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Vous avez retardé les négociations sur le tungstène.
Il était cher et de mauvaise qualité.
Et le passeport canadien ? Le visa américain ?
-Quoi ? -Traître !
C'est faux. Demandez à Gruber !
On va s'occuper de lui.
Giese !
Signalez que nous avons rattrapé les U-947 et U-948.
Fini les exercices. C'est l'heure de vérité.
À la nuit, les sous-marins s'approcheront.
On ne tirera pas, de peur de toucher nos troupes.
On va donc les appâter et les prendre à revers.
C'est un contrat illégal, plus de 50 millions en or.
Qu'est-ce qui te prend ?
Tu n'es plus toi-même.
Il doit partir.
-N'avez-vous pas prêté serment ? -Si.
Vous aussi.
-Ils sont trois. -On les tient, Mercer.
Tube 1, feu !
Lieutenant, alerte !
Alerte !
Feu !
Feu !
Dix bars, c'est insuffisant pour lancer la torpille.
C'est incompréhensible.
Elle explosera quand ?
Dans 3 min, 5 secondes.
Fermez la trappe et videz l'eau du tube.
Messieurs, l'un de vous va devoir y aller. Un volontaire ?
C'est étroit et la torpille est amorcée !
Je comprends. Allez chercher Müller.
Il a du cran, et il s'y connaît en mécanique.
Ça vient de l'ennemi ?
On ne sait pas.
Mode silencieux.
Alpha est touché.
Feu sur Bravo !
Feu !
Fusée éclairante !
Le deuxième !
Allez, allez !
On a réglé son compte à Bravo.
Mercer ! Je vous confie le pont.
Walsh ?
L'ASDIC a perdu Alpha et Bravo.
Je vous le confirme : deux coulés, il en reste un.
Où est passé Charlie, Herr Zigzag, qui a coulé un de nos navires ?
Dernière position connue :
2-1-0 à 1 550 mètres, stationnaire.
Mercer, nouveau cap : 2-1-0.
ASDIC à 2-7-0. Il se rapproche.
On est cuits.
Répétez les instructions.
Sortir le piston et le nettoyer.
Vérifier l'hélice de la torpille et la gouverne.
-Remettre le piston. -Bien.
Charlie à 2-2-0.
-Walsh ? -Charlie à 700 m, droit devant.
Maintenez le cap. Parez à tirer !
Un, deux, trois. Allez !
Plus vite, allez !
L'ASDIC est en mode "attaque".
-Il vont nous canarder. -Tube vidé.
Écoute-moi.
On va fermer la trappe par sécurité, au cas où.
Tu vas y arriver.
Attention.
Préparez les Hérissons !
On a 24 projectiles, mon commandant, 30 kilos la pièce.
On s'est exercés à les larguer, mais pas en continu.
Bon sang !
Allez.
Ouvrez !
Ohé !
Ouvrez-moi !
Sortez-le de là.
Attention.
C'est une blague ?
Encore 20 secondes.
Mise en eau.
Feu !
Qu'est-ce qu'il mijote ? Bon Dieu !
Bâbord 15. Nouveau cap : 3-5-0.
Bâbord 15. Nouveau cap : 3-5-0.
Allez, vite !
Reculez !
Du nerf !
-Parés à tirer. -Parés !
Tirez, qu'attendez-vous ?
Feu !
Mon lieutenant ?
Je ne sais pas... J'entends quelque chose.
Comme des bouteilles lâchées dans l'eau.
Ce ne sont pas les grenades habituelles.
Quoi, alors ?
Je l'ignore, sans doute une nouveauté.
Elles explosent peut-être par contact.
ASDIC à 2-9-0. Il nous cherche.
Il faut bifurquer. C'est notre seul espoir.
Plongée à 150 mètres. Nouveau cap : 3-5-2.
Plongée à 150 mètres. Avant, moins 15. Arrière, moins 20.
-Oui, commandant. -Position ?
Charlie est à 0-8-0, à 1 800 mètres.
-Nouveau cap : 0-1-5. -Et le convoi ?
Message au commandant Kittridge :
"Le HMS Lily prend le commandement de l'escorte."
Vous m'aviez dit...
Soit Charlie est touché, et nous l'achèverons rapidement.
Soit il est aussi coriace que rusé, et nous devons l'anéantir.
Quoi qu'il en soit,
le chasseur est devenu la proie.
C'est une question légitime d'une épouse à son mari.
Tu n'as pas à tout savoir.
Allons !
Tu pars brusquement pour l'Allemagne sans explication !
Crois-moi, c'est mieux ainsi.
Je ne te demande pas avec qui tu couches.
Notre arrangement a toujours été clair.
On en a tous les deux profité, non ?
C'est vrai.
Dix ans passés à nous rendre présentables.
Mais je regrette l'époque où nous étions nous-mêmes.
Tu te souviens de "L'Eldorado" ?
Oui, bien sûr.
Tu en faisais de belles, dans ce cabaret,
avant que des fonctionnaires bornés le fassent fermer.
Tout ira mieux après la guerre.
J'aimerais te croire.
Entrez.
Prenez ma valise.
Je vais faire un tour,
le chauffeur passera me prendre après.
Très bien, M. Gruber.
Sois sage.
Tiens-toi bien, au pays.
SERVICES CONSULAIRES
Passez me prendre dans une demi-heure devant le parc.
Entendu.
M. Gruber.
Qu'est-ce donc ?
Aucune importance.
Faites ce qu'on vous a dit de faire.
Je dois savoir de quoi il s'agit.
Savoir qui je suis en train d'aider.
Vous savez ce qui vous attend si vous n'obéissez pas aux ordres.
Ne l'ouvrez pas.
-Plongée à 160 mètres. -Plongée à 160 mètres.
Changement de cap : 2-2-5.
Plongée à 160 mètres.
Lieutenant.
BARRE DE PLONGÉE ARRIÈRE
Poussez-vous.
Ça va ?
-Oui, ça va. -Tu es sûr ?
-Tu vas y arriver ? -Oui.
Vérifie les vannes pneumatiques.
Rechargez !
Il espère se mettre à l'abri dans le "trou noir" de l'Atlantique.
Il se fait des illusions :
cette zone est à la portée de nos avions.
Lieutenant ?
Les renseignements ont intercepté des communications.
Une quarantaine de sous-marins vont croiser la route du convoi ONS 185.
Gardez Charlie à l'œil.
L'avant du convoi avance à sept nœuds environ.
Contact dans quatre heures.
À 25 nœuds, c'est faisable en 3 heures 30.
Ça fait 14 heures et il ne lâche pas l'affaire.
Ça devient critique.
Il faut atteindre le trou noir de l'Atlantique.
Même là-bas, il continuera à nous traquer.
On va l'attirer au sud. Il devra bien rejoindre son convoi.
-Si on attaquait ? -Vous ne comprenez pas ?
Visiblement, il nous localise avant même qu'on l'ait détecté,
sous l'eau comme en surface.
Il faut le semer.
Que préconise votre joli carnet ?
Désolé.
Je ne vois qu'une solution.
Mais sans garantie de résultat.
Commandant.
Charlie s'est mis en mouvement.
On dirait qu'il tourne en rond.
Pourquoi diable...
Il a disparu.
Comment ça ? C'est impossible.
Je ne l'entends plus.
C'est grâce aux bulles qu'il crée en tournant sur lui-même.
L'ASDIC ne détecte plus le sous-marin dans ce nuage de bulles.
Ce n'est pas bête.
Pensez aux autres sous-marins.
Ces trois-là visaient à faire diversion et ça a marché.
Il en reste un, juste en dessous de nous.
Notre mission est de mener le convoi à bon port.
-Ce navire atteint 36,7 nœuds. -En conditions idéales.
Ça nous laisse une heure pour achever Charlie.
Ensuite, nous rejoindrons le convoi. Vous avez ma parole.
Arrêtez l'ASDIC.
Arrêt de l'ASDIC.
Qu'entendez-vous ?
Le bruit d'hélice s'éloigne.
C'est gagné, lieutenant. Vous y êtes arrivé !
Il est temps d'aérer un peu.
-Parez à faire surface ! -Non.
Attendez.
Pourquoi abandonnerait-il maintenant ?
Il doit rejoindre son convoi.
Sans nous attaquer une dernière fois ?
On a besoin d'oxygène.
Faux, vous avez simplement envie d'air frais.
Plutôt que de faire plaisir à l'équipage,
prenez les décisions qui s'imposent.
On peut tenir encore deux jours en immersion.
Je propose un compromis.
Immersion périscopique.
On verra si la voie est libre avant de remonter.
-Hydrophone ? -Aucun bruit d'hélice.
À vous de voir, lieutenant.
Bien. Parez à monter !
Avant, plus 5. Arrière, plus 10.
PROFONDEUR
Immersion périscopique.
Déploiement du périscope.
Rien en vue.
Périscope détecté à 3-1-0,
2 700 mètres.
Je le savais. Première erreur, HerrZigzag !
Vitesse maxi !
Timonier, à bâbord 15.
Nouveau cap : 3-1-0.
Vérifiez encore.
Destroyer ! Plongée à 150 mètres.
Tous à l'avant !
Allez, plus vite !
Envoyez-leur tout ce qu'on a.
Grenades, Hérissons !
On a perdu Charlie.
Même pas le temps d'accepter sa reddition !
PROFONDEUR
130 m, nous descendons.
140 m, nous descendons.
-Vous êtes sûr qu'on est repérés ? -À votre avis ?
150 mètres.
Plus bas.
C'est impossible. À l'académie, j'ai appris...
Vos formateurs étaient loin des réalités.
Les Alliés améliorent constamment leurs technologies.
190 mètres, nous descendons.
Plus bas.
Plus bas.
C'est moi qui l'ai construit. Je sais qu'il peut encaisser.
200 mètres.
Bien. Maintenez la profondeur.
Équilibrage.
Et maintenant ?
On attend, en espérant.
Des charges de profondeur !
Des dégâts ?
La prochaine fois, je vous écouterai.
Si on s'en sort.
-Réservoirs touchés ? -Le compresseur est endommagé.
On repart à la descente.
Les barres de profondeur ?
-Elles réagissent ? -Oui.
On descend toujours.
Voie d'eau !
Feu dans le poste de commandement !
Ferme la soupape ! Ferme-la !
De l'huile, ils sont touchés !
Répandre de l'huile, c'est une ruse bien connue.
Il y en a beaucoup.
Aucun cadavre. Je veux voir des cadavres.
Il faut y aller.
Le convoi nous attend, vous m'avez donné votre parole.
Commandant.
Votre fils est mort abandonné par son escorte.
Encore un. Par ici !
On n'a pas le choix. Il faut chasser les ballasts.
Colmatez.
Quoi, on renonce ?
Ou on coule.
Chassez les ballasts.
-Préparez l'équipe d'artillerie. -Entendu. Magnez-vous !
Lieutenant, 15 mb de surpression, c'est trop.
Exact. Allez chercher le costaud de l'équipage !
Il va vous tenir les pieds.
Colmatez la voie d'eau !
Tenez-le bien pendant qu'il ouvre la trappe.
Entendu, lieutenant.
Les autres, accrochez-vous !
Trois, deux, un...
Ils sont partis !
Ils sont partis !
Enfin, on respire !
Allez, magne-toi !
Plus besoin du drapeau.
Nous aussi, on veut monter !
Aux chiottes, le roi d'Angleterre !
Aux chiottes, Churchill !
On est toujours là.
Taisez-vous !
Gare aux patrouilles aériennes.
Radio, message au commandement.
Envoyez nos coordonnées, et demandez celles du ravitailleur.
Meierjohann, assemblez une équipe pour réparer le réservoir.
Tout de suite, lieutenant.
Cremer, Ellemann !
Je me porte volontaire.
Le commandant doit rester à bord.
C'est par ma faute que le sous-marin a été touché.
Et puis je sais nager et souder.
J'ai appris en école d'art.
Bien, si vous voulez.
Au travail, il faut repartir dès que possible.
-Attention. -Vas-y doucement.
Descends la plaque lentement. Vas-y.
-Attention. -Tiens bien.
Cremer...
-C'est bon. -Vous êtes le plus jeune. Allez !
Tournez la tête.
J'ai pris une décharge.
À votre avis, pourquoi je vous ai choisi ? Reprenez.
C'est un ordre.
Tenez-le.
-Je prends le relais. -C'est pas une bonne idée.
Tenez la plaque.
Les lunettes.
Que se passe-t-il ?
Ils échangent.
-Où en est le compresseur ? -Il est réparable.
-Ça avance, en bas ? -Il faut que Fuchs s'y mette.
Ces points-là doivent être réparés au plus vite,
le reste attendra.
-Combien de temps encore ? -Une demi-heure !
TERMINAL DU TAGE
Les grilles ne sont pas encore ouvertes !
Reculez !
Les grilles ne sont pas ouvertes. Il faut reculer.
ENTRÉE
Reculez et attendez !
Il n'y aura pas de place pour tout le monde.
-Ici Weiss. -C'est moi.
Le policier, j'avais pas le choix.
Aidez-moi, il me faut une voiture et de l'argent.
C'est faisable.
-Il faut informer Berlin. -De quoi ?
Beck a été utilisé par un membre du consulat.
Comment ?
Nous avons été trompés.
RECHERCHÉ
Je ne le tolérerai pas.
-Où êtes-vous ? -J'ai déposé les documents de Beck.
Lisez-les. J'en saurai plus demain à mon retour.
Attendez...
Faites ce que je vous demande.
L'embarquement est terminé. Les grilles sont fermées.
Reculez. Reculez, s'il vous plaît !
Les grilles sont fermées.
Rentrez chez vous.
Donnez-moi une pièce.
J'ai perdu mon père. Je vous en prie !
C'est bon.
Ça me fait plaisir que tu rentres à la maison.
Plongée à 50 mètres.
Attention.
Je le tiens.
-Alors ? -Le réservoir va tenir le coup.
Ça va aller.
Messieurs, prenez le relais.
-Le fils à papa s'est défilé ? -Non.
Il a pris les coups de jus à ma place et il a réparé le réservoir.
Il est presque aussi con que toi.
30 m, nous descendons.
Respect.
-Quelle bataille ! -C'était un honneur d'y participer.
Je sais, on a failli la manquer.
Je vous suis reconnaissant, Mercer. Vous m'avez sauvé de mon obsession.
Comme le capitaine Achab !
Pardon, c'est un livre. Moby-Dick.
Je connais.
Il veut à tout prix tuer le cachalot et finit par tout perdre.
C'est cela.
Capitaine.
Un message radio du QG.
Nos collègues aussi s'en donnent à cœur joie.
En tout, 12 sous-marins coulés.
Et si c'était le tournant tant attendu ?
Notre palmarès à nous se limite à deux.
Aucune trace d'un sous-marin coulé
à l'endroit où nous avons laissé notre ami HerrZigzag.
Tout de même...
Je sais. On ne peut pas gagner à chaque fois.
-Les coordonnées du ravitailleur ? -Je finis de les reporter.
Cap sur le ravitailleur.
Bâbord, 1-6-5.
Bâbord, 1-6-5.
-Et les ordres du commandement ? -On est en train de les déchiffrer.
C'est arrivé avec le message.
Douze sous-marins ?
Y compris l'U-947 et l'U-948.
C'est confirmé.
Mieux vaut ne pas le dire aux autres.
Ça les démoraliserait.
Vous faites des progrès.
Voici les ordres.
Ils nous renvoient dans la gueule du loup ?
Non.
En Afrique.
Bonsoir, Mlle De Pina.
Excusez-moi, Monsieur.
Vous avez de la visite.
Gruber...
Vous savez, mon futur roman...
Vous serez dedans aussi.
SOUS-TITRES : ANNE-LISE WEIDMANN
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