All language subtitles for Litvinenko.S01E03.Episode.3.REPACK.1080p.AMZN.WEB-DL.DDP5.1.H.264-FLUX[eztv.re]

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian Download
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil) Download
pt Portuguese (Portugal) Download
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian Download
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish Download
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Ceci est une histoire vraie.

Ce récit s'appuie sur des recherches et des comptes rendus officiels.

Certains noms ont été modifiés.

Des scènes et personnages ont été créés pour les besoins de la fiction

"Syndrome d'irradiation aiguë."

C'est ce que le légiste notera dans son rapport

sur l'autopsie la plus risquée jamais pratiquée en Occident.

Il faudra un cercueil en plomb, à cause des radiations.

Donc, il a été empoisonné au polonium.

Les lésions au pharynx indiquent une ingestion par voie orale.

Le foie, les reins, tous les organes se sont détériorés,

au point que l'intérieur s'est transformé en... vous voyez.

Non.

Eh bien...

En bouillie.

D'accord.

Merci.

Ils ont utilisé quoi ?

Pardon ?

Pour administrer le poison ?

Une bouteille ? Des aliments ?

Ça me regarde pas. Désolé.

Non, y a pas de mal.

Bien au contraire. Merci.

Il est cruel. C'est un malade.

Marina, il l'a fait aussi pour se couvrir.

Non, Alex, pour me faire peur.

Il est rentré à Moscou, il ne risque pas de débarquer ici

pour te parler.

C'est pour ça qu'il t'a appelée.

Si la police l'interroge au sujet de Sasha,

il pourra leur dire droit dans les yeux :

"Oui, j'ai appris. C'est affreux.

"J'ai même appelé Marina pour lui présenter mes condoléances."

Tu vois son petit manège ?

Un coupable ne ferait jamais ça.

À moins d'être vraiment tordu.

Exactement.

On va changer les serrures et le numéro de fixe.

Pas d'inquiétude. C'est juste par sécurité.

Merci mille fois.

Le nom du propriétaire ?

Boris Berezovsky. Un ami de la famille.

Vous ne craignez rien, Mme Litvinenko.

Il a raison.

Ceux qui ont fait ça sont à des milliers de kilomètres d'ici.

On arrive bientôt à l'hôtel ?

On sera à l'hôtel dans combien de temps ?

On arrive dans le centre.

On y est presque.

Minute. C'est pas le bon téléphone.

Notre contact s'appelle Ingrid Campbell.

On a rendez-vous demain midi.

Drôle d'étui à téléphone.

Non, on en a un chacun.

Tout est dans les téléphones.

Il y a deux numéros, le mien et celui de votre collègue.

Ça suffira.

Campbell va nous présenter quelqu'un du bureau du procureur.

Qui nous mettra en contact avec Lougovoï et Kovtoun.

- Peut-être. - Ou avec un intermédiaire.

Possible. C'est pas sûr.

D'accord, mais on sait où ils sont.

Comment savoir s'ils vont parler ?

On sait pas.

Les Russes ont accepté de coopérer.

Oui, mais ça reste à voir.

Écoutez, on est chez eux

et on leur demande leur aide

pour prouver que leurs agents ont tué quelqu'un chez nous.

On n'a aucune garantie de résultats.

On est ici uniquement parce qu'il y a une petite chance.

Compris ?

4 décembre 2006

Selon Olly, ils ont tout, ici.

Topshop, The Body Shop, Marks & Spencer. Il est déjà venu.

C'est la mondialisation.

Mais tout ça vient de chez nous.

Qu'est-ce qu'ils ont commercialisé en Angleterre ?

À part le polonium ?

"L'assassinat commandité par l'État bientôt près de chez vous !"

Ça, c'est la mondialisation.

Allô ?

Mon prépayé ne fonctionne pas, ni celui de Gadney.

Le mien non plus.

Tu crois que c'est eux ?

C'est sûrement nous, avec nos téléphones pourris.

J'ai pas aimé le regard du réceptionniste.

Y a que la procureure russe qui sait qu'on est là.

À part elle, personne n'est au courant de ce voyage.

Bienvenue, capitaine Tarpey

Va roupiller.

Moscou, le MI-6, les radiations,

oubliez tout ça.

Il nous reste quelque chose

sur lequel tout le monde ici a travaillé des dizaines de fois.

Un meurtre.

On a une victime, une scène de crime,

et même des suspects.

Ce qu'on n'a pas,

c'est l'arme du crime. Voilà ce qu'il nous manque.

On a le colonel Moutarde,

dans le grand salon, mais avec quelle arme ?

On le sait : c'est le polonium 210.

Non, c'est ce que je pensais. Mais le polonium n'est pas l'arme.

C'est ce qui l'a tué, après qu'on l'a mis dans son thé.

On peut lier le polonium à Lougovoï et Kovtoun grâce à l'avion.

Mais est-ce suffisant ?

Cet avion a fait des allers-retours en Russie,

le pays du polonium, depuis l'empoisonnement.

Qu'est-ce qui empêche Moscou d'attribuer le polonium de l'avion

à n'importe quel autre passager

qui aurait pu être irradié ?

Il est avéré que le polonium était dans le thé.

Mais il faut trouver l'objet ou les objets

qui contenaient le poison.

Et prouver le lien avec ces deux gus.

Dmitri Kovtoun et surtout Andreï Lougovoï.

À ce moment-là,

tout ce qu'ils diront à Tarpey et à l'équipe, à Moscou,

pourra aussitôt être infirmé.

Je vois les choses ainsi :

si le polonium 210 est la balle,

il ne reste plus qu'à trouver l'arme.

J'aimerais m'occuper de "l'arme".

Si on l'appelle comme ça.

Vous avez envoyé Tarpey à Moscou. Il ne connaît pas l'affaire,

mais je comprends votre décision.

Vous êtes de vieux amis, il est fiable,

mais j'ai fait une promesse à Marina Litvinenko.

Brent.

J'allais vous confier le job.

- Martin Svensson. - Qui ?

C'est le directeur du Millennium Hotel.

Appelez-le.

On va lui rendre une autre visite.

Ambassade britannique

- Mme Campbell ? - Vous êtes en avance.

- Désolé. - Non, la procureure est déjà là.

Tous les clichés s'appliquent ici.

Ils arrivent bien avant vous ou ils vous font attendre.

Vos portables ne fonctionnent pas. C'est eux ou c'est vous ?

- Et ? - Pardon ?

C'est qui, alors ?

Probablement eux.

Si on avait inscrit la manipulation mentale aux Jeux de Moscou,

les Russes auraient tout raflé.

Messieurs, voici Nika Privalova, du bureau du procureur.

Ce sont les policiers de Londres.

L'un de vous parle russe ?

Je suis le seul.

Dans ce cas, passons à l'anglais.

Vous voulez interroger Andreï Lougovoï et Dmitri Kovtoun ?

C'est exact. Et nous vous remercions

pour votre aide.

Vous avez une liste de questions ?

Eh bien, on aimerait aborder certains sujets.

- Bien sûr. - Il vous faut une liste.

Vous me donnez la liste. Après, on s'arrange.

- Donc, vous savez où ils sont ? - Oui.

Et on va pouvoir leur parler ?

Lougovoï, pas de problème.

Et Kovtoun ?

Kovtoun... oui.

Mais avec lui, vous devrez faire très vite.

Kovtoun est grave.

Comment ça, "grave" ?

Kovtoun est malade, à cause du polonium.

Si je comprends bien, vous dites que lui aussi a été empoisonné ?

Oui.

Il a ingéré du polonium accidentellement ?

Non.

Kovtoun est victime d'un empoisonnement.

Par qui ? Lougovoï ?

Non.

Par Alexandre Litvinenko.

Question 4. Pourquoi avez-vous vu

Litvinenko en octobre et novembre de cette année ?

Question 5.

Votre emploi du temps de l'après-midi du 1er novembre ?

C'est ça, la question la plus importante à poser,

notre meilleure chance de le piéger.

Bien. Vous allez retrouver Privalova,

lui remettre vos questions, puis vous irez en convoi à l'hôpital

pour voir Dmitri Kovtoun.

Vous devez passer un coup de fil.

Le téléphone rouge, à droite, est sécurisé.

Merci.

Bien joué. C'est énorme.

Mais ça ne vaut rien si ce n'est pas enregistré.

Je sais que tu sais, mais c'est bon de le rappeler.

D'accord. Très bien.

Kovtoun. Ils l'interrogent ce soir.

On avance enfin.

Il faut qu'on attende au bar.

C'est ici même. C'était leur table.

- C'est la place de Litvinenko ? - Non.

C'est celle-ci.

Vous êtes à la place de Lougovoï.

Il était assis là.

Il attendait tranquillement, un œil sur la porte.

J'entre d'un pas pressé, car vous avez avancé le rendez-vous.

Je m'assois et je vois que le thé est déjà sur la table.

Il refroidit déjà.

Pourquoi le buvez-vous ?

Vous connaissez les risques.

Avec Scaramella, vous avez juste mangé ce que vous avez commandé,

quelques heures plus tôt. Alors, pourquoi ?

Pourquoi avez-vous bu ce thé ?

Parce que vous êtes mon chef.

- Lougovoï n'était pas son chef. - Pas son chef...

mais son supérieur.

Un mâle alpha.

Vous exercez une forme de contrôle social sur les hommes

de votre génération.

Quand vous demandez à quelqu'un de faire quelque chose,

en général, il le fait.

On parle toujours de Lougovoï, Brent ?

Vous buvez quelque chose ?

Non, merci.

En fait, on attend quelqu'un.

Le voilà.

Stop

C'est bon ?

Si on l'a empoisonné, il est au bon endroit.

L'hôpital numéro 6 a traité les victimes de Tchernobyl.

Selon la loi russe, les auditions doivent être terminées

avant 22h.

Pourquoi ils ont décrété ça ?

- Monte, Tarps. - Très bien.

Si on n'a pas fini, on reviendra demain.

Impossible.

Son état se dégrade.

C'est la seule occasion que vous aurez.

Vous avez déjà de la chance de le voir.

Je rêve ! Ils collaborent, oui ou non ?

Bientôt 19h. Ça va être juste.

Demande-lui s'il y en a pour longtemps.

Il faut combien de temps pour y aller ?

En temps normal ?

20 minutes.

20 minutes, selon lui.

Mais bizarrement, ils sont partis du mauvais côté.

Quoi ? Qu'est-ce qu'il a dit ?

Chaque client a un verre et une tasse dans sa chambre,

pour faire du thé, du café ou autre.

Vous utilisez les mêmes tasses et les mêmes verres au restaurant ?

Au restaurant et au Pine Bar.

Ça en fait combien ?

Et là, il n'y a que les propres.

C'est ce que vous vouliez, Brent.

Au boulot !

Ça s'éternise. Ils se moquent de nous.

"20 minutes." Ça fait 2 heures !

On est encore loin ?

On y est.

On arrive.

Bon, écoutez.

Ils veulent gagner du temps.

Donc on entre sans poser de questions

et sans se plaindre du retard. On perdrait encore du temps.

On obéit et on fait comme prévu.

L'hôpital va vous fournir des combinaisons antiradiations.

Je croyais qu'on venait incognito.

Faites pas attention.

On ignore ces conneries et on fait notre boulot.

Ici. Changez-vous.

Mais laissez ça dehors, s'il vous plaît.

On doit enregistrer l'entretien.

On s'en charge. Tout est prêt.

Bien. Après, il nous faudra une copie de la bande.

- Aucun souci. - J'ai votre garantie ?

Aucun souci. Mais, s'il vous plaît,

deux personnes seulement dans la pièce.

Deux ?

- C'est la règle. - Encore une règle ?

N'oublie pas ce que tu as dit.

D'accord. Dans ce cas,

ce sera le lieutenant Gadney, qui parle russe,

et moi-même, le capitaine Tarpey.

Merci.

On fait le plus vite possible.

Les questions.

Bien. On entre.

Messieurs, voici Dmitri Kovtoun.

C'est Dmitri Kovtoun ?

Oui, c'est Dmitri Kovtoun.

Allez-y.

Posez-lui vos questions.

Si c'était du thé, on peut écarter les tasses à expresso.

Et les pots à lait.

Peu de chances que sucriers et soucoupes

aient été en contact direct avec du liquide.

Il reste quoi ?

Les théières et les tasses.

On doit cesser de les utiliser ?

Ce serait judicieux.

Mais on les a utilisées tout ce temps.

Il n'a pas tort.

L'empoisonnement a eu lieu le 1er novembre ?

- Et quel jour sommes-nous ? - Le 5 décembre.

Cette vaisselle a été utilisée pendant tout ce temps,

et lavée après chaque usage.

Même si c'est une fois par jour,

chaque tasse est passée dans un lave-vaisselle industriel

plus de 30 fois depuis l'empoisonnement.

Aucune personne ayant bu dans ces tasses n'est malade ?

Pas à notre connaissance.

Les chances qu'on détecte

des radiations ici... sont...

infimes.

Ce serait une perte de temps.

Je regrette.

Vous connaissiez bien M. Litvinenko ?

Vous l'aviez déjà rencontré ?

Oui.

- À Londres ? - Oui, je le connaissais.

Mais je ne savais pas qu'il m'en voulait.

Vous pensez qu'il ne vous aimait pas ?

Est-ce que vous feriez ça à un ami ?

Pour quelles raisons rencontriez-vous M. Litvinenko ?

Je me rappelle pas.

C'est vous qui demandiez à le voir ou l'inverse ?

Je me rappelle pas.

L'un de ces rendez-vous a-t-il eu lieu chez Itsu,

le restaurant de sushis ?

Je me rappelle pas.

OK. J'aimerais une réponse claire à cette question, M. Kovtoun.

Quel était votre emploi du temps, l'après-midi du 1er novembre ?

Je me rappelle pas.

On a carrément perdu notre temps.

Je pige pas les bandages.

Quel rapport avec un empoisonnement au polonium ?

Privalova va nous donner les bandes.

Enfin, elle me l'a promis.

Et elle nous tient au courant pour Lougovoï.

C'est Al Pacino qui joue son rôle ?

Lougovoï, c'est celui qui compte.

C'est le tueur. C'est lui qui était présent à la table,

qui a fait le coup.

Si on peut interroger le vrai Lougovoï,

prendre sa déposition, ce sera une preuve irréfutable.

Ils ne pourront pas nous empêcher

de l'utiliser contre lui.

Ça va ?

Tu veux une bière ? De l'eau ?

Non.

Ça va.

Continuez sans moi. Je...

Je vais appeler Clive.

OK, vieux. Dors bien.

Quel est l'impact de la mort de M. Litvinenko

sur nos rapports avec la Russie ?

Selon l'ex-ambassadeur à Londres,

les relations entre la Russie et l'Occident sont au plus bas

depuis l'effondrement de l'URSS.

Tu vas manger là ?

C'est une table, pas un bureau, autant que je sache.

- Je suis en télétravail. - Je sais.

On n'a pas de bureau.

Non, mais on pourrait.

C'est une chambre d'enfant.

Enfin, c'en est pas vraiment une.

Tant qu'il y a une chance,

même si c'est une chance infime, on s'est promis d'attendre.

- Mais pendant... - Le temps qu'il faudra.

C'est ce qu'on a dit.

On a promis.

Tout va bien ?

J'essaie de joindre Brian.

Une petite minute.

Tarps, c'est moi, vieux. Lève-toi !

Ça va ?

- C'est pas du polonium. - Mais c'était intentionnel ?

Si oui, c'était un moyen de vous faire chier.

Sans vouloir m'épancher, ça a eu l'effet inverse.

Croyez-moi.

Merci.

Bref, que faisiez-vous à l'hôtel ?

- Je cherchais à vous joindre. - Pourquoi ?

Privalova m'a dit qu'elle avait parlé à Lougovoï.

- Et ? - Vous le verrez aujourd'hui.

Il est ravi de collaborer.

Je dois filer à l'hôtel préparer les questions.

D'abord, j'ai besoin du téléphone rouge.

Pièce sécurisée

Numéro inconnu

- Timmons. - On tient Lougovoï.

On l'interroge à 17h.

L'audition de Kovtoun était une farce. Il avait le corps bandé.

Et là, c'est différent ?

- Il a demandé à nous voir. - Bien.

Tu sais quoi faire. Demande-lui ce qui s'est passé ce jour-là.

- Et quoi d'autre ? - J'enregistre.

Tu enregistres tout. Exactement.

Ça marche.

La presse va révéler que c'est une enquête pour meurtre.

- C'est pas le cas. - En interne, si.

Mais pas officiellement.

On l'a caché pour ne pas compromettre nos chances à Moscou.

Je sais.

On leur demande leur aide.

On les accuse pas. Pas officiellement.

Je sais, Clive.

Mes gars vont interroger Lougovoï

sans savoir que le monde entier

les croit là-bas sous un faux prétexte. Qui a annoncé ça ?

- C'est une fuite. - De qui ?

- Certains ne nous appuient pas. - Qui ?

Peu importe. Ce sera révélé cet après-midi.

Comment vous le savez ?

ITN vient de m'appeler pour que je confirme.

Et merde !

- Le numéro de Tarpey. - Les portables sont H.S.

Fait chier ! Il me faut le numéro de l'hôtel Belorusskaya.

Une minute.

Le numéro de l'hôtel est sur mon dernier mail.

D'accord.

Désolé.

- Tu te sens mieux ? - Oui.

Lougovoï.

Il va parler.

Ils croient tenir Lougovoï,

mais les médias peuvent tout faire foirer.

Hôtel Belorusskaya.

Brian Tarpey,

je vous prie. Chambre 614.

Sinon, Jim Dawson ou...

Oliver Gadney.

Désolé.

Aucun d'eux n'est là en ce moment.

- Puis-je faire autre chose ? - Non. Merci.

Vous avez une minute ?

Vous savez quoi ?

Tout à coup, oui.

Nos chances de trouver cette arme,

ou de détecter de quelconques radiations, sont infimes.

Dixit la fille de la Protection de la santé.

Mais je me dis que le mot 'infime"

ne veut pas dire "zéro".

Et parfois,

Parfois, dans la vie,

même si les chances de réussite sont minces,

ou si ça prend du temps,

ça vaut quand même la peine d'essayer.

Pas vrai ?

D'accord.

Qu'ils commencent par les théières.

Il vous a dit que le thé vert était dans un théière.

Y en a pas des centaines.

Chef, ça démarre.

...vers midi, aujourd'hui,

les talibans de la province d'Helmand, au sud.

C'était une enquête pour mort suspecte,

mais Scotland Yard vient de confirmer

que l'empoisonnement de Litvinenko était criminel.

Et voilà.

Les Russes ne vont pas apprécier.

Brent, trouvez-moi cette théière.

- L'entretien est annulé. - Comment ça, annulé ?

Vous avez dit "mort inexpliquée".

- À juste titre. - Là, vous dites "meurtre".

- C'est pas nous. - Si. Le gouvernement britannique.

Même si on le pense,

ça ne change rien pour Lougovoï.

M. Lougovoï ne parlera pas.

M. Lougovoï rejette l'accusation de meurtre ?

Bien sûr.

M. Lougovoï est un ami de Litvinenko.

Peu importe ce que déclare Londres ou n'importe qui d'autre,

il peut nous dire ce qui s'est vraiment passé.

Ou a-t-il quelque chose à cacher ?

Changez-vous et attendez.

Et, s'il vous plaît...

- Deux personnes. - Non, trois, cette fois.

Seulement deux agents pour parler au patient.

- On a pas demandé... - C'est la règle.

C'est lui qui a demandé à nous voir.

Vous ferez une copie de la bande.

Bien entendu.

M. Lougovoï.

Nous sommes de la police de Londres.

Nous enquêtons sur la mort d'Alexandre Litv...

La mort ou le meurtre ?

Et nous avons des questions à vous poser,

car vous étiez avec lui le 1er novembre,

le jour où il est tombé malade.

Exact ?

Quel était votre emploi du temps, ce jour-là ?

J'ai fait du shopping avec Dmitri Kovtoun.

- Je suis rentré à l'hôtel. - À quelle heure ?

- Vers 16h. - De quoi avez-vous parlé ?

Je me rappelle pas.

Ça a été un rendez-vous marquant.

Peut-être pour Sasha, mais pas pour moi.

Il a peu de souvenirs de leur entretien.

Il n'avait rien de marquant.

C'est faux, M. Lougovoï.

C'est là que Litvinenko vous a empoisonné.

Vous avez organisé le rendez-vous.

Vous avez commandé le thé à l'avance.

Il s'est assis et il l'a bu.

Pourtant, bizarrement,

au final, c'est lui qui vous a empoisonné.

Avec la substance la plus létale pour l'homme.

Une substance qu'on ne peut se procurer qu'en Russie.

Où il n'était pas allé depuis 6 ans.

On ne peut pas vraiment parler...

d'une rencontre banale.

J'ai de la peine pour Litvinenko.

Pour sa famille.

Quand j'ai appris ça, j'ai même appelé sa femme

pour lui présenter mes condoléances.

Vous savez, en Russie,

l'assassin, c'est Litvinenko.

Tuer, c'était son métier.

C'est lui qui a apporté le poison.

Et qui a suggéré ce rendez-vous.

Et c'est pas une substance létale, parce qu'elle m'a pas tué.

Regardez.

Je suis fort.

Contrairement à Litvinenko.

Il maintient que le poison venait de Sasha.

Que c'est Sasha qui a demandé à le voir.

Et que le polonium n'a aucun effet sur lui.

Question suivante.

Question suivante.

Demande-lui pourquoi le polonium a mis un mois à agir.

Voici ma question.

Pourquoi a-t-il demandé à nous voir si c'est pour se comporter ainsi ?

Je suis venu ici pour vous souhaiter bonne chance

dans votre enquête.

Croyez-moi, Brian.

Vous en aurez besoin.

C'est un tissu de mensonges.

Il n'a pas nié avoir commandé le thé. C'est important.

- Il a nié tout le reste. - Et il s'est trompé sur l'heure.

- Il serait revenu à l'hôtel à 16h. - Il était 15h30.

Le temps de préparer le polonium.

Là, Lougovoï a gaffé.

Privalova a les cassettes.

Vous aurez aussi les transcriptions.

Où est l'embrouille ?

Y en a pas. Juste une condition :

passer les prendre à leur bureau.

Pour marquer la fin de votre visite. Ça m'a paru raisonnable.

Si nous acceptons,

vous pourrez être dans l'avion ce soir.

On avance.

Vous avez pas l'impression d'être suivis ?

Au nom du procureur général de la Fédération de Russie,

voici les enregistrements de vos conversations.

Et les transcriptions de vos conversations.

Pouvons-nous faire quoi que ce soit d'autre

pour vous aider dans votre enquête ?

Merci, messieurs.

Regarde. Les photographes.

Ils se sont volatilisés.

Les Russes voulaient montrer qu'ils ont pleinement collaboré.

Comment on dit "au revoir" ?

Oui.

Ça.

Content de vous revoir, les gars.

On commence par Kovtoun ou Lougovoï ?

Si Kovtoun était un imposteur, écoutons Lougovoï.

Soi-disant empoisonné, il est arrivé relax,

comme s'il avait regardé le Grand Prix de Monaco.

Lecture.

Ça tourne.

Y a toujours un blanc au début.

Ah oui ?

Oui, en général. Avant que...

- C'est encore long ? - Avance un peu.

C'est...

Excusez-moi.

Au moins, on a les transcriptions.

C'est pas recevable.

Vous auriez pu les taper vous-mêmes.

Écoute,

t'as fait ce que je t'ai demandé.

Tu es allé là-bas,

tu les as interrogés, enregistrés, comme je te l'ai demandé.

Mets-toi ça dans la tête : cette cassette vierge

prouve qu'ils sont coupables, qu'on est sur la bonne voie.

Sinon, pourquoi ils auraient fait ça ?

Rentre chez toi et repose-toi un peu, mon vieux.

Merci.

Danger Radioactivité

Négatif

Vous êtes allés à Moscou ?

Oui.

C'était un voyage fructueux.

À présent, nous savons tous qui sont les responsables.

J'aimerais avoir mieux à vous annoncer.

Vous connaissez cet homme ?

Boris Berezovsky.

Il a tourné le dos à la Russie.

Il a aidé Sasha et nous a aidés, Anatoly et moi.

Aujourd'hui, il m'a dit :

"Marina,

"ils ont tué ton mari.

"Ils t'ont appelée pour essayer de te faire peur.

"Mais ils sont repartis en Russie.

"Ils ne reviendront pas.

"Il est presque impossible d'obtenir justice.

"Il est peut-être temps pour toi

"de profiter de ta nouvelle patrie.

"Sasha t'a offert une nouvelle vie,

"une vie meilleure.

"Va de l'avant, profites-en.

"Pour Sasha."

Et qu'avez-vous répondu ?

"Je vais y réfléchir."

Bien sûr.

"Je vais y réfléchir."

Et puis, j'ai dit non.

"On va continuer à se battre."

S'il y a une chance, même une toute petite chance...

il faut le faire pour Sasha.

Traduction : Sylvain Thébault

Sous-titrage : IMAGINE

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.