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Original subtitles

ALITEÉE

VENDU

Viens m'aider, on refait la cloison.

D'accord, je termine ça et j'arrive !

Salut.

J'ai une surprise pour toi.

Non.

Qu'est-ce que tu me demandes de trouver depuis plus d'un an ?

C'est pas une blague.

Une boîte à musique des années 1920.

Je l'ai trouvée dans une vente aux enchères.

Je t'avais bien dit que cet endroit,

c'était que du bonheur.

Il me reste à vérifier le mécanisme,

mais elle a l'air en très bon état.

Je t'enverrai des photos.

Ou alors, tu pourrais venir la chercher

et passer voir la maison en même temps.

D'accord, mais promets-moi de venir nous voir bientôt.

Cette maison, je t'assure...

J'ai eu le coup de foudre dès que je l'ai vue.

D'accord, ouais, je te laisse.

Je t'envoie des photos.

Salut.

- Plus à droite. - Comme ça ?

- Oh...

Coucou.

T'aimes ta nouvelle maison ?

Ouais ?

Moi aussi.

- C'est la bonne teinture. C'est celle-là.

- Veux-tu aller me chercher la moulure là-bas ?

- Oh, oh. Madame, non !

N'entrez pas.

Euh, le plancher est instable.

- Oh.

- J'aimerais savoir de quel genre de délai on parle

parce que, vous comprenez,

le bébé est sur le point d'arriver...

Salut ! - Salut !

- Tu viens d'arriver ? - Oui.

J'ai essayé de t'appeler. - Oh, oui.

Désolé, on a trouvé un gros problème de plomberie.

En fait, c'est plutôt un désastre.

- Tu n'exagères pas un peu ? - Non, malheureusement.

- Est-ce que c'est grave ?

- Je le crains, oui.

Avec l'humidité qu'il y a dans le sous-plancher...

La fuite est sûrement là depuis des années.

- Et ils n'ont rien vu pendant l'inspection ?

- CÇa dû leur échapper.

Ne vous inquiétez pas, on va tout remplacer.

Mais il faut un ingénieur en structure

pour vérifier le cellier.

- Vous en connaissez un ?

- Euh, je vais me renseigner.

- Merci.

- Je m'en occupe.

- Ouais, c'est comme ça depuis le début de la journée.

- Madame, madame ?

C'était coincé dans le drain.

- Oh.

- Je sais que vous, les femmes,

vous tenez beaucoup à vos bijoux.

- Ce n'est pas le mien.

- C'est gentil quand même. Tu viens ?

- Ouais. - On monte.

- Au moins, la chambre est calme.

Salut, Lou !

- Ah, c'est vraiment incroyable.

CÇa n'arrête jamais.

Dès qu'on rgle un problème,

il y a autre chose qui explose,

qui pourrit ou qui fuit.

Et c'est comme si on jouait une partie interminable

de jeu avec ce truc qui sort d'un trou et qu'on assomme.

- Le jeu de la taupe. - C'est le nom, tu es sûre ?

Ah !

Pourquoi rien n'est jamais facile dans ce monde ?

- Hé !

Ta femme est facile.

- La maison tombe en ruine, tout s'écroule autour de nous,

et toi, t'as envie de rire.

- Hé.

C'est une vieille maison.

On savait ce qui nous attendait. - Hum.

- Ce sera bien quand ce sera fini.

Tu verras.

On va y arriver.

- Tu as raison.

On y arrive toujours.

Attention, attention !

Non !

- Non. Non, non, non, non, non, non !

Ah !

- Lou ?

Chut !

Elle te cherche.

- Oh, bon sang !

- Chérie, tu m'as fait peur. - C'est toi qui m'as fait peur.

Tu veux que j'accouche prématurément ?

- Viens par là. J'ai un truc à te montrer.

Hein ?

Qu'est-ce que tu en dis ?

- Ouais, pas mal, monsieur le professeur.

- Qui a dit que les intellos ne savent pas bricoler ?

Oh. Et attends. Regarde ça.

Une caméra pour bébé.

Et ça, c'est le moniteur.

Il est en état de marche.

Tu vois, on est en direct.

Il y a un détecteur de mouvement et un microphone.

Salut, bébé.

Salut, bébé.

- Et tout ça fonctionne sans fil.

- C'est super. - Impressionnant, hein ?

Tiens.

Quoi ?

- T'es pas en train d'oublier quelque chose.

- Oh, zut. On a ce...

Oui, je dois prendre ma douche ou on va être en retard.

Tu vas porter ça ?

- Ouais, ça ne te plaît pas ? - Si, j'adore.

- Idéal pour une réception. - J'allais le dire.

- Tu es magnifique.

- Redis-moi qui on est censé impressionner ce soir ?

- Euh, le doyen Whittier.

- L'homme à la moustache ? - Non, non, ça c'est Barkley.

C'est le président. FACULTEÉ D'ANGLAIS

- Je n'y crois pas. FACULTEÉ D'ANGLAIS

Les hommes de ton département portent tous la barbe

et une veste de smoking.

- Cherche l'homme au grain de beauté.

- Alors, dites-moi, comment vous vous êtes connus ?

Ce n'est pas très original.

- On s'est rencontré dans un bar. - C'est ça.

- Je suis sortie un soir avec des amies

pour prendre un verre,

et j'ai aperçu un gars tout seul...

- Oh ! - Assis au bar.

- Je venais d'arriver au pays et j'étais...

- CÇa a été long, mais il a trouvé le courage

de venir me voir et de m'offrir un verre.

- En fait, j'ai aussi payé une tournée à toutes ses amies.

- C'était un piège trs habile.

- Ce qui, à l'époque, représentait

un investissement assez considérable pour moi.

- Ouais, dans mon souvenir, tu trouvais que ça en valait le coup ?

- Je n'ai pas à me plaindre. Il faut dire que j'étais un peu éméché.

- Et on s'est mis à bavarder. - Elle m'a parlé de sa passion

pour les antiquités et de son entreprise.

- Hum-hum. Et il m'a dit qu'il avait l'intention

de faire réparer une montre ancienne.

Alors, j'ai proposé d'y jeter un oeil.

- Sauf que j'ai tout inventé.

- Il n'y avait pas de montre. - J'ai menti.

Je voulais à tout prix la revoir.

- Donc, j'ai fait tous les antiquaires

au sud du Manhattan

à la recherche d'une vieille montre.

J'en ai trouvé une et je lui ai apporté.

- Elle était fausse. - Elle était fausse ? Oh !

- Je ne suis pas très fier de m'être fait avoir,

mais elle marche encore.

Grâce à ça, j'ai eu un rendez-vous.

- Merci.

- Tartare de thon ?

- Je ne peux pas. Merci.

- Ne vous en faites pas.

Vous pourrez très vite manger tout ce que vous voulez.

Moi, mon péché à moi, c'était le fromage.

- Hum... - Alors, ouù êtes-vous installés ?

- On a acheté une maison près du lac.

- Oh, l'endroit est magnifique.

John et moi avons failli y acheter une maison là-bas.

Laquelle avez-vous choisie ?

- Au 83-17, Lake view.

- Oh, oui.

J'ai connu un homme qui y habitait,

il y a des années de ça.

Malheureusement, sa femme est tombée très malade.

Enfin, vous devez être au septième ciel.

C'est votre premier ?

- Ah. Euh...

- Oui.

Oui, c'est ça.

- Fabuleux.

Un nouveau travail et bientôt un bébé.

Deux bonnes raisons de trinquer.

- Santé.

- T'as entendu Bartlett vanter le travail que j'ai fait

pour le comité consultatif ?

Tu sais quoi ? C'est de plus en plus évident.

Je sens que je vais avoir une promotion.

Et si je joue bien mes cartes,

je pourrais diriger le département

dans, qui sait, cinq ans ?

Hein ?

Est-ce que ça va ?

- Oui. - Tu es sûre ?

Tu m'as à peine parlé durant le trajet.

- T'as dit à cette femme que c'était notre premier.

- Qu'est-ce que je pouvais répondre ?

Notre passé n'est pas un sujet qui se raconte à une réception.

- C'est pas une raison pour mentir.

- EÉcoute, sa question était simple.

Et je lui ai donné une réponse simple.

C'est ça.

Tout pour ne pas contrarier nos nouveaux amis mondains.

- Non, attends. Julie, Julie.

CÇa n'a rien à voir. Tu le sais bien, voyons.

Il y a des gens au département,

des gens qui étaient là bien avant,

qui savent ce qu'on a traversé.

C'était pas censé être un nouveau départ pour nous ?

Une occasion de recommencer à zéro.

Comment on peut avancer si on s'accroche au passé ?

- Daniel, c'était ton fils.

Des fois, j'ai l'impression que tu oublies qu'il a existé !

- Et toi, tu oublies qu'il est mort.

Non. Attends, reviens.

Je t'en prie, parle-moi. Julie !

Julie !

Julie !

- Tension ?

- 149 sur 190.

- J'ai besoin d'un Doppler et d'une perfusion.

Elle en est à combien ?

- 32 semaines.

- Madame, vous m'entendez ?

- Bien, Julie, encore. Encore une fois.

Poussez ! Oui. Oui. Oui !

Je sais, vous êtes à bout, mais il faut continuer.

- On pousse, on pousse, on pousse, on pousse, on pousse.

- CÇa y est. Le voilà, je l'ai.

Commencez les compressions.

- Pourquoi il ne pleure pas ? - CÇa va aller. Ne t'en fais pas.

- Il va bien ? Qu'est-ce qui se passe ?

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Tout va bien.

- Je peux le voir ? - Essayez de vous détendre.

- Pourquoi il ne pleure pas ? Je l'entends pas.

- On recommence. C'est parti.

- Qu'est-ce qui se passe avec mon bébé ?

- Il va bien, docteur ?

- Julie, je suis vraiment désolée.

Le docteur Johnson est demandé de toute urgence en salle de réanimation.

- Hé. Hé.

Tu es à l'hôpital, tu as fait une mauvaise chute.

- Est-ce qu'elle... - Elle va bien.

Le bébé va bien.

- Vous avez, ce qu'on appelle,

un décollement partiel du placenta.

- Un décollement ? C'est quoi ?

- C'est quand le placenta se détache partiellement

de la paroi utérine.

- C'est dangereux ?

- Eh bien, ça peut le devenir

si le placenta se sépare entièrement,

mais comme vous le voyez, la déchirure est plutôt petite.

Et puis, la situation est redevenue stable.

Il n'y a plus d'hémorragie

et le coeur de votre bébé va bien.

Cependant, étant donné la situation,

je recommande la prudence.

- CÇa veut dire quoi ?

- Eh bien, nous allons devoir vous aliter.

Il faut vous reposer jusqu'à la fin de la grossesse.

Interdiction de conduire, de porter des choses lourdes

ou de faire la cuisine.

AÀ part pour vous soulager et vous laver,

vous resterez au lit. Sans bouger.

- Attendez, je vais devoir rester couchée

pour les huit prochaines semaines ?

- Je sais que ce n'est pas l'idéal,

mais on doit éviter un travail prématuré.

S'il se déclenche avant la 37e semaine,

le bébé peut souffrir d'insuffisance pondérale

ou de détresse respiratoire.

- On est en pleine rénovation à la maison

et on s'occupe de tout.

- Je vous conseille fortement

de mettre vos projets de rénovation de côté,

jusqu'à l'arrivée du bébé.

Est-ce que vous avez de la famille, des amis,

quelqu'un pour vous donner un coup de main ?

- Non, on vient tout juste de déménager.

- En cas de besoin, j'ai de très bonnes références.

Vous avez des questions ?

- Quand est-ce que je peux rentrer chez moi ?

- Pour éviter un accouchement prématuré,

il y a quelques règles à suivre.

D'abord, vous devez rester au lit 24 heures par jour.

Ensuite, vos trajets aux toilettes seront brefs

et vous pourrez prendre un bain de dix minutes

tous les trois jours, pas plus.

Et enfin, la règle la plus importante :

vous devez absolument éviter toute forme de stress.

Une tension artérielle élevée met non seulement en danger

la santé de votre enfant,

mais elle peut aussi provoquer une dissociation,

comme celle que vous avez expérimentée

lors de votre dernière grossesse.

Profitez-en, le repos est votre meilleur allié.

- OK ! On y est presque.

Les freins.

Doucement. Doucement, comme ça.

Je vais prendre ça.

Voilà, ça c'est fait.

Maintenant, les chaussures.

Eh oui, on en a plus besoin.

Parfait. Allez, mets-toi au lit.

Tu es bien, comme ça ? - Oui.

- Parfait.

Alors... Bon, tu es prête pour la suite ?

Parce que, tu vas voir, ça va être le grand confort.

Je vais te montrer.

De la lotion, des vitamines prénatales.

Oui, je sais que tu te demandes comment tu vas les attraper.

Eh bien, avec cette pince télescopique.

Comme ça, tu vois ?

Allez, essaie. - Génial.

- Je t'ai pris des magazines pour ados.

- Je sais que t'adores ça.

Tu pourras les dévorer sans te sentir coupable.

Un iPad, ton ordinateur portable et euh...

Oh, un système de divertissement.

Il a déjà bien vécu,

mais c'est un cadeau du département d'anglais.

Donc c'est mieux que rien.

- Wow. - Il est vieux, je sais.

C'est peut-être mme une antiquité.

Mais si ça se trouve, ça vaut une fortune. Non ?

Un mini-frigo qui déborde

de plein de bonnes choses à grignoter.

Oui, je sais, je suis le mari idéal.

Je sais. Oh, et la touche finale.

- Des walkies-talkies ? - Des walkies-talkies.

Un pour toi.

18 canaux, portée de 30 kilomètres.

Donc, on peut communiquer partout dans la maison.

C'est génial.

- Ou on peut s'envoyer des textos ?

- Oui, mais ce n'est pas aussi amusant.

Vas-y. Allume-le.

Attention à toutes les unités.

- Euh, non, non, il faut juste changer de canal.

Celui-là est déj pris.

Sélectionne, euh...

le canal suivant. Merde.

CÇa y est ?

Euh, votre attention.

Super papa à jolie maman sexy.

Envie de quelque chose ?

- Ah, je voudrais bien une tasse de thé, super papa.

- Bien reçu. Jolie maman.

C'est parti pour un liquide chaud et réconfortant.

Terminé.

AÀ ton tour. - Oui, terminé.

- Super. Vraiment.

Oh, et euh...

Ne bouge pas de là.

JOUR 1 55 JOURS AVANT L'ACCOUCHEMENT

Son action est trois fois plus rapide que celui...

Nos lingettes pour bébé sont extra-douces.

Hé !

OK.

- Maman a cru entendre des choses.

Avec des vents soufflant

à près de 60 kilomtres à l'heure. ALERTE CONDITION MEÉTEO EXTREÊME

Alors, surtout, redoublez de prudence, ALERTE CONDITION MEÉTEO EXTREÊME

- On dirait bien qu'on va avoir du mauvais temps !

Tu devrais peut-être annuler tes cours et rester avec moi.

Ce serait bien.

Un marathon de films, ça te dirait ?

Avec du popcorn.

- Est-ce que tu m'écoutes ?

- Non. Hum, aujourd'hui,

il s'est passé un truc vraiment très drôle au travail.

C'était pendant une réunion, je réponds à un message...

»

- Raconte-moi. - Quoi ?

- Bah, ce qui s'est passé. - Oh. C'est...

Il fallait y être. Sinon, ça a l'air stupide.

C'est quoi, ça ?

- CÇa, quoi ?

- Le paquet qui est juste là.

- Oh rien, quelque chose que j'ai commandé pour la maison.

- Est-ce que...

Est-ce que tu es descendue le chercher ?

Julie, tu sais ce que le docteur a dit.

Tu peux pas aller en bas. - J'ai fait attention.

- CÇa n'a aucune importance ! Il y a des règles.

Tu ne peux pas te lever ! Il faut que tu arrêtes

de te balader un peu partout dans la maison !

- CÇa suffit ! Tu es pire gardien de prison !

Je n'ai plus le droit de me lever,

de marcher ou de sortir !

Je dois abandonner les rénovations

parce que les vapeurs toxiques et le bruit

sont des sources de stress inutiles.

Aller chercher cette boîte,

ça a été mon seul plaisir de la journée !

Je suis...

C'est trop dur.

- Je comprends.

T'as raison.

Je suis vraiment désolé.

D'accord ?

Hé.

Je t'assure.

Excuse-moi.

C'est que, tu vois, je suis inquiet.

Tu comprends ?

Merci.

Merci de faire ça pour nous.

Et merci à toi...

d'être bien sage avec maman.

CÇa nous rend vraiment très heureux, tous les deux.

Hé.

Je t'aime.

Bonne nuit.

- Toi aussi.

- Hum ? - Daniel, réveille-toi.

Allez. Il y a quelqu'un dans l'armoire.

- Quoi ?

- Il y a quelqu'un dans l'armoire.

- Ah !

- Daniel.

- Oh... Tu m'as vraiment fait peur !

Tu es sûre que tu te sens bien ?

- Je...

- Bon sang...

Tu as sûrement fait un cauchemar.

Viens, rendors-toi.

Allez.

JOUR 13 43 JOURS AVANT L'ACCOUCHEMENT

Voilà, c'est toujours ma faute.

- Tu étais censé aller les chercher à l'école ! "IL N'EST PAS LE PEÈRE"

- C'est ce que j'ai fait. - Ils étaient ouù, Todd ? "IL N'EST PAS LE PEÈRE"

- Eh bien, si j'étais toi, je le mettrais à la porte.

Voulez-vous lui répondre ?

- Ah, je réponds rien. - Elle passe son temps

à me critiquer et à me diaboliser.

AÀ l'entendre, je suis le pire des pères

qui n'aient jamais existé sur cette terre !

Si tu te comportais comme un père, aussi !

S'il vous plaît, monsieur, répondez à la question.

- Salut !

Qu'est-ce que tu fais ?

- Chut.

- Oh !

Oh. Tu joues à cache-cache ?

Elle est ouù ta maman ?

Mouvement détecté.

- C'est pas vrai, Lou.

Lou !

Descends de là.

Allez ! Descends tout de suite !

Oh, bon sang.

Neuf-un-un, comment puis-je vous aider ?

- Aidez-moi.

Il y a quelqu'un dans ma maison.

Quelle est votre adresse, madame ?

83-17 Lake view. Dépêchez-vous.

Une voiture est en route.

EÊtes-vous dans un endroit sûr ?

- Je suis dans ma chambre.

Et ouù se trouve l'intrus ?

- Dans le couloir.

Votre porte est verrouillée ?

- Non.

Madame, vous pouvez l'atteindre ?

Madame ?

- Oui.

Madame ?

- Julie ?

Hé.

CÇa va ?

Tu vas bien ?

Oui ?

Daniel Rivers.

- Sergent Gates. On s'est parlé plus tôt.

- Oui, bien sûr, euh, vous avez du nouveau ?

- Non. On n'a pas localisé le suspect.

- Le gars, t'as vu à quoi il ressemblait ?

- Et on n'a pas vu de petit garçon non plus.

- Un petit garçon ?

- Votre femme a cru entendre une voix d'enfant.

Eh bien, je crois que j'ai tout ce qu'il me faut.

Si je peux faire autre chose pour vous,

surtout, n'hésitez pas à m'appeler.

- Je vous remercie, sergent Gates, vraiment.

Allez, je vous raccompagne.

- Je suis désolé pour le dérangement.

- Ne vous inquiétez pas. Je ne fais que mon travail.

- AÀ cause de son état et depuis qu'on a emménagé ici,

ma femme vit beaucoup de stress.

Elle s'est occupée des rénovations

et ça l'a énormément fatiguée.

Elle est surmenée, vous comprenez ?

- Bon courage. - Merci d'être passé.

- Allez-vas-y, dis-le.

Je sais ce que tu penses.

- Est-ce que je devrais m'inquiéter ?

- C'était un malentendu, c'est tout.

Tu ne me crois pas ?

- Je ne sais plus ce que je dois croire :

dissociation mentale ou fixation sur un enfant ?

- Je te dis que j'ai vu quelque chose.

- Qui n'était pas réel.

- Je pensais qu'avec cette maison,

on pourrait repartir à zéro.

J'ai besoin de savoir que le passé est derrière nous.

Que tu n'es pas en train de faire une rechute.

- C'est pas comme la dernière fois.

- J'appelle le Dr Meadows.

Je vais engager quelqu'un.

- J'ai pas besoin qu'on me surveille.

- Ce n'est pas pour toi.

C'est pour elle.

Il va bien ?

Désolée.

- Est-ce que ma petite soeur peut venir jouer avec moi ?

- Andrew ?

Andrew ?

C'est toi, mon chéri ?

C'est maman.

Reviens vite, s'il te plaît.

S'il te plaît.

Est-ce que tu m'entends ?

- Julie ?

Salut.

La porte a claqué.

CÇa va ?

- Ouais.

J'essayais de faire un appel vidéo.

CÇa marche pas.

- OK.

JOUR 23 33 JOURS AVANT L'ACCOUCHEMENT

Hé ! Salut.

- Salut ! - Moi, c'est Daniel.

- Delmy.

- Allez, je vais vous aider ?

- Oui. - Donnez-moi votre valise.

Vous avez trouvé facilement ?

Le trajet n'a pas été trop long ?

Je crois que vous connaissez déjà le coin, non ?

- Oui. J'ai même de la famille qui habite tout près.

- Ah ! Tant mieux.

Je suis content que vous soyez là.

- 119 sur 80.

C'est excellent.

- Delmy.

Je ne connaissais pas ce prénom.

C'est joli.

- C'était celui de ma grand-mère.

Un bon vieux prénom allemand comme disait mon père.

Je peux ?

- 140.

C'est parfait.

Et le sommeil, ça va ?

- Hum, pas vraiment.

- C'est l'ironie de l'alitement.

On a tout le temps pour dormir, mais on ne peut pas y arriver.

- Vous avez des enfants ?

- Hum, mon mari et moi avons essayé,

mais il y avait un problème de mon côté.

- Je suis désolée, c'était indiscret.

- Non, pas du tout.

CÇa ne me gêne pas d'en parler.

D'après mon expérience,

la maternité se vit de plus d'une façon.

Je me considère la maman

d'un nombre incalculable d'enfants

que j'ai mis au monde.

Daniel m'a dit pour votre fils.

Il m'a aussi parlé d'Oakview.

Vous y êtes restés longtemps ?

- Six semaines.

- Dépression post-partum ?

- Avec un épisode de psychose.

Je voyais mon fils partout.

Je n'arrivais pas à laisser partir.

- Je sais que c'est difficile

d'accueillir une étrangère chez soi.

Mais je suis là pour vous, d'accord ?

Peu importe ce que vous ressentez

ou ce que vous vivez,

vous pouvez me faire confiance.

- Je vous remercie.

- Maintenant, reposez-vous.

JOUR 29 27 JOURS AVANT L'ACCOUCHEMENT

Doucement.

Et voilà.

- Je crois que ça ira, Delmy.

Merci.

- Très bien.

Je suis à côté si vous avez besoin.

- Oh, bon sang.

J'ai cru qu'elle ne s'en irait jamais.

Ma petite soeur va arriver !

- Delmy !

- Eh bien, ce sont probablement de fausses contractions.

- Et ce que c'est normal ?

- C'est un signe que le corps se prépare pour la naissance.

- Mais elle va bien ?

- Oui, très bien.

Mais pour être honnte,

c'est plutôt vous qui m'inquiétez.

J'ai cru comprendre que vous traversez...

une période difficile.

- Je crois que c'est l'insomnie,

je n'ai pas les idées très claires.

- Parlez-moi du petit garçon.

Quel âge avait-il ?

- Peut-être quatre ou cinq ans.

- L'âge qu'aurait votre fils aujourd'hui ?

Peut-être que votre esprit refuse de le laisser partir,

même après tout ce temps.

Vous pourriez nous laisser un moment ?

- Euh, ouais.

- Julie, personne n'a dit que l'alitement serait facile.

Et les conséquences psychologiques vont

très souvent bien au-delà des conséquences physiques.

- Surtout pour une personne comme moi.

- EÉcoutez, je vous propose deux options.

Soit on vous installe à l'hôpital,

ouù vous pourrez terminer votre grossesse

sous la supervision d'un personnel médical hautement qualifié.

- Non.

Plus de séjour à l'hôpital.

- Ou alors vous restez ici, à la maison.

Mais si vous choisissez cette option,

j'aimerais que vous repreniez votre traitement.

- Mais le bébé ?

- Vous êtes à 35 semaines de grossesse.

Les médicaments auront peu

ou pas d'impact sur son développement.

Pour l'instant,

le mieux que vous pussiez faire pour votre bébé,

c'est prendre soin de vous.

Alors, reposez-vous.

CÇa peut être un incident isolé.

Ou alors...

c'est, je le crains,

le signe d'un trouble psychologique plus grave.

Elle est convaincue d'avoir vu son enfant décédé.

Le traitement devrait soulager les symptômes,

mais s'ils persistent,

il faudra la placer dans un établissement psychiatrique.

- C'est pour votre bien.

C'est ça.

JOUR 38 18 JOURS AVANT L'ACCOUCHEMENT

- Lou.

C'est là que tu te caches.

Tu veux jouer ?

Attends.

D'accord, tu es prête ?

Prête ?

Attrape.

Toi aussi, tu le vois ?

Andrew ?

JOUR 46 10 JOURS AVANT L'ACCOUCHEMENT

Andrew ?

C'est toi, chéri ?

Ta petite soeur aimerait te voir, tu sais.

Tu veux pas venir jouer avec elle ?

Est-ce que tu es là pour voir ta petite soeur ?

- Il faut que tu t'en ailles.

- Mais qu'est-ce que ça veut dire ?

Pourquoi ?

- Parce qu'elle veut ma petite soeur.

- Qui ?

Qui veut prendre ta petite soeur ?

Vous avez fini ?

- Encore quelques minutes.

Non. Non, attends.

Je t'en prie, ne pars pas.

Dis-moi, qui veut prendre ta petite soeur ?

- Je ne voudrais pas que vous preniez froid.

Et voilà.

Bien au chaud et au sec.

On doit prendre soin de notre bébé.

Vous avez senti ?

Elle m'a dit bonjour.

Oh, j'allais oublier.

Votre médicament.

- Je t'ai seulement demandé ouù tu l'as trouvée.

- On m'a donné son numéro.

Quelqu'un de l'hôpital. Je te l'ai dit.

- Oui, mais tu as appelé ses références ?

Et tu as vérifié ses antécédents ?

- C'est le Dr Meadows qui l'a recommandée,

donc tout va bien.

Et puis, on a eu de la chance qu'elle soit disponible.

- Je veux qu'elle s'en aille, d'accord ?

- Tu es sérieuse ? - Oui.

- Delmy est un cadeau du ciel.

- Je ne lui fais pas confiance. - Pourquoi ?

- C'est comme ça, c'est tous. - EÉcoute.

C'est grâce à elle si je peux aller travailler.

Et de savoir qu'elle est là,

ça m'évite de m'inquiéter pour toi toute la journée.

Alors, s'il faut absolument se séparer d'elle

ou même l'envisager, eh bien,

je crois que je mérite au moins une explication

ou une raison qui tienne la route.

- D'accord.

- Je t'écoute.

- Le petit garçon que je vois,

il n'est pas dans ma tête, Daniel.

- Qu'est-ce que tu racontes ?

- Parce que j'entends aussi sa voix.

Il me parle à travers la caméra de bébé.

Daniel...

C'est notre fils. - Arrête, Julie.

- C'est Andrew. - Non, arrête.

- Je sais que ça semble absurde, mais il est là pour nous.

- Je t'en prie. - Il essaie de nous prévenir.

Il veut nous mettre en garde contre Delmy.

Mais de quoi est-ce que tu parles ?

- Elle veut prendre notre bébé. - Arrête.

- Et c'est pour ça qu'il nous prévient.

Il veut nous protéger.

- Arrête ! CÇa suffit !

Andrew est mort. D'accord ?

- Tu crois que je ne le sais pas ?

Tu crois vraiment que je ne le sais pas ?

Chaque jour, quand j'y pense,

c'est comme si je recevais

un nouveau coup de poignard dans le coeur !

C'est moi qui l'ai porté !

Et j'ai prié pour qu'il vive !

Donc, tu n'as pas à me dire qu'il est mort, Daniel.

J'étais là.

Tout va bien ?

- Oui, ça va ! - Oui !

- Daniel... - Non...

- Vous êtes amis, maintenant ?

- Est-ce que tu prends tes médicaments ?

Dis-moi.

- CÇa n'a rien à voir

avec un putain de déséquilibre chimique.

- Tu vois notre fils mort, Julie.

Alors, est-ce que tu pourrais imaginer

ce que je peux ressentir, ne serait-ce qu'une seconde ?

- Crois-moi, je sais ce que c'est !

Je sais très bien ce que tu penses de moi.

J'entends vos chuchotements.

Je vois comment tu me regardes.

Avec cet horrible mélange de peur et de pitié.

Je sais que tu penses que je fais une rechute.

Que je suis sous l'emprise

d'une espèce de tempête hormonale,

mais ce n'est pas le cas !

Et à ta place, moi aussi,

je songerais à me faire hospitaliser.

Mais ce n'est pas dans ma tête.

Je t'assure.

Daniel... notre fils.

Notre fils veut nous contacter.

Il essaie de communiquer avec moi.

Alors, au lieu de me juger durement,

essaie de me comprendre et aide-moi, s'il te plaît.

- Je suis désolé, Julie.

Tout ça, c'est beaucoup trop pour moi.

MOUVEMENT DEÉTECTE

AUCUN SIGNAL

JOUR 53 3 JOURS AVANT L'ACCOUCHEMENT

Je devrais m'absenter à quelque reprise

lors les prochains jours.

Alors, surveillez-la de près, je suis inquiet.

Restez près d'elle. - Bien sûr.

- Voyez ? Tenez-là occupée...

Je compte sur vous.

- Soyez tranquille.

C'est parfait.

Vous devriez manger.

- Je n'ai pas faim.

- On veut ce qu'il y a de mieux pour vous, vous le savez ?

J'ai perdu mon premier enfant à 18 semaines.

La grossesse se passait bien et un beau jour,

j'ai perdu les eaux.

Une incompétence du col.

Enfin c'est ce qu'ils m'ont dit.

Je suis tombée enceinte trois autres fois,

mais aucun n'a survécu.

Je me sentais vide et très seule, et je...

Je me demandais ce que j'avais fait pour mériter ça.

Puis je me suis rappelé une histoire de mon enfance.

Celle d'une famille qui vivait près de ce lac.

Il y avait trois enfants.

La mère en attendait un quatrième.

Le travail avait commencé.

Elle et son mari étaient en route pour l'hôpital

quand leur voiture a dérapé sur la glace.

Ils ont percuté un arbre.

Le coeur du bébé n'a pas résisté à l'impact.

La mère n'arrivait pas à s'en remettre.

Chaque nuit,

on entendait ses pleurs retentir autour du lac.

Elle était inconsolable.

Elle ne mangeait plus.

Elle restait enfermée.

Et dès que son regard se posait

sur un de ses enfants vivants,

elle se rappelait qu'elle avait lamentablement échoué comme mère.

Après l'accident,

elle se sentait incapable de les protéger.

Et le jour est venu

ouù s'est devenu trop lourd pour elle.

- Elle s'est suicidée ?

- Cette histoire m'a rappelé

que je n'étais pas toute seule.

Les mères portent le fardeau du deuil de leurs enfants

depuis la nuit des temps.

Mais c'est ce qu'on fait de cette blessure

qui nous définit.

Le chagrin d'une mère,

c'est un phénomène puissant.

Il faut apprendre à vivre avec lui

ou il nous dévore tout cru.

- Elle s'appelait comment ?

La mère ?

- Oh, euh...

Kinsey, je crois.

Melandra Kinsey.

Vous devriez vous reposer.

- M.K.

Service des archives.

- Bonjour. 2 MORTS, 3 BLESSEÉS DANS UN AFFRONTEMENT

Euh, oui, j'aurais besoin d'un renseignement.

Je cherche de l'information sur une vieille histoire

que vous avez peut-être couverte.

CÇa remonte à quand ?

- Hum, fin des années 1960, environ.

Euh, ça va être difficile.

Nos archives numériques remontent

à quelques dizaines d'années seulement.

Sauf dans le cas des nouvelles importantes.

Vous cherchez quoi, exactement ?

- Euh, un cas de suicide.

Une femme de la région : Melandra Kinsey.

Donnez-moi votre courriel.

Au cas ouù je trouve quelque chose.

DERNIER JOUR

- Le cours vient de finir. Je pars bientôt.

- Aucun signal.

Andrew, mon grand.

Je dois te poser une question, c'est important.

Salut, mon chéri.

La personne qui veut prendre ta petite soeur, dis-moi,

est-ce qu'elle s'appelle Melandra Kinsey ?

Andrew ?

Allez, montre-toi !

Signal perdu.

- Oh ! Delmy ! Delmy, aidez-moi.

- C'était quoi ?

Une contraction ?

Combien vous en avez eu ?

Julie ?

- C'est la première.

- Combien de temps ?

- Euh, 20 ou 30 secondes.

- C'est peut-être le début.

On va les surveiller pour voir si ça progresse.

- Attendez !

- Je vais aller m'habiller

et je vais aller chercher ma trousse.

- Non, ne partez surtout pas.

- Il n'y a rien à craindre.

Votre bébé est prêt à venir au monde.

Je reviens tout de suite.

- J'ai trouvé un article qui peut vous intéresser...

Un tragique meurtre-suicide.

Quatre corps retrouvés.

Déclarés morts sur les lieux.

Enceinte d'un quatrième enfant.

La mère a noyé ses trois enfants.

C'est pas vrai.

- Ah.

Tu as des contractions ?

- C'est encore un peu tôt,

mais si ça continue, on ira à l'hôpital.

- CÇa y est, ma chérie. Le bébé arrive.

- Ta petite soeur arrive.

- CÇa va ?

- On doit partir. - Non. Non, non, non.

- Hé, hé, hé, Julie. - On a encore le temps.

- Julie, détends-toi. - Mieux vaut rester couchée.

- Non, c'est dangereux. Il faut qu'on s'en aille.

- Qu'est-ce... mais, Julie ! - Attendez.

- Laissez-moi. - S'il vous plaît, écoutez-moi.

C'est très important. - Du calme.

- Non, il faut faire vite.

Elle est déjà l. On n'a plus le temps.

- Qui ? Qui ? Qui est là ? - Melandra Kinsey.

- Julie, Melandra n'a jamais existé.

- Non, c'est faux ! Non, non, non.

J'ai trouvé son nom dans le journal.

Elle vivait ici. Regardez.

- Julie, Julie. - C'était son bracelet, Daniel.

Elle s'est suicidée. - Assieds-toi, s'il te plaît.

- C'est pas tout. Elle a tué ses trois enfants.

Elle ne pouvait pas surmonter la mort de son bébé.

- Est-ce que tu pourrais... - Et elle les a pris avec elle.

- essayer de te calmer ? C'était il y a très longtemps !

- Tu le savais ?

- Tu adorais cette maison.

Et je voulais que tu sois heureuse,

alors il fallait aussi que je te protège.

- De quoi ? De tes mensonges ?

Pourquoi ? Parce que tu m'avais caché la vérité ?

- Parce que j'avais peur !

Tu sais ce que j'ai ressenti

quand je suis rentré, ce jour-là,

et que je t'ai trouvée dans une mare de sang ?

Et quand je te voyais souffrir, tous les jours,

après la mort d'Andrew, et...

et que je voulais t'aider...

mais que ça ne changeait rien ?

Cette maison t'a redonné le sourire, Julie.

Elle t'a redonné espoir.

- Mais tu ne m'as pas cru.

Je t'ai dit que quelque chose n'allait pas avec cette maison

et tu ne m'as pas écouté. Vous non plus.

Vous m'avez fait tous les deux croire que c'était dans ma tête !

- Parce que tout est dans ta tête.

- Non, c'est faux, Daniel ! - EÉcoute-moi.

- Rien de tout ça n'est dans ma tête !

- Calme-toi, s'il te plaît. - Melandra Kinsey est ici.

Elle est dans la maison.

Et elle veut prendre notre bébé !

- Julie.

Julie.

C'est quoi ça ?

- Cachez-vous. Maman arrive.

- Le fauteuil. Vite, le fauteuil !

On sort vite d'ici !

Vas-y. Assieds-toi.

- Laissez-la tranquille !

- Daniel.

- On y va !

Allez.

Allez.

- Non. Attends.

- CÇa va ? Daniel.

Oh, Daniel. Mon chéri.

Daniel ? Hé, Daniel.

Oh...

Va te faire foutre !

Allô ?

Est-ce que vous m'entendez ? Allô ?

Je m'appelle Julie Rivers.

J'habite au 83-17, chemin Lake View.

J'ai besoin d'aide. Je vais accoucher.

- Très bien, Julie.

Le moment est arrivé, ça va être à vous de jouer.

Ne pensez à rien. Et poussez.

Poussez. Allez, encore plus fort, c'est ça, Julie.

Continuez, continuez. Comme ça, oui.

C'est ça, voilà. C'est bien.

- Oh...

- Salut, toi.

Salut.

Salut. Salut. Salut.

Oh, viens là.

Tu as froid ? Tiens.

Voilà, c'est fini.

Allez, tout va bien.

Tu n'auras pas mon bébé, sale monstre !

- Julie !

Julie ! Julie !

Julie ! Julie !

- Le bébé a froid.

Prends-la.

- Allez. Lève-toi. Lève-toi, s'il te plaît !

- Non. Arrête.

Prends-la.

- Non. Non. - Emmène-la loin d'ici.

Vas-y.

- Je vais revenir.

D'accord ?

- Ne t'approche pas d'elle.

Tu ne toucheras pas à mon enfant !

Maintenant, va-t'en !

- Daniel, tu vas bien ?

Daniel ?

- AÀ l'aide ! A l'aide ! Par ici, c'est ma femme !

Julie. Julie. Tu m'entends ?

Hé ! Julie.

Julie ?

Hé !

Par ici !

- Allez. Allez. Allez.

Elle est là. Vite.

- Monsieur, ne restez pas là. - Julie.

- Comment s'appelle votre femme ?

- Julie, Julie. - Julie ?

Julie.

Elle est comme ça depuis quand ? - Je ne sais pas...

Quelques minutes... Cinq minutes.

- On s'en occupe.

Je n'ai pas de pouls. Défibrillateur.

Julie ?

- Il est en train de t'appeler.

- Andrew.

Oh...

Bonjour, mon amour.

Oui, ta maman est là, mon chéri.

Je suis là.

C'est moi.

- On recommence ! Dégager !

CÇa y est, j'ai un pouls.

Commencez le massage.

Julie, vous m'entendez ?

Julie ?

Restez avec nous. Allez, Julie.

- Je t'en prie, Julie.

Je t'en supplie, reviens.

Je t'aime.

Je t'aime tellement, mon amour.

Pitié.

- Julie.

- Est-ce que vous allez en prendre bien soin ?

- Bien sûr.

- Au revoir, mon amour.

- On va vous attendre.

- Allez ! Restez avec nous !

Allez, Julie.

J'ai de nouveau un pouls.

Une dernière fois.

Dégager !

- Hé !

Ah !

Ouais.

Encore.

Tu es prête ?

Ah !

- Et moi, je peux en avoir ?

- Mmm-mmm. On lui en donne ?

- Oui ? - Ah !

- Hum.

- Toi aussi ?

Hum. - Ouais ! Ouais.

Sous-titrage : difuze

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