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Original subtitles

Musique de suspens

Pas mal !

- Hé Sam, regarde...

Tu crois que c'est grave ?

- Ca a l'air.

- Vous n'avez pas vu mon mari ?

- Mais, je crois que personne n'a vu votre mari.

- Ca va ?

- Il se passe quoi ?

- Ben on ne sait pas.

T'as des nouvelles de tes parents ?

- Pas depuis tout à l'heure... - Ils répondent pas au téléphone.

cris

- Oh mon dieu...

Musique de suspens

- Ca va ?

- Ca va ouais.

- Je vais passer à la pharmacie demain matin

pour acheter la pilule du lendemain. Pour être sûre.

- Je préfère oui.

- Mais Stéphane,

c'est peut-être pas la peine d'inquiéter inutilement

Livia et Yanis non ?

- T'as sans doute raison.

- Ouais.

Merci pour la soirée.

- Vous voulez qu'on vous appelle un taxi ?

- Je crois que ça va aller.

Bon. - A bientôt.

- Ouais. Bonne soirée.

- Salut.

- Tu crois qu'on a fait une erreur ?

- C'était juste une bonne soirée, t'inquiète pas.

Allez viens.

- Ce qui s'est passé hier soir,

je veux pas que ça change quoi que ce soit entre nous.

- C'était comment ?

- Ca m'a donné envie de refaire l'amour avec toi.

Musique de générique

(...)

- Ca fait trois semaines qu'on a rien fait

tous les quatre.

Ce serait bien qu'on se refasse une soirée.

En tout bien tout honneur je veux dire.

- Ok. - Bon.

Et donc ?

- Et ben ouais, avec plaisir ouais.

On va organiser ça.

- Super.

sirènes de police

- Ca va ?

- Salut, Eve.

- Stéphane.

- Qu'est-ce qui se passe ?

- Il faut que je te parle.

- Bah je vous laisse.

- A tout de suite.

- Ca va ?

- Dis-moi.

Je t'écoute.

Nan...

- Si...

- T'es sûre ? - Oui.

- Vraiment ? - Oui.

Faut croire qu'il y a un de tes petits soldats

qui a trouvé le trouver le chemin chéri !

- Je le savais, je te l'avais dit.

Oh, mon amour, c'est...

C'est fou !

- Par contre, on le dit pas encore hein ?

- Non, bien sûr... - Je préfère qu'on soit sûr.

- Je t'aime. - Moi aussi je t'aime.

On va avoir un petit bébé. - Oui, oui.

- Bonjour Commandant ! - Coudray.

Vous avez l'air de bonne humeur ce matin.

- Tout va bien !

- Entendu... merci.

Ah Yanis.

On a une suspicion de viol sur une jeune fille.

On est attendu à l'hôpital.

On y va ?

- Ouais.

- Qu'est-ce qui t'arrive ?

T'as un sourire de deux kilomètres.

- Non, non, pas du tout. - Ben si, je vois bien.

Qu'est-ce qu'elle te voulait Eve?

Oh putain, t'a fait un truc sur le parking ?

- Mais nan ! Jamais de la vie !

- Yanis, je plaisante. Et on ne dit jamais jamais.

T'as fait de l'échangisme je te signale.

- Chut... ! - Oh, ça va. Alors, quoi dis !

- Ok. Eve est enceinte.

Mais elle veut pas qu'on l'annonce trop tôt, donc dis rien.

- Ben oui, normal oui.

C'est une bonne nouvelle ça, je suis contente pour vous.

Félicitations ! - Merci !

On y va ?

- Ouais.

- Cette nuit, un adolescent

a abandonné une jeune fille

dans le coma devant l'accueil des urgences.

Manifestement, elle a été droguée et a fait une overdose.

Elle a des bleus aux poignets qui laissent penser

qu'on l'a ligotée. - Il y a des témoins ?

- Non mais il y a des caméras à l'entrée de l'hôpital.

La vidéo vous attend au poste de sécurité.

- On a une idée de la drogue qu'elle a prise?

- Pas encore, mais on a trouvé ce sachet de pilules sur elle.

- Bonjour.

- Madame, Monsieur.

- On se connaît ?

Vous êtes le gérant de la Comète.

On vous a interrogé à propos de Michaël Metzger.

- C'est un client du bowling que je connais un peu.

- On sait qui

lui a fait ça ? - Vous êtes...?

- Son frère, et vous ?

- La police. - Vous avez des pistes ?

- Possible oui.

- Alors,

vous le reconnaissez ?

- Non.

- Un camarade de classe de Chloé peut-être ?

- Et vous ?

- Non jamais vu.

- Ok.

Merci, vous pouvez y aller.

- Une dernière chose, Monsieur Lévêque.

- Oui ?

- On a retrouvé ces pilules dans la poche de Chloé,

ça ressemble à la drogue que Michaël dealait.

- J'ai dit je suis pas au courant des affaires de Michaël

et ma fille n'y aurait jamais touché.

Son agresseur lui a peut-être mis dans sa poche.

- Donc c'est peut-être de votre faute

si votre fille est dans cet état ? - Je me fous de vos hypothèses

foireuses. Retrouvez celui qui lui a fait ça, c'est tout.

- Eh les gars, je crois que j'ai un truc là !

Regardez sur le scooter.

- C'est pas le logo du club de tennis ?

- Bravo Sherlock.

- Merci.

- Désolée pour le retard !

- Pas grave ! Il nous reste deux, trois minutes !

- On y va !

Pas trop stressée ? - Un peu oui,

mais bon on a bien bossé. La balle est dans leur camp.

- Livia.

Bonjour.

- Hervé ? Bonjour.

- Vous venez pour l'attribution du local de la rue Keller, non ?

- C'est ça.

- Je suis Hervé Kervelec, pardon.

C'est moi qui préside la commission.

- Hervé est mon voisin.

- Ah super. On se voit tout de suite.

- Ouais. D'ailleurs je me dépêche.

Je vous laisse vous préparez.

A tout de suite.

- Ok.

- Sa femme et lui ne peuvent pas me blairer.

- Ah...

Ce projet est un projet que j'ai la chance

de mener avec ma meilleure amie, Livia.

C'est également un projet éminemment personnel

car mon fils, est atteint d'une maladie orpheline

handicapant son quotidien.

Quand il était plus jeune, personne pouvait

le garder quand je travaillais.

S'occuper d'un enfant handicapé ça fait peur.

D'où l'idée d'un centre aéré pour enfants handicapés.

- Un espace de jeux sécurisé et adapté à leur mobilité,

sous la supervision d'adultes compétents.

Ca paraît

pas grand chose et pourtant ça peut changer leur vie.

- Non je ne vois pas qui ça pourrait être.

- Ok, merci Hector !

Monsieur Desmoulins.

- Ah, c'est messieurs de la police !

Quel bon vent vous amène ? - On cherche un membre

de ton club. - Un ados qui a un scooter.

- Ah... ils ont tous un scooter.

Ca fait longtemps qu'on vous a pas vus ici ?

- C'est ce qu'on se disait. - Absolument.

- On se fait ça vite ? - Quand tu veux !

- Salut. - Salut.

Allez-y, je vous rejoins.

Hector, tout va bien ?

- Ouais, ouais RAS.

Ok, re place toi bien.

Musique de suspens

- Tu vois ?

(...)

C'est le même scooter que sur la vidéo.

- Je te promets que j'y suis pour rien !

- Je te défonce !

- Arrête ça tout de suite !

- Bouge pas, bouge pas !

- Va te faire foutre !

C'est lui

qui a agressé Chloé !

- C'est pas à toi de régler ça ! Tu te calmes !

Ca va ?

- Je crois qu'il m'a cassé le nez !

- Tu as vu comme Hervé me regardait ?

Je n'aurais pas dû venir.

- Mesdames, et bien bravo pour votre présentation,

c'était très bien.

Votre cause est noble, très bien défendue, félicitations.

Comme quoi, on peut ne pas s'entendre comme voisins,

et se retrouver sur certains sujets.

- Merci Hervé. - Merci.

Attends, excuse-moi.

Allo ?

Oui, c'est moi.

OK, OK...

J'arrive tout de suite.

Victor a été renversé par un vélo

il est à l'hôpital.

- Mais Sam n'était pas avec lui ? - Je sais pas. Viens.

- Va au fond là, allez, allez.

- Ouais Livia...

Non je ne sais pas où est Sam, pourquoi ?

Quoi ?

T'es où là ?

Ok, j'arrive.

Ca va ?

- Aurore attend des nouvelles des médecins.

- Et Sam ? - Je lui ai laissé trois messages.

- Bon, je m'occupe de lui, tu me rejoins après ?

- OK. Merci.

- A plus tard, Livia.

- Je ne comprends pas, il devait être avec lui.

- Eve est enceinte.

- Quoi ?

Mais c'est génial !

Après tout ce qu'ils ont traversé...

Non ?

- Quand on l'a fait avec Eve,

le préservatif s'est déchiré.

Elle devait prendre la pilule du lendemain.

Je la soupçonne d'avoir fait exprès de ne pas la prendre.

C'est pour ça qu'elle a voulu qu'on couche ensemble.

Elle a tout prévu, nous a manipulé.

- Tu penses que Yanis était dans le coup ?

- Je sais pas, je pense pas non.

Il avait l'air innocent.

- Mais qu'est-ce qu'on fait ?

Je vais voir Victor.

- Je vous laisse. - Merci.

On te voit sur la vidéo de surveillance de l'hôpital

quand tu déposes Chloé.

Alors Gaspard il s'est passé quoi avec elle ?

C'est elle qui te l'a offert ?

J'ai vu qu'elle portait le même.

Bon alors ?

- Je vais encore être un mois en fauteuil roulant, c'est ça ?

- Je crois bien oui.

- Comment ça va Victor ?

- Ca va.

- Pourquoi Sam n'était pas avec toi ?

- Je lui ai dit de me laisser aller chez le kiné

tout seul. - Vous vous êtes

disputés ? - Non, non.

Tout est cool entre nous.

- Et tu sais où il est ?

- Non, je sais pas.

- Bonsoir Madame Coudray.

- Bonsoir Alexia ! Ca va le bébé ?

- Oui, très bien, merci.

Aurevoir.

- Il s'est pas déchiré par hasard le préservatif, on est d'accord ?

Tu l'as fait exprès pour tomber enceinte ?

- C'est vrai.

- Tu te rends compte de ce que t'as fait ?

- Je sais. Je suis désolée.

- Non, Eve on va pas balayer cette histoire comme ça enfin !

Tu m'as instrumentalisé bordel !

- On a vraiment besoin de ce bébé avec Yanis,

tu comprends ?

Après la mort d'Elise...

- Je sais, j'étais là.

Il était au courant Yanis ?

- Il pense que c'est lui le père.

Et c'est tout à fait possible !

- Il était pas stérile ? - Pas complètement.

Il peut être le père. - C'est totalement improbable !

Sinon t'aurais jamais couché avec moi évidemment.

- Ok, j'aurais pas du faire ça.

Mais je te demande rien.

D'accord, oublie, s'il te plaît.

Dis rien à Yanis.

Lui gâche pas le bonheur d'être père. S'il te plaît.

- T'étais où ?

Pourquoi tu répondais pas ?

- C'est bon, lâche-moi.

- Pourquoi tu n'as pas accompagné Victor chez son kiné ?

- Parce qu'il est capable de faire 500 mètres tout seul.

J'avais pas la tête à ça. Je peux vivre ma vie.

- Il est à l'hôpital. Renversé par un vélo.

- C'est grave ?

- Oui, c'est grave, il a passé la journée aux urgences.

Quand tu t'engages à t'occuper de lui, c'est du sérieux !

T'étais où ?

- J'essayais de me remettre avec Océane.

- Océane ?

- Ma meuf, enfin mon ex mais...

- Je suis désolée pour toi...

- Arrête de faire comme si ça t'importait !

Y en a que pour vos histoires de cul !

Tu pensais que je savais pas pour vos plans échangistes ?

Vous me prenez vraiment pour un con.

- Ah, t'es là toi ?

Où t'étais ? - On a parlé. Il a compris.

- Je devais régler un truc.

Je savais pas qu'on allait le renverser.

- T'es vraiment inconséquent !

T'as une idée des souffrances de Victor ?

De la chance que t'as ?

- Me saoulez pas avec ça !

J'ai eu une journée suffiment merdique !

- Hé ho ! Tu peux arrêter de regarder ton nombril

deux minutes ? Victor est fragile et tu le sais !

Tu devais l'accompagner.

Elle comptait sur toi Aurore.

- Justement ! C'est le fils de votre pote, pas mon pote !

- Aurore m'a sauvé la vie quand j'avais ton âge.

On lui doit ça. - Toi tu lui dois quelque chose,

moi rien ! Même si elle t'a sauvée,

vous vous en foutez que ma vie soit pourrie à cause de Victor.

- Oh Sam ! On va pas en rester là !

T'as compris ?

claquement de porte

- Il s'est fait plaquer tout à l'heure,

c'est pour ça qu'il a laissé Victor tout seul.

- C'est pas une raison.

- C'est vrai mais il a compris. Inutile d'en rajouter.

- Je suis allé voir Eve.

- Et alors ?

- Elle me demande de faire comme si rien s'était passé.

- Elle est folle !

- Salut ! - Chéri, t'es déjà là ?

- Ouais, je voulais te préparer un petit dîner.

Pour fêter la bonne nouvelle.

- Oh, c'est adorable !

- Par contre, il y a que moi qui vais boire ce soir !

- Merci.

- Ca va. Ca a été ta journée ?

- Oui. Oui, très bien.

Le proviseur m'a félicitée pour la qualité de mon travail.

- Ah ouais ? - Il m'a proposé un CDI.

- C'est génial.

C'est une super nouvelle ça !

Bravo mon amour.

Je suis fier de toi !

- Tout s'arrange, tu vois... - Ouais.

Par contre, je suis désolé, j'ai dû en parler à Stéphane.

Il m'a vu sur mon petit nuage, j'ai pas pu m'empêcher.

Tu m'en veux pas trop ? - Nan, je comprends.

- J'espère que ça va être bon ce que je t'ai préparé.

- Stéphane ?

Stéphane ?

Mais, qu'est-ce que tu fais ?

- Hein ?

Rien, j'arrivais pas à dormir.

J'en ai profité pour chercher le couteau de mon père.

- Le couteau de ton père ?

- Ouais, celui qu'il m'avait offert,

pour le donner à Sam. Pas trouvé.

On va se coucher ?

Allez, viens.

Viens.

Bonjour,

on est les policiers chargés d'enquêter

sur ce qui t'est arrivé.

- On peut poser quelques questions ?

- Oui.

- Pour commencer sachez qu'on a appréhendé votre agresseur

Gaspard Paturel.

Il vous fera plus de mal,

vous pouvez nous parler

en toute confiance.

- Il s'est rien passé en fait.

Gaspard il a rien fait.

- Vous étiez à moitié nue, ligotée...

- C'est moi qui lui ai demandé de m'attacher.

On voulait juste essayer...

On voulait essayer le SM.

- Mais l'idée vient de vous ou c'est lui ?

Comment ça s'est passé ?

- C'est en discutant sur le sex challenge...

- De quoi ?

C'est quoi ça ?

- C'est un groupe de discussion,

tout le monde y est depuis la rentrée.

On sait pas qui l'a créé, mais l'idée

c'est de partager ce qu'on fait

et de se dépasser sexuellement.

- Ca marche comment ça ?

- Comme un forum,

parfois on envoie des photos ou des vidéos,

c'est à celui qui fera le plus chaud...

- Un rapport avec Alexia qui est tombée enceinte ?

- Un des challenges était de le faire

sans protection.

- Et le bracelet jaune

que tu portes ?

- Tous les participants en portent un.

- Où t'as trouvé

la drogue ?

- Vous savez que votre frère a tabassé Gaspard

pour essayer de vous venger ?

- Il va aller en prison ?

- Il y a des chances.

- Et si je vous dis qui nous a vendu la drogue,

ça va l'aider ?

- Gaspard a abandonné

Chloé à la porte de l'hôpital parce qu'il avait peur

d'avoir des problèmes à cause de la drogue.

- Et ce sex challenge... Pourquoi ils font ça ?

- Pour gagner en popularité, être plus "cool",

pas coincé du cul,...

- Le problème est qu'ils ont accès à la drogue. Et que Chloé

a failli y passer...

- Où ils l'ont acheté ?

- Elle a décrit une revendeuse

qui opère dans La Comète.

- On avait repéré

l'endroit en enquêtant la mort de Metzger.

- Je peux te parler ?

- Qu'est-ce qui t'est passé par la tête ?

- C'était plus fort que moi...

- T'es complètement tarée.

- Il y aura aucune conséquence pour vous, ça change rien, promis.

- Bien sûr que si.

C'est évident.

- Tu sais à quel point j'ai besoin de ce bébé.

- Tu attends quoi, là?

Que je dise que c'est pas grave et qu'on oublie tout ?

- Je sais pas si je m'en serait sortie sans toi après Elise.

Tu es devenue essentielle pour moi.

Je veux pas te perdre.

- Il fallait y penser avant.

musique électro

- Sébastien lui a cassé la gueule pour rien ?

- Ben ouais, c'est con, hein ?

Surtout pour le pauvre gamin qui s'est fait tabasser.

- Chloé nous a dit que ses amis ont acheté la drogue ici.

- Quoi ? - Ca vous gêne pas

d'être responsable de l'overdose de votre fille ?

- Je vous assure...

- Vous savez les risques en laissant dealer ici ?

- On ferme de suite le bowling et on retire votre licence.

- Qu'est-ce que vous voulez ?

- Votre fille nous a parlé d'une étudiante en médecine...

- Je vois qui c'est mais si je vous aide...

- On ne ferme pas votre bar tout de suite.

- Et on bénéficie de votre reconnaissance éternelle,

vous comprenez ?

- Bon, et ben on va se mettre là-bas nous.

- Avec deux pressions.

- Je sais pas vous mais j'étais à ça de m'endormir.

- Ses cours,

j'en peux plus je te jure.

- Viens, aujourd'hui je te raccompagne.

- Je suis avec mes potes ! - Tu viens avec moi.

- T'es vraiment accroc toi.

- C'est bon ! T'as fini ? Franchement, tu me fais chier...

- Vas-y, arrête de rigoler.

frappent à la porte

- T'éteins la télé s'il te plait ?

C'est trop gentil de venir.

Victor, regarde qui est là ?

- Comment ça va ?

- Je dors tout le temps à cause des anti-douleurs mais ça va.

- On t'a amené un petit cadeau.

Et on a quelque chose à te dire.

N'est-ce pas, Sam ?

- T'es lourde maman.

- Il a rien à me dire, c'est moi qui l'ai jetté,

j'en ai marre d'être un boulet.

- Laisse tomber Livia.

- T'es gentil de le couvrir

mais il avait pas à te laisser seul.

Et tu es pas un boulet.

Tu es un garçon super qui a juste besoin d'un peu d'aide.

- Ok, ben je vous laisse s'il est si génial que ça !

- Sam !

- J'ai fabriqué le berceau moi-même.

- Pardon ? Quoi ?

- Tu sais, on a donné tout ce qu'on avait à Emmaus,

plutôt que de tout racheter, je fabrique moi-même.

J'ai choppé tous les plans sur internet,

mais il me manque des outils, t'en as ?

Je te saoule ?

- Yanis...

- Quoi ?

- Quand on a échangé, avec Eve...

- Ouais ?

- Le préservatif il s'est déchiré.

C'est sans doute moi le père du bébé.

- Eve le sait ?

- Je pense qu'elle a sciemment déchiré le préservatif

pour tomber enceinte de moi. Et si elle t'a rien dit

c'est qu'elle voulait que tu croies que tu étais le père.

Ecoute, je sais pas quoi faire de cette histoire.

J'ai pensé qu'il valait mieux que tu le saches.

- La blonde au bar avec le sac.

- OK.

Ca va aller ?

Je suis désolé pour toi Yanis.

Bonsoir Mademoiselle.

- Bonsoir.

- Il paraît vous vendez des petites pilules de couleur ?

- Bleues et en forme de losange ?

Il faut aller à la pharmacie pour ça monsieur.

- Il y a de l'humour. Non, moi je parlais d'un autre amusement.

Vous voyez ?

- C'est possible.

- Ouais ?

- Vous en voulez combien ?

- Heu... Je sais pas...

Bon, ben je crois que je vais prendre tout le stock. Et ouais.

- Eve ?

- Oui. Je suis là.

- Tu es enceinte de Stéphane ?

C'est pour ça que t'as voulu qu'on couche avec eux ?

Pour son sperme.

C'est aussi pour ça que tu m'as sauté dessus le lendemain matin ?

Pour que je croie que j'étais le père !

- Mais c'est peut-être toi le père.

- Peut-être ?

Mais tu déconnes complètement là !

- L'essentiel c'est que je sois enceinte.

- Mais pas comme ça !

- On va pouvoir la reconstruire notre petite famille.

- Notre petite famille ?

Mais je suis quoi là-dedans moi ? Hein ?

Tu m'as manipulé putain ?

A quoi tu pensais ? T'es pas bien ou quoi ?

- Parce que c'est bien ce qui est arrivé à Elise ?

- Je veux qu'on fasse un test de paternité.

- Yanis, c'est pas une bonne idée. Ecoute moi !

- Je ne veux pas de son enfant !

- C'est hors de question que je le garde pas.

Pour moi tu es le père.

- T'en sais rien !

- Je veux pas prendre le risque d'apprendre que c'est Stéphane ?

Alors si on fait pas le test, on peut décider ensemble,

que c'est toi le père. Tu comprends ?

- T'es complètement folle !

- Alors le cycliste, la pêche ?

- T'as parlé à Eve ?

- J'ai parlé à Eve.

- Et alors ?

- Et alors j'ai dormi dans le salon...

- L'avocat est là.

- Ouais, ok, on arrive.

- Qu'est-ce qui t'a pris, tu sais ce que tu risques ?

- Ca va, c'est pas

un braquage non plus !

- Bonjour.

Gilbert Doisneau, je suis l'avocat de Manon,

et accessoirement son parrain.

- Bonjour. Capitaines Coudray, Chevalier.

- Manon

est une jeune fille de 23 ans, brillante

et promise à un bel avenir.

Elle est en troisième année de médecine et elle regrette

d'avoir vendu de la drogue.

C'était la première fois et ce sera la dernière.

- Pour qu'il n'y ait aucun malentendu,

on sait que c'est pas la première fois que Manon dealait,

qu'elle le fait de manière régulière depuis au moins un an.

Ca on le sait. - Tu sais ce que ça veut dire ?

Que si t'es condamnée, c'est fini les études de médecine.

- Comment ça ?

- T'as besoin d'un casier vierge pour exercer.

Tu y avais pensé à ça ?

- Ceci dit,

si votre cliente se montre un peu plus coopérative,

on pourra peut-être faire un effort pour elle.

- C'est-à-dire ?

- On transmet pas son dossier au parquet

et son casier reste vierge.

Mais c'est donnant donnant.

- Ok. C'est Hector Desmoulins.

- Quoi ? Le fils d'Hugo

Desmoulins ? - Oui.

C'est une "affaire" familiale en fait.

Le Club-House c'est le noyau

et c'est Hugo Desmoulins le patron.

Sa femme aussi mais je suis pas sûre.

- Un champion de tennis, à la tête d'un trafic de drogue ?

- Je jure que c'est vrai. Il a une trentaine de dealers

dans la région. La résidence,

l'université, partout. - Comment vous savez tout ça ?

- Parce que je fréquente Hector depuis quelques mois.

- Vous couchez avec lui ? - Oui,

ça nous arrive mais

rien de très sérieux.

- De mieux en mieux. - Bon, si je vous raconte ça

c'est parce que c'est lui qui m'a recrutée.

Car j'avais le profil parfait pour vendre aux étudiants.

- Oui, entrez.

- Vous vouliez me voir ?

- Je vous en prie, asseyez-vous Madame Coudray.

Bon,

je voulais vous parler de la vidéo qui a été postée anonymement

sur la page internet du lycée et qui se retrouve

sur les réseaux sociaux. - Quelle vidéo ?

- Ah, vous n'êtes pas au courant ?

- Au courant de quoi ?

- Bon, évidemment, vous faites ce que vous voulez

dans votre vie privée, ça vous regarde,

mais là on rentre dans la sphère publique,

vous comprenez ?

- Je savais même pas que j'étais filmée.

- On n'a rien à voir avec cette publication.

- Oui, mais c'est là.

Et soyez sûres que d'ici la fin de matinée,

tous les élèves l'auront vue, les professeurs,

les employés et d'ici ce soir ce sera les parents d'élèves.

Vous commencez à saisir l'ampleur du problème ?

- Il m'avait assuré que les pilules

étaient pas dangereuses !

- Et vous êtes étudiante en médecine ?

Vous avez pas pensé que vous vendiez autre chose

que de l'homéopathie ?

- C'est tout

ce que vous avez à nous dire ?

- C'est déjà pas mal, non ?

- Enfin, je ne vais pas enterrer son dossier parce qu'elle accuse

Hugo Desmoulins d'être Pablo Escobar.

Ca va pas suffire. On perd notre temps là !

- Bon, si vous voulez que notre petit marché soit viable,

notification téléphone

il va falloir que vous nous trouviez

du concret, Mademoiselle.

(...)

(...)

On va faire une pause.

- Réfléchissez.

- C'est quoi ces conneries ?

- Hé, les gars !

Hésitez pas à m'inviter la prochaine fois hein !

- Oh, toi t'as pas grand-chose à échanger si ?

Allez, viens.

Ca va,

le soufflé va vite retomber.

Sur cette vidéo il y a quatre adultes consentants

qui s'apprêtent

à prendre du plaisir, wahou !

Pas un scandale !

- Pas sûre que nos voisins soient d'accord avec toi.

- Quoi les voisins ? Ils vont faire quoi ?

Mal nous regarder pendant 15 jours ?

Je peux bien vivre avec. - Ouais.

Toi peut-être mais nous on risque

de se faire virer ! - C'était une connerie

cette soirée ! D'ailleurs, j'étais

pas au courant de ses manigances.

Sinon, j'aurai jamais participé.

- Bon, qui a fait ça ?

Elle vient d'où cette vidéo ?

- Pourquoi tu me regardes comme ça ?

- Elle vient clairement de l'intérieur

de votre maison. - C'est vrai parfois on se filme

avec nos partenaires

d'échangisme.

Mais on avait convenu

avec Stéphane de ne pas filmer notre nuit ensemble.

On vous aurait jamais fait ça.

- Il semblerait que si.

- OK, j'ai déclenché les caméras.

Mais c'est pas moi qui ai publié

cette putain de vidéo ! Pourquoi

j'aurais fait ça ?

On a dû être hacké c'est tout.

Notre caméra elle enregistre directement sur notre cloud.

On a été piraté

à distance.

- Si c'était pour l'argent, ils nous auraient rançonné,

avant de publier les vidéos.

- Peut-être un des couples

avec qui vous avez échangé. - Non, ça s'est toujours

bien passé. - Sûr ?

- Bon, demain,

je vais appeler d'un collègue spécialisé en informatique.

Il remontera peut-être jusqu'au coupable. Mais ce n'est

pas nous qui avons publié cette vidéo !

Je te trouve différente de d'habitude,

t'as l'air plus tendre.

C'est moins détaché.

- Yanis avait besoin d'être rassuré,

c'était difficile pour lui de sauter le pas,

j'essayais juste de le mettre à l'aise.

- Si tu le dis...

- Je suis vraiment désolée Yanis.

- Tu peux.

- Bonne nuit.

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