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Gros Coup � Dodge City
Otto !
TRIBUNAL APTHORP
M. Habershaw.
- Arr�tez-le ! - M. Habershaw.
Arr�tez-le !
M. Habershaw.
Vous m'abandonnez maintenant, M. Habershaw ?
Henry Drummond.
Henry Drummond, reste ici.
Henry !
Ils sont l�.
Allez, reculez. Faites place.
JESSE BUFORD N�GOCIANT EN B�TAIL
M. Buford. Bonjour, M. Buford.
On a nos 200 b�tes � l'ext�rieur de la ville, �a y est.
- On a r�ussi. - Non.
- De quoi parlez-vous ? - On avait un accord.
Le b�tail devait �tre ici � midi tapant.
Mais il n'est que 12h30.
Un march� est un march�.
- M. Buford, s'il vous pla�t. - M. Buford.
- De gr�ce, M. Buford. - M. Buford.
- S'il vous pla�t, M. Buford. - M. Buford.
- M. Buford. - S'il vous pla�t, M. Buford.
Reculez.
Allez, reculez. Ecartez-vous.
Arr�tez. H�.
J'ai dit : "Reculez."
Place au jeu.
Il nous faut d'autres verres.
Hol�. Ho.
Hol�. Ho.
Allez, tout le monde descend. Tout le monde descend.
Que se passe-t-il ?
Allez, Sam. Dis-nous ce qui se passe.
- Ils jouent encore. - On le sait.
On veut savoir qui gagne.
- Sam. - Oh, Sam.
Toby. Tu as appris quelque chose ?
- Il dit rien. - Tu connais Sam.
- Sam, �coute. - Sam.
Y en a un qui perd gros, pas vrai, Sam ?
Que se passe-t-il, Sam ?
- Ils jouent. - Mais qui gagne ?
Si tu dis que c'est le vieux Buford, je ne te croirais pas.
Je n'ai rien dit � propos de Buford, de Tropp ou de Wilcox.
Dis quelque chose.
Selon toi, y a combien sur la table ?
�a me regarde pas.
Allez, Sam. C'est pas un secret, si ?
Aucune id�e. Je ne fais pas dans le secret.
Je tiens un h�tel.
J'ai r�v� ou l'un de vous a command� � boire ?
Non, pas moi, en tout cas.
- Sam. - Oui ?
Bonsoir, Doc.
Qui gagne ?
C'est Drummond.
La diligence part dans 10 minutes.
Salut, Sparrow.
Salut, Toby.
La diligence part dans 10 minutes pour Mirando, Hebbronville,
San Ignaba, Bustamante et tout le sud.
Oui, m'sieur, vous n'avez que 10 minutes.
Mirando, Hebbronville, San Ignaba, Bustamante et tout le sud.
Bonsoir, Doc. Laisse-lui sa chaise.
S�rieusement ?
Je savais que �a vous plairait.
- Bonsoir, Chester. - Bonsoir.
Un whisky.
Tout de suite, Doc.
Drummond a gagn� haut la main, l'an pass�.
Et l'ann�e d'avant aussi.
O� �tiez-vous ? �a vous ressemble pas de rater la f�te.
J'ai �t� dans les collines, chez les Hill.
Louisa a eu son b�b� ?
C'�tait une fausse alerte.
Je dois y retourner ce soir.
�a fait beaucoup de route pour un b�b�.
Leur jument est pleine, elle aussi. Je fais d'une pierre deux coups.
J'esp�re qu'elles mettront bas en m�me temps.
Vous serez l� pour la fin, car ils viennent de commencer.
- Charlie. - Oui, Doc ?
Il me faut un repas � emporter. Un sandwich.
A votre service.
- Drummond gagne ? - Oui.
Des nouvelles de McIntosh ?
Deux nouveaux b�b�s, une crue. C'est tout.
- Et toi ? Il gagne de combien ? - Difficile � dire.
Je jouerais pas avec Drummond m�me s'il faisait dos � un miroir.
Et m�me si j'avais l'argent.
Qu'en penses-tu, Sam ?
Je ne pense pas.
La diligence part pour Mirando, Hebbronville, San Ignaba, Bustamante.
Vas-y, Sparrow.
Et aussi Escobas, Randado, Guerra et Agua Nueva,
puis demi-tour et me revoil�.
Salut, Sparrow.
Montez, messieurs dames.
Dernier appel.
H�, Sparrow, accroche-toi aux r�nes.
Ouais.
- T'approche pas des falaises. - Montez tous.
- Les secoue pas trop. - Hue.
Au revoir, Sparrow. Au revoir, l'ami.
- Bonsoir, Doc. - Tate.
C'est une belle cal�che qu'a l� le vieux Ben Tropp.
En effet.
Ne se soucie-t-il donc pas de ce qu'on pourrait penser ?
Le croquemort le plus riche du Texas a le droit de rouler l�-dedans.
Mais quand on passe son temps � tenter de sauver les gens,
on roule dans un tas de ferraille.
Hue.
- H�, Sam. - Qui gagne ?
Allez, Sam. Qui gagne ?
H�, leur deuxi�me tonneau de bourbon.
- A ta place, on le dirait, Sam. - Oui.
Drummond ? Drummond gagne toujours ?
Dis-le-nous, pour l'amour du ciel. Dis quelque chose.
Comment �a se passe ? Allez, dis-nous.
Quoi, tu n'as pas une id�e de ?
- Meredith ? - Tout va bien, Mary.
Meredith, tu n'es pas cens� porter...
Le panneau indique un h�tel.
Je pr�sume que vous avez de quoi loger les voyageurs.
- Vous voulez dire, des chambres ? - Une pour nous trois.
C'est un h�tel d'�leveurs de b�tail. Pas une pension de famille.
Rien d'appropri� pour les femmes et les enfants.
N'importe quel genre d'h�bergement nous conviendra.
- Nous voyageons depuis des jours. - Nous sommes �puis�s.
Eh bien, � l'�tage, chambre n� 7.
C'est la seule chambre avec deux lits.
Le petit prendra le coffre � bois.
Sauf si vous voulez une chambre en plus pour 1 $ .
Un dollar de plus ?
J'aime bien dormir dans le coffre � bois, hein, maman ?
Une chambre, ce sera parfait.
- Pour combien de temps ? - Cette nuit.
Nous avons cass� deux rayons de notre roue.
- O� se trouve le forgeron ? - Au bout de la rue.
- Merci. - Merci infiniment.
H�. Attendez une minute.
Tiens, petit.
Mets �a dans le coffre, ce sera mieux.
- Dis merci au monsieur. - Merci.
Sam ? Sam.
Oui, M. Wilcox ?
- Trois mille. - Trois mille, bien, monsieur.
Trois mille. Voil�, monsieur.
Trois mille, M. Wilcox.
- Que se passe-t-il derri�re ? - Poker.
- Meredith. - Ce doit �tre une partie importante.
La plus importante, monsieur.
- Dans cette ville ? - Oui, monsieur, dans cette ville.
Y a pas partie plus importante entre ici et le Mississippi.
- Importante comment ? - Monsieur,
les cinq hommes les plus riches de la r�gion jouent tr�s gros.
- Cela a-t-il lieu souvent ? - Une fois par an.
Ils s'y pr�parent depuis douze mois.
Meredith, montons. Nous sommes tous �puis�s.
- Dans une minute, Mary. - Tout de suite.
- J'allais demander... - Je sais. Je sais.
- Qu'y a-t-il de mal ? - Tu le sais tr�s bien.
N'en parlons plus. Nous avons fort � faire.
- O� est l'urgence ? - Il faut aller chez le forgeron.
On a tout le temps pour �a.
Il faut nous laver et se soucier du repas.
- Rien ne presse, on dort ici ce soir. - Meredith, je...
- Voyons, Mary. - Voyons, Meredith.
Qui gagne, M. Habershaw ?
M. Habershaw ?
- Qu'est-ce qu'on vous sert ? - Qui gagne, M. Habershaw ?
Encore un peu de ce remontant.
Vous quittez la partie ?
- Je ne fais que me d�gourdir. - Drummond est bien en t�te, hein ?
Il est en t�te. Mais pas de beaucoup.
La partie ne fait que commencer, n'est-ce pas ?
C'est exact.
Le forgeron est au bout de la rue.
Mais de quel c�t� ?
A l'ouest. Tournez � droite une fois au bout.
Merci, merci infiniment. Monsieur.
A votre sant�, monsieur.
Ainsi qu'� la reine et au petit valet.
Merci, monsieur.
Je pr�sume que vous faites partie des joueurs de poker, n'est-ce pas ?
- Vous pr�sumez bien. - Est-ce une partie priv�e ?
Je veux dire, autoriseriez-vous
un �tranger de passage � vous regarder jouer ?
- Meredith. - J'ai dit, regarder.
Si on ne joue pas, on n'entre pas, pas vrai, M. Habershaw ?
Meredith.
Jackie ? Jackie, viens ici.
Jackie, qu'est-ce que tu as fait ?
Meredith, nous devons aller chez le forgeron.
Il nous faut repartir demain.
Cette roue va n�cessiter beaucoup de travail.
Tout ce que je demande, c'est d'�tre autoris� �... Mary.
Mary, �coute, je veux simplement regarder.
Tu ne vas pas me priver de �a aussi.
- Je n'aurai pas d'ennuis. - Je n'ai jamais dit que...
Emm�ne Jackie avec toi chez le forgeron.
Laisse-moi regarder la partie jusqu'� ton retour.
- Meredith, tu sais bien que... - C'est le destin, Mary.
Une chance d'assister � une partie au milieu de nulle part.
Dieu me donne une derni�re chance d'assister � une partie de cartes.
Il n'y aura pas de cartes, � la ferme.
Je t'ai donn� ma parole. Accorde-moi ce dernier plaisir.
Je ne briserai pas ma promesse en regardant.
Tu as entendu, les spectateurs ne sont pas admis.
S'agit-il d'une r�gle absolue ?
Si je l'autorise, vous pourrez regarder.
- Mais si madame refuse que... - Tu vois.
�a d�pend de toi, Mary.
Le forgeron en aura peut-�tre pour longtemps...
Rien que 15 minutes et je te rejoins l�-bas.
Je te le jure, Mary.
Oh, Meredith.
Jackie, tu restes ici.
Tu ne le quittes pas d'une semelle.
- Et garde-le � l'�il. - Oh, non, Mary.
Hue.
Cela pose-t-il probl�me si ?
Et nous, alors ?
Je reprends.
H�, qui est-ce ?
Des amis � moi.
Des amis ? Que diable font-ils ici ?
- J'ai donn� mon accord. - Tu connais les r�gles.
- Oui. - Personne ne peut...
J'ai dit qu'ils pouvaient regarder.
Coupe.
Cinq cartes, mise de d�part de 25 $ .
Vous appr�ciez le poker, monsieur ?
- Monsieur ? - Quoi ?
Oh, oui, on peut dire �a comme �a.
La dame vous a fait renoncer ?
On en a discut�, mais c'�tait ma d�cision.
C'est toi qui ouvres, Otto.
Vingt-cinq dollars.
J'aimerais bien voir ma femme me demander d'arr�ter.
Oh, je n'ai pas dit que...
Vous voyez Genevieve me demander
de me priver d'une agr�able petite partie de cartes ?
25 et 50 de plus.
Depuis quand n'as-tu pas vu ta femme, Denny ?
Je ne sais pas. Deux, peut-�tre trois mois.
Tu ne t'occupes pas tellement de ta petite Genevieve, hein ?
- Tu as bien raison. - Pourquoi s'en occuperait-il ?
Un homme qui se laisse �pouser devient in�vitablement stupide.
Denny refuse simplement d'�tre stupide.
Donc, il ne voit pas sa femme.
De sages paroles venant du c�libataire endurci.
Endurci, et plut�t deux fois qu'une. Je d�teste les femmes.
Je te crois. Tu en as enterr� plus d'une.
Pour s�r. Je les ai remises � leur place.
- Des cartes, Otto ? - Allez !
Tu es press�, Tropp. Tu as peur que je t'enterre ?
Vous avez compris ? Je vais l'enterrer, alors qu'il est...
On a compris.
- Deux cartes. - Trois.
Trois.
O� allez-vous ?
San Antonio. San Antone.
Une.
Texas.
Une, et le donneur en prend trois.
San Antone, hein ?
San Antone, Texas.
Oh, �a fait une trotte.
- Cinquante dollars. - Je te suis.
On a achet� de quoi faire quelques cultures.
Et 50. Rien de tel que de cultiver un peu la terre.
Oui.
Je veux dire que ce n'est pas tr�s grand.
Il s'agit d'un joli petit bout de terrain en dehors de San Antone.
- Quelle superficie ? - Quarante acres.
Quarante acres ?
Pour y faire pousser quoi ? Des fleurs ?
Ecoutez-moi bien.
Je me muscle le dos depuis un an
en vue de cette partie, et que se passe-t-il ?
Je joue au poker ? Oh �a, non.
Je parle de la culture des fleurs � San Antone au Texas.
Jouons, messieurs. Je mise 100 $ .
Vous savez ce que j'ai quitt� pour �a ?
- Un million de dollars. - Non, encore plus que �a.
Bien plus � mes yeux, M. L'avocat � la langue bien pendue.
Ma fille Ceely devait se marier.
- Ceely ? - C'est exact.
Quand Tropp est pass� me prendre, elle se mariait.
Ils attendent mon retour pour terminer la c�r�monie.
- Tu es parti en plein mariage ? - Oui.
Je n'ai jamais �t� en retard en 16 ans,
et �a ne va pas commencer maintenant, mariage ou pas.
Je les avais pr�venus qu'il ne fallait pas tra�ner.
Le mari� a �t� retenu par la crue � Baker Flats,
donc le mariage a eu du retard.
Je l'avais dit : "A l'arriv�e de Tropp
et Habershaw, je pars, que Ceely soit mari�e ou pas."
Voil� ce que repr�sente cette partie � mes yeux.
Cela vous ennuie qu'on fasse ce pour quoi j'ai abandonn� ma fille ?
Cela vous ennuie que nous jouions aux cartes ?
Je viens de relancer de 100 $ .
Ce n'est pas tr�s gentil de faire �a � ta fille.
Regardez qui me baratine sur le fait d'�tre gentil :
Celui qui prend 30% ou c'est la saisie,
M. Jesse Buford en personne.
Ne me donne pas de le�on de cat�chisme sur la gentillesse.
Concentre-toi sur le jeu.
Tu suis ou pas ?
Ces 300 dollars signifient que j'ai une bonne main.
C'est beaucoup d'argent, je me couche.
Et j'en ai bien plus encore. Je ne viens pas pour des prunes.
Place � la mise.
C'est toi qui l'as dit.
Et de cinq.
Bats donc trois deux.
Un full les bat, il me semble.
Vous �tes le sp�cialiste, M. Wilcox.
Selon M. Hoyle, un full bat un brelan.
- C'est ce qu'on dit. - Il me semblait bien.
Tu as une veine de pendu.
Oh, non, Henry, ce n'est pas de la chance, mais du talent.
C'est �a.
- Excusez-moi. - Oui ? Que voulez-vous ?
- Vous misez 100 $ sur trois deux ? - Je mise comme je l'entends.
- Est-ce une partie priv�e ? - Que voulez-vous dire ?
Eh bien, peut-on rejoindre la partie ?
- Papa. - Silence.
- Rejoindre la partie, hein ? - Eh bien...
- Nous avons une r�gle � ce sujet. - Laquelle ?
Il faut pouvoir payer le droit d'entr�e.
- A combien s'�l�ve-t-il ? - Mille dollars.
Cash. A toi de donner, Otto.
Vingt-cinq dollars, poker ferm�. Coupe.
- J'ai la somme. - Papa, non.
- Qu'avez-vous dit ? - J'ai les 1 000 $ .
Allez les chercher.
- Tout de suite. - Papa.
- Ne prends pas cet argent. - Ne t'inqui�te pas.
Ta maman est au courant. Je lui en ai parl�.
Je ne prends pas l'argent, je ne fais que l'emprunter.
Papa.
Papa.
Papa, non.
Sam.
Vous avez une boisson d'homme ? De la salsepareille ?
- Bien s�r. - Servez-en � ce jeune homme.
Dans une chope de bi�re.
Que dis-tu de �a, Jackie ? Dans une chope de bi�re.
Approche-toi du bar et bois un verre.
Gardez un �il sur lui, je reviens tout de suite.
Approche, jeune homme.
- Sam, puis-je avoir des jetons ? - Compte l'argent, Sam.
- Mille dollars. C'est bon. - Donne-lui ses jetons.
Je vous remercie, Sam. Viens, fiston.
Je parie que sa femme a refus� de lui donner l'argent.
Vous l'avez pay�e.
- On ne mise que ce dont on dispose. - Tr�s bien.
- Selon les r�gles de l'Ouest. - A savoir ?
A savoir que si vous ne pouvez suivre la mise, c'est fini.
Vous partez et laissez votre argent sur la table.
- C'est dur. - C'est ainsi que nous jouons.
�a me convient.
Alors, � vous de donner, monsieur.
�a faisait longtemps.
�a fait du bien.
H�, fiston.
Tu veux regarder ?
Viens regarder papa nous acheter 40 acres de plus � San Antone, Texas.
Il y en a encore pour longtemps ?
- Pardon, madame. Quoi ? - Il y en a encore pour longtemps ?
Ce n'est pas aussi simple que vous le croyez.
Vous voulez repartir ? Alors, laissez-moi faire mon travail.
Je vous en remercie.
Le plaisir est pour moi, madame.
- Je me couche. - Je passe.
Moi aussi.
Deux cents dollars.
Battez donc trois dix.
Si j'avais un bon jeu...
Attendez d'en avoir un. Pourquoi miser quand on a rien ?
- Puis-je ? - Je vous en prie.
- Papa. - Va te chercher un autre verre.
Papa, quand vas-tu t'arr�ter ?
Tu n'en as pas assez de tra�ner ici ?
- Monte te reposer. - H�, petit ?
Viens donc t'asseoir � c�t� de moi.
Tu n'apprendras rien en regardant ton papa.
Je comprends pourquoi votre femme vous a forc� � arr�ter.
A vous de donner.
- A quand un nouveau jeu de cartes ? - Quand le donneur le demande.
- Papa. - Tu veux bien te taire ?
C'est une question de moyennes.
- La chance va finir par tourner. - J'ai d�j� entendu �a.
Il est dr�lement habile de ses mains, hein ? Il bat les cartes avec classe.
Oui, aussi bien que feu ma grand-m�re.
Oh, c'est un v�ritable expert.
N'est-ce pas agr�able de voir un artiste manipuler le carton ?
Il s'est entra�n�, �a se voit.
Oh, il faut sacr�ment s'entra�ner pour perdre comme il le fait.
Mise de d�part � 25 dollars, cinq cartes.
- Otto ? - Je suis.
Vous �tes-vous bien servi ?
Il s'est donn� une belle main, cette fois.
Je parie qu'il s'est donn� deux jolis petits deux.
- A toi, Ben. Vas-y. - Soixante-quinze dollars.
- Je suis. - Je suis.
- Je suis. - Je suis.
Le donneur suit. Cartes ?
Deux.
Trois.
Une.
Deux.
Eh bien, �coutez, je vais prendre une seule carte.
Quatre cartes peuvent faire mon bonheur. L'une de celles-ci m'ira tr�s bien.
Et vous, monsieur ?
Oh, je crois que je suis servi.
Eh bien, �a alors !
Il s'est bien servi.
Bien s�r. Il a dit qu'il le ferait.
Attention, les gars. Il pourrait avoir cinq deux.
Deux cents dollars.
Qu'y a-t-il ? Il ne fait pas si chaud.
Bien s�r qu'il fait chaud. Mais seulement si on a quatre as.
Impossible. C'est moi qui les ai.
Impossible. J'en ai trois.
Bien, je suis les 200 $ .
Et je relance de 200.
On en est donc � 400 $ .
Et vous savez quoi ?
Vous n'avez pas de quoi rester dans la partie.
Vous connaissez les r�gles.
On a dit, celles de l'Ouest.
Garde mes cartes, je reviens. Ne les montre � personne.
- H�, attendez une minute. - Pas si vite.
H�, attendez.
On ne s'en va pas en plein milieu de la partie.
Du moment que les cartes restent ici, tout va bien.
Heureusement que ta maman n'est pas l�, petit.
Elle lui donnerait une bonne racl�e.
Que fait maman quand papa perd tout votre argent ?
Elle lui en met une, comme une bonne petite femme ?
Qui est le plus fort, maman ou papa ?
Et qui porte la culotte ?
H�, attends, petit, o� vas-tu ?
H�, petit, reviens ici.
Que fais-tu l� ?
- Quelqu'un a vu mes cartes ? - Non, papa.
Sam.
Comptez.
Mille.
Deux mille.
- Trois mille dollars. - Non, papa.
Silence. Alors ?
Donne-lui des jetons.
Un.
Deux.
Trois mille.
Vous ne comptez pas ?
Tu es s�r que personne n'a vu mon jeu ?
C'est bien, mon gar�on. A pr�sent, allons gagner.
Je vous suis, messieurs.
Il vient de s'acheter pour 3 000 $ de jetons.
Sam.
Ainsi, le grand joueur de San Antone pense avoir une belle main, hein ?
Eh bien, j'ai un scoop pour lui. Moi aussi, j'en ai une.
Tout comme moi.
- Moi aussi. - Pareil.
- Je vous suis. - Sam !
Apporte ta caisse de jetons.
- La caisse ? - Tu as bien compris.
Vous aurez bien besoin de ces 3 000 $ pour rester dans la partie.
Jusqu'au dernier cent. On en est � 400 $ de mise.
Quatre cents, je relance de deux.
Et moi, de deux.
Je suis.
Je vous suis et je relance de deux cents de plus.
Je vous suis et relance de 300. Henry, s'il te pla�t.
Je relance de 300.
On en est � 1 000 $, monsieur.
- Tenez, c'est bien �a ? - Oui. Merci.
Merci.
- Pardon pour l'attente. - Vous avez bien travaill�.
Sans me vanter, vous pouviez pas trouver mieux.
- Pas pour 2 $ . - Je n'en doute pas.
- Bonne chance, madame. - Merci.
Tout ce que je sais, c'est qu'il a achet� pour 4 000 $...
- Oui, madame ? - Merci.
Avez-vous vu mon mari et mon fils ?
Je...
Non, madame.
- Vous croyez qu'ils sont � l'�tage ? - C'est possible, madame.
Je ne sais pas exactement.
Merci.
Pardon de vous d�ranger � nouveau. Pourriez-vous m'ouvrir ?
- Mon mari doit avoir la cl�. - Bien s�r, madame.
Il est toujours dans l'arri�re-salle.
Ils jouent au poker.
Monsieur.
Vous m'avez entendu, monsieur ?
Monsieur ?
Vous �tes distrait, je crois.
J'ai dit que si vous vouliez rester
dans la partie, vous avez int�r�t � aller chercher 420 $ l�-haut.
- C'est injuste. - Qu'est-ce qui est injuste ?
Cette r�gle qui emp�che de quitter la table.
C'est la r�gle, monsieur. C'est la r�gle.
Nous vous avions pr�venu.
Alors, vous montez ?
- Il n'y a plus d'argent, l�-haut. - Quel dommage.
- A toi de parler, Tropp. - Attendez.
Vous ne pouvez pas m'exclure ainsi.
Ecoutez, monsieur.
La premi�re r�gle du poker,
que vous jouiez selon les r�gles de l'Ouest
ou celles du p�le Nord, c'est suivre ou la fermer.
Vous pourriez me faire cr�dit.
- Meredith. - Maman.
- Va-t'en. - Ecoutez.
- Les femmes ne sont pas admises ici. - Ecoutez, j'ai... ceci.
Entendu, je vous en donne 100 $ . Il vous faut encore 320 $ .
Pour l'amour du ciel, que fais-tu ?
J'ai dit que les femmes n'�taient pas admises ici.
- La ferme ! - C'est une femme.
- La ferme. - C'est une montre en or.
- Elle vaut plus de 100 $ . - Non.
Un instant.
Mary, �coute-moi. Ce n'est pas ce que tu crois.
On a une chance de gagner plus d'argent que tu n'imagines.
Tout notre argent est sur la table ? Jusqu'au dernier cent ?
Je sais ce que je fais. Je ne peux pas perdre.
Fais-moi confiance, cette fois-ci.
- Nos 4 000 $ ? - Je ne les ai pas perdus.
Je les investis, je suis encore dans la partie.
Mary, �coute-moi.
J'ai une main qui n'arrive qu'une fois dans une vie.
Tu m'entends ? Une fois. Tu dois me faire confiance.
Te faire confiance ?
Combien de fois t'ai-je d�j� fait confiance ?
Combien de fois, combien de jours et d'ann�es
t'ai-je fais confiance et ai-je pleur�
pendant que tu �tais certain de ne pas perdre ?
Mais tu perdais. Tu as perdu jusqu'� en �tre malade.
Tu as jur� sur ce qu'il y a de plus sacr� que tu ne jouerais plus.
Je t'ai cru et regarde-nous.
Tu as dilapid� tout ce que nous poss�dions.
Mis � part le chariot et les chevaux.
Je vais gagner cette, fois-ci. Si seulement je...
Je vous vends mon attelage pour 500 $ .
- Meredith. - Vous avez entendu ?
Meredith, quoi que tu fasses, ne...
J'ai un chariot et des chevaux.
J'ai 11 chariots. Et deux ou trois cents chevaux.
Tu as besoin d'un attelage, Ben ?
Jesse ? Denny ?
- Otto ? - Vous m'avez entendu ?
Je suis pr�t � vendre � perte un attelage neuf.
C'est une affaire, oui.
Mais seulement si on en a besoin.
Mais c'est un attelage tout neuf. On l'a achet�...
Meredith.
Meredith.
Sam, Sam. Toby, Pete, quelqu'un.
Ce n'est pas une bonne id�e de le d�placer, madame.
Allez chercher Doc Scully. Vite !
- Allez le chercher. - Toby.
Qu'est-ce que tu as, papa ?
Jackie, cours me chercher ses pilules.
Tu vois lesquelles ? D�p�che-toi.
Peut-on lui apporter un verre d'eau ?
- Tout de suite, madame. - Tout le monde dehors.
Sortez. Laissez-le respirer.
H�, Doc. On a besoin de vous.
C'est une urgence.
J'arrive.
J'arrive.
- H�, Doc, ouvrez. - Venez vite.
On a besoin de votre aide.
On a besoin de vous, Doc.
On nous a envoy�s vous chercher.
C'est une urgence, Doc. Descendez.
Ouvrez cette porte.
- Venez, Doc. - La porte est ouverte.
Prenez votre sacoche.
C'est une urgence, une vraie. Un homme...
Il est en train de mourir. Venez avec nous.
- Attendez. Qui est mourant ? - Un �tranger est arriv� en ville.
Il a rejoint la partie. Il joue.
Et voil� qu'il s'�croule.
Et on nous a envoy�s vous chercher.
Bon. Du calme, du calme. Reprenons depuis le d�but.
Eh bien, c'est ce type, vous voyez ?
Il est arriv� avec sa femme et son gosse.
Tiens, maman.
Oh, s'il vous pla�t.
- Combien, madame ? - Une seule.
- Quelqu'un a apport� l'eau ? - Au diable l'eau.
Pardonnez mon langage, madame.
Buvez, monsieur.
- Allez-y, buvez. - Il ne boit jamais d'alcool.
- Tant pis pour lui. - Mary.
Tu...
Oh, ch�ri, que veux-tu que je fasse ?
- Tu... - Le docteur est ici.
Venez, il est l�. Laissez-le passer.
Par ici, Doc.
Madame, faites place.
S'il vous pla�t.
Qu'est-ce que c'est ?
C'est pour le c�ur ?
Combien de fois lui est-ce arriv� ?
Madame, je n'ai pas de temps � perdre.
R�pondez � mes questions, et vite.
Combien de fois est-ce arriv� � votre mari ?
Une seule fois.
Il ne respire pas tr�s bien, n'est-ce pas ?
J'ai besoin d'un coup de main.
Sam, o� est le lit le plus proche ? A part � l'�tage.
Il n'y a rien, en bas.
La cuisine. Fais de la place.
- Oui. - Doucement, bande de brutes.
Allez, tout le monde au bar.
Y a � boire. Venez. C'est fini.
- Allez. - Meredith.
- Une minute. - Meredith.
Je pr�f�rerais que vous n'entriez pas.
Je suis sa femme.
Vous �tes la derni�re personne que je veux ici.
Soyez raisonnable et �coutez-moi. Vous le verrez d�s que possible.
Vous deux, restez. Vous m'aiderez.
Qu'allez-vous faire ?
Mon possible, madame. Je vous en fais la promesse.
- Doc. - Quoi ?
- J'ai une question. - Eh bien, je vous �coute.
Sera-t-il capable de terminer la partie ?
Henry Drummond, pour l'amour de...
Je demandais, c'est tout.
Comment pouvez-vous �tre aussi vil ?
Ecoutez, madame, vous avez des probl�mes, c'est s�r.
J'en suis navr�, mais j'ai des probl�mes, moi aussi.
- Je viens de loin pour jouer. - Je suis d'accord avec toi, Henry.
Nom d'un chien.
D'accord, un homme est malade.
Qu'est-ce que je peux y faire ? Rien.
Mais j'ai une fille qui attend le retour de son papa
pour se marier.
Et je peux faire quelque chose pour �a, terminer la partie.
J'en ai assez de t'entendre dire ce que tu as abandonn� pour venir.
Le mariage de ma fille, voil� ce que j'ai laiss�.
J'ai abandonn� la vie d'un homme.
Tu as abandonn� quoi ?
Je d�fendais Owney Price pour un vol de chevaux.
J'allais plaider devant le jury
quand Benny a fait irruption dans le tribunal.
Je vous avais jur� de le suivre d�s qu'il d�barquerait.
Ai-je laiss� mon devoir d'avocat me barrer la route ?
Non.
J'ai quitt� le tribunal quand Tropp est arriv�.
J'ai laiss� Owney risquer la corde, en quittant ce tribunal.
Voil� ce que j'ai fait pour venir jouer au poker.
Mais je ne vais compl�tement faillir � mon statut d'�tre humain.
Je ne privil�gie pas une partie de poker
quand le mari de cette dame est en train d'agoniser.
Disons que c'est ce qui nous rend si diff�rents, toi et moi.
Cet homme va mourir. On ne peut rien y faire.
C'est pourquoi j'ai l'intention de terminer cette partie.
Et s'il n'est pas l� pour la terminer...
Que se passera-t-il ?
Dis-le-lui, Denny.
- Nous devons respecter les r�gles. - Quelles r�gles ?
Il perd son argent, par d�faut.
Mais c'est tout ce que nous poss�dons.
Madame, votre mari n'a pas pris cela en consid�ration.
Pourquoi le ferais-je ?
Entrez, madame.
- Comment va-t-il ? - Entrez.
Meredith.
- Mary. - Ch�ri.
Mary, tu...
- Mary, tu... - Chut, ne dis rien.
- Mary, tu... - Je t'en prie.
Tu...
Qu'essaye-t-il de dire ?
Je ne suis pas s�r.
Il vous demande de jouer pour lui.
Il veut que je joue � sa place ?
Madame, vous devriez sortir, � pr�sent.
Comment joue-t-on � ce jeu ?
Qu'avez-vous dit ?
Comment joue-t-on � ce jeu ?
Quoi ? Vous ne connaissez pas les r�gles ?
Je n'ai jamais jou� aux cartes.
- Sam. - Oui ? Comment va-t-il ?
Ton volet qui sert � porter les ivrognes.
Oui.
- Il va bien ? - Aucune �volution, madame.
Que faites-vous ?
Le premier h�pital est loin d'ici.
La meilleure solution, c'est de l'emmener chez moi.
- Doucement. - Ch�ri. Ch�ri.
Inutile de discuter, madame.
- Avancez, avancez. - Attendez une minute.
Je regrette, mais je dois l'emmener chez moi.
- Papa. - Avancez.
Papa.
Ne faites pas attention au petit.
Jackie, Jackie.
- Va avec ton p�re. - Non.
Tr�s bien, dans ce cas, assieds-toi ici.
Je n'ai pas d'autre choix que de jouer � la place de mon mari.
Pardon ?
Cet argent repr�sente 10 ann�es de privations et d'�conomies.
Il repr�sente notre nouvelle maison � San Antonio.
Et il repr�sente nos r�ves d'offrir un avenir d�cent � notre fils.
Je dois le pr�server.
Vous n'avez pas le choix non plus.
Et que devons-nous faire ?
Vous devez m'apprendre � jouer.
Je vous avais pr�venus.
Mais il faut des ann�es pour...
Inutile d'en dire plus. C'est de la pure folie.
- Sers-m'en un, Otto. - Les femmes !
Qu'on la fasse sortir d'ici.
- Attends, Ben. - Pourquoi ?
Attends.
Je peux lui expliquer assez de choses et satisfaire tout le monde.
Mais comment diable vas-tu pouvoir me satisfaire ?
Ecoutez-moi attentivement.
Oui ?
Voil�.
Nous avons tous des cartes en main.
Et chacun de nous pense avoir de meilleures cartes
que les autres.
- Vous me suivez, madame ? - Oui.
Chacun de nous est tellement s�r d'avoir la meilleure main
qu'il est pr�t � miser dessus.
C'est le principe du jeu, madame.
Si vous misez, c'est que vous avez la meilleure main.
Je comprends.
Et vous misez de l'argent.
M. Drummond a raison.
J'ai 3 500 $ sur la table qui pr�tendent que j'ai la meilleure main.
M. Drummond a �galement 3 500 $ qui veulent dire la m�me chose.
Tout comme M. Tropp, M. Buford et M. Wilcox.
Tout le monde � cette table parie 3 500 $
qu'il a la meilleure main.
Eh bien, poursuivez.
Tout le monde, except� votre mari.
C'est tout le probl�me.
Votre mari n'a pu miser que 3 000 $ .
Il doit en trouver 500 de plus pour rester
dans la partie, sinon il doit tirer sa r�v�rence.
Ai-je �t� suffisamment clair ?
Oh, parfaitement clair, Monsieur ?
Habershaw, madame. M. Otto Habershaw.
Tu as omis de pr�ciser une chose, M. Habershaw.
Dis-lui ce qui se passera m�me s'il trouve ces 500 dollars.
Dis-lui que �a ne suffira pas.
Car cette cagnotte va augmenter, encore et encore.
Je te le garantis.
Il a raison, madame.
Et je m'appelle Drummond.
M. Henry P.G. Drummond.
Mon mari a propos� de vous vendre sa montre et sa cha�ne en or.
Je l'ai entendu.
Peut-�tre m'avez-vous entendu dire, par g�n�rosit�,
que je lui en donnerais 100 $ .
Il a �galement propos� notre attelage.
Ah, l'un d'entre vous a-t-il envie d'un attelage ?
Et �a se prend pour de galants gentlemen.
Oui, le dimanche. Or on est vendredi et on joue au poker.
Donc, si vous voulez jouer, suivez de 500 $ .
Ecoute, Henry. Inutile d'insulter la dame.
Oh, voil� que tu voles � sa rescousse sur ton fier destrier.
Uniquement parce que tu as quelques id�es derri�re la t�te
pour toi et la petite dame...
- Henry... - Je t'en prie.
Je te connais, alors ne me fais pas la le�on.
Je viens ici pour jouer au poker.
Pas pour t'entendre jouer les beaux parleurs.
Je ne suis pas venu pour t'�couter dire des horreurs.
Du calme. Attendez un peu.
Nous ne venons pas assister � un combat de chiens.
Revenons � nos moutons.
Dis-leur, Denny.
C'est tr�s simple.
Soit vous avez 500 $ pour continuer la partie,
soit vous n'avez pas ces 500 $ .
On voudrait rentrer avant la saison des pluies.
Oui.
Et une reconnaissance de dette ?
Madame, pour obtenir un cr�dit, vous allez devoir
montrer une sacr�e preuve de garantie.
Y a-t-il une banque ici ?
- Vous pouvez r�p�ter ? - Y a-t-il une banque ici ?
La Banque des Eleveurs et N�gociants, juste en face.
- Viens, Jackie. - Madame.
Vous tirez votre r�v�rence ?
Je vais � la banque.
- Pourquoi ? - Pour de l'argent.
De la banque ?
Juste en face, avez-vous dit ?
Madame, vous ne comprenez pas.
Si nous ne vous faisons pas cr�dit, comment une banque le ferait-elle ?
Vous n'avez qu'un attelage.
Ce n'est pas ce genre de banque. Pas du tout.
Viens, Jackie.
Une minute.
Madame. Madame.
Je ne veux pas me faire l'avocat du diable,
mais vous ne pouvez pas quitter cette pi�ce avec vos cartes.
- Pourquoi pas ? - Pourquoi pas ?
Parce que �a ne se fait pas, au poker.
Les r�gles l'interdisent.
Vous comprenez, pendant que vous �tes dehors,
tout peut arriver, vous pourriez...
- Tricher ? - Oh, non, madame, je...
Je n'ai pas dit que...
Je veux dire que puisque vous ignorez les r�gles...
Ecoutez-moi bien. Tous autant que vous �tes.
Vous jouez peut-�tre pour le plaisir
ou pour toute autre satisfaction �go�ste que vous procure ce jeu,
mais moi, je joue ma vie.
Ma vie, messieurs.
Et je n'ai aucunement l'intention
de me s�parer de ces cartes.
Mon mari me les a confi�es et je joue pour lui.
Je ne l�cherai ces cartes sous aucun pr�texte.
- Oui, madame, mais... - Et vous ne m'y forcerez pas.
Il est grand temps que vous montriez tous une �tincelle d'humanit�
et que vous fassiez un compromis vis-�-vis de vos r�gles stupides.
Stupides ?
Je crois qu'on peut satisfaire la dame ainsi que nous tous ici pr�sents.
Ah, il a encore une id�e.
- En effet. - Laquelle ?
L'un de nous l'accompagne � la banque.
Toi, pas vrai ?
J'en serais honor�.
Je soul�verai juste un autre point.
Oui ?
Etes-vous pr�te � leur tourner le dos ?
Comment �a ?
Vous ignorez ce qu'ils feront avec leurs cartes en votre absence.
Je leur fais confiance.
Sept, huit, neuf, dix.
�a fait beaucoup d'argent, Mme Craig.
Oui, mais c'est le mien.
Oh, M. Habershaw, M. Drummond, M. Wilcox, comment allez-vous ?
Et M. Tropp. La partie est termin�e, messieurs ?
- Non. - Pas encore ?
Eh bien, que puis-je faire pour vous, messieurs ?
C'est la dame dont il faut s'occuper. On l'accompagne.
Oui. Que d�sirez-vous, madame ?
Eh bien, j'aimerais...
Oh, vous n'�tes que l'employ�.
Je suis le seul employ�, madame.
J'aimerais parler au directeur, s'il vous pla�t.
Le directeur ?
Nous n'avons pas de directeur, mais M. Ballinger.
M. Ballinger est le directeur, l'assistant du directeur,
le pr�sident, le caissier et le propri�taire.
M. Ballinger poss�de cette banque, madame.
Alors, j'aimerais le voir.
A cette heure, M. Ballinger est toujours tr�s occup�, madame.
Puis-je vous aider ?
Je suis l'employ�.
Elle veut voir Ballinger.
Je ne vous garantis rien.
Entrez.
Ballinger.
Par ici, je vous prie.
- Vous vouliez me voir ? - Oui, M. Ballinger.
�a alors.
Tiens, tiens, la partie est termin�e.
Elle est toujours en cours.
On fait une petite pause.
Pas de repos pour les braves, vous le savez.
Et ce n'est pas l'heure de la sieste.
Ceci est un bureau pour les transactions d'affaires.
La dame est ici pour affaires. Nous l'accompagnons.
Entendu.
Retournez � votre guichet, Fleeson.
Veuillez vous asseoir, madame.
Cet enfant est � vous ?
Oh, oui, c'est mon fils, Jackie.
Serre la main de M. Ballinger.
Enchant�, enchant�.
Bien, madame, pourquoi avez-vous insist�
pour me voir en personne
sous la protection de cette troupe de citoyens ?
M. Ballinger, vous semblez �tre au courant de cette partie de poker.
En effet.
Pour des raisons qu'il serait...
...d�raisonnable d'�voquer ici, j'ai rejoint la partie.
- Non. - Si.
- Est-ce vrai, Otto ? - Oui.
- Je n'y crois pas. - C'est vrai.
Bon.
Je vous crois. Je ne l'approuve pas, mais je vous crois.
Poursuivez.
Il y a un total de 20 500 $ sur cette table en ce moment m�me.
- Dans une seule cagnotte ? - Oui.
- C'est un nouveau record, Henry. - En effet.
Vingt mille cinq cents dollars.
- Doux J�sus. - Et c'est � mon tour de miser.
Mais voyez-vous, je n'ai pas...
Je veux dire, mon mari et moi...
Comment dire ?
Nous avons mis� 4 000 $ et je dois rester dans la partie.
Je refuse de la quitter.
Vous avez du cran. J'ai toujours admir� cela.
Mais en quoi votre d�sir de rester dans la partie me concerne-t-il ?
Je n'ai pas l'argent pour suivre la mise.
Je vois. Quel nantissement proposez-vous ?
Que proposez-vous comme gage pour emprunter cet argent ?
Ceci.
�a doit �tre une bonne main.
N'est-ce pas ? N'est-ce pas une excellente main ?
Vous l'ignorez ?
Oui, je me fie simplement aux dires de mon mari.
Les dires de votre mari ?
- Il est tomb� malade. - Malade ?
Il �tait en train de jouer quand il a eu...
Ne m'obligez pas � vous l'expliquer, je ne peux pas.
Mais est-ce une bonne main ?
Eloignez ces cartes, jeune femme.
- Quoi ? - Eloignez-les.
- Otto, est-ce une de vos blagues ? - Non.
Alors, la v�tre, Henry.
Une jeune femme que je n'ai jamais vue me dit
qu'elle participe � la plus grande partie de poker de la r�gion.
C'�tait d�j� dur � avaler.
Puis, elle me dit qu'elle veut m'emprunter de l'argent
pour rester dans la partie.
C'est l� que j'aurais d� appeler M. Fleeson
pour qu'il vous jette dehors.
Quelle fut votre r�v�lation suivante ?
Que vous m'offrez votre jeu en tant que nantissement.
Le P�lion sur l'Ossa, madame.
Le P�lion sur l'Ossa. Une citation des po�tes grecs.
Cela signifie que vous entassez une montagne sur une autre,
un ramassis de sottises sur un autre.
Et voil�, madame,
que vous avez le culot de me dire que vous ne connaissez rien au poker.
La plaisanterie a assez dur�. Je suis un homme tr�s occup�.
- Vous ne comprenez pas, Ballinger. - C'est vous qui m'avez mal compris.
A int�r�t compos�.
Ils n'ont pas pris la peine de vous dire
que C.P. Ballinger est un homme
qui ne tol�re ni l'alcool, ni le jeu, ni les femmes. Dans cet ordre-l�.
J'appr�cierais que vous et vos petits camarades
sortiez de ces locaux.
Fleeson !
Que s'est-il pass� ? Que s'est-il pass� ?
Que s'est-il pass� ?
Madame ?
Avez-vous obtenu l'argent ?
Madame ?
Si vous nous l'aviez demand�, on vous l'aurait dit.
Pour emprunter de l'argent � C.P. Ballinger,
il faut au moins en �tre � sa deuxi�me hypoth�que.
Allez, Ben, jouons.
Viens, Ben, c'est termin� pour elle.
Si ce n'est pas trop indiscret, madame,
quel nantissement avez-vous offert � Ballinger ?
Elle lui a propos� le jeu qu'elle tient dans sa main.
Elle... elle a fait quoi ?
Oui.
H�, C.P., quel est le taux d'int�r�t pour une quinte ?
H�, moi aussi, C.P. Vous me faites 6% pour une quinte flush ?
C'�tait donc une plaisanterie. Je voulais en avoir le c�ur net.
Ce n'�tait pas une plaisanterie.
Alors, qu'y a-t-il de dr�le ?
Ce n'est pas dr�le, C.P.
Je ne vous le fais pas dire.
Je vous le r�p�te, Ballinger. Ce n'�tait pas une plaisanterie.
La dame �tait s�rieuse.
C'est pour �a que ces idiots rient, si vous voulez tout savoir.
Ils ne se moquent pas de moi ?
Bien s�r que non, C.P.
On sait tous qu'il est dangereux de se moquer de vous.
N'est-ce pas, C. P ?
En effet, Dennis. En effet.
D'autant plus quand les traites du trimestre approchent.
- Vous. Sam Rhine. - Oui, monsieur ?
Qu'avez-vous d� faire pour obtenir votre hypoth�que ?
- J'ai d� r�nover ma cave. - Correct.
Proposez-moi un nantissement solide ou ne sollicitez pas mes services.
Il y a 46 ans, j'ai commenc� � pr�ter
de l'argent dans l'arri�re-salle de Larry Bingham.
Mon premier client s'appelait Penney et �tait conducteur de bestiaux.
Il demandait 2 $ sur une vache, � 6% d'int�r�t.
Soi-disant qu'elle donnait 6 litres de lait par jour. Qu'ai-je fait ?
Je lui ai dit de la laisser dans mon jardin toute une semaine.
Et je l'ai regard� la traire chaque jour.
Effectivement, elle donnait en moyenne 6,5 l de lait par jour.
Par cons�quent, je lui ai pr�t� l'argent � un taux de 6%.
Et j'ai gard� les 30 kg de fumier qu'elle a laiss�s derri�re elle.
Avant de me proposer un nantissement, assurez-vous qu'il ait de la valeur.
Je pr�te de l'argent sur des valeurs s�res depuis 46 ans.
Et je vous dis � tous
qu'on ne m'a jamais offert de meilleur nantissement
que celui que je tiens dans ma main. Une chaise.
Qu'avez-vous dit ?
Vous m'avez entendu, M. Drummond.
Gardez-les contre votre corsage, madame. Ne les montrez pas.
Personne ne doit les voir, � part vous et C.P. Ballinger. Sam ?
- Oui, monsieur ? - Apportez des jetons. Beaucoup.
Bien, monsieur.
Tiens-moi �a. Je n'aime pas transpirer dans un chapeau neuf.
Uniquement des bleus, je vous prie.
Les bleus valent 100 $, il me semble.
Commen�ons avec 5 500 $ .
Ne partez pas.
Combien vous fallait-il pour rester dans la partie, d�j� ?
Il lui faut 500 $ .
Cinq cents.
Cinq. Jouons au poker, � pr�sent. A l'ancienne.
Vous, moi et la Banque des Eleveurs et N�gociants
allons relancer une fois de plus.
Si vous souhaitez rester dans la partie,
il vous faudra rajouter 5 000 chacun.
Vous comprenez que le taux d'int�r�t habituel de 7% est appliqu�.
Allez, disons six.
Donne-moi un coup de main, petit.
- J'ai gagn� ? - En effet, madame. En effet.
Si �a ne vous ennuie pas, madame, puis-je voir vos cartes ?
�a s'appelle le poker. La dame n'y est pas oblig�e.
- Tu devrais lire les r�gles. - C'est bien vrai.
- Sam, encaisse pour moi, je rentre. - Bien, M. Wilcox.
- Tu rentres ? - Oui, je rentre chez moi.
Aupr�s de ma femme.
Tu viens, Ben ?
La banque vous a pr�t� une somme totale de 5 500 $ .
A 6%, �a fait 330 $ de plus.
- Comment comptiez-vous me r�gler ? - Maintenant, en une seule fois.
C'est ainsi qu'on fait des affaires.
Si je puis vous accompagner jusque dans l'entr�e,
nous allons �changer tout �a.
Ce sera tr�s long ?
�a ne prendra qu'une minute, madame. Rien qu'une minute.
- Car j'aimerais voir mon mari. - Toby ?
- Pr�parez une voiture. - Tout de suite, M. Ballinger.
Madame.
Ce fut un plaisir, madame.
Un tr�s grand plaisir.
La ferme.
- Chez le Dr Scully ? - Oui. Au plus vite, s'il vous pla�t.
On y sera en un rien de temps.
- Vas-y, petit. - Hue.
- Henry. - Oui ?
Combien de femmes bien as-tu rencontr�es dans ta vie ?
Je veux dire vraiment bien.
Otto ?
Une.
Papa. Maman !
Henry.
Comment c'�tait, papa ?
Bienvenue, Henry. Bienvenue.
- Maman. - Je t'avais dit qu'il reviendrait.
Bonjour, Drummond.
Bienvenue, M. Drummond. Beau-papa.
Oh, papa. Papa.
- Qui a gagn� ? - Toi, la ferme.
Tu as dormi dans ta robe ?
Elle ne l'a pas �t�e depuis ton d�part. Par superstition.
Bien, mes amis. Pr�parons-nous.
M. Monckton, tout d'abord, faites savoir que...
Une minute.
Il y a beaucoup � faire.
Je te dirai quoi faire et quand.
Toi. Viens avec moi.
Viens avec moi, j'ai dit !
Oui, M. Drummond. Beau-papa.
O� vas-tu ?
Qu'est-ce que tu vas faire ?
- Maman ! - Henry.
Allons.
- Assieds-toi, Arthur. - Mais...
- Assis, j'ai dit. - Oui, monsieur.
Je peux utiliser cette chaise ?
Monsieur ?
Merci, M. Drummond.
Quel �ge as-tu ?
- 26 ans, M. Drummond. - Ceely en a 32.
- Mais je saurai prendre soin d'elle. - La ferme.
Je parle. Ne m'interromps pas quand je parle.
- Pourquoi l'�pouses-tu ? - Quoi ?
C'est moi qui pose les questions, ici.
Pourquoi l'�pouses-tu ?
Eh bien, Ceely et moi, nous nous aimons...
Non, c'est faux.
Tu �pouses Ceely parce que pour ton p�re,
c'est un moyen de mettre la main sur ma propri�t�.
Je le sais, il le sait et tu le sais.
Maintenant, pourquoi Ceely t'�pouse-t-elle ?
Elle m'aime...
Parce qu'elle est laide � faire fuir et aussi sournoise que sa m�re.
Et n'importe quel homme qui met le pied ici voit
tout de suite que 40 000 acres, c'est trop peu pour g�cher sa vie.
C'est bien ce que tu allais dire ?
- Oui, monsieur. - L�, tu dis quelque chose de sens�.
Arthur, je veux que tu passes par cette fen�tre,
que tu descendes par la goutti�re, que tu prennes mon cheval
et que tu partes aussi loin que possible de nous et de ton p�re.
Ne perds pas de temps, Arthur.
Le monde t'attend.
Des endroits bien, d'autres, non. Des gens bien, d'autres, non.
D�couvre-les tous, Arthur. Et prends ton temps.
Peut-�tre que quelque part, tu trouveras une vraie femme.
Une femme bien.
Maintenant, file.
Pourquoi faites-vous �a ?
Trouves-en une qui t'aimera, t'honorera et t'ob�ira, Arthur.
Une qui te ch�rira dans la maladie ou la bonne sant�.
- File. - Oui, monsieur.
Trouves-en une bien, Arthur.
O� �tais-tu ? On t'attendait.
Il y avait beaucoup de monde au bar.
- La partie a commenc� ? - Pas encore.
- 9 420. - �a fait 9 420 pour vous, C.P.
La mise et votre relance.
Plus un cinqui�me des recettes nettes, 3 300.
Un cinqui�me des recettes nettes, 3 300.
�a fait 3 300 pour toi, Ruby.
Et 3 300 pour vous, Doc.
Et pour moi. Et 3 300 pour Jackie.
Que dites-vous de ce gar�on ?
Je sais former une �quipe, hein ?
Tu l'as dit, Benny.
Il est temps d'aller dormir.
- Je suis vraiment oblig� ? - Oui, on doit se lever t�t demain.
J'ai promis � ton p�re de te ramener � temps pour la messe.
Alors, dis bonne nuit � tout le monde.
- Bonne nuit, Doc. - Bonne nuit.
- Bonne nuit, Ruby. - Bonne nuit.
- Mes amiti�s � ta maman. - Oui.
Enchant�.
Salut... Enchant�, enchant�.
Merci, C.P., de m'avoir mis dans le coup.
C'est Ruby qui vous a choisi.
Et elle a tr�s bien choisi. Elle a eu du flair.
Oh, vous savez...
- Je vous donnerais juste un petit conseil. - Lequel ?
A votre place, j'�viterais Laredo, � l'avenir.
Si l'un d'entre eux r�alise qu'on les a arnaqu�s...
Arnaqu� ?
On n'a pas trich�, on a bluff�. C'est l'essence m�me de ce jeu.
Je suis choqu�e, C.P.
On a peut-�tre us� de quelques subterfuges
pour bluffer, mais dans le respect du jeu.
Je suis horrifi�e par ce que tu viens de dire.
- Je ne voulais pas vous blesser. - Peu importe.
Au lit, Jackie.
A plus tard.
Que vas-tu faire de cet argent ?
Benny, tu connais Roscoe Busby ?
Si je connais Roscoe Busby ?
Roscoe m'a fait une proposition...
Quand rentrerez-vous � Laredo, C. P ?
Oh, demain ou apr�s-demain.
Et vous, Joseph ?
Qui sait ?
Doc ?
Qu'entendez-vous ?
La Nouvelle-Orl�ans ? Chicago ?
Apr�s 40 ans pass�s � gu�rir leurs engelures et leurs maux de ventre,
je crois qu'ils me doivent bien �a.
Ils me doivent bien quelques vacances.
- Joseph. - Oui ?
Vous avez �t� parfait.
La vengeance est douce, hein, C. P ?
Pour s�r.
Quand t'ont-ils arnaqu� pour leurs propri�t�s ?
Il m'aura fallu 16 ans pour r�cup�rer mon argent.
Mais je l'ai. Je l'ai.
Que comptes-tu faire de tout cet argent ?
- Tu le sais bien, C.P. - Ah bon ?
Eh bien, on joue gros au poker, � Black Creek.
Ruby !
- Tu m'avais promis. - Promis quoi ?
Que si tu empochais gros, tu arr�terais le poker.
Je n'ai jamais dit pour toujours.
Tu m'as donn� ta parole.
Certainement pas.
Ruby, tu mens � nouveau.
Ruby. Ruby, Ruby, reviens.
On a discut� de tout �a.
On en a discut�, oui, mais je n'ai rien promis.
Si. Tu m'avais donn� ta parole.
Tu m'avais fait la promesse solennelle de ne plus jamais jouer.
Tu n'as rien �cout�. J'ai simplement dit que...
Tu as dit que tu ne rejoindrais plus jamais une partie de poker
si tu empochais suffisamment � Laredo.
Ruby...
Ruby, �coute-moi.
Pourquoi cherches-tu � avoir des palpitations ?
J'aurai des palpitations si j'en ai envie.
- Ruby. - Une fille a besoin de s'amuser.
- Ruby, je t'en prie. - Allons.
Que suis-je cens�e faire en t'attendant ici � Black Creek
pendant que tu t'occupes de ta banque ?
J'en suis. Je ne te vois que toutes les six semaines.
- Bonjour, Steamboat. - Salut, Ruby.
- Ruby. - Tais-toi, C.P.
Place au jeu.
- Salut, Benny. - Ruby.
- Un poker sans limite ? - J'y comptais bien.
On mise selon les r�gles de l'Ouest ?
Mise de d�part � 100 $ ?
Voil� de belles paroles. Messieurs ?
Doc. Doc, ils jouent.
Moi aussi, mon gar�on. Moi aussi.
- Poker ferm� � cinq cartes. - Ruby !
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