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Musique de suspens
(...)
Personne n'a vu
mon mari ?
- C'est chez ma prof de physique, vous savez ce qu'il se passe ?
- Apparemment
c'est grave.
- Oh, elle est trop mignonne. C'est ta petite soeur ?
- Non, c'est pas ma petite soeur.
- On a entendu des coups de feu nous. On était à la maison.
Bon, ben voilà, c'était évident que ça allait mal se terminer
entre eux.
- Et vous mentionnez pas leur petit jeu pervers ?
Vous m'étonnez Valérie.
sirènes d'ambulance
- Il doit y avoir des blessés
regardez.
- Ca va ?
- Tu sais très bien ce qui va pas.
J'ai envie de toi.
Ca fait combien de temps qu'on a pas fait l'amour.
- Je suis désolée mais c'est trop tôt.
- Je comprends.
Comment veux-tu qu'on ait un autre enfant
si on essaie même pas ?
- T'es stérile.
- Tu veux pas faire l'amour
parce que tu penses que ça sert à rien ?
- Non.
- Et puis d'abord je suis pas stérile.
J'ai un problème de fertilité c'est différent.
- Oui mais c'est quasiment la même chose.
- Non, y'a encore une chance.
Elle est faible mais elle existe.
- On a essayé et après on a fait 4 ans de FIV.
- Et Elise est née.
- Et elle est morte.
- J'ai juste envie qu'on se retrouve.
- Moi aussi.
Musique de générique
(...)
- Bonjour Eve.
- Bonjour.
- Eve.
Ca va ?
- Heu, oui, ça va.
- Dis-moi là, on vous a pas mis mal à l'aise hier,
j'espère avec nos confidences. - Ah non, t'inquiète pas.
- Bon, ça va. Je voulais te demander,
parce qu'avec Livia, on fête nos 19 ans.
Tu m'aiderais à trouver un cadeau ?
Je voudrais me renouveler. Puis là je t'avoue
je sais plus trop.
Je me suis dit qu'un regard féminin
serait pas mal.
- Pourquoi pas, je vais essayer.
- Ouais ?
Ah ben super.
Je t'appelle dans la semaine ? - OK, on fait ça.
- Salut.
- Salut.
- Eh !
On a le soleil !
Musique
- T'as une vieille tête,
je vais l'envoyer à toute la classe.
- Rends-moi mon téléphone.
- Tu vas faire quoi ? - Pourquoi
tu fais ça ? - Mais lâche-moi, frère.
- Rends-le moi !
- T'es une folle de me parler comme ça !
- Les filles, calmez-vous !
Hé ! Stop stop stop !
Qu'est-ce qui se passe ? Vous êtes folles là.
- Donne le moi je rigole pas. - Je te le rends pas.
- Arrêtez ! - Donne-le moi
- Oh, je vous ai parlé !
- Elle a une photo de moi de samedi, elle veut l'envoyer.
- On rigole.
- Non, on rigole pas du tout. - On se calme.
Donne-moi ce téléphone.
Très élégant.
Faites gaffe avec ces conneries sur les réseaux.
Je te le rends en fin de journée. - Non.
- Pas de discussion.
Et on se calme.
- Super toi, bravo.
- Ca va pas ?
- C'est un peu compliqué avec Eve en ce moment.
- Vous baisez plus c'est ça ?
- Il y a que ça qui t'intéresse ?
- Mais non, il y a pas que ça,
mais c'est important dans un couple quand même.
Ca fait longtemps ?
- Un peu.
- Ouais, ça fait longtemps.
En même temps, après ce qui vous est arrivé,
c'est un peu normal que ce soit pas l'éclate comme avant.
- Ouais, je sais pas.
- Et puis peut-être que vous avez d'autres trucs à régler
avant de retrouver
une vie sexuelle épanouie. - Ouais.
- A chaque fois je me dis
qu'il faudrait que je me laisse aller,
mais c'est plus fort que moi, j'y arrive pas.
- Et tu sais pourquoi?
- Je sais pas, je suis bloquée.
Et déjà avant c'était compliqué.
Ca a été très dur d'avoir Elise,
c'est surement ça qui nous a abîmé le plus.
Peut-être que si Yanis avait pas ce problème.
verres et assiettes cassées
- Calme-toi.
- Alexia ! Assieds-toi.
- Qu'est ce qui se passe Alexia ?
- Calme toi, calme toi.
Elle a super mal au ventre là. - Depuis quand ?
- Depuis ce matin, ce matin.
- T'as pris des médicaments ?
- Respire, OK.
- Qu'est-ce que c'est ?
- Appelle le 15, elle a perdu les eaux.
Eve, s'il te plait,
elle est en train d'accoucher. Dépêche-toi !
- Respire, respire, respire.
Attends, ma chérie.
- On nous a signalé le corps ce matin.
- Bonjour.
C'est pas le dealer qu'on a coursé hier ça ? Le footballeur ?
- Si, si, Michaël...
- Metzger. On l'interpelle hier
et aujourd'hui on le retrouve mort.
- Il a peut-être glissé tout simplement.
- Ou alors, quelqu'un l'a poussé.
- Ouais.
Musique de suspens
- Au revoir Madame. - Au revoir.
Au revoir, au revoir,
Au revoir... Oui, Livia, c'est Eve,
je voulais prendre des nouvelles d'Alexia. Rappelle-moi.
Ca va Victor ?
- Oui, ça va, pas de soucis.
le téléphone vibre
- Oui, Livia, je viens de te laisser un message,
comment ça va ? - Ca va, ça s'est bien passé.
Alexia va bien, le bébé aussi.
- Ah...
Mais comment c'est possible ?
- Déni total de grossesse.
Elle a refusé de voir les signes,
et son corps a intégré le déni en faisant
tout pour masquer qu'elle portait un enfant.
Jusqu'à l'accouchement.
- Je savais que ça existait, mais...
- On voit pas ça tous les jours.
Mais ça existe, oui. La preuve.
- Et alors, c'est quoi, un petit garçon ?
- Non, une petite fille.
On se rappelle d'accord ?
- D'accord.
- C'était Madame Coudray
qui voulait prendre de tes nouvelles.
- Et mes parents ?
- Ils ne vont pas tarder à arriver.
Ca a été un choc pour eux.
Mais ça va bien se passer, t'inquiète pas.
- Je comprends pas comment ça a pu arriver.
- J'ai demandé à l'assistante sociale de venir
pour aider à appréhender la situation.
J'ai bien compris que tu ne veux pas me dire qui est le père,
mais peut-être lui aussi aurait besoin de la voir, non ?
- Non.
- OK.
- Il est sympa ton bracelet, tu l'as eu où ?
- C'est un cadeau.
- Aucune preuve n'exclut l'accident pour le moment.
Il a plu,
il a très bien pu glisser. - Je préfèrerais ça.
J'ai pas envie que des bandes rivales
réglent leurs comptes ici toutes les semaines.
- On en est pas là.
- Mais le trafic de drogue augmente dans le quartier.
Il faut qu'on identifie
les têtes de réseaux avant que ce soit incontrôlable.
- Michaël pourrait en être une.
- Continuez avec la piste de la drogue de la petite mamie.
Négligez rien et tenez-moi au courant.
- OK. - OK Commandant.
- Et soyez prudents.
Si le trafic reste sous le radar si longtemps, il y a peut-être
des complicités chez nous.
- Je vais pas pouvoir pour l'apéro ce soir, on remet ça ?
- Ouais, bien sûr. Hé !
Tu crois qu'il y a des complices chez nous ?
- Je crois surtout
qu'elle est parano. Allez, à plus tard.
- Coudray ?
- Oui ?
Tout se passe bien avec Chevalier ?
- Oui, très bien. - Tant mieux.
- Super ! Lucas ?
Oui !
C'est bien, vous allez devenir des vrais pros.
Ils vont devenir des vrais pros ! - Ca vient hein !
- Deux minutes, je termine avec eux. OK !
- Tu es au courant déjà pour la mort de Michaël Metzger ?
- Quoi ?
Mais je l'ai vu hier, qu'est-ce qui s'est passé ?
- On l'a retrouvé en bas d'un escalier. Il a glissé ?
On l'a poussé ? T'en penses quoi ?
- Tu crois que quelqu'un l'aurait tué ?
Mais qui aurait fait ça ? Pourquoi ?
Non, ça doit être un accident...
- Il était comment quand tu l'as vu hier ?
- Normal.
Pas particulièrement inquiet.
C'est pour ça que je voulais te voir d'ailleurs.
Il m'a avoué un truc emmerdant par rapport à l'arme
trouvée chez Madame Lutsenko.
Je t'ai dit que l'arme elle était pas à nous.
- Ouais.
- Sauf que j'ai appris que, il y a quelques mois,
Michaël il a fait un cambriolage
et il a volé une des armes de mon cousin,
qui est collectionneur. Un 9 millimètres.
- Il l'a cachée chez Mme Lutsenko ?
- Exactement.
Sauf que mon cousin il est au courant de ce qu'on fait.
Et ne cautionne pas du tout. Pour l'instant il se tait,
par loyauté familiale. Mais si la police remonte à lui...
il restera pas loyal très longtemps.
- Et ? Quoi ? Tu veux que je fasse quoi exactement ?
- Un 9 millimètres.
Sauf que, sur celui-là on a effacé les numéros de série.
- Tu veux que j'échange les armes ?
- Ce serait dans notre intérêt à tous les deux.
Mon cousin sait qu'on a des appuis dans la police.
- C'est chiant ça Hector.
Tu sais ça ?
- T'as deux minutes ?
- C'est vrai qu'Alexia a accouché ?
- Oui, une petite fille.
- C'est ouf.
- Oui, on peut dire ça.
Et tu es assez proche d'elle non ?
- C'est une bonne pote.
- Vous êtes déjà sortis ensemble ? - Attends, maman,
tu crois quand même pas que je suis le père de son bébé ?
- J'ai remarqué que vous aviez le même bracelet.
- Ca ? Mais rien à voir ! C'est pas un truc d'amoureux !
- Je pensais que oui.
- Eh ben nan.
T'es rassurée ?
- Un peu oui.
- Ca va ?
Eve, qu'est ce qui se passe ?
- Aujourd'hui, une de mes élèves a accouché.
Personne savait qu'elle était enceinte.
Même pas elle.
C'est aussi simple que ça.
Nous on galère pendant 4 ans
avec des FIV,
et une gamine de 17 ans tombe enceinte comme ça.
Sans s'en rendre compte...
Si ça se trouve tout ce qui nous arrive ça veut juste dire
que je ne suis pas faite pour être mère.
- Bien sûr que t'es faite pour être mère, enfin.
- Alors, j'ai besoin de savoir
qu'on aura un autre enfant un jour.
J'ai besoin de vivre avec lui ce qu'on a pas vécu avec Elise.
Sinon je tiendrai pas.
Ca veut pas dire que je veux la remplacer ou l'oublier.
- Nan, attends, hé hé. On va pas la remplacer.
Et on l'oubliera jamais. Hein ?
Ce qu'on veut c'est juste continuer à vivre
et agrandir notre famille c'est tout.
- Oui.
- Oui.
- Mais j'ai besoin de savoir qu'on va y arriver.
Et le parcours qu'on a vécu avec Elise,
j'ai pas la force de le revivre.
- Je sais que c'était difficile, surtout pour toi...
Mais ça a marché !
C'est tout ce qui compte.
- Ou alors on adopte.
- Quoi ?
Mais qu'est-ce que tu racontes ? Non.
Tant qu'il y a une chance, je veux être le père de notre enfant.
C'est ce qu'on s'est toujours dit.
- Et si c'est moi qui peut plus avoir d'enfant ?
Parce qu'on aura trop attendu ? Tu y a pensé à ça ?
Réfléchis s'il te plait.
- Eve !
Putain...
Musique de suspens
- Salut, comment vas-tu ? - Bien et toi ?
- Tu sais si l'arme découverte chez Madame Lutsenko
a été envoyée à l'identité judiciaire ?
- Attends, je regarde.
Elle part en fin de semaine avec la navette.
- Très bien. Je vais la déposer moi-même,
la mettre au-dessus de la pile, on a besoin de résultat rapide.
Tu peux me la sortir ? - Pas de souci. Dans dix minutes.
- Je viens de parler avec la petite amie de Metzger.
Elle croit pas que ce soit un accident.
- Ah ouais ? - Ouais. En revanche,
elle a confirmé qu'il dealait, qu'il flippait dernièrement,
que c'était tendu avec le mec avec qui il trafiquait.
Qu'il avait fait une connerie. - Mais, tu sais qui est
le mec en question ? - Non, elle a dit qu'il dealait
souvent dans le bar La Comète.
Et que le gérant peut avoir des infos. On y va ?
- Et voici. - Merci ma belle.
Je vais l'emmener au labo, qu'ils l'analysent au plus vite.
Je te rejoins à La Comète ? J'en ai pas pour longtemps.
- Je crois que le labo et le bar sont à côté. On y va ensemble,
c'est plus simple.
Eve veut qu'on adopte.
- Ah ouais ?
Je crois que c'est long et compliqué nan ?
- Je le sens pas.
D'ailleurs, je l'ai jamais envisagé.
J'ai peur de ne pas l'aimer comme si c'était le mien.
Elise c'était évident, je l'ai aimée dès qu'elle est née.
Mais là...
- Je comprends, mais je suis pas d'accord. Ca coule pas
toujours de source.
Tu sais, je crois que c'est le temps passé ensemble
qui construit une relation.
- T'as peut-être raison.
- Tu sais Yanis vous êtes plus si jeunes.
Vous devriez négliger aucune possibilité.
Bon, d'accord
un enfant c'est chiant,
mais c'est beau.
Chiant, mais beau.
Alors si Eve est prête. Laisse-toi faire.
- Attention !
- Putain, connard, qu'est-ce qu'il fait ?
Oh, t'es pas bien de freiner comme ça.
Les rétros ça te dit quelque chose.
- Vous rigolez, c'est vous qui êtes en tort,
c'est à vous de faire attention. - En tort ?
De quoi je suis en tort moi tête de noeud ?
- Qu'est ce qui y a ? - Qu'est ce que tu filmes ?
- C'est bon ! - Il veut filmer quoi lui ?
- Je m'en occupe. - Putain ! Il font n'importe quoi.
- Je vais prendre le volant, c'est bon.
Vous êtes pas obligé de filmer.
- Ouais, on verra bien.
- Ca va pas trop de dégât ? vous avez pas mal ?
Vous avez quoi ? Que le parechoc ?
- Oui,
il m'a explosé le parechoc.
A croire qu'il l'a fait exprès. - Non il n'a pas fait exprès.
On est sur une affaire urgente,
on est un peu sous pression.
Bon, vous savez quoi ? Les assurances vont
prendre en charge. Vous allez prendre ma carte et demain
vous passez au commissariat et on règle ça.
OK ? - OK.
- On est bon ?
Allez, bonne journée.
Ca va t'es calmé ?
- Oui oui, ça va. Excuse-moi, c'est lui là,
il fait n'importe quoi. Il m'a fait flipper ce con.
- Tu embrasses la petite pour moi ? Tchao Alexia.
- T'as des nouvelles ?
- Ca va, apparemment.
Je sais que ça doit être perturbant pour toi...
Tu veux un petit café ?
- Ouais, avec plaisir.
J'ai proposé à Yanis d'adopter...
- Et ?
- Il veut pas en entendre parler.
- Peut-être qu'il faut lui laisser le temps de se faire à l'idée.
- On l'avait déjà évoqué, il est contre,
il changera pas d'avis.
- Moi je crois qu'il faudrait que vous vous détachiez un peu
du problème.
- Tu as sans doute raison.
- Tu sais quoi ?
Sam sera chez ses grands-parents ce week-end,
venez manger à la maison. Ca vous changera les idées.
- Oui.
- Et non ce n'est pas une proposition
malhonnête.
musique électro
- Bonjour Mademoiselle. - Bonjour.
- On cherche Xavier. Vous savez où on peut le trouver ?
- C'est à quel sujet ?
Il est à son bureau, là-bas au fond. En piste 5.
- Merci.
Sexy la barmaid dis donc, t'as vu ?
- C'est difficile de ne pas la regarder.
- Ah, tu as de la libido, c'est rassurant !
- Je pensais pas qu'elle allait voir, la prof.
- Tu pensais pas. C'est ça le problème.
Il serait temps que tu te mettes à penser.
On en reparle à la maison. - Ouais.
- Et ce soir tu sors pas.
Faites des gosses, tu parles !
- On vient au sujet de Michaël Metzger.
- Qu'est-ce qu'il a encore fait ?
- Il a été retrouvé mort hier.
- Putain...
Il avait l'âge de mon fils...
- Il paraît qu'il dealait souvent ici.
- Non, je cautionne pas ça
dans mon établissement. - Ouais...
- Ecoutez, si Michaël faisait du deal, je ne le savais pas.
Pour moi,
c'était un juste un client fidèle qui venait avec ses potes.
- On nous a dit que vous le connaissiez bien.
- Je discutais avec lui, mais c'est tout.
- Il était comment dernièrement ? Inquiet ? Se sentait menacé ?
- J'ai pas l'impression.
Franchement, si je pouvais vous aider, je vous aiderais.
Je l'aimais bien Michaël.
Mais là je vois pas ce que je pourrais vous dire.
pleurs de bébé
- Bonjour Alexia. - Bonjour.
- Je t'ai apporté des macarons.
- Ah, merci. C'est gentil.
- Comment tu te sens ? - Ca va un peu mieux.
Je suis encore fatiguée, mais ça va.
- Elle est belle.
- Vous voulez la prendre ?
Mon père veut pas que je la garde.
- Et toi tu veux quoi ?
- Moi je sais pas.
- Au revoir. - Bonne soirée.
Salut.
- J'ai pas envie de me balader
avec ça plus longtemps.
- Merci.
- Bon, il s'est passé quoi avec Metzger ?
- Il a glissé dans l'escalier, ce que tu m'as dit.
- Il parait que c'était
tendu entre vous.
- Ca sort d'où, ça ?
- Je sais pas, il a failli se faire gauler,
il a cambriolé ton cousin, ça peut énerver ?
- Je l'ai pas tué,
Stéphane.
- Il me semble qu'on était clair là-dessus.
Pas de violence. - On est bien d'accord !
Tu peux nous faire confiance.
On mène nos affaires paisiblement.
Et puis, on va pas remettre
en cause une belle amitié parce qu'un malheureux
a trébuché dans les escaliers ?
Allez, je t'offre une mousse. Tu le sers ?
- J'ai pas le temps Hugo, faut que je rentre.
- Bon... Dis-moi, Stéphane,
on est bon là, hein ?
- A plus tard Hugo.
- C'était un accident.
J'ai pas fait exprès.
- T'as vraiment déconné.
Musique de suspens
(...)
(...)
frappe à la porte
- Et si j'adoptais l'enfant d'Alexia ?
- Eve...
- C'est même pas un bébé désiré !
A peine arrivée, il y a déjà du conflit autour d'elle !
Alors que, Alexia est complètement paumée,
elle se demande si elle va pas foutre sa vie en l'air
à s'occuper de cette petite. Son père ne veut pas la garder !
Alors que Yanis et moi, on rêve que de ça, de s'occuper d'elle.
Comme si c'était notre fille, comme si c'était Elise...
- Calme-toi, respire.
Tu veux bien t'asseoir qu'on en discute tranquillement ?
- Pourquoi pas ?
Ca arrangerait les problèmes de tout le monde !
- Parce que ce n'est pas possible. C'est normal d'y avoir pensé.
Mais ça n'arrivera pas.
Si Alexia devait abandonner cet enfant,
c'est l'Aide Sociale à l'Enfance qui la placerait.
Il y a des listes
et ce serait même illégal d'essayer de s'arranger
directement avec Alexia.
- Si on ne dit rien à personne, que Yanis déclare la paternité ?
- Eve ! - Je connais Alexia,
elle serait d'accord.
- Tu dis ça sous l'émotion mais ce n'est pas vrai.
Tu ne connais pas Alexia. Tu es sa prof de chimie.
Tu n'es personne pour ce bébé. - Mais je pourrais
m'occuper d'elle. - J'en doute pas !
Mais ce n'est pas la solution et tu le sais.
Je crois qu'il n'y a pas de raccourci.
Mais tu dois avoir confiance et quelque soit la méthode
que vous choisirez.
Vous l'aurez votre bout de chou.
coups de poings
Musique entrainante
(...)
- Salut Livia ! - Oh Yanis !
Je savais pas que tu courais.
- Moi je savais pas que tu étais aussi matinale que moi.
- J'aime quand il y a personne, je trouve que c'est plus agréable.
- Tu préfères que je bifurque ! - Non, je le disais pas pour toi !
Au contraire !
Ca va avec Eve ?
- C'est un peu compliqué en ce moment.
- Je suis sûre que ça va s'arranger.
Il faut juste vous laissez le temps
pour digérer ce qui vous est arrivé.
C'est tout.
- On va dire ça.
Et toi ?
- Tout roule.
Vous avez pas oublié le dîner ce soir j'espère ?
- Bien sûr que non !
- Allez, on fonce ? - Allez, je te suis !
- Allez, allez, allez !
Tu veux faire quelques étirements ?
- Non, c'est sympa, je crois que je vais rentrer chez moi.
- OK. - C'était super.
- Quand tu veux. - Avec plaisir.
- A ce soir !
- Ouais, à ce soir !
- Qu'est-ce que tu fais Félix ?
- Rien.
- Bonjour.
- Salut. - Ca va Yanis ?
J'ai proposé à Mathilde et Sophie de passer prendre un café
pour parler adoption.
- Ca va depuis le tour en moto ?
- Ouais, super.
- Je me suis dit qu'avant de se lancer
dans une aussi grande décision
c'est bien de parler avec des gens qui sont passés par là.
- Bien sûr t'as bien fait.
Par contre, désolé,
je vais devoir prendre une douche.
Tu me raconteras ?
- En gros, Yanis,
si tu dois retenir qu'une seule chose,
c'est que Léo c'est ce qui nous est arrivé de plus beau.
- Ouais, pour nous c'est vraiment notre fils.
Même si on l'a adopté tu vois ? - OK.
- Oh, petite bouille.
Ca va ?
- Il a juste besoin d'un peu de temps.
- Normal.
- Petit amour.
T'es sage hein ?
Je voulais juste me renseigner. C'est tout.
- Et m'influencer un peu aussi ?
- Ca aurait pu nourrir ta réflexion. Si tu étais resté.
- Parce que tu crois que je me suis pas déjà renseigné ?
Tu sais quoi ? J'ai très bien compris comment ça se passe.
Et que ça faisait le bonheur de plein de gens. Mais c'est pas
ça l'enjeu ? - Alors c'est quoi l'enjeu ?
- Déjà, arrête de me mettre la pression.
Et puis, c'est différent pour chacun.
Donc laisse-moi réellement me poser la question en fait.
- Excuse-moi.
J'ai une course à faire avec une copine.
- Une copine ? - Tu connais pas.
- Hé ?
Est-ce que tu comprends ce que je veux dire ?
- Je comprends.
- Ah !
- Bon alors, tu sais ce que tu veux lui offrir
ou on part à zéro ? - J'ai ma petite idée oui.
- Pourquoi je suis pas surprise ?
- Quand tu nous connais Livia et moi, ça paraît évident non ?
- Donc c'est un cadeau que tu te fais à toi ?
- Un plaisir partagé est toujours plus intense. Allez viens !
- Bon, ben parce que t'as plutôt une petite idée de ce que tu veux
lui faire comme cadeau, t'avais pensé à quoi ?
Un pyjama peut-être ?
- Bah non, Eve, ça n'enverrait pas le bon message ça, enfin.
- Evidemment.
- Je peux vous aider ?
- Oui. Je cherche un cadeau pour ma femme. Pour fêter
les 19 ans de notre rencontre. - Félicitations !
En tout cas, vous formez un très beau couple.
- Ah... - Oui, on nous dit ça souvent.
Hein chérie, c'est vrai. - Et vous aviez en tête
un modèle précis ?
- J'ai repéré cette petite chose.
- Très bon choix, c'est un de nos bestsellers.
Et comme vous pouvez le voir la dentelle est remarquable.
- Ah, très chouette. - Ca à l'air super.
- Vous voulez l'essayer ? - Ah... Non.
- Chérie, si. Pour se rendre compte
c'est mieux d'essayer, hein ?
- C'est mieux. - Ben oui.
- OK.
- Tout se passe bien ma chérie ?
- Le body te plait ?
- Très joli.
- Et ben c'est parfait.
- Bon ben Eve, merci... C'était...
- C'était amusant en fait ouais...
- On se voit ce soir de toute façon.
- Oui, oui, c'est vrai.
A ce soir alors. - A tout à l'heure.
- Madame Coudray ?
- Ah, Alexia ?
Ca va ?
- Oui. - T'es sortie depuis quand ?
Depuis deux jours, je suis pas restée longtemps.
- Et...
T'as pris ta décision ?
T'en as parlé à tes parents ? - Bon...
ça a été un peu compliqué, mais au final
ils veulent bien m'aider.
Ils veulent juste que mes études restent ma priorité.
Donc je suis contente. D'ailleurs, c'est eux qui la gardent là.
- Tu as de la chance de les avoir.
- Ouais.
Je suis contente.
- Je suis très contente pour toi.
Ca va être une aventure incroyable.
- Pour vous aussi bientôt.
Enfin, en tout cas je vous le souhaite. C'est...
J'arrive toujours pas à croire qu'il soit sorti de moi comme ça.
On se voit lundi ?
Bonne journée.
- Bien. Votre spermogramme est encore plus faible que lors
de votre dernière analyse.
Moins de trois millions de spermatozoïdes par millilitres.
Cela vous range dans la catégorie des oligospermies sévères.
Alors, je sais que c'est dur à entendre mais...
Vous devez comprendre qu'il y a très peu de chances
que vous puissiez avoir un enfant naturellement.
Encore moins que vos précédentes tentatives.
Je suis désolé.
Mais il faut pas dramatiser.
Il existe des solutions.
Pourquoi ne réessayez-vous pas la fécondation in vitro ?
- Je suis pas sûr que ma femme ait envie de réessayer tout ça.
- Dans ce cas-là, tournez-vous vers d'autres alternatives.
Tenez.
Vous savez, vous pouvez toujours fonder une famille,
avoir des enfants, et devenir père.
Musique douce
- Ca va ?
- Je suis d'accord pour l'adoption.
- Tu veux plus être le père biologique ?
- Avec ce qui s'est passé, on a besoin d'une solution sûre.
On va pas passer notre temps à essayer.
Tu veux plus adopter ?
- J'ai croisé mon élève qui a accouché.
Elle a décidé de garder le bébé.
Je ne peux pas m'empêcher d'être jalouse d'elle.
C'est adorable d'avoir envisagé l'adoption Yanis,
mais au fond,
j'ai qu'une envie c'est de retomber enceinte.
Tu comprends ?
- OK,
écoute Eve.
On peut pas tout le temps changer d'avis hein ?
Moi, je crois qu'on est tout simplement pas prêts.
On a peut-être fait les choses à l'envers
et il faut d'abord qu'on se sente bien, ensemble.
Avant de songer à avoir un autre enfant. Tu crois pas ?
- Ouais.
- On a besoin de respirer un peu, hein ?
- Bonsoir ! - Bonsoir.
- Entrez ! - Ca va ?
- Bien et vous ? - On vous a pris du vin.
- Oh, c'est bon, ça ! Merci.
Stéphane s'occupe du barbecue dans le jardin. J'ai deux-trois
choses à terminer dans la cuisine et je suis à vous.
- Je viens t'aider.
- Hello.
- Oh voisin ! - Ca va ?
- Ouais. T'aimes les côtelettes et les chipots ?
- J'adore ça. - Niquel.
Prends-toi une bière dans la glacière.
L'ouvre bouteille est sur la table.
- Merci.
- Bon, comment ça va ?
- Oh...
- Nan, Yanis, je t'explique, ce soir on se détend,
on oublie tout. D'accord ? - OK.
- Tiens essaie de penser à la barmaid de l'autre jour.
Je suis sûr que tu lui a tapé dans l'oeil.
- Ah tu crois ? Allez, à ta santé.
- Santé !
- On est tombé d'accord sur le fait qu'on était
complètement paumé et qu'il nous fallait du temps.
Bref retour à la case départ quoi.
- Mais nan ! C'est bien que vous en ayez parlé.
- Et j'ai croisé Alexia aussi, on a parlé du bébé.
Elle a décidé de le garder.
- Mais c'est super ça.
- Oui.
Bon, allez, on arrête de parler de tout ça. On est ici
pour passer une bonne soirée. - Exactement.
- Qu'est-ce que je peux faire ? - Tu veux couper l'aubergine ?
Fine, s'il te plait. - Bien chef.
(LIVIA RIT)
- Il travaillait aux pompes funèbres.
- Celui qui promène son chien tous les matins ?
- Pierre, oui. Avec sa femme Marguerite.
- Putain bosser avec des morts, moi je pourrais pas.
- Ce qu'on fait nous c'est pas mieux.
- Je vais chercher les fruits. Je compte sur vous
pour changer de conversation. - Oui mon amour !
Elle déteste qu'on parle
de trucs morbides. Les films d'horreur,
c'est pas son truc, mais du tout !
Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
- Vous êtes vraiment mignons tous les deux.
C'est quand l'anniversaire
de votre rencontre ? - Mardi.
Nos 19 ans avec Livia, notre rencontre.
Eve m'a aidé à trouver un petit cadeau
cet après-midi. - Ah ouais ?
Donc c'était ça ta course avec ton amie que je connais pas.
- C'était pas évident hein.
Mais je crois qu'on a trouvé un petit truc coquin
qui me plait bien.
- Je pars deux minutes et mon mari
parle déjà de choses coquines.
(LIVIA RIT)
- Ouais, il est
incorrigible.
- T'as re-couru toi depuis l'autre jour ?
- Nan, j'ai pas eu le temps.
- Vous courez ensemble ?
- Oui, on s'est croisé l'autre jour.
C'était très sympa.
(LIVIA SE RACLE LA GORGE)
- Bon, je crois que ça manque d'alcool ici.
Mon amour, s'il te plait.
- Celui-là est terminé, donc celui-là.
- Merci.
- Et si on faisait un petit "je n'ai jamais" ?
- C'est quoi ça ?
- On y jouait quand on était étudiants.
Il faut dire des phrases suivant la formule
" Je n'ai jamais...",
comme par exemple...
" Je n'ai jamais fantasmé sur un prof ".
Et celui qui a fait ça, fantasmer sur un prof, doit boire son shot.
- Bon, ben, je vais commencer par boire moi alors.
- Ah ouais ?
Quelle prof ?
- Moi ?
- Oh ça va, on est humains, bon dieu, on se détend !
Oh la la, oh !
- Allez, le premier shot !
- Ben c'est pour moi le premier ! Allez !
(ILS RIENT)
- Ah, que pour nous hein !
- Ok ! A moi !
Alors, je n'ai jamais fait l'amour dans le lit de mes parents.
- Petite joueuse !
- Bon, allez.
- Next. - Ok...
Hum, je n'ai jamais fait de plan à trois.
- Nan, mais allez-y des bouteilles on en a, tu peux y aller hein !
- Santé !
- Ah ouais ?
- Avec deux femmes ou avec un homme et une femme ?
- Deux femmes.
- C'est bien ça !
- Vous avez pas envie de danser ? Je vais chercher du son.
- Et moi je vais chercher une autre bouteille. Oula !
- Ca va ?
- Ca va ?
- J'ai un peu bu... Mais ça va.
Et toi ?
- Pareil...
Je crois qu'on leur plaît bien. - Ah ouais ?
Ca te gêne ?
- Je crois qu'on a besoin de quelque chose
pour se réinventer Yanis.
Tu vois ce que je veux dire ?
Une nuit où on oublie tout,
on réfléchit pas et on se lâche.
Ca va nous faire du bien.
T'es attiré par Livia, non ?
- Ouais.
Ca veut pas dire pour autant que...
- Je sais.
Je t'aime.
- Moi aussi.
- Je vous avais dit que ça vous ferait du bien
cette petite soirée !
- Moi j'ai très envie de faire danser Eve !
Musique de salsa
(...)
- Tu veux danser aussi ?
- Heu... Ouais.
- On y va.
(...)
musique sensuelle espagnole
(...)
(...)
(...)
(...)
(...)
(...)
(...)
(...)
(...)
(...)
(...)
(...)
Musique douce
(...)
- Est-ce que je peux utiliser la salle de bain ?
- Bien sûr.
C'est là.
Musique de suspens
(...)
musique sensuelle
- Ca va ?
- Ouais.
J'ai juste l'impression que ça va un peu vite pour moi.
On n'est pas obligé d'aller plus loin si tu le sens pas.
- Si,
on peut le faire juste un peu plus lentement...
- Lentement ?
Je peux faire lentement...
(IL GEMIT)
- Attends.
Oh merde.
- Qu'est-ce qui se passe ?
- Le préservatif s'est déchiré.
Oh putain.
Musique de suspens
(...)
(...)
(...)
(...)
(...)
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