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Voie d'eau !
Voie d'eau !
Voie d'eau !
140 mètres !
Scellez le compartiment !
Vite ! Scellez le compartiment !
Impossible !
Où sont les recycleurs ?
Allez, allez !
Une autre série de grenades ?
On le tient. Je le sais.
Que McCoy et les canons se tiennent prêts.
On plonge !
190 mètres !
Rapport d'avarie !
220 mètres !
230 mètres !
Donnez l'ordre, commandant !
Videz les ballasts !
Vitesse minimum !
Il le tient toujours ?
Il ne l'a pas lâché.
Sous-marin ennemi en surface !
Rouge 3-5-5, portée 3 000 yards.
À la cape et arrêt des machines. On les tient !
Feu !
Rouge 3-5-5, ouvrez le feu !
Capitaine !
Drapeau blanc.
Ce n'est pas notre façon de faire.
Il faut au moins récupérer les machines à décrypter.
-Cessez le feu ! -Arrêtez de charger.
Venez avec moi, Mercer, pour leur reddition.
C'est contre les ordres.
Il faut voir le ventre de la bête.
Le lieutenant Walsh tiendra le fort.
Pitié !
Pitié !
Bien joué.
La machine à décrypter.
Elle est avec mes hommes, par-dessus bord.
Vous n'avez pas tout gagné.
Capitaine !
Je me place avec mes hommes
sous votre protection.
Voilà ma façon de faire.
Bien.
Rentrons et envoyons ce rebut par le fond.
Et les survivants ?
AU CDT SWINBURNE : VOTRE FILS DANIEL EST MORT AU COMBAT
Voulez-vous la guerre totale ?
La voulez-vous,
si nécessaire, plus totale et radicale
que tout ce que nous pouvons concevoir aujourd'hui ?
Bonjour !
Qui es-tu ?
C'est votre bateau ?
Oui.
Il est très vieux.
On peut encore naviguer dessus ?
J'y travaille.
Fanny !
Fanny Nussmeier !
Ta mère t'appelle.
Je pourrai monter dedans quand vous aurez fini ?
Si tu veux.
Mais ne dites pas non après, à cause de la guerre, ou autre chose.
Il faut promettre.
Allez, va voir ta mère.
Vous êtes comme les autres.
Lisez le journal de Düsseldorf ! Discours du ministre Goebbels.
Lisez le discours du ministre Goebbels !
Le journal de Düsseldorf !
Je suis en retard, désolé.
Alors ?
-Tu veux manger ou pas ? -Bien sûr.
Le costume marron, près du kiosque.
Tu es sûr ?
Allez.
Allez.
Discours du ministre Goebbels !
-Vous auriez un mark ? -Non, navré.
-S'il vous plaît. -Fiche le camp.
Pauvre garçon !
Allez, debout. Debout !
Vous l'avez poussé, j'ai tout vu. Police !
Il est tombé tout seul !
Lève-toi !
Debout.
Arrête !
Police !
Reste là !
Merde, pourri de flic !
Alors ?
Qu'est-ce qu'on a là ?
Père ?
Mère.
Tu es à la rue depuis le bombardement ?
Oui.
Quatre mois, tout l'hiver.
Et toi ?
Je n'avais pas de maison à perdre.
Un coup de chance, hein ?
Vol, entrave à la police et pas de papiers.
Pour vous, ce sera le camp de travail pour mineurs.
Et alors ? Je m'enfuirai, comme toujours.
Pas de Moringen.
À 18 ans, on vous castrera, pour éviter de perpétuer vos gènes.
Et ensuite,
ce sera un vrai camp.
Pour adultes.
Mais j'ai ordre d'oublier les délits mineurs,
si les délinquants s'engagent dans l'armée.
On nous les coupe ou c'est la Russie ?
-C'est l'enfer, là-bas. -Qui le dit ?
Ça parle, dans la rue.
Inutile de le répéter.
Il y a d'autres corps d'armée.
La Marine.
Les sous-marins.
-Ils ont besoin d'hommes. -Les sous-marins ?
-Il y a à manger ? -Et un salaire.
Juste le temps de crever.
Mais il y a un problème.
Il faut avoir 17 ans.
Alors pourquoi tout ce baratin ?
Il suffit que quelqu'un confirme que vous avez 17 ans.
Moi, par exemple.
Et en échange ?
Vous voulez toujours un truc.
Je veux vous aider,
vous donner la chance de vous en sortir.
Alors ?
Quel âge avez-vous ?
17 ans.
Ta déclaration.
Signe ici.
Pauli.
Bande de déchets ! Vous faites honte à la patrie !
Vous n'avez rien à faire dans la Wehrmacht !
Mais notre généreux Führer vous accorde encore une chance !
Seuls les meilleurs iront dans un sous-marin.
Les forts, les malins.
Les obéissants. Pour les autres, ce sera la Russie.
Merde !
Qu'as-tu dit, sac à merde ?
On va encore loin ?
Tant que tu pourras. Et encore 5 kilomètres !
C'est pas mieux qu'un camp. Barbelés, gardes, connards.
Et en plus, il faut courir.
C'est mieux ici.
On garde une chance de vivre, et nos couilles.
Entre le violeur de gamins et l'autre, on peut se fier à personne.
Ils mentent tous. Et ils ont besoin de soldats.
Et alors ?
T'as jamais voulu quelque chose de différent ou de mieux ?
Pour quoi faire ? J'aurai jamais rien.
Et toi non plus avec ton asthme. Tu seras envoyé en Russie.
Non.
Je serai sous-marinier.
On laisse pas tomber l'autre.
Si tu deviens sous-marinier, moi aussi. Pigé ?
Merde à tout le reste.
Je vais vous trouer le cul, vous allez chier par l'échine !
Allez, allez !
Robert Ehrenberg.
Rudi.
Enfin un visage familier.
Ça change de ces boutonneux.
Bienvenue à la maison. Viens.
Je vais te présenter quelqu'un.
Regarde, nos places sont là.
Messieurs, je fais les présentations.
Lieutenant Buchner, mon nouveau commandant.
Lieutenant Ehrenberg.
Il supervise le lancement du nouveau bâtiment.
C'est un honneur de travailler avec vous.
Je vais apprendre beaucoup à vos côtés.
Voici Erdman, mon chef de quart sur l'U-949.
Nous allons former une grande et heureuse famille.
J'en suis certain.
Tu es prêt, papa ?
Albrecht tient à être à l'heure, ce soir.
Je t'aide ?
Je vais y arriver.
Voilà.
Albrecht t'est reconnaissant de venir.
Mais promets-moi que si tu fatigues...
Ça ira.
Je dois apprendre à me débrouiller seul.
Sinon, tu vas me garder sur les bras.
Voilà.
Tu viens ?
Le vieux capitaine.
Tu es magnifique, chérie.
Comment va-t-il ?
Il n'a pas parlé de Klaus depuis quelques heures.
Tant mieux.
Wilhelm,
cette soirée est d'une grande importance politique pour moi.
Merci.
Albrecht, n'oublie pas notre accord.
Oui, j'y pense.
Il est devenu commandant
parce que sa famille est fidèle au parti.
Ce n'est pas ton cas.
Pourtant tu as un joli poste à terre.
Qu'est-il arrivé lors de ta dernière mission ?
Peu importe.
Tu nous as rendu service en nous délivrant d'Ulrich Wrangel.
Le plus grand salopard jamais monté à bord d'un sous-marin.
Comment il a crevé ?
Feu ennemi ?
J'espère qu'il a bien souffert.
Heil Hitler !
Qui est ce pingouin ?
Schulz, le nouvel adjoint d'Albrecht.
Je vous en prie.
C'est Dönitz qui a personnellement
nommé son équipe.
Ça n'a pas dû plaire à Albrecht.
Schulz détient le record de la plus longue mission.
La durée ne veut rien dire.
C'est juste.
Officiers de la Marine de guerre,
chers hôtes,
j'ai le grand honneur
d'accueillir le commodore Ido
de la Marine impériale japonaise ici, à Kiel,
au haut commandement maritime de la Baltique.
C'est le début d'un travail de collaboration plus étroit
avec nos alliés.
Pour accélérer la victoire sur notre ennemi commun,
nous avons signé un traité
afin de partager nos ressources et nos technologies.
Commodore Ido.
Capitaine Lessing,
c'est un grand honneur
d'être ici, au quartier général de la Marine allemande.
Mais le plus grand honneur
est de rencontrer en personne le capitaine Wilhelm Hoffman.
Tout matelot japonais doit lire son livre,
"Ne crains pas les profondeurs".
Le vieux Hoffman a changé
depuis qu'il a perdu son fils.
Robert, tu étais aussi sur cette mission.
Tu as le chic pour perdre tes commandants, on dirait.
Et tu as quand même eu ce poste.
Garçon.
300 nouveaux sous-marins.
Et 40 000 sous-mariniers tout frais.
Mon suppléant veut dire
qu'avec la nomination de Dönitz,
Berlin a compris l'importance de la guerre sous-marine.
Le capitaine Lessing sait bien
que notre Führer en a toujours eu conscience.
Mais avec de nouveaux bâtiments,
nous détruirons les lignes de ravitaillement ennemies.
Tiens donc.
Et où prendrez-vous le matériel et les hommes ?
Le Ministère de l'armement nous garantit le matériel
pour construire nos sous-marins.
Fer, tungstène.
Quant aux hommes,
on en trouve toujours.
Et notre accord nous permettra d'obtenir les matières premières.
J'espère que notre Marine
n'a pas vendu notre argent pur pour cela.
Raccompagne Wilhelm.
La doctrine de Goebbels sur la guerre totale
est la bonne réponse à l'arrogance des Alliés
qui prétendent n'accepter que la capitulation sans condition.
Le commodore Ido pense
que cette exigence est bonne pour l'Allemagne.
N'est-ce pas ?
Pourquoi ?
Impossible pour les lâches de négocier leur reddition.
Une guerre honorable jusqu'à la mort.
Oui, lieutenant ?
Mick.
Il est là.
-Mercer s'occupe de lui. -Tant mieux.
Il est dans son élément.
Capitaine.
J'arrive.
J'arrive.
Officier McCoy, artillerie.
Walsh, sonar et radar.
Commodore Francombe.
-Et... -Commandant Swinburne.
On ne vous attendait pas.
Je voulais féliciter le héros en personne.
-Je ne crois pas... -Votre modestie est admirable.
Mais tout est bon à prendre, aujourd'hui.
Ces victoires individuelles nous feront gagner la guerre.
Je vous ai recommandé pour une médaille.
Vous êtes tous invités pour le thé par les Wrens.
Elles ont promis des gâteaux et de la musique.
-Malheureusement, je ne... -Bien sûr.
La nouvelle nous a navrés.
Salut, mon capitaine !
Jack.
C'est toi.
Pourquoi as-tu frappé ?
Je ne voulais pas te surprendre.
Je suis contente de te voir.
Je savais que le convoi était revenu.
Je vais te faire du thé.
Non, je n'en veux pas.
J'ai parlé au père Madden pour la messe.
L'église a été bombardée...
Il a suggéré de la célébrer ici.
C'est Dan, ton fils, bon Dieu !
Bien sûr.
Je me disais...
Après six semaines...
Je t'ai attendu.
Je ne sais que tu ne tiens pas...
à tout ça.
Moi non plus. Pas vraiment.
Je me disais que ce serait, pour moi,
pour nous, un réconfort.
Le monde continue de tourner.
Bien sûr. Navré.
Merci.
Je vais faire du thé.
Faites attention à ce que vous faites !
À vos ordres, lieutenant.
Vous pouvez réparer ?
Je suis mécanicien, pas opticien.
Il faut le renvoyer à l'usine Zeiss, mais ça prendra un mois.
Il faut repousser les tests en mer.
L'équipage va bientôt arriver.
Ils éplucheront des patates.
On ne peut pas se passer de périscope.
Je peux ?
Bien sûr.
Il y a une autre solution.
Laquelle ?
Improviser.
À condition de suivre une règle : ne rien dire aux supérieurs.
Tu emportes ça où ?
Je vais m'assurer que le sous-marin peut naviguer.
Ça ira.
Pas mal pour un "criminel".
Vous tiendrez la barre de plongée.
C'est un bon poste pour apprendre.
Apprendre quoi ?
D'abord matelot en salle des machines,
puis peut-être mécanicien.
OPTICIEN BACHMANN
M. Bachmann ?
J'arrive.
Je peux vous aider ?
Je cherche M. Bachmann.
Il est mort en octobre.
Désolé pour le dérangement.
C'est pour des lunettes ?
Un périscope. Il m'avait dit qu'il s'y connaissait.
Je suis sa fille.
Je peux peut-être vous aider. Venez.
Vous n'avez pas de lunettes, comment avez-vous connu mon père ?
Mon fils en avait.
Votre père disait avoir travaillé chez Zeiss,
pendant la Grande Guerre.
Il a fabriqué des instruments optiques pour les sous-marins.
Il vous l'a appris ?
Il m'a appris à polir des verres de lunettes.
Pour que je puisse l'aider. J'étais encore enfant.
Mais le principe est le même.
Chaque lentille doit faire le point sur la suivante.
Une lentille rayée a besoin d'être polie.
Sinon, c'est flou.
C'était vous, non ?
Sur la jetée.
Ma seule échappatoire.
C'est vous, le capitaine du bateau.
Vous avez parlé à ma fille.
Ça y est.
Bon.
C'est fait.
Comme neuve.
Combien vous dois-je ?
C'est ma contribution pour la patrie.
-Merci. -De rien.
Quand je serai sur mon bateau, envoyez-moi votre fille.
Elle m'aidera, pendant que vous nagez.
C'est très gentil. Et votre fils ?
Fanny et lui pourraient jouer ensemble.
Il est mort. Excusez-moi, je dois y aller.
Vous êtes bons pour la Marine,
mais pour être sous-mariniers,
vous devez réussir le test du recycleur.
Vous plongez au fond avec votre recycleur.
Vous prenez votre respiration,
vous enlevez le recycleur, le pliez
et le placez dans la caisse, mais attention,
il fait noir là-dessous.
Ensuite, vous nagez jusqu'à l'autre bout.
Il y a un tas de pièces.
Prenez-en une, remettez le recycleur et remontez lentement.
Pourquoi lentement ?
Il n'y a que 12 m.
Mais il faut décompresser.
Plongez par deux.
Le chef-instructeur Weber
veut vous voir coopérer.
Dans un sous-marin, on est solidaires.
Si l'un des deux remonte sans sa pièce,
les deux seront éliminés.
Les pièces.
Faites votre paquetage. Allez au quartier général.
Vous serez affectés à un navire.
Suivants. Vous deux.
J'y vais avec un autre, le temps qu'il reprenne son souffle.
Ici, personne n'a le temps.
Harri.
Voyons si les rats d'égouts savent plonger.
Faites votre paquetage. Suivants.
Mais nous avons les pièces.
Vous avez perdu le recycleur.
Vous n'avez pas demandé de le rapporter.
-Sergent... -Faites vos paquetages.
Pauli m'a sauvé.
J'ai perdu mon recycleur.
Il a réussi.
Dans un sous-marin, on n'a pas de 2nde chance.
C'est fini.
Suivants.
On n'est pas dans un sous-marin.
Pas encore.
Il a raison.
Vous avez besoin d'hommes.
40 000. Dont des rats d'égouts.
Vous tous,
faites vos paquetages.
Sergent ? Venez.
Tes cachets.
Inutile de me materner.
Je peux me débrouiller.
Un colis est arrivé de Lorient.
J'ai une réunion de la Ligue féminine.
JOURNAL DE BORD U-612
Klaus.
Passeport, s'il vous plaît. Merci.
Merci.
Bienvenue au Portugal, M. Giese.
ADAPTATION : ESTELLE RENARD
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