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Zulu
...
Sirènes de police.
...
...
Respiration haletante.
...
...
Claquement de portière.
-Merci d'être venue. Je ne savais pas quoi faire.
-C'est normal. Que se passe-t-il ? -Lieutenant Guérin ?
-Oui. -On est prêts.
-Lisa Dupuis, 31 ans,
arrêt cardiaque dans la nuit
d'hier à aujourd'hui, entre 1h et 3h du matin.
La victime est morte par strangulation.
-Lieutenant Delaunay.
-Enchantée.
-On lui a injecté quelque chose ?
-On a relevé des traces de narcoleptiques et de MDMA
dans le sang.
La victime était consciente tout en planant.
Autre chose : on a relevé
une augmentation du flux sanguin vers la sphère génitale
et une nette accélération
de la vascularisation artérielle.
-Elle a été violée ?
-Impossible de dire
si elle était consentante. -Des traces d'ADN ?
-Non,
mais on a retrouvé ceci sur la victime.
-C'est quoi ?
-Une perruque.
Claquement de porte.
-Chloé, tu m'expliques ?
-Regarde.
-Ca date
de quand ? -15 ans.
-Vincent Guérin.
-C'est mon père.
Je t'en ai pas parlé
quand on travaillait ensemble, mais il a été arrêté
pour le meurtre de cette femme. Tout le monde connaît l'histoire
et a fait le lien avec le corps
qu'on a retrouvé.
Si ça te va, on prend tout et on travaille de chez moi.
T'as besoin d'aide ? -Non, c'est gentil.
-Ta chambre est au 1er étage.
Moteur d'une voiture.
-Chloé ?
Chloé ?
Ah !
Je suis désolée. J'avais des consultations ce matin.
Qu'est-ce qui se passe ?
-Voici Camille Delaunay.
Et Camille, voici Eva Rivière, ma meilleure amie d'enfance.
-Enchantée.
-Ton père, il est en prison ? -Non, en HP.
A l'époque, on l'a déclaré
pénalement irresponsable. -Il souffrait de quoi ?
-Il avait des phases : déprime, épisode suicidaire et hystérie.
Ca s'est accentué après la séparation avec ma mère.
-Je demanderai son dossier médical.
-Tu ne l'as pas revu depuis ?
-J'ai quitté la région quand il s'est fait arrêter.
J'ai tout fait pour rester loin d'ici.
Je ne suis revenue que depuis 3 mois.
C'est la maison de mon enfance, celle de ma grand-mère maternelle.
-Pourquoi t'es revenue ? -J'en ai eu marre de fuir
mon passé.
Là, on peut dire qu'il revient.
J'ignore si mon père est mêlé à tout ça.
J'ai besoin de vous.
Vous êtes les seules
en qui j'ai confiance.
-Tu peux compter sur moi. -Merci.
-Eva...
Tu es psychologue ?
-Psychiatre, oui.
Je travaille avec la brigade des moeurs sur des auditions.
Je crois que je peux vous aider.
-Eva connaît bien
toute l'histoire.
Elle était là à l'époque.
-Pourquoi tu veux te replonger dans cette histoire ?
Laisse cette affaire à tes collègues.
-Parce que je peux comprendre ce qui s'est passé
il y a 15 ans. J'ai l'impression
que le tueur me veut sur cette enquête.
-C'est l'adresse où était
le corps ? -J'ai reçu ça hier soir.
J'ai tout de suite appelé les renforts.
Ruissellement d'eau.
C'est un endroit abandonné depuis 3 ans.
-En semaine, oui.
Mais le week-end, c'est mal fréquenté.
J'ai bossé sur un viol avec les moeurs qui a eu lieu ici.
-Ca pourrait être
une rencontre d'un soir qui aurait dérapé.
-Oui.
Ou vu la mise en scène, un jeu de gens qui se connaissent.
Une sorte de paraphilie réalisée en couple.
-Une "paraphilie" ? -Ca désigne
les rapports sexuels inhabituels, voire criminels.
-Le couple avait besoin
de se voir sous tous les angles.
-Ou ils avaient besoin qu'on les voie.
Restez là.
...
Musique classique.
...
La victime, Lisa Dupuis,
célibataire, pas d'enfant. -Elle bossait dans une galerie
aux expos provocantes.
-Le tueur l'a peut-être repérée là-bas.
-J'y vais maintenant.
-Chloé, je peux te parler ?
-OK.
-J'ai des consultations.
-Salut ! -A tout à l'heure.
-Je dois aller voir ton père.
Les 2 meurtres sont connectés.
Il sait peut-être quelque chose. -OK.
-Ca va ?
-Oui, ça va.
...
Sirène de police.
...
Musique techno.
...
-Je mets votre casque à la consigne.
-Votre responsable, s'il vous plaît.
-Oui. -Merci.
...
Geignement d'un homme.
Coups et cris.
...
-Bonjour, Sylvain Maune. Je suis le directeur
de cet établissement.
Puis-je vous aider ? -On pourrait parler ailleurs ?
-La plupart de nos patients ne reçoivent pas de visites.
C'est important pour eux de se confronter
à des visages inconnus. Ca réactive les sens.
-Je ne suis pas là pour ça.
J'aimerais parler à Vincent Guérin.
-Oui, mais on m'avait dit que vous étiez experte
de la Haute Autorité de santé.
-Qui vous a dit ça ?
-Que faites-vous ici ?
-Je vous l'ai dit.
-D'accord.
Chant lyrique.
...
Musique techno.
...
-Bonjour. Je suis Maud Zeme, la directrice.
-Lieutenant Guérin.
Lisa avait quelqu'un dans sa vie ?
-Je ne peux pas vous répondre.
Lily ne s'emmerdait pas
avec les conventions
du couple traditionnel. -Je vois.
Elle faisait quoi, ici ?
-Scénographe.
Elle choisissait
la disposition des oeuvres exposées avec les artistes.
-Elle travaillait là-dessus ? -Oui, c'est ça.
Elle a fait un super boulot.
Attendez !
Venez.
C'est la suite de l'exposition. *Battements de coeur.
...
On voit le public regarder les oeuvres, mais il ne nous voit pas.
...
C'est une idée de Nicolas et Lisa. C'est fascinant, non ?
Elle sursaute.
*Soupirs de plaisir.
...
-La bipolarité de Vincent
a été diagnostiquée peu de temps avant son arrestation.
-Il est comment, ici ?
-Disons qu'il est parfois instable.
Mais il est mieux qu'avant. Aujourd'hui, il est traité.
-Il a changé de comportement récemment ?
-Pas à ma connaissance.
-Il reçoit des visites ? -Ben, non.
Vous avez lu son dossier ? -Oui.
-Vincent n'est pas comme les autres.
Enfin, je vérifierai.
Bonjour, Sophie. -Bonjour, docteur.
-Pourriez-vous déposer votre arme ? -Oui.
-Allez-y. -Merci.
Bips.
Je vous en prie.
-C'est qui ? Je veux voir personne.
Je veux voir personne !
-Avance ! -Arrête !
-M. Guérin ?
Je suis le lieutenant Delaunay.
-Vous voulez quoi ?
-Je voulais vous montrer ça.
Ca date d'hier.
Ca ne vous rappelle rien ?
Il sifflote.
...
...
-Je travaille sur ce meurtre avec Chloé.
-Ma fille ? -Oui.
-Qu'est-ce qu'elle a ?
-Le lieutenant Guérin est chargé de cette affaire avec moi.
-Je ne comprends pas. Elle est là ?
-Non. Elle ne voulait pas vous voir.
Pourquoi ça recommence
quand elle s'installe ici ?
C'est pour attirer son attention ?
Cri féminin.
-Chloé ne doit pas se mêler de ça. Compris ?
Laissez-moi partir !
Laissez-moi !
Laissez-moi partir,
enculés ! Laissez-moi sortir. Je veux sortir.
-Arrête ! Calme-toi !
Calme !
-Allez ! On y va. -Laisse Chloé en dehors de ça.
Compris ?
-Allez !
-D'après quelques témoignages d'amis proches,
le profil de Lisa se dessine nettement.
Survoltée, fêtarde,
pas d'attaches.
Lui, c'est Nicolas Merck, le photographe dont je parlais.
Il est probable
qu'ils aient eu une liaison quand ils travaillaient sur l'expo.
-C'est qui, elle ? -Maud Zeme.
Elle dirige la galerie. Et ça...
C'est le site Internet
de notre artiste sulfureux.
-Là, vous ne remarquez rien ?
Par rapport aux modèles ?
Elles n'ont pas conscience d'être photographiées ?
-Oui, exactement.
Et dans son expo, il nous fait participer.
-Je comprends pas.
-Je vais t'expliquer.
En fait, voilà.
Tu commences par la contemplation
des photos comme toujours.
Voilà.
Et à un moment donné...
Voilà !
Faut passer de l'autre côté. D'où le titre de l'expo.
Et là, vous réalisez
qu'on était en train de vous mater tout en matant les photos.
-Du voyeurisme. -Oui.
Exactement.
-Il ne fait pas référence qu'à ça.
Remontre la 1re image. -Oui.
Cette phrase, là.
"Ne crains
"ni ton roi, ni la reine : elle ne te fera aucun mal."
Cette phrase et cette image
font référence à un épisode antique très connu chez les adeptes
de déviances sexuelles. Zoome sur l'image.
-Oui.
Lui, là !
Lui, c'est le roi Candaule,
le dernier souverain de la dynastie des Héraclides.
Et elle, c'est Nyssia, son épouse.
Et lui, là,
qui mate derrière,
c'est Gygès, le chef des gardes du palais de Candaule.
Quelqu'un frappe à une porte.
-Oh !
Sortez-moi de là !
Oh !
Sortez-moi de là !
...
Sortez-moi de là !
Je veux sortir !
...
Je veux sortir de là ! Oh !
...
-Candaule, fou d'elle, conçoit l'étrange projet
de proposer à Gygès
de venir se cacher dans la chambre pour voir la beauté de sa femme.
Gygès refuse, horrifié,
mais ne peut qu'obéir à son roi. Caché dans la chambre nuptiale,
il découvre l'incroyable beauté
de sa reine et en tombe amoureux quand elle se retrouve nue,
fasciné par ce moment.
-Pourquoi évoquer cette histoire dans l'expo ?
-Merck est peut-être candauliste.
T'as déjà eu des candaulistes
en séance ?
-Le sujet a déjà été abordé dans des thérapies de groupe.
Sinon, non.
Le candaulisme actuel, c'est plutôt un plan à trois
où y en a un qui mate. Ca n'a rien à voir.
-Le tueur fait référence à l'épisode antique.
Décor, costume, mise en scène. -Oui, et que ce soit
du candaulisme ou du voyeurisme, le couple n'était pas seul.
Une 3e personne matait.
Eva, vérifie dans tes dossiers et aux moeurs les plaintes
pour exhibitionnisme
ou voyeurisme. -Bien sûr.
-Merci.
Nous, il faut qu'on voie notre photographe.
-Il est sans domicile fixe. -C'est un adepte
d'un lieu qui s'appelle La Factory.
-C'est quoi ? -Une zone de raves illégales.
Les moeurs connaissent bien.
Il y a des grosses fêtes. Parfois, ça craint.
-Ben, on y va. -Il faut
y aller le matin. C'est une after.
Il n'y aura personne. -D'accord.
On ira demain matin.
Toi, faut que tu dormes.
-Oui.
-Et moi, je voulais aller voir la maison de ton père.
-Non, je viens
avec toi. -Sûre ?
-Oui.
-Tu venais souvent ici ? -Au début, quand il l'a achetée.
On faisait des balades.
On parlait de tout et de rien.
C'est là.
-Pourquoi tu ne m'as jamais parlé de tout ça ?
-Je ne sais pas.
La police, c'était comme un nouveau départ.
J'ai réussi à oublier pendant quelques années.
Il était comment, tout à l'heure ?
-Il est sous médocs.
Il n'est pas très bavard.
-Il t'a parlé de moi ?
-T'as pas besoin d'y aller. Tu m'attends là ?
Brouhaha lointain.
...
Tintement d'une bouteille.
...
Son creux.
...
Ambiance festive.
...
-Chloé ! Chloé ! Je suis là. Respiration haletante.
Je suis là.
Choeur sur une musique planante.
...
Musique techno.
...
-M. Merck, on pourrait
se parler ailleurs ?
-C'est pas le moment.
Ne m'obligez pas à répéter.
-Suivez-moi.
Oui, on travaillait ensemble. -Et vous étiez proches ?
-Lisa était indomptable, ingérable. -Comment ça ?
-Vous voulez savoir si on baisait ensemble ?
-Oui. -Oui, et alors ?
-Charmant !
-Quoi ?
-Lisa était candauliste ?
-J'en sais rien, moi. Je pense pas.
Le candaulisme est réservé à une sphère particulière.
-C'est-à-dire ?
-Il faut être ouvert d'esprit.
Dites-moi...
Vous n'avez jamais été excitée par le regard d'un homme,
alors que vous êtes avec votre mari qui vous raconte
la même histoire pour la 1 000e fois ?
-Je suis pas mariée.
-Ah bon ? -Hum, hum.
-Dans le candaulisme,
il y a de l'amour. Beaucoup d'amour.
Sans jalousie,
sans routine qui détruit le couple à petit feu.
Vous comprenez ? -Très bien.
Vous, vous faites partie de cette sphère particulière ?
-Ca m'arrive.
-On pense que Lisa a été tuée pendant un épisode candauliste.
-Ca m'étonne. -Pourquoi ?
-Dans le candaulisme, il n'y a que du plaisir.
Il n'y a pas de violence.
Vous avez affaire à des mecs pervers.
Soit vous m'arrêtez maintenant, soit je retourne à la fête.
-Vincent Guérin,
vous connaissez ?
-Non.
-Il est candauliste. -Je ne les connais pas tous.
-On se reverra.
-Mais j'y compte bien. Vous feriez une superbe Nyssia.
...
-On y va ?
-Non.
Je reste un peu pour interroger 2-3 personnes.
-Commence par Maud.
-Pourquoi ?
-C'est la directrice de la galerie, la grande copine de Nicolas.
A tout à l'heure.
...
...
Stridulations.
Discussions inaudibles.
-Oh, j'ai mal à la tête.
...
-Démarrez. -Vous vous prenez pour qui ?
-Vous préférez un contrôle des stups ?
-Oh non ! -Suivez cette voiture.
-C'est quoi, ça ?
Putain !
-Ne t'arrête pas.
-Sérieux ? -Oui.
Sifflet. Continue.
-On ne peut pas continuer.
Voilà ! Je l'avais dit. -Putain !
-Sortez.
Présentez les papiers. -C'est bon !
-Non, lieutenant ! -C'est pas moi. C'est elle.
-C'est pas bon. C'est mon barrage.
-Vous avez peur de quoi ?
-Papiers du véhicule. Rapidement.
"Rapidement", j'ai dit.
-C'est elle qui nous a dit. Hé !
Tu fais quoi ?
Crissements. Elle fait quoi ?
Klaxon.
Brouhaha des voix.
...
...
Choeur sur une musique planante.
...
Soupirs de plaisir.
...
Cliquetis d'un appareil photo.
-La fête est finie !
On arrête. On rallume.
Arrêtez ! Vous, vous ne bougez pas.
Contrôle de police !
Couvrez-vous. Sortez,
s'il vous plaît !
Sirène de police.
Vous m'expliquez ? -Ca me paraît clair.
C'est une salle privée. On y organise les événements
qu'on veut. -Calme-toi.
J'organise des shows...
privés...
pour une clientèle un peu... particulière.
D'accord ?
Ce n'est ni illégal ni secret.
-C'est un show privé aussi ?
-Putain !
-Vous l'avez vue ?
-Ca va. -Je n'ai rien à voir avec ça.
On n'est pas les seuls à répliquer la scène.
-"La scène" ? -C'est le moment
où le voyeur découvre le couple. -C'est ça.
-Ecoutez... Les événements qu'on organise ici...
sont réservés à un public de voyeuristes et de candaulistes.
Ils paient leurs places, matent
et s'en vont.
-OK. Embarquez-les.
Les deux, là.
-Pardon ?
-Attendez.
-Venez.
-S'il vous plaît !
-Putain ! Merde !
-On a dû
relâcher Maud Zeme. Elle est fan de Merck,
mais elle peut louer ses locaux. Rien ne la relie au crime.
-Les spectateurs confirment ce que Nicolas t'a dit.
-Pareil pour le couple.
Ca les excite qu'on les regarde faire l'amour.
Pour eux, c'est une performance. Par contre,
ils ont tiqué devant la photo de la scène de crime.
-C'est-à-dire ?
-Ils disent que ça n'a rien à voir avec les shows de Merck
ni avec la pratique actuelle.
-OK. -Qu'est-ce qu'on fait ?
-Je sais pas. Merck veut pas parler.
-On ne va pas le relâcher. -J'ai pas dit qu'on le relâchait.
-Je peux essayer ?
-Ecoute, Eva. Désolée, mais t'es pas flic.
-Mais c'est mon job
de parler à ces gens-là. Je peux obtenir quelque chose.
-Hum !
-OK. Vas-y.
-Merci.
-Chloé, va avec elle. -Oui.
-On peut le détacher et le mettre dans une autre pièce ?
Je dois obtenir sa confiance. -OK.
Tu peux le détacher ?
Merci.
-Bonjour, Nicolas. On va discuter ensemble.
D'accord ?
-Bouge pas, toi !
Bouge pas !
-Merck !
Lâche-la ! Lâche-la !
-Baisse ton arme.
Dégage-la ! Pousse-la !
Pousse-la !
Bouge pas ou je la flingue.
-Calme-toi.
T'iras pas loin. -Je m'en fous.
Dégagez !
Toi !
Toi, dégage !
-Doucement.
-Armes à terre !
Armes à terre !
-OK, ça va. -Voilà !
On ne bouge pas ! -Reculez.
On ne bouge pas !
Claquement de portière. Moteur.
-Viens, viens !
-Allez !
Cri.
-Eva !
Eva !
-Ca va ?
Stridulations.
...
-C'est une erreur...
de me replonger là-dedans.
J'ai passé 15 ans de ma vie à essayer d'oublier.
J'ai l'impression que je mets tout le monde en danger.
-Ca va aller pour Eva.
Hier, je t'aurais conseillé de laisser cette affaire.
Mais là, je pense qu'il faut aller jusqu'au bout.
On va y arriver.
Par contre, tu es fatiguée. Faut qu'on aille dormir.
Allez ! Viens !
...
Grincement.
Le vent souffle.
...
-Oh !
-Oh !
Le vent souffle.
...
Camille ?
Camille ?
Vibreur.
...
Allô ?
-Dans un sommeil
que charmait ton image,
je rêvais le bonheur,
ardent mirage.
Tes yeux étaient plus doux,
ta voix pure et sonore.
Tu rayonnais
comme un ciel éclairé
par l'aurore.
Tu m'appelais
et je quittais la terre
pour m'enfuir avec toi
vers la lumière.
Reviens,
reviens,
radieuse.
Reviens,
ô nuit mystérieuse.
france.tv access
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