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Un jour, avec le recul, les hommes diront que j'ai donn� naissance au XXe si�cle.
Jack l'Eventreur - 1888
La nuit sera longue, Mary.
Trop longue.
C'est calme, hein ?
- �a marche ? - Pas terrible.
- Tu suces pour un penny ? - D�gage !
- Ou est Kate ? - En face.
Miss...
- Mary, c'est �a ? - Quoi ?
Ta gueule, tra�n�e !
Je te connais. Tu es Geordie, de Nichol Street...
Et moi, tu me remets, Mary Kelly ?
Comment t'oublier ?
Arr�te. Les boutons sont chers.
Une putain a pas besoin de boutons.
Je vous avais pr�venues.
Vous deviez payer lundi.
Je travaille...
On travaille toutes.
Et je veille � ce que personne ne vous emb�te.
Je fournis un service, Mary Kelly.
J'entends �tre pay�.
Sinon vous aurez de gros ennuis.
Pr�viens...
tes cinq...
amies...
Apportez-moi mon argent demain...
sinon, voil� un ami � moi
qui sera votre prochain client.
Tu fais peur � voir, ce matin.
Je pue !
Tu as lev� quoi, cette nuit ?
Fais voir.
Enfin, je te trouve !
Il vient...
Albert vient aujourd'hui.
Il faudrait que tu gardes la petite.
Passe-la-moi.
- Je suis tellement fi�re d'elle. - C'est un b�b� superbe.
Elle est mignonne, hein ?
A plus tard.
Ram�ne un pichet de gin.
�a a l'air d'aller, Ann...
T'as un rupin
qui t'entretient, toi.
Elle a tes yeux et le front de son p�re.
C'est un amour mais...
on a besoin d'argent. La bande de Nichol Street...
Ils nous saignent.
- Tu sais ce qu'ils ont dit ? - Parle pas de �a.
Quoi ? Raconte.
Ils veulent 1L par semaine et par fille.
Estime-toi heureuse.
Tu as de la chance qu'un rupin
t'entretienne.
Il nous faut 4L pour les payer. J'ai pas trop de temps.
Je les demanderai � Albert.
Mais s'il refuse...
Il ne refusera pas. J'en suis s�re.
Il �tait en France, pour affaires.
Il a vendu plein de tableaux.
Il aura les poches pleines et l'humeur g�n�reuse.
- Pour toi. - Je les demanderai pour moi.
Je t'apporterai tes 4L, promis.
N'aie pas peur, Netley.
Tu te souviens de moi ?
Tu te rappelles qui je suis ?
Tu vas devoir livrer ton colis beaucoup plus t�t que pr�vu.
Sois brave, ram�ne-le en vitesse.
En vitesse et en silence.
Compris ?
Bien dit, Netley.
Tr�s bien dit.
Emmenez-les !
Qu'est-ce que �a signifie ?
Kidney, que faites-vous ?
Saccagez cette chambre.
J'exige une explication !
Albert...
L�chez-moi.
Qui le sait ?
Je le savais pas...
Je vous jure.
Comment j'aurais pu le r�p�ter ?
Qui le sait ?
Je sais pas qui sont ces types.
Albert doit �tre m�l� � une sale affaire.
Elle a faim et froid, la pauvre petite.
Je vais leur amener.
Je vais l'amener aux parents d'Ann.
Vas-y.
Laisse-leur la petite Alice.
Je vais travailler. On se retrouve � la taverne.
Un indice, inspecteur ?
J'ai pay�. J'ai d�j� pay� !
J'ai rien contre toi, l'Empereur. Ou est-il ?
Allons-y !
Debout.
Bonjour, ch�ri.
Sergent...
C'est la nuit.
Bien vu, inspecteur Abberline. C'est la nuit.
Le g�nie est de retour parmi nous.
Merci. Rappelez-vous :
si vous voulez vous affranchir un jour de vos mornes fonctions,
vous n'avez rien vu.
Allez.
J'ai saut� un jour ?
Non, il y a 4 heures que vous nous avez quitt�s.
Toutes mes excuses pour le... r�veil.
Vous y prenez plaisir.
"Ma cruaut� n'est qu'un effet de ma bont�."
Mais je vous corrigerais bien chaque fois que vous chassez le dragon.
J'ai pressenti votre intrusion.
Une vision ?
Qu'avez-vous vu ?
Ses jupons sont imbib�s de sang ?
Jadis, on br�lait vos semblables.
Une petite tapineuse
a �t� tu�e, � George Yard.
Rien de bien extraordinaire.
C'est la fa�on dont elle a �t� tu�e...
La fa�on dont elle a �t� tu�e requiert
vos talents.
Elle s'appelait Martha Tabram.
Dr�le de nom, Tabram.
Pour moi, c'est �tranger.
Ce n'est pas ce que j'ai vu.
Pas la femme de vos r�ves ?
Vous �tes s�r ?
- Montrez-lui. - Faites-le.
Pourquoi devrais-je contempler sans fin cette abomination ?
J'ai d�j� regard� deux fois !
Avant de l'�gorger, il lui a d�coup� la tirelire...
en souvenir.
Nous allons avoir la chance
d'observer une approche enti�rement nouvelle
du traitement de la folie.
Dr Ferral,
je disais � mes confr�res...
Nous esp�rons pouvoir...
observer votre nouvelle technique.
Je n'attendais pas d'observateurs si distingu�s.
Vous �tes les bienvenus.
Je vais commencer.
- Qui est la patiente ? - Ann Crook.
Une d�sh�rit�e, Sir William.
Elle est hyst�rique et violente,
et souffre du d�lire de pers�cution.
La pauvre...
Je vous en prie.
Un coup sur le dessus...
un dans le lobe gauche...
un autre sur le droit...
et la d�mence de cette malheureuse
cessera d'�tre violente.
Par ce simple proc�d�,
nous pouvons d�finitivement soulager la pauvre fille.
J'ai d� laisser la petite aux parents d'Ann.
Son rupin qui la prot�geait...
C'�tait trop beau pour �tre vrai.
Ils vont nous tuer. Toutes.
C'est qui d'ailleurs, cet Albert ?
On s'en fiche, des probl�mes d'Albert et Ann !
Comment on va faire ?
On n'�chappera pas aux gars de Nichol Street.
Il para�t qu'ils ont maintenu Martha
et l'ont regard�e s'�vanouir dans son sang
avant de l'�gorger.
McQueen est fou. Il aime torturer les femmes.
C'est de la folie, mais ils veulent 4L !
Comment trouver 4L ?
Avec mon vieux chaudron, trop heureuse si je fais 4 pence !
Du calme, ou vous d�gagez !
Va te faire foutre.
On va travailler, les filles.
On va turbiner, plus que jamais.
Ici, �a ira. Mais fais vite...
Les flics sont sur les dents.
Laisse-moi le temps de d�gainer...
Laisse-moi faire...
- Il est pas dedans. - Mais si.
Non, tu le sers entre tes cuisses.
Mais non. Vas-y !
Je sens bien quand je suis dedans...
C'est � moi, Polly.
C'est mon argent.
Je pourrais t'arracher l'oeil.
�a g�nerait pas les clients.
Une putain a pas besoin d'y voir.
- Qu'est-ce que tu as l� ? - Ce que j'ai l� ?
Ce que j'ai l� ? Pas grand-chose.
Pas grand-chose pour vous, beaucoup pour moi.
Circule ! Ou je te fais ravaler ton caquet.
Tu es morte.
Ch�rie ! Il ne t'emb�tera plus ce soir.
Une pi�ce pour les Nichol. Une pour moi. Voil�.
On va travailler ensemble.
Je te surveillerai.
Vicieuse !
Sale vicieuse !
Oui, je suis une vicieuse.
Y a pas pire que moi au monde.
D�brouille-toi toute seule.
Tu fr�quentes pas les vicieux !
Soif ?
J'ai vu ce machin en r�ve.
Comment vous l'appelez ?
L'Aiguille de Cl�op�tre.
Cl�op�tre... C'�tait une beaut�, hein ?
Elle fut grav�e 1500 ans
avant la naissance du Fils de Dieu.
Six hommes sont morts
pour l'amener ici
d'Egypte !
Elle �tait comme �a quand je l'ai trouv�e.
Massacr�e !
On a �cum� les tavernes et les charmants logis
qui bordent cette jolie petite rue.
Personne n'a rien entendu.
Le sang de l'aorte n'a pas gicl� sur le mur.
Elle a �t� tu�e ailleurs.
Il a plu, cette nuit ?
Elle est s�che.
Elle a �t� transport�e.
Ils ont d� l'�gorger dans la voiture
et s'arr�ter l�-bas.
"Ils" ?
Il n'�tait pas seul ?
C'est certain.
Et vous en avez eu la vision ?
Ils �taient donc plusieurs.
C'est un message des Nichol, c'est �a ?
Du raisin ?
Qu'est-ce qu'une tapineuse ferait avec du raisin ?
Je veux leur r�pondre.
- A qui ? - Aux gars de Nichol Street.
Je serais ravi de r�pondre � leur...
immonde message.
C'est un message. Sur ce point, vous avez raison.
Et en quoi ai-je tort ?
Martha Tabram a �t� viol�e,
tortur�e et assassin�e.
C'est cruel.
J'ai d�j� vu beaucoup de cruaut� dans l'East End.
L�, c'est m�thodique.
Une boucherie insens�e mais...
m�ticuleuse et intentionnelle.
Un tueur d'une nouvelle esp�ce.
D�s que possible, dites-moi ce qu'il a pris.
"Ce qu'il a pris" ?
Vous n'avez pas remarqu� ?
Il a pr�lev� au moins un organe.
Que tous les v�t�rinaires,
les bouchers et les fourreurs du quartier soient interrog�s.
Les fourreurs ? Pourquoi, il l'a �corch�e ?
La ferme, Withers.
Quand l'inspecteur parle, on l'�coute. Compris ?
Il l'a �visc�r�e.
Apr�s l'avoir �gorg�e, il l'a poignard�e.
Il lui a ouvert le ventre et...
il en a sorti les intestins.
Au moins un organe a �t� pr�lev�.
J'attends un rapport plus d�taill�.
Je vois.
Une chose est s�re : ce n'est pas un Anglais qui a fait �a.
Peut-�tre qu'un de ces...
Peaux-Rouges...
tra�nant � Whitechapel, a c�d�
� ses penchants naturels.
Sauf votre respect,
je pense que c'est l'oeuvre d'un sp�cialiste de la dissection.
Un homme instruit, m�decin ou...
Un homme instruit, c'est grotesque !
Un homme bien �lev� ne ferait pas �a.
Sans doute un ouvrier ou un boucher.
Un ouvrier, c'est une possibilit�...
Mais un indice l'exclut.
On a retrouv� du raisin sous le corps.
Et alors ?
Personne � Whitechapel,
quelle que soit sa profession, ne peut s'offrir du raisin.
Il lui a �t� offert par l'assassin.
C'est donc quelqu'un qui a de l'argent.
Et les Juifs ?
Un Juif boucher ou tailleur peut avoir des moyens.
Ils sont l�gion � Whitechapel.
Par souci de l'ordre public,
mieux vaut ne pas r�pandre le bruit
qu'il s'agirait d'un Juif.
Vous �tes r�put� pour vos intuitions qui se r�v�lent exactes.
Vous pr�tendriez qu'elles vous viennent en r�ve.
Franchement, vos m�thodes m'importent peu.
Tant que vous n'agissez pas sans preuves.
Est-ce clair ?
Tout �a ne me touche gu�re.
Moins il y a de cr�atures, mieux cela vaut.
Mais plus vite vous trouverez ce boucher ou ce tailleur,
plus vite nous f�terons votre promotion.
Tenez-moi au courant.
Gorge tranch�e...
Diverses plaies...
Moelle �pini�re...
sectionn�e de gauche � droite...
Mort aux youpins !
Les caves... les �curies...
On le trouvera.
C'est les Juifs !
J'ai une grande nouvelle...
Dis-moi.
Si toi tu ne devines pas...
Pas de �a entre nous.
Le Dr Marbury dit...
Le Dr Marbury dit que je porte ton enfant.
"Mourir...
"Partir on ne sait ou...
"Se figer et pourrir..."
Un simple "Repose en paix" suffirait.
"Au sein de la vie nous sommes morts
"qui sera notre refuge si ce n'est Toi, O Seigneur
"toi que nos p�ch�s contrarient ?
"O Seigneur que ton nom soit sanctifi�
"O Seigneur tout-puissant"
Mesdames...
Inspecteur Abberline. Sergent Godley.
Nous enqu�tons sur les meurtres de Polly Nichols et Martha Tabram.
Il semblerait qu'elles �taient vos amies.
Des amies proches.
Nous avons besoin de votre aide.
Je sais rien.
Moi non plus.
Vous feriez mieux d'emb�ter McQueen.
L'�me de la bande.
Vous �tes pas pay�s pour savoir �a ?
Pourquoi pensez-vous que c'est lui ?
Vous me ferez rien dire.
Vous �tes Mary Kelly ?
Si vous refusez toutes de t�moigner contre McQueen,
je ne peux rien faire.
Voyons, inspecteur...
fort et beau comme vous l'�tes,
vous pouvez tout, si vous voulez.
Moi, je suis faible, j'y peux rien. Mais vous...
pourquoi �tes-vous si impuissant ?
C'est toi ?
Avant la mort de ma m�re.
En lrlande.
Quand tu es venue ici.
J'avais 8 ans.
Tout allait bien.
On crevait de faim...
mais au bon air.
Je r�fl�chissais...
On gagnera jamais assez pour contenter ces types
et manger � notre faim.
Tu as dit
que les hommes
qui ont emmen� Ann et son riche peintre...
Tu as dit qu'ils �taient ras�s de pr�s
et bien habill�s ?
Pas des voyous, alors ?
Pas comme ceux de Nichol Street.
Ils sortaient de l'ordinaire.
Peut-�tre des officiels.
Ou veux-tu en venir ?
On pourrait raconter �a aux journaux.
Leur vendre l'histoire.
"Qu'est-il arriv� � Ann Crook ?"
Ils cherchent toujours des poux au gouvernement.
C'est un myst�re, en plus.
Pas b�te. Qu'en penses-tu, Mary ?
On devrait en parler � l'inspecteur.
Mon cul !
Ils pourraient faire pire � Ann, s'en prendre � la petite.
Pire que ce qui l'attend � Whitechapel quand il lui poussera des seins ?
Je sais pas...
On devrait en parler � l'inspecteur.
Dieu que tu es jeune !
Quatre putains !
J'en �tais s�r.
Vous avez pay� que pour une.
Elles sont mes invit�es.
Je vais les recevoir, tes invit�es...
Dehors !
Foutez le camp, sales tra�n�es !
Quand vous aurez 4 pence,
revenez avec vos dames d'honneur,
Votre Altesse !
Ta gueule !
- On retourne au boulot ? - Restons ensemble.
On peut pas, tu sais bien.
Alors, �vitons Nichol Street.
- �a va, la t�te ? - Tr�s dr�le.
Je t'ai fait peur ?
Je te cherchais.
J'ai cherch� partout.
Tu me cherchais ?
Pas pour moi.
Pour mon ma�tre. Un monsieur tr�s bien.
Il m'a envoy� te chercher.
Ton ma�tre t'a envoy� me chercher ?
Arr�te.
Je suis dans la mis�re, mais je suis pas idiote.
C'est la v�rit� !
La pure v�rit� !
Il t'a vue. Tu lui as plu.
Ce soir, c'est toi et pas une autre.
Je dois te ramener � Hanover Street
ou il t'attend.
Tu es tr�s jolie.
Monte. Je t'emm�ne.
J'oubliais. Mon ma�tre t'offre un cadeau.
Tu aimes le raisin ?
Ton ma�tre doit �tre tr�s raffin�.
- Sacr�ment raffin� ! - Monte.
Je t'emm�ne.
On y est.
- Je suis comme une dame ! - Tu es une dame.
Ton bonhomme, il a des go�ts particuliers ?
L'ordinaire, je suppose.
Ce passage m�ne � la cour.
Mon ma�tre...
Il est calme. Il aime pas �tre d�rang�.
Dis-moi un peu...
Un aristo comme lui, combien il paye ?
Tiens. Deux florins.
�a me va !
Regarde-moi.
- Vas-y. - Au bout ?
Tout droit. Il y a une porte.
Est-il vrai qu'elle avait un bout de cuir dans la bouche ?
Non. Mais si �a vous tente, je serais ravi de vous en fourrer un.
Tuyautez-nous. Vous ferez la une.
C'est Annie.
Encore une des cinq.
Annie Chapman. Annie la brune.
Pour vous, c'est pas la bande de Nichol Street ?
Les agents ont trouv� un bout de cuir.
Peut-�tre d'un tablier de boucher.
Un tablier de boucher. Seigneur !
C'est peut-�tre un boucher, apr�s tout.
Je l'ai vue.
- Celle-ci ? - Cette nuit.
J'ai vu son visage.
Le cadavre !
On veut voir !
Typiquement londonien. D�bordant d'amour pour son prochain !
Pour une putain, en l'occurrence.
Il s'est encore surpass�.
Il a soigneusement dispos� les intestins
autour du cou et des �paules.
Je crois qu'il a pr�lev� d'autres organes.
Encore du raisin !
Pourquoi du raisin ?
Seules Polly et Annie ont eu droit � du raisin.
Elles seules ont �t� �visc�r�es avec un tel soin.
Ce n'est pas crapuleux.
C'est rituel.
Mais pourquoi du raisin ?
Pour les amadouer.
Je n'ai jamais compris cette tradition.
C'est pour le Passeur.
Celui qui transporte le corps au royaume des morts.
Si elle ne peut pas payer,
elle devra errer � jamais entre les deux mondes.
Il faut que je consulte un m�decin.
Vous �tes malade ?
Un chirurgien, plus exactement.
Le tueur a pr�lev� l'ut�rus
et ses annexes.
Il est fou.
Vous �tes perspicace.
Je n'aime pas le sarcasme, inspecteur.
Pardon, je disais �a comme �a.
Vous avez un chirurgien � votre disposition.
Notre l�giste ne l'est pas.
- Demande rejet�e. - Pourquoi ?
Vous contestez mes d�cisions ?
J'aimerais savoir pourquoi.
On lit d�j� trop d'absurdit�s dans la presse.
Si vous consultez des m�decins, ils vont �crire n'importe quoi.
Personne ne doit voir les corps.
Je vais avoir l'honneur
de vous pr�senter
un ph�nom�ne m�dical exceptionnel.
Jusqu'� la semaine derni�re, M. Joseph Merrick...
Pardon. M. John Merrick...
�tait exhib� dans une f�te foraine.
D�sormais nous le soignons � l'H�pital G�n�ral.
Et, gr�ce � votre g�n�rosit�,
nous allons pouvoir continuer.
Tournez.
Ce sera le dernier, Votre Altesse.
- Dr Ferral ? - Lui-m�me.
Inspecteur Abberline, de Whitechapel.
Seigneur ! L'enqu�te sur l'Eventreur, c'est �a ?
Epatant.
Vous tombez bien. Les bouchers ne manquent pas, ici.
Je vois.
Je suis certain
que vous pouvez m'aider dans cette affaire.
Vous �tes le meilleur chirurgien de Londres.
En quoi un chirurgien digne de ce nom serait-il concern� ?
Ce pays est envahi d'�trangers.
Des Orientaux...
Des Juifs...
Des socialistes qui tentent de d�stabiliser
notre monarchie.
Ce sont eux que vous devriez traquer.
Non ?
Vous �tes un peu perdu, ici ?
Le Dr Ferral est atteint du syndrome du chirurgien.
C'est-�-dire ?
L'insensibilit�.
Il sait tout de l'anatomie,
mais rien de l'�me.
Comment puis-je vous �tre utile ?
Pardonnez mon ignorance mais...
�tes-vous chirurgien ?
Je l'�tais.
J'ai eu une attaque c�r�brale il y a 6 mois.
Navr�.
Aujourd'hui,
je me borne � enseigner.
J'ai donc l'habitude de r�pondre � des questions.
Pouvez-vous me dire si vous connaissez... ce genre de couteau ?
�a ressemble au couteau de Liston.
Du nom d'un chirurgien de la guerre de Crim�e.
Faute d'anesth�siques,
il devait amputer tr�s rapidement.
Vous n'auriez pas le rapport d'autopsie ?
Si, je l'ai l�.
Puis-je ?
�a doit rester entre nous.
Bien s�r.
Personne n'a entendu leurs cris ?
Il les a �gorg�es avant.
Mais qu'est-ce qui a pu les d�tourner de la vue du couteau ?
Du raisin.
Il leur offre du raisin.
C'est all�chant.
Elles doivent se jeter dessus.
Et il leur offre un verre
pour faire glisser.
Coup� de laudanum.
Comment le savez-vous ?
J'ai trouv� une grappe de raisin sous chaque corps,
et leurs l�vres sentaient le laudanum.
Le laudanum est un d�riv� de l'opium.
Seul un m�decin ou un opiomane en reconna�trait l'odeur.
Depuis quand chassez-vous le dragon ?
Voil� pour les migraines...
L'opium d�min�ralise l'organisme. Je vous ai aussi prescrit un cordial
qui vous rendra l'app�tit.
Je suis idiot.
Je ne crois pas.
Loin s'en faut.
J'aurais d� savoir que vous �tiez M�decin de la Famille Royale.
Certes, c'est un honneur,
mais il est accord� � de nombreux m�decins.
Pour en revenir � notre ami...
Il tranche les gorges de gauche � droite. Donc il est droitier.
Il a d� traverser quatre �paisseurs de tissu
et 2 cm de graisse sous-cutan�e
puis...
p�n�trer la cavit� abdominale.
Le couteau de Liston n'e�t pas suffi.
Peut-�tre avait-il un n�cessaire d'amputation comme celui-ci.
Qu'en pensez-vous ?
Pourrait-il s'agir d'un homme instruit ?
Qui aurait des notions de m�decine mais...
ne serait pas chirurgien ?
Les intestins, c'est assez facile mais...
l'ut�rus ?
Le foie est difficile � rep�rer...
et il devait agir vite, dans l'obscurit�.
Je m'accrochais � l'espoir que ce...
ce monstre �tait un v�t�rinaire,
un fourreur ou...
un boucher tr�s savant.
Je dois reconna�tre qu'� votre place,
je rechercherais un expert en anatomie.
Une g�terie ?
J'avalerais la Tamise.
N'aie pas peur, ch�ri.
Ou en est la maladie de notre petit-fils ?
Aucune l�sion n'est apparue, Majest�.
Quelques troubles nerveux, un tremblement de la main droite.
Mais j'ai bon espoir,
le traitement agira.
Il nous semble beaucoup souffrir moralement.
Le mal influe-t-il sur ses �motions ?
Evidemment, son humeur est affect�e par...
le diagnostic.
Mais �a devrait s'am�liorer quand il aura repris des forces.
Vous �tes un vrai m�decin, Sir William.
Enti�rement d�vou� � la sant� de notre empire.
Nous vous en remercions.
Si c'est l'�bauche
d'une �toile � 5 branches...
Comme l'�toile juive !
Withers !
L'inspecteur parle. Vous faites quoi ?
J'�coute.
Cette zone...
est peut-�tre la prochaine branche.
Doublez les rondes dans ces rues.
Et ne vous int�ressez pas qu'aux Juifs et aux bouchers.
Interpellez tous les suspects.
M�me ceux qui pr�sentent bien.
Au passage, Withers...
l'�toile de David...
a 6 branches.
Tout le monde sur la br�che, mes amis !
Rompez !
Pourquoi m'as-tu fait venir ?
Vous avez dit qu'il y en avait encore trois � tuer.
J'en peux plus.
On en parle partout.
C'est dans les journaux.
Je suis qu'un pauvre bougre.
Pas un grand homme, comme vous.
Je sais plus ou j'en suis.
Allons, Netley...
Je vais te dire ou nous sommes.
Nous sommes dans les r�gions les plus extr�mes de l'esprit.
Un ab�me radieux
ou l'homme est face � lui-m�me.
Je comprends pas.
L'enfer, Netley.
Nous sommes en enfer.
D�sol�, inspecteur.
Elle est folle de moi, elle cache bien son jeu.
Vous dites que McQueen a tu� vos amies.
Alors, que faites-vous l� ?
Des femmes sont massacr�es dans votre secteur.
Vous �tes pas foutu d'agir.
- Et c'est moi qui prends. - On les surveille.
Faute de preuves, on les surveille.
- Que peut-on faire d'autre ? - Je t�moignerai.
Si vous nous prot�gez, moi et mes amies, je t�moignerai.
Sur quoi ?
McQueen m'a menac�e avec son couteau.
Non ?
Vous vouliez que je t�moigne.
Je me d�binerai pas.
C'est promis.
Si vous t�moignez, il fera 1 ou 2 ans de prison.
Mais ses hommes...
se vengeront sur vous et vos amies.
Pas question.
J'ai bon app�tit.
Un jour, je serai une grosse matrone
flanqu�e d'un tout petit mari.
Et d'une douzaine de ch�rubins.
�a vous para�t dr�le que je puisse faire une bonne m�re ?
Ce n'est pas ce que je voulais dire.
Vous serez une m�re merveilleuse.
Vraiment. Je vous vois.
Je vous vois dans une maison au bord de la mer,
entour�e d'enfants.
Je le vois tr�s clairement.
J'ai vraiment des visions.
S�rieux ?
Le sergent Godley appelle �a mes "intuitions".
De fait,
j'en ai eu une vous concernant.
Je vous inspire des visions ?
Quelles visions ?
R�fl�chissez bien.
En dehors de McQueen, en dehors de ces meurtres,
vous est-il arriv�,
� vous ou � une amie, quelque chose d'inhabituel ?
Ben Kidney ! La Police Secr�te. �a leur ressemble.
Que diable feraient-ils � Whitechapel ? Attendez...
Elle est d'origine irlandaise ? Ne cherchez plus.
Une rebelle irlandaise...
Voil� pourquoi ils s'en prennent � elle.
Ils s'en sont pris � Ann Crook,
qui fr�quentait un homme riche
dont elle a eu un enfant.
Un enfant qui a disparu ainsi que ses grands-parents.
Roulez !
On ne baise pas la Police Secr�te.
C'est elle qui vous baise.
J'ignore � quoi vous pensez et je ne veux pas le savoir.
M. Kidney veut me voir.
M. Kidney n'est pas l�.
Il ne repassera peut-�tre pas.
Il sera l� avant 11h. Il m'a dit d'attendre.
Ou allez-vous ?
Je dois l'attendre dans son bureau.
Et � quel �tage est son bureau ?
Je n'en sais rien, imb�cile, c'est la premi�re fois que je viens.
Il a dit que le planton m'introduirait.
Mais je serai ravi de poireauter ici, si vous d�sob�issez
� un ordre de Ben Kidney.
Deuxi�me � droite.
Orphelinat de Bishopsgate
Asile de Marylebone
Lib�rez l'lrlande !
Lib�rez l'lrlande !
Un peu de poudre...
un gros p�tard.
Vous avez vu quelqu'un ?
Je vous prie de m'excuser...
Un certain inspecteur Adderly vous attend.
Ces salauds sont venus.
Je les renifle.
Pas ensemble. Ce serait suspect.
Attendez-moi. Si elle est l�, vous irez la voir.
J'y vais avec vous.
Sinon je pr�viens les journaux.
Vraiment.
Certains troubles mentaux
n�cessitent l'ablation
de la partie ant�rieure du cerveau.
Son dossier indique qu'elle �tait violente
et repr�sentait une menace pour elle-m�me
et pour autrui.
Elle a de la famille ?
Elle est pupille de l'Etat.
- C'est faux ! - Ecoutez...
Vous �tes d�tenue pour enqu�te.
Vous la fermez. C'est clair ?
Pardon.
Que savez-vous d'autre ?
Seulement que c'�tait une d�sh�rit�e
qui vivait � Whitechapel.
J'aimerais l'interroger.
Vous n'en tirerez rien de sens�.
J'ai l'habitude.
Bonjour, Ann.
Je suis avec Mary Kelly.
Vous vous souvenez d'elle ?
Tu me connais.
Je suis ta meilleure amie.
Allez-vous-en...
On va retrouver Alice. Je m'occuperai d'elle.
Alice, je l'entends qui rit...
Je l'entends qui rit toute la journ�e.
Oui, ma ch�rie...
Et son p�re ?
Avez-vous vu son p�re ?
C'est un prince.
Un prince...
Et je suis une reine !
Comment saviez-vous qu'il �tait peintre ?
Ils nous embauchait comme mod�les.
Cela consiste en quoi...
"mod�le" ?
On restait immobiles pour qu'il puisse nous peindre.
Vous croyez que je suis n�e putain ?
"D�sh�rit�e", pardon. Pas putain.
L'Angleterre n'a pas de putains.
Seulement une foule de malheureuses.
Ann Crook...
et le peintre devinrent amants, c'est �a ?
Il l'a �pous�e.
Dans la jolie �glise catholique de Saint-Savior.
J'�tais t�moin.
Dans une �glise catholique...
Qu'ont-ils fait de la petite Alice ?
La Police Secr�te l'a mise � Bishopsgate ?
"Enfant trouv�."
Pourquoi ?
Quand je le saurai, je vous le dirai.
Emmenez-moi la voir.
Non. Pas encore.
Il faut que j'en sache plus.
Je vous promets...
je vous aiderai avec Alice. Mais pas encore.
Il faut me faire confiance. Du moins, un peu.
Je vous fais confiance.
Vous avez des enfants ?
Il y a un an...
Non, deux ans...
Pardon. Plus de deux ans.
Ma femme...
est d�c�d�e...
en accouchant de ce qui devait �tre un fils.
Je suis navr�e.
Je veux vous montrer des peintures.
Vous m'emmenez au mus�e ?
Pourquoi pas ?
Vous avez vu ce regard ?
�a lui a coup� le souffle.
Elle est effrayante.
Ces yeux froids...
On dirait un spectre.
Je vais vous en montrer un autre.
Vous le connaissez.
Sir William Gull.
Sir William ne re�oit pas.
C'est l'inspecteur Abberline. Il faut que je vous parle.
Il est souffrant. Il ne peut pas recevoir.
J'ai dit...
vous ne pouvez pas entrer.
Laissez, Dr Ferral. �a ne me d�range pas.
Qu'Anna nous apporte du th�.
J'aimerais pouvoir vous dire
que votre histoire est abracadabrante.
H�las, je ne peux pas.
Je sais que le prince a un penchant pour les d�sh�rit�es.
Et il est fort possible
qu'il ait eu recours � ce proc�d�
pour se m�nager secr�tement une vie priv�e.
Mais j'ai une bonne raison d'affirmer
que le prince Edward ne peut pas �tre l'Eventreur.
Laquelle ?
Si vous r�p�tez ce qui suit,
nos vies seront en danger.
J'esp�re que ce que je vais vous dire
vous d�tournera du r�el danger que vous courez.
Au point ou j'en suis.
Le prince Edward a la syphilis.
Un secret d'�tat peu reluisant, mais... capital.
C'est la preuve.
Je ne comprenais pas qu'il tue
les amies d'Ann Crook.
Surtout si sauvagement. Mais...
il ne fait pas que les tuer.
Il les ch�tie.
Il veut se venger. Vous voyez ?
Non, je ne vois pas.
Vos sp�culations sur son �tat mental,
si fond�es soient-elles,
ne tiennent pas compte de son inaptitude physique � commettre ces crimes.
Le mal est d�j� si avanc�
que les mains du prince tremblent.
Il est tr�s faible.
Or ces meurtres requi�rent une main s�re
et une grande vigueur.
Et vous oubliez l'essentiel.
Quoi qu'on puisse dire de lui, le prince ne conna�t rien � l'anatomie.
Qui est l� ?
Un pauvre candidat dans l'aveuglement,
qui vient de son propre gr�,
parfaitement pr�par�,
solliciter humblement son admission
aux myst�res et aux privil�ges.
Dans le danger et l'affliction,
� qui t'en remets-tu ?
A Dieu.
Comment a-t-il su, pour la d�sh�rit�e et son enfant ?
Il a cette ing�niosit� qu'on rencontre dans les classes moyennes.
Une intelligence rudimentaire mais efficace.
Dieu merci, ce n'est pas votre cas.
Dieu merci.
Prononce le serment solennel.
Ne jamais r�v�ler nos secrets
duss�-je...
avoir la gorge tranch�e,
la langue arrach�e
et �tre enterr� dans le sable
� une encablure du rivage.
Gull lui ferait des confidences ?
Il n'en est quand m�me pas l� ?
Il a encore un peu de raison.
Que le fr�re re�oive la lumi�re.
Un autre magnifique meurtre...
Craignez-moi...
Jack L'Eventreur.
- Des inepties. - Je suis d'accord.
Mais pourquoi persistez-vous � croire cette rouquine ?
C'est le genre de femme qui aime inventer des histoires.
Surtout sur les hommes.
C'est une putain. Une femme de...
"Une rose, sous un autre nom..."
C'est �a ?
Mon cher Fr�d�rick, croyez bien que je me r�jouis
de ce regain d'int�r�t pour le beau sexe.
Mais ne l'oubliez pas :
une telle femme vous fait �prouver ce qu'elle veut.
Arr�tez la bande de Nichol Street.
- Bien... - Ils ont forc� la porte.
On a re�u �a cet apr�s-midi.
"Ci-joint la moiti� d'un rein
"que je vous ai gard�e.
"J'ai fait cuire l'autre moiti� et l'ai mang�e. Un d�lice."
Nous exigeons que vous agissiez. D�s ce soir.
"De l'Enfer."
Au moins, l'adresse est exacte.
Pas possible. Tu es s�re que c'�tait lui ?
Je le connais. J'ai pos� deux fois pour lui.
J'�tais l�, toute nue, � le regarder peindre.
Il est rest� avec Ann plus d'un an...
Presque deux.
Ah, vous voil� !
Salut, les filles.
Je t'avais dit de m'attendre.
Je peux pas poireauter dans un pub sans boire un coup.
C'est cruel. Mais regardez qui j'ai rencontr�.
Vous vous rappelez Ada ?
Elle vient de France.
Elle est jolie, hein ?
Pas en public !
Laisse-nous. On doit parler � Liz.
Non, Ada, tu restes ou tu es.
Mary, commande � boire.
La bande est sous les verrous. Au moins pour une semaine.
C'est toujours �a.
Merci.
Et la petite Alice ?
Elle va bien. Nous irons la chercher quand tout �a sera fini.
"Nous" ?
Ecoutez...
Evitez les rues, le temps que je r�gle �a.
Combien de temps ?
Quelques jours.
Mettez-nous plut�t en prison,
nous n'avons rien pour manger ni nous loger.
Prenez �a.
Achetez � manger,
trouvez une chambre et restez-y.
Ne dites � personne ou vous �tes. M�me pas � moi.
Dans 3 jours, passez � la taverne. Je laisserai un message.
Ce n'est pas assez ?
J'aimerais vous montrer mon village.
C'est beau, l�-bas.
Au bord de la mer, comme dans votre vision.
Je le trouvais trop petit pour y passer ma vie mais...
je ne sais plus.
Vous croyez que c'est pour l'argent ?
C'�tait pas professionnel.
Je suis toujours une femme. Ils m'ont pas encore enlev� �a.
�a suffit !
Prenez au moins...
Pardon, inspecteur.
Encore un tour...
R�v�rence...
Et voil�.
Fais pas la pudique...
Elles s'en fichent.
J'ai pay� ton d�ner !
Arr�te de secouer la t�te !
J'ai besoin de me requinquer.
- Je reviens. - Fais pas l'idiote !
Passe-t'en, pour une nuit.
Je veux boire un coup.
Voil�. Registre des effectifs. Grenadiers de la Garde.
Lieutenant Benjamin Kidney.
Comme vous le soup�onniez.
Avant d'entrer dans la Police Secr�te,
Ben Kidney �tait grenadier de la Garde.
Il assistait, entre autres, le chirurgien du r�giment.
Je ne vous dirai qu'une chose :
assister un sp�cialiste, ce n'est pas la m�me chose
qu'op�rer soi-m�me.
Il faut faire le m�nage derri�re le prince.
Qui est charg� du sale travail ?
Vous vous prenez pour Othello.
Tout est suspect.
Et, comme ce Maure de trag�die, vos soup�ons vous perdront.
Ces femmes ne sont pas seulement r�duites au silence.
Elles sont massacr�es. Pourquoi Kidney ferait-il �a ?
Pour effrayer les gens et les d�tourner de l'essentiel.
Qui est ?
Pensez � ce qui est en jeu.
Le prince a �pous� Ann Crook, une roturi�re catholique.
Dans une �glise catholique.
Ils ont eu une enfant l�gitime qui est, de fait,
l'h�riti�re du tr�ne.
Ces femmes �taient l�.
Elles ont assist� � un �v�nement...
qui pourrait renverser l'empire.
Quand elle se met � boire, �a dure toute la nuit.
Elle sait que c'est dangereux.
Elle croit pas � ton histoire de prince.
Elle pense que tu fais ton int�ressante avec l'inspecteur.
Bonsoir...
Un probl�me, ma ch�re ?
Je vous ai pris pour un autre.
Soif ?
Toujours assoiff�e !
Connaissez-vous un endroit
ou nous pourrions aller pendant que mon cocher fait le guet ?
Par ici.
Suivez-moi.
C'est par l�.
Suivez-moi.
J'ai l�ch� mon raisin !
Qu'est-ce que tu regardes, Lipsky ?
Ferme-la !
J'entends quelqu'un...
Encore l'une d'elles ?
Egorg�e de la m�me fa�on ?
Il n'a pas termin�.
Elle n'en est pas moins morte.
�a ne l'aura pas satisfait.
Allez chercher une ambulance.
Au pas de course.
Tu pourrais �tre mort...
� l'heure qu'il est.
Mais �a ferait trop de bruit.
Oublie le radotage du vieux.
Trouve un bouc �missaire.
Sinon, les gens se demanderont bient�t :
"Qu'est-il arriv� � l'inspecteur Abberline ?"
D�p�chons-nous...
Il va faire jour.
As-tu un morceau de craie, Netley ?
De la craie ?
Ils en ont trouv� une autre � Mitre Square !
Joli travail, inspecteur !
Vous l'avez encourag� � frapper 2 fois !
Catherine Eddowes.
Il y a une phrase sur le mur.
Un peu plus bas. Allez voir.
"Les Juefs sont ceux qu'on ne bl�mera pas pour rien"...
C'est pas du Shakespeare, mais �a donne une id�e.
Prenez aussi le tablier.
C'est l'assassin qui a �crit �a.
Comment le savez-vous ?
J'�tais ici il y a 3/4 d'heure.
Cette maison est habit�e par des Juifs, n'est-ce pas ?
Je suis pr�t.
Rangez �a et d�guerpissez.
Effacez �a.
- Vous avez entendu. - Une pi�ce � conviction !
Ecoutez-moi.
Dans une heure, mille personnes fouineront par ici.
Si elles lisent ces mots, aucun Juif ne sera en s�curit�.
Nous aurons un bain de sang. Effacez �a !
C'est un homme instruit.
C'est l'�criture d'un homme instruit. Regardez.
J'ai vu.
Un homme instruit sait �crire "Juif".
J'ignore ce que �a signifie,
mais je suis s�r que les gens d'ici n'y sont pour rien.
Sergent, que deux agents
effacent �a.
Pourquoi le regardez-vous ?
Effacez �a !
Nos hommes l'ont d�j� lue. Le sergent l'a recopi�e.
Je n'oublierai jamais ces mots.
Vous ne faites que d�truire une pi�ce � conviction.
Je prends en main cette enqu�te
dans laquelle vous avez prouv� votre totale inefficacit�.
Et j'en ai assez !
Je vous rel�ve de vos fonctions.
L'inspecteur est mis � pied.
Tous ses pouvoirs lui sont retir�s.
Vous ne l'avez pas vue ?
Si elle passe, remettez-lui �a.
Une longue lettre !
Pour votre peine.
Cette lettre est confidentielle.
J'ai compris.
Qui est l� ?
Prononce le serment...
Ne jamais r�v�ler nos secrets...
Encore du raisin...
Pourquoi du raisin ?
Ce n'est pas crapuleux...
Il a encore un peu de raison...
Vous contestez mes d�cisions ?
C'est rituel...
HISTOIRE DES FRANCS-MA�ONS
"Et Jubelum dit :
"Que mon corps soit fendu par le milieu"...
Les "Juefs"...
C'est moi, Ada...
J'apporte de quoi d�ner.
Voleuse. J'ai besoin de cet argent.
J'ai juste pris de quoi nous acheter � manger. A toutes les deux.
C'est mal ?
C'est bien.
Tu es gentille, mais...
Jusqu'� ce que j'aie quitt� Londres, tu ne dois pas sortir.
Tu comprends ?
Je resterai avec Mary.
La belle Mary.
�a va, ma ch�rie. Tu ne me dois rien.
A notre festin.
Pardon de vous recevoir dans cette tenue...
Je suis en retard.
Puis-je finir de me pr�parer tandis que nous parlons ?
Je vous en prie.
Je voudrais que nous parlions des Francs-Ma�ons.
La disposition des pi�ces de monnaie aux pieds d'Annie la brune
ainsi que
les emplacements des corps...
forment une �toile � 5 branches.
Un symbole franc-ma�on, n'est-ce pas ?
Et la fa�on dont elles ont �t� tu�es, gorge tranch�e de gauche � droite...
ablation d'organes...
Ce sont des reproductions.
Des reproductions de quoi ?
Les "Juefs"...
qui ont tu� Hiram Abiff, p�re de la Ma�onnerie...
furent ex�cut�s ainsi.
C'est ce que dit le Grand Livre.
L'Eventreur ne fait pas
que tuer des prostitu�es.
Il ex�cute des tra�tres.
C'est un Ma�on qui accomplit une mission.
Je crains, inspecteur,
qu'on ne vous permette pas de l'arr�ter.
Je ne veux pas l'arr�ter.
Il lui reste une tra�tresse � tuer...
et je l'en emp�cherai.
Ils sont venus vous trouver,
vous, Ma�on loyal ?
Ils vous ont demand� de les aider � �touffer le mariage du prince ?
�a a commenc� comme �a.
Et vous avez d�couvert qu'il avait la syphilis.
Il va en mourir.
Voulez-vous visiter les h�pitaux ?
Vous �tes M�decin de la Reine...
responsable de la sant� de l'h�ritier du tr�ne.
Vous seul
aviez des raisons de penser que ces d�sh�rit�es,
ces putains,
ces...
tra�tresses...
avaient ruin� tous vos efforts.
Sous la peau de l'histoire...
courent les veines de Londres.
Ces symboles,
l'�querre,
l'�toile � 5 branches,
m�me un ignare
et un d�g�n�r� comme vous
peut sentir qu'ils d�bordent d'�nergie
et de sens.
Je suis ce sens.
Je suis cette �nergie.
Un jour...
avec le recul...
les hommes diront que j'ai donn� naissance au XXe si�cle.
Vous ne verrez pas le XXe si�cle.
Remontez sa manche.
Ne vous d�battez pas.
Ce sera plus douloureux.
Dr Gull ?
Vous nous d�criviez le coeur...
Le coeur...
est un muscle dense et robuste,
�quivalent organique de l'acajou,
r�put� difficile
� br�ler.
De la taille d'un poing,
il est le moteur de la circulation sanguine.
Il est constitu�
de 2 oreillettes, 2 ventricules
et 4 valvules.
C'est en fait
une pompe unique
alimentant un double circuit.
Chez l'adulte,
le coeur bat en moyenne 70 � 80 fois par minute.
Sa puissance est telle,
que si la plus grosse art�re, l'aorte,
est coup�e,
un jet de sang de 2 m�tres
est projet�.
Que le fr�re re�oive la lumi�re !
Debout.
N'entrez pas, c'est inutile.
Alors ?
Elle est en morceaux.
Sergent, laissez-le entrer.
- Laissez-le-moi ! - On va s'occuper de lui.
- Je le veux ! - C'est fini.
Il a fini. Vous avez ma parole.
Je me fous de votre parole !
Je vous abattrai tous autant que vous �tes !
Vous et vos fr�res de merde !
Ecoutez-moi.
Votre d�licate situation a �t� soigneusement examin�e.
Vous �tes r�int�gr�. Bien entendu...
vous serez promu.
�a ne sert � rien.
Ne faites pas de b�tises, inspecteur.
Vous serez tr�s �troitement
surveill�.
Vous �tiez ou quand c'est arriv� ?
Vous, vous �tes tranquilles. Mais nous ?
L'inspecteur Abberline est charg� de l'enqu�te.
Apportez-lui toute l'aide n�cessaire.
Vous �tes surveill�.
D�gagez le passage !
Faites circuler !
On peut commencer ?
Le corps est au milieu du lit...
�paules � plat,
axe du corps inclin� vers la droite.
Bras gauche le long du corps.
L'avant-bras pli� � angle droit,
repose sur l'abdomen.
Bras droit l�g�rement �cart� du corps.
Il repose sur le matelas, coude pli�,
avant-bras en supination.
Les doigts serr�s indiquent qu'elle est morte en luttant.
Un indice, inspecteur ?
Non, continuez.
Elle est pass�e au petit matin. En vitesse.
Elle a laiss� �a pour vous.
Vous m'avez demand� d'attendre.
Mais si je dois �tre tu�e, que ce soit dans mon village.
Je vais � l'orphelinat chercher Alice.
Je vous donne une adresse.
Nous vous attendons.
Je sais au fond de moi que nous pouvons vivre heureux
au bord de la mer, comme dans vos visions.
J'esp�re �tre bient�t avec vous.
Tendrement, Mary.
Nous sommes dans le d�sarroi, Lord Hallsham.
Nous avions charg� Sir William d'�carter une menace contre le tr�ne,
pas de se livrer � ces affreux rituels.
Evidemment, Majest�.
C'�tait... inattendu.
Mais il a rempli sa mission.
La menace est �cart�e.
A sa mani�re, Sir William a �t� loyal.
Nous lui en sommes reconnaissante.
La suite vous appartient, Lord Hallsham.
Nous ne voulons plus en entendre parler.
Chevalier d'Orient,
nous sommes r�unis, sous le Dieu d'Amour
et devant le Grand Architecte pour juger de cette affaire.
Tu es accus� de carnages qui ont mis notre Ordre en p�ril.
Tu es face � tes pairs, Ma�ons et docteurs...
Je n'ai pas de pairs, ici.
Nul homme parmi vous ne peut juger
le chef-d'oeuvre que j'ai forg�.
Vos rites sont des serments dont le sens vous �chappe
et que vous ne respectez pas.
Le Grand Architecte me parle.
Il est la balance sur laquelle mes actes sont pes�s et jug�s...
pas vous.
Chevalier d'Orient,
entends notre jugement.
Ils ne vous surveillent plus.
Vous pouvez aller la rejoindre.
Ils la croient morte.
Si je disparais ou si je change mes habitudes,
ils s'interrogeront.
Vous allez devenir
le vieil emmerdeur qu'on �vite, au pub,
quand il a trop bu et ressasse son amour perdu.
C'est �a, que vous voulez ?
Devenir un fant�me ?
Ce que je veux, c'est la retrouver.
S'ils soup�onnent qu'elle vit, ils n'�pargneront
ni leur argent ni leur peine...
Donc, je reste,
et je les surveille.
Viens ici, ch�rie.
J'arrive, maman.
Debout !
"Bonne nuit, doux prince..."
Adaptation : Thomas Murat
LOGO Sous-titrage Paris
FRENCH
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