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Original subtitles

I.-

1760.

Denis Diderot a 478H8.

En quelques semaines, le directeur de I'Encyclopédie écrit La Relig/'euse

Au We sifecle.

l3 vie UES COUVEHYS I19 conserve SOUVEHY

que les signes extérieurs d'une vie religieuse véritable

Moyennant pension.

Beaucoup de bourgeois ou zfaristocrates

enfiermemkeurs {Mes au cuuvem yusmfau mafiage.

Des veuves.

Cies femmes seules. s'); retirent.

On achéte une abbaye oomme s'achéte aujourrfhui une charge de notaire.

Cela s'appelle "u n bénéfice".

Les Supérieures sont élues le mus souvent

selon l3 HONESSE d9 l6Uf HBiSSHHCE.

H arrive que de trés jeunes abbesses' 20 ans' quelques fois mains,

mngent de vastes maisons

Dans beaucoup de couvents'

receptions et spectacles se succédent,

La regje se zeVache nu pent son sens

BU contact de cette 1H6 FTIOHGQiFIG.

Pour son roman, Diderot sWnspire de personnages réels.

Louise Adelaide dbrléans,

fille du Regent Philippe,

qui acquit le titre d'abbesse de Chelles en 1719,

lui sert de modéle \orsqu'il imagine la Supéneure de Saint-Eutrope.

Quant é Suzanne Simonin, Ia religxeuse,

elle est le reflet de Marguerite Delamarre,

que son pére, poursénrichir. fit entrer au couvem

ates Vage as unis ans.

Ayant fait appel comre ses voeux force's en 1752,

eHe perdit son prucés e! resta cloftrée jusqu'?! sa mori,

'a Ykbkraye 6e Longchamp. présenke dams he fem de Dniaroi.

El loule La Re/rgreuse n'est-elle pas

cumme le commentaire de ces paroles de Bossuet :

"N'entrez pas témérairement dans une profession si relevée,

“et si vuus ne sentez pas le dégofitdu monde'

"SOI19Z, ma SC9LII', d9 C9119 clélure."

.,wnv' q m? :1'

Marie-Suzanne Simonin,

prometlez-vous de dire la vérité ?

- Je le promets.

- Est-ce de votre plein gré et de vuire fibre volonté que vous éies ici ?

- Non. - Ou\.

Marie-Suzanne Simonin,

promettez-vous é Dieu chasteté' pauvreté et obéissance ?

- Non, monsieur.

Marie-Suzanne Simonin,

promettez-vous é Dieu chasteté' pauvreté et obéissance ?

- Non, monsieur, non.

- Mon enfant' écoutez-moi'

- Munseigneur, vous me demandez si je promets é Dieu

chasteté, pauvreté et obéissance,

'ye mus a1 bien emend...

Je 'mus xéponds que non.

Messieurs, et surtout vous,

mon pére el ma mére'

;e vous premis mus é Vemoms.

3e suis m conhame efloxcée.

♪ ai fait semblant de suivre la volonté de mes parents

pour protester publiquement de la violence qu'on me iaii.

Je n'ai aucune vocation, je ne veux pas obéir é mes parents.

Chers parenis, faites de moi tout 0e qu'il vous plaira,

(out, excepté religieuse'

je ne veux pas' je ne le serai pas I

Non '. Non!

3e suis mipurs woke enfiani.

- Relevez-vous, Suzanne.

Raevervous.

Vans pveurez.

Mais votre cunduite est d'une ingrate.

Vous savez quake pene mus avcns sukfle.

Les affaires de vos sceurs vont maL on s'est ruinés pour les marier.

Vane pére est bun avucen mais we Nesi pas un harmiver.

Nous Navons plus assez pour vous deter.

Vous avez pris Vhabii.

Pour uuhe entxée au muvem, mus was fakdes dépenses.

Le bruit de votre profession s'e'tait répandu.

Votre refus public a fait scandals.

Eh bien 7

Vans ne dkes fien '?

- Qu'al\ez~vous faire de moi 'I

- Suivez-moi.

- Mon Pete,.

vous étes depuis vingi ans moire confesseur.

Vous pouvez lui pafler,

- Je n'ai jamais attiré personne en religion.

Nous seu\ pouvez Ya convaincre.

- C'es1un état 0U Dieu nous appelle. ll est dangereux de s'en méler.

- Vnus retrouvez ce jugement, Delamarre '7 - Je cherche.

- Depuis trois mois, Suzanne est tenue eniermée dens sa chambre.

Elle sait qu'elle n'a rien a': attendre.

Je veux en flnir.

- Pounai-je voir ma mére aujourd'hul '2

Pounai-je prier mon pére de lui parler 7

Pourrai-'ye au moms \eur écfue 'i

Nous save: bien que non.

- Quel jour sommes-nous ?

»Le second lundi du moxs.

- Pa1lons franc!

Je me suis dépouillé pour oelle-lé.

Je ne vets pas ce que 1e pounds iaire pour Yauue.

Qu'elle y réfléchisse.

Ihm g I 'nnflw 1

Que puis-je faire pour cette fille '.7

ll n'est pas question qu'elle travaiHe de ses mains.

Quelle liberté aurait-elle dans ls monde '.7

Bien plus mince encore qu'en religion.

Vuus savez que\ est le son de fllles sans époux st sans fortune.

- I'hospice... - Ou la prison, ou Vasile.

Je ne vous demande que de la vow.

- Bien' je lui parlerai.

AppmmeL men emam.

Ne craignel pas de mcuvflr woke cczur.

Approchez,

- Je n'ai rien é vous dire.

- Je suis entré tard dans les nrdres.

Je pourrai mieux vous comprendre.

- Ma mére me hait... - Mon enfant,

plaignez votre mére plus que vous ne la blémez. C'est une bonne éme.

Cast malgré elle... - Et qui Ia force '?

Ne rfia-k-ehe pas miss an mende '2?

Quelle différence entre mes soeurs et mm ?

- Beaucoup. - Que voulez-vous dire 7

- A\lez'

Téchez de prendre voire son en patience Asseyez-vous.

Recueillons-nous un instant. Reprenez-vous.

- Non...

Non. mo“ Pére.

Je ne peux plus prier.

Jai essayé, j'ai essays', mais... - Mon enfant...

- J'étais plus jolie que mes saeurs.

Mes parents en étaient affligés.

JG “EVE-B 3V0“ 153H5.

Un jeune homme courtisait ma seeur.

Je mhpergus que je lui plaisais. ♪ avertis ma mére.

Quake 'youxs aprés, on me mewak an couvem.

♪ y suis restée deux ans, jusqu'é ma profession.

On d“ que mun péxe, ma mére, sunk des gens honnéms.

lls som aimés, respeclés.

Akns poutquoi wen moi“...

- Ma fiHe.

Je vuis bien qu'il faui vous faire des confidences.

♪ ai longtem ps exhoné votre mére é vous révéler un tel secret.

Mais elle n'a jamais pu s'); résoudre. Vous connaissez son caractére.

Elle croyait uous convaincre sans set aveu, elle s'est trompée.

Elle m'a chargé de vous annoncer que vous n'étes pas

h We Ge M. Sinonin.

n36 KY6“ (KNEE.

- Aprés cela, mademoiselle,

voyez si elle peui vous meme au méme rang que ses autres enfants,

s1 elle peut avouer é volre péren.

- Quies1mon pére 7

-on ne me Ta pas mnflé.

On a prodigieusement avantagé vos soeurs.

Tout a éié fait pour réduire é rien votre fortune légitime.

Si vous perdez vus parems, vous Uouverez pen fie chases.

Vous refusez un convent,

peukéfire akns reqwettewervous 6e ne pas y ékre.

- 18 “E danande WEN.

- Je veus a1 d“ we que 'ye devais cure.

(Fest A vous é réfléchir st é vous décider.

- Mon Pére !

Encore une question.

Mes sueurs \e savent-elles '7 - Non, mademoiselle.

- E1 eHes ont pu tout prendre é leur sceur ?

Car dest ce qu'e\les me oroiem.

- Je ne vous conseille pas de compter sur elles.

EHes ont des enfants, ce sera un préiexte honnéte

pour vous réduire é la mendicité.

Et puis, le pain qu'on regoit est bien dur.

Si nous m'en cruyez,

réconciliez-vous avec vos parents.

Vous iexel ce que VQKYE méxe mend de nous.

Vous entrerez en religion.

On vous {era une petite pension.

Vous passerel des buts, shun heuweux,

du moms supponakaes.

AHez' mon enfant,

vous étes sage e! bonne.

Songez é tout oela.

Madame' votre mére vous accorde un entretien.

Ievezwous.

Voire pére est absent Expliquez-vous.

Vous avez vu le pére Séraphin'

Vous savez enfin qui vous étes st ce que vous pouvez attendre de mm.

Eh bien' Suzanne ?

Qwavez-vous décidé 7

- Maman, je sais queje n'ai rien,

que 'ye na dais prémndxe A mien. Je me commas...

Mais vous étes ma mére, je vous en supplie, ne Foubliez pas.

- Je voudrais pouvoir VoubHel.

Ma We. .

N'empoisunnez pas ma vie plus lnngtemps.

Ma passion s'est éteinte.

La conscience a repris ses droils.

- Mais celui é qui je dois la vie...

-ll est mart,

Sans se ressouvenir de vous.

Les peines qu'i\ m'a causées auraient pu provoquer notre morl.

Dieu ne I'a pas voulu.

Ma fille, vous n'avez rien, vous nkaurezjamaxs rien.

Le peu que je fais, je le dérobe é vos soeurs.

♪ ai vendu mes bijoux' je ne joue plus.

♪ aimais les spectacles, le luxe, 1e m'en suis privée.

Si vous entrez en religion, salon notre volonté,

'yaurzai qagné vane do! pa: man écononue.

- Mais maman,

il vient encore ici quelques personnes...

Peut-étre y a-t-il quelqu'un qui se contenierait de mm.

-LI ne faut plus penser.

Le scandale vous a perdue.

- Si je ne trouve pas de mari, taut-H queje ménferme '.7

Nous vuukez prokmge: mes rewmrés '?

Ma fiHe. vous Fétes malgré moi.

Vos soeurs seront autour de mon lit de mort.

Pounai-je vous voir auprés d'elles 7

Pounai-'ye dire, en palaKssanK devank DKeu,

que j'ai racheté ma faute autant que possible

et que vous ne mettrez pas le trouble...

- Maman !

- Quelle idée voulez-vous quefemporte en mourant 7

ll faudra que je dise A voire pére... Quoi '?

Que vans Néfies pas sa ('Me '2?

SW nefaHait que sejeter é vos pieds...

Mas vuus ne semez flen 'I

Vous avez Mme inflexibke fie vane pére P.!

- Sonez.

Nous ne voulons plus la voir.

Ihm g I 'nnflw 1

Mon Diem.

éclairez-moi'

Donnevmofllohe (one.

Nuke mére a promis é M. Simomn de ne pas vous revou.

Mais vous pouvez lui écrire.

-"Maman'

“ye vans demande pardon.

"Ordonnez de moi tout oe qu'il vous plaira.

"Si c'est votre volonté que j'entre en religion,

"je souhaite que ce soit aussi oelle de Dieu."

Ihm g I 'nnflw 1

- Suzanne, reconnaissez-vous cs billet 7

- Oui, monsieur.

- Avez-vous écrit librement ? - Oui.

- Etes-vous décidée é exécuter ce qu'il promet 7

4e We sws.

- Vous n'avez de préférence pour aucun couvent ?

- Non.

Ils me sum indifférems.

41 sufifik.

- J'ai scrupule é reoevoir une jeune fiHe

don't la vocation est si peu marquée.

Je ne suis pas Ia premiére é vous faire cette réponse.

- C'est vrai' ma Mére.

Mais cruyez que ce fut un mouvement rfhumeur don't Suzanne s'est repentie.

- Qu'en pense notre Mére des novices '7

- Un scandale est un scandale.

Nous ne pourrions iulérer rien de tel ici.

-LI ne se reproduira pas.

Les talents de Suzanne dans une maison aussi renommée

peuvem excuse: Ne“ fies enianmages.

Elle est bonne musicienne, elle a une jolie voix.

Enfin, la doi qui do it revenir é votre communauté...

- Pour cecfle men remas é sueur Sana-lean...

- En effet, un millierdkécus. . - Qu\ nous a dnnné son avis.

Sceux Sziuwe-Chfisfine, 'ye voudraisvous répondxe.

Je n'ai pas peurdu scandale.

Notre rfile est peut-étre de reprendre en nous ces esprits rebeHes

et de hm enseigner Taocewaflun de nos his.

Cette enfant est une éme difficile.

Voila celle don't nous devons prendre nous-mémes le plus grand soin.

Jhcoepte votre fille parmi nous. - Ma Mére

- Ne dites rien de plus, madame.

- Je vous conseillerai d'engager votre fille é écrire é notre Mére,

pour la remercier de la gréce qu'elle lu\ fait de Faccueilhr.

-\/oici votre nouveHe fille.

- Vous avez été novice, vous con naissez le réglement de nos maisons.

Le nbtre est le méme, mais nous Fappliquons sirimement.

Vous Fapprendrez, vous le saurez bientét at ne Foublierez plus.

Vous savez la musique.

Vous CHEWKQL, nous a dMoke mére.

NOUS EVBYS U“ ('AEVEUYL

Si vous le vouliez, nous irions dans notre parlov.

1.:

- Allons, mademoiselle, décidons-nous'

- Que faul-H queje chants ?

»Ce qui vous viendra é Fesprit,

Ceci !

1.:

E In r: 'n-artra

-\/oilé qui est parfait,

Suzanne, vous chantez é ravir.

Madame, je vous fais mon compliment.

- Ma fiHe, adieu'

Ne me faites plus souffrir'

Hm WT n wfVVYxi

- Comment étes-vous, mun enfant ?

- Ma Mére' je suis résignée.

-\/ous ne sentez done rien d'autre '?

- Pour parler franchemeni, rien, ma Mére.

Suzanne, je sais voire histoire Je vous plains.

Je devine was tuumvems 1e he cumprenns.

Je partage vutre inquiétude sur votre vocation.

Je Véprouve plus cruellement que vous.

Mais hissermui tanker de vousvenfire vane courage.

Vous ainel Dieu, rfesvce was 7. - De tcuke man "ame.

- Le reste viendra sans méme que vous y preniez garde

Noire Dieu est un Dieu caché.

H vient é nous comme un voleur.

E! sans annoncer Sa présence.

- Mais si je n'é1ais pas faite pour étre religieuse '.7

- Les autres états ont leurs épines. On ne sent que les siennes.

Laissez faire la gréoe.

Rename: A vos pensées.

Méme \es p\us simples st les plus naturelles.

Aveuglez-vous, privez-vous de Ia volonté.

El que \a nature meure en vous'

Accepiez de ne voir Dieu que quand il Lui plaira de se montrer.

Mons' mo“ enfani.

Mettons-nous é genoux e! prions.

Mm Vere qui Qes aux meux,

que Volre nom soil sanctifié'

que Vutre régne arrive,

que Votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel,

donnez-nous aujourmfhui... - Noire pain de chaque jour.

Pardonnez-nous nos offenses,

comme nous pardonnons é ceux qui nous ont offensés,

et ne nous laissez pas succomber é la tentatmn,

mais délivrez-nous du mal'

Nnsisokifl.

- Et délivrez-nous du mal.

Ainsi soit-il.

Rarfime ta confiance' 6 men éme'

Te voilé en présence de Dieu, Christ, ton époux.

Jésus, \ui qui s'est fait homme pour ton amour

et qui a vuulu mourir sur une croix pour te sauver.

Et maintenant, \I demeure ici pour fécouter,

('accorder ses gréces,

parle-Iui.

Dis-kn que...

Dis-lui...

Je ne sais ce qui se passe en moi.

II me semble quand vous venez.“

que Dieu se retire

et que Son esprit se tait,

Je me trouve une femme ordinaire et bornée.

Je cram 6e pafler... Ma's chéxe Mae,

Sea peuwke un signe, Sea pew-Eve DKeu qui vousrend muefle.

- La communauté approuve la profession de notre postulante

quk sera mu: Mane-Suzanne.

-"L'Eternel est mon berger'

"Je n'aurai point de disetle."

"II me fait reposer dans de verts pétu rages

"El me méne le long des eaux paisibles?

Suzanne' qdavez-vous 7

- Vous n'avez pas vu notre Mére '2 - Elle est au jardin, eHe était lasse.

- Me1ci,

Ma Mére 7

- Qu'y a-t-il 7

- Ma Mére' aidez-moi.

-.L'aime1ais aussi qu'on m'aide.

Cest pour demam, West-cs pas '2 - Vous le savez, ma Mére.

Nous vous kruuvez 'mdécise fiésemparée p\us qua 'yamms?

- Je ne sais s1 j'aurai la force de prononcer...

Nous 'faurez.

Je ne veux pas vous dive oes banamés sur he dangers fiu meme.

Vous save-z que je vous aime tendrement.

On vous prétend de mes favorites, je ne peux le nier.

Vous avez toujours fait votre devoir, pourquoi craindre Favenir '.7

- Oh, non, pas avec vous' ma Mére'

Mais je ne veux pas vous quitter,

Mon eniamm...

Vos travaux'

vos chagrins' votre vie, tout ceci est é Dieu.

Lui seul exisie e1 nous aime,

et nous guide.

Nous sommes en Sa main.

Suzanne, la main de Dieu est sur vous.

Ewe vous game,

eHe vuus méne malgré vuus s'i\ \e faut vers notre époux divin,

vers la joie qui n'aura pas de fin

Vers le repos.

Chére enfant, qu'avez-vous fait sur moi '.7

Allez, que Dieu vous parle Lui-méme, ll ne veut plus \e faire par ma bouche.

La vérité est que 1e suis fatiguée.

♪ ai demandé é Dieu de ne pas voir ce jour

mais 0e Nest pas Sa volonté.

Pour la seconde fois, on va vous demander

de lui jurer chasteté, pauvreté st obéissanoe

Je parlerai é voire mére, je passerai la nuit en priére. priez aussi.

Mais couchez»: nus, ')e vous Tumonne.

- PermeHez-moi de prier avec vous.

- Je vous le permets de 9 heures jusqu'é 11.

Pas davantage.

Puis vuus me laisserez prier seule st vous vous reposerez.

AHez. Suzanne, dorrnez.

Je \e veux.

Ave Maria. - Deo grafias.

- Ave Mafia, - Deo grafias.

- Ave Mafia.

-"Ayez pitié de moi, mon Dieu, ayez pitié de moi

"(Test en Vous que mon coeur espére.

-"Te\s soni \es cris que fai poussés vers Lui,

"le Dieu qui m'a oomblée de biens."

-"Et ll a envoyé du ciel sa misérioorde et sa vérité,

"M m'a sauvée an when des Mons oh 1e ne me repwsais

“que parmi les alarmes,"

Qhvwt

- Mon Dieu, si dest pour me punir que vous vous étes retiré,

qu'il en soil ainsi.

Je ne vous demande pas de me rend re le don que vous m'avez été,

mais secourez Vous-méme cette enfant qux don.

Mon Dieu, parlez-lui, parlez é ses parents.

Et pardonnezmoi,

Vous vous éms muchée de bonne heme'?

- I'heure que vous m'avez ordonnée.

- Vous avez dormi 'Z Proiondément.

- Je m'y attendais.

Comment vous trouvez-vous 7

- Bien.

El vous. chére Mére ?

- Je n'ai vu personne entrer en religion sans inquiétude.

Mais je n'ai éprouvé sur aucune autant de trouble.

Je voudrais que vous soyez heureuse.

Swuus me ganiez woke amifié, 'ye \e semi.

- S'i\ ne tenait qu'z'a cela...

Nfivez-vous pensé a “en, ceRe nun'?

- Non.

Nous xfavelfiak aucun réue '2 Jkucun.

Que se passe-b“ A pVesenK dens vctre éme '.7?

- Rien'

'Yobéis é mon son.

Je me laisse alley,

Je n'ai méme plus la force de pleurer.

On Ie veut, il le faut, est Ia seule idée qui me vienne.

Mais vous ne Mes men.

4e we suis pas venue poux vuus pane: mais pour vuus vow.

Je dais me mire, 'ye me connws.

Repuservous ensure un moment, que 1e was vole.

EL 1e Men 'm, Dieu Reta he teem.

Quewe wane esHV?

- Six heures.

- On va vous habiller, je ne veux pas y étre, ce\a me distrairaii.

Je ne ueux mus avoir qdune same pensée.

- Levez votre bras.

- Levez votre bras.

- Toumez votre téte.

- Tournez voire téte.

- Sueur Saint-Jean 'I

- Ave Maria.

- Deo granas.

- Soeur Saints-Suzanne, vous étes de choeur.

- Oui.

- Vous étes de choeur é lbffice. - De choeur 7

-ll faut vuus préparer.

- Soeur Sainle-Agnés !

II est vrai que j'ai fail profession 7

- Depuis hier, vous étes notre soeur.

- Ma mére...

Cela est done vrai 7

- Que uouvezwous dire 7.?

Me cmiwervous, ma Mére, s1 ye vous ms qua...

- Eh bien ?

- Je n'ai souvenir de rien de la jOUIFIéE d'hier.

Je ne sais plus ce que j'ai fait ni 0e que j'ai dit.

- Vous avez fait st dit ce qui cnnvient. - Vous me croyez 7

- Je n'ai pas é vous croire ou non. Vous éies soeur Saints-Suzanne.

Ce\a suffit.

- In numine Domini Jesu Christi. Amen.

- AMEN.

- Commen1 est-elle mode 7

- Au retour d'un séjour chez votre soeur ainée.

Sa samé s'est affaiblie.

Elle eut du chagrin.

- Elle ne vous a rien dit de plus ?

- Elle m'a prié de vous remettre ceci.

- Savez-vous le nnm de mon pére ? - Non.

Vous aimez votre vie' é présent.

- Le temps passe'

(Test déjé la fin de Vauiomne.

L'-,-'1 q \lL-p 'l"-;_.-"5"£-;".'-" LZm-'i t.

"Mon enfanl,

"dest peu de chose.

"Voici le reste de mes économies,

"Priez pour moi.

"Votre naissance est la seule faute que j'ai commise.

"Aidez-moi é Fexpier.

"Sungez que le son de votre mére dans Fautre monde

"dépem de vane mnduite dams cemm.

"Adieu, Suzanne. Ne demandez rien é vos seeurs.

"N'espérez rien de votre pére, H m'a préoédée, il m'attend.

"Adieu. Brfilez la mire, craignez de changer aféiai.

"L'idée de vous imaginer dans le monde, sans appw,

"achéverait de troubler mes derniers instants."

- Mes enfants, pourquoi pleurez-vous 7

Approchez toutes, queje vous embrasse,

Venezm

Jésus 1

Priére en farm

'.-

-\/isitez ces quatre oellules, voici la Hsie.

Ceflaines um aemm veurs chines.

Jen soupgonne d'avoir gardé leur bible malgré Pinterdit. Confisquez-les.

- Que voulez-vous, ma soeur 'Z - Visiter votre ceHule

- Vous en avez regu I'ordre '7 - Notre Mére m'en a priée.

0U est votre cilice '7 - Je I'ai brfllé.

- El V0118 discipline 7

- Jetée J'ai engagé mes soeurs é m'im\ter.

- Qui vous I'a permis 7

- Mme de Moni disait de oes pénitences

qu'elles ne corrigent aucun déiaut.

Elles donnenl de VorgueiL

- Mme de Moni Nest plus.

- Je la pleure

etje suis son enseignement'

- C'est lui aussi qui vous empéche de chanter demain '.7

- Demain Nest pas jour de féte st je ne suns pas de choeur

Je ne veux rien faire en-degé ni en-delé de la régle.

-\/ous la connaissez 7

- Regardez.

(Test le livre de nos constitutions'

Je Vai relu, je le sais par coeur. Voici les engagements que j'a\ pris

eqe wen m pas pfls mums.

- Mes swurs, I'une de vuus a péché gravement contre la sainte obéissance.

Je dais I'en chéiier aver: rigueur.

Sueur Saints-Suzanne,

vous passexez pendant une semame Yoifioe 'a gemux au cemre fiu dcmaur.

Vous vivxel dens w nvéme temps fie pain a dean.

demeurerez enfermée dans votre oellule,

et n'en sortirez que pour assister nos converses dans les vHs travaux.

Enfiin, 'ye vous défiends Qappmmer aucune de vos smurs

etde \eu1parler'

Seem Suzanne, dfies ce qua vans pensez du 'wnsénisme.

- Je n'en pense rien, ne le connaissant pas.

K du mofirfisme '2?

- Je n'en sais rien non plus

et ne veux en entendre pafler ni en bien, ni en mal,

Etes-vous soumise é la Constitution '1 - A I'Eglise.

- Acoeptez-vous la Bulle '1 - J'accepte VEvangile

-\I faut pourtant que vous preniez parli. Répondez franchement.

- Je rejetle (out pani.

Mais 'ye nfen “ens au We 6e dméfienne.

- Vous pouvez aller.

.,wnv' q m? :1'

- Que se passe-t-il '2 - Vnus saviez que Voffioe était avancé.

- Comment Faurais-je su dans ma ceHule ?

Nous denim \e save“. Vous serez puma.

-"Et pour le resle de son corps,

"elle em si chargée de perles

"ewe pkexxenes

"qu'elle en avaitjusque sur ses souliers."

Priére en farm

- DE O GRA TIA S.

Ihm g I 'nnflw 1

- Faites un pas de mon cbté.

Accourez pour me retenir.

Vous viendrez hop mm.

Ave Mans.

- Deo graves.

- Ma Mérem

♪ aurais besuin d'encre st de papier pour ma confession

Pourrais-je en avoir davantage '2

♪ ai beaucoup é écrire'

Vous le save-z. ma chére Mére.

Je vous remercie, ma Mére.

Ihm g I 'nnflw 1

Qhvwt

- Soeur Suzanne, suivez-moi.

Voici votre oellule. La soeur Saint-Jérfime occupera la vbtre.

Soeur Suzanne, déshabiHez-vous st prenez oes vétements

Ihm g I 'nnflw 1

Sueur Suzanne'

vous avez des défauts, mais pas celui de mentir.

Bites-moi Ia vérité.

Qu'avez-vous fait du papier que je vous ai donné '2

Madame, je vous I'ai dii.

- Cela ne se peuL

Vous m'en avez demandé beaucoup st votre confession était courte.

- C'esl vrai.

- Qu'en avez-vous dnnc fait ? - Ce que je vous ai dit.

- Jurez-moi par la sainte obéissance que vous avez juré que cela est.

Malgré les apparences, je vous croirax.

Madame, vous ne pouvez exiger un serment pour une chose aussi légére.

II ne m'est pas permis de le fairs,

Nous vous vempez, seur Suzanne.

Vous ne savez pas 'a quui vousvous expusen.

Qdavez-vous fail du papier que je vous ai donné '.7

Madame, je vous I'ai dit.

- OU est-il ? - Je ne I'ai plus.

- Qu'en avez-vous fail 7

Jurez-moi qu'il a été employé é écrire votre confession.

Madame, cefle chose rfétant pas plus mporiante,

je ne peux pas jurer'

-.lurez 1

Ou bien... - Je ne Jurerax pas!

- Vous ne jurerez pas ? - Non, madame.

- Vous étes done ooupable.

- De quoi ? - De tout !

Il n'y a rien don't vous ne soyez capable.

Vans ave: hit exprés de hue: Mme de Mom pour me IahaKsser.

Exprés de mépriser les lois que j'ai réiablies

De diviser hcommunaw, pxuvoquer was soaursmanquer é vos devok.

Vous maweziurcée 'a vous punk

e! é punir celles que vuus avez sédwtes, cs qui me come.

Je mus a1 ménagée.

♪ ai cru que vuus reconnaitriez vos tons.

Que vous reviendriez é moi. Vous ne I'avez pas fait

ll se passe quelque chose dans votre esprit qw West pas bien.

Vans avez des prams.

Uintérét de Ia maison exige que je les con naisse.

Je les connaiirai, je vous en réponds.

Sceur Suzanne'

dikes-mm \a vérité. Madame, je vous I'ai dike.

-.Le vous donne encore cinq secondes pour vous décider.

Vos papiers, s'ils existent. - Je ne les ai plus

- Ou le serment qu'ils ne contenaient que votre confession.

- Je ne peux pas le faire.

- C'est bien.

Donne-nous tes papiers. - Vous éies trop bonne.

- Tant pis pour eHe. Madame,

je n'ai rien fait qui puisse offenser ni Dieu ni les hommes.

3e vous \e 'we.

- Ce wesk pas we sermenk-Ya.

- E\le a écrit contra vous au grand vicaire, é Farchevéque.

-$oeur Suzanne... Madame, fai tout vu.

Je sens que je me perds. Mais un moment plus t6! ou plus lard,

faites de moi oe qu'il vous plaira.

Permettez-moi de Vembwassex encore une Ms.

- Failes sonner la cloche.

Que personne ne paraisse.

- Obéissez e! vous sortirez d'ici.

4e (mi flen iait, fiignure we qu' on me demands.

ll est url Dieu!

- Notre chére Mére a trop de bonté. Au 3e jour, elle vous fait gréce.

- C'est trap lard. Laissez-moi.

Laissez-moi Z

- J'ai consuhé Dieu sur vutre sort'

ll a touché mon coeur, je lu\ obéis

Mettezvous A genoux st demandez-lui pardon.

Mon Diem.

Je vous demands pardon des fautes que j'ai faites,

cumme vous I'avez demandé sur la croix pour moi.

- I'nrgueilleuse se compare é Jésus. - Ce n'est pas tout.

Jurez-moi que vous ne parlerezjamais de ce qui s'est passé.

- Personne wen saura 'yamais hen.

3e vous \e 'we.

- Nous ne pourrons peut-étre plus jamais nous parler.

Dieu nous pardonnera.

Je n'ai pas lu vutre mémoire mais je devine ce qu'i\ dii.

Nuns conneinssez beaumup de monde' moi, 3e ne commas personne.

3e ne veux pas mus mmpromefire.

Mon amie, vous seriez perdue, je le sais.

"De qum s' agM '2

- De faire passer ce mémuire é un avocat

ek den ebtenir une réponse.

- Vous voulez nous quitter ?

Mans pour avuix une xéponse, vcus devrez wok des gens 6e kn.

Vans aurez besoin '(Test vrai.

- Savez-vuus les persécutions qui vous attendant?

- Je serai sous la protection des lois.

Il faudra me montrer ♪ aurai la bouche ouverte.

La Ebert's fie me phindre.

- Si vous échouez...

- Je demanderai é changer de maison

ou je mourrai dans celle-ci'

- On suuffre bngtemps avant de mounr.

- Quoi qu'on mfimpose,

on ne diva pas que 'ye suis emrainée pa: une passhn auupakfle.

Je ne vois personne'

Je demande "a éke “me

parce que le sacrifice de ma liberié n'a pas été volontaire.

- Soyez tranquille, je penserai é vous.

- Je sais que vous étes mun amie.

- Demandez é Dieu qu'il vous guide, je prierai avec vous.

"X N51, k, n n 2.1 "é

- Ma chére enfant I

- Ma chére Suzanne”,

Permettez-moi' ma sueur.

- Ma Mere.

auriez-vous la bonté de me rendre... - Vctre médaxllon 7

J“; consens.

- Ma soeur Suzanne, un monsieur Manouri vous demands au parloir.

(Test volre avocat,

- Nous avons obtenu la permission de Rome.

Il sera signifié é vutre Supérieure, au nom de Marie-Suzanne Simonin,

une prckeskafion some ses veeux,

zwec demande de qumer Vhabit ei 6e somr flu dome

pour disposer d'elle comme eHe le jugerait é propos.

Mais pour mener é bien votre affairs,

il va falloir que je puisse vous voir,

II faudra conespondre'

- J'y penserai. - Autre chose

Dés que la prooédure sera engagée.

Vous allez demeurer ici,

“vrée é mukes has cruaukés 6e vos compagnes.

- J'y msongé.

EHes ne serunt pas plus grandes que celles que j'ai souflertes.

- Vous allez trouver plusieurs sortes doppositions.

Celle des Iois, de Ia maison de Longchamp, de vos soeurs...

EHes ont eu tout le bien de la famille. Une fois libre,

vuus aufvez des (hols é iake vakiu.

- Je peux abandonner mes droiis.

- Ce1acte de désistemeni fait encore en religion

serait invalide dés volre Hberté.

Et pourraientelles convenablement Faccepter 7

Lzaissew une mm sans asfle a sans ianune '2?

Clue dira-t-on dans le monde ?

Et s'il lui prend fantaisie de se marier 7

Si elle a des enfants '2

Dites-vous qu'elles combattront cs péril de Routes leurs fumes.

Ne perdez pas courage.

Je vous aiderai.

Autam qu'il sera en mon pouvoir.

- Vous voulez nous quitter ?

- Oui' madame.

- Vous allez appeler de vos voeux '7 -0ui, madame.

- Ne les avez-vous pas fans hbrement '2 - Non, madame.

- Qui vous a contrainte '1 - Tout.

- Monsieur votre pére ? - Mon pére.

Madame votre mére '1 - Aussi.

- Pourquui ne pas avoir réclamé en pronongant vos veeux 7

- J'étais si peu A moi que je ne rappelle méme pas y avoir asssté.

- Pnuvez-vous parler ainsi ? - Je dis la vénté.

- Vnus imagine: qu'ils vous croiront ? -lls me croiront ou non.

Les {Ms Ne“ semmpas mains “BB.

- Venez, Suzanne. Faisons quelques pas.

- Gomme mus uoudxez, ma Were.

- Si Von écoutaii de pareils prétextes, voyez quels abus suivraient.

Vous avez a ueux has peines qua vous nfavez obhgée dwsrdonner.

Le parjure est le plus grand de tous les crimes!

-.Le ne serai pas pariure.

Je n'ai rien iuré.

- Nos torts ont-ils été réparés ? - Ce n'est pas 0e qui m'a décidée.

- Quoi dons '1 {absence de vocation.

Le défaut de liberté dens mes uoeux.

- Pourquoi ne pas Vavoir dit avant '7

-.l'avais eu du courage, la premiere fms.

La seconde, 'Ma's KmQnscKenKe.

Et dest vrai !

Et vuus le savez, ma Mére !

Si je vous prends é témoin,

'yuxexervous qua Yémis saine flespm 'Z

- Je le jurerai'

- Eh bien, Madame, dest vous qui serez parjure,

e! non pas moi!

Hm WT n wfVVYxi

- Mon enfant, vuus allez faire un éclat inutile.

Cela entrafnera des discussions scandaleuses.

- Ce ne sera pas ma fauie. - Le monde est méchant.

On supposera le pire sur votre esprit !

- On croira tout ce qu'on voudra. Mon cceur est pur.

- C'est mcroyable. - Pnurquoi, madame 7

Chacun son caractére Et ]'ai Ie mien.

Vous aimez la vie du couvent, je la déteste !

Vous avez regu de Dieu les graces de uotre état, elles me manquent.

Vous seriez perdue dans \e monde. Vous faites ici votre semi.

Je me perdxai kn. Xespére me sauver dans \e monde.

Man amfié pom Mme de Mom nfa abusée.

Je suis lasse d'étre une hypocrite !

Mon corps est ici, mas mon coeur n'y est pas !

Je serai tuujours une mauvaise religieuse \

Hm WT n wfVVYxi

- Pensez-vous quitter cs voile sans remords 7

(Des vétements quhmus onflfee é Aésus...

- Oui, Madame !

Paroe que je les ai pris sans hberté !

Je voudrais pouvoir les déchirer ei \es jeter loin de mm.

- Mon Dieu... Que diront nos sueurs '.7

Vous voulez donc vous perdre ?

- Je veux sortir d'ici t - Si la maison vous déplait...

- La maison, mon état. la religion...

je ne veux étre enfermée ni ici ni aMeurs!

Men eniant, vous “ass possédée du démun.

(Fest lui qui vuus fait parler Voyez votre état.

- Non, Madame! Je ne veux plus de 0e vétement!

Je wen veux mus I!

- Oh. Jésus...

Madame...

Je ne suis ni folle ni possédée.

J9 SW5 “OVTKEUSE GE WES V-KSVEYKRS.

Etje vous demande pardon.

Mais jugez par-Ié !

Je ne veux plus mentir!

Je fais 0e qui sauve les autres.

Je me déteste etje me damne!

Vous voulez éviter le scandale 7

ll y a un moyen.

Je ne vous dis pas de m'ouvnr \es panes.

Faites juste qu'el\es soient ma\ gardées.

-\/ous éies foHe...

Madame' écoutez-moi I

Si on refuse de me rendre la liberté,

man désespoir sera tel...

Je me tuerai, Madame!

Je me tuerai 1

- Smul Sainte-Suzanne, vous allez é Véglise

demander é Dieu qu'll vous rendre Fesprit de votre éiai.

Imerrogez votre conscience.

Je vous dispense du chant.

Je vous invite A implorer la miséricorde de Dieu

sur une religieuse qu'll a abandonnée

et qui veut cummettre une action sacrilége é Ses yeux

et honieuse aux yeux des hommes.

Smut Same-Suzanne,

vous serez jusqnfé nuuvel ordre privée de tous les emplois.

On ne wens sewka pas.

Vous suivrez Fuffice é genoux.

Il est défendu de vous parler,

de vous secoufiw, fie vnus apprunher,

de mucher aux chases quivous auraier“ sew.

Venez vous allonger au milieu du choeur.

Pour le salut de ceite malheureuse,

on va réciter les litanies des saints,

suivies des pnéres pour he agonisams.

- Sueur Saint-Joseph'

- N'entre pas, éloigne-toi.

Que veux-tu ? - J'ai faim.

- Tu Wes pas mgne me vivre.

Ihm g I 'nnflw 1

I'll 1:32- . H's

- Marchez sur elle, ce n'est qu'un cadavre.

{kivgnervous

Encore'

Que me voulez-vous '7 Madame. .

ni Dieu ni les hommes ne m'ont condamnée é mounr.

Ordonnez qu'on me fasse vivre.

- En ékeswum dgne 'I

-ll n'y a que Dieu qui le sache.

Je suis ici en attente, jusqufi ce que mon sort ne soit décidé.

- C'est bien.

Men Y'; pcurvairai.

-\/o1re Supérieure voulait mémpécher de vous voir.

Vous nhssistez plus aux offices...

»on m'enferme,

Pour m'empécher d? aller.

On me prive de nourriture.

Nos swurs mejettent des ordures

Elles sément des verres cassés sous mes pieds

On m'a pfls m“ wsdne.

On dit que.. que je suis possédée.

On veut mbxorciser,

- Parlez plus fori, je vous entends mal !

El vous, monsieur, ne croyez pas un mot de ces mensonges !

- On ne peut pas vous inter-dire de me voir t

Sur ce point, je peux faire respecter la loi... je Fespére.

Il m'est impossible de vous éviter ces peines,

1l faut vous armer de patience

- I'heure est passée.

Bonsai“. monsieur.

- Que dit-elle 7 - Elle est possédée.

Hm WT n wfVVYxi

- Sceur Suzanne, ne me faites pas de mal !

- Que lui as-tu fail ?

- Satan ! - Satan !

- Satan 1 - Satan !

Impure !

- Mon Dieu...

Mon Dieu' écoutez-moi.

Venez é mon aide!

-Il n'y a plus de Dieu pour toi. Meurs st sms damnée.

- Amen. Jxmen s“! ewe.

- Amen. - Amen.

- Messieurs, évitons les cérémonies

Requéte a été déposée au nom de la soeur Marie-Suzanne Simonin

réclamant contra ses voeux'

Nous en mans déya débanu

et assigné é cette audience de notre tribunal

les proches de ladite soeur et la communauté de Longchamp.

Je has pfle chacun détre hreis.

Jvoici deux billets, Ies deux de la main de Suzanne.

L'un é sa mére oi: elle dit vouloir entrer en religion,

Fautre é Mme de Mani' 0U elle la remercie

»Je depose un mémdne

contre la soeur Simonin.

On en a délibéré entre nous et conclu en ce sens é Ia pluralite' des voix.

Nuke mu: a renoncé é son bapYeme

le démon I'éloigne des offices divins.

Vous trouverez le détail de nos accusations.

Suzanne we pone Mus so“ rosaire,

profére des blasphémes et a porté la main sur unejeune nowce.

Vousjugerez vous-méme. Je m'en remets au iugement du tribunal.

- Je suis fatigué des éternelles tracasseries des couvents.

Mais notre autorité y est toujours éludée ou compromise.

Ce-s iakks sunk graves.

Mais il y a la plaime de M. Manouri que nous on! fait passer les magistrats.

Il faut prendre les devants.

Nous irons é Longchamp.

Nous verrons la soeur Simonin.

NOUS déCidEfDflS d9 Fexolcisme.

Ievervous.

A genoux. Recommandez votre éme é Dxeu.

Madame,

avantde vous...

qdawel-vous décidé me mm'?

Que dois-je demander é Dieu '2

Quelle gréce faut-il que 1e demande é Dieu '.7

- Demandez-lui pardon

des péchés de votre vie.

- Parlez comme au moment de paraitre devant lui.

- Qu'on la mefle debout.

Elle ne veut pas se recommander é Dieu. Vous savez quoi fave.

- Permeltez-moi de baiser ce crucifix !

- Marchez, je vous Fordonne !

Mon Dieu' ayez pmé as men

Mun Dieu, pardonnez-moi, si je vous ai offensé !

Mon Dieu, ayez pitié de moi !

Smut Suzanne.

levez-vous.

Qu'on la délie. - C'est dangereux...

- Qu'on la délie !

Qu'on lui léve son voile.

Croyezvous en Dieu, Pére, Fils et Saint-Espm '.7

J“; crais.

- En notre Sainte Mére \'Eglise ? - J'y crois.

Alenonrervous

é Satan st...

Cmavervous '?

- On m'a blessée au moment de...

Jdxsezwous. mameureuse I,

- Renoncez-vous é Satan et é ses oeuvres '.7

4“; renonce.

JR; renonce!

- Je vous ordonne zfadorer notre Seigneur é voix hauls.

Mon Diem.

Man Sauveur“...

Vous qui étes mort sur Ia croix pour mes péchés.

Je Vuus adore !

Faites comer sur moi une goutte de Votre sang

et que je sois purifiée.

Pardonnez-moi' mon Dieu.

Comme je pardonne é tous mes ennemxs.

- Madame !

Restez.

Sueur Suzanne' levez-vous.

Voici le mémoire qu'on m'a présenté contra vous Répondez sans crainte.

Vous ne vous mwiessel was. 4)“ “fen empécm.

- Les sacraments ? - On m'en empéche.

- La messe et les offices '? - On m'en empéche.

- Mais... - Taisez-vous !

- Pourquni sortez-vous la nuit ? - On me prive rfeau et du rests.

- Pourquni vous a-t-on liée '2 - Je Fignore.

- Votre cellule ne ferme-t-efle pas '1 - J'a\ bnsé la serrure.

- Pourquoi ? - Pour aller a Foffice.

- Lejour de I'Ascens\on ? -0ui, monsieur

- C'est faux Z Touts \a communauté...

- Jurera que la purte était fermée. Elles m'ont trouvée é cette ports.

Vous leur avez dit de marcher sur mm. - C'est faux !

-\/ous répondrez quand je vous interrogerw.

Rosaire et crucifix '.1 - On me les a étés.

- Votre bréviaire '7 - Aussi.

Qomment pflel-vous '3 Jxver, men caeur a men espm.

On m'a défendu de prier. - Qu\ vous I'a défendu ?

Madame.

Madame'

Est-ii vrai uu faux que vous lui avez interdit de prier 7

- Je croyais st favais raison de croire. .

- Oui, ou non 7

Quimnais...

- Soeur Suzanne. pounww étes-vnus pleas nus '2?

- On ne me donne ni has ni souliers.

- Pourquo\ ces vémmems sakes '? - Je counhe avec depms 3 mos.

- Pourquoi ?

- Je n'ai ni rideau ni linge ni draps.

- P ourquoi '2 - On me ves a fakes.

- Etes-vous nourrie '1 - Je demands é Fétre.

-\/ous ne Fétes donc pas'

Pour subk mm quehe iame avez-vous commlse '2

- Ma faute est de n'étre pas appelée. Et de revenir contre mes vceux.

- C'est aux \ois é trancher cette affairs.

En attendant, il taut que vous puissiez remplir vos devoirs.

N'avez»v nus A vous mamdre fie personne '2

- Non, monsieur.

Je ne suis pas ici pour accuser, mais pour me défendre.

- A\lez. - OU faut-H que j'aille ?

- Dans votre oellule.

Allez 1

3e was 'manage: woke Supimeure.

Je partirai d'ici une fois que Fordre sera rétabli.

Hm WT n wfVVYxi

- De telles horreurs, sx variées, si continues...

cela n'est pas vraisemblable

- J'en conviens, mais cela est vrax.

- Des chrétiennes '2 Cette femme est indigne de ses functions.

- Oui. Elle mériterait d'étre déposée.

- El cependant. cela ne sera pas.

- Qui vous en empéche ? - Personne.

Mme de Tourmont a fail certainement comme elle croyait devoir fairs.

♪ ai autrefois un peu connu sun pére'

Ce sont des gens pauvres, de petite nomesse militaire, mais... cfhonneur.

Ses fréres som zfexceflents officiers.

Le cadet mourui fort bravement, Vannée derniére.

Ma's 'ye vuKs que matte ewiam a su vous wucher.

Ne protestez pas, il n'y a lé aucun crime.

- Que va-l-il advenir

de sa demande 7

- La juridiction ecclésiastique devra rejeter sa réclamation.

- Sans plus nfexamen ? - Que fawe sfautre ?

Les amis de Mlle Simonin ant fail trop de bruit sur cette affairs.

Dieu sait cumme serait prise mute indulgence.

- Hélas...

Voyez ce qdécrivent déjé nos philosophes.

“SK Tun entruuvra“ les panes en hveur dune sane maheureuse'

"la foule s'y porterait st chercherait é les forcer "

»ll faudra leur donner raison.

Ne craignez pas mu: vane pmégée.

Ce M. Manuuri fera appel, il y aura prooés devant le parlement.

Que has mmismns s'en charger“.

- Vous vnus flerez é leur décision ? - Dieu veuille qu'elle soil sage.

Messieurs' pouxsuivons dens Texamen de we afiaire.

- Suzanne a perdu son procés 1

- Que se passe-t-il '1 Suzanne a perdu.

- Ave Maria.

- Deo granas.

- Soeur Suzanne, on vous demande au parloir.

- Je viens de la part de M. Manouri.

- J'ai perdu mon procés. - Je n'en sais rien

ll m'a remis oette lettre pour vous.

Y a-t-il une réponse 7

- Non. allez'

- Suzanne 1

Ave Mans.

v v 1 x1 W UV

Nous aveflu ma bike '?

- Je Pai regue. Je ne Pai pas lue.

- Vnus ignorez done... - Non, monsieur.

♪ ai (out deviné,

- Si je puis vous étre utile...

Je peux voir le premier présidem,

les grands vicaires...

- Ne voyez personne,

Tout est fini.

- Nun !

On peut vous faire changer de maxson !

Vous avez intéressé beaucoup xfhonnétes gens.

Certains ont de la fortune,

ils ferom volre dot.

On ne vous retiendra pas, si vous partez sans Hen emporter.

- Ces hunnétes gens

ne pensent déjé plus é moi'

- Vnus sortirez d'ici. - Je ne demands rien.

Je rfesvpére men.

1e ne meppose 'a wen.

Si seulement Dieu pouvait me changer.“

Mais ce n'es1 pas possible'

Ce vétement s'est attaché é ma peau, é mes 0s.

JG “ES cefie WE

Je sens que je la hais'

-ll faut changer de maison.

Je viendrai vous revoir.

Vous sortirez d'ici.

- Comment en use-t-on avec vous '.7

- On rwoubhe. Jaw: nueux.

- Je vous demande d'appeler ma Mére Supérieure.

Qu'elle nous entende. - Parlez toujours.

- Vous allez me perdre. - Ne craignez rien.

Vous rfétes plus sous son autonté.

Avani Ia fin de Ia semaine, vous serez transférée all Saint-Eutrope.

Vans avez un bun ami 1

votre HVOCQ'.

- M. Mannuri '.1 - Lui-méme.

H a vu M. Farchevéque et ceux qui sent connus pour leur piété.

Il vous a fail une dot

dans oette nouveHe maison.

SK vous avez connzflssance fie quekque désnrdre,

'ye vuus ewdonne de m'en inskuire.

- Js n'en connais pas - Je vous Vordonne.

Par la sainte obéissance.

Bien.

Je vous demands de garder le secret sur tout cem.

Dob connaissezwous M. Manoufl 'I

- Par mon procés.

- Vous I'avez vu souvent ? - Non, monsieur. Je \'ai peu vu.

- Et depuis la perie de votre procés '.7

- Une foxs. -ll ne vous a pas écm ?

- Nnn - Vous ne lui avez pas écm ?

- Non, monsieur.

-Ilvoud1a vuus apprendre ce qu'il a fait pour vous.

Je vous ordonne de ne pas le voirau parlow.

Et s'il vous écrii, de m'envoyer la lettre sans Vouvnr.

Emendervous '.7

Sans Pouvrir.

- Oui, monsieur.

Je vous obéirai.

- Qu'elle estjolie 1

Je vous en prie.

Asseyez-vous, mon enfant.

Oh, pardon, monseigneur. - Je vous en pne.

On vous a instruit des malheurs de...

- On a eu tori, je sais, c'est la douceur méme

- I'Egl\se, vnus le voyez... Pardon, monsieur

- Par Ia diversité de ses maisons religieuses, elle permet...

- Je vous aime déjé é la folie.

- A ses membres de réaliser \eur vocation. ll y a place pour tous.

Chacun do it séitachern.

- Je ferai venir nos soeurs et vous nous chanterez un petit air.

- Chacun do it s'aitacher a découvrir la place qui lui a éte' fixée...

Par \e Créateur de touie chose

Venez vous assoir!

Laissez-moi parler'

H sera convename, dans cette nouvelle mason,

de renouvever was vueux.

- Nous le ferons. Ce sera une belle cérémonie.

- Vous devez votre dot é la chanté.

- Un pen fie chnmm'?

- On a eu pitié de vnus. - De la confiture ?

- Asseyez~veus.

Vous aurez de la reconnaissance... - N'en parlons plus.

Nous la consolerons de ses chagrins.

Une peiite liqueur'? Un fruit?

Mew.

II est déjé lard.

- Mon enfant, tu as donc bien souflen.

♪ ai cunnu ta Supérieure, on a été pensionnaires ensemble.

Oh...

On était é Port-Royal, c'e'tait notre béte noxre !

Tu me racunteras tout cela...

Je viens voir corn me vous étes logée.

Oest \é que ma petite amie priera.

Je veux qu'on lui mefle un cuussin'

Ce fauteuiln.

Vous y “eves men '2

Ces draps ne son! pas fins' ce sent ceux de la maison.

LES “GEES So!“ WINS.

Oh , maKs mus devez "eke fafiguée.

Je vous permets de rester au lit tant que vous voudrez.

- Deo granas.

-ll est lard, seeur Suzanne.

Name Mme vcus demancie.

Ave Maria.

- Venez, venez !

Bonjour Suzanne, ma petite fllle !

Vous avez bien dam '2?

Allez 1

Voilà du café qui vous attend depws une heure.

Sespm qua esmm.

II est froid...

Tam pis.

Dépéchemous.

El puis nous causerons'

Vous avez perdu votre mére ? -ll ya presque un an.

- Et votre pére 7 - Peu de temps avant.

H rne reste deux sueurs. - Je sais.

L'on dit que vous étes remplie de talent et sfespm.

- Maman, vous avez eniendu soeur Ursule chanter le Gloria ?

- Je n'y étais pas. - Elle estjalouse du serin de Dorothée.

La téte qu'elle faisait pendant I'Evangile !

1.:

Amuse-nous, joue quelque chose !

Puis aprés m chamexas.

Le coussin !

'Zines: 'm: ions.

Tout oela est trés joli, mais nous avons de la sainteté é Véglise.

On est seules. Mes ames seront les tiennes.

Chante-nous quelque chose de gai. - Elle we do it pas connaitre.

- Elle a la plus belle voix du monde. ll faut qu'elle chants \

- Je ne sais rien. - Voyons !

Tu ne te souviens pas de ce qu'on chantait dans le monde 7

- Ce\a me semble si loin...

♪ ai si peu vu \e monde.

- Connaissez-vous Plaisir d'Amour ? - Je \'ai déjé entendu.

Eh, ml,

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fl; .-: .';- ~.-_- :_'."- = -,- *-

-Il me semble que sceurUrsme...

- A la voix plus noble. Jaisez-vous 1

Elle ioue et chanie comme un ange. Elle viendra ici tous les jou rs.

♪ ai su un peu de clavecin autrefois, elle my remettra.

- On n'0ublie pas, madame... - C'ede-moi ta place.

U: w, 1*! I mm;

- Que penses-lu de ton éléve '1

- Elle a la main bien plus légére que son professeur.

- E1 moi, j'admire la main du professeur.

Vous avez vu, soeur Thérése ? EHe ales plus jolis doigts du monde.

Ne baisse pas les yeux.

Regards-moi.

Regarde-moi !

Ta Supémeure 60R connaiue mums has pensées.

La régle fublige é ne rien Iul cacher.

Si (u me caches quelque chose,

je te ferai dunner la discipline en ma présenoe

Soeur Thérése, iu peux fen aller

- Je ne m'ennuie pas.

- J'ai miHe chases é demander é cette enfant.

1e veux savoir mum son hiskiwe.

Je veux qu'e\le me raconte toutes ses peines.

Je suis sfire que j'en p\eurerai, mais Wimporte.

Suzanne' quand saurai-je (out 7

- Quand vous Fordonnerez. - Tout de suite !

Quelle heure est-il ? - Dix heures. Uoffice va sonner.

- Commencez. - Mais madame...

Vous m'aviez promis un moment de consolation.

♪ ai des pensées qui Winquiéteni.

Si je vais é Véglise sans vous ouvrir mon ooeur, je ne pourrai pas prier.

- Je parie que je connais tes idées.

Demain. - Ch'ere Mére !

- Madame !

Accordez é ma sceur ce qu'elle vous demands.

Nous parlerons de moi une autre foxs.

Une fois entendue, elle ne souflnra plus

Jhérése, tu mbgaces. - Je sais.

- Je te I'ai dit, cela me géne.

Je ne veux pas étre génée. - Je sais.

Maisje ne suis pas maflresse de mes sentiments.

Je le voudrais... je ne saurais.

Qhvwt

- Ma chére soeur' qdavez-vous 7

Pourquoi me fuyez-vous 7

Name Méxe ne peuk pas nous aimer Kouhas deux '2

- Non, ce n'est pas possible.

Pcurquoi mswuus venue M'?

Vans n“; sewez pas heureuse mngmmps.

E1 moi, 'ye serai maheureuse 'a Xamais. Que craignel-vous '2

Quefabuse de son amitié ? Que je vous élnigne d'elle '7

Vous me cormaissez maL

- Ce n'est pas votre faule, je sais.

Promettez-moi .. - Que voulez-vous ?

- Prometlez-moi que...

Que vuus la verrez ls moins possmle - Pourquoi ? Je vnus assure...

- Je suis perdue !

- Eh men, mes Wes, nous comphhans 'Z

- Ma Mére, je vous demands pardon d'étre ici sans votre permission.

- En effei, il eut éié mieux de la demander.

- Ma soeur avail de la peine, je \a consolais.

I de quaL gram Dieu '2

- Vot1e bonté pour moi Vinquiétait.

He cram que 'ye nkabienne h pwéiérence dams vohe cueur.

Ce sentiment dejalousie, si natural, cfailleurs.

Si flatteur pour vous. ma Mére.

1l m'a semblé qu'il était devenu cruel st je la rassurais

Seem Thérése...

♪ ai eu de Vamitié pour vous, fen ai encore.

Maisje ne saurais souffrir ces préientions exclusives.

Défaites-vous-en,

si vuus craignez d'éteindre 0e qui rne reste daitachement

et si vous vuus rappelez le sort de la soeur Agatha.

('Jesk cake granée bnme qui est au choeur en {ace de mm.

Mon enfant, vous me connaissez. Je suis bonne.

Ne mbbfigez pas é vous punw, Yen souflflrms hop.

Venez, Sainte-Suzanne, recondwsezmox.

Rentrez dans votre cellme st n'en sortez pas sans ma permission.

- Ma chére Mére !

Pardonnez é ma soeur Thérése.

Elle perd la léle. Elle ne sail plus 0e qu'elle fail.

- Je veux blen mmardonner.

Que me écnnerenvous en échange '2?

- Je n'ai rien.

- Approchez votre front.

H est keg ma! pour cnmmencer Metre hismire.

Vous me donnerez une legun de clavecin.

Rentrez'

Rentrez vile chez vous, desk mieux.

Rentrez'

Hm WT n wfVVYxi

- Ma Mére !

Je vous remade. - P our quok '2

- Pour 0e miroir. -ll n'en faut pas parler.

La régle estformelle. Mais...

Suzanne...

♪ ai réfléchi sur certe affaire de Longchamp.

♪ ai une proposition é vous faire.

Vous devez votre dot é la bienfaisance.

- Oui, ma Mére.

- Les sceurs de Longchamp om Fautre ? - Oui.

- Elles n'ont rien rendu '1 - Non.

- Ce n'est pas juste. Vous pouvez réclamer qu'on vous la rende

Eh bien' Suzanne 7

Que iaudxafl Eake '?

- Un procés contre Ia maison de Longchamp.

La nétre {era les irais, nous partagerons.

Qden perusal-vans'?

Allons, mes filles !

Vuus we répandez pas '2

Vous révez 7

- Oui,

Je réve que mun mm reparaitrék dens des mémokes,

des audiences, aver. encore 6a mlweurs, des cahmufxes

pour me rendre odieuse.

Que 'fen aurais 6e Yamennme,

qua 'ye fmnaKs nax anon nonke de mun innocence

et que je pleurerais'

- Je ne le veux pas.

N'en parlons plus, cela est sans importance.

- Laissez-la !

Laissez-la tranquille !

1.:

- Suzanne, miairnez-uous ? - Oui, vous étes si bonne !

Non, vous “e maimei pas. 4e ne vous aims pas '2?

Que faut-il que je fasse ? - Devinez.

- Je chercha 'ye ne nevine (ken.

- Cette laine est bien sale.

Ce voile est lrop sené,

Qa n'avanoe pas'

Que! ége avez-vous ? - Pas encore vingt ans.

- Me direz-vous route votre vie ? - Oui.

- Tout ? - Ou i.

Mais cela sera long et triste.

- Ne crains lien' j'aime pleurer.

Toi aussi, sfirement. Tu essuieras mes larmes st moi les tiennes.

Peut-étre nous serons heureuses dens le récit de tes souffrances.

Qui saitjusqubu Vattendrissement peut mener '2 Raconte !

Hm WT n wfVVYxi

Oh!

Suzanne“.

Vous aimiez beaucoup votre premiére Supérieure.

- Oui' beauooup.

- Elle ne vous aimait pas mieux que moi mais était mieux aimée de vous.

Vans ne répanéez pas '2?

- J'étais malheureuse, elle adoucissaii mes peines.

- Qui vous a fait détester le cuuvent ? Vous me cachez quelque chose.

Impossible, jolie com me vous étes, que personne ne vous I'ait dit.

»On me Va M.

- Et il ne vous déplaisait pas ? - Non.

- Vnus vous étes éprise de lui ? - Non.

- Quoi ? Ce n'est pas une passion secréte ? Coniiez-moi tout.

Je suis 'mdukgeme. 4e n'a\ nen évous confer.

Hots 60h mm vane xépugnance pour nuke vie 'Z

»De cake viwméme.

♪ en hais la retraite' la conlraime.

Il me semble que je suis appelée é autre chose.

- Qui vous a fail croire ce\a ?

- I'ennui qui m'accable' Je m'ennuie.

- Méme ici 7 - Oui, chére Mére.

Méme ici, malgré (cute la bonté que vous avez pour mm.

Mas...

Est-ca que vans semez en uousnfeme fies meuvemerfls'?

Des désirs 'I

Non. 4e \e ems.

Vous paraissez d'un caractére tranquille.

- Asse1_ Huh , méme.

-.le ne sais pas.

-\I ous ne cunndssez pas he made 'I

- Je le oonnais peu,

- Qu'est-ce qui vous y attire '2

- Je ne le sais pas, mais je le sens

- C'est la libené que vous regrettez 7

- C'est oela et peut-étre d'autres chases.

- Quelles autres chases 7 Mon amie“.

Parlez-moi é cceur ouvert'

VOUKWEEVOUS éke maflée Q.

- Je Faimerais mieux qdétre 0e que je suis, dest certain.

- Pourquoi ? - Je Fignore.

- Vous Fignorez 7

Bites-moi...

Quelle impression iaii sur vous la présence d'un homme '?

- S'il a de Pesprii, je Fécoute avec plaisw.

S'i\ est beau. je le remarque.

Woke ceeur i1

- Non. jusqdé présem.

- Etquand votre regard a renconiré celui d'un homme.

Nous rfavez pas senkL. - Paflo\s, de Yemharras.

ll me faisait baisser les yeux.

- Mais aucun trouble ? - Non.

- El vus sens ne vous disaienl rien ?

-L\ y a un langage des sens 7

Nous ne \e cennamsez pas 7. Mo“. there Nhére.

A quoi me sewitafii“ '?

A dissiper votre ennui. - A Vaugmenter, peut-éire.

Ma Mere, 'ye ne vous comprends pas.

- Si tu voulais, 1% sera is plus claire. - J'aime mieux ne rien savoir.

- Pourquoi avoir peur ?

Qu'elle est innocents ! - C'est vrai.

Et j'aimerais mieux mourir que de cesser de Fétre.

Ma Mérw Quavervous'?

♪ ai dit quelque chose qui vous a fait de la peine '.7

Pardon nez-moi.

Je parle sans réfléchir. Pardonnez-moi.

Suzanne“.

Vous flannel Hen '2 - Ou\.

- Vous vous endormez (out de suite ? - Presque toujnurs

- Et quand ce n'est pas le cas, é quoi pensez-vous 7

- A ma vie passée.

A la tristesse de celle qu'il me reste é vivre.

Ou ';e prie Dieu,

ou ye phure.

- Et \e matin, quand vous vous éveillez de bonne heure 7

4e me Me. Rom Ge suke '2

- Tout de suite.

-\1 ous Name: pas fever '2?

Vous repose: sur vane creme: '?

- Non.

- Jouir de la deuce chaleur du lit ?

- Non.

- Jamais ?

Jamais... Jamais vous n'avez été teniée de regarder avec complaisance...

combien vous étes belle '?

- Non.

Je ne sais pas s1 je suis auss\ belle que vous le dues.

Et puis... dest pour les autres qu'on est beau !

E! non pour sci !

-.Iamais vous...

- Madame, Ie Pére Lemoine vous demands au parloir.

- Je vous auais déiendu fie quiktev vane chamhve.

- Que faites-vous ici ? - J'obé\s é notre Mére.

- Vous étes restée wngtemps ave: elle '.1 - Autant qu'elle a voulu

- Vous aviez promis. - Je n'ai rien promis.

Qseflez-uous me dke ce qua vous awn flak'?

Aye: pm de moi.

- Deo graves.

Dec gratias.

Suzanne. xassurervous.

C'est moi'

- Qu'y a-l-H, ma Mére 7

Pouxquoi vans ne Gomez pas 'Z

- Je ne peux pas (tannin fies réves me Keurmemerfl.

Je nous vais emre huts mains.

Vos cheveux épaxs' vos weds ensanghrflés.

Je tremble, je me réveille.

♪ ai craint quelques malheurs, un présage du ciel.

♪ a'\ 'mum v6“ mo“ amie. Ma chiere Méxe...

- J'ai pris froid mais je sais queje n'ai rien é craindre.

Je crois que 'ye vais dorm:.

Donnennoi woke main.

Que votre pouls est calme !

Rien ne Fémeut.

»Ma chéxe Méremous cunfinuez de prendre (raid.

N005 BVQZ GEO“.

Adieu' belle amie. je m'en vais.

- Mais qu'avez-vous 7

Vans pkeurez '2

('Jest Thérése.

- Oui, c'est elle, j'en suis stare.

- Neluifai1es pas de maL

- Adieu, Suzanne.

Recouchez-vous' dormez bien.

Ihm g I 'nnflw 1

Suzanne, retournez dans votre oellule.

N'allez pas é la confesse auiourzfhui.

- Pourquci ? - Je ne le veux pas

- Que penseroni... - On dira ce qu'on voudra.

Vous viendxez chez mi, ye peux vous absomire.

Que se passe-Li“?

VEGEI J5 'OB-B 'IONS EMQHGYE.

- Allez-y donc puisquWl le faui, mais promefiez-moi...

Dites oe qu'il vous plaira.

Dieu m'en jugera.

- Mais... mais mon Pére...

(Test ma Supéfieure !

Elle peut entrer chez moi, m'appeler chez elle quand elle veui.

- Je le sais.

Loué suit Dieu qui vous a gardée jusqu'é présent.

Je Nose vous parler plus clairement'

Je ne veux pas devenir son complice,

Mais je vous ordonne de la fuir.

N'entrez iamais seule chez elle'

Fermez-Mn votre pone' surtout la nuit.

Si elle entre malgré vous,

EWEI ('HUS h GQKKKRY.

APnelez !

Criez, s'il le faut !

Ameutez la maison 1

Faites ce que vous feriez s\ Satan en personne était devani vous.

E1s'ilvous poursuivait.“

om, man enfant.

Satan 1

(Fest lui que vuus devez voir sous Faspect de votre Supérieure.

Dkes ave: moi.

Salana, vade retro

A page. Satana.

Serena, vade retro, apage Satana.

Serena, vade retro, apage Satana.

Safiana, vade retro... Nuns "sues en home sanYe '?

- Ou'm mo“ Pére.

- Pourr\ez-vous veiHer une nuit '1 - Oui.

- Eh bien, ne vous couchez pas ce sow.

Aprés vutre suuper, vous irez au pied de I'aute\ passer la nuit en priére.

Vous ne savez pas le danger que vous avez couru.

Vous remercierez Dieu de vous avoir protégée.

Je ne vuus donne pour pénitenoe

que de vous tenir loin de votre Supérieure.

Priére en farm

'.-

- Amen.

- Je sens les suites du cunseil queje vous donne.

Mais1e vous Me 601s.

Wen ESUE mime.

El nous n'avons qu'une Mai.

- Su1_anne... que (ales-vans M'?

Madame, vous le voyez.

- Vous savez Fheure '1 - Oui, madame.

- Pourquoi Wétes-vous pas chez vous '7 - Je me prépare pour la communion.

-\/ous allez y passer la nuit 7

- Oui, madame'

- Qui vous I'a permis 7

- Le directeur me I'a urdonné'

- Le directeur n'a rien é ordonner contre la régle.

Nervous naucher.

- C'est la pémtence quWl m'a imposée - Vnus la remplacerez.

- Ce n'est pas é moi de choisir. - Allons, mun enfant

La fraYcheur vous rendra malade.

Vous prierez clans votre cellule.

Vous me fuyez 7

- Oui, madame' je vous fuis'

Loin de moi' Satan !

- Qu'avez-vous ? - Arrétez !

-.Le ne suis pas Satan.

Je suis vane Supéfxeuxe a wave amie.

- Pardonnez-moi, ma chére Mére.

Ce n'est pas moi, dest le pére Lemoine.

- Que lui avez-vous dit ? -ll m'a interrogée.

♪ ai bien dfi lui répondre.

- Me voila dunc bien horrible é vos yeux.

LI n'): avait rien é répondre.

Quoi de plus normal que Vamitié que fai pour vous '.7

- Le Pére Lemoine von ce\a autrement. - E1 comment 7

41 y voittums kes nokceuvs du péché.

Vans, aqa pexdue, mm, sur he pair“ de VéKre.

Ma's que smsie '2

Voire Pére Lemoine est un visionnaire.

Dés que je m'attache A quelqu'un, xl lui tourne la oervelle.

Peu s'en est fallu qu'il ne rende foHe Thérése

Mais 9a m'ennuie! Je me déferai de cet homme !

Il demeure é deux lieues, on ne I'a pas quand on veut.

Mais nous en parlerons plus é Vaise. On remonie ?

- Non, chére Madame.

Je vous demande de me permettre de passer la nuit ici.

Ou demain, je rfloserai...

Mais vuus, ma Mére... Vous allez communier ?

- Sans doute.

- Le Pére Lemoine ne vous a rien dit '7

- Non.

- Comment se faiHI 7

On va é confesse pour s'aocuser de ses péchés.

Je n'en vois pas é avoirde Fammé pour vous.

Allez, momons dans ma chambre.

- Non. ma Meme.

Jevaquré a Dieu.

Je ne viendrai plus vous voir.

Faisons encore chacune une petite priére et venez avec mm.

- Nun. ma Mére, non!

Donnez-moi voire permission de passer la nun ic\.

- Bien, Je vous la donne.

Maia Ma sandman que ceh rfarfwe mus.

- Je voulais voir le Pére Lemoine.

- Vous ne le verrez plus.

Je suis le nouveau direcleur.

- Qu'est-ce qui s'est passé 7

- Je peux compier sur votre discrétion '.7

- La plus entiére.

- On a, je crois, écrit contre lui é Varchevéché.

- Qu'a-t-on pu dire ?

- Qu'il demeure trop loin, quWl est d'une morale trop austére.

On le soupgonne dejansénisme, il séme la division dans la maison.

Il éloigne Fesprit des religieuses de leur Supérieure.

- Qu\ vnus I'a dit ? - Lui-méme.

Je le vois parfois.

Il m'a parlé de vous.

Que mus M!“ d“?

Que vous éfiez hie“ 'a pmmtre.

Qu'il ne vous avait vue qu'une ou deux fois, mais avec peur pour vous.

Qu'il redoulail...

- Que redoutaii-il ?

- Laissons oela.

Le suis voire coniesseur.

Je peux aussk me cenfle: é vans.

Mun exempk: vous rendra peukétre un pen 6e courage.

Moi nun plus, soeur Suzanne, je ne suis pas appelé.

Je ne I'ai jamaxs élé.

Moi aussi' je suis entré en religion

malgré moi.

Les persécufions que nous avez subies par vos pater“; vos Supéfieures,

je les ai aussi subies.

- Pourquni me dites-vnus oela ? - Pcur vous apprendre é supporter.

(Test votre seul recours.

On évite pas les chagrins, mais on s'); résigne.

Les buns religieux se réjnuissent de leur croix.

Ils vont au-devant des modifications.

Ils échangent leur bonheur présem centre un bonheuriutur.

El nous...

smut Suzanne.

nous subissons les mémes peines.

Ma's pour queue ('ecompense '2

Nous nous damnons dans les pénitences comma les gens au milieu des plaisirs.

Nous nous privons.

Ils jouissent et aprés, le méme enfer nous attend.

On nous a chargés de chaines sans aucun espow de les rompre.

Téchons, chére soeur, de les trainer.

Adieu. Je reviendrai vous vow.

- Non, chére mere, non !

Non, je I'ai promis!

C'est mieux pour vous e1 pour moi.

Je prends twp de place dans voire éme, desk autant de perdu pour Dieu.

- Est-ce é vous é me le reprocher ?

Vous ne voulez pas entrer '7 - Non, ma chére mére, non !

Vous ne voulez pas ? Vous ne savez pas ce qw peut arriver.

Vous ne le savez pas 1

Vous me ferez mourir.“

Suzanne...

Suzanne !

Soeur Saint-Clément, priez pour moi.

Smut Sainke-Thérése, pixel pour moi.

-ll le faut.

- C'est 0e que m'a dit Ie Pére Lemoine.

-Il a bien fail. - Et pourquoi 7

- Ma swur, tenez-vous-en é mes oonseils. Et é ceux du Pére Lemoine

Téchez d'en ignorer la raison tam que vous vivrez.

- Mais si je savais le périL 1e saurws mieux Févner.

- Ce serait peut-étre le contraire.

Nous rdesfimez s1 ma\'?

-ll y a des lumiéres funestes.

Plus instruite, votre Supérieure vous aurait moins respectée.

We ne vous comprends pas.

- Tam mieux.

- Qu'est-oe que la (endresse peut avoir de dangereux '.7

Oil est le mal de s'aimer et de se le dire '.7

Cela est si doux...

-ll est vrai,

- Et cela est-il si commun ? Ma pauvre Su périeu re.

- Elle était pas iaite pour la vie religieuse.

Voilà ce qui arrive quand on sbppose é la nature.

Une espére de fiche.

- Elle est folle ? - Ou\, eHe Vest.

El le deviendra davanlage,

- Ek 'mus oeux quisont engagés sans vocaYnn 'I

Vous croyez que dest le son qui les attend 7

- Non' pas tous.

Ll y en a qui meurent avanl.

Ou qui shabituenl.

Ou qui espérent quelque temps'

- Qui espérent quoi 7

»F awe résflier Veuxs vueux.

- Mais aprés 7

Hm WT n wfVVYxi

- T1ouver un jour la pone ouvene...

Ou que Ie feu prendra la maison.

Les murs de la clfiture tomberont.

- Oh oui. c'est vrai 1

Je me suis fail ces illusions.

'Ye me Yes iais encore.

H quand on Mes a perdues,

on se déteste soi-méme, on déteste les autres.

On appelle le cieL on cherche une fenétre bien hauie,

un puits' une corde...

On les trouve quelquefois.

II y en a qui devierment furieuses.

CeHes qui gardent leur espoir jusqu'au tombeau

som encore les plus heureuses.

- Et sans doute.“

\es plus mameureuses'

Ohms“ Pére...

Comme je suis féchée

Ge vous avoit emend...

- Pourquoi ? - Je ne me connassais pas.

Maintenant. je me connais.

Twin m H')? HT H LYHT,

- Mon Pére...

Je suis damnée.

.

Sainle-Thérése !

Comment va notre Mére 7

- E\le en mourra. - Que iaut-H que je iasse ?

- Vous pouviez faire beaucoup. - Je ne vous comprends pas...

Vous '2

- Je ne peux plus altendre.

Je dais vous pans.

- Mon Péren.

Je ne veux plus vous voir en dehors du confessionnal.

- Ecoutez-moi' Suzanne.

Auyourdhui desk é moi 6e me coniesser 'a vcus.

- Mais qwavez-vuus 'I

La issez-moi.

Vous m'avez fait perdre \e peu de courage qu'il me restait.

E! pourtantjen.

Mervousen.

- Comment vous donner le courage qu'il vous manque '.7

Je ne Pai pas moi-méme.

Ecoulez-moi.

Jamais deux étres ne se sont ressemblés autant que nous.

L'histoire de voire éme est aussi I'histoire de la mienne.

Pourquxai me xmeswuus ga '2

Mervousen.

Allez-vous-en !

- Nous nous damnons ensemble.

Vous aussi. Suzanne'

vous étes en train de vous damner. Jaxsez-vous.

Suzanne. il faut fuir.

Kai tout pwépawé. Un flame vous afiendra.

♪ ai des amis' Vous y serez en sfireté,

Vous oublierez vos souffrances.

Vous découvrirez ce monde qu'on a voulu vous cacher.

- Je ne vous orois pas.

Je ne peux pas vous crave.

-\/ous ne voulez plus élre Hbre ?

- Si...

Je le veux plus que jamais.

Ma's pas mmme qa.

- C'est le seul moyen'

- Laissez-moi deux iours.

- Je vous attendrai la nuit prochaine au fond dujardin, prés du puits.

Entre 23h e! minuit.

Suzanne! - Ou\, ma soeur?

- A\lez vile A Fétable dire vos Dem Gratias.

Elle singe encore la nonne, soeurSainte-Marie !

- On a rattrapé celle qui s'est sauvée 7 - Pas encore' ma\s on a pris le moine.

- Qu'est-ce qu'on en a fait ? - On I'a vendu é ses supérieurs.

Il passera sa vie dans un cachet. La fills aussi, si on la retrouve.

C'est bien fail, \ls ont bafoué la religion.

- Eh bien, Marie '2 Qdavez-vous ?

»Rien' madame.

- Etes-vous assez béte pour vous attendrir sur cette fllle '7

Elle n'avait qu'é boire, manger, prier Dieu et dormir. Elle était bien.

Si elle était allée é la riviére par le temps qu'il fait...

- On ne sauna“ bien que ses peines.

- A\lez, dest une coquine que Dieu punira.

-Il faut pas rester lé. mon eniant ! Uenez chez moi.

Suivez-moi'

Vous avez porté mon message '2

- Ce M. Manouri... ll est morl.

- Ce n'est pas vrai'

- Ne pleurez pas, il y en a afautres. - Des plus jolis.

- Et on est pas jalouses I

Ihm g I 'nnflw 1

- Mon Dieu' pardonnez-moi.

Hm WT n wfVVYxi

PH 1

Sous-titrage : HIVENTY

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