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T'as attrap� quelque chose?
Non...
�a va. C'est bon.
Qu'est-ce qu'il y a, l�-dedans?
T'as quoi, l�-dedans?
Une carpe.
Jolie carpe...
Chez nous, on n'en trouve pas. C'est de la carpe africaine.
T'as un permis de p�che?
C'est ill�gal, sans permis.
T'as un permis?
Mais je suis d�j� pass�, avant. Je l'ai pas vol�e.
C'est ill�gal, sans permis.
- C'est moi qui l'ai attrap�e. - Et alors?
Il te faut un permis, un certificat v�t�rinaire.
Tu peux seulement passer 3 ou 4 kilos.
Tu as un ticket de caisse?
Je suis d�j� pass� avec du poisson.
S'il est vivant, il te faut un truc pour prouver que c'est le tien.
C'est moi qui l'ai attrap�e.
Je te crois, mais...
Non.
Toi, tu peux passer, mais la carpe reste.
Ici, c'est la fronti�re hongroise.
On n'est pas au march�.
On fait tous partie de l'Europe, non?
Le poisson n'en fait pas partie.
Allez, laisse-le passer.
Je le connais, il est de Salonta. ,
Laisse-le passer.
Pas possible!
Tu peux passer, mais le poisson reste ici.
Je t'ai dit de laisser le poisson l� et de passer! Allez!
Allez, M. Nelu, vous connaissez les r�gles.
L'un dedans et l'autre dehors.
M. Nelu?
Oui?
Y a marqu� quoi, l�?
C'est de la soupe de patates.
- Ah bon? - Oui.
Etjefais quoi, avec?
Eh bien, vous prenez une marmite,
vous la remplissez d'eau, vous posez �a dedans
et vous mettez sur le feu.
Quand �a bout, c'est pr�t. Sortez la conserve, ouvrez-la et mangez.
Mais c'est pour quatre.
Je vis toute seule.
Pas de probl�me.
Laissez-la refroidir et mettez-la au frigo.
- Et �a se garde? - Bien s�r.
C'est biologique, 100 % naturel.
Ah bon?
Et �a, c'est quoi?
�a veut dire quoi?
- C'est �crit "lecker". - �a veut dire quoi?
Que c'est bon. Tr�s bon.
- C'est vraiment bon? - Oui.
Salut, Nelu! ,
Salut, Miron!
- Tu veux que je monte l�-haut? - Non, pas la peine.
Tu devrais acheter des tuiles m�talliques.
Elles sontbelles.
- C'est pas cher, �a? - Non, c'est pas cher.
C'est m�me moins cher.
Et la chemin�e?
Je m'y connais pas, en chemin�es.
Jefais ce que je sais faire.
Allez, entre.
J'arrive.
- Tu dis qu'elles sont moins ch�res. - Et tr�s belles.
Allez, entre.
- Tu veux boire un coup de palinka? - On n'en a plus.
Va en chercher � la cave.
Alors... Commenton fait, Nelu?
On commence quand?
Je sais pas. Cucu m'a promis des vielles tuiles de l'usine.
Tu devrais prendre les m�talliques. C'estpas cher.
On verra. Si on a le pr�t, on prendra les m�talliques.
On prendra pas les m�talliques.
Je dois commencer chez Popa.
Etil faut qu'on parle argent.
Pourquoi? On n'en a pas d�j� parl�?
Je vous ai donn� mes prix.
Il mefaut la moiti� avantde commencer.
T'as m�me pas commenc� et tu veux du fric?
On te donnera � boire et � manger.
�a marche pas comme �a, Mme Florica.
Je travaille comme �a.
La moiti� de l'argent avant, et l'autre moiti� � la fin.
J'ai pas demand� � manger.
La bouffe, c'est pas du fric.
Il est bien, ton ouvrier! Il veut pas manger, il veut du fric.
Le prenez pas comme �a, Mme Florica.
Je peux aussi commencer plus tard.
S'ils nous font le pr�t.
Les temps sont durs pour nous tous.
Il fallait pas commencer si vous aviez pas l'argent.
Pour qui tu te prends?
Sors d'ici avant que je m'�nerve!
Tu te crois malin, c'est �a?
Esp�ce d'enfoir�!
J'ai insult� personne, moi.
On n'a pas besoin d'ouvrier. Laisse tomber.
Sors d'ici!
Tu demandes toujours une avance avant de commencer.
Et regarde le toit de Victorash. Il fuit toujours.
A plus, Nelu!
Allez, va-t'en!
Et toi, tu restes l� sans rien dire.
Il se prend pour qui?
Il veut pas manger, il veut du fric.
Tu sais,
Ie Delta, c'est comme � la mer.
Ils ont des plages de sable.
On peut et nager, et prendre le soleil.
J'irai pas au Delta
pour me noyer parmi toutes les �paves.
Je dis juste que le Delta, c'est comme � la mer.
Et je pourrai p�cher, aussi.
Dans ce cas, vas-y tout seul.
Si on y va, on y va ensemble. Comme unefamille.
Eteins.
Allez, vas-y!
(Parl� en turc)
Pousse-toi.
Pousse-toi.
Fous-moi la paix!
C'est bon...
Viens.
�a va.
Prends ces v�tements.
OK.
D'accord.
Habille-toi.
�a va.
Tais-toi!
Salut. Salut, Tibi. ,
Ma moto est tomb�e en panne pr�s d'Arpasel.
Je vais �tre un peu en retard.
Oui, oui.
D'accord, sans probl�me.
Merci bien!
�a marche.
Je te dois une bi�re.
Salut.
Prends �a.
Je veux pas de ton argent.
Pas d'argent!
Mets les chaussures!
Oui, oui. Ici, tu es � Salonta, en Roumanie.
Bien, bien. ,
Ici, c'est Salonta.
Roumanie. Ici.
Oui, peut-�tre.
Oui.
- Salut, Nelu! - Salut!
Tu veux que je laboure ton terrain?
Fous-moi la paix, avec �a! Je cultive rien, l�-bas.
Faudra pas le regretter...
Non, non.
- A plus. - A plus.
J'ai pas besoin d'argent.
Je veux pas de ton argent.
Assieds-toi.
Bouge pas de l�.
Viens l�.
Reste ici.
Ecoute.
Je comprends rien.
Assieds-toi et on verra.
J'en veux pas...
OK, OK. Reste ici.
On verra. Assieds-toi.
Bouge pas.
Salut, Nelu!
Salut, Nelu!
Salut, Miron!
Mets-le sur ma note.
Tu peux commencer le boulot ou pas?
D�sol�, j'ai commenc� chez Popa.
Ils t'ont fil� le pr�t?
C'estpas tes affaires.
Merci beaucoup.
L�ve-toi!
Allez, l�ve-toi!
Viens manger quelque chose.
Entre.
Assieds-toi.
Mange!
Allez, mange.
On verra demain...
"Morgen".
"Morgen".
"Morgen".
C'est �a...
- Salut, beau-fr�re. - Salut.
Il est encore venu avec son ltalien.
Nelu...
Comme je te l'ai dit, il veut acheter le terrain et la maison.
Les deux pour un tr�s bon prix. Tr�s bon.
Je t'ai d�j� dit qu'on vendait pas.
Papa, Dieu le b�nisse, nous a bien dit de rester l�, non?
Il l'a dit, oui. ,
Il l'a dit.
Mais pourquoi vou svoulez pas vendre
et d�m�nager en ville, o� il y a de l'eau chaude?
La derni�re fois vous m'aviez dit que vous y r�fl�chiriez.
On veut plus, laisse tomber.
Je vais r�parer le toit.
R�parer le toit?
Qu'est-ce qui se passe, Daniel?
On y va.
Comme vous voudrez...
Mais vous le regretterez.
Salut.
Salut.
Bon...
Voil� la carte.
Je veux pas y aller en moto. �a me donne mal � la t�te.
On passera pas par Cluj, c'est trop bond�.
On prendra la route d'Arad.
Deva, Sibiu, la Vall�e d'Olt.
On pourra y passer la nuit.
Le lendemain, on passera par Bucarest et on ira � Tulcea.
Puis, on prendra le bateau.
Il faut appeler pour r�server des places.
�a risque aussi d'�tre bond�.
Toute la c�te est bond�e. Je l'ai vu � la t�l�.
Reste l� et repose-toi.
J'ai jamais eu aussi mal.
Reste au lit, dors encore un peu.
T'as pas de fi�vre.
Reviens vite.
J'en ai pas pour longtemps.
Prie pour maman et papa. Qu'ils reposent en paix.
Comment �a va, M. Nelu?
�a va, �a va.
Tu fais quoi, par ici?
T'es all� � l'�glise?
J'y vais.
Salut.
Salut.
Bonjour.
Bonjour.
Celui-l� est d�chir�. Je peux pas le changer.
�a, c'est des Deutsche Marks. On les change plus.
C'est pas grave, si c'est pas possible.
�a vous fait un total de 710 euros.
Votre carte d'identit�.
Je l'ai pas sur moi.
�a ira.
20.
25.
29.
2 996 lei.
- Merci bien. Au revoir. - Au revoir.
- Salut, Loji. - Salut.
- Tu les as re�ues? - Oui.
Montre-moi.
Tu enfonces �a dans le sol.
Elle a un swinger
et un d�tecteur.
Super.
C'est fait en Chine?
Non. Au Japon.
Les m�mes que sur Discovery.
C'est un super truc, �a!
Combien?
50. Avec le swinger, �a fait 100.
Donne-moi un d�tecteur.
C'est vendu ensemble.
J'ai pas besoin du swinger.
C'est vendu ensemble.
Bon, d'accord.
Merci bien, salut.
Salut.
Salut.
Salut.
Comment �a va, beau-fr�re? T'es en retard.
Et Florica?
Elle a mal � la t�te.
La pauvre.
Elle a mal � la t�te...
Arr�te de l'emb�ter tout le temps.
Moi, je l'emb�te?
Tu le sais mieux que moi.
Salut.
Salut.
Tu m'am�nes des �trangers � la maison.
C'est juste un pauvre homme.
Je l'ai pris pour qu'il nous file un coup de main.
J'ai failli faire un arr�t cardiaque en descendant chercher des patates.
T'as perdu la t�te?
Il reste des patates?
J'ai failli appeler la police.
T'inqui�te pas. Je l'ai engag� pour les travaux.
Ne me mens pas.
Quand je serai morte,
tu seras bien content.
Je vais porter �a.
Tu crois que j'ai pas vu ce qui se passe par ici, � la t�l�?
Tous ces �trangers qui passent la fronti�re?
C'est un Tzigane que j'ai engag�. Il savait pas o� dormir.
Tu me prends vraiment pour une conne.
Fais comme tu veux. De toutefa�on, tu m'�coutes pas.
Morgen.
Morgen.
Morgen.
Tu peux �plucher les patates?
Il pourrait dormir sur le canap�.
Je dors pas avec des �trangers dans ma maison.
Mais il fait froid, � la cave.
S'il attrape froid, faudra l'emmener � l'hosto.
Donne-lui une autre couverture. Donne-lui la couette.
Il n'a pas mis un but depuis trois matches.
Mais si, contre Marghita.
C'�tait Pascut, �a.
Il n'a m�me pasjou�.
Si, si. Il a jou�.
Tu viens m'aider, avec la remorque?
J'allais cueillir mes raisins.
Tu m'as dit que t'allais m'aider.
Oui, mais tu m'as pas ditquand.
�a fait rien.
Tu sais quoi?
Je vais parler � ma femme et...
D'accord. Parle avecelle.
Tu prends quoi, finalement? Les m�talliques?
Oui, les m�talliques. Elles sont extra, et moins ch�res.
T'as eu le pr�t?
Je me suis d�brouill�.
Je vois.
Bon...
Je dois y aller.
Je me suis achet� un d�tecteur et un swinger.
Sympa.
Combien?
Pas cher.
100.
Si tu veux, tu peux venir avec moi, un de ces jours.
On verra.
T'as eu raison.
Les m�talliques sont vraiment extra.
Et plus r�sistantes.
- Bonjour. - Bonjour.
Police des fronti�res de Salonta. Agent Mircea Popovici.
- M. Nelu Manciu? - C'est moi.
Vos papiers.
Nous v�rifions la zone frontali�re.
Une seconde.
- Et l'homme dans la voiture? - Un coll�gue de travail.
Je vois.
- Vous aviez la moustache, l�. - Oui.
Il vous faut une nouvelle photo.
Je le savais pas.
Ou laissez-vous repousser la moustache.
- C'est la loi qui dit �a? - Oui, c'est la loi.
La loi, c'estla loi.
Et on n�gocie pas avec la loi.
Bon... Est-ce que vous avez vu
quelque chose de suspect vers la fronti�re
ou par ici?
Personne n'est venu? Rien de suspect?
Il n'y a que ma femme et moi. Notre fils est � Cluj.
Ah bon?
Que fait-il l�-bas?
Il est � la fac.
Vous avez d� voir, � la t�l�, les probl�mes qu'on a � la fronti�re.
Vous avez vu?
C'est ma femme qui regarde la t�l�.
Appelez-nous, si vous voyez quelque chose de suspect.
Voici notre num�ro de t�l�phone.
Inutile de vous rappeler que cacher des informations
sur l'immigration clandestine
est puni par la loi.
On peutvous accuser de complicit�.
J'ai rien vu.
C'est tout, M. Manciu. ,
Si vous voyez quelque chose, appelez-nous.
Pareil pourvotrefemme.
C'est compris.
- Au revoir. - Au revoir.
Ovi, on yva!
Gare-toi dans la cour.
T'es rentr�e?
T�l�phone... Allemagne...
Rappelle.
- Vous allez o�? - Au match contre Sarkad.
Ah, une nouvelle d�faite. ,
Qu'est-ce qui se passe?
Rien.
Allez, Salonta! Allez, Salonta!
Ici, c'est la Hongrie. Vas-y!
Prends soin de toi.
- Nelu, tu viens? - J'arrive!
Prends soin de toi.
Reste l�.
Qu'est-ce quevous avezfichu?
- Mme Angela? - Une minute.
- Bonsoir. - Bonsoir.
Il y a un probl�me?
Oui, il y en a un. Cet homme n'a pas de s�curit� sociale.
Il doit payer les pansements.
�a, c'est pas un probl�me, Mme Angela.
J'ai besoin de conna�tre son nom.
On va en trouver un. Attendez-moi dans la voiture.
- Le m�decin doit arriver et... - On va arranger �a, Mme Angela.
Dites-moi combien co�tent les pansements.
Il fautattendre le docteur.
Je l'appellerai plus tard.
Avant, ils jouaient vraiment au foot. Pas comme aujourd'hui.
Geolgau, Crisan...
Camataru, lui, il savait mettre des buts.
A l'�poque d'Hagi, c'�tait bien, aussi.
Celle de Craiova �tait la meilleure.
Toutes les �quipes savaientjouer, � l'�poque. Hein, Nelu?
T'�tais fan de Craiova � l'�poque, non?
Je supporte le CFR, maintenant.
Que des encul�s.
Ils ont pris que des Espagnols, des Argentins, des Br�siliens.
�a ressemble plus � une telenovela qu'� un match de foot.
Comme si on n'avait pas de bons joueurs, ici.
Ils les fontvenir de l'�tranger.
Pourquoi ils viennent jouer pour la Roumanie?
Pour l'argent, idiot. Pour l'argent.
Tu crois qu'ils viennent ici pour lejeu?
Je sais, mais quand m�me...
C'est l'�quipe nationale qui compte.
J'emmerde tous ces Portugais et ces Tziganes!
Ils prennent la place de nos joueurs.
Bonsoir.
Bonsoir.
- Bonsoir. - Bonsoir.
- Deux caf�s, s'il vous pla�t. - Sans sucre, pour moi.
Qui veutjouer aux cartes?
Moi.
Tu veux une bi�re?
Je peux pas, je bosse.
Bonne soir�e.
Bonne soir�e.
On vous ram�ne, M. Manciu.
Ma moto est ici.
Vous avez bu, non?
Venez avec nous.
Mais pourquoi?
On veut vous montrer quelque chose.
Vous inqui�tez pas, on vous ram�nera ici.
Vous voulez une cigarette, M. Manciu?
Non, merci. Je fume pas.
Alors, M. Manciu...
On va vous montrer comment �a se passe, par ici.
De quelle technologie on dispose.
Avec �a, on voit � travers les murs.
A travers les murs...
Vous les voyez?
Oui...
Ils veulent tous aller aux USA ou je ne sais o�...
Vous croyez qu'on va les laisser faire?
Eh ben, oui.
Pourquoi s'emb�ter?
Leur trouver des papiers, des interpr�tes, des avocats,
Ieur essuyer les fesses.
Ils n'ont qu'� aller se faire voir ailleurs.
Vous avez vu les lapins?
Ils sont l�...
Ils sont l� depuis deux jours.
Ils attendent.
Vous voyez? On pourrait les attraper.
Mais � quoi bon? D'autres viendraient.
Et on est peu, ici. Deux, trois hommes.
Ce qu'on veut vous dire, M. Manciu,
c'est d'�tre tr�s prudent.
On veut pas de probl�mes, nous.
Vous comprenez?
Si on sefaitcontr�ler par la police, on se conna�t plus.
Vous comprenez?
J'ai compris.
S�r?
Vous voulez les revoir?
- Bonjour. - Bonjour.
Bon...
Je ne crois pas.
Je ne crois pas.
Je leur ai rien achet� depuis longtemps.
Ouais, c'estplus comme avant.
Bien s�r. Bien s�r.
Oui, oui.
Donc...
tu descends
Ia rue Decebal,
� c�t� du march�.
Oui, par l�.
Traverse le pont.
Traverse le pont.
Ecoute-moi!
Traverse le pont, et sur la droite, il y a la station service.
Oui.
Ensuite, tu descends la rue Cosbuc.
Non. Pas par l�.
Tu dois traverser le pont.
Oui.
La station service est� droite.
Je r�p�te encore une fois, mais sois attentif!
Tu passes � c�t� du march� Decebal,
tu traverses le pont...
Oui, la station essence estsur la droite.
Et ensuite, la rue Cosbuc.
Bien. OK. Qui?
Luci? Elle va bien.
�a marche.
Quel mariage?
Non.
Non, je ne vais plus � aucun mariage.
J'en ai d�j� fait trois, cette ann�e.
J'irai pas � celui-l�.
D'accord.
�a marche.
Oui...
Salut.
Allez, salut! ,
Qu'est-ce que vous faites l�?
Tu m'as dit que t'allais l'engager ici.
�a, on verra.
Mais tu m'as ditde l'amener.
Tu veux que j'en fasse quoi?
T'as dit qu'il pouvait couper du pain.
C'est pas tes affaires.
Bien... Fais comme tu veux.
J'ai pas de temps � perdre. Je vais au boulot.
Salut.
Non, non.
Toi, tu restes avec Daniel.
D'accord? Assieds-toi l�.
Salut.
Assieds-toi.
Assieds-toi.
Assieds-toi.
Bon.
Qu'est-ce que tu sais faire?
Qu'est-ce que tu sais faire? Tu sais faire quoi?
D�p�chez-vous, M. Nelu!
Va te faire foutre.
Salut, Diego.
Salut, Nelu.
- Que deviens-tu? - Je fais des courses.
Tu peux pas m'aider � me d�barrasser de ce Turc?
- Je m'occupe plus de �a. - ll a un peu d'argent.
J'ai dit que je m'occupais plus de �a.
- Allez, file-moi un coup de main. - Fous-moi la paix!
Salut, le Paon!
C'estmoi.
Vous marquez toujours la route vers Sarkad?
Quand?
Nelu!
Salut.
Salut.
Bon, on rentre � la maison?
Allez.
Fais gaffe, avec �a!
Pose-le.
Viens derri�re moi.
Un peu plus � droite.
Tiens-la.
Tiens-la bien.
Le ventpeut l'emporter.
Tiens-la.
Tiens-la en bas.
- C'est bon? - C'est bon.
Qu'est-ce que vous faites l�?
On rentre � la maison.
On rentre.
Nelu, tu crois que les gens ne parlent pas?
Que personne ne sait?
Ils saventquoi?
Que tu gardes un homme dans ta ferme.
Fais gaffe, avec ton Tzigane!
Les gens parlent.
Si �a se trouve, c'est un terroriste.
Il est peut-�tre malade.
Tu regardes pas la t�l�?
Une fois le toit r�par�, il faudra s'en d�barrasser.
Qu'il retourne d'o� il vient.
Ferme-la.
Ne parle pas comme �a � ma soeur.
Tu as g�ch� sa vie, sa jeunesse.
Je lui ai rien g�ch� du tout.
J'irai � la mairie, demain.
S'il veut la nationalit� roumaine, on la lui donnera.
On en a plein de Tziganes, par ici.
Qu'est-ce queje fais pr�s de la fronti�re
avec des Turcs dans ma bagnole?
D�p�chez-vous!
Allez!
T'as apport� le papier?
Il faut pas rater le changement de relais.
J'ai parl� avec Zoli.
Moi aussi.
- On verra bien. - Bien!
Oui, oui...
Oui, oui...
- C'est lui, ton Turc? - C'est lui.
Merde! O� estZoli?
Qu'est-ce que vous faites? Vous jouez � la Formule 1?
On a mis 3 heures � venirjusqu'ici.
Qu'est-ce que vous faites?
C'est quoi, �a?
On doitmarquer la route jusqu'� Sarkad.
- Sarkad? - Sarkad.
J'ai un papier officiel.
�a fait partie de... C'est pas �a.
Voil�.
C'est un accord entre les deux mairies...
C'estles nouvelles lois.
Il faut marquer la route jusqu'� Sarkad.
Sarkad.
Nelu, tu fais quoi, l�-haut?
Je bosse...
Tu bosses...
Arr�tezvos conneries, et rentrez � Salonta. Allez!
Mais...
- C'est du blanc. - Pardon?
Le blanc, c'est pas bon.
Blanc, pas bon.
- On a un papier... - Blanc, c'est pas bon.
En Hongrie, c'est du jaune, en Roumanie, c'est du blanc.
Faites demi-tour etchangez la couleur.
- Revenez avec le papier. - Le papier?
- Tamponn�. - Tamponn�?
Oui, tamponn�! Un papier tout neuf ettamponn�.
- On apportera du jaune. - Faites demi-tour.
On apportera du jaune.
Le blanc n'est pas autoris�.
- Faites demi-tour. - Du jaune...
- Repartez. - Allez, les gars.
On reviendra avec du jaune.
Faites demi-tour.
Le rouge, c'est pour moi.
Arr�tez de jouer aux cartes et allez dormir!
Eteins-moi cette lampe!
Il est o�, le rouge?
Tu m'entends, Nelu?
On joue comme �a, en Turquie?
Tu me tues.
�a, c'est � toi.
C'est du rouge.
Tu le mets en dessous.
Comme �a.
�a aussi, c'est � toi.
Non, c'est rouge. �a tu prends, et �a tu laisses.
Police desfronti�res! Papiers!
- On les a pas sur nous. - Comment �a?
- On les a pas. - Allez, vos papiers!
On les a oubli�s, ce matin. ,
Vos papiers!
- lls sont � la maison. - A la maison?
On a �t� ramasser du ma�s.
Bonjour.
Bonjour.
Un probl�me?
Les papiers...
- Je les ai pas. - Pas les v�tres. Les leurs.
- lls sont � la ferme. - Alors, allons � la ferme. ,
On va � la ferme!
Suivez-nous!
Reste l�.
Jevais faire une photo de vous deux.
On peut s'arranger, non?
Montrez-moi d'o� il venait,
o� vous l'avez trouv�.
M. Manciu, montrez-moi o� vous l'avez trouv�!
Bien.
Et maintenant, la fronti�re.
- J'ai v�rifi�. - Et alors?
Il s'appelle Behran Gunes.
Il a travers� la fronti�re bulgare il y a deux semaines.
Il n'a pas devisa roumain. Il faut r�soudre �a.
- On le renvoie en Bulgarie? - C'est trop compliqu�.
Il faut appeler Bucarest, et demain, c'estsamedi.
On le ram�ne � la fronti�re et il ira � son ambassade � Bucarest.
- �a me va. - Allez, viens.
Vous auriez d� appeler la police.
Appeler qui?
Faites pas votre malin. On ne rigole pas.
On le conna�t pas, monsieur.
Comment �a, Mme Manciu? Il �tait dans la charrette avec vous.
- Comment vous expliquez �a? - Je ne le connais pas.
Pourquoi je le conna�trais?
Nom?
(Parl� en turc) Nom?
- Nationalit�? - ll vient de Turquie.
Il doit aller en Allemagne voir son fils, sa famille.
Il n'a pas de papiers.
C'est une fronti�re nationale! Vous comprenez?
Cet homme doit aller en Allemagne voir sa famille.
- Salut, Ovi. - Bonjour, M. Daniel.
Salut, Popovici.
C'est quoi, le probl�me?
Qui est cet homme?
Qu'est-ce qu'il fait l�?
Cet homme ne peut pas justifier sa pr�sence sur notre sol.
Il n'a pas de papiers.
Il est entr� ill�galement, sans visa, sans rien. On doit le renvoyer.
Je vois.
Il y a des probl�mes par ici, je sais...
Il y aurait une autre possibilit�.
Un programme de relogement � Timisoara.
- C'estvrai. - On pourrait l'envoyer l�-bas.
Ils le prendront peut-�tre. C'estun programme europ�en.
Ils les envoient l� o� ils en ont besoin.
Canada, Su�de. Il y a assez de place, l�-bas.
Canada? Il fait pas trop froid, l�-bas?
Vous �tes b�tes ou quoi?
Vous comprenez pas qu'il doit aller en Allemagne?
Chez sa famille, chez son fils.
C'est vous qui ne comprenez pas. Il n'a pas de papiers en r�gle.
Vous venez sans mandat, vous rentrez chez moi comme �a...
Qu'est-ce qu'il vous a fait?
- Sortez de chez moi. - Calme-toi, Nelu. ,
M. Manciu, vous jouez avec le feu. La loi punit
toute pr�sence injustifi�e en zone frontali�re
et toute complicit� au passage ill�gal de la fronti�re.
Foutez-moi la paix avecvotre loi!
Qu'est-ce qu'il vous a fait?
Tais-toi, Nelu! Tu vas te faire arr�ter.
On peuts'arranger, non?
Non, on peut pas! Qu'ils sortent de ma maison!
On s'en va.
Laissez-le tranquille!
Vous n'avez pas entendu parler de la s�curit� nationale?
Laquelle? Il n'y a plus de fronti�res!
Reste l�, Florica.
Descends.
Tu es dans une zone frontali�re sans visa.
Tu n'as pas le droit d'�tre ici sans visa.
Retourne � Timisoara, Bucarest ou lstanbul,
d�gotte un visa et apr�s, tu iras o� tu voudras.
T'as compris?
#Fronti�re
C'est la Hongrie.
Allez, vas-y.
Prends soin de toi.
Prends soin de toi...
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