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Zulu
...
-T'as rien entendu ? -Non, rien.
-Ce matin, elle était pas là. -Et hier soir ?
-Oui, elle était là.
-Tu te souviens pas d'un détail ? -Non ! Je suis flic, alors arrête !
-C'est Camille ? -Je sais pas.
-Chloé Guérin ?
-Oui. -C'est moi qui vous ai appelée.
-Oui, Pierre Niémans.
Venez, entrez.
Je sais pas,
elle a peut-être suivi une piste. -Elle aurait pris son portable.
-Bon, faut que je bouge. -Vous allez où ?
-J'en sais rien.
Bip de message.
-C'est Camille. -Fais voir.
Oh, mon Dieu ! Chloé qu'y a-t-il ?
-Je connais cet endroit.
...
Le moteur vrombit.
Crissements de pneus.
...
Là ! Là !
C'est là ! Là !
Klaxon.
Fracas.
-(C'est bon.)
Camille.
Aah.
Cris et coups.
...
Camille !
Camille !
...
Camille ! Sanglots.
Putain !
Ca va ? -Ah !
-Ca va ?
Hurlement.
Putain !
Sanglots.
...
-Non !
...
-Parfait.
-La victime s'appelle
Julie Malvel.
-Tu la connaissais ?
-Oui. On se voyait ici de temps en temps, mais...
plus en ce moment.
-Chloé...
Vous étiez
ensemble ?
-Personne n'est au courant.
-Je suis désolée. J'ai rien pu faire, je me souviens de rien.
Ca faisait longtemps ?
Elle vient d'un milieu traditionnel.
Elle avait du mal à assumer notre relation.
On se voyait
ici en cachette. On s'aimait beaucoup
mais c'était compliqué pour elle.
Elle avait coupé les ponts
malgré mes relances. -Tu connaissais vraiment pas
la 1re victime ?
-Non.
-(C'est la psy qui interroge ?
(Ce bordel, c'est de ta faute, Camille.
(C'est de ta faute. T'en as conscience ou pas ?)
-Non, monsieur, vous pouvez pas être là.
-Laissez-moi passer, c'est ma femme !
-Tu gères.
-Va-t-on m'expliquer ce qui se passe ?
-Alors ? -Inspecteur Delaunay.
Monsieur.
Je vais vous expliquer.
-Commissaire Niémans. -Une vedette par ici, ça amène
du glamour.
Les effets personnels de la petite, le dossier préliminaire.
-Brigadier, portez les échantillons au labo.
-Bien. -Merci.
-Je comprends pas ce qu'elle faisait ici. On vient jamais ici.
-Où était-elle,
la nuit passée ? -La communication était difficile.
J'étais pas souvent là
à cause de mon boulot. Elle avait
besoin de plus de liberté.
-Je dois vous demander ce que vous, vous faisiez la nuit passée.
-Je revenais à peine
d'Allemagne. Je veux la voir. -C'est pas possible.
-Je veux la voir ! -On vous appellera
quand le corps sera visible. On va vous raccompagner.
-Venez. -Par ici.
-Bon !
La victime est morte par strangulation. Elle a été droguée.
Piquée ici. -On sait ce qu'on lui a injecté ?
-Pas encore. Membres détendus,
pupilles dilatées... Je dirais un somnifère.
-OK.
C'est tout ? -Pour le moment.
-(Putain !)
Niémans !
Niémans !
Je savais rien ! J'ai pas merdé. -Plus jamais tu me fais ça !
Pourquoi tu m'as rien dit ?
-Je voulais savoir si je pouvais faire une affaire seule.
-Tu l'as jamais prouvé avant ?
J'ai eu peur.
J'ai eu peur.
-Café ?
-Merci.
Tu te souviens vraiment de rien ? -Non.
J'ai été droguée dans mon lit. Je me suis réveillée là-bas.
Je crois avoir assisté à une scène. Quand le couple fait l'amour...
-Des mecs qui font venir des lascars pour sauter leur gonzesse,
ça me dépasse un peu.
-Le plus troublant, c'est que pendant que j'assistais à la scène,
je trouvais ça très beau.
Doux. -Ah.
Attachée, droguée, pour assister
à un meurtre,
c'est beau, c'est doux, c'est parfait.
-Il voulait m'intimider ?
-C'est un avertissement. Tu te rapprochais trop de la vérité.
En même temps,
dans ce dossier, y a pas grand-chose.
-Ca, ça m'aide pas. -Il faut creuser du côté du meurtre
qu'a commis le père de Chloé. -D'accord.
-Il aurait pu remettre ça ? -Sûrement pas de là où il est.
-Alors, il a pas tué la 1re fille. -Tout l'accuse :
le sperme, les empreintes... -Il avait un complice.
Comment on a retrouvé la 1re victime ?
-A une fête chez lui, un invité a trouvé un corps enterré.
-Ca a dû gâcher l'ambiance. -Le complice devait être là.
-Mm.
On va être obligés de rebosser ensemble.
Hein ?
-Oui.
-Chloé est trop impliquée.
-Je voulais interroger sa mère. -Je le ferai. Je suis ton adjoint.
-Sûr ? C'est à 50 bornes.
-J'ai roulé toute la nuit ! -Mais vous êtes mon adjoint.
Déposez-moi
chez Chloé. Je dois éplucher les affaires
de la 1re victime. -C'est ça ! Eplucher les affaires.
-Chloé, tu veux qu'on parle ? -Je préfère qu'on avance.
-Y a un paquet de trucs. -Oui.
-J'ai croisé les affaires d'exhib' et de voyeurisme. Aucun résultat.
-OK. -Aucune trace
de Merck ? -Il s'est volatilisé.
-C'est des photos
de Merck. -Oui.
-Ce mec n'est pas un assassin. Plutôt un mec frustré qui se cache
derrière son appareil photo. Il participe
peut-être comme voyeur, mais il tue pas.
Ils étaient inséparables, Merck et Lisa.
Mais le Bar'ouf... Pourquoi ça me parle ?
-Je t'y avais emmenée une fois. -Mais oui.
Je me souviens.
C'était un bar de nanas. J'étais hyper mal à l'aise.
-(Putain !)
-Chloé...
Ma chérie...
-J'aurais jamais dû revenir ici.
Je voulais te dire,
je suis contente que tu sois ici avec moi.
Mais je veux pas que tu te sentes bloquée,
ou que ton mec vienne me tuer dans mon sommeil.
-Je partirai pas avant
de savoir la vérité.
Et ça me fait du bien, ce moment entre filles.
C'est pas facile,
à la maison.
-Chloé ?
Eva ?
-On est dehors.
-Ca va ?
-Je vais prendre une douche.
...
-Tu connaissais bien
Chloé, à l'époque du 1er meurtre, hein ?
-C'était ma meilleure amie.
-Ca s'est passé comment quand son père a été arrêté ?
-Elle s'est réfugiée chez sa mère pendant un mois,
et après, elle a disparu.
Puis...
je l'ai pas revue jusqu'à maintenant.
-Vous vous étiez pas recontactées ? -Sa mère a rien voulu me dire.
Et...
Elle avait changé de numéro, je... -Elle a coupé les ponts, quoi.
-J'en sais rien.
-Bonjour.
Je cherche
Nicole Marie.
-Je parle pas aux flics. -Ah. Ca se voit tant que ça ?
-Les épaules voûtées, le pas qui traîne, l'articulation des mots
douteuse.
Ne le prenez pas mal. -Je le prends pas mal.
J'en ai entendu d'autres.
-Et vous êtes ? -Commissaire Pierre Niémans.
Je sors pas ma carte, du coup. -De quoi voulez-vous parler ?
-De votre ex-mari.
-Dans ce cas, on peut s'arrêter là. Viens, viens, viens.
-Et de votre fille,
Chloé.
-C'est quoi, ce bar ?
-Un bar LGBT. Chloé m'y avait emmenée une fois.
-Elle y allait souvent ?
-Non. Enfin, elle a eu sa période.
-Ca s'appelle comment ? -Le Bar'ouf.
-Je vais aller prendre un verre et poser 2-3 questions sur Lisa.
-Maintenant ? -Mm.
-On pense que votre ex-mari
avait un complice au moment du meurtre.
On comprend pas pourquoi y a que Vincent qui a été arrêté.
-Vous avez raison et je vais même aller plus loin.
Je ne pense pas que Vincent ait tué qui que ce soit.
-Continuez.
-A cette période, Vincent était atteint de bipolarité chronique.
Dans ses phases d'excitation, il pouvait être violent ou exalté.
La preuve, il a acheté sa barraque 100 fois au-dessus de ses moyens.
-Il aurait
donc pu la tuer.
-3 mois avant, peut-être.
Au moment du drame, impossible.
Il était suivi,
il avait arrêté la drogue, il était plus calme, plus stable.
Il voulait me prouver qu'il pouvait changer.
Tenez.
Ca vous remettra
le facteur sur le vélo. Et vous allez deviner à quoi c'est.
Fait par moi.
-Il vous avait parlé
de candaulisme ?
-Oui. Et ça a mis un terme à notre mariage.
-Comment ça ?
-Il est devenu totalement obsédé avec ça. J'ai rien vu venir.
De mon côté, je suis plutôt traditionnelle.
Mais je me suis renseignée sur le sujet.
Pour comprendre.
-Il aimait faire l'amant qui mate caché, ou le mari
qui performe avec la reine ?
-C'était le mari, pas le voyeur.
Il aimait être vu.
-Donc son complice était le voyeur. -Certainement.
Depuis le début, je pense que c'est ce type, le problème.
Dans le candaulisme, on est voyeur de façon occasionnelle.
Ca pimente la vie sexuelle du couple.
Si le voyeur reste voyeur...
c'est qu'il y a un problème dès le début.
-Du genre ?
-Du genre l'impuissance, l'homosexualité refoulée,
la terreur
des femmes. La personne que vous recherchez
a un problème de sexualité.
-Le nom de Nicolas Merck, ça vous parle ?
-Non.
Non.
Je vous dis
ce que c'est ? De l'ortie pour donner de la force.
-Ah.
-Commissaire ? -Oui ?
-Je peux vous demander de donner ça à Chloé ? Des photos d'elle petite.
Elle veut plus
me parler. Ca lui rappellera des souvenirs moins douloureux.
-Comptez sur moi. -Merci.
Elle va bien ?
-Je crois, oui.
Le soir où son père a été arrêté, elle se trouvait où, Chloé ?
-C'est très compliqué. Chloé avait 20 ans et je lui interdisais
de voir son père. Ce soir-là, on s'est disputées et elle est partie.
-Donc, elle était
chez son père ? -Mm.
-Je vous remercie.
La voiture démarre.
...
Musique et conversations.
...
-Bonjour. Je pourrais parler à la responsable ?
-Bien sûr. Elle est là.
-Je peux t'aider,
chérie ? -Oui.
Lisa Dupuis. Vous connaissez ?
-T'es amoureuse ?
-Pas vraiment. On a retrouvé son corps, il y a quelques jours.
-Oh.
Venez.
-Bitte schon.
-Lisa, c'était une habituée ?
-Oui.
Elle bossait parfois ici, quand elle n'avait pas d'expo glam.
Ce sont les mêmes proprios.
-Désolée.
Avait-elle changé de comportement ? Elle aurait eu des problèmes ?
-Lisa... était rock.
Elle cherchait toujours de nouvelles expériences.
Et elle a dû tomber sur la mauvaise personne.
-Elle,
vous la connaissez ?
-Oui, elle était là hier soir.
-Vous êtes sûre ?
-Avec un sale type. Un connard fini.
-Lui.
Nicolas Merck.
-On voyait qu'il la faisait picoler pour se la taper.
-Ils ont passé la soirée seuls ?
-Non. Il y avait un autre mec.
-Vous le connaissez ? -Non.
Mais je peux vous montrer si vous voulez.
J'ai des caméras partout.
-Niémans. J'ai trouvé un truc.
Quoi ?
OK, j'arrive.
...
Il s'est suicidé ? -J'attends le rapport du légiste,
mais je pense qu'on nous mène en bateau.
-Je sais par qui.
Le téléphone sonne.
-Oui.
J'arrive.
-S. Maune, directeur de l'HP, où est le père de Chloé.
-J'ai déjà
vu son nom quelque part. -C'est le directeur de l'hôpital.
-Non.
C'est autre chose.
-Mademoiselle ?
Excusez-moi. Sylvain Maune.
Je dirige
cet hôpital.
-Je suis... -Chloé.
La fille de Vincent.
-Ah, merci.
Merci bien.
Bon.
La mère de Chloé m'a dit 2 ou 3 trucs intéressants.
Son ex-mari,
il était pas fou lors du meurtre. Il était traité et stabilisé.
Il était en taule et pas en HP. -C'est le 1er avis
du tribunal. -L'avocat a demandé
une contre-expertise. Et qui l'a rédigée ?
J'avais bien vu son nom. -Sylvain Maune.
Du coup, Vincent a été
interné en HP. Que Sylvain dirigeait déjà à l'époque.
-Il est partout.
Vibreur.
-Vincent m'a beaucoup parlé de vous.
-Vraiment ? -Oui. Je le connaissais
avant même qu'il n'entre ici. -Je savais pas.
-Si, si. Nous étions amis.
Vincent est un homme fascinant. C'est quelqu'un de généreux,
de magnétique. Vous lui ressemblez beaucoup.
-Mon père a tué
une femme.
-Non.
Vincent est un homme bien.
Il a eu un geste malheureux mais parce qu'il était malade.
C'est pour ça qu'on le soigne. Il sera si heureux de vous voir.
Il a tellement de choses à vous dire.
Venez.
-Je t'expliquerai un jour.
Vibreur.
...
Tonalité.
*-Bonjour, Chloé Guérin... -Putain !
-C'est évident qu'ils étaient complices.
-Si c'était pas Vincent le tueur, pourquoi il s'est laissé enfermer ?
-Tout était contre lui et Sylvain lui offrait
une alternative à la prison. Ou Sylvain voulait le contrôler.
-Oui. Ca se tient.
Mais si c'est Sylvain le voyeur, qui serait l'autre ? N. Merck ?
-Non. Pourquoi le tuer, sinon ?
Peut-être que Sylvain fait sortir Vincent pour recommencer.
-Et ils continuent leurs scènes ? -Oui.
Mais pourquoi impliquer Chloé ? Pourquoi lui envoyer les photos ?
-Camille... Viens voir.
Les perruques.
-Les 2 victimes seraient des brouillons.
-Et Chloé l'originale.
T'as appelé Chloé ? -Elle répond pas. Eva non plus.
-On fonce
à l'HP.
-Je suis désolé, il n'a pas voulu vous voir. Je suis désolé.
...
Amène-la dans la voiture.
Vite !
-Monsieur, vous avez promis de m'emmener.
Vous voulez pas me voir performer ? -La prochaine fois, Martin.
Alarme de l'hôpital.
...
-Qu'y a-t-il ? -Une évasion.
-V. Guérin ? -Oui.
...
-Salut, ma chérie.
Ca va ?
-Je vais préparer la scène.
...
-Vincent Guérin ?
-Mais attendez.
Lâchez-moi !
-Voilà.
-Je dois vous parler.
-De quoi ? De quoi ?! -Chloé
est en danger.
*Kings and Queens : "I'm Looking".
*-I've been looking for love,
*in all the wrong places.
*Looking for love...
-(Tu te souviens ?
(J'étais tellement contente que tu m'invites.
(Comme si on était en couple.)
*...
-(Tu te souviens ?
(La première fois...)
*...
-(C'est là
(que je l'ai vu.
(Ce regard sur moi.
(Savoir qu'il nous voyait sans que tu le saches.
(Tu étais à moi, Chloé.
(Et nous étions à lui.)
*...
-Tu es unique.
*...
-Je t'aime.
*...
-Ma reine.
*...
-(Dans la plus belle des scènes.)
*...
-Tu es unique, Chloé.
(Ma reine, mon joyau.)
*...
-(Je veux t'offrir à lui.)
-On sait pour Sylvain.
-C'est lui qui a tué la fille il y a 15 ans.
Ca n'allait plus
avec la mère de Chloé.
Avec Sylvain, on s'est rencontrés à une soirée candaulisme.
Je débutais.
Il faisait le voyeur, j'étais le mari. C'était bien.
Sauf qu'il a voulu inverser les rôles.
-Oui. Ca n'a pas marché. -Non.
Il était coincé et il a étranglé la fille. J'ai rien pu faire.
Incontrôlable.
En tuant la fille,
il... il bandait.
-Vous l'avez couvert. -Y avait mon sperme en elle.
C'était sa parole de psychiatre contre celle d'un bipolaire.
J'étais foutu.
Il m'a forcé...
à enterrer le corps dans le jardin.
J'ai accepté à condition qu'on se voie plus.
Il m'a promis.
-Et il est revenu. -Oui.
2 mois plus tard, à une fête
chez moi. Il était pas
le seul invité de la soirée. Chloé était là
avec son amie de l'époque.
Elle étaient mignonnes toutes les deux.
Je sais plus comment elle s'appelle.
-Eva. C'était ça, son prénom ?
-Eva, c'est ça.
Je voyais plus Chloé.
Lui, il était en transe.
-C'est qui la fille en rouge ?
Je la veux, Vincent. OK ?
-Il avait flashé sur Chloé.
-Il savait qui c'était ? -Non.
Il voulait refaire la scène avec elle et moi.
J'ai fait mine d'accepter.
Brouhaha festif.
-Qu'est-ce que tu veux ? -Viens.
-Laisse-moi !
-Ah !
Oh !
Elle hurle.
-Hé ! Y a un cadavre !
-Qu'est-ce qui se passe ?
-Viens.
-Au secours !
Au secours !
Cris d'effroi.
...
Viens, je te dis.
-Qu'est-ce qui se passe ?! -Va dans la voiture.
-Dis-moi. -Rentre dans la voiture.
-Tu pars déjà,
Vincent ? Ils viennent de retrouver ton cadavre.
-Et Sylvain, à défaut de retrouver Chloé,
il a préféré vous garder, vous.
-Il m'a évité la prison et il s'est assuré de mon silence.
Sirène.
...
-T'as aucune chance de t'en sortir.
-Papa ! Explique-moi.
-Je suis désolé.
J'ai pas le choix. -Dis-moi.
Je t'expliquerai plus tard.
Ne crois rien ni personne.
-Je comprends pas. -Je t'aime.
...
J'ignore comment
il a retrouvé Chloé. -Eva veut
refaire la scène.
-Alors, ça sera là où ça s'est passé il y a 15 ans.
*...
-(On va rejouer cette scène parfaite.
(Quand t'es revenue, je pensais plus qu'à ça.)
-Vous avez tué ces filles.
-Julie devait disparaître pour que tu ne sois qu'à moi.
J'avais pas le choix.
(Viens.
(Notre amant nous attend.)
*...
Eva suffoque.
...
...
-Police ! Bouge pas !
-Chloé !
-Bouge pas !
Occupez-vous-en.
Eva tousse.
Ca va ? -C'est bon.
Chloé respire rapidement.
-(C'est fini.)
...
-Je sais pas
quoi lui dire.
Même en connaissant la vérité, je sais pas si je lui pardonnerai.
Et je voulais te dire : t'avais pas à faire tout ça pour moi.
Alors je... -Bon, Chloé,
viens là.
Ca va aller.
-J'espère qu'on se reverra. -J'en suis sûre.
...
Petite, j'ai grandi au foyer.
Quand j'ai eu 19 ans, mon père a voulu me voir. J'ignore pourquoi.
J'ai pas accepté. J'étais trop en colère.
Y a 5 ans, j'ai appris qu'il était mort.
Cette conversation, là, je l'aurai jamais.
-(Bon.)
Viens, je t'emmène.
...
france.tv access
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