, Angela a peur ! - Oui, j'ai peur de l'obscurit�.
Le courageux a parl�.
- Moi, je vais en profiter... - Tu sors avec ce temps ?
Que quelques gouttes !
Ne dis pas � papa que je suis sorti ce soir.
Entendu, je ne dirai rien.
- Mais couvre-toi bien. - Oui. Ciao.
Et toi, Enzino, au lit apr�s "Carosello."
"Oui, maman !" "Comme tu veux, maman !"
Tu es f�ch� contre moi.
Tu es en col�re ?
- �a t'inqui�te que j'�pouse ton p�re ? - Qu'est-ce que �a peut me faire !
- Il faut qu'on arr�te �a. - Arr�ter quoi ? De quoi tu parles ?
God, the light !
Nino, tu peux aller � la cuisine chercher des bougies et des allumettes ?
Nino ?
Nino !
O� es-tu ?
Ne me fais pas peur ! Tu sais que j'ai peur du noir !
Nino, o� �tais tu ? Enl�ve cette lampe ! �teins-la !
Et arr�te de jouer.
Nino, arr�te. �teins-la !
Nino, �a suffit maintenant !
Si je t'attrape, tu vas l'avoir ! Assez ! Nino, assez, s'il te pla�t.
Assez plaisant�, arr�te.
Nino, je t'en prie. Tu sais que j'ai peur. Arr�te !
Assez, assez !
Assez !
J'ai peur. Arr�te avec ce jeu.
Je t'en prie, �a suffit. J'ai peur.
Regarde, si je t'attrape, je vais te tuer !
- Qu'est-ce que tu veux ? - D�shabille-toi et tais-toi - Oui.
Je te pr�viens, c'est la derni�re fois. Compris ?
Quelle crapule tu es !
Quelle famille de salauds !
Fils de pute ! Tar� !
Si je t'attrape, je te tuerai, tu sais ?
Je te tuerai !
Regarde ce que tu me fais faire, j'�tais si heureuse !
J'�tais install�e ! J'�tais si heureuse !
Salaud ! Porc !
D�g�n�r� et fils de pute !
Voil� ce que je dois faire pour ce gros porc !
On croirait un bon gar�on ! D�g�n�r�, porc !
Il m'apportait des fleurs...
Mais je te tuerai, tu sais ? Je te tuerai !
Je te tuerai !
Et ce pauvre homme de p�re...
Porc ! Tar� ! Maudit sois-tu !
Tu es un l�che et une ordure !
Regarde ce que tu me fais faire ! Tu me fais faire la pute !
Tu veux tout voir ? Tu veux me voir nue ?
Tout ! Les seins, la chatte, les cuisses, tout !
Que veux-tu de plus ? Va au diable !
Tu me le paieras ! L�, c'est comme �a que tu me veux, hein ?
Me voil� !
Me voil� !
Rends-la moi !
- J'ai dit rends-la moi, idiote ! - Non ! � moi de jouer avec !
Je t'ai eu, hein ? Viens la chercher !
Tu as perdu tout ton courage ?
Donne-moi la lampe, tout de suite !
Comment ? Tu ne veux plus jouer ? Viens, Ninuccio !
Viens ici ! Viens !
Non, je ne viens pas, rends-la moi.
Je ne bougerai pas si tu ne me la rends pas !
Tu ne bouges plus ? Viens ici ! Jouons ensemble !
Allez, allez !
Fils de pute, je t'ai attrap� !
Assez jou�, maintenant, Ninuccio !
Maintenant tu vas voir ce qu'Angelina va te faire.
Assez ! Qu'est-ce que tu fais ?
- Qu'est-ce que tu fais ? - Baise-moi, encul�, baise-moi !
Baise-moi. Mon petit !
Baise-moi...
Mon petit !
Baise-moi...
Baise-moi...
Mon petit ! Oui !
Mon petit ! Oui !
Angela !
Mon amour !
Broccoli, broccoli !
Achetez des broccoli, jolis broccoli !
- Je ne veux pas aller � l'�cole. - Allons, Enzino.
Salopard ! O� t'as eu ton permis ?
- Plus jamais dans cette voiture ! - Cirillo, c'est l'�motion.
- Et c'est de sa faute ! - Et alors ? - Salut, papa !
Grand m�re a donn� sa b�n�diction. On attend ta r�ponse.
Papa, Maman est revenue cette nuit.
Merde !
- Il a dit quoi ? - Que sa m�re est revenue cette nuit.
Putain de la vierge !
- Mais tu es s�r de pas te tromper ? - Bien s�r !
Et elle est tr�s heureuse que tu �pouses Angela.
Tu ne pouvais pas le dire avant !
- Ignazio ! - Papa, tu vas mourir aussi ?
Ignazio, vous devriez vous sentir heureux et content.
Comme elle est belle ! On dirait un ange.
On ne dirait m�me pas qu'elle une bonne !
Comment, on ne dirait pas ? �a se voit...
Mais elle est gracieuse, �l�gante. Elle a de la classe !
Bien s�r, elle est plus jeune que lui !
- Une trentaine d'ann�es ! - C'est pas qu'un peu !
Mais ce sont les mariages qui...
Elle va mourir quand, Angela ?
Qu'est-ce que tu dis, imb�cile ? Tais-toi !
- Ignazio La Brocca, veux-tu prendre... - pour �pouse l�gitime ici...
- Vous me laissez parler ? - Ah, pardon !
- ... Angela La Barbera ici, - Oui. - ... selon le rite ... - Oui.
- ... selon le rite de la Sainte �glise romaine ? - Oui.
- Oui ? - Oui.
Et toi, Angela La Barbera, veux-tu prendre pour mari l�gitime...
Ignazio La Brocca ici pr�sent, selon le rite de la Sainte Eglise romaine ?
Oui !
Unissez vos mains droite.
Alors...
On se voit cette nuit ?
Je ne sais pas.
Donna Ines, s'il vous pla�t, prenez soin des enfants.
J'en prendrai soin !
Tu la connais ? Ma cousine Piera, la femme de Matteo.
Mes enfants, on doit partir.
Mme Corallo, je peux venir moi-m�me � la maison ce soir.
- Antonio, maintenant, tu es le ma�tre de la maison. - Oui, papa.
Nino !
Enzino, viens !
Souviens-toi, comporte-toi bien sans ton papa !
Antonio, embrasse Angela.
Allez Nino, embrasse Angela.
Maintenant, tu dois l'appeler "maman". Compris ?
F�licitations, maman !
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