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Yoruba
Zulu
Musique
bouchon de champagne
cris de joie
sirènes de police
(...)
Musique de suspens
Drexler, faites établir un périmètre de sécurité.
- Tout de suite Commandant.
Cobert, vous me bloquez la route.
Altier, on sécurise.
On reste à distance.
- Qu'est-ce qui se passe ?
- Je ne peux rien dire. Je vous demande de reculer.
Merci.
- Vous savez ce qui se passe ? - Ils ont rien voulu me dire.
- Vous croyez que c'est grave ?
- Attends, j'avais raison,
c'est bien des coups de feu qu'on a entendu.
- C'est parti ?
- C'est parti !
Musique joviale
- Est-ce que vous pouvez installer le berceau s'il vous plait ?
Merci.
(...)
Ca va passer ?
- Ca passe niquel, Monsieur. - Super.
(...)
Ah, est-ce que vous pouvez l'installer plutôt dans l'angle ?
- Ca marche.
- Ca laissera de la place pour les cartons. Merci.
A l'étage.
Merci.
- Comme ça, ils font ta chambre.
- Comment ça va ? - Ca va super.
- Je peux ? - Bien sûr.
Oh mon amour.
- Viens me voir, viens me voir. Oh, t'es belle.
T'es belle.
T'as bien mangé.
- Ah.
On va être bien ici.
- Bien sûr qu'on va être bien.
Musique de générique
(...)
- Bonjour, Hugo Desmoulins,
je suis le président du syndic.
- Bonjour, enchanté, Yanis Coudray.
- Enchanté.
Vous venez avec la petite famille ?
- Oui. - Vous avez combien d'enfant ?
- Une seule, trois mois.
- Vous allez voir, c'est formidable ici.
Vous serez très heureux. Et notez dans votre agenda,
le vendredi 1er juin, c'est la fête des voisins.
Si vous voulez participer, mardi prochain il y a une réunion
pour l'organisation. Voilà. - Et bien pourquoi pas.
- Okay. Allez, à bientôt. - A bientôt.
Aurevoir. - Aurevoir.
- C'était qui ?
- Tu l'as pas reconnu ?
C'est Hugo Desmoulins, le champion de tennis.
Il a fait deux demi-finales à Rolland Garros
dans les années 80... - Sûr ?
- Ouais !
Notre premier vrai chez nous. - Ouais.
Enfin.
frappe à la porte
Attends, c'est qui ?
- Je sais pas.
Oui ?
- Bonsoir.
- Bonsoir.
- Livia, ma femme. Stéphane.
- On est vos voisins d'en face.
- OK, et bien enchanté.
Eve. Yanis.
- On voulait vous souhaiter la bienvenue.
- Et bien merci. C'est gentil de passer nous voir.
- Je peux ?
- Quoi ?
- Heu...
- Oui, avec plaisir.
- Chérie...
- Oh...
Non...
Thatchao...
Comment tu t'appelles toi ?
- Elise.
- Que tu es belle ma choupette !
- Nous on a un ado de 15 ans,
c'est moins attendrissant que ça !
- Regardez ces petites mains...
Tu te souviens Stéphane ? - Oui.
Petit hôtel en Italie je crois ?
On avait bu trop de Chianti.
Neuf mois après on avait une petite bêbêtte qui...
- C'est malin... Il faut lui pardonner.
Si vous avez besoin de quoi que ce soit...
- On est juste en face.
- Bon à savoir, merci. - On va vous laisser.
Vous devez être exténués. - C'est vrai que c'était
une grosse journée. - Oui, tout ça...
Vous viendrez boire un verre un soir ?
- Avec plaisir. - Bonne soirée.
- Merci. Vous aussi. Bonne soirée. - On vous fait signe.
- Si on faisait une crémaillère avec tous les voisins ?
Histoire de partir du bon pied ?
- Je pense que c'est une très bonne idée.
Ce serait sympa.
Et d'ailleurs...
Est-ce qu'on ne ferrait pas honneur à cette première nuit ?
A notre première maison ?
Dans cette chambre magnifique.
- Honneur à cette première nuit.
Avec plaisir chéri.
- Ah ouais, et bien tu as l'air en forme.
- Ouh... Pardon...
Oh, je suis désolée.
Pardon mon amour.
- C'est pas grave.
- On fera honneur une prochaine fois. Promis.
- Oui, de toutes façons moi aussi je suis crevé.
Musique
(...)
(...)
(...)
(...)
(...)
(...)
Bon, vas-y mollo.
On a le temps de s'installer et sortir les cartons.
- T'inquiète pas, on gère.
- Ca va, toi ?
Merci.
Bonne journée.
- Regarde, y'a les nouveaux voisins.
Bonjour ! Bonne journée à vous !
- Ah merci. Belle journée ! - Merci.
- Ca va bien se passer, j'en suis sûre.
- Ouais. Faites attention à vous.
- Au revoir papa !
(...)
(...)
Bon, tu m'aides à ranger la vaisselle toi ?
(...)
(...)
- Bonjour. - Bonjour.
- J'ai rendez-vous avec le Commandant Morel.
- Vous êtes ?
- Capitaine Coudray.
Merci.
- Bienvenu Capitaine.
- Merci. - Je vous en prie, asseyez-vous.
Bon, j'ai lu votre dossier.
Votre poste ici sera le même que dans votre service précédent.
J'ignore comment ça se passait là où vous étiez, mais ici,
j'exige de la transparence : on dit ce qu'on fait
et on fait ce qu'on dit. On dit tout à l'équipe,
et à moi en priorité.
- Ca me paraît naturel.
- Ce n'est pas toujours facile de résister à des arrangements
pour agrémenter le quotidien.
Je compte sur vous pour être irréprochable et me dire
tout ce dont vous êtes témoin.
- Si j'étais intéressé par l'argent,
je n'aurai pas fait ce métier. - Oui, pour faire justice.
Et défendre la veuve et l'orphelin.
- Pas vous ?
- Dites à Chevalier de venir accueillir
son nouveau co-équipier.
Un petit Coudray :
gardez toujours une distance avec vos collègues.
Allez boire des coups, tapez vous dans le dos,
mais faites pas trop ami ami.
On sait jamais.
- Vous pouvez compter sur moi.
frappe à la porte
- Chevalier, je vous présente Coudray.
- Mais, enchanté, partenaire.
-Enchanté.
- T'es bien là hein ?
Tu peux dormir si tu veux, regarde, on est à l'air,
t'entends les petits oiseaux.
- Bonjour !
- Bonjour.
- Vous venez d'emménager c'est bien ça ?
- Oui, tout à fait.
- Oui, pardon, je suis votre voisine de droite. Le 6.
- Ah d'accord. - Oui, voilà.
On vous a vu emménager, hier avec mon mari, mais,
vous aviez l'air occupés, on voulait pas vous déranger.
- Non, c'est nous, on aurait du venir se présenter.
- Pas du tout.
Non, non.
- Enchantée. - Enchantée.
- Eve. - Valérie.
Et ben alors ? Oh, il est trop mignon.
Il a quel âge ? - C'est une petite fille.
Elle s'est endormie. - Je vois ça.
- Elise. Elle a trois mois. - Oh c'est joli !
- Si tu cherches de l'action
tu t'es trompé d'endroit mon vieux.
Tu vas voir qu'ici c'est tranquille.
- Pourtant, la patronne a l'air tendue.
- Comment ça tendue ?
- Elle me parle de transparence,
de ne pas confondre bonne ambiance et compromission.
Que des sous-entendus, comme si le service
était corrompu. - N'importe quoi.
Regarde, ça ressemble à un quartier sensible ici ?
- Alors quoi ? Elle est parano ?
- Il y a eu des problèmes par le passé.
Elle veut pas que ça recommence.
Bonjour Madame.
- Bonjour. - Capitaines Coudray et Chevalier.
On vous a cambriolée ?
- Oui, entrez, entrez.
- Vous savez ce qu'on vous a volé ?
- Non. Ni bijoux,
ni l'argenterie, ni l'argent que je cachais derrière le buffet.
- Je décharge la voiture et je reviens te chercher
mon amour, d'accord ?
Je reviens chérie.
déchirement
Houla, mince !
- Je vais vous aider.
Vous vous garerez dans l'autre sens maintenant.
Ce sera plus pratique. - Ah oui, c'est vrai.
- Je vous aide.
- Merci.
Vous m'avez sauvée, merci.
- Ca me rappelle notre arrivée ici avec Stéphane.
J'étais enceinte de Sam.
J'avais un poste d'infirmière dans le coin.
C'est dingue comme ça passe vite.
Vous verrez,
à peine le temps de souffler et Elise vous demanderera
si son petit copain peut rester dormir à la maison.
Ou sa copine !
Oh, je peux sortir la petite choupinette ?
- Oh oui, j'ai encore des courses, merci.
- Tu dors ma belle ?
Viens.
Quelque chose ne va pas.
Quoi ?
Appelle le samu, elle ne respire pas.
- Qu'est-ce qu'il se passe ?
- Allez, respire.
- Excusez-moi.
Qu'est-ce qu'il se passe ?
- Je suis aux urgences.
- Quoi ? Comment ça aux urgences ?
- Elle respirait plus.
Ils l'ont réanimée.
Ils essaient de comprendre ce qu'il s'est passé.
- Qu'est-ce que tu me racontes là ?
- Elle a fait...
une infection pulmonaire foudroyante.
- OK. T'es à quel hôpital ?
J'arrive.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? - Elise est à l'hôpital.
- Oh merde.
Désolé, on a une urgence.
- Elle avait l'air d'aller bien.
Comment c'est possible que j'ai rien vu.
- C'est pas votre faute. Le médecin l'a dit.
Elle avait aucun signe avant-coureur.
- Comment ça peut basculer comme ça ?
- Tout peut aussi s'arranger en un instant.
Faut garder espoir Eve.
Musique stressante
Musique douce
(...)
- Mon amour, il faut que tu te lèves.
Ca va aller.
Je t'appelle dès que je peux.
- OK.
pleurs de bébé
- Chéri tu peux m'ouvrir la portière, s'il te plait.
Merci.
Bonjour Eve.
- Bonjour.
- Ca va ?
pleurs de bébé
- Sam !
Mets ton casque !
- C'est bon, je le mettrai après !
- Tu as vu cette démonstration d'autorité !
- C'est impressionnant.
- Comment vas-tu ?
- J'essaie de me prendre en main - C'est bien !
Tu veux que je t'aide un peu ?
- D'accord.
- T'as pas mal avancé.
- Je me disais qu'on...
pourrait en faire une chambre d'amis
ou un bureau je ne sais pas.
- Et bien c'est bien.
Il sera toujours temps de la réaménagé en chambre
d'enfant le moment venu.
- Je vois bien que
tout le monde aimerait
que je reprenne une vie à peu près normale.
Je peux pas.
- Bien sûr que tu peux pas. - Je veux pas l'oublier.
- Tu ne l'oublieras jamais.
Tu la garderas toujours dans ton coeur.
- Excuse-moi.
- De quoi ?
Ca va prendre du temps de t'habituer à vivre sans elle,
mais tu vas y arriver.
Tu vas y arriver.
Il faudrait que tu te trouves une occupation,
que tu reprennes le travail.
- Comment tu veux que je reprenne le travail ?
- J'ai peut-être une opportunité pour toi.
- Alors, ce rendez-vous à la banque ?
- C'est la merde.
Même si on revend la maison au même prix.
Entre pénalités de remboursement et frais de notaire,
c'est une catastrophe.
- Je comprends que vous vouliez partir
après ce qu'il s'est passé.
Mais, tu sais que ce n'est pas un simple déménagement
qui va changer quelque chose ? Vous consoler.
- Je sais.
C'est surtout Eve qui veut déménager.
Moi je ne sais plus quoi faire pour l'aider.
- Et bien elle va s'en sortir avec le temps.
Mais tu sais Yanis faut que tu penses à toi aussi.
C'est bien de jouer les maris protecteurs,
mais il n'y a pas que Eve qui a morflé. Toi aussi.
- Je pense tous les jours à Elise.
Sans elle j'ai l'impression qu'on va se perdre avec Eve.
Je l'aime tellement.
- Vous allez vous en sortir ensemble hein.
- Ouais.
- Salut Yanis. - Bonsoir Mathilde.
Ca va ?
- J'ai une bonne nouvelle.
- Ah ouais ?
- Je vais retravailler. Enfin, je vais essayer.
Livia m'a trouvé un poste.
- Mais c'est super ça. - Ouais.
C'est un remplacement d'un prof de physique-chimie
dans son lycée.
- OK. - Ouais.
- Mais c'est génial. Hein ?
Ca va faire du bien.
- J'espère.
Je vais finir le dîner. - Ouais.
Musique douce
musique de soirée
(...)
(...)
(...)
(...)
(...)
T'es ravissante.
- C'est pas un peu trop. - Pas du tout. C'est parfait.
Ca va bien se passer.
Hein ?
Ils vont t'adorer. - Oui.
Musique
Ca va aller. - Oui.
(...)
(...)
- Bonjour.
Bellissima.
Ca fait plaisir de te voir comme ça. En forme ?
- Petite appréhension mais ça va aller.
- Ils sont pas méchants, tu prendras vite tes marques.
Tu verras.
Le proviseur.
- Bienvenue pour votre premier jour Madame Coudray.
- Merci Monsieur le Proviseur.
Je suis très contente d'être là.
- Ca va très bien se passer. Ne vous inquiétez pas.
C'est par là.
C'est là.
- Bonjour.
- Bonjour.
- Bonjour, bon, je voulais vous présenter
Madame Coudray qui va remplacer Madame Cornik,
donc je souhaite que vous lui fassiez le meilleur accueil.
Merci beaucoup.
A plus tard. Bonne journée. - Merci.
- Merci, au revoir.
- Bonjour tout le monde.
- Bonjour.
- Je suis ravie de vous rencontrer
et je crois
que vous en étiez aux interactions fondamentales.
C'est bien ça ? - Oui c'est ça.
- Bon ben... - Et sinon,
vous êtes mariée ?
(ILS RIENT)
C'est une blague. - Tout à fait, je suis mariée.
On y va ? On commence le cours ?
Sortez vos manuels s'il vous plait.
- Le mec il commence à vouloir faire le malin, bim,
patate de forain. K.O direct le petit con.
- Ca s'appelle une bavure, Drexler.
- Oh, ça va, c'était un petit con.
Bonne journée les fiottes.
- Je peux pas le voir celui-là.
Toi, ça va sinon ?
T'as bien dormi ?
- Ouais.
Vous avez reçu des amis hier soir ?
- Des amis ? Ah non.
On les avait jamais vu avant.
- Bonjour Chevalier. Bonjour Coudray.
- Bonjour Comandant.
- Votre femme va mieux ?
- Elle reprend le travail aujourd'hui, ça va aller ouais.
- C'est une bonne nouvelle. - Capitaine ?
Madame Lutsenko ? Vous l'avez vu y'a deux mois.
- La vieille dame cambriolée là ? - C'est ça.
Son petit fils a trouvé quelque chose.
- Bonjour, Police.
- Oui, c'est moi qui vous ai appelé.
Je suis Antoine Lutsenko. Allez-y.
télévision
C'est la police;
Mamie. Ils sont venus il y a peu,
tu te souviens ?
- Ah oui, bien sûr.
Bonjour messieurs.
- Bonjour. Bougez pas madame.
Ne vous dérangez pas.
- Tu leur offres quelque chose à boire ?
- Non, pas besoin, merci beaucoup.
- Regardez votre feuilleton. Antoine nous expliquera.
- Je vous montre ?
- Oui.
Ma grand-mère est persuadée qu'il y a des souris.
Donc ce matin j'ai mis des pièges un peu partout.
J'ai voulu en mettre dans les combles là.
Et je suis tombé sur ça.
- Sûrement ce que cherchaient les cambrioleurs il y a deux mois.
- Vous les avez touchés ?
- Je portais des gants. A cause du poison.
- Qui a accès à cette chambre à part vous et votre grand-mère ?
- Beaucoup. Il y a une infirmière
qui vient de temps en temps.
Elle a une femme de ménage, un jardinier.
Comme j'ai pas le temps de m'occuper d'elle,
je fais appel à une assos :
" Rayon de soleil ".
Ils envoient des aides à la personne.
- Il est chargé.
- Vous avez les coordonnées des prestataires ?
- Oui, bien sûr.
- Très bien.
- Alors ?
- C'était un peu fastidieux au début mais ça va aller.
Ils ont participé.
Je crois que le courant est même passé.
- Ah ! C'est super.
- Je voulais te remercier Livia,
je ne sais pas ce que j'aurai fait sans toi.
- Tu n'as pas besoin de me remercier.
Ou plutôt si tiens, tu m'offres un verre après le boulot ?
- Heu... Oui pourquoi pas.
Ah pardon, c'est Yanis.
- A toute à l'heure.
- Oui, Yanis.
- Comment ça s'est passé ?
- Ca va.
Ca va bien même.
Et toi ?
- Ca va ouais.
On va y arriver, hein ?
- Oui.
Yanis ?
Je t'aime.
- Moi aussi.
A ce soir.
- On va commencer par la kiné.
- Pourquoi ?
- C'est la meilleure amie de Livia.
- Tu penses qu'elle a déposé la drogue ?
- Non, pas du tout.
Peut-être qu'elle a vu quelque chose qui pourra nous aider.
On monte une association ensemble pour les enfants handicapés.
- Allez, allez.
- Allez.
- Je fais ce que je peux.
- Dépêche-toi, je vais être en retard.
- De la drogue,
chez Madame Lutsenko ? - Et un pistolet chargé.
- Tu connais son entourage ?
- Pas du tout.
Je vais chez elle une heure tous les deux jours.
Elle me raconte ses petits bobos et ses feuilletons quotidiens.
moniteur
Attendez, j'arrive.
Plus dix minutes Marguerite.
- Oh, c'est dur là.
- Tu croises les autres prestataires ?
- Rarement.
Son emploi du temps est fait pour qu'il y ait du passage
toute la journée.
- Rarement ? Donc c'est déjà arrivé ?
- Une fois un jeune homme était encore là.
- Et habituellement il est déjà parti ?
- Oui. - On parle de qui là ?
- Michaël, un étudiant qui lui fait la lecture parfois.
- Vous vous souvenez de ce qu'il faisait ?
- Pas du tout. Mais, il était à l'étage.
J'ai été surprise quand il est descendu.
Faut que j'y aille.
Je dois aller chercher Victor.
- Bien sûr. Merci Aurore.
- A bientôt. - Madame.
- Et n'oubliez pas de réviser votre chapitre
sur la loi de Coulon. C'est page 57 de votre manuel.
- Au revoir.
- Bonne journée. Au revoir.
Bonne journée.
- Au revoir.
- Madame Coudray ?
- Alexandra, c'est ça ? - Alexia. Oui.
- Alexia. Pardon. Je peux t'aider ?
- Non, je voulais juste vous dire que j'étais désolée
de ce qui vous est arrivé. Votre fille.
- Merci.
- Au revoir Madame, à demain.
- Au revoir Thomas, c'est ça ? - Oui, c'est ça.
- C'est Aurore,
ma meilleure amie.
C'est presque une soeur.
Et avec Sam, c'est Victor, son fils.
Il est atteint d'ostéogenèse imparfaite,
la maladie des os de verre.
Au moindre choc c'est la fracture.
Sam veille sur lui.
- Ca doit pas être facile. - On s'appelle. J'ai du nouveau
sur l'assos. - Quand tu veux ma chérie.
- Mais là faut que je file.
- A toute à l'heure.
- A la maison.
Son père est mort en Afghanistan avant sa naissance.
Aurore l'élève toute seule.
Du coup, avec Stéphane on fait ce qu'on peut pour l'aider.
C'est une fille géniale, il faudrait que je te la présente.
- En tous cas c'est chouette de la part de Sam
de s'occuper de lui.
- Oui, enfin, il le fait en râlant,
mais je suis sûre que ça lui fait du bien.
Victor est un gamin super.
C'est vraiment pas facile tous les jours pour lui.
- J'imagine oui.
- On va le boire ce verre ?
- Je crois que j'en ai vraiment besoin.
- Salut les gars.
Je cherche Michaël Metzger, il serait par-là ?
- C'est le mec en bleu, là-bas.
- Michaël Metzger ?
- Oui. - On voudrait juste
poser quelques questions sur vos lectures
chez Madame Lutsenko. - Madame Lutsenko ?
- Ouais. Putain !
- Sac !
Musique action
(...)
- Police.
- Yanis ? - Mathilde !
Rattrape le camion là ! - Quel camion ?
- Là, tout droit ! Tout droit ! - OK.
- Fonce !
(...)
Oh ! Stop, stop, stop !
- Bouge pas !
Où tu allais comme ça ?
- Voilà !
- On joue jamais au tennis
mais c'est l'endroit le plus sympa du coin.
- Les enfants vous venez ?
- Les deux plus belles femmes de la résidence !
- Bonsoir Hugo, bonsoir. Salut les enfants !
- Bon, on y va.
- On vient prendre un verre et nos hommes
nous rejoindrons plus tard.
- Je vous en prie. Faites comme chez vous.
Venez, venez.
Voilà, je vais vous installer là-bas, vous serez très bien.
Allez-y ! - Merci Hugo.
- Ca nous fait plaisir de vous voir.
On a beaucoup pensé à vous.
Désolé, je suis maladroit.
Je vous offre quelque chose pour me faire pardonner ?
Mais, n'en parlez pas à ma femme !
Elle est horriblement jalouse !
- On l'a comprend, quand on est mariée
avec un mec canon comme toi !
- Elle sait parler aux hommes !
- Enfin, je te surprends en flagrant délit !
- Comment résister à cette belle Livia ?
- Comment ça va Isabelle ? - Très bien et toi ?
- Très bien merci. - Bonsoir. Et bienvenue.
Ca fait plaisir
de vous avoir ici. - Merci.
- Je vous laisse. Je repasse toute à l'heure.
- Livia, tu as dit à Eve pour la fête des voisins ?
- Je m'en occupe, t'inquiète pas.
- OK. Merci.
- C'est un personnage.
Tu sais qu'il a été champion de tennis ?
- Oui, Yanis m'a dit oui. Il a l'air incroyable.
- Merci Mathilde. - Je t'en prie.
- Bon, on regarde pourquoi t'as voulu te débarrasser du sac
ou tu nous dis ?
Comme tu veux.
Ben, voilà.
- Ah.
Alors c'est pourquoi ça ?
pour la repousse des cheveux ? Hypertension, migraine ?
Trouble de l'érection ?
- Pour ma consommation personnelle. Ca m'aide à réviser.
- Tu étudies quoi ? - Du droit.
- Bien, tu sais ce que tu risques.
- En tant qu'usager pas grand-chose.
- Qui te les a vendus ?
- Parle-nous de Madame Lutsenko ?
- On a trouvé ta planque avec l'arme et les mêmes pilules.
- De quoi vous parlez ? Je lui fais juste la lecture.
- Pourquoi aller à l'étage ? Sa chambre est en bas.
- J'en sais rien moi. Je cherchais peut-être un truc.
- Bon, allez.
- Tu fais quoi là ?
- Allez casse-toi.
Quoi ? Tu veux qu'il ressorte dans trois jours avec une amende ?
- On l'emmène au commissariat, lui mettre la pression.
- Avec les trois petites pilules qui se battent en duel là ?
On lui mettre la pression si on trouve ses empruntes
sur l'arme et sur les sachets trouvés.
- Parce qu'on a ses empruntes ?
- Avec un peu de chance ouais.
- C'est Yanis, il est pas complétement
infertile mais pas loin.
Ca a été le chemin de croix pour avoir Elise.
- Je comprends.
- Et puis t'as sans doute raison.
Faut qu'on réessaie.
- Mais tu redoutes.
- Oui.
Les FIV c'est vraiment lourd.
Ca a duré 4 ans en plus donc...
- Pas totalement infertile,
c'est qu'il reste une chance d'y arriver naturellement non ?
Et pour contrebalancer la faible probabilité
il faut multiplier les occasions.
Sexe intensif.
- Bon ben ça pour l'instant...
- Et bien il ne faut pas laisser les choses s'installer.
Tu dois lâcher prise.
- Je sais mais...
- Il faut se lancer.
Croire à la magie du moment.
- La magie du moment ?
- Tu sais au départ Stéphane il ne voulait pas d'enfant.
Il était catégorique.
C'était un vrai problème entre nous.
Je pensais que ça nous séparerait.
Et un jour,
le préservatif s'est déchiré et évidemment
je suis tombée tout de suite enceinte.
- Comme ça ? Du premier coup ?
- C'est comme ça qu'on a eu Sam.
La magie du moment.
Je devais tomber enceinte.
Et maintenant c'est le plus heureux des pères.
Il faut y croire chérie.
Et ben voilà, ils sont là. - Ah ben Stéphane ! Ca va ?
- Ca va et toi ? - La routine.
Bonjour. - Salut.
- Je suis Hector. Le fils d'Hugo. Le voilà justement.
- Hugo ! Je te présente Yanis, mon nouveau coéquipier.
- On se connait, on s'est vu, le jour de votre emménagement.
- Tout à fait. - Ca va ?
Ravi. Regarde, tu as vu Stéphane ?
J'ai mis ta femme à la meilleure table.
Mesdames.
Voici vos hommes !
- Merci Hugo. - Je t'en prie.
- Ca va mon amour. - Bien et toi ?
Viens.
- On se laisse pas abattre à ce que je vois.
- Bien sûr que non, tu me connais. Tu en remets quatre.
- C'est quoi mojito ? - Oui. Ca te va ?
- Ca te va Yanis ? - Oui.
- Quatre ? Quatre mojito. Je vous les apporte.
- Merci Hugo. Ca va mon amour ?
- Bien. Et ta journée ? Votre journée ?
- Ouf ! On a cavalé ? - Ouais, on a cavalé ouais.
- Je retrouve le sourire sublime d'Eve.
Et ça fait très plaisir.
- C'est grâce à Livia.
Et c'est vrai que ça me fait du bien de reprendre le travail.
- C'était tout à fait égoïste de ma part.
Je voulais juste que tu me sois éternellement reconnaissante
pour pouvoir te demander ce que je veux quand je veux.
- Et bien !
Ca risque pas d'être de l'argent parce qu'avec mon salaire...
- Oh...
Il y a des tas de choses que je pourrais demander.
- Par exemple ?
- Tu verras bien.
- J'ai l'impression
que tu ne devrais pas aller
sur ce terrain-là.
- Qu'est-ce que t'as ? C'est quoi ces secrets ?
- En fait avec Livia on fait de l'échangisme. Voilà.
- C'est une blague. - Non.
- On est inscrit sur l'application spécialisée qui nous permet
de rencontrer des couples pour une soirée agréable.
- Voilà.
- C'est vrai ?
- Oui, c'est sérieux. - Oui.
- Ah d'accord. D'accord. Pardon.
- En même temps question d'honnêteté.
- D'honnêteté ? Vraiment ?
- Ben oui, j'ai du désir pour d'autres femmes de Livia.
- Et moi pour d'autres hommes que mon beau Stéphane.
On préfère se le dire et assumer plutôt que de le cacher
et prétendre qu'on a jamais envie d'aller voir ailleurs.
- OK. Pardon.
C'est très étrange comme conversation là.
- Ben quoi ? Ca t'es jamais arrivé de fantasmer sur un autre homme ?
- De fantasmer ?
Ben... Je...
Fantasmer, oui, pourquoi pas, mais jamais
je passerai à l'acte. - Ah ouai ?
- La tête !
- De quoi ? Nan, mais je veux dire.
- Alors là, première nouvelle.
- Je veux dire, fantasmer, enfin, regarder.
Quoi ? T'as d'yeux que pour moi toi peut-être ?
- Ben oui. - Oh mon amour.
- Moi je t'aime. Tu me suffis amplement.
- Ca n'est pas la question.
Parfois aller voir ailleurs, permet de mieux se retrouver.
Ca veut dire qu'on se fait confiance.
Et que ce n'est pas une partie de jambes en l'air
qui pourrait ébranler notre amour.
- Ca nous renforce même.
Si.
Quand on fait l'amour après, là, ça veut dire quelque chose
vraiment. - donc c'est encore mieux après ?
- Non, c'est que on se sent libre.
Et qu'on sent que l'autre respecte cette liberté.
Tu comprends ?
- Quand t'aimes vraiment quelqu'un...
La fidélité sous contrainte,
c'est pas... pas vraiment de l'amour. Non ?
- Moi je vois pas ça comme une contrainte.
- OK. - Mais se l'autoriser
c'est une liberté.
- Je...
je comprends votre point de vue, mais, je crois que c'est pas
mon truc. Je suis trop coincée pour ça.
- J'espère !
- Dommage...
- Ho toi !
- Quoi ?!
- Attends !
- Livia, que penses-tu de Yanis ?
- Nan, arrête !
- Très séduisant...
- Voilà.
- Mais, tu es en train de les mettre mal à l'aise.
On fait jamais ça avec des amis. - Ah, tu me rassures.
- Toujours avec des inconnus pour ne pas mélanger.
- Ca évite les problèmes ! Attention, moi j'ai jamais dit
que c'était une fatalité d'avoir du désir pour d'autres.
Même si je pense que c'est plus... J'arrête.
Je ne vous embête plus avec ça.
- Allez, tchin ! A l'amour !
- Allez, tchin, allez !
Et bien, on en apprend tous les jours !
- Non c'est pour moi j'y tiens.
Vous prendrez la prochaine. - T'es sûr ? Merci beaucoup.
- Ca s'est bien passé ? - Très bien. Bonne soirée, merci.
Merci Isabelle. - A bientôt. On vous revoie vite !
Hé hé ! - Je leur parle de la fête
des voisins. - Merci.
- Merci. Merci Stéphane pour le verre.
- Salut Stéphane. A bientôt. - Salut, ouais.
J'arrive, je vais aux toilettes.
- Dépêche-toi mon amour. - J'arrive.
Bon, Hector, tu sais qu'on a découvert
une de vos planques ?
Madame Lutsenko, ça te dit quelque chose ?
- Comment ?
- Son petit-fils. Par hasard. - Ok. C'est bon à savoir.
On fera plus attention la prochaine fois.
- Il y avait une arme aussi.
- Une arme ?
Tu sais très bien qu'on a pas d'arme.
- Là, il y en avait une.
- Je vais me renseigner.
- On a aussi interpellé un Michaël Metzger.
- Ah merde.
Mais, il est en garde à vue ?
- Je me suis démerdé pour qu'on le relâche
mais mon co-équipier l'a dans le collimateur.
- OK. Je dire à Michaël de faire profil bas.
- Oui, ça serait bien.
- Il sera un problème
ton nouveau co-équipier ?
- Tinquiète, je gère ça.
Tchao Hector.
- Salut.
- Tu sais que moi je les ai vu hier soir avec un autre couple.
- Quoi ? Tu les a vu en face là ?
- Oui. - Tu m'as
rien dit ?
- J'allais pas te réveiller pour ça.
- Oh putain. - Et après ça m'est sorti
de la tête. - Ca t'est sortir de la tête ?
- Ouais. - Pourquoi ?
Parce que ça te donné des idées ?
- De faire de l'échangisme ? Ah non, pas du tout. Et toi ?
- Ben non.
Je suis beaucoup trop coincée pour ça. Mais pas du tout.
- Toi ? - Jamais de la vie.
- T'es pas du tout coincée toi, viens là. Non.
- Pas du tout. - Je te connais.
- Ca fait longtemps que je ne m'étais pas amusée.
- C'est vrai que ça faisait longtemps.
- Tu crois qu'on est en train de l'oublier ?
- On l'oubliera jamais.
On essaie de vivre à nouveau. C'est tout.
- J'ai cours à 8h, faut que je dorme.
- Alors ?
On pense quoi de nos nouveaux voisins ?
- Je les aime bien.
Et toi ?
- J'avoue qu'ils sont plutôt pas mal.
Musique
(...)
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