Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
- [Asori] J'ai quitté Cuba pour la première fois
quand j'avais cinq ans.
Ma famille a déménagé à New York pour le travail
de mes parents.
Quand nous sommes retournés à Cuba en 1991, j'avais 11 ans
et mon père nous a emmenés faire un petit tour de l'île
pour renouer avec nos racines.
Peu après, avec l'effondrement de l'Union soviétique,
tout a changé.
La relation de Cuba avec la nourriture s'est compliquée.
Je me souviens de réunions de familles, d'anniversaires
et de fêtes.
Je me souviens de gens qui jouaient aux dominos dans la rue.
Des bruits forts, des rires.
Je me souviens d'immeubles grandioses.
Des souvenirs d'un âge d'or qui n'existait plus.
Voici la rue où je suis né.
Voici la maison où j'ai grandi.
Je repense aux nuits interminables dehors avec mes amis.
Ils adoraient parler de dessins animés soviétiques
et de tout ce que j'ai manqué quand j'étais à l'étranger.
En retour, je leur racontais des histoires de Mickey Mouse
et de Disney World.
Quand nous étions au collège,
le pays est entré dans une profonde crise économique,
ironiquement appelée la Période Spéciale.
Les Cubains ont tout perdu.
Alors que mes parents travaillaient sans relâche pour sauver
la révolution, je rêvais de retourner à New York
et de devenir cinéaste,
et donc en février 2008,
j'ai quitté Cuba pour de bon.
Je me souviens encore des vagues qui s'écrasaient doucement
contre le rivage de La Havane.
Les personnes âgées se baignant le matin
quand le soleil inonde la ville de lumière.
J'ai tellement de souvenirs, et pourtant,
mes souvenirs autour de la nourriture sont assez vagues.
Pendant les années 90, nous essayions juste de survivre
et la nourriture n'était plus qu'un carburant.
Partout dans le pays, les ingrédients ont disparu.
Le bœuf a été remplacé par des fèves de soja.
L'huile de cuisson a été remplacée par de l'eau,
et la liste n'en finit plus.
À l'échelle nationale, les recettes ont commencé à changer.
Tout l'enthousiasme autour de la cuisine avait disparu.
C'est peut-être pour ça que maintenant que je suis adulte,
la cuisine est une partie si importante de ma vie.
Ce que nous cuisinons ne nous rend pas seulement humains,
c'est un élément essentiel permettant de comprendre
qui nous sommes en tant que culture.
Je suis donc retourné à Cuba pour découvrir
ces saveurs disparues.
Je me suis lancé dans une quête pour découvrir
ce que les Cubains de toutes classes font pour surmonter
les épreuves et garder leur héritage culinaire en vie.
Un nouveau voyage pour renouer avec mes racines.
Je n'avais pas l'intention de faire un documentaire
à propos du fameux sandwich cubain
ou du riz et des haricots noirs.
Au lieu de cela, ce serait un voyage
à travers les histoires inconnues de la cuisine cubaine.
Histoires Culinaires de Cuba
Le premier arrêt était à Jagua,
un charmant petit village de pêcheurs.
Jagua se trouve près des ruines de la ville nucléaire,
le foyer de la plus grande collaboration économique
entre la révolution et l'URSS,
une centrale nucléaire qui a fait faillite.
Pendant les années 80, toute la ville s'est mobilisée
et a travaillé 24 heures sur 24
pour créer la première centrale nucléaire des Caraïbes.
Ils ont construit les installations du réacteur
et une toute nouvelle ville pour les scientifiques
des routes, des hôpitaux,
mais la centrale nucléaire n'a jamais été terminée.
De nos jours, tout est en ruines.
Pour le peuple de Jagua,
la ville nucléaire n'est qu'un fantôme du passé.
Chapitre 2 - Un Homme Riche - Jagua, Cienfuegos
Viens ici !
Je m'appelle Ernesto Pérez Medina. Je suis pêcheur.
Je suis né ici, à Castillo de Jagua.
Allez, à plus tard.
Mes dents de lait sont pratiquement sorties sur un bateau.
J'ai appris à nager avant de pouvoir marcher.
Ma vie a donc tourné autour de la pêche et de la mer.
Mes racines sont ici, dans ce village de pêcheurs.
J'ai de beaux souvenirs.
J'ai un oncle qui nous a quittés, et quand j'étais petit,
je me souviens que je me cachais sur son bateau
sans qu'il le sache.
Et donc quand il arrivait sur le bateau de pêche,
il descendait prendre son matériel, me trouvait et disait
« Mon garçon, que fais-tu ici ? »
Comme il ne pouvait pas rentrer, il disait :
« Bon, reste. Prend une corde, on continue jusqu'à ce soir. »
Ils ne voyaient en la mer qu'une source de revenus.
Mais ils y voyaient aussi un danger.
Ce qu'ils voulaient, c'était préserver leurs enfants
d'un travail aussi pénible.
Les enfants devraient étudier, s'améliorer, aller à l'école.
« La mer est pour nous, les idiots. »
- [Asori] Ernesto a suivi les rêves de ses parents.
Il n'allait pas être pêcheur.
Au lieu de cela, la révolution l'a envoyé
gratuitement à l'université.
C'est là qu'il a rencontré sa femme.
Ils sont tous les deux devenus physiciens nucléaires,
mais après de nombreuses années d'études
et l'absence de centrale nucléaire à Cuba,
Ernesto n'avait pas d'autre choix que de retourner à la mer.
Il fait frais, mais la prise va être bonne.
C'est parce que notre poisson, l'espadon, aime la mer agitée
J'ai lu un article. Un homme a demandé
à son ami, un grand entrepreneur :
« Tu es millionnaire. Avec tout l'argent que tu as,
pourquoi tu travailles si dur ? »
« Pour faire de mes rêves une réalité. »
« Et quel est ton rêve ? »
« Mon rêve ? Vivre sur une île dans les Caraïbes. »
« Dans une petite maison près de la mer, et un bateau
pour que je suis puisse emmener ma famille pêcher
et faire ma vie ici. »
Quand j'ai lu ça, je me suis dit, eh bien,
je vis sur une île des Caraïbes.
J'ai ma maison sur la côte.
J'ai un bateau en face de chez moi.
J'emmène ma famille sur mon bateau et je profite
de la fraîche générosité de la mer.
C'est moi qui suis riche ! Je suis riche.
Il est essentiel d'attacher l'appât,
parce que les espadons, avant de manger,
ils attaquent 3 ou 4 fois,
et si l'appât n'est pas bien attaché,
ils l'arrachent de la ligne.
Nene, qu'est-ce qu'on va utiliser comme appât
pour être sûrs qu'on aura du thon pour le déjeuner ?
[indiscernable]
On va préparer un bon crudito avec la chair
Et avec les tripes et les restes, un bon bouillon.
Les arrêtes donneront une touche agréable au bouillon.
C'est là qu'est la richesse.
Parfois, je parle à l'équipage et je leur dis, les gars,
c'est encore meilleur que
quand on le prépare à la maison.
Peut-être que c'est ça.
Les plats les plus simples sont les meilleurs, non ?
Pour ceux qui aiment le poisson et la mer.
C'est une chimie parfaite
qui n'a rien à voir avec rien.
C'est fantastique.
Fantastique.
De l'ail...
Des oignons ...
Du sel ... Amène-moi deux fourchettes.
De l'huile ...
et un peu de citron vert.
Et voilà. C'est prêt.
Viens ici, champion !
Ce poisson est complètement frais.
Nous l'avons attrapé en venant ici
et il n'y a rien de tel, le poisson le plus savoureux
est celui qui est mort le dernier.
Quand vous préparez un crudo ,
le crudo fait avec du poisson frais est un excellent crudo.
Ce poisson aura un goût différent demain ou plus tard.
Celui-ci est délicieux. Bon appétit !
Regarde, il vole, il vole !
Regarde ! Quel spectacle.
Vous avez filmé ça ?
Dans le reste du monde, ce type de pêche
se fait normalement à base de technologie.
Ils utilisent des treuils, des moulinets de pêche.
Il y a des bobines qui s'enroulent toutes seules.
Nous faisons tout ça à la main
Nous parlons de 8 à 10 km de fil,
qu'on lance et récupère à la main.
Quand on est en mer, ce n'est pas pareil.
Ici, vous le ressentez. Vous travaillez avec le cœur.
C'est autre chose !
Mais c'est magnifique. Vous devez aimer ça.
Pour moi, tout repose sur l'effort que l'on fait.
Je me sens si heureux. Si joyeux.
Je suis heureux. Si je pouvais renaître, je serais pêcheur.
J'irais courir encore sur les pierres du château.
J'apprendrais à nager sur ces rivages.
J'apprendrais à ramer ici.
Et je commencerais ma vie ici.
J'adorerais être pêcheur.
- [Asori] Quand j'étais enfant,
mes parents m'ont envoyé dans les montagnes d'Escambray
pour aider à guérir mon asthme.
Les gens ont toujours cru que ces montagnes
ont le pouvoir de guérir.
J'ai entendu dire que l'un des meilleurs cuisiniers de Cuba
vivait dans ces montagnes.
Je n'avais pas d'adresse, juste un nom.
On s'est donc arrêté au timbiriche,
un stand de nourriture cubain.
Ils nous ont renseigné et offert de la noix de coco.
Avec la noix de coco, ils ont mis un peu de miel et du rhum
et pourquoi pas ?
Il est déjà 10h du matin ici, à la campagne.
Sans internet ni GPS,
demander son chemin peut être délicat.
Trois kilomètres après le gros arbre,
tourner à gauche une minute après l'arrêt de bus.
Nous sommes donc passés de timbiriche en timbiriche,
jusqu'à ce que nous arrivions dans une jolie petite maison.
C'était le paradis.
Chapitre 2- Une histoire d'Amour
Nous y avons rencontré Migdalia et Gilberto.
Ils se sont rencontrés il y a plus de 20 ans.
Migdalia était la coiffeuse la plus célèbre
de la grande ville d'où elle venait.
Gilberto était un montagnard.
Ses seuls biens étaient une petite cabane
dans les montagnes près d'une cascade, son lopin de terre
et ses mains pour travailler la terre.
Ce fut le coup de foudre.
Ses amies ont essayé de la convaincre
de ne pas déménager au milieu de nulle part,
mais ils étaient amoureux et avaient une belle ferme
qu'ils pouvaient appeler leur chez eux.
Quand elle a emménagé, ils n'avaient pas de cuisine,
pas d'électricité, pas d'eau courante.
Gilberto travaillait la terre et Migdalia
s'est consacrée à la rénovation de la maison.
Personne ne lui a jamais appris à cuisiner.
Quand ils ont emménagé ensemble,
elle savait à peine cuire un œuf,
mais il y a un dicton à Cuba :
« El amor entra por la cocina »
L'amour entre par la cuisine.
Alors elle a appris à cuisiner toute seule et s'est assurée
que l'amour est entré dans leur cuisine et y est resté.
Aujourd'hui encore, leur routine est toujours la même.
Gilberto travaille la terre
et Migdalia gère la maison.
Il y a environ huit ans,
des étudiants en médecine se sont faufilés sur leur terrain
pour aller nager dans la cascade.
Au lieu de les mettre dehors,
elle les a invités à déjeuner avec sa famille,
après avoir vu qu'ils n'avaient que du pain à manger.
Ils sont restés bouche bée.
Sa cuisine était simple et pourtant,
ils n'avaient jamais goûté
quelque chose d'aussi authentique.
Ils ont commencé à recommander à toutes leurs connaissances
d'aller essayer la cuisine de Migdalia.
Elle est rapidement devenue célèbre.
Elle n'a pas un restaurant officiel.
Il n'y a pas de menu, mais si vous êtes dans le coin
à l'heure du déjeuner, vous pouvez passer
et vous pourriez avoir la chance
de goûter sa délicieuse cuisine criollas.
Elle est trop timide pour mettre un prix fixe sur ses plats,
mais les dons sont toujours les bienvenus.
Nous avons eu de la chance
et elle nous a cuisiné un repas fabuleux.
Un véritable festin cubain traditionnel.
Du riz et des haricots noirs dormidos,
un délicieux porc frit cuit à feu doux,
des tostones à l'ail, des bananes plantains frites,
du yucca avec sauce mojo
et une délicieuse polenta de porc pour couronner le tout.
L'arôme a ramené des souvenirs
de ma petite enfance dans la cuisine
avec ma grand-mère Caridad.
Bien avant l'effondrement de l'Union soviétique,
elle aimait aussi les saveurs variées de la cuisine au bois.
Nous avons déjeuné dans un cadre magnifique,
juste à côté de la cascade.
Chaque bouchée de la cuisine de Migdalia
faisait remonter en moi les souvenirs perdus
de ces vieilles saveurs de montagne.
Entre les montagnes de l'Escambray d'un côté
et la mer des Caraïbes de l'autre,
se trouve la ville de Trinidad.
Trinidad est la ville emblématique des Caraïbes.
A l'origine, il s'agissait d'une colonie d'aristocrates
avec des palais construits et des routes pavées,
le tout financé par
leurs plantations de canne à sucre aux alentours.
Mais quand l'économie de l'île a changé avec l'arrivée de
la révolution industrielle
et les montagnes sont devenues
une barrière qui a isolé la ville.
Sans train à travers les collines,
les riches habitants ont commencé
à prendre leur fortune avec eux et à quitter la ville.
Avec ces traces d'isolement,
Trinidad est devenue une ville figée dans le temps.
Aujourd'hui, l'économie de la ville repose sur le tourisme.
En 1997, le gouvernement a commencé à accorder
des licences pour "casas particulares",
des logements privés qui servent de chambres d'hôtes
principalement pour des visiteurs étrangers.
C'est l'une des formes les plus anciennes
d'entreprise privée dans le Cuba révolutionnaire
et les "casas particulares" de Trinidad
comptent parmi les meilleures du pays.
Ce n'est pas la première fois que je me retrouve à Trinidad.
Quand j'étais étudiant,
on venait tout le temps ici en randonnée avec sac à dos.
À l'époque, nous ne pouvions nous permettre que de l'eau
avec de la cassonade et du pain avec du beurre et du sel.
Donc j'étais curieux de savoir
comment l'impact du tourisme international
avait changé la cuisine locale.
Chapitre 3 - Plus qu'un métier - Trinidad, Sancti Spíritus
Je m'appelle Lazaro Yohan,
je suis hôtelier ici à Trinidad.
Je loue des chambres aux touristes qui visitent notre ville.
Un hôtelier doit être quelqu'un qui aime partager.
Quelqu'un qui aime parler.
Ce n'est pas juste le métier de partager votre maison
avec de nouveaux touristes tous les deux ou trois jours.
C'est un style de vie.
Pour les touristes, il est intéressant de venir dans
un endroit dans le centre-ville et de vivre comme les Cubains
comme nous le faisons ici, dans le meilleur confort possible
Je pense que c'est plutôt bien.
Nos chambres sont très simples, voire rustiques.
Ce qui les rend uniques et accueillantes,
c'est le lit bien fait, propre et repassé
qui invite nos invités à rester.
Je passe un peu de temps avec les enfants.
Je commence à cuisiner entre 17h et 18h.
Non seulement je cuisine, mais je m'occupe du téléphone,
du courrier et de la porte.
Je voudrais que mes invités emportent avec eux
le souvenir d'un séjour dans une maison familiale.
Mon itinéraire habituel.
Se rendre dans les marchés est un peu compliqué.
Parfois vous trouvez de bons choux ici,
les goyaves sont un peu vieilles, deux ou trois jours,
donc vous devez persévérer pour trouver de bonnes goyaves.
Peut-être que vous trouverez une bière dans une échoppe,
mais il n'y a pas d'eau et vous devez continuer à chercher.
Ce que vous devriez pouvoir faire en une demi-heure
vous prend la moitié de la matinée.
Le talent consiste à dénicher l'ingrédient qui vous
manque et réussir à le troquer contre un autre similaire.
Ce travail de recherche, d'expérimentation,
de se tromper, de réussir,
c'est ce qui m'a fait tomber amoureux de la cuisine.
J'aime ce que je fais.
Pour nous, l'avocat, la courge, l'igname sont le quotidien.
C'est très exotique, mais ici à Cuba, c'est très commun.
Je fais attention à l'histoire
et c'est ce que recherchent les touristes :
séjourner dans une maison familiale et y trouver
quelque chose de typique ou d'un peu étrange.
Étant né à Trinidad, originaire d'ici et aimant ma ville,
cela me donne encore plus d'envie de faire quelque chose
de bien et de spécial
pour que les gens puissent faire les éloges
de la qualité de la cuisine ici, à Trinidad.
Trinidad a un gros potentiel de développement
touristique en ce moment.
C'est magique
et elle a sa propre histoire.
Et quand vous connaissez l'histoire, ça ajoute de la magie.
Derrière les portes de chaque maison,
chaque famille cache une légende.
Beaucoup de gens passent devant sans s'en rendre compte.
Il y a des fenêtres qu'on ne trouve nulle part ailleurs.
Il y a des cadres de porte et des détails uniques au monde.
Il y avait une grande diversité ici et derrière cela,
une grande richesse.
C'est magnifique tout en étant très complexe
parce que ça dépend de toutes les maisons, pas juste une.
Ce n'est pas un monument ou un musée.
Ce sont toutes les maisons les unes à côté des autres,
tous les toits qui forment une ligne régulière.
Ces rues pavées qui vont à l'infini.
Les coins. C'est ça qui les rend si uniques.
De nos jours, être originaire de Trinidad est un défi.
Tout le monde s'attend à ce que tout ça soit préservé,
mais c'est entre nos mains.
C'est à nous de découvrir nos modèles
connaître leur valeur
et prendre la responsabilité de conserver ce patrimoine.
- Derrière chaque porte de Trinidad
se cache une histoire différente.
Beaucoup de gens ici sont si pauvres depuis si longtemps,
qu'ils ont perdu la plupart de leurs traditions culinaires.
Mais derrière les portes de Yohan,
la vie est différente.
Tout, ses côtes de porc à la marinade au miel local,
son homard avec du riz à l'avocat,
le vivaneau rouge aux feuilles de bananier,
les crevettes a' l' ananas et au rhum,
et le ceviche aux fruits en flambée,
tout cela fait preuve d'un engagement familial passionné
a' maintenir leur héritage en vie.
La dernière fois que je suis venu ā
Las Parrandas de Remedios ā 12 ans,
C'e'tant un festival de Noël qui est devenu
la célébration la plus passionnante de l'île.
Mon père me racontait des histoires
à propos de tous les grands vendeurs de cuisine de rue
aux carnavals de son enfance,
il se souvient même de certains d'entre eux par leur nom,
mais ça, ce n'étaient pas mes souvenirs.
Dans la société révolutionnaire que mon père a aidé
à construire, ces vendeurs privés étaient interdits.
De mon vivant, il y a eu des pénuries massives de tout
et l'état a publié tellement de régulations
qu'au carnaval,
tout ce que vous pouviez trouver était de la bière Bud
et vous vous réveilliez avec une énorme gueule de bois.
Mais les temps sont en train de changer.
Je me suis demandé qui est en train
de sculpter les souvenirs
de cuisine de rue pour des milliers de Cubains?
Chapitre 4 - Une étincelle de feu - San Juan, Villa Clara
Je m'appelle Felix Manuel Berenguer.
Tout le monde m'appelle Felito.
Je suis originaire de Baracoa.
J'habite à La Havane
et j'ai ma propre petite entreprise.
Ç'estune industrie d'aliments fumés.
Je prépare du jambon Viking, du lard, du filet de porc.
Je suis sorti avec des amis
que j'ai rencontrés au Carnaval à Baracoa
et ils ont tellement insisté que je vienne avec eux
parce que je pourrais gagner plus d'argent
que je suis allé préparer pour eux du jambon Viking
et des viandes fumées.
J'ai travaillé pour eux pour deux ou trois années.
Et j'ai eu beaucoup d'expérience,
et j'ai ouvert un petit kiosque où je vendais des snacks.
Petit à petit, j'ai pu commencer mes affaires :
faire la cuisine, ce qui est mon rêve.
Quand j'ai enfin tout mis en place,
j'ai décidé de faire la cuisine professionnellement.
Dans mon entreprise,
je devrais me considérer comme le chef.
Parce que je m'y connais en fabrication,
surtout pour préparer la nourriture.
Je me considère juste comme un employé de cafétéria
parce que je me suis jamais comporté
comme le patron.
J'ai toujours travaillé côte à côte avec mes employés.
Comme je travaille aussi dur,
on ne peut pas dire: regardez le patron qui s'amuse
alors que les employés travaillent.
Parce que je travaille aussi dur qu'eux.
Si je prends un verre, c'est avec mes employés
car c'est eux qui me font gagner de l'argent.
J'ai décidé de faire la cuisine,
car c'est ce que les gens aiment le plus dans la vie
et cela me permet de faire de meilleurs bénéfices aussi.
J'aimerais vous dire: j'ai commencé à cuisiner
en sachant déjà ce que les gens aiment.
Ayant observé les gens,
quand j'ai démarré dans l'industrie de la cuisine,
je savais déjà ce que les gens préféraient.
parce que j'ai eu de l'expérience à voir tout cela.
Je vous dirai ceci ;
il faudra aimer être dans ce monde de foires et kermesses.
C'est comme une maladie, une addiction.
parce que quand je suis chez moi
et que tous mes ustensiles sont rangés
ou quand je me détends dans ma cafétéria,
je suis en train de penser, s'il y a une foire quelque part,
je dois parler à mes employés et leur dire, hé, on y va.
Le bonheur pour moi, c'est quand les gens viennent manger
ici et qu'ils reviennent.
Je reviens en ville, les gens me disent que
je leur ai manqué, ils pensaient que je ne reviendrais pas.
- [Asori] Sur la place,
la fête est en train de commencer.
Sur la place n'y a pas d'ordinateurs
ou de contrôleurs sophistiqués,
juste des systèmes improvisés créés par les gens du coin.
Pour Felito, cela s'avère être
sa plus grande soirée de l'année.
Mais c'est alors que l'impensable se produit,
une panne de courant dans la zone des vendeurs.
On apprend que la compagnie d'électricité
ne peut pas résoudre le problème avant la fin du carnaval.
Les pannes de courant ne sont pas nouvelles pour nous.
Quand j'étais petit, on en avait tellement
qu'on ne les comptait plus.
Comme personne n'avait de générateurs ou de gaz,
nous comptions les heures où nous avions de l'électricité
et les appelions
"des brefs moments d'illumination"
On entendait les chants, les acclamations,
et les feux d'artifice au loin.
La fête n'allait pas s'arrêter.
Pour Felito, sa véritable énergie, ce sont ses pensées.
On sent l'odeur de la viande fumée,
le poulet frit et croustillant,
et l'odeur lointaine de l'arroz con gris.
Comme un leader de groupe de jazz,
Felito supervise chaque détail de sa cuisine.
Les personnes qui fuient les feux d'artifice
finissent ici, aux kiosques,
donc j'en profite pour vendre un peu plus.
Pour moi, les feux d'artifice font mon boulot,
mon métier, mes ventes.
Les feux d'artifice des autres ne sont pas mon affaire.
Ce qui m'importe, ce sont mes feux d'artifice, mon kiosque.
Tous les vendeurs privés vendent bien.
Les autres feux d'artifice ne m'intéressent pas.
- [Asori] Le carnaval bat son plein.
Depuis presque deux siècles,
la ville est divisée en deux clans :
El Carmen et El Salvador.
Ce soir-là, la compétition
pour le meilleur spectacle sera intense.
Les habitants de Remedios ont passé une année entière
à se préparer pour cette épreuve de force.
Ils mettent de côté toutes les convictions politiques
et travaillent ensemble dans le même but.
C'est quelque chose qui n'arrive pas fréquemment dans l'île.
Tous les costumes cousus à la main,
les feux d'artifice de fortune,
les lampes improvisées et artisanales
et les chars extravagants sont fabriqués par les locaux.
payés de leur propre poche
et avec le soutien d'expatriés cubains
et de fonds gouvernementaux.
Ce soir, peu leur importe d'où vient tout cela,
ils font tous la fête ensemble
et luttent pour leurs clans, leurs amis, leurs familles.
De retour au travail, il est déjà 3 heures du matin.
Le rythme est en train de ralentir
et il commence à pleuvoir.
Sur la place, la pluie force le défilé à s'arrêter.
Quand vous voyez les gens se disperser la nuit,
vous vous dites que vous devrez vous réveiller le lendemain
et recommencer.
Quand la nuit prend fin,
nous continuons à travailler.
Nous fermons la tente, le kiosque,
nous ramassons les assiettes,
nous rangeons la nourriture au frigo.
On se repose plus tard dans la nuit.
On attend que la fête soit finie avant de partir.
- [Asori] Le soleil se lève déjà,
mais la bataille des feux d'artifice fait rage.
A la fin,
l'un des clans gagnera cette fête animée.
Mais il n'y a pas de jury.
Les gagnants sauront qu'ils ont gagné
et les perdants rentreront en baissant les yeux,
leur seul réconfort est de savoir que l'année prochaine,
ils se battront à nouveau
pour tenter de ramener la victoire chez eux.
Je n'arrêtais pas de penser au bonheur enivrant de Felito.
Bien sûr, les vendeurs de cuisine de rue du carnaval
ont encore du chemin à faire,
mais année après année, ils s'améliorent.
Qui sait ?
Peut-être que dans cinq ans, nous réaliserons
que ceci était l'étincelle qui les a tous enflammés.
Chapitre 5 - Terre de Géants - Gibara, Holguín
Gibara a une valeur sentimentale pour moi
L'endroit où ma mère est née n'est pas loin d'ici.
J'ai passé beaucoup d'après-midi à regarder cette baie,
à essayer de comprendre comment les pêcheurs
pouvaient marcher si loin dans l'eau.
Selon mon grand-père, c'est parce qu'ils étaient des géants,
mais la vie d'un géant peut être pauvre et solitaire.
Tous les jours, ils vont pêcher ce que la baie a à offrir.
Normalement, c'est juste assez pour survivre.
Gibara est l'une de ces particulières villes cubaines
uniques et contradictoires.
Un village de pêcheurs surréaliste où le gouvernement,
toujours effrayé à l'idée que des gens s'évadent
de l'île par la mer, pourrait interdire
l'utilisation des bateaux d'un jour à l'autre.
Gibara porte les cicatrices d'une ère sans entretien
avec une fierté bucolique.
Il fut un temps où on retrouvait
les vendeurs traditionnels de rue de fruits de mer
un peu partout en ville,
mais le gouvernement a retiré tous les permis.
Aujourd'hui, il n'en reste que trois.
Ici, dans la petite école culinaire,
je découvre le désir profond et passionné
de maintenir en vie les traditions locales.
Une fois par mois, les grands-mères
et les meilleurs cuisiniers de la ville viennent ici
pour apprendre à la jeune génération
la cuisine de Gibara traditionnelle faite maison.
Tout comme leurs grands-mères l'ont appris
de leurs mères et de leur grand-mères.
Une tradition qui se transmet de génération en génération
Pour ces cours,
les élèves et le personnel de l'école
passent toute la nuit dans la baie
pour attraper ce qu'ils vont cuisiner le lendemain.
Ils comprennent que leur cuisine est unique à l'île
et qu'en gardant ces saveurs vivantes,
cela finira par ramener cette cuisine particulière
et la prospérité de leur ville.
Ils ont préparé du crabe bleu farci,
du riz aux clovisses,
de la paella de Gibara,
des cocktails d'huîtres,
de l'enchilado au crabe
et la meilleure polenta aux fruits de mer que j'aie goûtée.
Mais les temps difficiles ne s'arrêtent pas à Gibara.
Quelques mois après le tournage,
l'école culinaire a été fermée indéfiniment.
L'État voulait plutôt utiliser l'emplacement
pour en faire une cafétéria gérée par le gouvernement.
Voici notre humble hommage au peuple de Gibara.
Il était temps de prendre un bon cafecito à Cuba.
J'ai donc décidé de me diriger vers le sud-est
et d'emprunter La Sierra Maestra,
la plus grande chaîne de montagnes de l'île.
Depuis ces montagnes,
Fidel Castro a orchestré la Révolution cubaine.
Ici, ils ont toujours été connus pour produire
le meilleur café de Cuba.
Toujours oubliés par le statu quo,
les habitants de ces terres ont nourri et logé
l'insurrection menée par Castro.
Aujourd'hui, peu de gens viennent si loin dans La Sierra.
Il faut traverser des rivières et une variété de terrains
pour arriver ici.
Heureusement pour nous, mon cousin Roberto
conduit un camion russe de qualité militaire
et nous a donc emmenés à la plantation de café de son ami.
Chapitre 6 - Une Gorgée de Café Pur - Sierra Maestra
Il est dit :
Je me réveille le matin avec le chant d'une grive.
Depuis ma fenêtre, je respire le parfum
de la plantation de café
Mes belles plantes et leurs haricots robustes
m'accueillent avec des larmes de rosée.
Une gorgée de café pur,
le murmure d'une colombe,
le beau soleil qui se lève
et embrasse la chaîne de montagnes
tel un orbe brillant qui éclaire l'avenir.
Il n'y a pas de paysage plus beau que ces montagnes.
Aucune plaine, aucun pâturage ne l'améliore
et je réfléchis à ces mots que je dis de bonne foi :
Si le café disparaissait un jour, ce serait la fin du monde.
Je m'appelle Gerardo Flores
et je suis producteur de café pour le monde.
Le caféier est comme une femme.
Si vous la caressez, en prenez soin,
faites ce qu'il y a de mieux pour elle
vous faites en sorte que sa beauté ne se fane jamais.
Il faut la gâter, vous voyez ?
Elle vous répondra et restera belle à jamais.
Elle est magnifique, brillante et recouverte de rosée.
Je regarde par la fenêtre
et je vois ces belles gouttes de rosée,
c'est comme si elle pleurait de joie à l'idée de me voir.
Elle ne m'appartient pas,
je suis son ami, son père.
Je ne suis pas son propriétaire, je suis son père.
Je suis son créateur.
Ce que j'aimerais plus que tout serait que
quelqu'un évalue la qualité de mon café, le goûte
j'aimerais qu'un goûteur l'essaie,
en déclare sa qualité,
son arôme et son goût.
Comme ça, je pourrais voir que mes efforts sont appréciés.
S'il est bon.
Si c'est le meilleur, car j'aime la compétition,
pas pour l'argent,
j'aime la compétition pour la qualité.
Je suis fier de voir les résultats,
ces bourgeons.
C'est un bourgeon magnifique, vous voyez ?
Et ce bourgeon représente de l'argent pour nous,
des bénéfices pour nous tous,
et une motivation pour moi,
parce que l'argent ne me motive pas tant que ça,
je préfère plutôt voir le fruit de mon travail.
L'argent, c'est bien et c'est pratique,
mais ce n'est pas ce qui est essentiel pour les gens.
Comprenez ceci : ce n'est pas que je veux être capitaliste.
Je veux juste voir mon, mon ... C'est assez différent.
Mis à part les interventions de l'État, de la révolution,
de mon parti, et tout ça, je veux pouvoir vendre mon café
"comme Dieu l'a voulu", comme le dit l'adage.
Tu dois toujours vérifier la branche, tu vois ?
Tu ne peux pas aller jusqu'au bout car si tu le fais,
ça va la détruire.
Qu'est-ce qui se passera si je coupe ceci ?
- Si tu la coupes, on n'aura pas de café l'année prochaine.
Je vois, comme c'est là que ça fleurira l'année prochaine.
Mes grands-parents maternels étaient producteurs de café.
Et j'ai toujours aimé ça. L'agriculture fait partie de moi.
Parmi tous mes enfants, il est le seul qui s'y intéresse.
Il a un penchant pour ça depuis qu'il est petit.
Il en rêve, il rêve d'animaux, d'agriculture, de la ferme.
Parfois, ma femme s'énerve et me dit que je distrais le petit.
Je ne fais que l'aider avec sa passion.
Je ne lui dis pas de ne pas aller à l'école.
Je lui demande s'il a fait ses devoir. Je l'aide.
Je lui explique des choses, je lui parle d'histoire.
Il connaît bien l'histoire de la région.
Il doit aller à l'école mais il fait aussi
des choses pratiques avec moi.
Il en fait l'expérience.
On appelle cette fleur la « fleur folle ».
C'est une fleur de décembre,
Ce sont des fleurs folles qui ne contribuent pas
à la récolte.
- Je veux bien étudier à l'école pour pouvoir
devenir ingénieur agricole.
Je vais rester dans cette ferme, faire pousser du café
et enseigner cela à mon papa.
- Et pourquoi doit-on enlever celui-ci ?
- Parce qu'il est sec
Tu dois le retirer ici, sinon ça sera un problème plus tard.
Tu dois toujours le tirer vers toi.
Tu vois, à la fin tu le fais plus doucement
pour pouvoir le couper comme ça.
Tu le coupes comme ça parce que si tu y mets trop de force
ça peut se casser.
Il aime vraiment le café, le boire,
le préparer lui-même, le faire sécher.
Il a son propre café séché.
Il le sèche lui-même.
Il a son petit lopin de terre que je lui ai confié.
Je l'aide à le cultiver.
De toute évidence,
un garçon de son âge ne peut pas planter un bon caféier
mais ce sont les siens.
Et il me suit partout où je vais.
Ma grand-mère m'a appris à boire le café quand j'étais petit
Et je bois du café. C'est pour ça que je vous dis
que nous ajouterons le pilon quand vous viendrez
faire votre documentaire.
Il ressemble beaucoup à celui qu'avait ma grand-mère.
Elle en avait un comme ça.
Vous torréfiez le café et le filtrez.
Et comment le filtrer ?
En fait, la façon dont j'aime faire le café est
que j'aime le faire passer dans le filtre.
Ce qu'on fait, est qu'on y met la poudre, on le mélange.
Le premier café est le plus fort,
pour ceux qui l'aiment fort.
Puis on obtient un second café, plus léger et puis
un autre, encore plus léger,
pour ceux qui aiment le boire encore plus léger.
Vous pouvez aussi le faire comme moi, vraiment amer
et ajouter une cuillère à café de sucre
si vous voulez l'adoucir.
Emmanuel ! Viens boire !
C'est comment ? Tu vois comme il est bon ?
- [Asori] En quittant la Sierra, nous emportons
avec nous le café d'Emmanuel et les poèmes de Gerardo.
Voici Baracoa,
la première ville de Cuba.
Les paysages les plus fascinants de l'île
se trouvent ici.
Quelques mois après le tournage,
l'ouragan Matthew a ravagé cette ville historique.
Il faudra attendre de nombreuses années
avant qu'elle ne se rétablisse complètement.
Voici les histoires des charmants habitants de ces terres.
Chapitre 7 - La Plus Belle Terre - Baracoa, Guantánamo
Quand je nettoie la plage, ça me détend.
Quand je nettoie la plage, j'écoute le bruit des vagues.
Parfois, je m'assois et je regarde l'océan.
Ça me calme toujours.
Je m'appelle Jose Antonio Domínguez et je suis lutteur.
Je suis un lutteur parce que je suis pêcheur
et je dois tout faire :
servir, mettre la table et je cuisine aussi.
Pour moi, vivre ici, c'est tout pour moi :
je suis près de ma famille, ce que j'aime le plus.
Nous sommes tous pêcheurs dans ma famille et
c'est ce que j'ai vu et appris depuis que je suis petit.
Je me lève tôt le matin, il fait calme et je regarde la mer.
J'adore être ici !
Quand je veux manger quelque chose de bon,
je n'ai pas besoin d'aller ailleurs. comme un supermarché.
Si je veux manger du poisson, je me tourne vers la mer.
Je sais qu'il est frais et n'est pas congelé, par exemple.
La noix de coco est très importante à Baracoa.
Il y a des quartiers qui sont loin de l'océan
et ils ne peuvent pas pêcher.
Ce qu'ils ont, ce sont des plantations de cocotiers
La noix de coco est essentielle pour eux, comme le cacao.
Ils récoltent les noix de coco et les donnent à l'État,
tout comme le cacao.
Quand les clients viennent, je leur dis
qu'ils doivent attendre que ça soit prêt
car tout ce que l'on prépare est frais.
Le plus dur est le plat principal. Je le prépare en premier.
La plupart des restaurants découpent le poulpe en morceaux.
Quand vous servez un poulpe entier au client,
ils savent qu'ils mangent du poulpe.
La première chose au sujet du poulpe,
c'est de savoir où il vit,
car il adopte la couleur de son environnement.
S'ils sont sur une pierre, ils en prennent la couleur.
S'ils sont sur une algue, ils copient une autre couleur.
Quand on va pêcher, on regarde les pierres
et quand on voit 3 ou 4 coquillages ou escargots,
on sait qu'on trouvera des poulpes
comme c'est ce qu'ils mangent.
Des gens m'ont suggéré de travailler dans un restaurant.
mais je ne me sentirais pas à l'aise.
Je trouve que manger sur la plage est ce qu'il y a de mieux.
C'est une sensation naturelle, une sensation différente.
Vous vous sentez en sécurité, plus relax
et vous profitez plus de la nourriture,
vous voulez qu'elle dure plus longtemps,
que tout ne se termine pas si vite.
Vous vous dites, je vais manger lentement,
tant que je suis ici, pour bien savourer.
- [Asori] Nous quittons la plage pour nous rendre
dans les montagnes jusqu'à un endroit inconnu des caméras.
Ici, la rivière est le plus important. L'eau est lisse.
L'eau est propre et pure.
Cette rivière est une source de nourriture.
On attrape des crevettes, du poisson, on puise de l'eau.
Le radeau descend rempli et remonte rempli également.
Quand on est descendu, on avait plein d'ignames,
de noix de coco, de bananes, de yucca, de patates douces,
tout ce que vendaient les paysans.
Sur le chemin du retour, on avait du riz, du sucre,
des haricots, du sel, des vêtements, des chaussures,
du rhum, tout ce qui ira au magasin, nous l'avons amené.
Je m'appelle Gerardo Guilarte Coba.
J'ai grandi à Malnombre.
Malnombre est un petit quartier pauvre qui se trouve
en amont de la rivière entre Baracoa et Yatera.
Nous avons de bons voisins.
Ils sont polis, amicaux et sympathiques
et plus que tout, nous partageons tout.
Non seulement, nous partageons la nourriture,
mais nous partageons aussi nos problèmes et nos besoins.
Nous partageons tout et nous nous entraidons.
C'est pour cela que je considère les voisins
comme des membres de ma famille.
Nous passons la journée à la rivière.
Ici, près de la rivière, nous préparons le petit-déjeuner,
le déjeuner, des petits en cas et le dîner.
Tout ce que nous inventons la journée, nous le faisons ici,
près de la rivière.
Nous rentrons chez nous juste pour nous reposer.
Au lever du soleil, c'est un peu mouvementé.
On se dépêche pour préparer le petit déjeuner
et le café près de la rivière
et profiter du moment.
On dirait que cette petite ficelle va se casser.
Ce n'est pas que je suis cuisinier,
mais j'ai travaillé comme responsable d'une cantine.
J'apportais les ingrédients crus aux cuisiniers
et ils me rendaient des plats cuisinés,
mais je devais d'abord essayer l'assaisonnement.
Et pour préparer des plats délicieux, vous devez savoir
comment bien les assaisonner
donc j'ai dû en apprendre un peu sur la cuisine.
Quand j'ai rencontré ma femme, elle ne cuisinait pas si bien
mais elle savait cuisiner beaucoup de choses
et, avec le temps, elle a continué à apprendre.
Cependant, les crevettes de la rivière sont plus petites,
plus jolies et ont un goût formidable, une chair succulente.
- [Asori] Dans la rivière Toa, nous avons goûté des plats
locaux délicieux comme les crevettes au lait de coco
et du bacan, un tamal local avec des bananes plantains
et du porc.
C'est juste que je n'aurais jamais soupçonné
qu'on faisait partie d'une cuisine cubaine rurale.
♪ Un de mes chers amis, mais sa femme veut être avec moi ♪
Je me sentais humble et reconnaissant
de faire partie de leur famille pour la journée.
♪ Un de mes chers amis, mais sa femme veut être avec moi ♪
♪ Un de mes chers amis, que vais-je faire, on me demande ♪
Pendant que Gerardo nous a emmenés
dans son cayuco , je n'ai pas pu m'empêcher
de me sentir un peu triste de partir.
Tant de gentillesse en cours de route
et notre voyage était presque terminé.
Quelle inspiration !
Demain, nous serons à Pinar del Rio,
où une autre fête spéciale nous attend.
Chapitre 8 - Le Réveillon - Viñales, Pinar del Río
Je m'appelle José Louis et je suis fermier.
Cultiver la terre, c'est tout ce que je fais.
Durant une journée normale, je me réveille vers 5h.
Puis je trais les vaches, je continue,
et j'attelle les bœufs si je dois labourer.
Les fermiers se reposent très peu au cours de l'année
car les fermiers doivent toujours travailler.
C'est parce que les jours où on n'a pas beaucoup de travail,
on doit déplacer tous les animaux, trois fois par jour
nourrir les cochons deux fois par jour, c'est du travail.
Du coup, on n'a que très peu de jours de repos l'année.
Car il y a toujours quelque chose à faire.
Je cultive tout : du taro, du yucca, de la patate douce,
du maïs, du haricot et surtout du tabac.
Nous utilisons beaucoup d'engrais organique
pour nos plantes.
Peu importe ce que vous plantez, le sol est déjà fertilisé.
Tout vient de la campagne comme nous alternons les sols.
Une année, nous plantons du maïs à un endroit et l'année
suivante dans un autre, on varie les culture de maïs,
de yucca, de patate douce, de tabac, on alterne toujours.
Faire pousser du tabac est très difficile
parce que vous devez retourner à la plante plusieurs fois.
Le sol ici est solide, excellent
et il ne fait pas trop chaud.
C'est pour ça que le tabac cultivé ici est de bonne qualité.
Cette année, j'ai planté 30 000 plants de tabac.
Cela représente 90 000 comme chaque plant de tabac
peut produire trois cigares.
Le jour du réveillon, le 31, il est bon de rôtir un cochon,
de manger du riz mélangé avec des haricots noirs,
des beignets de taro, de boire un peu de rhum
de parler à des amis.
Je tue le cochon et m'assure qu'il souffre le moins possible
Tu vois, tu le mets ici et donnes un coup.
Comme ça
parce que si tu vas l'égorger, pourquoi le faire souffrir ?
Tu dois t'entraîner beaucoup pour y arriver.
Tu peux donc planter le couteau là où il mourra vite.
Comme ça. Un peu plus vite.
Je le tue le jour-même comme ça il cuit mieux
quand le corps contient toujours de l'eau.
Si je le tue la veille, le corps se vide de son eau
et la viande est sèche.
Le cochon se cuit sur feu de bois.
Vous utilisez du bois qui devient du charbon.
Cela lui donne un meilleur goût que quand il cuit au four.
Absolument.
Vous laissez le feu prendre pendant une demi heure et puis
vous l'étalez et le remuez
pour que la chaleur soit uniforme.
Je brûle le bois pour faire du charbon
j'y mets une grille et voilà !
Après l'avoir nettoyé et préparé, nous l'assaisonnons avec
du cumin par exemple, un peu d'ail,
de l'orange et du sel.
Et au feu!
On l'y laisse environ 4 heures
Je le place toujours dans un hamac pour qu'il ne brûle pas.
Il a besoin d'air.
La graisse et la fumée du feu de bois
lui donnent son excellent goût.
Quand nous mangeons du yucca, nous le cueillons
directement du champ
et nous l'amenons à ma femme qui l'épluche et le cuisine.
Tout ce que nous mangeons est frais.
J'ai commencé à travailler la terre quand j'étais petit,
depuis que j'ai huit ans.
Je venais au champ avec mon père.
A l'époque, vous alliez à l'école le matin
et l'après-midi, j'allais aux champs avec mon père.
Je m'entends très bien avec mon fils, le respecte toujours,
l'écoute, lui donne de bons conseils.
Je lui ai toujours appris des choses.
Comme il aime la campagne, il peut suivre cette route pour
qu'à l'avenir, il puisse continuer à travailler la terre.
Nous avons 3 chevaux, 2 paires de bœufs, 3 vaches,
2 ou 3 cochons.
15 ou 20 poules.
Je l'ai construite avec l'aide de ma femme, mes frères,
mes sœurs, mon père.
Nous avons d'abord construit une maison, y avons emménagé,
avant d'en construire une autre.
Nous les avons construites une par une.
Lila, Lila viens ici.
Viens.
Tu aimes maman ? Dis-moi, tu aimes maman ?
Quand il est l'heure de préparer le dîner,
je ferai cuire le cochon.
Ma femme prépare toujours du riz et des haricots noirs.
Mon autre fils prépare les pommes de terre frites.
On prépare du yucca,
si des amis arrivent,
ils préparent des beignets de maïs.
et donc nous nous entraidons.
Tout ce qu'elle cuisine est excellent
Parce que c'est une excellente cuisinière.
Elle cuisine bien. Pour moi, c'est ça.
Tout ce qu'elle prépare est délicieux.
Je pense qu'elle n'a aucun secret parce que je pense que
le secret de la cuisine est de cuisiner avec amour.
Quand vous travaillez avec amour, le résultat est excellent.
Pour moi, c'est son secret. Je pense que,
peu importe ce que vous faites dans la vie,
vous devez le faire avec amour.
Mon fils, ma femme et moi fabriquons l'épouvantail,
parfois mon frère aide ou d'autres gens qui sont là.
On va mettre le feu à cet épouvantail.
Il représente l'année passée et toutes les mauvaises
choses qui devraient disparaître en fumée.
Comme ça nous repartons à zéro la nouvelle année.
Plus haut, plus haut, encore un peu.
Bon, maintenant descends-le.
Voilà. Lève-le d'un côté pour uniformiser la chaleur.
Une fumée uniforme.
Il y a trop de vent et donc la flamme était trop haute.
Quand il y a trop de flamme, vous devez arranger ça.
Tu peux commencer à le balancer quand tu es prêt
parce que le feu prend bien en ce moment.
Il va bien faire ça, vous verrez. Moi je m'en vais !
Mon père est l'expert.
J'apprends pendant qu'il m'explique quoi faire et pourquoi.
Je me souviens qu'il m'a appelé et m'a dit :
« Regarde, qu'est-ce que t'en penses ? »
Ça doit être rose au début
et puis la couleur devient plus foncée.
Et si la flamme est trop haute, vous la réduisez pour
qu'il ne brûle pas et quand les flammes sont trop petites,
vous rajoutez des braises ou vous les diminuez
et donc il m'a tout appris.
Il a finalement arrêté et j'ai pris le relais.
Il a l'air d'avoir bien cuit.
Et maintenant, tu le tournes et les os commencent
à se casser.
C'est bien comme je le voulais.
Mes amis et ma famille vont être contents.
Mon père m'a beaucoup appris.
Et après, mon grand frère a pris le relais.
Il les cuisine bien et m'a appris le reste,
mais il y a des choses que seul mon père m'a apprises
parce que mon père ne révèle pas tous ses secrets.
Il dit : « Je pense qu'il manque ceci et cela. »
Il parle, fait demi-tour et s'en va.
Et puis on se demande pourquoi il a dit ça.
Et c'est là que je pense à ce qui manque et quoi ajouter.
- [indiscernable*] - [Indiscernable*]
Ensuite, un petit dessert la nuit,
un peu de vin, c'est super bon,
et bon, un petit cigare après le repas est très agréable.
... il enlève la racine ...
Un peu de café et un petit cigare.
C'est la couche que vous ajoutez
au bout du cigare
pour couvrir les trous
Je fabrique mes propres cigares.
Je cultive mon propre tabac et le prépare moi-même.
Il est vraiment bon.
Il a bon goût, très, très bon goût.
Le tabac que je cultive est l'un des meilleurs de Viñales.
Pour moi, le bonheur, c'est d'être en bonne santé,
de n'avoir aucun ennemi,
d'avoir beaucoup de bons amis
et de bien m'entendre avec tous les membres de la famille
Pour moi, c'est ça le bonheur.
Et c'est pour ça que je suis heureux.
- Le fait d'être ici me rappelle de nombreuses fêtes
de fin d'année avec ma famille et mes amis.
Nous espérions toujours voir arriver de grandes choses,
mais chaque année, on ne faisait qu'attendre.
Aujourd'hui, ça a l'air différent.
Il y a maintenant un regain d'espoir pour l'avenir,
comme si les mauvaises choses commençaient à partir en fumée
Nous sommes de retour à La Havane.
Notre dernier arrêt.
Mais La Havane n'est pas la même ville.
que j'ai quittée il y a toutes ces années.
Après des décennies sans histoires,
ces deux dernières années ont été
un ascenseur émotionnel pour le peuple cubain.
Leur relation avec un ennemi de longue date
est passée de quelque chose d'inexistant
à quelque chose qui est en train de se produire ;
à un statut très compliqué récemment.
Au niveau gouvernemental,
l'île traverse une période de transition majeure.
Cela a déclenché une vague de tourisme international
et une nouvelle communauté d'entrepreneurs cubains
est en train de connaître un essor créatif passionnant.
Chapitre 9 - Le nouveau Cuba - Ville de La Havane
J'adore la ville ...
la nourriture ...
les plages ... les gens ...
Tout.
J'adore ça. J'adore ça
Je m'appelle Jose Carlos Imperatori et je suis restaurateur
à La Havane.
Ils 'appellent ça « restauration » ici,
mais ce sont en gros des restaurants.
Depuis que je suis petit, j'ai toujours aimé peindre.
J'ai travaillé dans un bar et j'ai été admis pour
étudier et travailler à l'école d'art de San Alejandro.
J'ai suivi le cours des ouvriers tous les après-midi
pendant cinq ans.
Je m'en sortais bien, mais n'étais pas satisfait.
Je savais que je pouvais faire mieux.
Et c'est pour ça que j'ai choisi de me lancer à mon compte.
Quand ils ont annoncé que les gens pouvaient ouvrir
leur propre commerce, j'ai tout de suite commencé
à chercher un local.
J'ai trouvé un endroit, j'y suis rentré
le bâtiment était tout délabré, plein de ciments,
mais à la seconde où j'y ai mis les pieds,
je me suis dit que j'avais trouvé ce que je cherchais.
Ensuite, j'ai tenté de rassembler l'aide qu'il me fallait.
Il m'a fallu deux ans pour tout construire.
Toute la déco vient à 100 % de moi et je pense que c'est
pour ça que j'ai autant de plaisir à être ici.
Je pense que j'ai bien fait de faire mon propre truc
car c'est tellement amusant
et je me sens chez moi ici dans mon restaurant.
Les gens peuvent aimer la déco, mais ce qui compte,
c'est ce qu'ils mangent ici.
Parmi les cuisiniers, l'un est poète, deux sont artistes.
Parmi les serveuses, l'une est une historienne de l'art,
une autre est journaliste.
Je cherche des gens qui ont du bon sens et de la créativité
et je préfère leur apprendre les rouages du métier.
Je leur dis toujours de faire ce qu'ils aimeraient
qu'un restaurant fasse pour eux.
Quand vous vous rendez dans un restaurant,
qu'aimeriez-vous qu'ils fassent pour vous ?
Comment aimeriez-vous être servi ? Je pense que c'est l'idée
Tout est de l'art, mon frère et j'applique ça aux couleurs,
aux cocktails et à la composition des plats.
L'origine des saveurs remonte généralement à ma grand-mère.
Ma grand-mère m'a appris comment préparer le poisson,
les sauces, l'aigre-doux, les croquettes, les tamales
à la casserole, les soupes.
Avec les chefs, nous faisons des tests de saveurs.
Nous sommes un peu audacieux dans nos mélanges de saveurs.
Nous faisons constamment des expérimentations
et nous avons une sorte de panel de juges.
Je peux vous assurer que dans les années 90, tous les menus
des restaurants de la Havane étaient
basés sur le même principe
sauf pour quelques « paladeres, »
mais au final, c'était la même chose pour tous.
Ils avaient tous la même chaîne d'approvisionnement
centralisée.
Tout était du steak, suprême de poulet, escalopes de porc
et steak de porc.
Quand les gens ont pu posséder eux-mêmes des restaurants,
leur côté créatif s'est exprimé.
Tout ne peut pas être centralisé.
J'ai commencé par un menu étrange: Tacos, tataki et soupes.
Mon père et mes amis me disaient: « Ne fais pas ça, fais ça,
La Havane, c'est du riz et des haricots. »
C'est osé, mais j'ai toujours fais confiance à mon instinct.
Beaucoup m'ont dit: C'est comme New York ou Barcelone.
Et je leur dis : « Mon frère, c'est la nouvelle Havane,
c'est La Havane en plein essor. »
Nous avions perdu le sens du bon goût et il est revenu.
Je n'ai rien contre ceux qui sont partis.
Mais je n'ai jamais voulu émigrer. Jamais.
Même quand j'étais fauché, je n'ai jamais quitté l'île.
Ça ne m'intéressait pas.
Maintenant, je mise sur La Havane plus que jamais.
Chaque jour, nous nous améliorons.
Chaque jour, il y a de nouveaux endroits.
Il ne fait aucun doute qu'il y aura plus de concurrence
et que nous allons rattraper notre retard.
Beaucoup d'endroits vont disparaître
mais des millions vont apparaître. Ça va être super.
- J'ai commencé ce voyage en me sentant comme un étranger,
à la recherche des maillons manquants
de notre culture et de nos traditions culinaires,
avec l'espoir de sauvegarder les saveurs et les histoires
avant qu'elles ne s'estompent.
Et les gens que nous avons rencontrés en chemin
nous ont ouvert leurs maisons,
leurs cuisines et leurs cœurs.
Ils partagent tout ce qu'ils ont avec amour et générosité.
Indépendamment des divergences d'opinions politiques
et de la situation économique,
nous parlons tous le langage de la nourriture
et partageons une passion pour notre patrimoine.
Le Cuba que j'ai redécouvert
n'est pas le pays pour lequel mes parents
et leur génération ont donné leur vie.
Ce n'est pas non plus le pays que voit l'opposition.
C'est un pays avec plusieurs qualités nouvelles
avec des problèmes politiques
que seuls ceux qui sont au pouvoir peuvent contrôler,
mais les Cubains du monde entier doivent
arrêter de se traiter les uns les autres comme des ennemis.
Nous devons rechercher nos valeurs communes
et les développer.
C'est à nous de tolérer nos différents points de vue
et de briser les barrières qui ont divisé
tant de générations et de familles.
L'avenir de Cuba est incertain,
mais s'il y a une chose
dont nous sommes sûrs, c'est qu'ensemble,
nous pouvons créer un avenir commun à Cuba.
C'est un pays qui va de l'avant,
constamment en progrès,
telles les vagues infinies
qui s'abattent sur la côte de La Havane.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.