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Bonjour.
Calme-toi, je ne vais rien te faire.
Mets vite l'argent dans le sac. Dépêche-toi !
C'est vraiment vous ?
Dépêche-toi !
Pas de coup tordu.
Tu mets l'argent dans le sac et je suis partie. Vite !
Pardon.
Moins de bruit !
Je suis très...
Et merde.
Maladroite.
Voilà.
Dépêche-toi !
Vous avez beaucoup de courage.
Vous êtes forte !
Mets-toi une liasse de côté.
Je risque d'être accusée de vol.
Merci.
Une question, s'il vous plaît.
Bonjour.
Nous avons appris que la police espagnole avait suivi
les déplacements de mon client grâce à une balise GPS.
Elle aurait pu l'arrêter il y a plusieurs semaines,
mais elle a laissé le Portugal s'en charger.
Pourquoi ?
Il s'agit d'une méthode illégale.
Les autorités espagnoles ont bâclé la procédure.
Elles s'acharnent sur un homme
pas aussi coupable qu'elles le prétendent.
Nous refusons qu'il soit jugé en Espagne.
Un vigile a été abattu.
Votre client a abattu un vigile. Un commentaire ?
Mon client n'a jamais voulu tuer personne.
Le coup est parti tout seul.
Cherchez-vous à victimiser un meurtrier ?
C'était un accident.
En tant que journaliste,
vous avez une responsabilité sociale.
Mesurez vos paroles.
Je t'ai appelée plusieurs fois.
J'ai envie que ça s'arrange.
Je m'excuse pour hier.
Je peux pas trop parler.
On s'appelle.
Bisous.
Quoi ?
Voilà 50. T'auras le reste plus tard.
Elle a récidivé ?
Oui.
Près de la première banque.
- Je l'avais dit. - Ca va. Viens, on nous attend.
On est partis !
Je vous vois.
Pas la peine de vous cacher.
Pas de réponse ?
Vous comptez jamais nous payer ?
Vous profitez de ma mère, car elle est vieille ?
J'allais justement aller la voir.
Comme par hasard.
Vous êtes son fils ?
Oui, c'est ça.
Elle m'a beaucoup parlé de vous.
Entrez. Vous voulez un café ?
Non, je veux le loyer.
Bien sûr.
Tiens, je vais en profiter
pour vous remettre ce que j'allais donner à votre mère.
Attendez une minute.
Je reviens.
Votre mère aime les gâteaux ?
Elle ne devrait pas,
mais elle adore ça.
Vous lui donnerez ces petits gâteaux,
je viens de les faire.
Voilà les gâteaux et ça, c'est le loyer
de ce mois-ci et des deux suivants pour m'excuser du retard.
C'est bon ?
Embrassez votre mère de ma part
et présentez-lui mes excuses.
Je comprends. Avec la crise...
C'est dur pour tout le monde. Pensez à embrasser votre mère.
Merci et encore désolée.
Merci d'être venu, lieutenant.
Lt. Santos et Elisa Gonçalves, psychologue médico-légale.
- Bonjour. - Psychologue ?
Ma femme veut que j'en voie un. Elle vous envoie ?
Pas vraiment. Je fais partie de la police.
C'est nouveau, ça. J'ignorais que la police employait des psys.
Je me fais vieux.
C'est le progrès. Après les voitures et les tests ADN, les psychologues.
Si vous le dites. Je ne suis qu'un directeur de banque.
Je peux vous montrer les images de surveillance.
Avez-vous remarqué quelque chose de spécial ?
Elle était tout à fait normale.
Comme n'importe quelle autre femme normale.
Y a bien une chose.
Elle avait du mal à marcher.
On aurait dit...
On aurait dit qu'elle boitait.
Qu'elle boitait ?
De quelle couleur étaient ses yeux ?
Bleus.
Oui.
- Les yeux bleus ? - Oui.
Vous voulez qu'on vous arrête ?
Pardon ?
Le parjure est un délit. Vous le savez ?
La braqueuse ne portait pas de lunettes de soleil ?
Mon collègue regarde les bandes.
Qu'est-ce qu'elle a fait de mal ?
La banque est assurée. Elle sera indemnisée.
Et cette femme,
elle doit bien avoir une raison de braquer des banques.
Je dois résoudre une enquête. Et je le ferai.
Très bien.
Pas de valse.
On tourne, on tourne.
Très bien.
On reste concentrées.
Gabriela, recommence.
C'est mieux.
Sois rigoureuse. Tu as le premier rôle,
mais tout n'est pas acquis.
Je veux que vous vous appliquiez
et que vous soyez concentrées.
On reprend depuis le début.
Elle a dû sortir.
- Quoi ? - Les lumières sont éteintes.
Il est tard. Pourquoi t'es là ?
- Tu as attendu longtemps ? - Non, dix minutes.
Si j'avais su, je serais sortie avant.
Je voulais pas te déranger pendant la danse.
Je te ramène chez toi.
- C'est vrai ? - Oui.
Je vais me coucher.
Tu as vu l'heure qu'il est ?
Tu étais où ?
T'étais avec ta mère ?
J'étais à la danse.
Tu as fini depuis longtemps, Gabriela.
J'ai appelé ta professeure
qui m'a dit qu'elle t'avait trouvée distraite.
Qu'est-ce que tu as ?
- Tu veux plus danser ? - Si.
Alors, qu'est-ce qu'il y a ?
Tu me fais plus ça.
J'ai continué à m'entraîner toute seule.
Pourquoi tu m'as rien dit ?
Pourquoi tu m'agresses ?
Je me suis inquiété pour moi.
Tu me cries dessus, alors que j'ai rien fait.
Non.
Non, tu as raison. Excuse-moi.
Assieds-toi.
Viens t'asseoir près de moi.
Je suis un peu stressé, en ce moment.
Depuis le départ de ta mère...
je débloque grave.
Papa...
T'inquiète, je sais que c'est pas facile.
A toi aussi, elle te manque ?
Oui, et Jorge aussi.
Allô ?
Salut, Jorge.
Gabi, comment ça va ?
Ca va.
Et toi ?
Nickel.
Cette maison est mortelle.
- Faut que tu viennes. - Tu veux pas revenir ?
On a même une piscine, ici.
Et devine quoi ? J'ai appris à cuisiner.
J'ai préparé le dîner de maman.
Pourquoi tu veux pas vivre ici ?
Je suis bien avec papa.
Vous lui manquez beaucoup depuis que vous êtes partis.
Papa, c'est un menteur.
C'est leurs histoires.
Si, c'est lui qui a fait des bêtises.
Moi, je crois maman.
Samedi, tu veux manger avec nous ?
Maman t'a appelée trois fois.
T'es comme ça, Vanda ?
Tu pars, tu décroches pas,
tu abandonnes ta famille.
J'arrête pas de t'appeler.
Je veux parler à Jorge ! J'ai le droit de parler à mon fils !
Alors ?
Décroche, bordel !
D'accord. Je viendrai.
OK, super !
Salut.
Je dois parler à Vanda.
Elle est pas là.
Elle t'a demandé de dire ça, mais c'est urgent.
Je te dis la vérité, elle est pas là.
Je vais l'attendre ici, alors.
Barre-toi.
Laisse-moi la voir.
Alfredo.
Je voudrais parler à Vanda.
Tu peux lui dire de foutre le camp ?
Vanda n'est pas ici. Elle a loué une maison.
Une maison ? Avec quel fric ?
J'en sais rien.
Ta femme sait pas où elle est ?
Elle t'a quitté, c'est dur, mais laisse-la tranquille.
Et Jorge ? Tu trouves ça normal que je sache pas où il est ?
Tu veux boire quelque chose ? Une bière ou un whisky ?
Non, merci.
- Calme-toi. - Va te faire !
Maman ?
On mange quoi avec les sardines ? Des frites ?
Maman ?
Mais quoi ?
Où tu as eu ça ? Donne-moi ça !
J'en ai besoin pour le travail.
Non. Mets-la.
C'est pas un jouet. Je vais la ranger.
Mets-la, bordel !
Tu as dit quoi ?
Mets-la !
Allez !
Voilà. Content ?
Va répondre.
Gabi !
Bonjour, ma chérie.
Comment tu vas ?
- T'as amené un copain. - Je peux ?
Oui, entre.
Maman, Jorge, je vous présente Cobra.
Entre.
Viens voir.
Au fait, je vous ai apporté ça.
Du vin.
Tu as l'âge de boire ?
Elle vient de la cave de mes parents.
De la cave de tes parents.
Ton nom, c'est comment ?
José, mais tout le monde m'appelle Cobra.
C'est cool, comme nom.
Tu trouves ?
Venez dehors.
Je vous montre le jardin.
Sérieux, sur un bidon ? T'aurais pu trouver un barbecue.
Y a trop de fumée, c'est chiant.
On a toujours fait les sardines comme ça.
Tu as jamais rien dit.
De la kizomba des années 90.
- La classe. - On ne touche pas à ça. Donne.
Pardon.
- T'aimes bien ? - Carrément.
Pourquoi la piscine est trouée ?
Tu l'as eue dans un bazar ? Pas étonnant qu'elle se troue vite.
Quand maman l'aura réparée, vous viendrez vous baigner.
Tu as une piscine chez toi, Cobra ?
Cobra vit dans une maison à Aroeira.
Ouais. Un jour, je t'inviterai.
Trop cool !
Ici, c'est pas aussi huppé.
On n'a pas de cave à vin, mais notre sardine est bonne.
Ca me va.
Je suis une bonne mère.
Je suis une bonne mère et tout va bien.
J'arrive.
Ca va ?
Oui. J'attendais pour aller aux toilettes.
Je t'en prie.
Tes parents font quoi ?
Mes parents gèrent une entreprise.
Tu veux étudier quoi ?
- Jorge, laisse-le tranquille. - C'est rien.
Je veux faire une école de commerce pour travailler avec mes parents.
Commerce de quoi ?
Quand je serai grand, je veux être pilote.
Cool.
Ta soeur a raison, arrête avec tes questions.
Ca ne me dérange pas.
Les sardines sont bonnes.
C'est des sardines, quoi.
Faut savoir les griller, les sardines.
Merci.
Vous m'aidez à débarrasser ?
Mon chéri, prends le melon dans le frigo.
Non, pas toi.
Pas de souci.
Tu es notre invité.
- On a aussi du gâteau. T'aimes ça ? - Oui.
Je peux ?
Tout est identique.
J'ai décoré comme tu aimes.
Merci.
Assieds-toi.
Tiens, c'est pour toi.
C'est quoi ?
J'ai commencé à vendre des crèmes.
C'est une excellente crème hydratante.
Tu es jeune, mais tu peux en mettre.
C'est la plus vendue.
Je savais pas que tu avais un boulot.
Parle-moi de Cobra. Tu l'aimes bien ?
Oui.
Il est différent des autres garçons.
- Et la danse, ça va ? - Oui.
Ton audition pour la bourse approche.
Je viendrai te soutenir.
- Tu vas la réussir... - Je sais, c'est bon.
Tu peux venir vivre ici.
Je peux pas laisser papa tout seul.
Il est tard.
Ta mère m'a vu regarder dans sa chambre.
Ah ouais ?
J'en ai profité en attendant devant les toilettes.
Et après ?
Ta mère...
- Quoi, ma mère ? - Elle a une perruque blonde.
Elle est coiffeuse.
D'accord.
Elle a fait la tête que tu fais quand t'aimes pas un truc.
Quelle tête ?
- Je fais pas ça. - Si.
Tiens-moi ça.
Je m'excuse pour le bordel, la fumée, la piscine trouée...
T'inquiète.
Ta mère est cool. C'était sympa de les rencontrer.
Je suis sûre que chez toi, c'est mieux.
Je peux te montrer ma maison si tu veux.
Maintenant ?
Une fois que j'aurai...
Prête ?
La tête qu'il a tirée quand j'ai dit que je faisais partie de la police.
Si les hommes disparaissaient, ce serait pas une grande perte.
On se calme, la misandre.
C'est fou. Dès qu'on voit un homme et une femme dans un contexte pro,
on pense que la femme est automatiquement son assistante.
Je te jure !
En tout cas,
ce dîner
est à tomber.
N'importe quoi.
- C'est à tomber. - C'est vrai ?
Non, je mens.
J'ai du mal à m'y mettre, mais quand je cuisine, c'est réussi.
C'est le moins que tu puisses faire.
On dirait qu'un homme ne considère une femme comme son égal
qu'en présence d'un autre homme.
Ou il stresse.
Si tu veux mon avis,
ça les dépasse.
Pour eux, une femme indépendante, c'est inconcevable.
Un peu comme ta braqueuse, au fond.
Personne ne pense un instant qu'elle bosse seule.
Tu m'excuses un instant, chérie ? Je reviens.
Elle agit seule et elle suit un mode opératoire.
Même s'il est pas élaboré, elle a un MO.
Quand elle choisit l'agence, c'est toujours le même scénario.
Il n'y a pas de vigile à la porte
et c'est une femme au guichet.
Elle va continuer les braquages.
Ce que je me demande,
c'est quelles sont ses motivations.
Pourquoi agir ainsi ?
A-t-elle des problèmes d'argent ?
Veut-elle prouver quelque chose
ou que c'est une femme forte ?
Est-elle en colère ? Je l'ignore.
Moi aussi. C'est bien beau, mais en quoi ça nous aide ?
Elle est peut-être instable
ou elle vit une situation compliquée.
Elle est calme sur la vidéo.
Elle est pas calme ! C'est ce qu'elle veut montrer.
Je suis sûre qu'elle a des montées d'adrénaline.
Tout ça pour dire que si elle est dans une mauvaise passe,
on peut peut-être la provoquer.
On n'a pas fini de manger.
Tu n'as aucune limite.
C'était quoi, ton urgence ?
Rien d'important...
Mais merde !
- Viens, on va en parler. - C'est ça. Un autre jour.
Je suis crevée, je vais me coucher.
C'est ici que tu vis ?
Viens.
Tiens.
Tu sais cuisiner ?
C'est des restes d'hier. J'espère que c'est encore bon.
Ces dessins sont de toi ?
C'est trop beau. Tu en as d'autres ?
Quelques-uns, oui.
Fais-moi voir.
Allez.
C'est moi, Cobra.
Ils sont nuls.
T'as jamais pensé à faire une école d'art ?
Y a pas d'avenir, là-dedans.
Dans 6 mois, je serai à Milan, en école de commerce.
Parce que j'ai pas d'avenir dans la danse ?
C'est différent.
Toi, tu danses. Moi, je gribouille des feuilles.
Et ce que je veux, c'est reprendre l'affaire familiale.
Ce que tu veux ou ce que tes parents veulent ?
- Excuse-moi. - Je t'en prie.
Tu réponds pas ?
Non, c'est mon père. Il demande si je suis encore chez ma mère.
- Tu as pas faim ? - Si.
Tu as des couverts ?
Je suis bête. Je vais t'en chercher.
Je te parle !
Qu'est-ce que tu fais là ?
Comme ça, tu sais où se trouve l'école de ton fils ?
Parce que toi, t'es la mère parfaite ?
Tous les jours, je le dépose, je vais aux réunions parents-profs,
aux kermesses, je connais les parents.
Tu m'as pris mon fils !
Ton fils est là, il est à l'école ! Je vais le chercher.
Au fait, j'ai parlé à un avocat.
Je vais demander la garde. T'es complètement irresponsable !
Comme ça, je déciderai !
Jamais je te laisserai les enfants. Jamais !
Vanda, mon amour. Ecoute-moi.
Je veux que tu reviennes.
Mon fils me manque.
Tu manques aussi à Gabriela.
Reviens, on sera bien.
Tu parles !
Je vais retourner bosser pour nourrir ma famille
pendant que tu te taperas des pétasses dans la cuisine.
Tu fais la maligne, maintenant. T'as changé, t'es devenue conne.
C'est vrai.
Je suis une autre femme. Une femme libre, plus forte.
Plus forte ?
Une femme forte, elle abandonne sa famille ?
Une femme forte, elle oublie sa fille
et elle prive un père de voir son fils ?
Comme tu veux.
Tu me laisses pas le choix.
Toutefois, je rappelle que la police a mobilisé
plusieurs agents sur l'enquête.
On a également une psychologue
qui a établi le profil du suspect.
Grâce à elle, on sait que le suspect est une femme.
L'enquête étant en cours, je ne peux pas en révéler davantage.
Zé, monte le son.
Ils parlent de la braqueuse de banques.
Avant de clôturer cette conférence de presse,
j'aimerais inviter à me rejoindre
notre psycho-criminologue, Elisa Gonçalves,
qui pourra vous donner plus de détails.
Bonjour à toutes et à tous.
Les différents braquages
et les preuves réunies nous ont permis
de dresser le profil de la suspecte
dans l'espoir que la population puisse nous aider
à procéder à son arrestation.
Si vous avez des informations, communiquez-les
à un commissariat.
Vous pouvez le faire via notre site ou notre adresse mail.
J'ai parlé jusqu'ici d'une suspecte, mais ils sont plusieurs.
Il semble évident
que cette femme n'agit pas seule.
Cette femme suit les ordres d'un homme plus important
qui est le véritable cerveau derrière ces braquages.
Elle n'a ni le courage ni l'intelligence pour commettre
des braquages aussi élaborés toute seule.
On a affaire à deux braqueurs, mais celui qui nous intéresse
tout particulièrement, c'est l'homme derrière tout ça.
Un homme ? Elle raconte quoi ?
Il est assez futé pour ne pas se montrer sur les caméras.
Elle n'est que le pion d'un homme qui la domine
et qui planifie ces braquages.
La police est prête
à l'écouter si elle se rend...
La conférence est terminée.
On ne prend plus de questions.
Merci, Elisa. Merci à tous.
Ben voyons !
Une braqueuse en solo ? Impossible.
Un homme ou une femme, ça change quoi ?
Une femme est autant capable qu'un homme.
Ma femme ne fait qu'aboyer.
Vous savez quoi de la vie des gens ? Vous avez jamais manqué de rien ?
Je suis pas riche.
On ferait tout pour survivre,
surtout une mère.
Mon ex-mari,
il est à la maison, dans le canapé.
Qui élevait les gosses ?
Qui trimait tous les jours ? C'est moi !
Et eux, ils me donnent le mauvais rôle ?
Elisa !
Qu'est-ce qui t'a pris ?
Tu m'expliques ?
Tu as dit qu'on accueillerait une criminelle ?
J'ai pas dit ça.
Ah non ?
T'as dit quoi, alors ?
Dis-moi !
Le chef est déjà sur mon dos, car je t'ai laissée parler.
Salut, MArio.
Ca va mal finir pour nous deux.
- Ca va marcher. - Je veux pas le savoir !
C'est moi qui suis chargé de l'enquête.
Le proc m'a passé un savon à cause de toi. Je te remercie !
C'était une façon de parler, c'est tout.
Mes émotions ont pris le dessus.
Tu sais où tu te les mets, tes émotions ?
C'était ta dernière intervention.
- C'est pas la peine... - Fin de la discussion !
Olga ?
Vous êtes sur le répondeur...
Putain.
A l'intervention d'Elisa !
Santé ! Manuel est furax contre moi.
C'était épique.
On finira par la coincer.
Evidemment.
- Elle te plaît pas ? - Si.
- Tu connais son petit nom ? - Non.
Tout comme le reste du Portugal.
Tiens, t'as les crocs.
Viens voir papa.
Arrêtez, les gars. Vous êtes ridicules.
C'est pas ton style ?
T'as pas envie de t'isoler vite fait avec elle ?
Je vois que vous avez trouvé chaussure à votre pied...
Amusez-vous bien.
Et ta belle braqueuse en plastique ?
- Tu pars ? Je l'ai amenée pour toi. - A demain.
Elle sait pas rigoler.
Mais fais gaffe. Faut être plus doux avec elle.
Pourquoi t'as pas répondu quand je t'ai appelée à midi ?
Désolée, j'ai mal dormi.
On a des nouvelles de la braqueuse. Viens voir ça.
Je t'avais dit que ça marcherait.
Y a des femmes qui bossent seules !
Le directeur l'a poursuivie, mais elle a réussi à s'enfuir.
La police espagnole avait suivi les déplacements
de mon client grâce à une balise GPS.
Elle aurait pu l'arrêter il y a plusieurs semaines,
mais ils ont laissé le Portugal s'en charger.
Pourquoi ?
Il s'agit d'une méthode illégale.
Les autorités espagnoles ont bâclé la procédure.
Elles s'acharnent sur un homme
pas aussi coupable qu'elles le prétendent.
Nous refusons qu'il soit jugé en Espagne. Merci.
Votre client a abattu un vigile. Un commentaire ?
Mon client...
Allô ?
Bonsoir.
Désolée d'appeler aussi tard.
Je recherche un avocat. Vous semblez être le meilleur.
Accepteriez-vous de défendre
une cliente qui ne veut blesser personne
et qui ne fait que survivre ?
Une mère de famille qui se bat tous les jours pour s'en sortir
au risque de finir comme l'Ermite ?
Attendez. Pas si vite.
Qui êtes-vous ?
Je suis une braqueuse de banques.
Je suis portugaise.
Et en quoi puis-je vous aider ?
La police me recherche. Il me faudra un avocat si je suis arrêtée.
Je serais ravi de vous défendre,
mais pourquoi ne pas arrêter tant qu'on ne vous a pas attrapée ?
Je ne peux pas.
Pas pour l'instant.
Comment vous avez eu mon numéro ?
Vous êtes une amie de l'Ermite ?
Ca a été simple.
J'ai dit à votre cabinet que j'étais la copine de l'Ermite
et que j'avais des infos.
Ils m'ont donné votre numéro.
En fait, je le connais pas et j'ai pas d'infos sur lui.
J'ai menti.
La loi m'oblige à vous demander d'arrêter vos agissements.
Vous comprenez ?
Cessez de braquer des banques.
Vous voulez bien ?
Ainsi, la police ne vous arrêtera peut-être pas.
Dans ce cas, votre peine sera réduite.
Vous ne devez plus braquer de banque.
Promettez-le-moi.
Promettez-le-moi.
Adaptation : Benjamin Hagelberger
Sous-titrage : Iyuno-SDI Group
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