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Original subtitles

Vous �tre libres le week-end prochain ?

- Je vous l'avais dit qu'on la r�veillerait.

- Donne-la-moi !

- Tu vas dans les bras d'Alex ?

- Tu lui mets la t�tine. - D'accord.

....

- La campagne le jour, on se fait chier...

- Je crois qu'il est m�r...

- Il vient de se taper 9 ans d'�tude, tu vas pas lui coller un gamin en plus.

- Pourquoi pas ?

...

- On t'emb�te b�b� ?

Vous lui faites bouffer du pot d'�chappement � longueur de journ�e...

- T'inqui�tes, je sais ce qu'elle aime.

- Mets-lui bien la couverture.

...

- Fran�ois ! Fran�ois !

- On y va ?

Arr�te !

- C'est bien.

[Elle] - T'as rappel� ta s�ur ? - Non.

- Pourquoi t'es comme �a avec elle ?

- Comment ?

- Je sais pas.

Hier soir, tu lui as m�me pas adress� la parole.

Parce qu'elle veut pas revendre la ferme ?

- �a nous co�te une fortune. Elle veut m�me pas y vivre.

- Tu crois que ton p�re aurait voulu que tu vendes ?

- Elle est cavali�re, elle est pas gestionnaire.

Qui va s'en occuper des �curies ? Moi, j'ai pas le temps.

- Ne t'�nerve pas. - Je m'�nerve pas.

Tu es toujours en train de la d�fendre !

- T'as raison, �a ne me regarde pas.

- Margot, c'est pas �a. �coute, je suis d�sol�.

- Je vais sortir la chienne. - Margo !

Excuse-moi !

Margot !

[Un cri]

Margot ?

Margot !

Margot !

[Un cri affol�] - Alex !

[On le frappe violemment]

[Th�me musical]

...

- Bon...

Je vais me permettre de contredire votre m�decin traitant.

On va arr�ter la cortisone. �a ne gu�rira pas son ecz�ma.

Ce qui lui ferait du bien,

c'est que vous la laissiez vivre un peu.

[Voix furieuse] Arr�te !

Vous savez ce que je lui proposerais comme programme les mercredis ?

Dessins anim�s au r�veil,

des frites pour le d�jeuner. Et les copines

tout l'apr�s-midi, avec Barbie, Nutella et tout le toutim !

Appele-le, je te dis !

Et bien s�r, t�l� t�l� ! Excusez-moi.

L�che-moi ou je tape !

- Appelle-le ! - Calmez-vous...

- D�gage toi. Te m�le pas de �a.

Tire-toi, je te dis !

- Calme-toi ! - Il m'a frapp�.

- Bruno, qu'est-ce qui se passe ?

- Il est tomb� en arri�re du canap�.

Je lui ai dit de vous appeler !

- J'ai appel� les urgences !

- C'est ton patient ? - Depuis 3 ans. H�mophilie.

Bruno, donnez-leur votre fils.

- Pourquoi c'est pas vous ? - C'est pas mon service.

Je veux que ce soit vous !

Personne touche � mon fils !

Personne touche � mon fils !

- D'accord, Bruno.

Votre fils doit �tre en train de faire une h�morragie interne.

Donnez-le-moi. Je vais l'amener si vous voulez.

Attention !

- Qui tu regardes ?

- Putain, que c'est bon !

Julie, tu m'installes M. Rossignon � la 9.

- J'adore d�jeuner avec toi. - Pardon.

Je croyais que �a serait calme, mais c'est bourr� de touristes.

Tu me mets une sole, et tu montes la clim, on cr�ve de chaud.

Que fais-tu demain soir ?

- J'avais promis � la m�re de Margo de passer.

- Alex, tu ne trouves pas �a un peu...

�a fait 8 ans !

Je te dis pas de tourner la page,

mais comment tu peux f�ter cet anniversaire morbide.

- F�ter ? - Appelle �a comme tu veux...

Tu n'as rien � leur dire, et tu les vois une fois pas an

pour partager le souvenir de sa mort.

Pardon...

Je voulais juste qu'on passe une soir�e ensemble.

- Je passerai apr�s si tu veux.

- Si tu te coupes de moi, tu te coupes de tout le monde.

Parle-moi, d'accord ?

- �a va ?

- Je deviens ouf � rester � rien faire.

- J'imagine. Malheureusement, on ne peut qu'attendre.

Ils vont vous appeler d�s que l'op�ration sera termin�e.

- Maintenant que vous �tes l�, je vais aller marcher un peu.

Vous m'appelez s'il y a du nouveau ?

- D'accord.

- Merci.

- Qu'est-ce que vous faites ? Reprenez �a.

- Vous pr�f�rez un lecteur DVD ?

Une t�l� plasma ?

- Je veux rien du tout. Reprenez �a.

Je vous appelle.

* Docteur, Mme Offenstein...

- Un probl�me ?

- Pas du tout. Faites entrer.

- La gendarmerie de Rambouillet a appel�. Adjudant-chef Lavelle.

Il m'a dit que c'�tait urgent. Tenez.

- Pourquoi tu me regardes comme �a ?

- J'adore te voir sur un cheval.

- Viens plus souvent alors. - Oui, je devrais.

- J'arrive.

- Excusez-moi.

Vous pourriez me dire quand vous �tes all�s

au lac Charmaine pour la derni�re fois ?

- J'y suis pass�e l'ann�e derni�re.

- Docteur ? - Il y a 8 ans.

- Comme j'expliquais � votre fr�re au t�l�phone,

en passant des canalisations une pelleteuse y a d�terr� 2 corps.

- Elle en a entendu parler � la radio.

- Ah oui, la m�diatisation de cette affaire nous a un peu d�pass�s.

- Vous les avez identifi�s ? - Non, les analyses sont en cours.

On sait juste qu'il s'agit de 2 hommes blancs

tu�s par balle il y a plus de 5 ans.

- Les corps ne sont pas sur notre terrain, alors pourquoi ce rendez-vous ?

- J'y viens. Il se pourrait qu'on doive �largir les recherches.

J'aurais besoin de l'autorisation de... - Vous l'avez.

- Anne ? - Bien s�r.

- Il faut signer quelque chose ? - Oui.

J'ai besoin de vos deux signatures.

D�sol�. Je sais que l'assassin de votre femme a �t� jug�...

- Arr�tez votre baratin !

Vous pensiez que je l'avais tu�e.

- Dans ce genre d'affaires, les chances qu'un proche...

- Sans ces conneries, vous auriez pu la retrouver avant qu'elle soit morte...

- Mes coll�gues devaient examiner toutes les possibilit�s.

Merci.

- J'aurais besoin d'une derni�re chose. - Quoi ?

- Un pr�l�vement pour une analyse ADN.

Au moment de l'enl�vement, vous avez dit qu'on vous avait frapp�.

- Oui.

- On a retrouv� une batte de baseball avec les corps.

Avec des traces de sang.

Groupe B plus. Comme le v�tre.

Vous �tes bien du groupe B plus ?

�videmment, il pourrait s'agir de victimes de Frank Serton,

sauf que les tueurs en s�rie changent rarement de mode op�ratoire.

Les 2 corps n'ont aucune trace de torture.

Ils ont �t� enterr�s. Et aucun cadavre d'animal.

Et les seules victimes connues de Serton sont des femmes.

- Donc ?

- Donc, nous sommes dans le flou.

- Alors revoyons-nous quand vous en saurez plus.

- C'est justement pourquoi j'ai besoin de votre collaboration.

- Je vais faire cette analyse, mais pour le reste j'ai d�j� tout racont�.

- Oui, j'ai relu votre d�position. Les cris de votre femme...

Les coups, votre chute dans l'eau. Puis le r�veil � l'h�pital.

Et toujours rien entre les deux.

On s'est content� de cette version.

Mais s'il s'agit de votre sang, la d�couverte de ces 2 corps

va entra�ner une r�ouverture de l'enqu�te.

[On cogne � la porte] Laissez, je m'en occupe.

On tentera de trouver des r�ponses � toutes ces questions.

Comme par exemple, pourquoi on vous a retrouv� inconscient sur le ponton.

Qui a appel� anonymement pour vous porter secours. Et surtout...

comment vous �tes sorti de l'eau apr�s avoir perdu connaissance.

Mlle Vigne est infirmi�re. Elle va proc�der � la prise de sang.

J'ai pens� que vous pr�f�reriez...

Vous n'aurez pas � vous d�placer.

["Lilac Wine" interpr�t� par Jeff Buckley]

...

- C�line, plus d'appels.

C�line !

* - Oui, docteur.

[Th�me musical]

...

[Klaxon de camion]

[Th�me musical]

...

- Tu as quelqu'un dans ta vie en ce moment ?

Excuse-moi, Alex.

Tu as pas � me r�pondre, �a me regarde pas.

- J'ai personne.

Enfin, rien de... s�rieux.

- Alexandre...

Elle nous manque tous terriblement. Mais il faut que tu refasses ta vie.

Ne culpabilise pas de voir d'autres gens.

- Je culpabilise pas. C'est pas �a.

- Je vais surveiller le gigot.

- Tu vas bien ?

- �a va. Et vous ?

- La retraite, quoi !

Je me r�veille tous les matins pour faire comme si...

Tu bois rien ?

- Jacques ?

Il faut que je vous demande quelque chose d'important.

Je voudrais savoir...

Margot... Comment elle �tait quand vous l'avez trouv�e ?

- Quoi ?

- J'arr�te pas d'y penser. C'est peut-�tre l'anniversaire...

J'ai besoin de savoir.

Je vous ai jamais demand� de d�tails. Elle a �t� battue ?

- Pourquoi tu fais �a ? - Il faut vraiment que je sache.

- Il y avait des ecchymoses, oui.

- O� ?

- Alexandre...

- Sur son visage ? - Oui.

- Sur le corps aussi ? - J'ai pas vu son corps.

J'�tais l� en tant que p�re, pas en tant que gendarme.

- Et vous l'avez identifi�e facilement ?

- Facilement ? - Elle avait le visage plein de bleus.

- Tu m'emmerdes avec tes questions !

- Si vous voulez bien venir identifier le corps ?

- L'�il gauche �tait tum�fi�.

Son nez �tait aplati et cass�.

Il y avait des entailles sur son front faites au cutter.

Sa m�choire �tait disloqu�e, les tendons arrach�s...

Va-t'en maintenant.

- D�j� ?

Tu t'es fait vir�, ou quoi ? - Oui.

[Musique : "Adagio" d'Anton Bruckner]

...

* Pour conclure cet hommage, je vous demande d'applaudir

* le pr�sident de la fondation Enfance,

* organisateur de cette soir�e en hommage � son fils,

* il va ouvrir la reconnaissance du grand prix.

* Je vous demande d'applaudir le pr�sident du conseil r�gional,

* Gilbert Neuville !

- Quatre foul�es serr�es, hein ? �a va �tre tr�s court.

- Alors demain soir � 8h15, tu vas recevoir un nouveau message ?

- Oui.

- C'est o� �a ?

- Je sais pas. Pas en France, il fait jour.

- Comment tu peux croire que c'est elle ? L'image est d�gueulasse.

Ne rentre pas l�-dedans, Alex. Tu vas devenir fou.

- Je sais.

�a s'est bien pass� ? - 2e du grand prix !

Je vais me coucher, je suis morte. - J'allais partir.

- Tu veux un truc � manger ?

C'est rien. On s'est engueul�es.

Elle persuad�e que je me tape une de mes serveuses.

[Th�me musical]

...

- Vire-moi �a et reviens sur les emails.

- Tu les connaissais les 2 cadavres du lac ?

- Montre-moi l'autre.

M�me envoyeur ?

- C'est anonyme, qui sait ?

- Moi je te le dis, c'est la m�me personne.

Tu as essay� le mot de passe ? - Oui.

Le compte n'existe pas encore.

L'exp�diteur va sans doute le cr�er vers 20h15.

Je suis connect� sur ses deux ordinateurs.

D�s qu'il sera en ligne, on va le savoir.

- Je crois que j'en sais d�j� pas mal.

- Dr Beck ? - Oui ?

- Lieutenent Meynard, Brigade criminelle.

Vous pourriez nous suivre ?

- Qu'est-ce qui se passe ?

- Excusez-moi une seconde.

Putain, t'�tais o� ? - Parti me laver les mains.

Commandant Eric Levkowich, DRPJ de Versaille.

- De quoi il s'agit ?

- Venez � mon bureau. On sera mieux vous verrez.

M. Beck... Qui est Juliette Langlois ?

[Bruit du tampon]

Arr�te �a !

Le nom de Juliette Langlois vous �voque-t-il quelque chose ?

- C'est le 2e pr�nom de ma femme.

- Et vous, c'est quoi votre 2e pr�nom ?

- Arnaud.

- Imaginez que je vous demande si le nom de disons...

... "Arnaud Ripper" signifie quelque chose pour vous.

Vous allez me r�pondre : "Tiens, c'est mon 2e pr�nom" ?

- Ma femme a grandi rue Langlois.

C'est pour �a que j'ai dit que c'�tait son 2e pr�nom.

�a m'a fait penser � elle.

- Votre femme a d�j� utilis� ce nom ? - Utilis� comment ?

- "Bonjour, je suis Juliette Langlois, j'ai r�serv� une chambre..."

Ou en se procurant des papiers d'identit� sous ce nom-l�, voyez ?

- Non. C'�tait juste un jeu auquel on jouait quand on �tait m�mes.

- Docteur...

- Est-ce qu'il vous d�j� arriv� de frapper votre femme ?

Je r�p�te ma question.

Est-ce qu'il vous d�j� arriv� de frapper votre femme ?

- �a va pas, ou quoi ?

- Une baffe, c'est pas un crime. C'est plut�t naturel, non ?

- Non, c'est pas naturel !

Je n'ai jamais frapp� ma femme. Vous comprenez ce que vous dis !

- Docteur ?

- Vous pensez que j'ai fait �a ?

- J'ai promis � votre amie H�l�ne de vous aider,

mais il faut me dire tout ce que vous savez, d'accord ?

- Oui.

- Cette histoire d'accident de voiture... C'est vrai ?

- Bien s�r, c'est vrai.

- Vous �tiez avec elle ?

- J'�tais � Bordeau en stage de p�diatrie.

- Je vous pr�viens, ils vont tout v�rifier.

- Qu'ils v�rifient !

Je suis s�r de moi.

- Peut-�tre qu'elle a fait ces photos pour les assurances.

- Aucune id�e. C'est la premi�re fois que je les voie.

- Vous n'avez rien oubli� ?

- Non. Qu'est-ce qui va se passer maintenant ?

- C'est un peu tard pour vous accuser de violence conjugale.

On peut envisager le pire.

- L�che-toi, allez !

J'adore !

Maintenant, un peu plus chaud. T'assures, je suis tr�s contente.

Prends le canard, prends-le comme ta chose.

Et tire la langue comme si tu voulais le l�cher.

Ouais, j'adore ! [On sonne � la porte]

Fred !

Encore une ! Tire la langue !

J'adore !

Attends...

Je comprends pas.

Tu es venu pour me demander �a ?

Tu as pas autre chose � me dire, plut�t ?

- Je suis d�sol�.

- J'en ai rien � foutre que tu sois d�sol�.

Il est pas l� le probl�me. Moi aussi j'ai souffert, tu sais.

J'avais besoin de toi, c'est tout.

Tu m'a jamais rappel�e. Tu r�pondais jamais !

- Je n'y arrivais pas.

Je te jure... C'�tait impossible pour moi.

Je croyais que j'allais m'en sortir tout seul.

Mais j'ai fini par plonger.

Dis-moi ce qui s'est pass�.

- Je ne sais pas.

- Tu �tais pas avec elle ? - Non.

Un soir, elle est arriv�e couverte de bleus.

Elle m'a racont� qu'elle avait eu un accident de voiture.

Et que si on m'interrogeait, de dire que j'�tais avec elle dans la voiture.

- Si on t'interrogeait ?

- � mon avis, elle parlait de toi.

J'ai rien pu savoir de plus. Rien, je te jure.

- T'as pris des photos ? - De ?

- D'elle. De ses blessures.

- Non. Pourquoi j'aurais fait �a ?

- Pour rien.

- Qu'est-ce qui t'arrive ?

- J'en sais rien.

- C'�tait ma meilleure amie.

Regarde-moi, s'il te pla�t.

Je jure qu'elle t'a jamais menti. C'�tait la seule fois.

Crois-moi.

[Th�me musical]

...

* - Ferrault et Gamblin...

- M. Ferrault, s'il vous pla�t ?

* - Ma�tre Ferrault est au tribunal. Je peux prendre le message ?

- Madame... Nous n'avons trouv� aucune trace de cet accident...

Ni dans les fichiers d'assurance, ni dans ceux de la police.

- Alex n'a jamais frapp� Margot.

Il ne l'aurait jamais touch�e.

- Laisse-nous une minute, tu veux bien ?

- Capitaine...

Admettons que votre gendre ait d�cid� de tuer votre fille...

- Il �tait fou amoureux, pourquoi il aurait fait �a ?

- Pour 200 000 euros. La prime d'assurance-vie touch�e.

- C'est absurde !

- Pensez au sc�nario officiel plein de lacunes, et comparez...

Beck la conduit dans un endroit isol� o� il n'y aura pas de t�moin.

L�,

les 2 gars retrouv�s la semaine derni�re, kidnappent et tuent votre fille.

Serton s�vissait dans la r�gion. C'�tait dans tous les journaux.

Le corps est maquill� comme une victime de Serton.

Avec des cadavres de chats et de chiens.

Et le tour est jou�.

- Sauf que Serton a avou� 7 meurtres, mais jamais celui de votre fille.

- �a ne tient pas debout.

Alex a �t� agress�. Il a �t� 3 jours dans le coma.

- Fallait bien qu'il soit bless�.

Comment il aurait expliqu� s'en �tre sorti sans une �gratignure ?

- On l'a retrouv� sur la berge. Comment il est sorti de l'eau ?

Tous les m�decins qui ont vu son dossier ont dit que c'�tait impossible.

�a ne vous a jamais intrigu� ?

- Qui vous a donn� �a ?

- D'une certaine fa�on, je crois que c'est votre fille.

On a trouv� une clef sur un des deux corps.

- Une clef de la banque de votre fille.

Coffre 174.

Ouvert au nom de Juliette Langlois.

Son 2e pr�nom et le nom de cette rue.

- Les photos �taient dedans.

Votre gendre dit ne les avoir jamais vues.

Pourquoi votre fille les lui a cach�es ?

- Vous avez parl� � Alexandre ? - Oui.

- Qu'est-ce qu'il a dit d'autre ? - Rien.

Il est parti avec un avocat.

- Pas n'importe quel. Elisabeth Feldman.

C'est la r�action d'un homme innocent, �a ?

- Arr�te maintenant, �a suffit.

C'est plus possible. C'est les flics,

ils veulent te manipuler.

Ils peuvent faire n'importe quoi avec l'ordinateur.

- Elle paraissait plus vieille.

- Ils ont des logiciels de vieillissement. �a sert pour les enfants disparus.

- Maman !

- S'ils pensent que je l'ai tu�e, pourquoi ils m'enverraient des emails

pour me faire croire qu'elle est en vie ?

R�fl�chis !

Si c'est pour me faire avouer, c'est compl�tement con, non ?

Si je l'ai tu�e, je sais que c'est un coup mont�.

- Alex, c'est pas le moment ! - �a tient pas debout !

S'il veulent me manipuler,

qu'ils m'envoient par exemple des emails d'un t�moin du meurtre.

Tu comprends ?

- Si papa dit oui, on ira ce week-end.

Allez, mon amour,

tu vas faire un gros dodo et tu la fais pas tourner en bourrique, hein ?

Dors bien, ma princesse.

[Cri de douleur]

[Cris]

- O� est Margot ?

[G�missements]

Je t'ai pos� une question.

[Cris]

- Nina !

Va te coucher !

[Il tape du pied]

Arr�te !

- Putain !

- Attends, on va r�essayer.

- J'essaie depuis une demi-heure !

�a marche pas !

Rien qui marche !

Fait chier ! - C'est quoi, �a l� ?

C'est quoi ?

- �a veut dire qu'on est connect� avec un autre ordinateur.

- Et ?

- Il y a qu'un seul ordinateur ici.

Quelqu'un s'est connect� dessus.

Ils me surveillent, putain !

Putain !

[G�missements]

- D'accord...

C'�tait le Basque.

La fille s'est barr�e et Beck est sorti

promener son chien. Il nous tient au courant.

- Elle n'en sait pas plus. Filons l�-bas.

�teins-la.

[2 coups de feu]

[Clameurs d'un spectacle qui commence]

["With or Without You" interpr�t� par U2]

Quel con !

Viens, Nina !

See the stone set in your eyes

See the thorn twist in your side

i wait for you

...

Sleight of hand and twist of fate

On a bed of nails she makes me wait

- Vous pouvez pas rentrer avec un chien.

And I wait... without you

With or without you With or without you

- Je vous en prie.

- Le 15.

...

Il y a 8 ans, ma femme, Margot Beck, a �t� amen�e ici.

Elle a �t� une des victimes de Serton.

- Frank Serton... Oui ?

- C'est vous qui avez pratiqu� l'autopsie ?

- Oui.

- Vous photographiez les corps ?

- Oui, tout � fait.

- Donc, vous avez des photos de l'autopsie de ma femme ?

- Sans doute. - Je voudrais les voir.

- Je les ai pas. Le dossier est clos.

- Mais je peux le consulter ?

- Oui, mais pas aujourd'hui.

Il faut faire la demande. Il y a des formulaires, une proc�dure.

- D'accord, j'en fais la demande.

- Capitaine Barthas de la Crim'.

Un coll�gue est l� avec des t�moins.

- Dans la cuisine. - Merci.

- C'est la derni�re personne que vous avez vue ?

- Oui.

- Il �tait quelle heure ? - Autours de 14h.

- Elle vous l'a pr�sent� ? - Oui.

- Elle vous a dit son nom ?

- Alexandre Beck.

[grondements et jappements]

...

[G�missements]

...

- On a trouv� �a. - O� ?

- Une poubelle en bas.

- �a va �tre vite r�gl� cette histoire...

- Il est m�decin, c'est quand m�me un peu normal.

- On va quand m�me envoyer �a au labo. Karim, tu t'en occupes ?

- Putain ! Venez voir !

- Springfield 45.

- Patrick ! � toi l'honneur.

- Regarde.

- Il sent encore.

- Mais �a, c'est pas le vert.

Cherchons le vert ensemble, si tu veux.

C'est celui-l� le vert ? Oui ?

C'est pas vert.

- C'est orange. - Orange ?

Non, c'est bleu.

- �a c'est orange. - Tr�s bien, �a c'est orange.

[T�l�phone]

Tu cherches le vert ? D'accord ?

C�line, si je r�ponds pas, c'est que je suis occup�.

Passez-la-moi.

All�, ma�tre ?

Hier, pourquoi ?

- Parce qu'elle a �t� assassin�e hier dans son studio.

[Th�me musical]

...

* Docteur ?

...

�coutez-moi bien.

Ils ont retrouv� l'arme du crime chez vous. Vous allez �tre arr�t�.

- L'arme du crime ?

Quelle connerie ! Pourquoi ils sont rentr�s chez moi ?

- Ils vont vous placer en garde � vue.

* Je vais essayer d'arriver avant eux.

- Elle est o� ? - Elle arrive.

- Si j'arrive trop tard, restez le plus �vasif possible.

Pas de r�ponses d�finitives, c'est clair ?

Docteur, vous �tes l� ?

- �a c'est le vert.

* Surtout restez calme. Ils vont �tre l� d'une minute � l'autre.

...

- Pas maintenant, impossible.

...

- Barthas pour Levkowich.

...

- Vers le p�riph' !

...

Merde !

L'autre c�t� !

[Th�me musical]

...

- Quatre par l� ! Vincent, va avec eux !

[Chuchotant] - All�, Bruno ?

- Pas du tout. Il est m�me arriv� un peu en avance.

- Il ne vous semblait pas nerveux ?

- Personne n'a fait de remarque ?

- Seulement Mme Abidal qui l'a vu sauter par la fen�tre.

- Il a re�u des appels priv�s ? - Oui. Ma�tre Feldman.

- Vous lui avez parl� ? - Oui.

- Qu'avez-vous dit ? - De n'opposer aucune r�sistance.

- Qui vous a pr�venue ? - Je n'ai pas � r�pondre, M. le Procureur.

- Vous avez conscience que votre client vient ainsi de signer des aveux.

- Alors ? - �a m'emmerde de m'�tre tromp�e.

- � quel propos ? - De lui.

Ce qui me d��oit,

c'est qu'il ne m'ait pas fait confiance.

- Il a rien fait. Il a eu peur, c'est tout.

- Un innocent ne prend pas la fuite.

- C'est pour entendre ces conneries que je te paie une fortune ?

- Viens !

Suis-moi.

- Mettez �a sous votre cul, vous allez me pourrir la caisse.

- Qui est-ce qui a tir� ?

- Des potes.

On va �viter le p�riph' parce qu'apparemment vous avez foutu le bordel.

["Hands of Time" interpr�t� par Groove Armada]

...

[T�l�phone]

- Ouais ?

Quoi ? Qui �a ?

Attends, t'es o� l� ?

D�gage !

J'arrive.

J'ai une course � faire, apr�s je vous refilerai des fringues.

...

Hein ?

Le propri�taire ?

Oui.

Vous m'enverrez les conclusions alors. Merci.

- C'�tait qui ?

- L'identification. - Pour ?

- Le fusil.

- Alors ?

T'es casse-couilles, ils sont ferm�s ! Le fusil ?

- C'est celui de son p�re. Francois Beck.

Pousse-toi.

- Cherche pas. � la mort du p�re, le fils a h�rit� du fusil.

Mais comme la femme de Beck prenait des roustes,

elle l'a planqu� dans un coffre avec les photos.

- Qui paie la location de ce coffre pendant 8 ans ?

Pourquoi la clef sur le cadavre ?

C'est bourr� de trous. Tout le monde le sait, mais ferme sa gueule.

- Qu'est-ce qu'on en a � foutre ? Il va prendre 20 ans pour la photographe.

- Qu'est-ce que tu me fais l� ? - Tu le sais tr�s bien, putain !

Si on prouve qu'elle n'est pas une victime de Serton,

il va avoir revision du proc�s. Et �a fait chier tout le monde.

- Qu'est-ce que j'en ai � foutre que �a fasse chier tout le monde ?

Ce que je veux c'est la v�rit�.

C'est moi qui ai appel� son avocate pour la pr�venir.

- T'es compl�tement con, ou quoi ?

- Pour l'assassinat de sa femme, on a aucune preuve solide. Pourquoi ?

- Parce qu'il d�merd� comme un pro. - Exactement.

Alors explique-moi pourquoi 8 ans plus tard,

il planquerait l'arme du crime dans son salon ?

- Pour sa femme, il avait tout pr�vu.

Mais ici il s'est senti accul�.

- Bien s�r !

Tellement qu'il est pass� voir le l�giste pour avoir le dossier de sa femme,

avant d'entrer � son cabinet pour nous attendre tranquillement.

Je voudrais parler au Dr Herbin, service m�dico-l�gal, s'il vous pla�t ?

Oui je patiente, merci.

Salut maman. � dimanche. On t'a tout rang�.

- Merci mon grand, � dimanche !

- Au revoir, Simone.

- Au revoir !

- D�sol�, je suis en retard. J'ai rendez-vous avec ma�tre Ferrault.

- Vous �tes s�r ?

- Messieurs !

- Pardonnez-moi d'insister, mais c'est tr�s important.

Avez-vous eu ma femme comme cliente ?

- Non, ce n'�tait pas une cliente. - Mais vous l'avez rencontr�e ?

- Oui.

Il y a quelques ann�es, j'ai �t� commis d'office pour d�fendre Helio Gonzales.

Vous voyez qui ? - Non.

- Un gamin d'une de ces associations pour enfants d�favoris�s

dont votre femme s'occupait avec Philippe Neuville.

Le fils de l'homme d'affaires. - Alors ?

- Quand le fils Neuville a �t� d�couvert dans une d�charge

avec 2 balles dans le corps, tout le monde a soup�onn� Gonzales.

Il avait un casier judiciaire d�j� bien rempli...

et il avait �t� vu le soir du meurtre avec le fils Neuville.

- Et ma femme ? - Elle �tait son alibi.

- C'est-�-dire ?

- Elle a d�clar� qu'au moment du meurtre

il �tait dans son bureau pour discuter de son orientation professionnelle.

- �videmment, personne ne l'a gob�. - Pourquoi ?

- Orientation professionnelle � 11h du soir ?

Dans les affaires de meurtre, on rigole pas avec les faux t�moignages,

je lui ai sugg�r� de dire la v�rit�. - Qu'est-ce qu'elle a dit ?

- Qu'est-ce qu'elle a dit ?

C'est �vident, non ?

- Non.

- Elle �tait chez Gonzales. Ils couchaient ensemble depuis 2 mois.

- C'est pas la mort. Vous l'avez tromp�e aussi, non ?

- Non.

- Celui qui a la chemise.

Qu'est-ce qu'on fout avec ce mec-l� ?

- Qu'est-ce �a peut te foutre ? - On va se le taper longtemps ?

- Il m'a rendu service il y a 3 ans.

J'avais emmen� mon gamin � l'hosto, il avait des bleus partout.

Ces encul�s croyaient que c'�tait moi.

Ce gars a expliqu� aux policiers que mon fils �tait h�mophile.

Temps qu'il aura besoin de nous, on sera l�, c'est clair ?

Et panique pas, il a juste besoin d'infos.

Putain !

- Calme-toi ! - Reste l� !

- �a va ! �a va !

- Barrez-vous !

- �a va... - Reste tranquille.

Qu'est-ce que tu veux savoir ?

Ouais, je l'ai bais�e ta femme ! Pendant des mois !

Qu'est-ce qui y a ? Ferme ta gueule, toi !

Sans d�conner, je suis d�sol�.

Son truc c'�tait que je lui crache dans la bouche.

C'�tait une chienne, ta femme. C'est pas de ma faute.

- L�che-moi.

T'as jamais bais� ma femme. Elle �tait � Lyon ce soir-l�.

Je peux le prouver et faire sauter ton alibi.

J'en ai rien � foutre si t'as but� Neuville.

Mais je suis accus� de meurtre et je voudrais savoir pourquoi.

Alors tu me dis tout ou tu vas aller te faire enculer en taule.

- Tu crois que j'ai peur de la taule ? Je m'en bats les couilles.

Je l'ai pas but� le Neuville. J'avais une affaire,

j'avais pas d'alibi et elle m'a sorti de la merde, voil�.

- Tu l'as revue ? - Elle est morte, mec !

- Pourquoi elle a fait �a ?

- J'en sais rien. J'ai racont� ce qu'elle m'a dit de dire.

Maintenant, casse-toi p�d� !

- Vous �tes dingue ? Pourquoi on est venu si c'est pas vrai ?

- J'�tais pas s�r. J'ai bluff�.

- Vous avez bluff� ?

Vous �tes compl�tement ouf ou quoi ?

C'est bon �a. "J'ai bluff�..." L'encul� !

- J'ai pens� que si son mari se faisait arr�ter, elle voudrait l'aider.

Je sais pas comment il a fait pour s'en sortir, ce con.

Je pouvais pas savoir qu'elle lui refilerait un rencard.

Non, je sais pas o� il est.

OK, je vous rappelle.

- Vous avez l'heure, s'il vous pla�t ?

- 17h pass�. - Merci.

Je sais pas si c'est elle, mais il y a un vrai m�me.

- Mais elle ressemble � la photo ?

- Je sais pas. Peut-�tre les yeux...

[Th�me musical]

...

- Elle se barre. Je la chope ?

...

Elle va vers l'entr�e. Zach, c'est � toi de jouer.

...

- C'est pas elle. Arr�te !

Tu m'entends ? Retourne � ta place.

...

* - Il se barre. Qu'est-ce que je fais ?

Je r�p�te, il se barre. Qu'est-ce que je fais ?

...

- Il arrive.

* Bernard ?

- Stoppez-le !

[Bruits de lutte]

- Calme-toi !

...

- Qu'est-ce que vous voulez ?

Qu'est-ce que vous voulez !

[Coup et g�missements]

- O� est ta femme ?

- Je sais pas.

[Cri de douleur]

- O� est-elle ?

O� est-elle ?

- Je... Je sais pas !

[Cri de douleur]

- O� est ta femme ?

O� est Margot ?

- Eh !

Bougez pas !

L�ve-toi !

[Coup de feu]

D�tache-le !

D�tache-le, grand con !

�a va ?

Pour qui tu bosses, toi ?

Pour qui tu bosses !

[Il tire 2 fois]

Bouge pas !

Bordel de merde !

Merde ! Putain !

[Sir�nes de police] Trace !

- Oui ?

* - Beck a une place sur le vol de Buenos Aires � 10h30.

- J'arrive.

- Philippe venait d'avoir 5 ans.

On attendait ensemble le bus scolaire.

Je le tenais par la main.

Le bus est arriv�.

Les portes se sont ouvertes et il a l�ch� brusquement ma main...

pour foncer dans le bus et...

j'ai eu une envie violente de le tirer en arri�re...

et de le ramener � la maison.

C'est l� que j'ai compris ce que j'avais ressenti � sa naissance.

De la joie, de l'appr�hension, mais aussi de la...

terreur.

J'ai su que malgr� tous mes efforts, il pourrait lui arriver quelque chose.

Toujours.

J'ai peur de la maladie.

J'ai peur de la vieillesse et j'ai peur de la mort.

Mais ce n'est rien compar� � ce que j'ai ressenti ce jour-l�

en regardant partir le bus.

Pendant que mon fils pourrit six pieds sous terre...

... elle serait toujours en vie ? Je peux pas l'accepter, Bernard.

Est-ce que tu comprends ?

Tu comprends ?

- Je comprends, Monsieur.

[Th�me musical]

...

* - Les passagers � destination de Buenos Aires

sont pri�s de se pr�senter � porte F50...

...

- Caroline Parreire !

L� !

Elle a r�serv� 6 minutes apr�s M. Beck.

Elle devait �tre plac�e � c�t� de lui. 32e rang, si�ges E et F.

- Elle a enregistr� ?

- Oui, elle doit �tre en train d'embarquer.

Porte F50.

...

- Police !

...

Personne ne bouge !

- Arr�tez l'embarquement imm�diatement !

- Montrez-moi vos papiers.

- Ma manette commence � bloquer.

- Toujours une excuse.

Regarde-moi �a ! Et voil�. Oh la la !

- J'y crois pas ! - C'est la manette !

Je me fais toujours avoir.

- T'as vu comment il se plaint toujours ?

- Eh ! Tes pompes !

- T'es relou avec ta moquette pourrie.

- Alors ?

- Je comprends pas. Rien.

- Mouss, arrive !

- Bruno...

Je suis d�sol�.

Vraiment.

- Faut pas.

J'enverrai quelqu'un pour mon fils quand il ira mieux.

- Au revoir les gars ! - Tchao !

[T�l�phone]

- Ne quittez pas.

All� ?

* - C'est Alexandre Beck.

- Oui ?

* - Je peux prouver que j'ai pas tu� Charlotte.

- C'est-�-dire ?

Ne quittez pas.

Allez-y.

- Bonsoir.

Commandant Levkowich. On s'est crois�s � l'h�pital.

Je peux vous parler un instant ?

- D�sol�e, ma femme m'attend.

- Je ne crois pas que Beck ait tu� qui que ce soit.

Pour l'instant, je suis le seul � le penser.

- Vous �tes le plus fut�, c'est �a ? - Voil�.

Mais je vais avoir besoin d'aide. Vous devez savoir o� il se cache ?

- Rectification, vous �tes le plus con. - On le retrouvera de toute fa�on.

Mais je vous pr�viens, �a ne se fera pas en douceur.

Il avait une r�servation vers Buenos Aires ce soir.

�videmment, il ne s'est pas pr�sent�,

mais il devait voyager avec une certaine Caroline Parreire. Vous connaissez ?

- Tenez-moi �a.

- Alors ?

- Quoi ? - Caroline Parreire ?

- Jamais entendu ce nom.

- Margot Beck se droguait ? - Non, vous �tes fou !

- C'est pas ce que dit son rapport d'autopsie.

- C'est confidentiel. - Vous vous foutez de moi ?

Montrez-moi une photo. Juste une.

- C'est marrant, j'ai eu la m�me r�action.

Il y en a pas. Elles ont disparu.

Un probl�me ?

- Salut !

- Il t'a appel�e ? - Non.

[Douche qui coule]

...

- H�l�ne ? - Quoi ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

- Les photos...

C'est moi qui les ai prises.

[Elle arr�te la douche]

C'est Philippe Neuville qui l'avait frapp�e.

- Pourquoi ?

- Je sais pas. Elle a rien voulu me dire.

- Et t'as rien fait ?

- Faire quoi ? - L'emmener chez les flics.

- Elle voulait pas. Elle disait qu'elle voulait juste des preuves.

Elle m'a emp�ch�e de vous en parler.

- Et tu n'as jamais rien dit ?

- Mais qu'est-ce que tu voulais que je dise ?

Que j'aille voir mon fr�re,

pour lui dire que sa femme s'�tait fait casser la gueule avant de mourir ?

Tu crois que �a l'aurait aid� ?

Elle m'avait demand� de garder le secret !

- Eh bien, tu m'�tonnes.

- Quoi ?

- Tu montais les chevaux de Neuville. Si tu accusais son fils,

tu te serais retrouv�e au ch�mage.

Elle a bien fait de te demander �a � toi.

Elle savait bien que tu la fermerais.

[T�l�phone]

...

All� ?

Oui, �lisabeth ?

Je te email �a tout de suite.

Merci beaucoup.

- Un briard. Mignonne, non ?

- Vous aidez un fugitif...

- Fermez-la ou cette chienne pissera sur votre carri�re.

Vous avez �tabli l'heure de la mort de Charlotte � 22h45, exact ?

- � une demie-heure pr�s.

- Cette chienne prouve que Beck est innocent.

Il a lou� un ordinateur chez Medianet

entre 22h36 et 23h13, selon leur registre.

On lui a demand� de laisser sa chienne dehors.

Deux t�moins l'ont formellement identifi�e.

- En admettant que cet alibi soit confirm�...

- Il le sera.

- En admettant qu'il le soit.

Il reste un petit probl�me.

L'arme du crime retrouv� chez lui.

- Sauf que le vent a tourn�, et que �a devient votre probl�me.

Vous pouvez toujours expliquer

que vos hommes ont d�pos� � votre insu ces pi�ces � conviction.

Au pire, vous passerez pour un l�che.

- Vous �tes folle ?

Qui va croire que la Criminelle a pu faire une telle chose ?

- Personne.

Alors dites � la presse que le Dr Beck est recherch� en tant que t�moin,

comme �tant la derni�re personne ayant vu la victime vivante

et qu'il n'est soup�onn� en rien. D'accord ?

- Il r�pondra � toutes mes questions ? - Ne faites pas semblant de n�gocier.

- Je lui avais jur� de garder le secret.

J'ai jamais voulu te faire du mal.

Dis-moi que tu me pardonnes.

- Merci de m'en avoir parl�.

Tu savais ?

Pour Neuville ? - Bien s�r que non !

- Je l'ai vue. Je te jure que je l'ai vue.

- Je te crois.

Viens voir.

[Th�me musical]

...

- C'est juste une visite de courtoisie. - On voudrait s'excuser.

...

- C'est pas elle ! - Ah bon ? pourquoi ?

- Elle a jamais fait 1m75 ! Sont o� les photos ?

- Ils pensent qu'elles ont �t� vol�es. - Par qui ?

- Par la seule autre personne � avoir r�clam� le dossier,

votre beau-p�re.

Votre p�re poss�dait une arme, non ?

- Un fusil de chasse dont vous avez h�rit� ?

- Vous savez o� il est ?

- Non. Dans ma cave j'imagine.

- Vous n'�tes pas s�r ?

- J'ai d�m�nag� il y 8 ans. Il est dans un carton, je suppose.

- Je ne crois pas.

Il �tait dans le coffre de Juliette Langlois. Avec les photos.

- Je n'ai pas � vous parler. Appelez mon avocat.

- Pierre Ferrault ?

- Ma�tre Feldman.

- Vous me rassurez. Ferrault nous a appel�s...

J'ai cru que vous aviez d�cid� de changer d'avocat.

- Nous �tions surpris que vous alliez voir un tel tocard.

Il est tr�s mauvais Ferrault, vous �tes au courant ?

- Qu'est-ce que vous cherchiez ?

- � retracer les derniers jours de ma femme.

- Pourquoi ?

Comme vous, je suis persuad� que Serton de l'a pas tu�e.

- Ferrault vous l'a confirm� ? - Non, c'�tait une fausse piste.

- Pas tout � fait, puisqu'il vous a parl� de Philippe Neuville ?

- Je vois pas le rapport avec Margot ?

- J'ai pas pu m'emp�cher d'en chercher un rapport.

- C'est-�-dire ? - J'ai fait analyser le fusil.

Vous savez ce qu'on a d�couvert ?

C'est l'arme qui a tu� Philippe Neuville.

- Quoi ?

- �videmment, pour l'instant je ne vous accuse de rien.

Je voudrais pas encore me ridiculiser.

- Moi, �a me d�range pas. Je veux bien prendre le risque.

- C'est pour Alexandre Beck chez H�l�ne Perkins.

Signature, s'il vous pla�t ?

- Dans la cuisine.

- Qu'est-ce que vous foutez, bordel ?

O� est Martine ? - En s�curit�.

- Pourquoi en s�curit� ? - Avancons !

- C'est quoi cette histoire avec Neuville?

Qui a �t� incin�r� il y a 8 ans ?

- Assieds-toi.

- J'ai vu le rapport d'autopsie. C'�tait pas Margot.

- Assieds-toi, je te dis !

- Tu l'as vue ? - Je crois, oui.

- O� est-elle ?

- Je sais pas.

Elle a des ennuis. - Et tu crois que tu peux l'aider ?

T'as �t� incapable de le faire il y a 8 ans.

Assieds-toi !

- J'ai �t� assomm�.

- Je sais. J'�tais l�.

- Quoi ?

- Pour la derni�re fois, pose ton cul sur ce canap� !

- Avez-vous id�e � quel point votre fille me manque ?

- Assieds-toi.

2 mois avant la disparition de Margot,

un gamin de l'association est venu la voir.

Il avait l'air perturb�.

Margot a cherch� � comprendre.

Au bout d'une demi-heure, le gamin �clate en sanglots et l�che que...

le fils Neuville le viole depuis des mois.

Margot a demand� Neuville de passer la voir. Tu �tais � Bordeaux.

- Suffit ! - Non, c'est pas fini.

- Il faut qu'on parle. - J'ai rien � dire !

- Dis-moi la v�rit�, Philippe. S'il te pla�t !

- Je leur ai jamais fait de mal.

- Arr�te !

- Elle m'avait demand� de l'arr�ter s'il passait aux aveux.

Quand j'ai vu �a, j'ai pas pu me retenir.

* Je l'ai tu� avec le fusil de ton p�re.

* Et j'ai mis le corps dans une d�charge.

[On n�entend plus rien]

- C'est quoi cette friture ? - Le signal est parfait pourtant.

- Il l'a chop�. - Assieds-toi.

- Il a trouv� le micro. Allez, hop !

- Personne ne bouge ! Vous m'entendez ?

Personne ne bouge sans mon ordre !

* - Il y avait ce gamin de l'association, Gonzales...

Il avait d�j� fait de la taule.

* C'�tait le coupable id�al.

* Si elle avait accept�, tout aurait �t� plus simple.

* Mais...

elle n'a pas support� l'id�e.

Le lendemain, elle a demand� � ta s�ur de prendre des photos.

Elle pensait pouvoir s'en servir si le p�re Neuville venait � nous suspecter.

Ce qui a fini par arriver quand Margot a disculp� Gonzales.

Du coup...

elle appel� Neuville pour lui parler des preuves qu'elle d�tenait

contre son fils.

Connaissant le p�re Neuville,

je savais comment il allait g�rer la situation.

Alors, je l'ai plac� sur �coute.

- C'est lui qui a engag� les 2 types du lac ?

- Bartola et Pagnac.

Il les a pay�s pour r�cup�rer les preuves et se d�barrasser d'elle.

Ce qui a sauv� Margot,

c'est que l'un des deux �tait encore plus pourri que l'autre.

[Bruits de lutte]

[Corps qui tombe � l'eau]

J'ai offert � Bartola de doubler la mise

s'il acceptait de changer le plan.

- C'est vous qui m'avez sorti de l'eau ? - Oui.

Jusque-l�, Bartola avait d�cid� de respecter le plan pr�vu.

[Coup de feu]

Pas moi.

[Coups de feu]

La seule solution pour calmer Neuville �tait que Margot disparaisse.

Je savais que leur plan

�tait de la faire passer pour une victime de Serton.

Il fallait que je trouve un corps.

J'�tais pr�t � en d�terrer un.

Au bout de 3 jours, on m'a appel� � la gendarmerie.

Une junkie poignard�e trouv�e derri�re la gare.

J'y suis all� seul.

J'ai amen� le corps � 100 kilom�tres d'ici.

Je me suis arrang� pour �tre sur les lieux pour l'identification.

Tu �tais encore � l'h�pital.

Et pourquoi un p�re aurait-il menti ?

C'est pass� comme une lettre � la poste.

- Elle savait qu'elle allait se faire enlever ?

- Non. Elle t'en aurait parl�.

Tu serais all� voir les flics, et aujourd'hui on serait tous morts.

* Le p�re Neuville arrose tous les flics et les juges de la r�gion.

* Je sais de quoi je parle. J'�tais le premier de la liste.

- Elle �tait o� ? - Je lui ai pris un billet pour Madrid.

- Je sais pas si elle y est rest�e. - Jamais eu de nouvelles ?

- Non.

- Alors, pourquoi aujourd'hui ?

- La presse a parl� de la d�couverte des deux corps.

Ils ont parl� de toi.

Elle a d� comprendre que je lui avais menti.

Quand Margot s'est r�veill�e, elle a demand� o� tu �tais.

Je pouvais pas lui dire la v�rit�.

C'�tait la seule solution,

sinon elle serait jamais partie.

Elle serait vraiment morte aujourd'hui. - Qu'est-ce que vous lui avez dit ?

- Que tu �tais mort.

J'ai pas fini.

Je l'ai fait pour elle, Alex. Pour nous tous.

Ma seule erreur a �t� la clef.

Bartola l'avait r�cup�r�e dans le sac de Margot.

J'ai pas pens� � fouiller leurs poches.

Du coup, Neuville a continu� � se m�fier.

Il nous surveillait de pr�s, toi et moi.

Le cambriolage chez toi apr�s sa mort...

Enfin, sa disparition. C'�tait eux.

Ils cherchaient la clef.

- Pourquoi vous n'avez rien dit ? Pourquoi elle a pas port� plainte ?

- C'�tait trop tard.

J'avais d�j� franchi la ligne.

Ton p�re �tait venu me voir 6 mois plus t�t.

Mon p�re ?

Un soir,

il est pass� aux �curies pour s'occuper d'un cheval malade.

[Des pleurs]

...

- Mais... L�a, qu'est-ce que tu as ?

Philippe ? Qu'est-ce qui s'est pass� avec la petite ?

- Je vais t'expliquer. - Inutile.

J'ai tout compris !

Tu sais quel �ge elle a ?

- Va-t'en. - Non, mais...

- Va-t'en ! Casse-toi !

Casse-toi !

T'es chez moi ici !

- T'as du pot que je fasse plus le poids. Je te jure que tu vas payer.

T'es une ordure ! J'irai jusqu'au bout.

- C'�tait une petite de l'association dont il s'occupait avec Margot.

Beaucoup d'enfants faisaient des stages aux �curies,

tu te souviens ?

Le lendemain, il est venu pour porter plainte.

- J'ai pas � me calmer, �a va rien changer.

J'ai tent� de le convaincre de parler au p�re Neuville...

mais il a rien voulu savoir.

Neuville adorait ton p�re.

Il �tait l'entra�neur de ses �curies depuis des ann�es.

Il a form� son fils.

Je pensais que l'histoire s'arr�terait l�.

- Merci.

- Mais Neuville savait que Fran�ois finirait par en parler.

Il y a tout l�-dedans. Noms et adresses des hommes de Neuville.

Les affaires pourries

dans lesquelles j'ai �t� mouill�.

* L'assassinat du d�put� Angeneau

* en 1995.

Ton p�re n'est pas mort d'un accident de chasse.

Ils l'ont but�.

- Stop ! On ne tire pas !

[Th�me musical]

...

[Coup de feu dans la maison]

[Th�me musical]

...

* En piste maintenant, Rimsky,

* mont� par Herv� de Luze !

- M. Neuville ?

Capitaine Barthas de la Brigade criminelle.

Veuillez me suivre, s'il vous pla�t.

- Gilbert ? Qu'est-ce qui se passe ?

Explique-moi.

[Th�me musical]

...

- Qu'est-ce que vous foutez, bordel ?

...

[� voix basse] Je l'ai tu� avec le fusil de ton p�re.

J'ai mis le corps dans une d�charge.

Je sais que tu as un micro. Je sais qu'on nous �coute.

Alors je vais te dire la v�rit�.

...

Margot ! Attends !

[2 coups de feu]

...

[Th�me musical]

...

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