All language subtitles for La.Maison.Den.Face.S01E06.FRENCH.720p.WEB.H264-EXTREME

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Original subtitles

Salut Yanis.

- Je suis au courant pour le test ADN.

T'as bien donné à Eve un échantillon de ta salive

avec un frottis buccal ? - Ouais, c'est ça.

- L'ADN du géniteur a été prélevé sur une brosse à dents.

C'est bien moi le père.

- C'est une bonne nouvelle ça non ?

Quoi ? C'est quoi le problème ? Vous vous êtes pris le chou ?

Ouais.

Moi aussi, avec Livia, en ce moment c'est pas génial.

Je sais que c'est une phase, qu'on va se retrouver. Ca va.

Faut rester optimiste !

- Je crois que c'est plus compliqué cette fois...

C'est quoi ton plan ?

Je serais optimiste quand on aura coincé Desmoulins.

- Tu te souviens de Madame Lutsenko ?

- La vieille dame avec drogue et arme dans sa salle de bain ?

- Ouais. Et bien figure-toi que c'est pas un cas isolé.

C'est comme ça que Desmoulins cache sa drogue :

chez des vieux retraités qui se doutent de rien,

tous clients de Rayon de Soleil.

- L'entreprise d'aide à la personne ?

- Oui, géré par sa femme.

Sauf que chez Rayon de Soleil, il y a une centaine de clients.

Faut identifier qui sont les cibles.

- Tu comptes la trouver où l'information ?

- Chez Desmoulins, j'imagine.

- T'imagines ?

T'en sais rien en fait...

- Yanis, promis, si on trouve rien, je dis tout à Morel demain.

- Tu veux faire ça quand ?

- Ce soir, quand ils seront tous à la fête des voisins.

Musique de générique

(...)

- Il y a Janine là-bas, c'est super !

- Ah, quel plaisir

de vous voir ! C'est sympa d'apporter tout ça. Mais super !

On va faire la fête. La fameuse fête des voisins.

Tout le monde adore ça et joue le jeu !

On va mettre ça là-bas, il y a de la place pour mettre...

Musique joviale

frappe à la porte

- Bonjour Sam.

- Bonjour Aurore. Je viens voir Victor.

Il est là ? - Oui, oui, bien sûr, rentre.

Tu sais si ta mère vient à la fête des voisins ?

- Je sais pas trop. Après ce qui s'est passé au lycée,

elle a pas trop envie de voir du monde.

- Ouais, bien sûr. Elle va comment ?

- Moyen. - Tu l'embrasseras pour moi ?

J'espère que ça va vite se tasser cette histoire.

Vas-y...

frappe à la porte

jeux vidéos

- Bon,

comme on est demi-frères tous les deux,

j'ai pensé que

ce serait bien qu'on parle. - Ce serait bien ouais.

- Et je voulais que tu saches,

que ça change rien pour moi.

Le fait qu'on ait le même père

ne veut pas dire qu'on doive être meilleurs potes.

Perso, je m'en fous

qu'on soit demi-frères. - Tant mieux,

pour moi c'est pareil.

- Et puis ce sera toujours plus mon père que le tien.

Il vit avec moi depuis toujours...

- J'ai pas besoin de père.

Ca fait treize ans que je m'en passe.

C'est tout ce que tu voulais me dire ?

- T'as mis du temps à la faire ?

- Repose-la, s'il te plaît.

- Ah ouais, pourquoi, c'est fragile ?

- S'il te plaît.

- Merde, je suis désolé !

- C'est pas la peine, je ramasserai !

- C'est toi le game master du sex challenge ?

- T'as dormi où ?

- A l'hôtel près du lac.

- Je suis désolée Yanis...

Pour tout.

Mais je te promets que c'est toi le père.

- Je sais.

Mais t'as interverti les échantillons,

étant prête à me cacher le risque qu'il soit handicapé !

Alors comment tu veux que j'aie confiance en toi ?

- Je suis désolée.

J'ai fait n'importe quoi. C'était une période pourrie.

Mais je t'aime.

Et j'ai fait ça pour nous, pour notre famille,

pour qu'on soit heureux.

Tu vas où ?

- Je me douche et je vais à la fête des voisins.

- Qu'est-ce que tu fais ?

- Rien.

Un truc de boulot.

- Le boulot ?

Vraiment ?

- J'essaie de réparer mes erreurs.

C'est toujours possible, non ?

- Ca dépend des erreurs, tu ne crois pas ?

- Jamais on me propose quoi que ce soit,

jamais on m'invite aux soirées.

On doit avoir peur que je me casse

en mille morceaux.

C'était pour arrêter d'être coupé

des autres, partager la vie du lycée.

Mais ça a totalement dérapé.

J'ai jamais pensé qu'ils iraient si loin.

Je te dégoûte ?

- Mais non, je te connais,

t'es un boulet mais t'es pas tordu.

De toute façon c'est pas de ta faute.

Toi t'as juste créé un groupe de discussion.

Tu les as pas forcé à faire ce qu'ils ont fait.

Bon, allez, on va à la fête des voisins.

- Pour qu'on me bouscule ou qu'on me regarde avec pitié ?

- Pour arrêter de vivre par procuration.

Et partager un peu de la vie des gens ? Tu veux pas?

Allez ! Je resterai avec toi.

Frérot.

- T'es sûre que tu veux pas venir ?

- Avec la moitié des voisins

qui pensent que j'ai abusé de Félix Kervalec

et que je suis libre que parce que je suis mariée à un flic ?

Non merci.

- T'es innocente, t'as pas à te cacher.

On s'en fout de ce que pensent les gens.

La Livia que je connais... - Elle est au bout du rouleau.

- Nan.

- Ma Livia elle est plus forte que ce qu'elle ne pense.

Si les voisins croient cette accusation débile

c'est que c'est des crétins et on les emmerde.

Et puis tu as l'autre moitié qui est avec toi.

- Je sais pas très bien où j'en suis.

- OK.

Bon, on y va.

- On y va.

- Yanis !

Il faut qu'on se parle !

Tu peux pas me laisser comme ça. - C'est pas le moment.

- Je te demande pas de me pardonner tout de suite

mais dis-moi que tu vas essayer.

Au moins pour le bébé, pense à lui, s'il te plait.

Tu veux pas qu'il ait une chance d'arriver dans une famille unie ?

Regarde-moi, c'est moi, Eve, ta femme !

C'est vraiment à cause de Livia, tout ça ?

- On a pas juste eu envie de recommencer.

Tu vois, je sais pas ce que je vis avec elle,

mais ce qu'on partage c'est vrai.

Alors qu'avec toi je sais plus.

Je sais même plus qui j'ai en face de moi.

On n'a peut-être plus rien à faire ensemble.

- Salut. - Bonsoir.

- Salut Hugo. - Salut Stéphane.

- Qu'est-ce que tu nous sers ?

- Une petite Sangria ! Bonsoir Livia.

- Bonsoir. - Ca me fait plaisir de vous voir.

Dis-moi, j'ai entendu, c'est n'importe quoi

ces accusations.

- Ouais. - Merci Hugo...

- Bon, allez, à tout de suite.

- Regarde.

- On les emmerde d'accord ?

- Pas facile. - On les emmerde !

- Bonsoir. - Ca va Aurore ?

- Ca va Livia ?

- Super bien et toi ?

- On peut peut-être discuter un peu toutes les deux ?

- On a déjà parlé il me semble.

- Ca va s'arranger, t'inquiète pas.

- Je ne supporte pas ce genre de comportement.

C'est pas possible.

- Salut, ça va ?

- Ca ne te dérange pas d'être vu avec une pestiférée ?

- Tu veux pas partir, loin d'ici ?

Juste tous les deux.

Maintenant.

- T'es fou.

- Je rigole pas là.

Eve est enceinte de toi.

Ca fait des années que tu attends ça.

- Et des années que je suis pas heureux avec elle.

- Vous avez vécu des moments difficiles.

- Arrête avec ça.

Je te parle de nous là.

- Nous c'est qu'une aventure.

Justement, on pourrait pas la vivre un peu cette aventure ?

Au moins une fois.

Qu'est-ce qu'on risque ?

- Allez, un peu de sangria hein ?

On oublie ses soucis et on profite de la fête.

- Ouais... Merci, avec plaisir. - D'accord ?

Voilà.

- Merci.

- C'est pas très sérieux, ça, Eve.

- De quoi ?

- T'es pas supposée boire de l'alcool.

- Ah oui, c'est vrai.

Et je suis supposée faire quoi ?

Regarder mon mari et ta femme coucher ensemble sans rien dire ?

- Pardon ?

- Tu l'as pas vue venir celle-là, hein ?

Ca à l'air sérieux en plus. Parce que Yanis veut me quitter.

- Salut Eve.

- Livia.

- Ca va Stéphane ?

- Oui.

On a une urgence de boulot, faut qu'on y aille.

J'ai reçu un texto. Toi aussi ?

- Ouais, ouais. Tout à fait.

- On y va ? - Ouais.

- Je sais que tu sais.

- Ah oui ?

- Ca nous est tombé dessus.

On ne s'y attendait pas du tout.

- Tu me prends pour une conne en plus, hein !

- En tout cas, t'es vraiment une belle salope !

Tu joues à la femme libérée qui assume,

mais en fait t'es qu'une grosse pute !

T'as aguiché mon mari dès le premier jour !

- Je te promets que ce n'est pas vrai.

- Arrête, arrête ! Arrête de la jouer sincère là !

T'en as rien à foutre des conséquences,

tu penses qu'à toi et à ton cul !

Et vous aviez raison en fait hein !

Cette femme c'est un danger !

Tu pervertis tout ce que tu touches !

- C'est plus qu'une perverse, c'est une criminelle !

Mais c'est fini ça hein ?

- J'ai rien fait à Félix.

- Elle a rien fait ! Les accusations de Félix

sont ridicules ! - On vous a pas sonnée vous !

On vous lâchera pas !

Vous faites du tort à notre communauté !

Ca fait trop longtemps qu'on doit supporter votre dépravation !

- On va pas faire son procès. Et je rappelle

qu'elle a été libérée. - Parce que son mari est flic !

- Non, parce qu'il n'y a

aucune preuve ! - C'est la fête

des voisins, on est là pour passer un bon moment, alors, stop.

- Pas la peine, je rentre chez moi.

- Reste. - C'est bon.

- Je viens avec toi.

- C'est pas la peine non plus. - Casse-toi !

- Profite-en pour déménager. On t'as assez vu ici.

- Calme toi !

- Toi tu te calmes !

- Tu voulais pas partir plus tard

pour pas qu'on remarque notre absence ?

- Qu'est-ce que tu veux qu'ils en déduisent ?

- C'est toi qui m'a dit que tu voulais pas

qu'on attire l'attention. - Je veux en finir vite.

- Ca va toi ?

- Ca va.

- Ecoute, en tout cas je suis vraiment contente

que tu aies enfin compris à qui tu avais affaire.

Je t'avais prévenue, hein ?

- Ouais, c'est vrai.

- Et je suis désolée que tu en aies fait les frais aussi.

Ecoute, les hommes sont faibles, hein ?

Nan, mais j'espère vraiment que Yanis va vite se rendre compte

du piège dans lequel il est tombé.

- On ne peut pas en rester là, après ce qu'elle a fait à Félix ?

- Euh... Oui, oui c'est vrai.

Comment il va d'ailleurs ? - Comment il va ?

Il n'a pas décroché un mot depuis que c'est arrivé.

Méconnaissable ce gamin.

Mais vous qui la connaissez un peu, vous avez pas vu...

ou je sais pas, entendu quelque chose qui nous aiderait

à monter un dossier contre elle ? On doit l'enfermer.

- Je ne sais pas...

Peut-être...

Il y a quelque chose, mais je ne sais pas si ça aide.

- Dites toujours, on sait jamais.

- Au lycée,

quand elle a compris que Félix l'aimait bien,

elle a eu l'air troublée.

- Troublée ? - Ouais.

- Elle m'a dit qu'elle trouvait Félix "différent"

des autres garçons. Juste ça.

- Attendez. Vous voulez dire que cette femme

trouvait mon fils attirant ?

- C'est ce que je me dis aujourd'hui.

- Putain, tu vois ! - Mais tu l'as dit à la police ?

- Non, c'est pas une preuve matérielle.

Je sais ce que c'est, mon mari est flic aussi,

donc ça sert à rien... - On peut pas faire confiance

à la police.

- On les emmerde...

on les emmerde...

- Jette un coup d'oeil.

T'as jamais fait ça ?

- Jamais non.

- Avoue que ça t'excite un peu,

braver l'interdit. - Pas vraiment.

- Ouais, c'est vrai que tu donnes dans le droit et l'honnête,

jamais une incartade, hein ? Monsieur sage.

- Pourquoi tu me dis ça ?

- Si vous voulez bien vous donner la peine...

- Voilà. On sait où passe l'argent

de son trafic... - Ouais... Un jour,

j'offrirai une maison comme ça à Livia.

Loin d'ici.

Tu crois que ça lui plairait ?

- J'en sais rien. C'est ta femme.

- C'est pas parce que c'est ma femme

que je connais tous ses désirs.

- On commence par où ?

- Tu prends l'étage.

- Je vous sers un petit verre Eve ?

- Heu... Oui, avec plaisir merci.

Mais pas d'alcool.

- D'accord.

- Pas d'alcool ?

Est-ce que ça veut dire que... ?

- Oui, mais c'est encore trop tôt pour l'annoncer...

- C'est une super nouvelle ! Vous devez être hyper heureux !

- Et un jus de fruit !

- Ca va ? T'as l'air toute pâle...

- Je me sens pas très bien.

Je vais rentrer d'accord ?

- Tu veux que je te raccompagne ? - Ca va, merci.

- Hector, tu sais où est Stéphane ?

- Non, j'en sais rien.

- Je l'ai croisé avec son collègue.

Ils m'ont dit qu'ils revenaient dans dix minutes environ.

- Ah bon ? - Merci, et Marguerite ?

- Elle garde Wendy !

- C'est qui Wendy ?

- Qu'est-ce qu'ils foutent à l'autre bout d'ici,

vers chez nous là ? - Arrête de t'inquiéter,

je t'ai dit, je le tiens. - Va voir.

- Là maintenant là ? - Oui maintenant. Vas-y.

- Comme tu veux.

Musique d'enquête

- J'ai l'impression qu'on va jamais trouver.

- Je le sens pas ordi Desmoulins.

Je le sens plutôt à l'ancienne : copie papier.

- T'as peut-être raison mais je sais pas.

T'as pas une idée de ce que pourrait être son mot de passe ?

- Tu sais, on croit connaître les gens...

Puis finalement on connait pas grand-chose.

Il paraît que vous courrez souvent avec Livia.

- Souvent, non...

- Vous vous parlez ?

- Pourquoi tu me demandes ça ?

Je t'ai dit ça va pas super entre nous. Peut-être que

tu pourrais m'aider ?

- Je sais pas peut-être parce que tu es le père de Victor, non ?

- Elle se sent trahie parce que je l'ai trompée avec Aurore.

Mais ça date, c'était à nos débuts, c'est pas comme si

je la trompais maintenant.

Là, ce serait une vraie trahison. T'es pas d'accord ?

Putain !

- Alors ?

- Adresses des clients de Rayon de Soleil

chez qui il cache la drogue, quantités, mouvements et tout.

- Parfait. Traînons pas.

- Il faut l'arme - Quelle arme ?

- Qui a tiré sur Manon,

avec mes empreintes.

Musique de tension

(...)

(...)

(...)

(...)

Monsieur et Madame Guerfi, 6 allée des Marronniers :

un kilo, 9 millimètres.

Ca doit être l'arme qu'il m'a demandé d'intervertir.

- J'espère pour toi.

Et après ça on appelle Morel.

- C'est ça qui fait tout...

téléphone

Ah, excusez-moi.

Pardon, hein ?

Allo, oui. - Jamais tu réponds ?

Bon, t'avais raison.

Ils ont pris ton carnet ! Il y a plus rien

dans ta coupe !

- J'appelle Stéphane.

- C'est pas en lui parlant

qu'on va régler ça ! Il faut passer à la vitesse supérieure !

- On lui rappelle qu'on a l'arme qui a tué Manon.

- A l'heure qu'il est il l'a déjà récupérée.

Il est en train d'effacer ses empreintes !

Il nous a lâché

et on fait rien. T'es trop faible.

Voilà le résultat.

Si on récupère pas le carnet, c'est la taule.

Pour toi, pour moi, pour Maman...

Il faut qu'on se fasse respecter. On n'a plus le choix.

Il fallait pas lancer ce trafic si t'étais pas prêt.

- Parce que tu étais prêt toi ?

- Je suis prêt à faire ce qu'il faut.

- T'as fait assez de conneries comme ça d'accord ? Assez !

Merde !

- Papa ?

- Je m'absente quelques instants, d'accord ?

- Ca va ? - Oui, t'inquiète pas.

Musique morose

(...)

- Tu veux faire quoi ?

- Ben je sais pas, aller danser un peu ?

- T'es un marrant toi.

Salsa, rock ? - Tout me va.

- Salut les enfants.

Ca va ? - Ca va, ça roule.

- Sam, il faut tu saches.

Ta maman est venue et ça s'est

pas bien passé. Elle est repartie.

- Quoi ? - Valérie lui a pris la tête

au sujet de Félix.

Mais bon ça vous empêche pas de vous amuser, hein ?

C'est bien de vous voir ensemble comme ça.

- Tu veux qu'on aille boire un druck ?

- OK.

- Félix, t'as pas vu ton père ?

- Nan.

- Vous fantasmez sur Félix ?

C'est Madame Coudray qui vient de me le dire.

Vous vous êtes confiée à elle ? - Jamais de la vie !

- Pourquoi elle mentirait ?

- Parce qu'elle se venge !

Parce qu'elle et son mari vont mal et qu'elle pense

que c'est à cause de moi, vous comprenez ?

- Vous vous tapez vraiment tout ce qui bouge hein !

- Hé ouais, la dernière action là...

- C'est une mauvaise idée Sam...

- Attends-moi là, j'arrive.

Pourquoi t'as balancé des conneries sur ma mère ?

Ca t'excite de détruire sa vie ? - J'ai pas menti !

- C'est assez dur pour lui !

- Et pour ma mère non ? - Casse-toi, fils de pute.

- Arrêtez !

- Quoi ? Qu'est ce que tu vas faire ?

Tu vas nous rouler dessus hein ? - Connard !

- On se calme !

- Mais tu crois pas que ta mère en assez fait comme ça toi ?

- Ma mère ?

- Sam, ça ne sert à rien. - C'est clair.

On va pas mettre

de l'huile sur le feu. - Allez, on y va, s'il te plaît.

- Viens. Viens toi aussi.

- Ca va ?

- Oui.

- T'es sûr ça va ?

- Oui.

- On rentre à la maison ? Je dois changer Athénaïs.

- Nan, c'est bon. Je reste avec mes potes.

- Bonjour Madame. - Bonjour.

- Capitaines Coudray et Chevalier.

On a besoin de jeter un oeil dans votre maison.

- Pourquoi vous voulez entrer chez moi ?

- De la drogue y est cachée.

- De la drogue ?

- On sait que c'est pas vous. Mais ceux de Rayon de Soleil.

- Non, mais c'est une blague !

- Malheureusement non.

Vous ne nous reconnaissez pas ?

On vous croise souvent avec votre mari.

- Je suis désolée, mais moi je vous reconnais pas.

Faut dire que mon mari dit que je perds un peu la tête...

- On l'a croisé en venant. Il est à la fête des voisins.

- On n'en a pas pour longtemps.

- Bon... Mais, ne dérangez pas Wendy !

- Vous vous rendez compte

que pour assouvir l'un de vos sales fantasmes

vous bousillez la vie de mon gosse !

- Je comprends vos émotions, mais je jure que j'ai rien fait.

- Vous comprenez rien, bordel ! Il a 15 ans !

- J'aime les hommes

mais pas les ados ! - Pourquoi il aurait inventé ?

- Parce qu'il fantasme sur moi et que la vidéo sur internet

a du l'émoustiller.

Vous comprenez, la sexualité ce n'est pas rationnel,

surtout quand on est ado.

Parfois en tant qu'adulte aussi.

Et ce que vous comprenez ça ?

Mais, qu'est-ce qui vous prend !

- C'est vous qui me cherchez !

Qu'est ce que vous avez fait à mon gosse ?

- Ma petite Wendy a eu un petit accident hier,

c'est pour ça que j'ai pas pu aller à la fête des voisins.

Je pouvais pas la laisser toute seule...

- Vous avez un endroit où on peut cacher facilement quelque chose :

cave, grenier, trappes, faux plafonds... ?

- Ah oui, oui, j'ai une trappe dans la salle de bain.

Mais vous pouvez y aller.

- Moi, si je peux éviter de monter un étage.

- Bien sûr, merci.

- Vous voulez un café ?

- Volontiers, oui, merci.

- Dix-sept.

- Comissariat de Villeneuve-les-Fossés,

je vous écoute. - Bonjour Madame, deux hommes

sont chez moi, ils prétendent me connaître

et disent qu'ils sont de la police. Mais j'ai un doute.

- Ils ont montré leurs cartes ? Ont dit leurs noms ?

- Bon week-end.

- Coudray et Chevalier. Tout à fait.

Ce sont bien de vrais policiers madame. Ne vous inquiétez pas.

Pas de soucis, vous avez bien fait de vérifier.

Au revoir madame. Bonne soirée.

- Je peux vous aider ?

- C'était quoi ce coup de fil ?

- De toute façon elle était pourrie cette fête.

- Tu m'étonnes.

- Appelle ta mère.

- Qu'est-ce que tu vas faire ?

- Vous êtes la première à dire que vous aimez ça !

- Ca fait pas de moi une criminelle !

- Maman, ça va ?

- Ca va très bien. Hervé allait partir n'est-ce pas ?

- Je partirai que quand ta mère avouera.

- Elle a rien fait, vous le savez très bien.

- OK, j'arrive.

Félix !

Ton père est chez Livia ! Ca dégénère.

Tu veux vraiment qu'il fasse une connerie parce que t'as menti.

Félix !

Allez viens !

- Tu sais ce que j'ai remarqué

quand j'ai vu la vidéo ?

- Non.

- Quand je monte avec Eve, je regarde Livia,

sauf qu'elle, elle me regarde pas.

Elle a ses yeux plongés dans les tiens.

- Je m'en souviens pas.

- On échange toujours un dernier regard avant de se séparer.

C'est bon.

- Sortez de chez moi ou j'appelle la police.

- Appelez-la, la police !

la porte s'ouvre

Qu'est-ce que tu fais là ?

- Dis-leur Félix.

- Papa, je...

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- J'ai menti.

Elle a dit la vérité, j'ai tout inventé...

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

- Ce qu'elle a dit.

Ce qu'elle a dit.

Je sais pas, elle m'a toujours plu et moi je...

Je connais sa réputation, et puis

avec la vidéo qui tournait, je sais pas,

j'ai essayé de tenter un truc.

Mais, elle m'a repoussé et puis j'avais honte quoi.

J'avais peur aussi que tu...

que vous pensiez que je suis juste un sale pervers en fait.

- Et c'est pour ça

que tu as dit que c'est elle

qui t'avait agressé ? - Je suis désolé.

- Vous voyez !

- Tu te rends compte de la conséquence de tes actes ?

Elle a fait de la garde à vue

à cause de toi quand même !

- Est-ce que quelqu'un pourrait m'expliquer

ce qu'il se passe ?

- Félix vient d'avouer qu'il a menti.

Ma mère a rien fait.

- Elle l'a surpris

en train de se toucher.

Il a pas osé nous le dire.

- Oui, enfin, ça n'excuse pas tout non plus.

Il n'aurait jamais inventé

une histoire pareille si vous n'étiez pas...

- Valérie, c'est bon là.

C'est pas le moment. On va rentrer, retirer la plainte.

- C'est plus sage

en effet.

- Allez.

bip

Musique de tension

- Merci Aurore.

- C'est les garçons que tu devrais remercier.

Ils ont compris qu'il y avait un problème.

- Vous voulez retourner à la fête ?

- Pas trop envie, non. - On se la fait cette partie

de jeu vidéo ? - Ouais, grave.

- Moi je pense,

je vais prendre un bain

ou m'allonger un peu pour que la tension

redescende... - OK.

- Aurore ?

Il va me falloir un peu de temps pour...

Pour digérer ce qui s'est passé entre toi et Stéphane.

- Je comprends.

- Mais bon vu que t'es ma meilleure amie,

je crois que ça finira par passer.

Musique hostile

(...)

(...)

Eve !

Eve, ouvre.

Il faut qu'on parle.

Eve, je sais que tu es là.

Eve !

frappe à la porte

Eve !

frappe à la porte

Eve !

Eve, je sais que tu es là.

(...)

Eve !

A cause de toi,

je viens de passer un sale quart d'heure avec le père de Félix !

Pourquoi tu as dit que j'étais attirée par lui ?

- A ton avis !

- Je t'ai consolée, je t'ai aidée, je t'ai donné ma confiance,

mon amitié...

- Et tu m'as pris mon mari !

- Je ne t'ai rien pris du tout !

C'est lui qui est venu vers moi après tout ce que tu lui as fait !

- C'est l'homme de ma vie !

Ca fait seize ans qu'on est ensemble,

des années qu'on se bat pour avoir un enfant,

qu'on en bave sans jamais, sans jamais,

penser une seule fois à se séparer.

Et maintenant qu'on a une chance de fonder une famille heureuse,

toi tu viens tout foutre en l'air !

- Je ne t'ai pas pris Yanis.

C'est lui qui est fatigué de tous tes mensonges.

Tu peux m'en vouloir si tu veux, mais en vérité,

tu ne peux t'en prendre qu'à toi.

Parce que lui aussi en rêve de cet enfant, de cette famille.

Réveille-toi Eve !

- Excusez-moi,

la porte était ouverte. Pardon d'interrompre

votre conversation.

Vous savez où sont vos maris ?

- Merci de votre collaboration, madame.

- Je te promets qu'on ne l'a pas cherché.

Ca nous est tombé dessus.

- Ah c'est un coup de foudre en plus ?

- Avec ce qu'il s'est passé avec Eve,

j'ai eu besoin d'une échappatoire...

Pareil pour Livia. - Une échappatoire...

Tu te fous de moi ? - Tu crois que si t'avais été

honnête avec elle ce serait arrivé ?

Tu vois pas le schéma ?

C'est comme avec Desmoulins,

tu t'accommodes très bien de jouer double jeu

mais quand il s'agit de faire face

et d'assumer les conséquences... - Tu me fais la leçon ?

voiture

- Vous pouvez m'expliquer ce que vous faites ici ?

- Si ça ne vous dérange pas,

moi je préfère rentrer chez moi. - Nan,

tu restes là.

- Je tiens vraiment

à ce que vous restiez.

Ce que je vais dire à Stéphane aura plus de poids

si vous êtes présentes.

Et puis il ne devrait

pas tarder maintenant. Asseyez-vous.

- Tout est dans ce carnet.

Le mouvement de tout son stock

de pilules.

- Et vous l'avez récupéré où ce carnet ?

- Un de mes informateurs l'a volé à Desmoulins.

- Vous savez à quoi ça ressemble ?

A deux ripoux qui viennent de trahir les malfrats

qui les avaient corrompus.

- OK, j'ai aidé les Desmoulins. C'est moi la taupe.

Yanis n'a rien à voir là-dedans.

Il était pas au courant.

- On dirait qu'il vous a aider un peu non ?

- A arrêter les Desmoulins, oui.

Je veux les enfermer. Avec Manon,

ils sont allés trop loin. - Vous savez,

c'est pas en revenant dans le droit chemin

que ça efface le passé. En tous cas pas avec moi.

- Je suis prêt à assumer les conséquences.

Il faut que ça s'arrête.

téléphone

Excusez-moi.

- Mauvaise nouvelle ?

Musique de tension

- Mets-le dans le coffre !

- Tu déconnes ?

- Il s'en prendra à Eve et Livia si on rend pas le carnet.

- C'est votre seule preuve.

Appelons les renforts, ils géreront ça.

- Il s'agit de ma femme. Dans le coffre !

- Coudray, raisonnez-le...

- Allez !

- Parce que vous croyez

que Desmoulins va se contenter de récupérer son carnet ?

Il y a trop de témoins, ça peut pas bien se terminer.

- Je suis désolé.

Il a pas tort.

- On va trouver une solution.

- Hugo, quoi que tu aies fait,

je suis sûre tu es encore

dans les temps pour faire machine arrière.

- Stéphane doit me rendre quelque chose qui m'appartient.

Si tout le monde joue le jeu, tout va rentrer dans l'ordre.

- Et sinon ?

- Ils sont là.

- Ils ne vous ont pas fait de mal ? Ca va ?

- Evidemment qu'on ne leur a pas fait de mal.

- Pas pour le moment. Vous avez le carnet ?

- Dans le sac.

- Vous avez fait une copie ?

- Vérifie nos portables.

- Comment on peut savoir ?

- Il y a aussi l'arme qui a tiré

sur Manon, avec mes empreintes dessus.

Comme ça vous me tenez, comme avant.

- On te tient ?

Tu nous as quand même volé le carnet.

- T'inquiète pas, ils recommenceront pas.

Hein, Stéphane ?

- Personne dira rien.

Je vous ai dit, on repart

comme avant. - Moi je veux pas d'embrouilles.

Je me fiche de ce que vous avez fait.

- Moi je veux juste rentrer chez moi.

- On est tous d'accord. Hector, on prend le sac et

on part. - Non, pas d'accord !

On s'en va ! - Non !

Ils se sont foutu de notre gueule. On va pas laisser passer ça.

- Oh oh oh !

Musique de tension

Alors on fait quoi maintenant hein ?

- Tu poses ton arme !

- Eve ! - Doucement !

- On se calme !

Personne ne veut de drame.

On est dans une résidence paisible et familiale...

Tu fais ce qu'elle dit

et on part d'ici !

- J'irai pas en prison.

Lâchez votre arme, sinon...

- Yanis !

Musique triste

(...)

(...)

(...)

(...)

(...)

(...)

(...)

- Je veux pas le perdre.

Je peux pas le perdre, c'est pas possible.

Je supporterai pas.

- Madame Coudray ?

Il est hors de danger.

Vous pouvez aller lui parler.

Vous me suivez ?

- Je peux ?

Alors ?

On a des nouvelles ? - Il est hors de danger.

Et toi ?

- Ca va aller.

Je vais pas rentrer à la maison ce soir, chérie.

Je vais être auditionné demain.

Certainement mis en examen.

- Tu risques combien ?

- Je sais pas.

- Je serai là tu sais.

Dans tous les cas.

- Comment tu te sens ?

- Ca va.

- Je suis désolée.

Pour tout.

- Sois pas désolée.

Je t'aime.

- Moi aussi je t'aime.

- Et Elise, elle est où ?

Tu l'as pas prise avec toi ?

- Elise...

- Ben ouais notre fille...

- Tu ne te souviens plus ?

- De quoi ?

Musique de suspens

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