All language subtitles for L.627 (1992) French

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian Download
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian Download
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Musique mystérieuse

Musique d'action

Putain, si j'en attrape un...

Laisse tomber, c'est pas la première fois.

Déjà qu'avec la pluie, on y voit rien...

Et oui, il faudrait un dégivrage.

Le service technique comprend pas.

Ouais, ils comprendront quand je serai en retraite.

Tu parles que le mec qui a construit le sous-marin a pas fait de planques.

Alors les trois grasses, on roucoule ?

Dis Rambo, il se fait attendre le Pakistanais.

Ça commence à faire long.

Bof, ça fait qu'une heure et demie qu'on est là.

L'heure limite, c'est minuit.

- Minuit ? J'ai le temps d'en piquer une petite.

Le voilà.

*-Attention pour tous, le cousin est sorti.

Il se dirige vers la rue des Vignoles.

Bon, j'y vais.

Sifflement

Alarme de voiture

Ah, merde.

Bordel de digicode.

Alors ?

Le Pakos arrive dans une heure.

- C'est pas l'exactitude qui l'étouffe. Il a pas changé d'avis ?

- Non, t'inquiète pas. Il m'avance toujours les 50 grammes.

Mais il veut être payé dans les quatre jours.

Normalement, tu lui dois combien ?

Je sais pas, 15000 balles.

Ça fait quoi, 300 balles le gramme, c'est correct.

Ouais.

Dis, mon grand.

On a pas intérêt à laisser tomber la filoche ou tu devras racler vraiment.

- Arrête ! - Chut !

Chez lui, tu peux trouver

500 ou 600 grammes d'héro.íne. Peut-être plus.

Toi, tu vas te faire 50 grammes gratuits.

Te bile pas, c'est comme si c'était fait.

Tu restes ici, je sors le premier.

- Lulu. - Ouais ?

T'aurais 20 balles pour de la bière ?

Rire

La bière, c'est tout ce que t'as trouvé ?

T'es gonflé comme mec.

Tu vas te bouffer 50 grammes à l'œil et en plus tu vas me taper.

Tiens.

Pour le petit personnel.

Mais quel con !

Alors, c'est bon ?

Pousse, pousse, pousse.

Soupir d'effort

Ça baigne.

Le Pakos se pointe dans une heure.

*-Tulipe 4 t'appelle sur le général depuis un moment.

Tu lui as répondu ?

*-J'ai fait le mort.

C'est pas vrai, faut qu'il nous fasse chier au lieu de compter ses crayons.

*-Tulipe 55 à Tulipe 4.

Tulipe 55 à Tulipe 4.

Encore bourré. Quand on a quitté la brigade, il astiquait le zingue.

*-Tulipe 4, quand on te coupe la queue, ça repousse ?

Tu l'arroses toujours au Ricard, ta tulipe ?

Tulipe 4, 55 t'écoutes là.

*-T'as le Zum ?

Affirmatif.

*-Tu décroches, je t'attends à la brigade.

Attends, on a un dispo en place.

*-Ça attendra. Reviens à la brigade.

Il est naze, ce mec !

*-Tulipe 55 à Tulipe 4, t'as reçu ?

Sirènes de police

La fille était plus grande

que toi, non ?

Arrête, elle était plus grande que toi.

Dehors ! Dehors !

Tiens, tu l'auras pas perdu.

- Ça va pas ? - Sors ! Allez, tire-toi !

Lulu râle.

Oui, dis donc.

On va passer pour des baltringues à gueuler sur le général.

*-Ça f.ait 15 min que je t'appelle !

On était sur l'inter. On attend une livraison dans moins d'une heure.

- Je m'en fous de ton affaire ! Je veux rentrer, j'attends le Zum !

T'es dingue ou quoi ?

Sans lui, la planque est pas tenable. Rentre en métro, merde !

Vos gueules, j'entends pas !

Je te rappelle que ce Zum est affecté au secrétariat !

Le secrétariat est sous mes ordres ! C'est pas un dealer de merde

qui va me faire rentrer chez moi en métro !

Une livraison de 500 grammes de la merde, ouais.

*-Tu fais chier. Remets ton truc à demain.

C'est bien, je vais lui laisser une convoc.

Bip téléphone

T'es encore là ?

- On l'a fait marcher à quatre pattes. Téléphone

À poil et à quatre pattes.

Tout le monde rit.

- Tiens, ton Zum. Le voilà.

Tu peux t'emplafonner la gueule avec.

Ramasse.

T'as plus qu'à grimper pour aller la chercher.

Dans ton état, tu vas mettre du temps à redescendre.

Vous avez vu ça ?

Y a plus de discipline, c'est le bordel.

Les types avec le bac se croient tout permis.

Je vais lui faire sa fête à ce petit con !

Tu peux dire adieu à la brigade !

Tu vas te retrouver derrière le guichet !

Vous pouvez la secouer, ils vont pas ouvrir avant l'heure, pire que la Poste.

Le plus pire, c'est la Sécu. Après c'est la Poste.

Mais ici, c'est beaucoup.

À la mairie, ils ouvrent à l'heure, mais ils comprennent rien-

- Ouais.

Je vais prendre un café en attendant.

Je vous invite ? - Je veux pas perdre mon tour.

Téléphone

Il frappe.

- Attendez sur le banc. Y a du monde avant.

Désolé de déranger ta lessive,

mais je viens t'aider.

- Pardon ? - Je suis affecté ici.

T'es seul ?

Non, M. le commissaire est dans son bureau.

Les autres boivent leur café.

- Ah. - Lulu !

Rire C'est bien toi !

Quand j'ai su que tu venais chez nous, j'y croyais pas.

Dis donc, t'as encore grandi. - Ouais, un peu.

Messieurs, je présente Lulu, tête de lard, mais bon poulet.

Je l'ai connu à Plaisance dans le 14e, y a 15 ans.

Il savait rien, je lui ai tout appris. J'étais sa flèche comme on disait avant.

Madame. - C'est le porte-monnaie qu'on m'a volé.

- Je sais, le porte-monnaie. M. Propre.

On s'occupera du porte-monnaie.

Viens, je vais te présenter au taulier. Tu passes là.

Voilà. Oh là là, Lulu !

- On en a combien aujourd'hui ? - Onze.

Bien mené, on peut finir avant 14 h.

Oui, si l'expulsion de la rue Olivier Metra se passe bien.

Il avait menacé de se flinguer.

C'est des mots tout ça.

Entrez.

Caron, un problème ? - Tout va bien, patron.

Je voulais vous présenter l'enquêteur Lucien Marguet

qui arrive du siège. - Bonjour, patron-

- Ah oui, Marguet.

Vous tombez mal, on allait partir en tournée.

Vous le mettez au guichet.

Vous m'ennuyez, Marguet. Vous m'ennuyez beaucoup.

Mon service est pas une poubelle.

On m'a dit qu'à peine arrivé, vous voulez repartir.

- Derrière mon dos. On frappe.

Ah, la serrure. On peut y aller.

Caron. - Oui ?

Je vous confie le service.

Pas de quoi feignanter ce matin, y en a 11 dont quatre expulsions.

Maître, pour déjeuner, La Truffe ? - Très bonne idée.

Ton taulier, il a l'air copieux.

Rire

Avec les expulsions, les saisies, il double sa paye, non ?

Avec les vacations mortuaires, il triple.

Comme il fout rien d'autre, on a la paix.

Ils t'ont viré comme ça sans pouvoir t'expliquer malgré tes résultats ?

Les résultats, c'est pas ça qui compte.

Claude, tu nous remets un petit coup d'antigel.

- T'es en retard. L'antigel au mois d'août ?

Y a pas de saison, mon vieux.

Tu me diras, deux mois, c'est pas la mort.

Il a magouillé, notre Lulu.

J'ai pas magouillé, j'ai vu Adore.

Tu le connais ? il va peut-être me faire venir dans sa division.

Bien joué !

La tournée, c'est pour moi.

Ça, c'est pour moi.

- Je peux la prendre. - Voyons.

Ça va m'occuper la matinée.

- Voilà, belle enfant. - Merci.

Vous pouvez partir tranquille.

- Pour mon mari aussi, s'il vous plaît. - Bien sûr.

- Non, te laisse pas avoir. La personne doit se présenter.

- Mon mari peut pas venir. Il travaille dans la restauration.

Dans ce cas, on peut pas faire son changement d'adresse.

- C'est ça. Je te remercie. - Je t'en prie. Fais gaffe.

Je le remplis, mais faut pas le répéter. C'est pour vous.

Merci.

- C'est quel restaurant ? - Le restaurant Cantonnais.

C'est très bon. Venez ce midi, goûtez.

- D'accord. J'emmènerai ça rempli.

- Merci. - Au revoir.

Klaxon

Je m'excuse pour tout à l'heure. On s'est pas présenté.

Lucien Marguet. Enfin, Lulu.

Pierre Debanne, 39e promotion.

Dans trois mois, je serai titulaire.

Je demanderai peut-être la BRB.

Ou l'antigang. - Toi, c'est l'antigang.

Je le sens bien.

C'est la loi, il faut attendre du commissaire pour fermer.

Sinon le corps peut pas quitter Paris.

Ah, le voilà.

Bonjour, on vous attendait. Vous avez les feuilles de transport ?

Si vous permettez, nous allons procéder à la fermeture du cercueil.

J'ai rien fait, il m'a sauté à la gorge-

Je marchais tranquillement dans la rue.

On a encore le droit de marcher dans la rue, commissaire !

La première fois qu'il m'a attaquée, je revenais du Franprix.

La seconde fois, j'allais au cinéma. J'étais en retard.

Il me saute à la gueule, ce fauve. Il a un problème.

- Ce fauve ? - Oui, c'est un fauve.

Aboiements

Brouhaha Aboiements

Vous avez été victime d'un cambrioleur utilisant un forceur.

Ça laisse pas de traces. Mais côté assurance...

Leurs propriétaires ont des têtes de nazis.

Non mais, espèce de pouffiasse !

- Non, monsieur. - Je me suis excusé !

Mon chien va te bouffer ! - Calmez-vous, s'il vous plaît.

Là, y a de l'abus !

Il m'a mordu trois fois. Une fois au bras et une fois à la cuisse.

- Menteuse. - Voilà.

Le bas que je portais en soie, de chez Dior.

Dior, ça vous dit rien, à l'autre abruti. Voilà le trou.

Tu peux leur dire de résumer ?

Tu permets, je fais ce que je peux.

Bien, maintenant que nous sommes calmés, reprenons du début.

On vous a volé quoi ?

- Toute l'argenterie. Un petit secrétaire empire,

et mon téléviseur. Ça, c'est la sixième fois.

Bon.

Machine à écrire Rien d'autre à ajouter ?

Ah si, monsieur l'inspecteur.

Je connais mes voleurs.

Vous connaissez...? il fallait le dire, c'est pas la même procédure.

Quand c'est des personnes dénommées...

Dénommées ?

Je connais pas leur nom.

Vous connaissez vos cambrioleurs mais pas leur nom ?

Brouhaha Merde, arrêtez ce bordel !

Tu peux faire taire l'autre teckel ? - C'est pas un teckel-

Couinements C'est vrai, c'est pas un teckel-

- On va reprendre ça calmement.

Vous savez qui sont vos cambrioleurs, mais vous connaissez pas leur identité.

- Lulu, tu t'amènes ! Ah, t'es encore occupé.

Je voulais t'offrir un demi chez Flo.

Monsieur l'inspecteur, je venais vous voir.

M. Mirabet, j'ai beaucoup trop de travail.

J'ai confié votre dossier à M. Marguet,

c'est un spécialiste. Vous êtes entre de bonnes mains.

Euh... Lulu,

il y a Ghostbuster ce soir sur Canal +.

Si monsieur l'inspecteur vous recommande...

Ça fait trois ans qu'il s'occupe de mon dossier-

Mes voleurs sont là tous les soirs.

Ils pénètrent par les murs, ils me volent et s'en vont.

Par les murs ?

Y a pas d'autre chemin.

Nous avons tous cherché. Pas d'autre chemin.

Un petit café ?

Je crois que vous allez en avoir besoin.

- J'en ai peur. Merci. - Pas de quoi.

Bonjour, monsieur.

Téléphone il vient deux fois par mois.

Il était receveur principal du bureau de poste.

Puis un jour... La tête, quoi.

Ça, ça pardonne pas.

La vie, hein ?

Ça sonne pas, là ?

Si, j'entends bien, mais j'ai un principe.

Je laisse toujours sonner sept fois. Sinon les gens pensent qu'on fait rien.

Puis souvent, ils ont raccroché avant.

Là, ils insistent.

Téléphone

Allô.

Ah, monsieur Lucien. Une dame pour vous.

Ça doit être votre femme, elle a une voix de rousse.

Adrienne...

Oui, le moral est plutôt tristounet.

Je suis revenu à la case départ.

Il acquiesce.

Cécile, j'aimerais bien manger avec toi, mais j'ai pas beaucoup de temps.

Tu pourrais faire un effort quand même.

Je t'ai pas vu depuis l'affaire des 200 g de coke.

T'étais content ?

Plus de voiture ?

Ils t'ont mis dans un service de troisième zone.

Je prendrai un taxi.

OK, devant le Père-Lachaise.

Oui, j'ai compris. L'autre entrée, pas la principale.

À demain.

Bip de téléphone

Il gémit.

Ça va ?

Un jour, tu m'as dit que tous les dealers étaient des terroristes.

Tu le penses encore ? - Et oui, je le pense encore.

Les dealers sont des terroristes, il faut les traiter comme tels.

Il faut commencer par celui qui t'as vendu ta première dose.

T'as bien vu, tes terroristes restent jamais longtemps au trou.

Pas tous, pas tous.

Non mais, tu t'es regardée ?

Ce sont les clients qui me regardent, pas moi.

Écoute, on est dans un cimetière, c'est pas une tenue.

C'est pas ça qui va les réveiller.

Les morts bandent, je t'assure.

Quand ma mère a su que je me shootais, elle est devenue folle.

Quand t'as fait des examens ?

Non, elle s'est rapprochée de moi quand j'ai dit que j'étais séropositive.

Elle m'aime, mais elle a peur de le dire.

- Pourquoi tu vis plus avec ? - Le pognon.

Toute seule, elle joint à peine les deux bouts.

Si je suis là, faut toujours qu'elle fasse des folies pour moi.

Ma mère a plus d'espoir que moi.

- Tu manges tes olives ? - Non-Tu veux ?

T'es à l'hôtel ?

J'ai quitté y a trois semaines.

Je suis chez un ancien client.

Il est gentil.

Il a 60 ans, il me laisse tranquille.

Ah oui, je vois.

Sur la dope, t'as calmé ?

Je t'ai posé une question.

T'as calmé ?

Je suis toujours à un gramme par jour.

J'ai même un peu augmenté. On trouve que de la mauvaise qualité,

donc je dois en prendre plus.

Bah voyons.

T'avais donné ta parole.

Parole de pute ou parole de tox...

Pas de chance, je suis les deux à la fois.

Eh...

Tu vas pas m'engueuler quand même ?

Je t'ai apporté un cadeau. - Quoi ?

C'est le mec qui livre la nuit.

Je t'ai noté sa voiture et les heures où il vient.

Et le téléphone ?

Ah non.

T'es un amour.

T'es belle.

T'es vraiment belle.

Mange, je croyais que t'étais pressé.

Ah oui...

Deux cafés et l'addition, s'il vous plaît.

Non, je t'offre le resto.

Tiens, j'ai été jeté d'un service,

et maintenant je vais me faire entretenir.

- Lulu. - Ouais.

T'as quelque chose qui te reste d'une affaire ?

Même un quart, je suis pas bien, j'ai froid.

Si t'as quelque chose, donne-le-moi,

sinon je vais devoir retourner sur le tas.

J'ai plus rien, je te jure, Cécile.

J'ai tout refilé à Toulouse avant d'être viré.

Tu m'en veux pas ?

Dis pas de conneries.

Tu devrais pas bouffer si gras, c'est pas bon.

Bon, salut.

Prochaine fois, je t'invite. Salut. - OK.

Bon, passons à la hi-fi.

C'est quoi comme matériel, comme marque ?

- C'est une très bonne marque. L'assureur doit tout me rembourser.

Vous me ferez un papier ?

Bien sûr, mais d'abord, donnez-moi la marque,

le numéro de série du magnétoscope, de la télévision.

C'est quoi, les numéros de série ?

C'est ce qui permet d'identifier le matériel si on le retrouve.

En général, on le retrouve pas.

J'ai pas ça, moi.

- Personne ne les a. En attendant, vous allez me signer ça.

Vous le relisez avant.

- Lulu ! - Oui ?

- T'es là, mon Lulu. Le bureau administratif

vient d'appeler. Tu nous quittes vendredi-

- J'ai oublié les pièces d'or. Il y en avait au moins une douzaine !

Sonnette

il a des tics.

C'est pas grave, on est là pour ça.

Alors, les pièces d'or. Vous êtes sûre d'avoir rien oublié d'autre ?

Soixante-et-onze !

Soixante-douze !

Ça vous ennuie pas si je passe avant ?

- Je vous en prie. - Merci, c'est gentil.

J'arrive de suite, monsieur.

- Ça y est, Kathy. Je retourne en DPJ lundi.

C'est pour ça, les fleurs ?

Bah, oui.

Elles sont pas terribles,

c'est des fleurs de métro à Bréguet-Sabin.

Acheter des fleurs à Bréguet-Sabin, faut le vouloir.

Musique cocasse

- Pas si vite ! Je vais me casser la gueule !

Radio

Bon allez, on avance.

*-C'est la police secours.

On vous écoute.

Ça va, l'artiste ?

Au cas où tu savais pas,

les autoradios doivent être restitués à leur propriétaire

si possible en état de marche. - Où tu vas, toi ?

Putain, il me pète le matos, après ils vont me faire porter le chapeau !

Ça, c'est pour la politesse. Remonte ton froc ou t'en as une deuxième.

Compris ? - Jean-Marc-

- Qu'est-ce que tu veux ?

Suicide par défenestration, 24 rue Caumartin-

Les flics attendent sur place. - Ils peuvent pas attendre 9 h.

C'est pas parce qu'il est PDG qu'il va nous pourrir une matinée.

Son fiston a bombé la moitié d'une rame de métro.

C'est pas une garde à vue qui va le tuer.

Au pire, il sera dehors à 18 h.

Oui, il est chez nous.

On va te le monter avec la procédure.

Enfin, te fais pas de souci.

Ça va bien carillonner du côté du préfet dans l'heure qui suit. Je te laisse.

Soupir

C'est plus le 11 e arrondissement.

Le huitième et le seizième sont des secteurs minés.

Alors,

on a fait sa mauvaise tête ?

Ça fait un bail.

Je suis bien content de vous récupérer. - Moi aussi.

Pardon.

Tenez, c'est la procédure des deux fourgons.

- Jean-Marc, ton macchabée. - Bonjour.

OK, il va pas s'envoler !

Ah si, justement.

Justement quoi ?

- Le suicidé, patron. Il a voulu s'envoler.

Vous avez essayé de les loger.

Au lieu de les serrer bêtement de suite.

Bien sûr. Vous savez, ils étaient pas faciles à suivre.

- Ouais, ouais. J'ai dit essayer.

C'est-à-dire se donner du mal.

Vous direz à Bruno qu'il a pas signé les PVs d'audition.

Je veux le compte rendu de l'affaire. - Bien sûr.

Lefort !

Puisque vous êtes de bonne humeur, arrachez Plantier à son tiercé,

transportez-le sur le lieu du suicide. Vous avez deux minutes.

Vous allez voir le groupe.

Y a du chiffre, mais faut remonter la qualité des affaires.

- Comme moyen ? - Ça s'améliore-

On a eu une mobylette.

Elle roule ?

- De dos, il t'a pas loupé. Ça va faire mal.

- T'aimes ? - Oui.

Salut.

C'est ici les stups ?

Je m'appelle Marguet, je viens travailler avec vous.

Si vous voulez bien. - Moi, c'est Dodo.

Je suis le chef de ces baltringues.

Je me laisse pas faire, même pas par Manu.

Dodo rit.

- Dodo, ça va mal finir attention. T'es un âne !

- Ça, c'est Diop Mamadou. Dealer, très gentil garçon

quand on sait lui parler. Pas vrai, Mamadou ?

Salut.

Antoine Cantoni, dit Looping ou Tonio comme tu veux.

- Bienvenue, Manuel. Tu tombes mal, le chef a sa crise.

Avoue tout.

On sait que tu deales, abruti. Tout le monde nous l'a dit.

Va pas dire le contraire !

- Je te jure, chef, je vends pas. Tu dois te tromper.

Tu te fous de ma gueule ? Je me trompe jamais, tu comprends Mamadou ?

Jamais ! Jamais !

Il s'est cassé la gueule tout seul.

Alors,

t'as réfléchi, Mamadou ? C'est toi qui vendais.

Je te dis,

moi, travaille. Moi, la drogue, jamais.

T'es un sale menteur.

T'as pensé à ta mère ?

Quand chez toi, tout le monde saura

que tu vends de la drogue.

T'y as pensé un instant ?

Et ton père ?

Quelle honte pour lui !

Tu réfléchis à ça ?

Et, Mamadou.

Et Dieu, t'as pensé à Dieu ?

Il te regarde, lui. Il a vu que tu vendais.

Dieu, personne le baise. Il voit tout.

Tu vas casquer.

Tu vas casquer.

- Un café ? - Hein ? Oui.

- On court. - Pourquoi ?

Tu verras !

Putain, toujours aussi dégueulasse.

- Y a pire. - Question de goût.

Et Dodo, il est toujours comme ça ?

Oui, il est resté très jeune.

Tu seras avec moi et Vincent, celui qui sort de l'école.

- Vous êtes Marguet ? - Ouais, bonjour.

J'ai des fiches de renseignements à vous faire remplir.

Cantoni, vous aurez un franc ? - J'ai pas.

- Je dois avoir. - Laisse.

Le café, c'est mauvais pour son ulcère.

Encore le numéro de mon arme et menottes ? Combien de fois je le donne ?

Deux fois par an.

Le café, je le prendrai dehors.

Ça sent le café arrosé. Viens.

Ah d'accord, j'ai compris.

- Bienvenue au club. - Merci.

- Le numéro du seau, tu veux ? - C'est marrant.

T'as vu dans quel état t'as mis mon journal ?

Un Parisien, neuf de ce matin.

Tout neuf.

Manu,

t'as sa fouille à corps ?

- T'es miro, Dodo. Elle est devant toi.

Ah.

Tiens, voilà dix balles.

Cinq pour le journal et cinq pour le préjudice moral.

En fait, y a aussi cinq balles pour le café de ce matin.

Bah voyons.

Salut la compagnie.

Et merde, encore trop fort.

Marie, t'es pas chouette.

Je t'embrasse pas, tu pues trop.

Voilà, Manu.

Reprends ton sac !

Mon bureau, c'est pas un foutoir.

C'est pas un foutoir, deux fois en trois jours.

Non, t'es pas chouette.

- Voilà. Bonjour, toi.

- Colle-toi. Je te salue, Marie pleine de grâce.

Sale môme. Bonjour, toi.

- Bonjour. - C'est un collègue à qui ?

À nous. M. Marguet.

Chouette. Un homme de plus pour s'occuper de moi.

Pour un nouveau, c'est toujours une bise.

Merde, y a du boulot.

- T'es inspecteur ? - Non enquêteur, deuxième classe.

- T'es sous mes ordres. Je vais te faire marner.

À propos, faudrait s'occuper du Zum qui pue l'essence.

Il a failli me gerber dessus.

Dix jours que vous deviez l'amener aux services techniques.

Je me suis occupé de la caisse, la semaine dernière.

Manu, vu que tu glandes, ça t'occupera.

T'as que des conneries à dire.

Y a un détenu dans cette affaire de douille, tu l'entends,

je vais pas te tenir la main.

De toute façon, j'ai un loto à faire, donc basta.

- Ça va, j'ai compris. C'est pour nous. Merci les gars.

- C'est qui, nous ? - Nous.

C'est reparti, encore un soupirant pour toi, Marie.

Allô. Oui.

Elle mouille déjà.

Ça vole haut dès le matin.

Rire

Klaxons

Écoute-moi bien, j'entends encore ton klaxon,

je te fais bouffer ta licence.

Va coucher, connard.

Un de ces jours, je vais en buter un.

Si c'est ton truc...

Dans la police, c'est ceux qu'on pas besoin de voitures qui en ont le plus.

Ah ouais ?

Encore, t'as pas tout vu.

On en pique une ?

Klaxon

À mon avis, il est myope.

- Carrément aveugle. Quel con, c'est pas possible.

Je savais pas qu'on avait touché des coccinelles à la boîte.

Avec autoradio en plus. - C'est la voiture d'un pote.

Qu'est-ce qu'il y a pour ton service ? C'est l'heure de la coupure.

Ouais, en effet.

Ça sent un peu l'essence. - Tu passes pas des nuits dedans.

T'énerve pas, c'était pour causer.

Au dernier plein, ça a dû refouler. Faut l'aérer une bonne demi-heure.

On t'a pas attendu 20 min pour entendre ces conneries.

Oh, doucement.

René !

Voilà ma relève. Essence ou pas essence, je vais bouffer.

Laisse tomber.

Jette un œil au sous-marin, ça sent l'essence.

Bonjour, messieurs.

- Bonjour. - Salut.

Ça renifle.

Il a regardé dessous ?

Il a plutôt regardé sa montre.

- On va voir ça. Mettez-la là-bas.

Vous roulez dans l'eau de mer ?

J'ai trouvé des bigorneaux !

Bon, y a une fuite énorme dans le réservoir.

Faut immobiliser le véhicule.

Le brigadier va vous faire les papiers.

- Merde, manquait plus que ça. - OK, merci.

On frappe.

Bonjour. Oui.

On voudrait voir le brigadier pour arrêter un véhicule.

Si vous l'avez pas trouvé, il doit examiner une voiture au sous-sol.

Revenez d'ici 45 minutes.

Un brigadier de permanence doit être là en permanence.

Laisse tomber. C'est embêtant, c'était la voiture d'un patron.

- Ça va pas lui faire plaisir. - On lui expliquera.

- C'est quoi, votre nom ? - On va le noter-

Sonnerie d'appel

*-Le brigadier est demandé.

*Le brigadier est demandé.

- Voilà. - Et oui.

- C'est pour quoi ? - Une voiture à arrêter.

Celle d'un patron.

Ça, la voiture d'un patron.

On a un patron simple.

J'ai affaire à des malins.

Elle a quoi votre épave ? - Elle fuit, elle perd de l'essence.

- Vous avez fait le plein ? - Le plein ?

Oui, le plein. Je peux pas arrêter un véhicule sans le plein.

C'est pour éviter les explosions.

On va pas faire le plein d'un véhicule qui fuit, c'est logique !

- La logique, c'est la logique. Le règlement, c'est le règlement.

On doit faire le plein, donc faites le plein. PJ ou pas PJ.

- Merci. Bon appétit. - Pas de quoi-

- Aslim Saïd !

Oh ! C'est mon ami !

Ça fait bien plaisir de vous voir.

Bonjour, Marie. Bonne idée de réserver,

regarde comme c'est complet. Celle-là pour vous.

Ils sont en train de payer.

Quand il nous dit "ami", c'est qu'il a un truc à demander.

Rires

On te présente Lucien, un nouveau.

- Salut. - Bonjour, ça va ?

Il vient de la sept, vous devez avoir des amis communs.

Des amis à la sept, j'en ai !

Moi aussi, surtout un.

Un Arabe qui connaît trop de poulets, c'est louche.

- Retiens-moi ! Putain sale Français. Tu sais ce que je fais aux poulets ?

Je leur tords le cou pour le mettre dans le couscous.

C'est comme ça que c'est bon.

Regardez, des collègues.

Voilà les super flics du groupe des stups.

- Salut. - Salut.

En plus, ils ont fait un petit.

- Salut, Marguet. - On m'appelle Jaunet.

- Je m'en doutais. - Alors, c'est toi qui nous l'a fait.

Celui qui t'a fait devait pas sucer de la glace.

Ah non !

Pas mauvais.

- Non, s'il te plaît. Huit mois que tu bois dans mon verre.

Tu m'emmerdes. - Je vais te chercher une bouteille.

Tu te souviens d'un type qui s'appelle Blondin ?

Euh...

Blondin, le type qui était à la neuf.

Il croquait un bout sur toutes les affaires ?

Oui, lui. il a été arrêté l'année dernière et il a été relâché.

Tu sais ce qu'il fait ? - Il est viré ?

Pas du tout ! il est dans le 94.

Il demande dix plaques pour préjudice moral.

Et il va les avoir !

Les bœufs s'y étaient pris comme des branques.

- Antoine, je te sers ? - Oui.

- Marie ? - Putain !

Elles sont fortes, tes merguez !

Dodo.

Dodo, voiture mal garée.

Océane, va chercher la boukha.

- Laisse, t'as du champagne ? J'arrive, j'arrose.

Champagne !

Voilà une bonne recrue !

C'est pas Vincent qui rincerait la gueule.

T'as assez bu.

Tout ce qui est bu est plus à boire.

Des nouvelles de ta mutation ?

- C'est râpé. Pourtant avec l'ancienneté que j'ai...

Si t'es pas syndiqué, tu peux te rhabiller.

- Et la loi Roustan sur les cas sociaux ? T'en es pas loin.

La loi Roustan faut deux tentatives de suicide avant de sortir le dossier.

Ils reconnaissent pas les tentatives de suicide au Ricard.

Rires

il pourrait pas suivre.

Dis-moi, à part la commission rogatoire, vous êtes sur quoi ?

J'ai pas écouté la gazette ce matin !

Compte pas sur moi.

Une enquête criminelle.

Une overdose dans un bar.

C'est pas une enquête criminelle, c'est une enquête décès.

Vendre de la came, c'est criminel.

On a des plans d'appartements, mais sans le Zum,

on est dans la merde.

Et celui qu'on devait avoir en 89 ?

On l'aura en 92.

On peut se faire un plan métro,

ça nous fera une affaire pour la semaine.

Tu crois pas que c'est un peu tôt après déjeuner ?

Exclamations - Tiens, Marie.

Merci.

Bonheur.

Non, je mets le talkie d'abord.

C'est pas vrai, t'es pire qu'une chienne en chaleur.

Je fais équipe avec Lulu. - Merde, j'ai pas mon équipement.

Tu l'aurais pas mis.

Pars devant, fais le point.

T'es un mulet, on t'a dit que dans le métro, c'est pas possible.

Putain, ce truc, ça tape.

Ça commence bien.

- Madame, que voulez-vous ? C'est la jeunesse.

- C'est pas à nous de faire ça. - Pourquoi ?

Dodo !

Tu trouves ça pas mal ? T'en penses quoi ?

- Quand t'as rien, c'est mieux. - Ah ouais ?

- On fait un joli couple. - Faut voir.

Tenez-vous tous la main.

Écoute Antoine, je comprends rien à ce que tu dis.

Marie,

*dis aux autres de changer de quai, ça mate de partout.

Reçu.

Vincent et Manu, allez sur l'autre quai.

On va se poser près du plan.

Il est où le dealer ?

On aurait pu s'entendre avant.

Donc, Dodo, il fait pas couleur locale.

Le rasta au bonnet a pris le pognon aux deux toxs à côté de moi.

*Dés qu'elle revient les livrer, on les arrache. Reçu ?

C'est OK.

À tous, vous avez vu, le grand black a pris le billet. Reçu, Manu ?

Le black sur ton quai.

Tu reçois, Manu ?

De ton côté, arrache le banquier avec Vincent. Reçu ?

Le petit noir tout en jean ?

Bravo, t'en as identifié un.

La totale, ça fait combien de blacks à serrer ?

Deux, mais t'en auras un de ton côté !

Pleurs d'un bébé

Celui qui traverse, on en fait quoi ?

Police !

Laisse tomber Manu, ça va dans le tunnel-

- Putain !

Viens, on tente !

C'est pas la peine, ils vont être loin.

Et un black dans un tunnel...

- Alors, on fait quoi ? - On va se coucher.

Bonne nuit.

Musique douce

Et merde, une overdose.

- On se casse ? - T'es vraiment con.

Elle respire.

Finis les raviolis, tu vas pas laisser ça.

Tu me prends pour un bourricot.

Je sais pas ce que c'est !

On l'a trouvé dans tes chaussettes.

Giscard ou Mitterrand,

tous les députés sont pas venus ici pour leurs saloperies.

Vous allez me faire chier pour 50 g d'héro ?

Il est con, lui.

Il va me foutre sur la gueule.

- T'es médium, toi. - Looping, donne le scellé.

Merci. - T'aimes ?

Tiens, regarde.

C'est pas le moment.

Vous avez arrêté Mesrine ?

Radio indistincte

*-J'écoute.

*-Véhicule 370-Hôtel-Yankee-Xray,

pas signalé volé... - Merci.

- On se fixe quoi comme limite ? 21 h, ça va ?

Je m'en fous, y a que le radiateur qui m'attend.

Je t'en supplie, parle pas de radiateur.

Le congélo, alors.

- Looping, regarde. Regarde le mec-

Celui qui vient d'arriver en bleu.

Avec les pochettes. Je crois que c'est lui.

- T'es sûr de toi ? - Je sais pas.

Il a l'air de coller au signalement.

Radio indistincte

- Là, voilà. Putain, je l'ai bien !

Je vais le montrer au cousin un de ces jours. On sera fixé.

Où t'as appris à filmer ?

J'ai préparé le concours de l'lDHEC.

C'est l'école du cinéma ?

Si.

Je l'ai loupé.

*-Michel, tu peux nous rejoindre sur le 12e ?

*-Ouais, je voulais monter. Ça commence à bouger de ton côté.

*-Affirmatif.

Oh putain.

T'as vu comme elle est cassée ?

*-Mais parle !

*-Didier est avec toi ?

Bon, dis-lui de nous rappeler.

- Ça, je filme pas. - T'es con, c'est bien.

- On va se faire un pastis. - Non, je préfère un café.

Un café à 10 h, t'es titulaire, tu peux prendre un apéro sans honte.

Sers-lui un jaune,

faut qu'il s'y fasse. - Y a du taff, les PVs se font pas seul.

- Y a plus une machine de libre. On va pas taper dehors.

Squattez les bureaux de la nuit.

Va, bois tranquille.

- Première, deux. Voilà !

Non, celui-là était après !

Alors, il manque une feuille.

- Ah bon ? - Oui.

- Attends, je m'en occupe. Radio

Encore un film de cul ?

C'est pas la rue Mhyra ? - Non, les Champs-Élysées.

- Pour la visite des poumons. Tâchez d'y aller cette année.

- Putain, ça rend bien ton truc. - Tu vois, là.

Super.

- J'avais jamais vu un mec dealer. - Ça vous plaît ?

- C'est vous qui avez filmé ? - Ouais.

Merde. Faudrait projeter vos images dans les écoles de police.

On a un deuxième ici.

- Je vais en parler à Adore. Il va être intéressé.

T'as eu ton petit succès.

Je trouve ça navrant d'avoir besoin de ça pour découvrir un dealer ;

Tu le reconnais, lui ?

C'est ce qu'on a filmé hier soir.

À propos, il manque une fin de garde à vue.

Je la termine.

Une page pour une fin de GAV ?

Chacun fait comme il veut. Je note toutes les heures où on l'a entendu.

- Pourquoi tu t'emmerdes ? Personne les lit.

Viens plutôt voir ça.

Bonjour, la moquette, c'est où ?

T'as commandé de la moquette, Marie ?

Bah oui.

Pure laine, gris chiné pour aller avec les rideaux. On m'a dit ici.

Non, pas ici, c'est à côté.

On a une tête à marcher sur de la moquette ?

Ah, il pleut.

Cette fin de GAV, c'est fait ?

- C'est loin ? - À côté de Tati.

- Lequel ? - Tu verras, surprise.

On a trop de jardinières, une ou deux, ça vous intéresse ?

Pourquoi pas, c'est gentil.

Sur quoi vous bossez là-dedans ?

On fait de la prospective sur la délinquance dans les ZUP.

Puis après ça, on attaque Les Minguettes.

- Ah ouais ? Vous y allez comme ça aux Minguettes ?

Mantes-la-Jolie, c'est prévu ?

Allez, viens, bon courage.

Coups réguliers

T'arrêtes jamais.

Merde, le con !

Je t'avais dit, pas la cinquième marche.

Tu l'as pas dit fort.

Ça m'amuse, mais les autres, tu vas les tuer.

Tiens, ferme la porte derrière toi.

C'est bien que tu voies Alimata.

Ça va lui faire un contact de plus dans le groupe.

Les heures supp sont pas payées.

- Tu me fais pleurer. Allez viens.

C'est le soir du porno sur Canal +.

- Elle est très méfiante, Alimata. Comme tous les Africains-

Faut d'abord qu'elle t'adopte.

- C'est pas vrai ! Ça pue la merde, non ?

Une légère odeur, oui.

T'es sûre que ta cousine habite là ?

Qu'est-ce que tu fais là ?

On est des amis d'Alimata.

Salut, tu vas bien ?

Ah, Lulu !

C'est maintenant que tu arrives.

- Dis donc, ça pue le gaz. Tu vas tout faire sauter.

T'en fais pas. Si ça devait sauter, y a longtemps ça l'aurait fait.

- Mafé ? - Mafé pimenté comme tu l'aimes.

Alors, tu m'amènes enfin la jeunesse.

- Oui, je te présente Antoine. On fait équipe-

Si je suis pas là, tu peux lui parler.

Bonjour.

Dis Alimata, faut que je te montre quelque chose.

Tu vas coller ton œil au viseur.

Tu vas me dire si le type que tu vois, c'est celui dont tu m'as parlé.

Rire

il est tout petit, ça peut pas être lui.

Mais ça lui ressemble.

- C'est lui ou non ? - Si, c'est lui.

- C'est bon. - Ah, le cinéma-

il y a des choses que je comprends pas.

T'es grand, t'es petit.

C'est de la magie, voilà.

Lulu, tu connais déjà ma fille, Couliba.

Bien sûr, on s'est déjà vu.

Bonsoir.

Ton ami veut ma fille.

- Qu'il aille à côté. - Ah non.

Si, si.

Il sera pas déçu. Couliba, bonne petite.

Ah non, mais j'en doute pas.

Dis quelque chose.

- Qu'est-ce que tu veux que je dise ? Il faut pas vexer Alimata.

Puis, c'est mieux que le porno de Canal +-

Tu verras.

Vite fait alors.

Pas vite fait, bien fait.

Musique mystérieuse

Musique triste

Cent la pipe, 200 l'amour.

- Pour causer, c'est combien ? - Ce que tu peux être con.

Tu bosses ?

- Je bosse pas, j'ai fini. J'aime bien sortir la nuit.

Tu pourrais m'embrasser, j'ai pas la rage.

- Non, t'as le SIDA. - Je suis séropo, c'est pas pareil.

- Allez, monte. - Oui.

Je me paye ça avec une copine. Ça pue la clope.

J'ai trois nuits de retard.

Hop, par-dessus les moulins.

Laisse tomber, j'ai rien demandé.

Je sais, ça me fait plaisir.

J'aime bien quand tu me regardes.

Tu aimes ce que tu vois ?

Dis-moi ce que t'aimes.

J'aime.

T'es jolie. T'es pas trop mal pour une tox-

- Regarde pas mes bras.

T'as bien bossé ?

Tu vas pouvoir te payer deux grammes. Trois ?

Tais-toi, oublie tout ça juste une minute.

Regarde-moi.

J'ai froid, viens.

Voilà, je te regarde.

J'en ai marre de dire des conneries. T'es maigre.

Tu vas crever, alors arrête ! Arrête cette merde !

Cécile, arrête. - Tu sais que j'y arrive pas.

- Tu peux, essaye nom de Dieu ! Remue-toi le cul.

- C'est un cercle vicieux. Si j'ai rien, je peux pas me prostituer.

J'en prends pour faire ça et je fais ça pour en prendre.

J'arrive pas à en sortir.

Crève, tiens.

La porte claque.

Chant d'église

Affreusement rasoir, le sermon.

Le prêtre est un cousin de ma femme, alors...

Vous savez aller au château ?

Je vous réglerai là-bas. Comme convenu, 2000.

- Deux mille cinq. - Deux mille cinq.

Vous prendrez bien la mère, elle a 94 ans,

c'est peut-être ses dernières images.

Et la pièce montée, ma femme l'a conçue.

Je ferai un gros plan.

Parfait.

C'est une Panasonic 650 C ?

Oui.

Brouhaha

Cher ami, j'aurais besoin d'un service.

Venez filmer la table à côté, j'ai une fille à emballer.

Vous allez dire que c'est pour la trois, ça m'arrange.

- Ça enregistre l'image et le son. - La technique et moi...

C'est bien, c'est bien.

Ton matériel, je t'ai dit qu'il gênait le service, bon sang !

Ça faisait longtemps qu'on t'avait pas vu.

Tu bosses toujours pour Soirée Assistance ?

- De temps en temps. Là, je bosse pour mon compte.

- Dépêchez-vous, ça va être le gâteau. Dépêchez-vous !

- Tu prends combien ? - Cinq mille.

Avec un montage et illustration sonore.

Tu bosses à la télé ?

Le gâteau des mariés dans deux minutes !

Oh merde, deux minutes !

Musique champêtre

Touches d'un clavier

Enlève la chaîne autour de ton cou.

Et la bague aussi.

Laisse tomber la bague.

Téléphone

Tiens, tu signes en bas.

Tu lis avant.

Allô, oui.

Ah, c'est toi.

Non, je suis occupé, j'ai une petite affaire-

Et la petite, comment ça va ?

Ah bon ?

Je te rappelle, je te promets. À tout à l'heure, je t'embrasse.

C'est quoi, l'article L.627 ?

Un article du code de la santé publique,

on doit te faire examiner par un médecin toutes les 24 heures.

Tu sais qu'en matière de stup, ta garde à vue peut durer quatre jours ?

Ah.

Il fait quoi ton toubib ?

Il fait rien, il t'examine, c'est tout.

Si t'es pas bien, il te file des comprimés.

Donne-moi la moitié de la dose.

Ça se verra pas.

C'est avec mon argent que je l'ai achetée !

C'est le black qui vend, pas moi !

Allez signe. On verra après.

T'inquiète pas, tu pars que dans une demi-heure.

Ah, c'est pas vrai !

- Si, on se marre ici. Allez, rentre, je vais te mettre au sec.

Merci, ducon.

Brouhaha

- Vos gueules, merde ! C'est fini ce bordel ?

La ferme !

Dis, tes gus me foutent une tête comme ça !

- Je suis sourd. - Dépêche de les déférer.

On se dépêche.

Alors, Marguet !

- Oui, M. Longuet. - Vous avez pas rempli les fiches.

- Et non. - Alors venez.

Vas-y sinon c'est toute l'administration qui va te saouler.

Bon les gars, on se détend, respirez un petit peu.

- Je veux pisser. - Ça va venir.

C'était quoi déjà ton surnom aux Plaisances ?

Tranxène 50.

Ouais, c'est ça.

Tranxène 50.

Les collègues de la quatre l'ont baptisé comme ça. il était sur les nerfs.

Faut dire que t'en as usé plus d'un, toi-

Toujours enquêteur ? - Et oui.

Pourquoi tu passes pas les exams ?

- Je révise. - Ça serait mieux pour la retraite.

Au fait, la direction a appelé.

Ils veulent un volontaire

pour le stage de tir du 17 au 24.

Ils sont bien gentils,

mais on va pas faire tous les groupes pour un volontaire.

Tiens, vous, Marguet.

- Vous êtes partant ? - Euh, oui bien sûr.

Je l'ai fait y a deux ans,

mais c'est pas grave.

- Vous avez besoin de moi ? - Vous partez au courrier ?

Récupérez des jeux de plaques pour nous.

- Bien chef. Rien d'autre à prendre ?

Vous attendez quoi, planqué comme ça ?

Je voudrais une voiture, en plus du courrier y a des CVs.

Oui.

Oui, je vous ai appelé ce matin. Je suis pas content.

Dans vos stats, y a pas une addition qui tombe juste.

J'ai pas de bagnole.

Allez taper un groupe, démerdez-vous.

Non, non. Je dis bien pas une.

Qu'est-ce qu'il veut que j'aille taper dans les groupes ?

Je vais me faire jeter. - Tenez Raymond.

Vous pouvez déposer ce pli au cabinet du directeur ?

Je veux bien, mais j'ai pas de caisse pour le courrier.

Prenez la mienne, les clés sont sur mon bureau.

- Je vais les chercher. - Oui, vous pressez pas.

Alors, Marguet.

Le sous-marin a pris l'eau ?

Claude, on a plus de feuilles de congés.

Il m'en faudrait 20.

Venez pas nous emmerder avec vos congés.

Vous arrêtez pas d'en prendre.

J'espère que vous posez pas du 17 au 24, vous serez en stage de tir.

Vous êtes bon tireur au moins ?

- Vraiment pas terrible. - C'est pas grave.

- Vous irez quand même. - Même à jeun.

- OK, merci. - Tu parles d'un examen médical.

Il a duré cinq minutes. - Assieds-toi.

Ça, c'est pour nous.

Et ça, c'est pour toi. T'as le compte.

Qu'est-ce que je t'avais dit ?

Tes comprimés vont rien faire, c'est de la merde.

Parce que ce que tu te mets dans les veines, c'est bien ?

- Avec elle, je suis bien. J'oublie cette putain de vie.

Regarde mes bras.

J'en peux plus, j'ai plus une place où me piquer.

Même mes doigts y passent.

Je peux me faire jusqu'à six shoots dans la journée.

Tu me fais marrer avec tes comprimés.

- Bon, tiens, prends ça. Ça va aller mieux.

C'est de la merde.

Tout est de la merde.

T'as du blé pour bouffer cette nuit ?

Allô Kathy, c'est moi.

J'ai presque fini. Ouais, j'arrive.

Hein ? La petite, ça va mieux.

Bon, d'accord.

Tiens, prends ça. Attends, quitte pas. Prends ça.

T'inquiète pas, on se remboursera. Un instant.

Notre bébé dort.

Musique dramatique

Quand Karine aura 11 ans,

tu me promets qu'on quittera Paris ?

Tu me promets ?

Qu'est-ce qu'il y a, Kathy ?

Y a des moments, j'ai peur.

J'ai peur.

Mais, moi aussi.

Embrasse-moi.

Musique dramatique

Ça fait 30 min qu'on attend, le mec va pas redescendre.

Possible.

Putain, je sens que c'est mal barré.

Marie, t'es sûre qu'il a pris la monnaie ?

Y a pas de malaise, c'est le mec en vert.

Pas de malaise.

J'ai pensé qu'un café

vous ferez plaisir.

Merci.

Non, merci.

Merci.

Alors, vous l'avez toujours pas attrapé ?

Pas encore.

- J'aurais aimé être de la police. C'est passionnant, non ?

Qu'est-ce qu'il faut comme études ?

Des études ?

Il ressort.

Y a contact.

Ça y est, il les a.

*Lulu, c'est dans sa bouche.

Ils vont arriver rue du Département-

- Marie, je prends le black en piéton.

Manu suit le black,

on va s'occuper des deux toxs.

*-On vient de serrer les toxs c'est positif.

Reçu.

Manu, on va le taper sur le pont SNCF.

*-Reçu.

Eee

Police ! Bouge pas !

Bouge pas ! - Ça va, c'est bon.

Il avale !

Il avale !

Allez !

Arrête avec ton arme, c'est lui qui faut braquer.

Ça vient, ça vient. il dégueule.

Dégueule !

Tape dans le ventre.

- Il va cracher putain ! - C'est bon, ça vient-

- Ça vient, Lulu, ça vient !

- Encore, encore. Allez !

Vous pouvez le ramener.

Allez, on va au commissariat.

Je vais ramasser la merde.

- Ici, tout le monde traîne. Y a rien à faire. Regarde autour de toi.

On peut rien faire.

C'est dégueulasse. Mon f.rére a f.ait des bêtises,

comme tout le monde. Qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse ?

Je savais que ça arriverait.

Flic en banlieue, c'est la punition.

Elle pleure.

Tiens, voilà notre ministre. Tu peux couper, on sait ce qu'il va dire.

Je mets un peu de curry dedans, c'est vachement bon. Ça donne du goût.

- Hum. - C'est bon, hein.

T'arrives à supporter ces excités ?

Pris individuellement, ils sont pas mauvais.

Pardon, mais au bout de quelques années,

l'administration met les formes.

Ça y est, c'est bon.

Je suis sûr qu'avec le casque de Kathy, ça va marcher.

Allez, on essaie. - Je passe en inter.

Antoine, il adore son job.

Vas-y, Antoine.

*-Tu m'entends ? - lmpec, ça marche.

Même dans la cuisine, il vous faut une radio.

Looping, viens chercher des plats, tu seras plus utile.

La première voiture que j'ai eu en entrant dans la boîte,

c'était une Talbot Horizon rose.

- Rose ? - Ouais !

Rose fuchsia. Tu pouvais pas les louper, y en avait tout une série dans Paris.

Même les voyous se foutaient de notre gueule.

Elle a raison, c'était la grande parade.

La mienne était vert fluo.

Vert fluo ! Qu'est-ce que tu veux faire avec ça ?

Je me souviens, je faisais des constats chez une plaignante.

Elle était à la fenêtre, moi je notais.

D'un coup, elle dit, c'est marrant la police enlève la police.

Je regarde dehors, je vois ma bagnole

sur le plateau de la fourrière. Y avait qu'eux pour pas les reconnaître.

Musique lente

C'est long, t'aurais pu couper.

C'est pas de ma faute, le curé s'emmerde.

Bon, je couperai là, voilà.

T'en penses quoi de la mariée ? - Pas mal. Mais t'as vu sa robe...

On dirait que c'est fait dans des rideaux.

Maintenant, on déguise une mariée en rideaux.

Pour l'entrée, comme musique,

j'ai sélectionné les Koka Média.

Tu rigoles, pour 5000 balles, je mets Wagner.

Le voilà.

Musique mystérieuse

T'es fou,

pourquoi tu me donnes rendez-vous ici, tout le monde me connaît.

Commence à pleurer, tu l'as choisi.

- Je te jure, Lulu. Elle fait poulette, ta caisse.

Tu marques "police" dessus, c'est pareil.

- T'accouches. - C'est qui ?

- Lui, c'est Antoine. - Je peux parler devant lui ?

- Oui, tu peux parler ! - Salut.

Roule, on va me repérer !

T'accouches ou tu gicles.

Y a un mec de Sartrouville qui monte demain avec 50 g.

C'est du gâteau.

Il a une fausse carte de séjour. Je lui ai faite-

- T'as le lieu, l'heure ?

Bien sûr ! Demain, 7h30, à la sortie du métro place des Fêtes.

Si tu veux, je viens avec toi. - Ouais, tu viendras.

J'y serai.

Vas-y, roule !

*Quatre, sept, deux.

Antoine a appelé, demain 7h30 pour 50 g.

Il a pas trouvé un plan plus tôt encore ?

Tu peux faire un effort.

Qui va amener mes gamins à l'école ?

Fallait faire comme moi, pas de femme ni enfants.

- Ta gueule. - Vous avez les clés du Break ?

Décidément.

- T'as du 38 ? - J'ai toutes les tailles.

Ah, génial !

*-Quatre...

*-Allô. *-Marc, c'est moi.

T'as les cassettes ? *-Pas avant jeudi.

*-C'est pas vrai, écoute !

- Marie, Vincent. Tu peux monter vite ?

Je trouve plus mes menottes !

Allez !

- Pré au 104-201. *-On t'écoute.

Rejoignez-nous vite au point Tango-

*-On est sur place. Tu passes sur les petites.

On est posté à côté, qu'est-ce qui se passe ?

Apparemment, l'ltalien va recevoir une grosse quantité.

Il a rendez-vous dans le square. Reçu ?

*-OK, reçu.

Antoine, Lulu, mettez-vous dans le lycée en face.

Vous aurez un bon point de vue.

*-Reçu.

C'est là.

Vous voulez me remontrer votre carte. - C'est un plaisir.

On touche pas, plaisir des yeux seulement.

- Vous êtes du quartier ? - Non, pas vraiment.

- J'ai un neveu comme vous. Il est CRS.

Il vient de Brives. - C'est chouette, ça. On peut y aller ?

- Faut que j'en réfère à Mme Censeur. - On va chercher une classe.

Restez assis.

C'est bon là.

À tous, on est en place au lycée avec Lulu-Allez au square-

*-Reçu.

Qu'est-ce que je me faisais chier au lycée.

J'aime bien, ça me rappelle mes premiers flirts, surprises party.

Arrête, j'ai peur.

Messieurs.

- Bonjour, police judiciaire. On profite de votre panorama.

Que faites-vous dans cette classe ?

On surveille.

On surveille des gens dans le square. Ça va pas durer longtemps.

*-Looping, je m'ennuie de toi.

Vous auriez pu m'avertir que j'en réfère à l'Académie.

Vous avez pas compris, ça vient de se déclencher.

- Et ? Un coup de téléphone n'a jamais tué.

*-Attention, l'ltalien est sorti. Il entre dans le square.

*-Reçu.

Vous avez rien à faire ici.

Sortez immédiatement.

On sortira quand on aura fini.

M. Martinot, appelez le commissariat.

Qu'est-ce que vous pouvez nous emmerder !

Vous voulez vous occuper des gosses,

mais vous voulez pas voir les problèmes en face. Vous faites l'autruche.

Votre carte.

On l'a déjà montrée.

Voilà.

- À voir votre accoutrement... - Je m'habille comme je veux.

On arrête pas les vilains en costume. Vous voyez ce qu'il y a de marqué ?

"Circuler librement". Alors maintenant, vous allez nous lâcher les baskets.

- J'appelle l'Académie tout de suite ! - C'est ça.

Casse-toi, morue.

Laisse tomber, Dodo vient de tirer l'ltalien.

C'est bon.

Où il est l'autre ?

- Il est pas là. - Vous avez pas serré que le rital ?

- Si, c'est beaucoup ! - On attendait le grossiste !

Grossiste ou dealer, dans les stats, c'est pareil. Un bâton dans une case.

- Tes stats, je m'en fous ! On devait se faire un kilo !

À la fin de l'année, le ministère regarde les bâtons !

Un bâton à cinq grammes ou à un kilo, ça reste un bâton.

Baisse d'un cran, on nous regarde.

Fais pas chier, il serait pas venu avec ce temps.

C'est pas mon jour, je vais aux Escargots.

Pourquoi tu fais cet excès de zèle ?

Parce que je veux être riche, célèbre, passer à la télé.

Voilà.

- Bon on y va. - Je te prends à 18 h ?

Musique classique

Alors, t'as vu ?

- Vu quoi, ducon ? - Je suis à l'heure.

C'est la première fois. - C'est un scoop.

Allez, disparais.

J'ai vu le mec, il attend dans une rame pour la livraison.

- Ça change tout. On peut se les faire tous les deux.

- Vous êtes fous ? Si vous faites ça, je suis mort.

Vous voulez que je porte le chapeau ? - Allez, du calme.

Je préfère que vous serriez le livreur seul.

- Disparais, on va serrer le livreur. Démarre, Antoine.

*-C'est bon, ici ? - lmpec, on peut pas le louper-

*-Pré au 105-201.

Oui, je vous reçois.

Alors, vous êtes là ?

*-Presque, on arrive. Passe en inter.

OK, c'est reçu.

*-Salut, les loups. Vous êtes oü ?

Ça y est, on vous voit. Vous avez le cousin ?

- Affirmatif, il est avec nous. Antoine va partir en piéton.

*-C'est pour nous. On va se mettre en place.

- T'as la bougeotte ? - Non, qu'est-ce qu'il fout ?

- Ça y est, c'est lui. Il est là, c'est le mec là.

Là, celui qui est tout en jean.

C'est lui, je te jure.

- T'es sûr ? - Oui.

Attention, à tous.

C'est le rat qui a un blouson en jean avec un écusson dans le dos-

il s'éloigne de la cabine téléphonique.

OK ?

*-On le voit.

Qu'est-ce qu'ils foutent ?

Antoine, tu fais gaffe.

Fais gaffe aux lames de rasoir.

*-Reçu. Vous me rejoignez, f.aites pas les cons.

Cri

Police !

- Alors, police ! - Ta gueule !

J'ai rien fait !

Salope !

- Ta gueule ! - Salope !

Allez !

- Enfoiré ! - Allez !

Allez !

Sirènes

Alors, un permis de conduire au nom de Amrani Miloud-

Carte de séjour plastifiée au même nom.

Côté monnaie, voyons...

Un, trois, quatre... Quatre soixante-dix.

Elle est bidon, ta carte.

Pourquoi ?

Elle est bidon, regarde la photo a été rajoutée.

Elle est pas rajoutée la photo !

Y a toujours des problèmes en France.

On t'a pas demandé de venir !

Le problème, c'est toi. Ferme ta gueule et baisse ton fûte.

Allez ! Allez !

Tes chaussures.

Merci bien.

C'est quoi ?

- C'est mes économies. - T'as dit que tu travaillais pas.

Combien ?

- Douze, treize, quatorze mille balles. C'est deux fois ma paye.

Hein.

Je recompte.

On va pas passer le réveillon là-dessus.

La Marie pervenche, mets-la au placard.

Toi, enlève ton slip, tu t'accroupis et tousse fort.

Allez ! Allez !

Fais pas ton timide

à cause d'une gonzesse. Elle va se tourner.

Accroupis.

Tu te baisses et tu tousses.

Eh ben, t'en as une drôle de bête sur toi. Lève-toi, s'il te plaît.

Sifflement - Joli.

Il est bien monté, madame est une connaisseuse.

C'est pas une queue d'Arabe qui va m'exciter.

T'es drôlement économe.

- Alors ? - Alors, tout est là, tu vois.

Bon Miloud. Ta carte bidon, on s'en fout.

On veut ta source d'approvisionnement. - Je sais pas, j'ai rien à dire.

Je savais pas que c'était de la came. J'ai ramassé ça dans le métro.

Tout ça tu l'as trouvé dans le métro ?

C'est mes économies !

- Tes économies ? - Oui.

Cri de douleur - Debout ! Viens voir !

Viens ! Là !

Maintenant, regarde ! Regarde ! Tu la vois ?

- Non ! - Regarde ! Qu'est-ce qu'elle fait ?

Elle était en train de crever ! Cri de douleur

Calme-toi.

Tu te calmes !

Va prendre un café.

Tu t'es pas fait mal, au moins ? - Si.

Qu'est-ce que c'est cette conduite hystérique ?

Taper comme un fou sur un Arabe... - Quel Arabe ?

Y a pas d'Arabes que des dealers.

Jaunes, blancs, noirs, y a que des dealers. Des dealers de merde.

Va taper le PV.

Tu vois, Miloud, les économies, ça paye pas.

- Lâche-moi, Vincent. Tu m'emmerdes.

Je comprends rien. Quand t'es arrivé, j'ai cru qu'on allait bosser ensemble.

Que j'allais apprendre. - Bah t'apprends.

On vient de serrer un gars, on a trouvé 50 g,

on le garde quatre jours jusqu'à ce qu'il balance son grossiste.

- En lui tapant dessus ? - Pourquoi pas ?

On t'a appris quoi dans les écoles de police ?

Faut lui demander gentiment ?

Ou faut le menacer d'expulsion ? Il en a rien à foutre, Miloud !

Il a dû être expulsé cinq fois ! Des fausses cartes, il en a à la pelle !

Comme les hommes qu'on arrête depuis dix ans !

- C'est pas normal. - C'est pas normal ?

Qu'est-ce qui est normal ? Les filles qui tapinent à 14 ans pour de l'héro ?

Ceux qui arnaquent leurs clients avec du plâtre au lieu de l'héro ?

Le parquet qui veut pas les déférer parce que le plâtre c'est pas nocif !

Y a que le toxico qui crève. Lui, il est normal.

Les filles, on se tripote ?

Casse-toi !

Tu peux me dire dans quel cadre juridique on l'a serré ?

Tu m'emmerdes avec ton cadre juridique !

Si on veut des résultats, on est dans l'illégalité 24 h sur 24.

On a pas de moyens, on se démerde !

On va pas passer 107 ans là-dessus. On a une procédure à faire, on la fait.

Tu penses ce que tu veux,

pense que j'aime taper sur les Arabes, que je vote Le Pen même,

je m'en fous ! Je veux bosser !

- Moi aussi, je veux bosser. On a pas la même conception du boulot.

Je vais changer de bureau.

Vincent.

Change de métier.

- Je peux pisser tranquillement ? - Oui, tu peux pisser.

Ça va ?

Ça va, ouais.

Le Pastis ?

Ça va aussi.

Au fait, Nîmes Marseille, qui a gagné ?

- Marseille, 4-2. - Tout va bien, alors.

Ça baigne. - lmpeccable.

J'ai le casque pour la mobylette, discret pour les filoches.

C'est qui, le mec qu'on interroge à côté ?

Un malfaisant qu'on a serré avec de la came.

Je vais l'entendre.

- On s'en occupe. - Tu t'es levé du pied gauche ?

On s'est levé tôt, pas comme toi.

Si, c'était bien, c'est pas la question.

Je veux plus maintenant.

Ah, 30 moins le plastique, allez 28.

Mais non, Albert a rien à voir là-dedans-

Mais non, c'est moi.

Je veux plus, je veux plus.

On se revoit mais juste en copains.

Vous êtes tous pareils, les mecs.

Vous en faites une affaire personnelle.

Albert, ça fait dix ans que je le connais-

Albert, c'est Albert.

Attends, je peux pas te répondre y a du monde.

Elle soupire.

Quatre fois que je te le dis. Faut que je te dise en chinois ?

J'ai pas de compte à te rendre.

Je te dis qu'il y a du monde.

On se fait une partie de scellé ?

C'est positif.

C'est du brown. - Tu me gonfles-

- On va d'abord taper le PV.

Qu'est-ce qui a des carbones ? Les miens sont usagés.

- Pas moi. - Quitte pas.

Attends, je vais te passer des neufs.

Tiens.

Ma mère les a piqués à son boulot. - Tu la remercieras.

Merci, maman.

Ouais, ça fait quand même deux mois qu'on en réclame.

- C'est tout ? - Ouais.

Tiens, on a 60 g moins ce que je mets de côté pour nos cousins.

Oui, normal.

T'es vraiment acharné, toi.

Tu changeras pas.

Oh, écoute.

Je suis en jean,

avec une chemise bleu ciel. T'es content ?

Oh ! Rire

Un string en dentelle.

Pas noir, blanc. - Elle téléphone à Longuet ?

Liaison secrète.

Arrête.

Ouais, promis.

Je t'embrasse. Ciao.

J'ai mis du temps, mais j'ai rompu avec Pierre.

Ça s'arrose, ça !

- C'est dur. - Non, c'est bien.

C'est bien.

T'as un string en dentelle ?

Ouais, je suis assez craquante avec.

- C'est vrai. - Faut voir.

C'est vu, c'est vu.

C'est toujours occupé, y en a ras le cul.

Pourquoi tu fais des recherches sur la carte ? Elle est fausse.

Le service des étrangers est jamais disponible.

- Je vais essayer par l'extérieur. Des fois, ça marche.

Oh merde, y a pas une ligne de libre.

- 36-15 cul, bravo - On fait ce qu'on peut.

Non, pas aujourd'hui.

Ta bombe à merde, tu vas la bouffer. - Lâche-moi, je suis ton chef.

Tu nous casses les couilles avec ton minitel rose.

Y a pas moyen d'avoir une ligne.

C'est pas toi qui aurais siphonné le réservoir de mon scooter ?

Rire - Ah, l'enculé !

Elle pue, ma bombe à merde.

Enfin, troisièmement,

c'est bon ? La somme de 14000 francs, en 23 billets de 500.

- Tu veux que je t'aide ? - Non merci, on est presque au bout.

C'est pour ici les paysages floraux ?

Non, ça doit être au ministère.

Ici, on fait pousser que du cannabis.

- Et 20 billets de 200 francs. - Attends.

Qui est partant pour le plan que m'a filé Cécile ?

On a à peine fini la procédure, tu veux repartir sur autre chose.

- Attends chipote pas, Manu. On monte juste pour avoir le mec.

On te connait, on se retrouve avec 15 gardes à vue.

On peut pas laisser passer ce coup.

Je peux pas, j'ai une réunion syndicale.

On sera cinq, ça suffira.

Venez bouffer avant chez moi. Je ferai des pâtes à la sicilienne.

Ça va être dur, je dois aller voir mon cousin avec Antoine.

Ouais. Elles sont fortes !

Merde, Looping, fais un effort.

T'en as déjà marre de mes pâtes à la sicilienne ?

Je peux avoir un verre de rouge ?

J'ai des plaintes de riverains à cause de votre barbecue.

Dodo, mettez-en deux.

La voiture qu'on nous a promise, pas de nouvelle ?

Oh écoutez...

On a eu l'abonnement d'un fax sans l'appareil, alors une voiture...

Mon père me disait toujours : "Arrête de te faire remarquer."

J'ai entendu ça pendant toute mon enfance.

Résultat, je passe ma vie en planque.

T'aurais pas soufflé sur le barbecue,

j'aurais pas eu de braises dans l'œil.

- Je t'avais dit attention. - Ta gueule !

N'en rajoute pas.

C'est ces messieurs. - Ouais.

Lulu, tu crois qu'il vient cette nuit, il est 1 h du mat.

*-Lulu, je m'endors.

Il peut passer jusqu'à 3 h, on attend.

On se réveille

*un taxi vient vers vous. *-Bien reçu.

- C'est pas le bon numéro. Le nôtre est au 77.

*-Bien reçu.

Après le bac, j'ai passé plusieurs concours.

C'était ça ou l'EDF. Comme je suis contre le nucléaire...

Marie, tu tchatches encore.

Même quand je taille une pipe, je parle.

*-Reçu. - C'est bien ça.

C'est le septième client de Malika.

Tu comptes mal, c'est le septième.

Plus ou moins deux patates par mois, lui.

Ah ouais ? Deux patates peut-être, mais elle paye deux francs la chambre.

Tu me diras s'ils peuvent le faire en musique.

Avec un coup de lacrymo, y a rien de plus poilant.

Qu'est-ce qu'il fait, ce con ?

Rire - Regarde la conne !

Quel est l'enculé qui a fait ça ?

- Arrêtez vos conneries. Lulu, un taxi a déposé une pute.

Je crois que c'est lui.

Je peux la taper ta dépo, tu pourras bouffer ton sandwich.

Si j'ai bien compris, t'as taxé 4000 balles à ton client-

- Pourquoi tu t'emmerdes avec un tel mec ? il raconte n'importe quoi.

Arrête ton cirque. Va pas me faire croire que t'as gagné ça cette nuit.

OK, je l'ai dépouillé.

Appelle ce numéro, c'est un collègue à toi.

T'as vu l'heure ?

- Essaie. Sinon y a son numéro perso.

Musique mystérieuse

Attention, il va tourner à droite. Reçu ?

Antoine,

passe devant, il m'a assez vu.

Mets-toi en veilleuse, il va te repérer.

Je t'emmerde.

Il tourne à droite.

- Je vais faire demi-tour. Je passe derrière Dodo.

Ça se pose.

La fille descend, je le double.

Il fourgue de la came à combien de putes ?

Au moins une vingtaine.

Dès qu'il démarre, je prends.

*-OK, bien reçu. - Ça repart-

Les baltringues, faut pas lâcher le Grenoblois-

*-C'est toi qui le suis.

Il tourne à droite.

Je continue tout droit. Poil au doigt.

Reçu, je prends.

Merde, il tourne à gauche.

*-On est sür que c'est pas Fabius.

Antoine, ça se pose à gauche.

*-Reçu, Lulu.

Antoine, je me gare.

*-OK, je f.ile tout droit.

Eee

- Alors ? - Ça y est, c'est logé.

34 rue Ambroise Crozat.

- Ah. - C'est qui, ça ?

- Ma femme. Faut que je la rappelle. Où y a un téléphone ?

Conversations indistinctes

Tiens, encore toi, t'aimes ça.

Ah, te voilà.

T'en as mis du temps.

Je suis pas payé pour ça.

Salut, Marguet. - Saintounge.

Qu'est-ce qu'elle a fait comme connerie ?

Elle a taxé un de ses clients de 4000 balles.

Ça va pas ! Dans les 4000, y a ce que j'ai fait ce soir plus sa passe.

Calme-toi, je suis pas dans ma brigade.

J'aimerais t'y voir, on lui rend ses sous, pas les miens.

Je lui ai pris 2600 à ce connard.

Vous allez pas prendre la parole de cette traînée pour argent comptant.

Calmez-vous, on va faire ça dans l'ordre, calmement.

Primo, vous étiez content de passer un moment avec elle.

Il arrivait même pas à bander.

Ça suffit, Cécile !

Deuzio, y a litige sur la somme dérobée, on va placer ça sous scellé.

La justice vous convoquera. Vous portez plainte ?

- C'est obligatoire ? - Ah oui.

Je suis marié.

Un problème ?

Le patron de permanence est d'accord.

Je t'ai fait un PV disant que je te transfère la procédure.

T'es vraiment sympa.

C'est gentil de m'avoir appelé. T'as le temps pour un jus ?

Non, trop de boulot.

Allez, ciao.

En route, ma grosse.

J'arrive, deux minutes.

Fallait mettre des mocassins.

Tu vas me faire attendre dans la cage.

T'es en garde à vue, je vais pas t'inviter chez moi.

Pourquoi pas ?

Tu me fais pas rentrer là-dedans !

Tu m'emmerdes, Cécile !

Allez, viens !

J'ai parié 55 sur Marseille, ils ont perdu.

- C'est vraiment dommage. Allez, avance.

Ça te va, là ?

Ouais.

Tu sais, le lit...

- C'est ton bureau ? - Ouais.

Sonnette

Quand je travaillais en intérim dans des boîtes nazes,

j'ai jamais tapé sur ça.

Vous savez qu'il y a des machines à boule ?

On le sait, mais ils en veulent pas.

- Pourquoi ? - À cause des grèves.

Je croyais que vous aviez pas le droit.

- À cause des grèves d'électricité. Andouille.

Tu perds ton temps avec moi.

Je sais pas.

- Je fais que des conneries. - Oui.

Je te promets plein de choses et je replonge.

Un jour, tu feras une connerie si grosse que je pourrais pas t'aider.

- Je t'aurais rien donné. On a même jamais fait l'amour.

Oh, ça...

C'est aussi bien comme ça.

J'arrive pas à m'arrêter.

Je suis trop molle.

J'en ai vu crever autour de moi...

Je suis plus allée à des enterrements que des mariages.

Tu te souviens quand on s'est rencontré ?

Je m'étais fait serrer par les képis,

j'avais mis ma came derrière un radiateur.

Tu l'avais repéré. Pourquoi t'as rien dit ?

Pour que tu la reprennes en partant, pardi.

Avec ton numéro de téléphone sur la dose.

Et oui.

C'est comme ça qu'on se fait des indics.

Salop.

Y avait autre chose, avoue.

Y avait autre chose, Lulu.

Bah d'accord, tu t'emmerdes pas.

T'aurais pu prendre le Zum pour ça.

Ça permet plus de choses.

Qu'est-ce que tu fous là ?

Il est bientôt 9 h.

Y a un message pour toi, ça semble urgent.

Cécile.

Oh merde.

C'est arrivé quand ? - Je sais pas.

Allô ? C'est toi ?

Je suis un pote à Willy, je peux lui parler ?

Il a raccroché. Essaie de l'identifier.

On va y aller à trois, c'est urgent.

- C'est un cousin ? - Un bon.

Je peux faire un coup de toilette ?

C'est pas un hôtel.

- Je parle pas à toi. Je peux ?

Mais l'autre !

T'entends ce que dit la patronne, non.

Vous rangez pas trop. Comme d'habitude.

Viens, on va se toiletter dehors.

- C'est pas ce que tu crois. - Je crois ce que je vois.

Justement, t'as rien vu.

Vide les baignoires et rempli le lavabo en huit lettres.

- C'est un classique, entracte. - Bravo.

On se fait un Risk ?

Manu, Dodo, on a un truc urgent.

Nous aussi, ça risque de prendre la matinée.

Ah d'accord.

D'accord, surtout changez rien.

Même à dix balles, je fais pas un client.

- Ça peut attendre un petit moment. Je te dépose.

- Non, j'ai envie de marcher. - T'es sûre ?

Klaxon

- Lulu. - Oui ?

T'as un peu de pognon à m'avancer ?

- Il me faudrait plus. - T'es passée à trois grammes ?

C'est pas ça, je te jure, mais il me faudrait plus.

Ça suffit, je te connais.

En plus, on m'attend. Faut que je file.

Salut.

T'as pas d'amis, t'as que des indics !

- On le sait qu'ils sont là ! - Puisque je vous le dis.

Y a pas de Willy ici. Je prends que des touristes.

J'ai eu trop de problèmes avec les blacks, c'est fini-

- Montre-moi ton registre.

Tiens, fais gaffe je sais pas où est Céline.

Elle est en bas.

Alors, tu m'as oubliée ?

Tu m'avais promis que tu repasserais et plus rien.

T'as pas aimé ? - Oh si, c'était très bien.

Dis donc, je cherche les blacks, tu sais où ils sont ?

- Y a deux Sénégalais à la 24. - Non, c'est pas des Sénégalais.

C'est un homme et une femme.

Ceux-là sont à la 41.

Depuis quatre jours.

T'es un amour.

- Et pour mes papiers ? - Ça roule.

C'est là ?

Pas net, le mec.

- C'est qui ? - Le pape.

Salut. Je te présente Marie, une collègue à moi.

Dis donc, ça fait trois mois que je te cherche.

T'as disparu depuis le Pakos.

Le coup du Pakos, elle est pas mal celle-là.

Tu m'as foutu dans la merde !

J'ai dû quitter le squat depuis on galère.

- T'as quitté le squat, j'ai été viré. Tu vois, on est à égalité.

Un partout, balle au centre.

J'aère un peu.

Bon, qu'est-ce qui se passe ?

Moi, rien. C'est pour Philomène.

Qu'est-ce qu'elle a, Philomène ?

Qui c'est qui t'as fait ça ?

- C'est lui qui m'a fait ça ! Il est devenu fou, il voulait me tuer.

Tu vas pas bien ?

- D'accord, c'est moi. Mais elle dit pas tout !

Tiens, regarde. T'as vu, t'as compris ?

Ça fait trois jours qu'elle fait ça en cachette.

T'es malade !

Fumer de l'héro, ça me faisait plus rien.

Dis-lui, Lulu.

Y a plus que ça pour me calmer. - Ouais, c'est ça.

Recommence et je vais faire ça à ma manière !

Arrêtez votre bordel, vous allez ameuter tout l'hôtel.

Elle a raison, tu la boucles maintenant.

Philomène, tu sais ce qui va t'arriver si tu continues.

Dans trois semaines, ils te lâcheront.

Tu comptes pas sur moi pour te récupérer dans le caniveau.

J'ai essayé d'arrêter.

Va à Marmottant.

T'as déjà essayé de trouver une place là-bas ?

On va essayer de s'en occuper aujourd'hui.

Tu te calmes. Appelle-moi et je te dirai si elle peut se présenter.

- Je t'appelle à 16 h. Je te préviens

si elle recommence ! - Ça va-

- Même quand tu te shootes, le vol à l'étalage ça reste bonnard.

- Ça marche pas mal. - Tu les vends aux tapins ?

Oui, un parfum de 500, je leur fais à 200.

Vas-y, Lulu. Prends-en pour ta femme.

Toi aussi, sers-toi. Ça me fait plaisir.

Bon, Marie, on y va.

Fais gaffe avec Philomène.

Je te rappelle que c'est toi qui l'as initiée.

- En attendant, va à la 24. Tu seras pas venu pour rien.

Psst !

Police !

Salopard !

Allez ! Allez !

Cri de douleur

- il m'a mordu, ce con ! Connard ! Enculé !

Lulu ! - J'arrive.

Connard ! Lulu !

Connard ! Petit con ! - Laisse tomber.

Tu vas me le payer.

Tu vois, quand on cherche, on trouve.

Hein, mon pote.

J'attaque le Québec

avec mes trois armées.

- Non, pas le Québec ! Merde. - Cul sec.

Oh putain.

Rire Je le garde ! Je le garde !

On a aucun plan ?

Hein ?

Hop-là, j'envahis le Groenland.

- Avance, connard. Assieds-toi là.

Pour une fois que je gagnais.

- Tu saignes vachement. - Merci pour le coup de main.

Non, c'est du ketchup.

Dis donc, on vient d'empêcher Dodo d'envahir le monde. Y aura baston.

Dans la famille Grand Connard,

on a tiré le rasta de Filles du Calvaire.

T'as vu, Antoine ?

Oh l'enculé !

Cécile a appelé, c'est urgent.

T'es rancunier.

Allez viens. - On touche pas au bordel.

Et ça M. Lulu.

Vous le jetez ? - C'est quoi ?

D'où ça vient ? - C'est le rital.

Il avait chouré un lot de pompes.

Dodo a évité de faire un scellé. Tu peux les prendre.

- C'est vrai ? - Bien sûr. Y en a pour toute la tribu.

Merci !

- T'as pas de fric là-dedans ? Allez, les bras.

Longuet nous paye nos frais d'enquête après le déjeuner.

C'est pas trop tôt.

- Je te tape une GAV ? - Non, tape une requise pour le test.

- Tu déconnes, faut soigner ça. - Je vais le soigner.

- Ça fait combien, ce mois-ci ? - Deux mille trois cent.

Merde, il m'en reste un. - Tu t'es encore planté.

- Accélère, Dodo ! - Oui, une seconde.

J'en connais un qui en prend pour son argent.

Voilà, c'est bon. - Mémère les verra pas, ceux-là.

C'est élégant, ça.

Tu comprends rien, tu nous amènes deux rames de PV tête

et une rame de PV suite.

Ça fait cinq ans qu'on te dit que dans la procédure, y a un PV tête

pour tout une suite de PV suite. D'où son nom.

Ça fait 15 ans qu'on me donne autant de PV tête que de suite.

Y en a plein la cave des PV tête, plein les armoires et les greniers,

alors j'écoule avant que ça pourrisse.

C'est comme des gommes-crayon, j'en ai plein. Vous en voulez pas ?

Moi, j'en veux bien une.

T'aurais pu prévenir pour ce matin.

Je suis venue vous chercher à la cave.

Il était pas question d'une affaire.

On le savait pas.

Tu le dis.

Et oui, je le dis.

Le cousin, c'est Willy ?

Je parie que c'est Willy.

J'ai oublié.

J'en ai marre de tes salades !

Willy a un mandat au cul, si je le trouve, je le fous au trou.

- Faudrait déjà que tu le trouves. T'es fort, toi.

C'est une vocation de faire tomber les cousins.

En tout cas, en chimie, je suis très fort.

Si on avait été là, t'aurais pas été mordue.

- "Si on avait été là". Pour ça, faut vouloir se bouger le cul.

L'AVP se fait pas autour d'un bureau.

Encore moins derrière un comptoir de bar.

J'en ai marre des mecs qui foutent rien le matin,

qui prennent trois heures pour déjeuner, deux heures pour digérer

et qui se défilent le soir pour regarder la télé !

Je connais.

Relax, poupoule.

C'est moi qui vais être obligée de passer le test HIV dans un mois.

Ça te fera une demi-journée de congés.

C'est ça, ouais.

Tu vois, il s'approche là.

Voilà, il va prendre l'argent.

Ça y est. Tu vois. Je te le repasse en arrière.

Ils te prennent la tête, tes dealers.

Ça te suffit pas de leur courir après, faut que tu les filmes.

Ça devient une obsession. - J'essaie de les mémoriser.

Je suis pas physionomiste,

surtout avec les blacks.

Hier, on a serré un type, je l'avais fait y a trois ans,

je l'ai pas reconnu.

J'avais l'air malin. - Ça te plaît de jouer les voyeurs-

Rigole.

T'en as des dizaines de cassettes sur eux et les mariages,

mais rien sur ta fille.

Combien de fois t'as filmé ta fille ? Et moi ?

À part les vacances.

- Tu fais quoi ? - Tu veux que je te filme.

Pas comme ça.

Arrête, t'es un vrai môme.

Je suis affreuse ce soir.

Non, je te trouve très belle.

Tu connais mieux les choses quand tu les filmes.

Je sais pas.

J'ai l'impression de mieux les comprendre.

Déshabille-toi.

C'est ça. Pour que tu montres par erreur la cassette.

Ils rient.

T'as vraiment envie que je me déshabille ? Devant toi ?

C'est la première fois que tu me demandes ça.

J'y ai pensé mais j'osais pas.

Alors, tu te déshabilles ?

Quand je voudrai.

Tu me le redemanderas ?

Dans dix minutes.

T'as vu l'heure ?

Dès qu'on a vu Cécile, on rentre, d'accord ?

Je veux savoir pourquoi elle a appelé. Elle a appelé deux fois-

- Elle est pas là.

Elle doit être avec un client.

J'ai jamais vu des passes de 45 minutes.

Ou elle lui fait des choses spéciales.

Radio - Ça me fait pas rire.

Tu tiens tant à elle ?

Je te jette chez toi ou on y passe la nuit ?

Janine doit avoir faim. - Janine ?

Ma tortue, Janine.

Janine, Ninja.

T'as pigé ? - Ah ouais.

En deux heures, ça a pas bougé.

Normal, ça commence à vendre vers 19 h.

Vous allez vous faire gratter.

On voit que ça.

En civil, elle doit être bandante.

Tiens, suce !

Je vais y aller ou c'est la fourrière.

Excusez-nous, on est en planque.

- C'est pas marqué dessus. - C'est pour ça que je le dis.

- Vous devez pas rester là. Vous devez respecter le règlement.

Elle va pas faire chier, la pucelle !

Si tu fais enlever ce véhicule,

tu peux lire les annonces pour te trouver un boulot dès demain..

Pauvre con.

- On va pas se faire chier jusqu'à 20 h. - Antoine a dit d'attendre.

- Je suis le chef de groupe. On a tendance à l'oublier.

- Manu, Marie. *-On écoute.

*-Dodo a décidé d'y aller.

- On avait compris. J'en connais un qui va être content.

Qu'est-ce qui te prend ?

- Qu'est-ce que c'est ? - EDF. Vous connaissez des noirs ici ?

- Y en a deux là-bas. Au fond de la cour.

EDF, on a pas l'électricité.

- Allez, on y va. On verra bien. - T'es fou !

Viens, Marie.

Police !

- Il est à moi ! Non, je veux pas.

On le prend pas.

Non, je préfère me tuer, pitié !

T'es barjot !

Hurlement - On va pas te le prendre !

Vous allez le mettre à la DASS !

Où est le dealer ?

J'en sais rien, c'est lui qui a voulu rentrer.

Tu fais chier, on aurait pu attendre.

Ça va. Toi, carte de séjour, carte d'identité. Allez !

Calme-toi, calme-toi.

- Dodo, elle a fumé du crack. On peut pas la raisonner.

- Donne-moi le bébé. Hurlements

Elle a fumé du crack.

- Tu fumes du crack. - Non, je fume pas-

- C'est quoi, ça ?

- Je fume pas. - Tu fumes pas.

- Mais tu mens ! - Je mens pas.

Tes papiers !

Alors, t'es en avance.

Alors, paré pour devenir enquêteur première classe ?

Je me suis tiré avant la fin, j'en ai marre.

Au lieu de t'apprendre ce qui se passe dans la rue,

on t'apprend le rôle du préfet etc.

On t'apprend à taper des rapports.

Depuis 14 ans, je tape des rapports. J'en ai marre !

*Radio indistincte *-Je vous écoute.

*-Vous pouvez envoyer un chien stup au 72 Stephenson, Paris 18 ?

*-72 Stephenson, c'est reçu.

Stephenson, on devait y monter à 19 h.

Si je lui avais dit, il recommence le casse-couille.

Vas-y, monte !

Sirènes

- Tu te calmes ! Non mais oh !

C'est la merde !

On est pas venu te prendre ton bébé, c'est promis.

- Ne me le prenez pas ! - Allez viens dans le fauteuil.

- Allez, Manu, merde ! - Je veux le donner à ma sœur.

Manu, pousse-toi, bordel !

Allez, mets-toi dans le fauteuil.

Elle fume du crack, y en a marre.

- Calme-toi. Où elle est, ta sœur ? - Elle est là.

Viens voir, viens voir.

Comment il s'appelle ?

- Ella. - Regarde, tu lui donnes.

- Regarde. Pleurs de bébé

Voilà, calme-toi.

- Pas la DASS. - Qui t'a parlé de la DASS ?

Vous êtes des mulets.

On va en faire quoi ? C'est une consommatrice.

On sait.

T'avais qu'à être là. On m'a dit d'y aller, j'y vais.

- J'avais dit 19 h, c'est pas 18 h. C'est pas dur à comprendre.

N dirait des cow-boys. - On fait ce qu'on peut.

- Dodo, tu te calmes ! - Bah tiens.

- C'est pas une cocotte ? Je vais t'envoyer en prison.

Non, pas prison ! ils vont me le prendre ! ils vont me le prendre !

Si ma sœur va en prison, je prends bébé. Je travaille, je peux m'occuper...

- Du travail ? Je parie que tu fais la pute.

Ferme ta gueule, sois charitable.

Je fais pas la pute, je fais mon ménage !

C'est formidable, elle travaille.

Pleurs de bébé Putain le môme ! C'est le bordel, ici.

Pleurs de bébé Pourquoi il pleure ? il a faim ?

- Bien sûr, il a faim. J'ai plus rien à lui donner à manger.

J'ai pas d'argent.

T'en as pour ta merde.

Non, je fume pas !

Non !

- Le môme, Vincent, tu t'en occupes. Fais-le taire, bordel !

Du môme ?

Tu veux que je fasse quoi du môme ?

Il a qu'à s'en occuper, s'il est si fort.

Tu peux me dire ce qu'on fait là ?

- Vincent, calme-toi ! - Lâche-moi !

Vincent, calme !

- Voilà, on est bien accroché. Elle part pour deux ou trois ans.

C'est pas elle qui vend.

Je m'en fous, on a pas le mec donc c'est elle qui va prendre.

- Et le bébé ? - Direction la DASS.

Attends, on le laisse à sa sœur.

- On s'en tape. - Tu te rends compte de ce que tu fais ?

Pour apprendre, t'apprends.

- T'as 20 balles pour le petit salé ? - Encore ?

C'est de plus en plus cher. - Oui, mais c'est très bon.

Merci. - Allô ?

Je voudrais Cécile Roussin. La chambre 38.

Ah bon ?

Depuis quand ?

Non, c'est pas la peine. Je rappellerai.

- C'était joli, ça. Tiens un petit coup. - C'est bien.

Le petit salé est meilleur que la dernière fois. il est moins gras.

C'est du petit salé.

Sur 120 permanences, c'est mon 115e petit salé-

- On m'a dit de venir, il est temps que j'arrive.

C'est un truc qui s'arrose

Un petit coup ?

Merci.

Aussenac, votre ligne tourne toujours ?

J'ai l'impression qu'ils vont bientôt taper.

- À leur place, j'hésiterai pas. Le meilleur jour, c'est le week-end.

On est six, sept avec moi.

C'est ce que disent les dealers.

Du vendredi au lundi matin, on est tranquilles.

Allez !

Ils râlent.

Tu peux arrêter ? Ça pue assez.

Y a la visite du préfet lundi.

Tâchez de ranger vos bureaux hein.

Y a peu de chance qu'ils montent, mais bon.

C'est compris, Aussenac ? - Avec nos cabanes, on fait des nœuds ?

- Marguet. - Vous inquiétez pas, patron.

On sera à l'extérieur, ça sera plus simple.

Voilà. Je peux avoir du petit salé ?

En bref,

pourquoi on a pas les mêmes avantages qu'aux douanes ?

On pourrait avoir un pourcentage sur les affaires.

Ou garder les véhicules qu'on saisit.

Plutôt que de les voir pourrir au garage.

Arrêtez de me gonfler avec les douanes.

Ils ont des avantages, mais ils sont aussi démunis que nous.

J'aimerais vous voir face à des Airbus

venant d'Afrique avec des milliers de valises.

Vous feriez pareil.

Dans les 100 premières, y en a dix pleines de drogue et vous arrêtez.

Si y a pas un fonctionnaire de l'ambassade qui s'oppose,

y a le sous-préfet qui vous force à obéir.

Vous voyez entrer 50 kg de drogue avec la bénédiction de l'état.

Faudrait des mesures d'exception, on veut pas les prendre.

Donc on fait de la police de clientélisme.

On est pas une république de Groucho.

Mais une république de Grouchy, toujours en retard.

J'ai un fils de 13 ans.

Je suis sûr qu'il a vu son premier dealer.

C'est bien, vos nouveaux panneaux.

Pour un groupe stup, le Joint Français, c'est sympa.

Le prix des supports magnétiques est sympa, c'est pour ma pomme.

On arrête le bureau des pleurs.

C'est de la rénovation, pas du sacrifice.

Vous avez vu le télégramme du ministre ?

La modernisation de la police sera un succès si ceux qui la composent

participent activement à sa rénovation.

En raclant, vous participez, vous obéissez aux ordres.

Klaxon

Y a quelqu'un ?

- Oh ! Qu'est-ce qu'il y a ?

Ah, bonjour. Police.

Je m'excuse, il est tôt. Je voulais savoir si Cécile Rousselin est à la 38.

Je ne sais plus.

Je crois pas. - Regardez.

- Vous dites qui ? - Cécile Rousselin.

Non, j'ai un homme depuis quatre jours. Vous voyez ?

Non, c'est pas ça.

Avant, c'était Mme Rousselin, vous avez raison.

- Elle a pas laissé d'adresse ? - Non.

Soupir - C'est grave ?

Non, merci.

Marguet, Lucien. Enquêteur.

Poste 791. J'ai une seule recherche.

Rousselin Cécile. Ouais, 28-02-66.

Déjà au boulot ?

- La permanence était calme ? - Oh oui.

T'as vu, j'ai pensé au chat. Téléphone

Allô, oui.

Quitte pas. C'est Philomène.

- J'arrive. - Quitte pas, il arrive.

- Allô, oui. Vous avez rien ?

C'est négatif, alors. Non, merci, ça va. Au revoir.

Tiens.

Allô, Philo.

Oh merde.

C'est arrivé quand, ça ?

Non, paniquez pas. Restez où vous êtes, on va venir.

D'accord. À tout de suite.

- Willy a remis le couvert sur elle ? - Non, il a morflé.

Oh merde.

- Bonjour. - Elle est là, Philomène ?

- Oui. - On vient la voir.

Bert, ma sœur.

- Willy. - Par là.

Vous êtes complètement malade.

On vous donne un super plan et vous nous balancez.

Vous avez perdu la tête ou quoi ?

C'est pas possible.

C'est pas possible !

Les blacks ont été déférés.

C'était eux, je te dis.

Ils étaient là tous les deux.

T'as vu dans quel état ils ont mis Willy. À coup de rasoirs.

C'était pas des copains à eux ?

Je sais reconnaître un noir.

Il arrive à dormir avec ce bruit ?

Bert, tu baisses un peu !

On lui a donné un sédatif.

Tu veux qu'on l'amène à l'hôpital.

Qu'est-ce qu'ils vont faire ?

Qui les a balancés ?

Devine.

Ils ont un mandat d'arrêt au cul.

Philomène, faut que vous quittiez Paris.

Putain de merde, c'est vachement bien de travailler avec vous.

T'inquiète, j'arrive !

Je te répète que c'est le parquet qui a égaré la procédure !

Ils l'ont perdue, t'entends. J'y suis pour rien.

J'ai notre exemplaire, tout y est.

On a les mecs avec 65 grammes, des faux-papiers,

des cartes bleues volées,

ils sont interdits de territoire et on les met dehors.

Sans procédure, le parquet doit les relâcher. J'y suis pour rien.

J'ai rien à me reprocher, j'ai pas fait la boulette.

- Laisse tomber, il a raison. Mais il a fait d'autres boulettes.

Balancer tes informateurs.

C'est formidable, hein Dodo ?

Qui a balancé le nom de Willy aux deux blacks ? Réponds !

Putain, réponds-moi quand je te parle ! T'as de la flotte dans la tête !

T'as refait la connerie, toujours !

T'interroges les gars, "vous avez une affaire pour nous,

je pourrai vous donner le mec qui vous a balancé." Quel est le résultat ?

Willy se fait taillader la gueule ! On perd nos indics !

Tu récupères des affaires de merde pour mettre dans tes statistiques !

Les indics, on en retrouve.

Des indics comme Willy avec des affaires d'un kilo.

Oh, le petit cahier. Il me fait chier ton cahier !

Ton pistolet à eau, ta bombe à merde, tout ça !

T'es con, mais t'es con !

T'es con ! Il est con. On est nul.

On déjeune où ?

Je me suis fait taxer par le con qui nous a livrés.

Vraiment con. Lulu, tu fermes la porte, s'il te plaît.

On enterre qui ?

- Salut. - Je bosse qu'en voiture.

- Je sais. T'as pas vu Cécile ? Je la cherche.

Elle vient plus depuis une semaine.

- Elle bosse pas ailleurs ? Elle s'est fait arrêter ?

Lâche-moi avec tes questions, va voir les keufs.

T'es gentille, je te remercie.

C'est tout en X femmes ?

- Affirmatif. - Vérifie celle-là ?

Je la fait préparer.

C'était pas jojo.

On voyait bien que c'était pas elle.

Tu l'as rencontrée avant Kathy, quand t'étais en No Man Land's d'amour.

Tu m'emmerdes.

Sympa comme début de journée.

La morgue avant le petit déj et là, la tronche.

Je vieillis.

Faut faire le ménage dans ta tête, sinon...

M. Marguet, ça fait 15 jours que vous deviez venir.

Votre mère vous réclame.

J'ai eu beaucoup de travail.

J'ai déjà entendu ça.

- Euh... - Oui, allez-y.

T'as rien mangé.

Tu veux pas du yaourt ?

Allez, je vais t'aider.

Faut pas m'en vouloir, j'ai pas pu venir avant.

On est débordés en ce moment.

Je suis content.

Le boulot, c'est bien.

Si,

on est une bonne équipe et on a des résultats.

Enfin, ça va.

Ça va bien.

Encore un peu.

Musique classique

Je vais marcher.

Je savais que tu serais là.

C'est ici qu'habitait ton grand-père, au cinquième.

Ça va si mal ?

Je me sens sale, Kathy.

Je porte la poisse à tout le monde. Je vais te faire du mal.

Tu m'en as déjà fait.

Pourquoi tu restes ?

Il paraît que chez les flics, il y a le plus d'alcoolos et de divorcés.

Tu vois.

Les statistiques, c'est pas mon truc.

Ça peut pas marcher.

Ça marchera pas.

Ça bouge pas.

*lls sont toujours au bar.

- Demande-lui c'est quoi le boucan. - C'est quoi, ce boucan ?

- Je joue au Flipper. Arrête de parler, tu me déconcentres.

Merde, l'extra balle.

Tu me gardes une boule, ma puce ?

- Cécile. - Quoi ?

La fille au landau, c'est Cécile !

T'es cinglé !

Cécile !

Cécile ! - Lulu !

Qu'est-ce que tu fous là ?

- Je te cherchais partout. J'ai même été à la morgue.

Regarde.

- C'est à toi ? - Oui.

J'avais essayé de te dire. C'est pour ça que j'étais chez ma mère.

Je vais te présenter. Elle sait pour la dope, pas le reste.

Maman, je te présente Lulu.

- Bonjour, madame. - Bonjour.

- Tu me le gardes cinq minutes ? - Oui.

Il est beau, non ?

Je sais pas qui est le père.

Tu sais son prénom ?

Gabriel. - Comme mon grand-père.

T'es folle, Cécile. Pourquoi tu l'as gardé ?

Pour le moment, il est négatif.

Pour le moment, oui.

Ça peut encore changer, c'est pour ça que je dors pas.

C'était ma seule chance de m'en sortir.

Pour lui, j'ai tout arrêté. Je me casse en Auvergne.

*-ils vont sortir.

*-Lulu, t'as reçu ? - J'ai reçu.

- Ça change pas. - Et non, ça change pas.

En Auvergne ?

- Oui, si je reste là, je vais replonger. On en propose partout.

Peut-être que là-bas...

Tu m'écriras ?

- Je t'écrirai. Je pourrais aller te voir ?

Bah oui.

Et ta vie ? - Qu'est-ce que tu fous, Lulu ?

On y va ! - Je m'éclate.

Magne-toi.

Merde, l'adresse.

J'ai oublié de lui demander son adresse.

Musique sombre

Sous-titrage : VDM

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.