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...
Grondement du tonnerre
-Bon, écoute.
Pour ce problème, on a besoin du théorème de Pythagore.
Tu sais ? On l'a fait l'année dernière.
Tu te souviens qu'il permet de calculer le cosinus ?
Tu m'écoutes pas ?
-Si.
Je t'écoute.
À fond.
-Parce que...
C'est toi qui m'as demandé de venir réviser.
-Oui, en fait, l'espérais que ça soit...
Ça soit toi qui me demandes quelque chose.
-Justement, Alex, je...
Je me demandais...
-Oui.
-Est-ce que par hasard,
t'aurais envie...
de sortir avec moi ?
La porte s'ouvre.
-Papa!
-J'ai rien fait.
-Bienvenue dans la famille. Ton prénom ?
Benjamin. Bienvenue, Benjamin.
Bienvenue !
Ça fait plaisir d'avoir un garçon !
-T'es sérieux ?
-Reste ce soir à dîner. Ça me fait plaisir.
-Non, je ne peux pas. Désolé.
-Ah ? -Il faut que je file.
-Attends, je vais le chercher. Attends, Benjamin !
Benjamin !
Benjamin.
Hé!
Attends, Benjamin ! Benjamin !
-Qu'est-ce que t'as fait ?
-Non, mais…
T'as vu le temps ? Il va être trempé.
Benjamin ! Reviens !
On va s'éclater tous les deux !
Benjamin, reviens !
Combien de fois je vous ai dit de ranger vos vélos !
Musique entraînante
...
Soupir
-Pardon !
-Attendez, je vais vous aider !
-Pardon. Merci.
-Mais elle est super... Ça rapporte, le trafic d'enclumes ?
-Pardon ?
-Non, je disais, ça rapporte, le trafic d'enclumes ?
Parce qu'elle est super lourde.
Donc, je...
C'est... C'est une blague.
D'accord.
-Aïe. J'ai l'impression que je suis mal parti, là.
-Bonjour.
Bonjour. -Vous pouvez nous faire un selfie ?
-Ouais.
-Une photo ? -Oui.
-OK.
-Merci.
-Vous pouvez me faire un autographe aussi?
Alors, Jean-Mi.
Agathe.
-Y en a combien ? -Quatre.
-Désolé. Je crois qu'ils m'ont pris pour Jean Du jardin.
-À cause de l'accent du sud-ouest ?
-Vous auriez du temps pour prendre un café ?
-Non, pas vraiment.
-Pas vraiment maintenant ou pas maintenant, genre toute la vie ?
Allez, je vous laisse mon numéro, vous m'appelez ?
Je connais des bonnes blagues. Vraiment.
Mademoiselle ?
-Merci.
Oui ? —Bonjour.
La valise bleue ici.
Musique douce
...
-Ma petite chérie !
Oh, tu m'as manqué !
Ta da !
-J'ai plus 8 ans, papa.
Mais j'aime encore le chocolat !
-Et tes bagages ? -Merde !
Pardon, excusez-moi. Je suis désolée.
Je suis désolée.
-Ça va ?
-C'est trop bon. Ça m'avait trop manqué !
Ils ont des chocolats bizarres au Japon !
-T'as rencontré personne ? Un petit amoureux ?
-OK, direct, on parle de ça.
Excuse-moi, je voulais savoir.
-Pas de problème.
Alors, pour dire la vérité,
rien de sérieux.
À part Taïchi.
-C'est un architecte, lui aussi?
-Non, il est mangaka.
-Ah, un sportif ? -Non, il dessine des mangas.
-Ah oui, c'est bien aussi.
On le rencontre quand ? -T'emballe pas.
Je l'ai quitté. ♪ ai pas l'intention de vivre là-bas.
♪ ai des pistes pour bosser dans des cabinets ici.
Dommage.
-Mon petit papa !
S’il a une chose qui m'avait pas manqué, c'est ça.
On arrête d'en parler ? -OK.
Tu remarques rien ?
-Non.
Regarde !
♪ ai retrouvé la couleur d'origine. -Super, on y va ?
-Oui, on y va.
Klaxon
-Ma chérie !
Cris de joie
- . -
Montre comme t'as changé.
T'es toute belle !
Trop jolie !
-Allez, viens !
-Tu m'as manqué !
-Tiens, c'est pour toi. -Ouais !
-C'est quoi ?
-T'as pas ramené de masques ?
-Pour quoi faire ? -Tu sais,
pour la pollution. On les voit.
-C'est pour quand les gens sont malades. Pour pas transmettre.
-Ah ouais !
-Tu savais pas ça ?
Ça craint pour un docteur. -Tu savais ?
-Oui, pardon. J'étudie, moi. -C'est bien.
Tu vas peut-être pas rater ton bac une deuxième fois.
-Merci.
-En même temps,
t'as passé l'année à manifester.
-Sois fière, je me bats pour mes idées.
-Je suis fière. Tu te bats depuis tes 2 ans.
-Le cul à l'air, elle râlait.
-Une vraie Femen !
-Vous étiez mignonnes, petites.
Vivement les petits-enfants.
Protestations
-La société s'enlise dans le patriarcat mortifère et toi, tu fonces.
-Ça va. Je serais heureuse.
-Faut sortir des carcans sociétaux qui nous enferment.
Je dis ça, je dis rien.
-Grosse réforme de l'éducation nationale !
-Vous savez quoi ?
Empêchez-moi de parler,
mais vous êtes à la ramasse.
-On n'entend que toi !
-Vous me coupez tout le temps la parole !
-N'importe quoi !
-Tu dis tout le temps la même chose.
-Vous comprenez pas ce que je raconte !
-On a compris. -Mais on n'est pas d'accord.
-Comment tu peux ne pas être d'accord ?
Je parle de vraies questions !
Elles continuent à se disputer.
-Les filles !
-C'est complètement hypocrite !
Le chien aboie.
Les éclats de voix se poursuivent.
- . -
Rires
-Il est là, le petit papa. Il est là !
C'est pour qui, ça ?
Princesse !
Viens.
Allez.
Ça se présente très bien,
Mme Rifrel... -Ristelhueber.
-Risten ? -Ristelhueber.
Il essaie de répéter.
Non, Ristelhueber.
-Tout simplement ? Je vais vous appeler par votre prénom.
C'est quoi votre prénom ?
Elle gémit.
♪ ai pas…
Un instant.
Je reviens tout de suite, madame...
-Ristelhueber. -C'est ça.
Respirez, Mme Rifen... Bref.
Comment ça se passe ?
On voit sa tête. Arrêtez de pousser.
Respirez.
Martine, allez me chercher Mme… -Ristelhueber.
-Respirez.
Voilà !
Respirez, Mme Rodrigo.
Respirez.
Ah, Mme Risten...
Voilà, très bien.
-Bonjour !
C'est bien, ça pousse ! Et hop !
Ça va, mon Stéph ? -Quoi ?
-J'ai besoin de ton vote au conseil.
-C'est le moment ? Sérieusement ?
-T'as raison...
On en parlera devant un verre. Ça fait longtemps.
Après le travail, évidemment.
Vous inquiétez pas, c'est le meilleur.
-Le meilleur fera pas de miracle seul.
Quand vas-tu engager un obstétricien ?
-File-moi ton vote,
je te trouve quelqu'un. -Faut pas pousser.
-Moi ?
-Vous poussez fort !
-C'est OK ?
-Oui. Mme la directrice me laisse travailler ?
-Oh là là !
Un bisou !
Je suis célibataire ce soir.
♪ ai largué ma podologue.
Rappelle-moi de plus sortir avec une podologue.
Ni avec une gastroentérologue.
Oui, bah...
Faites des beaux bébés !
-Allez, Mme Rodriguez. Rodrigo.
Rodrigo. Go, 90 !
Allez, go !
*-La suite du Canal Rugby Club.
*Avec Sébastien Chabal et Imanol Harinordoquy.
*Et notre invité aujourd'hui,
*Thomas Cazenave.
*Merci d'être avec nous. Vous revenez à la compétition
*après un mois d'absence pour blessure.
*18 points marqués au pied.
”"Sur le plan personne/, c'est une grande satisfaction ?
*-Sur le plan personnel, oui. Mais on préfère le collectif.
-Qu'est-ce qu'il fait là ?
C'est qui ?
-De qui tu parles ? -Le mec, là !
-Lui ? Thomas Cazenave. L'ouvreur du RCT.
-Il ouvre quoi ?
-C'est son poste.
Il est demi d'ouverture. C'est le numéro 10.
Très important. Le stratège.
-C'est un bon joueur ? -Oui, le meilleur du Top 14.
-Ah bon ?
Papa, ils vont le tuer !
-Mais non, t'inquiète pas. C'est du solide.
Tu t'intéresses au rugby ?
-Non, pas vraiment.
Pourquoi ils s'arrêtent ?
-C'est une mêlée. Le pilier a lâché le ballon.
-Le pilier ? -Oui, le pilier.
Tiens, toi qui es dans l'architecture.
Le pilier, c'est comme en architecture.
C'est ce qui tient la baraque.
Le pilier au rugby, ça tient le pack.
T'as les deux piliers, au milieu, le talonneur. 1re ligne...
-Ouh là, trop d'informations.
Merci.
*-Cazenave continue son sans-faute
*et transforme du bord de la touche.
-Les examens sont bons. Tout va bien.
Mais je vais vous prescrire du Vogalib en cas de nausées.
-Voilà ton renfort,
je te présente
le docteur Bertrand Lapin, obstétricien.
Excusez-nous...
-Bonjour.
-Bonjour.
Excusez-nous.
-Je demande du renfort et tu ramènes un gamin ?
-Le gamin est une future star
de l'obstétrique.
♪ ai eu du mal pour l'avoir ! On se l'arrache.
-Encore mieux, un stagiaire. Je dois bosser avec lui ?
-Tu sais qu'il n'y a pas de stagiaires.
Et tu as demandé de l'aide.
-Un vieux dans un corps d'enfant.
-Tu voulais un enfant dans un corps de vieux ?
-Non, un vieux dans un corps de vieux...
-T'inquiète pas, c'est un magicien.
-Qu'est-ce qu'il fait ?
Machin !
Que faites-vous ?
-Lapin, pas Machin.
Vous avez prescrit du Vogalib alors que les études
ont montré que le Donormyl était plus approprié
et moins dangereux.
-C'est qui, ce mec ? -Un génie.
-Le génie file dans son bureau !
-Stéphane !
Justement...
Il faut que je te parle.
-Donormyl.
-Vous allez devoir le partager.
-Non. C'est mon bureau. -C'est ton bureau.
Mais ça sera aussi un peu le sien.
Votre bureau. -Hors de question.
-C'est pour quelques mois. Avec ton vote au CA,
on pourra lancer l'extension de l'aile ouest.
Bris de verre
-Ça va, j'ai rien.
-Il a rien.
-Waouh, waouh, waouh !
-Bon, alors ?
-Tu l'as trouvé où ?
-À l'aéroport.
-Le calendrier !
-C'est à papa.
-Quoi ? C'est quoi ce délire ?
-Je te jure !
-Il est bien.
-Mieux que bien, même.
-Je lui lécherais bien le corps.
-Moi aussi.
Son…
-Ça suffit ! -Ballon !
Ballon, j'ai dit.
-Elle a dit ballon.
-Il a aussi de l'humour.
-Et il joue bien au Scrabble. Vous avez ken ?
-On a juste pris un verre.
-OH !
-Oh, l'ennui. -Je le vois demain.
-T'es discrète, j'espère.
-C'est toujours pareil ?
-Tu rigoles ?
Je t'utilise pour les larguer.
Pour m'en débarrasser, je le présente à papa.
En quelques jours, il se sauve de lui-même.
Je passe même pas pour la méchante.
-Le pire, c'est que ton M. Juin a tout pour papa.
-Oui, je sais. -Joue-la fine.
Si ça devient sérieux,
je veux bien le 06 de M. Novembre.
-Ah ouais.
Je valide carrément. ♪ aime bien Octobre.
Il a l'air sympa.
-Tu te calmes ? -Quoi ?
Il a l'air sympa.
Même au régime, on peut regarder le menu.
-Comment ça, au régime ?
-Ça fait un an qu'elle a un mec.
-Non !
Et ça se passe bien avec papa ?
-Il est pas au courant. -Oui.
-Pas encore.
♪ ai pas eu le temps...
de le présenter…
-C'est pas du tout
car t'oses pas lui dire.
-Non, n'importe quoi.
-Je vous jure que c'est pas une obsession.
Je sais qu'il est là. D'habitude, je fais tout pour l'éviter.
Ma mère m'avait demandé d'aller chercher du bois...
♪ y suis allé.
♪ ai ouvert la barrière du jardin et je suis sorti.
Là, je l'ai vu.
Il était là, devant moi.
Il me fixait
avec ses petits yeux perçants.
C'est comme s'il me jugeait.
-Il vous jugeait ?
Le canard ?
-Moi aussi, je trouvais ça étrange. Mais c'est ce que je ressentais.
Il sentait ma peur. Ça le faisait ricaner.
Il ricanait.
Je voulais lui parler. Lui hurler de partir.
Mais rien ne sortait.
Il se délectait de me voir.
-Le petit salaud...
-Hein ?
Je voyais pas ça comme ça...
mais en effet, oui.
Le salaud !
Musique douce
...
-Docteur Legendre !
Vous me remettez ?
Vous avez accouché ma femme.
-Ah oui !
Très bien, M. RUS...
-Ristelhueber.
-C'est ce que j'ai dit.
Comment va la famille ? -Bien.
-C'est bien.
-Et vous, ça va ?
On fait ses courses ?
-En quelque sorte.
Et vous ? -Je travaille pour la boutique là.
Je fais de l'animation.
Oh!
On fait un selfie ?
-Ah oui.
-Ma femme va être contente.
On bouge plus !
Merci !
-Je peux demander une chose ? -Oui.
Musique intrigante
...
-Père Noël !
-C'est pas le moment.
-Et tes rennes ?
-Ils sont au parking, avec le traîneau. Lâche—moi.
-Papa dit que le père Noël, c'est une invention.
-Tu lui diras
que je suis d'accord.
T'as pas pu résister. -Tu m'as suivi ?
-Tu fais quoi ?
-Mes courses.
-Ça suffit.
Arrête de t'emballer. On rentre. -M'emballer ?
-Comme à chaque fois qu'elle a un amoureux.
-Ah oui ! Ah oui. Je me suis peut-être
emballé une ou deux fois.
Peut-être, c'est vrai.
-Quoi ? Ouvre les yeux.
Y a une ou deux fois où tu t'es pas emballé.
Dans l'intérêt de tous,
laisse Alexia et son...
Ils viennent vers nous !
-Merde !
-Ça te dérange pas de voir ce film ?
-Ça me change des films avec mes copains.
-Oh !
-Par contre...
♪ ai envie de quelque chose avant.
-Fais-le.
-Non, mais ça va pas ?
-T'as vu qui c'était ? -C'est pas le mec de la pub ?
-Aussi, oui.
Et le meilleur joueur de rugby du RCT !
Peut-être aussi bientôt mon gendre !
-Si tu veux bien, on laisse Alex décider ça seule.
—Évidemment, elle nous le présentera quand elle voudra.
-Voilà. -Voilà.
"Love Me, Please Love Me" (Michel Polnareff)
...
Thomas !
...
Oh, doucement !
Thomas, t'es le meilleur !
...
Hé, les gars !
-Pourquoi c'est toujours pour moi les cas sociaux ?
-Bien sûr que j'adore ta mère.
Deux semaines qu'elle aurait dû partir…
-En même temps, elle est là pour l'accouchement. C'est bien.
Elle en a eu quatre, je te rappelle.
Elle cherche un endroit, c'est provisoire.
Pas pour des années. -J'ai perdu les eaux.
-J'en commande une autre.
-Non, les eaux ! Le bébé.
Je crois qu'il arrive.
-J'appelle un taxi.
-Ça vient.
-Là maintenant?
Il y a un médecin ici ? Ma femme accouche !
-Calmez-vous, je suis obstétricien.
Asseyez-vous.
Vous en êtes où ? -35 semaines.
-C'est commencé. On n'a pas le temps
d'aller à la maternité.
-Il faut appeler le SAMU.
-Votre bébé n'attendra pas.
♪ ai besoin de vous !
Dégagez un périmètre de sécurité.
Vous vous appelez ?
-Karine. -Ça va bien se passer.
Monsieur...
On y va, Karine.
Relâchez. Respirez...
Poussez !
-Les pompiers !
-Le médecin dit que ça va.
-Au travail.
-Thomas Cazenave ?
Vous êtes sexy.
-Merci.
-Je prends une photo ?
-Après.
-Poussez ! Poussez !
Oui, voilà, c'est bien.
Bien, on respire.
Poussez.
On pousse, allez !
Voilà !
Le bébé pleure.
C'est une fille.
Félicitations, Karine.
-C'était magnifique.
-Merci.
-C'est la chose la plus incroyable à laquelle j'ai assistée.
-Les filles, ça me connaît. ♪ en ai 3.
Je fais un peu ça tous les jours.
Docteur Legendre.
-Legendre ? -Oui. Pourquoi ?
-Non, pour rien. -Si, allez—y.
-C'est juste que j'ai rencontré une Alexia Legendre.
-C'est ma fille !
Vous la connaissez ? C'est incroyable !
C'est ma fille !
-Ça va ? Tout va bien ?
-Je sais pas pourquoi, mais je le sens bien.
-Tu le présentes quand à papa ?
-Ce soir, justement.
Papa arrive, il dit qu'il a une surprise. Moi aussi.
-Quoi ?
Carrément ? -Il est prêt ?
-Oui. Hein, chéri ?
-Depuis le temps !
-Il est mignon.
-Pour un roux, pas si mal.
-Il est pas si roux.
-SI.
-Moi, jamais je le présente à papa.
Vu comme il bave devant la télé quand il le voit...
S'il le rencontre…
-Chérie !
Regarde ! Regarde qui j'ai croisé.
Totalement par hasard.
-Un hasard de fou.
-De dingue !
-Incroyable. On bouffait avec les potes,
il a accouché une femme dans le restaurant.
-Et Thomas
avec son équipe, m'ont assisté.
-Ton père a tout fait.
-Non, non. Sans vous,
j'aurais rien fait.
-Arrête un peu…
-On voulait vous ramener le héros sain et sauf.
Il faut qu'on y aille.
-Ah bon, déjà ?
-On se voit toujours demain ?
-Formidable !
Bon match !
-Docteur .
-Thomas, allez...
—Merci.
-Sois prudent.
-Un accouchement avec mon mec.
-C'est incroyable.
-La chance !
-Bonsoir.
On ne s'est pas présentés.
-C'est…
C'est...
-(Vas-y.)
-C'est ?
-M. Bouchard, mon nouveau sommelier.
D'ailleurs, M. Bouchard, c'est pas à la hauteur de mes attentes.
On parle de gros volumes. Pour qu'on renouvelle,
il nous faut une qualité supérieure.
C'est clair ?
Si c'est clair, allons-y.
Je vous raccompagne à votre véhicule.
-Monsieur, je suis ravi.
Et ému de vous rencontrer.
-Enchanté… -Bon allez !
-Il est bizarre, ce sommelier.
-(Pardon. Pardon.)
(Je t'aime.)
Princesse aboie.
-Salut.
-Alors, chérie, cet après-midi avec Thomas ?
-On apporte le dîner !
-Oh là !
-Bonsoir, Mme Legendre.
-Appelez-moi Suzanne.
-Bonsoir, Suzanne.
-Bonsoir. -Une bière ?
-Avec plaisir.
-Tom, tu viens ?
-Attends, je peux te montrer quelque chose ?
-J'arrive !
...
Elle est magnifique.
-C'est vrai ?
Elle te plaît ?
-Évidemment.
-Elle appartenait à mon père.
C'est la seule chose qui me reste de lui.
Il m'apprenait la mécanique.
On faisait de grandes balades avec.
-Mais… Elle roule ?
-Évidemment !
On va faire un tour ?
-Sérieux ?
-Ouais.
-Oui, quand tu veux!
-Papa, y a quelqu'un pour toi !
Il arrive.
-C'est qui ?
Oh!
Mais...
Que faites-vous là, Bernard ?
-Non, c'est Bertrand.
-Oui, c'est ce que j'ai dit.
-C'est la nouvelle clé du bureau.
-Je vous ai encore enfermé ?
-Je suis confus.
-C'est la 2e fois, cette semaine.
-Ah, quand même…
-Ils ont dû forcer la serrure.
Voici votre clé. On a chacun la nôtre, ça devrait plus arriver.
-Merci, Bertrand !
-C'est le fameux Bertrand ! Il nous a parlé de vous !
-C'est gentil, ça.
-Vous dînez avec nous ?
-Non, je crois que Bertrand a autre chose de prévu.
-Non, pas du tout.
-Ben non ! Et c'est si gentiment proposé…
-Voilà !
-Non. -Si-
Merci !
-Je comprends pas,
t'as accès au président et tu parles pas pour le peuple ?
-En général, on parle pas retraite ou sécurité sociale.
-Et… Je peux le dire ? Il n'a pas rencontré que le président.
-Ah ?
-C'est vrai...
♪ ai salué la reine d'Angleterre à la Coupe du monde.
-Pas mal !
-Voilà.
-Moi aussi,
j'ai failli participer à la coupe du monde.
-Sérieusement ?
-Je vous avais pas dit ?
Bertrand a fait de l'haltérophilie.
-Non.
Pas de l'haltérophilie.
Racontez-nous.
-C'était la coupe du monde de danse sportive junior.
-Waouh !
-C'est le... le truc avec le costume à paillettes ?
-Oui, voilà.
-Faudra venir avec à la clinique.
-Vous faisiez quoi comme danse ?
-Des danses latines. Surtout le tango
et la rumba.
-Torride ! -Pourquoi vous l'avez pas faite ?
-15 jours avant la compétition,
ma partenaire a été positive à un contrôle antidopage.
-Les paillettes sur son costume.
Rires
-Arrête !
-Pardon. -Les écoutez pas.
Ça a dû être douloureux.
-Je vois que ça bosse !
-C'est toi, chérie ? Tu m'as fait peur.
-Tu fais quoi ? -Rien.
C'est une blague entre Bertrand et moi. Un truc de médecin.
Tu peux faire le guet ?
Merci.
-Il faut que je te parle de Thomas.
-Ah bon ?
Je t'écoute.
-J'ai pas envie que tu sois déçu.
-Il va signer à Clermont la saison prochaine ?
-Non, pas du tout.
En fait…
♪ aimerais que t'arrêtes de le voir.
-Non, je comprends.
Je m'intéresse à ta vie.
On ne se voit pas beaucoup le reste de l'année.
♪ avais envie de profiter un peu de toi.
Je serai pas là tout le temps, tu sais.
Mais bon…
Si t'as l'impression que je suis au milieu...
Je vais vous laisser. Promis.
Bonjour.
Le bureau, c'est pas mon tour ?
-T'es sûr, t'es pas déçu ?
Il faut qu'on passe du temps ensemble,
mais seuls.
-Je comprends. Je suis un adulte.
Cris
-En tout cas, il a un sacré beau cul.
-Maman !
-Bien rond, bien ferme. -Arrête !
-Elle est déchaînée !
-La première fois
que j'ai vu votre père, c'est ce que j'ai préféré.
Il avait
les plus belles fesses.
-MAMAN !
-Quoi ? On peut pas parler fesses ?
-EXACTEMENT !
-Vous êtes vieux jeu.
-Il faisait quoi,
M. Beau petit cul, ce soir ?
-Une soirée avec ses potes.
-Ça te fait pas peur ?
-Peur de quoi ?
-Je sais pas… Beau, jeune, célèbre…
-Avec des fesses de rêve.
-Oh ! Non, mais ça va pas ?
-T'inquiète. Je le surveille.
-Explique.
-#ThomasCazenave.
-H quoi ?
-Instagram, maman. La meilleure appli
d'espionnage au monde.
-Ah oui.
-Alors…
À 14h30, il était à l'entraînement. 16h52…
-Hé ! -Il est à la douche.
-On voit pas ses fesses. -Pas mal.
-Montre.
Il a un chat! -Croquette.
-Trop mignon.
-Ah, ses potes.
Attends, y a une story. C'est bien.
*-il dit bosser les trajectoires, il est à l'arrêt.
-Bah…
-PAPA ? -Qu'est-ce qu'il fait ?
Brouhaha joyeux
*-Pousse, pousse !
*-C'est mon champion !
- . -
Bah...
Vous dormez pas, mes chéries ?
-Assieds-toi.
-Tu m'expliques ?
-Mais c'est vieux comme vidéo.
-T'es pas possible !
Tu avais promis. Pourquoi tu crois que je suis partie ?
♪ avais besoin d'air. ♪ espérais que tu te calmes.
Que tu te fasses des amis,
que t'arrêtes avec nos copains.
-J'ai dit que je te laissais tranquille avec lui
On n'a pas dit que je pouvais pas le voir seul.
-Non, mais… -Non ?
-Tu œuvres à l'extinction des Legendre ?
Elles vont finir vieilles filles par ta faute.
-Thomas est génial. ♪ avais jamais vécu ça, moi.
Il va un truc
entre nous. Vraiment.
-Ce n'est pas ton petit copain, mais celui de ta fille.
Je vais être jalouse.
-Pas du tout! -Bon….
Bonne nuit.
-Mais…
Princesse ! Le chien aboie.
T'as l'intention de m'enfoncer ?
-Non, pas du tout. Je me disais que c'était
le moment pour te demander une teuf pour mon anniversaire.
Effectivement…
-T'as raté quelque chose avec le dessert.
-Je peux pas. Je mange ça, les diététiciens me tuent.
-Je suis contente, 2 heures sans mon père.
-Thomas !
On peut faire une photo ? -Oui.
-Ça va, je vous dérange pas ?
-Ça va.
-Bonne soirée. -Au revoir.
-Et toi, tu dis rien ?
-Non, je dis rien.
La célébrité, c'est pas toujours drôle. Il faut l'accepter.
Et j'ai une responsabilité vis-à-vis des fans.
Ça t'embête ?
-Non, t'as raison.
On va boire un dernier verre ?
-Non, désolé, j'ai un gros match demain.
-Merci. -Je vous en prie.
Je peux pas boire. Je te raccompagne ?
-Ça va. Je vais marcher.
-Sûre ?
Ciao.
Le moteur vrombit.
Bip
Vibreur
-Allô ?
Ah bon ? J'arrive, j'arrive !
-Un problème ?
-Une urgence !
Musique intrigante
...
-Faut stopper ton père.
-Quoi ?
-Alexia pense qu'il va voir Thomas.
Musique palpitante
...
Tu fais quoi ? -Ouvre la fenêtre.
-Hein ? -La fenêtre !
Dis-moi s'il sort. -Carrément.
Aboiements
...
Tu vas pas droguer ton père !
-Je vais me gêner. -Ça va pas ?
-T'as vu mes clés ?
Merci, c'est adorable.
Elle soupire.
-Bon, ben...
Bonne nuit.
*-Événement rare à Marseille, où le Dr Bertrand Lapin
*a donné naissance à des quadruplés.
*Deux filles et deux garçons.
*Un véritable exploit pour le jeune obstétricien.
*Une future star de la profession.
-Formidable. Ne bougez pas.
-Alors, lâcheur ! Heureusement,
il y a des stagiaires pour la nuit !
-Oui ?
Oui, c'est moi.
Pardon ?
Pardon, merci. -Suivez-moi.
Chants des supporters
...
C'est au fond du tunnel à gauche. -Merci !
-Bonjour, docteur.
C'est par là.
C'est là. Je vous laisse.
Qu'est-ce qui se passe, mon grand ?
-C'est Alex.
Elle m'a largué.
-Quoi ?
Non, mais c'est impossible !
-Je l'ai pas vu venir.
Et en plus...
C'est la première fois que ça m'arrive.
Je te jure, ça fait bizarre.
-Mais elle a pas pu faire ça !
-Je comprends rien.
Je trouvais qu'il y avait un vrai truc.
-Carrément ! On était connectés.
-Non, je parle d'Alexia et moi.
-Oui, bien sûr, aussi.
Te laisse pas faire. Faut pas abandonner.
Elle va revenir.
-Tu crois ? -Carrément.
C'est pas possible autrement.
Fais-moi confiance.
Je vais l'empêcher de faire cette bêtise.
Je vais me battre pour que tout rentre dans l'ordre.
Toi, je t'interdis de t'effondrer.
Je suis tellement heureux de t'avoir rencontré.
T'es un exemple pour moi.
Une source d'inspiration.
Te voir porter ces valeurs de solidarité,
de combativité,
à chaque match, j'en ai des frissons.
Les difficultés sont faites pour être surmontées.
Alors lève la tête. Sois fier.
Parce que t'es un grand champion, mon pote.
Applaudissements
Hein ? Allez !
Allez, mon grand !
Allez, on y croit !
Clameur du stade
- . -
-Je peux m'asseoir sur le 06 de M. Novembre.
-Un que papa faisait pas fuir.
-Ça va, je sais.
-Comment tu vas le lui dire ?
-Ça va être plus dur qu'avec Thomas.
-Tu vas lui briser le cœur.
-Je vais pas choisir ceux qu'il déteste pour pas lui faire de peine.
-C'est ça, la solution.
-Sortir avec des mecs que papa déteste ?
-Ça éviterait qu'il parte avec eux en vacances et ruine la relation.
Je sais pas…
-Je fais comment avec Julien ?
-Tu le lourdes et tu sors
avec un catho intégriste anti-avortement.
-On va se marier. -QUOI ?
-Tu dis ça comme ça ?
-Il m'a fait sa demande hier. -T'as dit oui ?
-Évidemment !
C'est pour quand ?
-Le plus tôt possible. Avant la fin de l'année.
-Maman sait ?
-Non, pas encore.
-Et papa ?
-Faut lui dire
le plus tard possible.
-Je pourrais lui annoncer la veille.
-Ou carrément pas l'inviter.
-Hop là.
Et hop là.
Ça va pas ? Un souci ?
-Non, ça va.
-Arrête, je vois bien que ça va pas.
-Alex a quitté Thomas. Je dois la faire changer d'avis.
-C'est juste ça ?
-Tu t'en fous.
-Non, pas du tout, mais c'est facile.
Je pensais à un truc sérieux. -C'est sérieux !
♪ ai aucune solution.
Je suis super mal.
-Bon… T'as pensé
à lui envoyer un cadeau de la part de Thomas ?
-Ah ben non ! C'est bien, ça !
-Ben oui.
Et quoi ?
Tu veux un truc implacable ?
Qu'est-ce qu'elle voulait comme animal, petite ?
-Un poney. -Oui.
-Je vais pas lui offrir un poney.
-Tu vas pas lui offrir une robe. -Ah si !
-Non. -Si. Excellent comme idée.
-Non, c'est pas mon idée !
C'est pas mon idée.
Si c'est un fiasco, ce sera pas ma faute !
-Waouh !
T'es resplendissante, chérie.
Cette robe te va à ravir. -Tu trouves ?
-Elle est neuve ?
-C'est un cadeau. -Ah bon ?
Cette personne a très bon goût.
Tu sors, ma chérie ?
-Oui.
Mon rencard est là.
Qu'est-ce qu'il fait là ?
Ça peut pas être ton rencard !
-Si, pourquoi ?
Un problème ? -Et Thomas ?
-Papa, Thomas, c'est fini. T'es pas au courant ?
-Attends, Alex... On peut pas rompre
avec quelqu'un...
qui fait moins de 11 s au 100 m.
-Y avait pas qu'au 100 m, si tu veux savoir.
-Attends !
♪ ai tendance à m'immiscer un peu dans votre vie…
-Thomas et moi, on n'était pas faits l'un pour l'autre.
-T'as quel âge pour croire à ce genre de bêtise ?
Franchement, regarde ta mère et moi.
On était faits l'un pour l'autre ?
Y a des tas de choses qu'on supporte pas.
Ça veut pas dire qu'on s'aime pas.
-Thomas, c'est un mec super. Mais c'est encore un enfant.
C'est très mignon...
Mais... -Alexia.
Ne ruine pas ton unique chance de connaître l'amour.
-C'est bon, je peux y aller ?
Bonjour.
-C'est lui, le remplaçant ?
-Je ne vous présente pas. Bonjour, Stéphane.
-C'est pour les intimes.
Entre nous, je préfère Dr Legendre.
Regarde, il a peur d'un petit chien !
Il a pas vu un terrain de sport depuis longtemps.
-Toi non plus.
-La danse sportive,
c'est du sport.
-Mais bien sûr.
-C'est indiqué dans le nom.
-On y va'?
-Alexia !
Je t'interdis...
-Pardon ?
-Bonne soirée.
-Oui.
Merci.
-Une Panda...
Le coup de grâce.
-Ça s'est plutôt bien passé.
-Ben ouais.
Qu'avez-vous fait ? Il vous aime pas.
-Oui, je fais souvent cet effet-là aux gens, depuis l'école.
Vous voulez faire quoi ? Un endroit où aller ?
-Je vous invite à boire un verre ?
Pour vous remercier de m'aider.
-Oui, c'est d'accord. -Cool.
-J'ai juste un truc à faire avant, mais d'accord.
-OK, d'accord.
-Vous avez pas à monter. ♪ en ai pour 10 minutes.
-Non, je voulais voir la tête de ton dealer.
-Vous verrez, c'est un dealer un peu à l'ancienne.
-On pourrait se tutoyer, non ?
-Ouais.
Ouais, si vous voulez.
-Te voilà, toi. -Salut, mamie.
-C'est qui, la gamine ?
-Une amie... -Entrez, ne restez pas plantés
comme des couillons.
-Vous avez vraiment cru au dealer ?
-Alors toi, tu fermes ta gueule. Voilà.
Alors, qu'est-ce que tu m'as pris ?
-Je t'ai pris...
de la Lymphaline,
du Buprophényl,
de la Sophodyne et...
du Dexarépam.
-Tu en as trouvé ? -Oui.
C'est plus facile dans le privé. Mais avec parcimonie.
C'est très fort.
-T'inquiète, j'ai l'habitude.
-C'est toi, son dealer.
-Je vais bientôt crever.
Y a pas de mal à ce que ça arrive en douceur.
-Mamie !
-T'en fais pas. J'ai bien l'intention
de te pourrir encore la vie.
-Elle est où l'ampoule que tu voulais que je change ?
-Dans la salle de bain.
Fais gaffe !
Ne nous fais pas une Claude François.
Viens.
On va boire un coup.
♪ espère
qu'il est gentil avec toi.
-Euh… Oui.
Ça fait pas longtemps.
-Justement.
Fais attention, parce que...
Il a beau être mon petit-fils, c'est un mec.
Et les mecs, c'est tous des couillons.
De mon temps, on tenait mieux l'alcool !
D'accord, c'est ça ! Bisous, mamie.
Bonne soirée, bisous.
-Merci.
-Bon, ben...
On va où, maintenant ?
-On va où tu veux, mon lapin.
-Ça se présente plutôt très bien.
-Oui ? -Le cœur...
Ici. Tout est bien.
Très bien. Vibreur
Désolé, j'aurais dû le couper.
♪ ai oublié.
Ça ne me ressemble pas.
Faut que je prenne l'appel.
-OK. OK.
-Allô ? Comment ça va ?
-Bah, moyen.
Alexia ne répond plus à mes appels.
-Thomas ! -J'arrive.
Elle veut vraiment plus me parler.
-Pas du tout, crois pas ça ! C'est plutôt bon signe.
Elle se pose des questions.
*— Tu crois ? —Évidemment.
Fais-moi confiance. Elle va rappeler.
Il faut que j'y aille. Je te rappelle.
Samedi, Toulouse, on les découpe !
-Oui, on les découpe.
*—Allez, prends soin de toi. -Ciao.
*— Ciao.
On en était où ?
Ce petit bonhomme...
-Je voulais pas connaître le sexe.
-Pas de problème.
Je ne vous dis rien.
-Si, vous venez de dire...
-Non, j'ai rien dit.
Et merde.
-Quoi ? Un problème ? Il y a quelque chose ?
-Oui, forcément…
-Qu'y a-t-il ?
L'enfant? On voit...
-Non, tout va bien.
-Tout va bien ?
-Il se porte très bien. Je parle du bébé.
♪ ai pas dit le sexe. Je l'ai pas dit.
-Si…
-Je dis jamais ça.
Surtout quand on veut pas le savoir.
-Ah bon ?
-Château de l'Aumérade, cru classé. Monsieur veut goûter ?
-OK.
Il a une belle robe.
Ah...
Excellent.
♪ ai aucune idée de ce que je viens de faire.
-J'y croyais, t'étais hyper crédible.
-C'est vrai ?
Je fais aussi très bien
les passionnés de timbres ou d'art déco.
Ou de jazz.
Tu veux ? -Évidemment.
-Les trompettes dans le jazz, c'est excitant.
Déjà,
au début, le jazz, c'est pas mal. Mais après,
quand tu entres… -Bertrand Lapin ?
Téléphone pour vous.
-Curieux. Sûrement un admirateur.
-Tu veux que je t'en débarrasse ?
-Ce serait trop mignon...
Mais je vais me débrouiller.
*-Bonsoir, M. Lapin. Police de Marseille.
-Oui ?
-Il y a eu une tentative de cambriolage à votre appartement.
*-Ah bon ?
Ah, merde !
*-Fâcheux.
Il faudrait passer au commissariat faire la déposition.
*-Mais... C'est quel commissariat ?
-Le commissariat central.
Au centre. *-D'accord, mais...
C'est quelle adresse ?
-J'ai pas le temps, M. Lapin. Regardez sur Google.
Merci, à tout à l'heure.
-Merci.
-Qu'y a-t-il ?
-C'était la police.
On a essayé de me cambrioler.
-Comment ils ont su que t'étais ici ?
-J'en sais rien, c'est bizarre.
Il faut que j'aille au commissariat.
-Je viens avec toi ? -Non, non.
Je vais pas t'infliger ça. Profite du dîner.
Promis, je me rattraperai.
Bon appétit.
-Merci.
...
Musique intrigante
...
-(Pas Stéphane !)
Bip
Bip
(Tu m'avais compris.)
(Comprise.)
Bip
Chasse d'eau
...
Cris
Rires
Oh non !
Pfiou !
La vache.
Il fait un froid de canard.
-Que faisais-tu dehors ?
-Euh, ben...
Je promenais Princesse.
-Oui, bien sûr.
Au fait ? -Ouais ?
-La prochaine fois que tu sors le chien,
emmène-le.
-Allez, on se dépêche ! On a de la route.
-Ça va.
-Allez. -Je suis prête.
-En avant, les filles !
-Papa, attends-nous.
-Quelle surprise, Bertrand !
Vous venez dire au revoir ?
-Salut, mon cœur !
-Bonjour.
-J'ai invité Bertrand
à La Rouvière. -Salut, Bertrand.
Bonjour, mon petit Bertrand. Ça va?
-Ça va ?
-On n'a pas assez de place.
-On va se serrer.
-Non… -Pose ton sac.
Princesse aboie.
-Allez, Princesse !
Ma fille, viens là. Viens.
-Gaby, ta valise !
-C'est bon. Je vais la prendre.
-Là, tu l'as pas fait.
-T'as vu la tête qu'il a fait ?
C'est énorme. Il est fou de rage.
-Alexia ?
Passons sur le fait que tu m'aies menti sur le week-end à deux.
Je veux bien passer aux yeux de ton père pour le pire gendre,
mais t'es heureuse qu'on soit ensemble ou c'est pour l'embêter ?
-Les deux.
-Oui, super.
-Non, mais attends.
Je fais ça pour qu'il nous laisse.
-Oui, moi aussi au début, ça m'amusait mais je pensais pas...
♪ imaginais pas qu'il se passerait...
Tu vois ?
-T'as raison. Je suis désolée.
Mais je t'aime vraiment beaucoup.
Et avoue que c'est génial de le faire chier.
-Ouais, c'est vrai que c'est amusant de l'enquiquiner.
-L'enquiquiner ? Tu vis dans quelle époque ?
-Ça fait du bien d'être ici avec vous.
Quand je vous vois, je pense à mon père.
Quand j'étais gamin...
-Je vais me coucher.
Bonne nuit. -BONNE NUIT.
-Oh, si on faisait un blind test ?
-Ah oui ! -Grave !
-C'est une bonne idée.
Attention...
Silence, concentration.
Chut, Bertrand !
Un oiseau gazouille.
-Ah oui, c'est le... -Je sais !
Non, c'est le...
-Je sais... -Le martin-pêcheur !
-Mais non !
-Non, c'est, c'est...
C'est le passereau mouchet.
-Mais non !
-Non, c'est le...
Le pouillot véloce.
-Bravo! -Non.
-1-0.
Silence...
On se concentre. Bertrand, s'il vous plaît.
Vous vous croyez où ? -Mais, j'ai...
-Oh !
-Bon, on va aller se coucher.
-Ah ?
-Oui, on est très fatigués.
-On commençait à peine !
-Bonne nuit.
-C'est ça, bonne nuit.
Cri d'oiseau Oh!
-Il est balèze. -Oh !
Là, on dirait comme une mouffette.
Avec un petit accent québécois. -Oui, c'est…
-Bizarre. Continuez à vous creuser la ciboulette. Je vais pisser.
-Elle triche ! Elle va aller voir.
-Tais-toi. Qu'est-ce que c'est ? Cri
-Surprise !
-Mais qu'est-ce que tu fais là ?
-J'avais trop envie de te voir.
-Mais t'es fou !
Tu sais quoi, je vais te présenter à mon père.
Maintenant, tout de suite ?
-Oui.
Maintenant.
Y en a marre de se cacher. T'es l'homme de ma vie.
Viens, on y va.
-Tu préfères sortir avec un rugbyman ou un basketteur ?
-C'est pas le jeu. C'est deux trucs horribles.
Je dois dire ce que je trouve le moins pire.
Genre, tu préfères voter pour Le Pen ou étrangler un roux ?
-Sans hésitation,
étrangler un roux.
-Finalement,
je vais pisser à l'intérieur.
-C'est bon, t'as ta bouée ? -Non.
Il faut une bouée ?
-T'es sûr, tu veux y aller ?
T'es vraiment pas obligé.
-Mais oui, c'est bon.
Il va pas me tirer dessus.
Détonation
-Tout va bien ! Ils ont pas l'air enrayés !
-Oui.
Détonation
-Réveille-toi ! T'es repéré !
Il a sorti le fusil ! -Oh, putain !
Mes chaussures.
-Grouille.
Allez, vite ! Dépêche-toi.
Grouille !
-En route !
-J'arrive.
-Je suis pas sure que ce soit une bonne idée.
-Mais si.
Ça va super bien se passer.
Et puis...
C'est une bonne occasion de briser la glace.
Non ?
-Ouais, t'as raison.
-Allez. -Vous êtes prudents !
-À tout à l'heure.
-Bertrand !
-On dirait qu'ils deviennent potes.
-Je suis perdue. C'est bien ou pas ?
-C'est bien.
Enfin, je crois.
-Je voulais te dire, Bertrand...
Je suis un homme simple qui aime ses filles par-dessus tout.
-Je suis content que vous me disiez ça.
-Encore raté !
Ça doit être le viseur qui est mal réglé.
-C'est ce que j'allais vous dire.
Avant que vous manquiez de m'exploser le crâne.
Moi aussi je tiens beaucoup à Alexia.
-Ouais.
Vous lui ferez jamais de mal, si ?
-Non, jamais.
-Tu sais ce que je ferais si quelqu'un lui brisait le cœur ?
-Vous seriez très fâché ?
-Je pourrais le tuer.
Le truc simple,
ce serait l'empoisonner.
Ce serait sûrement trop humain.
Je l'emmènerais à la chasse,
sous prétexte de créer un lien, comme on fait tous les deux.
Et là, je viserais une perdrix.
Un sanglier.
Un lapin.
Aïe ! -Mais…
Arrêtez !
♪ ai compris le message.
—Aïe .
-Comment vous vous êtes fait ça ?
Ricochet.
Mon Dieu ! -Pas de panique.
Je suis là.
Bougez pas.
♪ ai tout ce qu'il faut.
-Une trousse de secours ?
-Je me suis dit que peut-être...
-Hein ? Pour moi…
Qu'est-ce que tu fais ?
-Je coupe le je an -Non!
Me touchez pas.
-Faites pas la chochotte.
Ça va faire mal.
-Pas ça !
Ça brûle ! -Je sais !
Allez, encore un effort. -Arrêtez !
-Je vous sauve la vie.
♪ étais hyper bon au Docteur Maboul.
-C'est le moment de faire de l'humour ?
-Dr Legendre, arrêtez de bouger. -Je vais vous tuer.
-Oui, plus tard. D'abord, je vous soigne.
Doucement.
-Un, deux...
Voilà !
-Une personne conciliante ou une personne agressive.
-Conciliante.
Conciliante !
Gémissements -Au secours !
-Stéphane ! -À l'aide !
-Qu'est-ce qui s'est passé ?
-Il m'a tiré dessus. -Quoi ?
-Il s'est tiré dessus.
-Par mégarde.
-Non, mais t'es dingue ? -Vous inquiétez pas.
♪ ai retiré la balle.
-Quoi ? T'es incroyable.
-N'exagérons rien. -Si, c'est énorme. Bravo, Bertrand.
-C'est superficiel !
Quelqu'un m'emmène à l'hôpital ?
-T'as sauvé la vie de mon père.
-Mais c'est une égratignure !
-Je vais chercher les clés.
Cris de joie
-Joli ! -Une bleue !
-Attention.
-Viens, Princesse.
Bertrand, regardez s'il n'y a pas d'étoile.
-Tu vas faire la tête encore longtemps ?
-Je ne fais pas la tête.
-Ah bon ?
Tu vas être plus sympa avec lui ?
-Je suis vraiment obligé ?
-Je te demande pas d'être son meilleur ami. Ne le sois pas.
Mais juste, sois un peu plus cool.
-Bon… Je vais faire un effort.
-Merci.
-Ce que je partage avec vous, c'est un signe de confiance.
-Un cadavre dans le congélo ?
-Je suis sérieux.
-Ah, pardon.
-Cette blessure
me fait mal…
Et voilà !
-On va quelque part ?
-Ça vous fait envie ?
-Je ne sais pas, moi.
On peut mettre la capote ?
-Qu'en pensez-vous ?
-De quoi ?
-De la voiture !
-Ah !
Elle est jolie.
Non ?
—Jolie ? —Ouais, enfin...
Non... Je veux dire, oui…
C'est une sacrée belle bagnole.
Elle est américaine ?
-Oui.
Non, attention !
Non !
Non ! Cris
-Oh, putain !
-Tout va bien ? -Ça va.
♪ ai rien.
-Bienvenue dans votre premier congrès médical.
-Merci. C'est vraiment sympa
de m'inviter après...
-Non, ce sont des choses qui arrivent.
-J'ignorais que vous y teniez autant. -On passe à autre chose.
-Vous avez beaucoup pleuré… -Ça va mieux.
Ça ira mieux ce soir quand on se sera détendus.
Prenez votre chambre et on se retrouve au bar.
D'accord, à tout à l'heure.
Excusez-moi, messieurs. Je peux vous l'emprunter ?
Il ne se doute de rien.
-Tu veux toujours faire ça ?
-Toute ma famille l'adore.
-C'est ma faute ?
-Un peu, quand même.
-Si tu m'avais écouté pour le poney...
-C'est bon pour ce soir ?
-Enfin, Stéphane… C'est moi.
-Ouais, c'est fou, mais je crois que ton père est en train de m'accepter.
*-C'est un peu toi qui lui as sauvé la vie.
-C'est vrai.
En tout cas, il s'est pas moqué de moi.
Les toilettes font deux fois mon appart.
Et si tu voyais la taille de la salle de bain...
*-Et le lit, il est grand ?
-Un demi terrain de tennis.
*-Pas mal !
*Je pourrais venir essayer le petit-déj“ demain matin.
-Ouais. N'oublie pas ta raquette.
Vous vous êtes rencontrés comment ?
-Il m'a baisée.
-À la fac. Oh !
On avait 19 ans.
T'es l'homme de ma vie.
♪ ai compris que je préférais les filles.
-Comment je dois prendre ça ?
-Bien !
T'as fait de moi la femme que je suis.
Pour ça, je te serai redevable à vie.
-Allez, à la vie !
-Merci beaucoup.
Très sympa, cette soirée.
C'est les labos qui rincent et on en profite, c'est ça ?
-Enfin… -Il a raison.
-C'est un peu plus compliqué.
-Il assume pas. -Si.
-Si mon père me voyait,
il hallucinerait totalement.
-Il fait quoi, votre père ?
-Il est mort.
-C'est pas une activité.
-Désolé. -C'est pas grave.
On s'aimait pas beaucoup. C'était un con.
-Ça va pas de dire ça ?
-Pourquoi ?
Il en avait rien à foutre de moi.
Il faisait que m'emmener au stade.
Sans se demander si j'aimais.
-Ah. Allez.
Allez, une petite tournée.
-Non, ça va.
C'est pas raisonnable.
♪ ai dépassé ma limite. -Bertrand !
L'industrie pharmaceutique régale.
-Comment ne pas s'entendre avec son père ?
-J'en sais rien.
Je peux vous avouer une chose ? -Vous me prenez pour un con.
-Mais non !
Pas du tout.
Je ne vous ai pas trouvé bien attentionné à mon égard,
mais vous vous inquiétez pour votre fille.
Non.
Ce que je veux dire,
c'est que vous êtes un vrai père.
Votre famille est vraiment belle à voir.
Moi, mes parents,
ils ont divorcé, j'étais petit.
Je me souviendrai toujours...
-C'est bien.
-C'était un mardi. ♪ avais basket. J'étais nul.
-Non, faut pas dire ça.
♪ ai dit que j'étais malade.
Mon prof m'a amené à l'infirmerie.
♪ ai été bon comédien, ils ont appelé ma mère pour qu'elle vienne.
Elle a vu que j'avais rien, mais…
Elle a rien dit.
Elle m'a ramené à la maison.
Et c'est ce jour-là...
que mon père adoré a choisi pour tromper ma mère.
Dans son propre lit.
Si.
Enfin, bref...
Tout ça pour dire que moi, question famille…
Ça a jamais été trop ça.
Alors voilà.
Merci de m'accueillir dans votre famille.
-Ah !
Dis donc... -il tient bien.
-Il est pas épais,
mais il est résistant.
-Allez. À nous. -À la famille.
Super. Si c'était ça ton plan, en quoi ça m'aide ?
-Non, attends.
C'est la phase 1. Nous allons passer à la phase 2.
-Y a une phase 2 ?
-Ma beauté !
-Mon bonbon !
-Ma beauté ! Ça va ? -Tu sens bon.
Ça va, et toi ?
-Mélanie, Stéphane. Enchanté.
-Je savais que je pouvais compter sur toi.
-Toujours pour toi.
-Vous êtes ensemble ?
-Non. Non, je suis avec quelqu'un.
Et ton dentiste ? -Non, c'est fini.
-Si, c'était l'enfer. -Non ?
T'as pas su l'épisode de la podologue ?
Charlotte, la folle du CHU.
-La folle du CHU...
Arrête le corps médical.
-Hum…
-Quoi ? Ah oui !
On y va. Viens.
-Tu m'as pas raconté ! Alors ?
-Voilà, bougez pas. Bougez pas.
Dégagez un peu son visage.
C'est pas mal.
-Comme ça ?
Fermez les yeux.
La Croisière s'amuse.
-Magnifique ! On dirait un magazine !
-C'est vrai ?
-Plus fort !
C'est bien !
-Prenez le fouet.
-Lèche-lui le visage.
Sois excitée. En colère.
Lèche-lui le corps.
-Quand même…
-C'est bien !
-Enlever la chemise, non ?
Bougez plus.
-C'est intéressant ce qui se passe.
-Des baisers mignons.
-Tire la langue !
Un peu plus active.
Éclate de rire !
Sonnerie
- . -
-Oui ?
Bonjour, monsieur. Mlle Alexia Legendre
est à la réception.
*Puis-je la faire monter ?
-Oui. Oui.
Bien sûr. Avec plaisir.
Gémissements
Mademoiselle ?
Mademoiselle.
Vous êtes qui ? Vous faites quoi dans mon lit ?
On sonne.
-T'es sympa, t'as commandé le petit-déj'.
-Non !
Levez-vous !
-Quoi ? Oh ! -Cachez-vous. Chut !
On sonne.
-La baignoire !
-Tenez. Chut.
On sonne.
Il souffle.
-Coucou !
Désolée, j'arrive hyper tôt. ♪ étais impatiente.
Alors ?
Waouh!
T'as réussi un peu à dormir ? -Oui, oui. Ça va.
-T'es pas content de me voir ?
-Si, au contraire ! ♪ enfile mon pantalon
et on descend au petit-déj'.
-Non. J'ai pas envie de croiser mon père.
On reste ici.
-Ah bon ? Mais non !
-Ça va pas 7 -Si !
♪ ai pas très bien dormi.
-On n'a qu'à prendre une douche !
-Non, non, ça va !
Ça va super bien.
-Mes chaussures, c'est bon…
Hop là...
-Alexia, que fais-tu là ?
-Non, non, non !
-Salut, Bertrand !
-Oh !
Ça va, Stéphane ?
-Alex, Alex ! Attends !Attends !
-Quoi ? -Je te promets, je sais pas qui c'est.
-C'est ça.
Moi, je me tape des mecs sans savoir qui c'est.
Mais pas quand je suis avec quelqu'un.
-Mais moi non plus !
-Ah bon ? Et c'était quoi, ça ?
-Il s'est rien passé. Je suis presque sûr.
-Presque ?
-Je me souviens de rien.
-Ta grand-mère avait raison.
Couillon !
Thomas au moins, il était sincère.
-Mais…
Sonntte
-Franchement…
C'est ridicule, cette teinture.
-T'exagères, ça se voit à peine.
Bonjour, ma chérie ! Entrez vite !
Magnifique.
Bonjour, mon petit Julien.
Qu'avez-vous fait à vos cheveux ?
-Il croit que papa déteste les roux.
-Non, pas du tout.
Hier, il me disait que la famille manquait de roux.
-C'est qui ?
-C'est Gaby, qui d'autre ?
-Oui, c'est vrai.
-Allez-y.
Ça va bien se passer.
-Va chercher ta sœur, ça fait 5 fois...
-Elle est relou à faire la gueule dans sa chambre.
Classe, ta couleur.
Bonjour, ma chérie.
-Papa, je voulais te présenter…
-C'est M. Bouchard, ton sommelier.
Vous avez changé vos cheveux? -Non.
-Oh ?
-Julien est plus que mon sommelier.
-On a sonné, non ?
-Je crois pas.
-Chérie, va voir !
Il y a quelqu'un à la porte.
Tu disais, chérie ? -Oui.
Julien et moi… -C'est qui, Julien ?
-Julien. C'est M. Bouchard.
M. Bouchard et moi, on est ensemble depuis un peu plus d'un an.
-Ah non ? Et...
Non, c'est pas possible.
Non, mais c'est quoi, cette tenue ?
C'est Noël, quand même.
Regarde tes cheveux !
-Ça va, on n'attend pas la reine !
-C'est pas la reine, mais quelqu'un qui la connaît.
-Hum, hum.
-Qu'est-ce que tu fais là ?
Qu'est-ce que c'est que ça ? -Joyeux Noël !
-C'est quoi ?
-(Un poney.)
-Que se passe-HI ?
-Il est mignon.
Qu'est-ce que vous avez tramé ? C'est pas drôle.
-T'as dit
à Bertrand que tu préférais Thomas.
Bertrand, c'est Dirty Dancing ?
-J'ai jamais dit ça !
Il est plus sincère. Je suis passée à autre chose.
-Autre chose ? Et tes messages ?
-Mais…
Quels messages ?
-Moi…
♪ essayais de garder la flamme allumée.
-STÉPHANE!
-Papa!
-T'as pas fait un truc pareil ?
-T'allais perdre Thomas...
-Je suis pas perdu, moi !
-C'est toi
qui perdais Thomas.
-Qui ne voudrait pas d'un garçon comme Thomas ?
Honnêtement ?
Tiens, vous,
qui aimez les hommes,
vous êtes d'accord ? -Enfin!
Julien n'aime pas les hommes.
-Il se teint les cheveux.
-Si on prenait l'apéro ?
-Tu vas voir, un jour,
que tu nous fais du mal ?
On est malheureuses de voir ta frustration d'avoir eu que des filles.
-Mais pas du tout.
-T'es aveugle à ce point-là ?
On sait pourquoi
Gaby t'a pas parlé de son mariage.
-Son quoi ? -Alex !
-Elle va se marier avec un homme qui la rend heureuse.
Thomas me rendait pas heureuse.
-Tu savais ?
Tu savais.
-Il y a du champagne au frais.
-Tout le monde était au courant ?
Tout le monde ?
C'est la meilleure !
C'est super. Bravo.
♪ apprends ça comme ça.
Vous étiez au courant ?
-Un petit peu. -M. Bouchard est au courant.
Vous êtes invité ?
-Voilà ! Il était invité.
C'est normal.
Comment vous avez pu me cacher le mariage de ma fille ?
-C'est pas ça.
On attendait le bon moment !
-T'as intérêt à avoir ton bac.
-Le rapport ?
-Je me suis cassé le cul
pour votre avenir.
C'est vos remerciements ? -T'exagères.
-J'exagère ?
Tu préfères ton petit gringalet
qui t'a trompé avec une fausse blonde pendant que t'avais le dos tourné.
-Comment tu sais ?
-C'est comme M. Bouchard, ça se voit. C'est tout.
-Attends, Stéphane.
T'as quelque chose à voir...
-Mais pas du tout.
-Tu mens ! -Je ne mens pas.
-T'es pathétique ! Arrête !
Putain !
-Comment t'as pu ? Alex !
Ma chérie !
-Je suis très heureux pour toi, chérie.
Quand vais—je rencontrer ton mari ?
-Tu sais quoi...
♪ avais l'intention de te le présenter…
-Et ?
-Et…
Je vais pas le faire.
♪ ai pas envie que tu gâches tout comme pour Alex.
Mon mari, tu le rencontreras le jour de mon mariage.
Si t'es invité.
-Gabrielle…
-Je suis super déçu.
-Non, mais attends, Thomas !
Laisse-moi t'expliquer. Attends, tiens.
Sérieusement, Thomas !
-Pourquoi t'as fait ça ?
On aurait pu juste être potes.
Tout simplement.
-Docteur .
Si un jour vous rencontrez le futur mari de Gabrielle,
je voulais vous dire...
que vous allez pas être déçu. C'est quelqu'un de bien.
Ce sera un mari formidable pour votre fille.
Musique mélancolique
Rires des voisins
- . -
-Hum !
Vous avez pas honte de me narguer ?
C'est dégueulasse !
Vous pourriez avoir la décence de pas faire ça en public !
-Le Dr Lapin ? Il est pas là.
-Il est au cimetière, je crois. Sa grand-mère.
...
-il aurait été content, Maurice.
C'est jamais drôle.
-Oh !
Qu'est-ce que tu as ?
Tu connaissais le vieux Maurice ?
-Non, je suis heureuse de vous voir.
-Elle est mignonne.
Te mets pas dans des états pareils.
Bon…
Je vais trouver le chemin de la sortie toute seule.
-Je vais pas te laisser.
-Toi, tu me lâches un peu. Ah !
On se retrouve au bistro, OK ?
-C'est gentil d'être venue.
-Ouais, je sais, je suis gentille.
-Écoute…
Je suis désolé d'avoir fait un truc pareil.
Je comprends si tu me pardonnes pas.
-Bertrand… -Non, attends. Je veux finir.
Parce que tout ça, ça me ressemble pas du tout.
D'ailleurs, je ne me souviens de rien.
-Peut-être qu'il s'est rien passé.
-Comment ça ?
-C'est mon père.
Il a mis cette fille dans ta chambre.
-Ah bon ?
Mais alors, ça veut dire...
♪ ai rien fait ?
-Attends, j'ai pas dit que je te pardonnais.
-Ah, excuse-moi.
Musique entraînante
...
Bonjour, Lucie.
Bonjour, Karine. Bonjour, Mme Legendre.
Bonjour, Chantal. Bonjour.
Bonjour, Charlotte.
Bonjour. Il est dans son bureau ?
Debout là-dedans !
Je t'ai apporté un croissant.
Et une chemise propre.
-C'est pas facile d'être un pestiféré chez soi.
-Personne t'a mis dehors.
-Je suis pas invité au mariage de ma fille.
-T'arrêtes de jouer les victimes ? Tu t'es mis là-dedans seul.
Tiens.
Cadeau.
Père Noël.
Musique mélancolique
...
Écoute, mon chéri...
T'as toujours été en manque d'ambiance virile.
On a compris que Thomas était ton gendre idéal.
Oh ! Hé, franchement.
-Tu sais comme moi pourquoi on a voulu un 3e enfant.
-Tu regrettes Raphaëlle ?
-Ne change pas de sujet. Dis-moi la vérité.
-Oui, parfois, j'étais jalouse.
-De nos filles ?
-Non, jalouse de toi et de ta relation unique avec elles.
Tu es et resteras
le premier homme de leur vie.
Alors oui, pour ça, j'aurais aimé avoir un garçon.
Mais je ne saute pas
sur les petits copains.
Quoique pour certains, j'aurais aimé...
Ça va!
Être la mère de trois filles, c'est loin d'être facile.
-T'es une mère super.
-C'est ça. Allez, ressaisis-toi !
Et s'il te plaît, aère-moi ce bureau.
Ça sent le poney qui se néglige.
-Tu regrettes pour papa ? -Hein ?
Non, non. Bien sûr que non.
Pourquoi, tu regrettes ?
-Ben non.
Il l'a mérité, non ?
-Oui.
-Raph, t'en penses quoi ?
-Non, je suis à fond avec vous.
-Si on regrette, tu regrettes avec nous ?
-Vous avez l'intention de regretter ?
-Seulement si tu regrettes. -Ben oui.
-Oui ? -Hein ?
-Non ! Non !
-Ah.
Klaxon
-Papa ?
Princesse aboie.
-Qu'est-ce qui se passe ?
-Y a la voiture de papa.
Musique entraînante
...
-Il vous l'a donnée ?
-Mais…
T'as vu mon père ?
-Non, non, non !
Non.
—C'est moi qui l'ai vu. Il m'a demandé de la donner à Julien.
-Pourquoi il a fait ça ?
Musique mélancolique
...
-"Je te confie ce que j'ai de plus précieux au monde.
"Ma fille adorée, Gabrielle."
-Mon amour...
On n'est pas obligés de se marier aujourd'hui.
-Non. Plutôt crever que de reporter.
Papa!
Cri
Pardon, je suis désolée.
-C'est quoi ce raffut ?
-Christelle ! Où est papa ?
-Ma chérie, t'es magnifique. Vous êtes jolies,
toutes les trois.
Arrêtez de pousser.
On va faire un petit break.
-Alors ?
-De ? -Papa ?
-Ah oui ! Votre père me rendait dingue. ♪ en pouvais plus de le voir errer.
Il vivait dans son bureau !
C'est pas l'Holiday Inn, ici. Cri
Il faut respirer, madame.
-T'as pas besoin d'aide ? ♪ appelle Bertrand ?
-Dis que j'y arrive pas.
Je vous rappelle que je vous ai mises au monde.
-TOUTES LES TROIS. -Il est où ?
-À la Rouvière.
Qu'il reprenne ses esprits.
La femme enceinte crie.
Qu'est-ce qui se passe ? Oui, madame...
Allez, à nous !
-On est d'accord, je lui parle.
-Non, t'es trop vénère.
-Vaut mieux que ce soit moi.
-Non, tu vas craquer et pleurer.
-Pas du tout. -Je parle, je suis sa préférée.
Il va comprendre. -N'importe quoi.
Gab, si c'est toi qui lui parles, craque pas directement.
—Mais non !
-On te connaît par cœur.
-Faites-moi confiance un peu.
-Il va faire son regard de cocker, tu vas craquer.
-On pourra dire un truc en plus... Détonation
-Papa ! Papa !
-Non !
Aïe ! Tiens ! Tiens !
Prends ça. Voilà !
-Qui a tiré ?
-C'est quoi ?
-Papa, t'es blessé ?
-Non, pas du tout. Je...
Je tirais sur des vilaines araignées pour passer le temps.
C'est tout.
T'es belle, ma princesse.
—Oh, mon papou net...
-Non, c'est trop facile, là.
Qu'est-ce qu'on a dit ?
-Oui, t'as raison.
On est prêtes à tout te pardonner,
mais à une condition.
-Tu respecteras les règles.
-Tout ce que vous voulez.
-Pose ce truc.
-Oui, bien sûr.
-Oui ? -Règle n° 1.
-Ne t'immisce plus dans la vie amoureuse de tes filles.
-Je vous le promets.
-Règle n° 2.
-(Il y en a deux ?)
-Eh bien vas-y.
Allez.
-Règle n° 2...
Ne jamais enfreindre la règle n° 1.
-Exactement ! -Important.
Je crois que c'est bon ?
-Je crois que oui.
-Mes amours !
-(Hé !)
-PAPA !
Chanson entraînante
...
Musique intrigante
...
Musique douce
...
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