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Original subtitles

AU CASTOR EN OR

Bienvenue !

Êtes-vous un Castor en or ?

Non, je ne suis pas un castor en or.

Êtes-vous un Castor fidèle ?

Économisez avec la carte privilège. Et profitez d'affaires en or.

N'oubliez pas :

si vous avez besoin d'aide, les Castors sont là.

Je peux vous aider, monsieur ?

À couper une corde ?

En général, on s'en charge.

Vous avez peur que je me coupe,

que j'en mette partout et que je vous traîne en justice ?

Non.

Alors, j'ai pas besoin de vous.

Bonne journée.

Crétin.

- Vous avez trouvé votre bonheur ? - Oui.

Bien.

Voyons voir.

En tout, ça fait 3,47 $.

Vous me facturez 6 pieds de corde.

Oui, c'est 99 cents le yard.

Je n'ai pas pris 2 yards, j'ai pris 5 pieds.

On ne facture pas au pied, on facture au yard.

99 cents le yard, soit 33 cents le pied, fois 5,

ça fait 1,65 $ et pas 1,98 $.

Vous êtes un matheux.

Je sais, mais l'ordinateur ne calcule pas comme ça.

Votre ordinateur ne sait pas faire un calcul basique ?

Je peux voir le directeur ?

Il déjeune.

Il déjeune. Les gens n'ont rien de mieux à faire.

Un autre responsable ?

- L'adjointe ? - C'est ça, appelez-la.

Taylor ?

À la caisse centrale.

Salut.

Salut, Taylor.

C'est elle ? Elle a quel âge ?

- Vous séchez le cours de sport ? - Pardon ?

J'ai de la monnaie.

Je vais payer les 33 cents.

Je n'en veux pas et il ne s'agit pas de 33 cents.

Il s'agit du fait

que j'ai pris 5 pieds de corde, car j'en veux 5 pieds,

et je n'ai pas à payer 6 pieds si je n'en veux pas 6.

Vous voulez plus de corde ?

LE PIRE VOISIN AU MONDE

Ça recommence !

C'est pourtant pas sorcier.

Si vous n'habitez pas ici, gardez vos ordures pour vous !

Ce vélo va là.

Arrêtez !

C'est le mien.

- Il y a un rack à vélos. - J'en avais pour 30 secondes.

La prochaine fois, je le mets aux objets trouvés.

Vieux con.

Pas sur le rétro.

Salut, Otto.

D. KLIN & A. MERIK Visitez nos logements témoins

Gare à votre rat s'il pisse encore dans mon allée !

C'était vous.

L'écoute pas, Prince. Il est aigri

et t'accuse à tort.

C'était l'un de vous deux.

Et dites à votre bon à rien de petit ami

d'arrêter de s'étirer l'entrejambe en public.

On dirait un gymnaste roumain de 14 ans !

Allez, fiche le camp !

Ouste !

Voilà le héros du jour !

C'est quoi, tout ça ?

Eh bien, c'est un pot de retraite.

"Profitez-en bien".

Profitez-en bien ? De quoi ?

Du reste de votre vie. On voulait...

Fêter ça ?

Marquer le coup.

C'est réussi.

Allez, Otto.

C'est vous qui avez décidé de partir.

Avec de belles indemnités de départ.

Vous m'avez changé de poste, diminué mes heures.

Terry, que j'ai formé, est passé superviseur.

Terry qui sait pas en quelle année on est sans son portable.

Alors oui, j'ai pris mes indemnités de départ.

Navré que vous le preniez ainsi.

On a dû s'adapter après la fusion.

Mais vous avez été précieux toutes ces années, alors...

Oui. D'une fiabilité démoniaque.

Le roi du planning !

À Otto !

Et voilà, Otto.

Une part de tête ?

Qui a faim ?

Voie réservée aux résidents

Regardez-moi ça !

Vous ne pouvez pas vous garer sans autorisation.

Je ne reste pas, j'ai juste déposé un colis.

Le panneau ne mentionne pas les colis !

Et il faut une autorisation.

C'est une voie privée.

Bonne journée.

Vous empêchez les résidents de se garer devant chez eux.

Ils ne font pas ça, les autres, avec les camions blancs.

C'est toujours vous, les marron !

Et ça n'a rien de raciste !

Bonjour. Vous m'entendez ?

- C'est Susan. - Susan qui ?

J'ai une bonne nouvelle concernant votre assurance-maladie.

Robot, robot !

Alors, à qui dois-je m'adresser pour faire couper la ligne ?

Au service client.

Vous me transférez ou j'appuie sur une touche ?

Ça fait 7 minutes que j'écoute cette musique.

Désolé, M. Anderson...

J'aimerais que vous coupiez l'électricité.

- Vous déménagez ? - Non. Je résilie l'abonnement.

A-N-D-E-R-S-O-N.

On ne me rembourse pas ces 6 jours ?

O-T-T-O.

C'est votre politique ?

Eh bien, la mienne, c'est que si je paie pour 6 jours de gaz,

j'utilise 6 jours de gaz.

Alors, c'est réglé.

Crétins !

Recule. Attention à l'angle mort.

Sers-toi de la Force !

T'es sur le trottoir.

Recule...

Dans l'autre sens.

Et merde !

Qu'est-ce qu'il fiche ?

C'est exactement ce que je disais.

Vous ne pouvez pas rouler ici.

J'ai l'air de conduire, moi ?

Pour circuler, il faut un badge.

On a un badge de stationnement. Tenez.

Pourquoi il est dans votre poche ?

Je suis le conducteur.

On est les nouveaux locataires.

Du 206.

Ça ne vous autorise pas

à garer votre remorque là.

L'idée était de faire un créneau pour me garer en parallèle.

En parallèle à quoi ?

C'est pas vraiment une réussite, hein ?

Je vais refaire un essai.

Seigneur !

Recule, encore.

Encore un peu plus.

C'est bon.

De l'autre côté puis de l'autre côté.

Doucement.

Descendez !

- Descendez. - Désolé.

Comment est-il humainement possible de ne pas savoir garer une remorque ?

Un chien à trois pattes avec la cataracte ferait mieux !

Et c'est une automatique, bien sûr. La clé !

Dans le porte-gobelet.

Y a un bouton de démarrage.

Évidemment.

C'est quoi, ce truc ?

Le radar de recul.

La remorque est trop proche,

du coup, ça bipe...

Bonjour.

Comment tu t'appelles ?

Otto.

Otto. O-T-T-O.

Moi, c'est Abbie, O-T-T-O.

Et moi, c'est Luna.

Enchanté.

Il a réussi du premier coup.

Merci, monsieur.

Quand on a besoin d'un radar pour faire un créneau,

on ne devrait ni conduire ni même utiliser la radio.

Je confirme.

Et mettez le badge sur le rétro, pas dans votre poche !

Merci, c'est très gentil.

Crétin.

Le Maître et Marguerite

Il reste combien d'étagères de libres ?

Trois.

- Tu as combien de cartons de livres ? - Sept ou huit.

Je vais te faire une autre bibliothèque.

Otto, c'est ça ?

C'est ce que j'ai dit, non ?

Peu importe. Otto, O-T-T-O.

C'est la même chose à l'endroit et à l'envers.

C'est Otto, Mari.

On n'entend pas souvent ce prénom.

Moi, si.

On peut repasser, si on dérange.

Qu'est-ce que vous voulez ?

J'ai un petit plat pour vous.

Pourquoi ?

Vous aviez l'air d'avoir faim.

On s'est bien trouvés : elle adore cuisiner

et moi, dès qu'il s'agit de manger...

Bref, on tenait...

on tenait à se présenter,

vu qu'on va être voisins.

Très bien. Au revoir.

Je m'appelle Marisol.

Et moi, Tommy.

Vous êtes toujours aussi déplaisant ?

Je ne suis pas déplaisant.

- Un peu quand même. - Pas du tout.

- Un poquito. - Non.

Bien sûr que non.

Non. Vous n'êtes pas déplaisant.

Tout ce que vous dites fait chaud au cœur.

C'est vrai.

Bon appétit.

C'est quoi ?

Faites attention à la salsa.

C'est du pollo con mole, délicieux.

C'est un plat mexicain. Je suis mexicaine.

Je suis née au Salvador, mon père est de là-bas.

Mais ma mère est mexicaine. Alors, on a vécu au Mexique...

Et vous ?

Je suis consultant en informatique.

Je viens d'Anaheim.

- D'Anaheim ? - Oui.

El Paso.

J'ai des choses à faire.

Excusez-moi, M. Otto,

vous n'auriez pas une clé Alvin à me prêter ?

Une clé Allen ?

Non, une clé Alvin.

On dit Allen.

C'est une clé Allen, non ? Tu vois ?

Alvin.

Depuis ce matin "une clé Alvin"...

Tout le monde dit "une clé Alvin".

Tout le monde a tort, désolée.

Tu veux vérifier sur Google ?

Regarde où tu veux. Google, Wikipédia...

File-moi ton portable.

Et puis quoi ? Regarde sur le tien.

Il vous faut quelle taille ?

La taille habituelle.

Prenez tout le jeu.

Merci.

On vous laisse à vos occupations.

Tu veux quoi, toi ?

Un petit bijou, fiston.

Chevrolet, y a que ça de vrai.

Fiable.

C'est rare, en ce bas monde.

Papa, je te présente Otto.

Ça suffit, mon chéri.

2 pour 8 $ ?

Je ferais mieux de me rouler dessus en voiture.

Ça sera plus efficace.

Les fleurs que tu aimes.

Roses.

Elles étaient en promo.

En solde, deux bouquets pour 8 $.

Désolé de ne pas être passé plus tôt.

J'ai été dérangé...

par de nouveaux voisins.

Le mari est un zozo.

Il confond une clé Allen avec Alvin des Chipmunks.

Des locataires, bien sûr.

Incapables de s'engager.

Je sais.

Ils n'ont peut-être pas les moyens d'acheter pour l'instant.

Mais que feront-ils

quand ces salauds de promoteurs démoliront leur maison

pour construire des bâtiments au rabais ?

Ça va arriver, crois-moi.

Ils ne se gênent déjà plus pour contourner la barrière

et rouler sur la pelouse.

D. Klin & A. Merik.

Quel crétin a trouvé que c'était vendeur pour un promoteur immobilier ?

On entend "Déclin de l'Amérique".

Et c'est le cas, bien sûr.

On ne peut même plus acheter un crochet digne de ce nom.

Ou de la corde au pied.

Rien ne va plus quand tu n'es pas là.

Suivant.

Je soupçonne une cardiomyopathie hypertrophique,

un épaississement génétique...

Je sais.

Mon père avait ça.

Vous vivrez sûrement longtemps,

mais c'est incompatible avec une carrière militaire.

Suivant.

Un retour pour Pittsburgh.

Ça fera 1,10 $.

Merci.

Pardon.

Votre livre est tombé !

Mademoiselle, votre livre !

C'est mon livre ?

Oui.

Je l'ai vu tomber et...

Merci beaucoup.

J'en suis à la moitié, je veux savoir comment ça finit.

Je vous en prie.

Asseyez-vous.

Je m'appelle Sonya.

Et moi, Otto. C'était le prénom de mon père.

Je me rends justement chez le mien.

J'y vais tous les jeudis.

Vous prenez souvent ce train ?

Non. Je suis allé passer la visite médicale pour l'armée.

Seigneur.

Ça doit être terrible de ne pas savoir ce qu'on va affronter.

Vous partez quand ?

Je ne pars pas.

Pas tout de suite.

Vos billets.

Merci.

Parfait.

Vous n'êtes pas dans le bon train.

Ce billet indique "est".

J'ai dû...

Je descendrai au prochain arrêt.

C'est combien ?

1,75 $.

Un dollar.

Tenez, j'ai de la monnaie.

Merci.

Voilà. Merci. Bonne journée.

Il reste 25 cents.

C'est une pièce de 1964,

en argent pur.

Gardez-la, elle porte chance.

C'est bien vrai.

Merci. Ce plat était intéressant.

Salut, Otto !

Tu es en retard pour ta ronde, non ?

T'es pas censé être au boulot ?

Tu déjeunes avec nous ?

Déjeuner.

C'est du filet mignon, si tu changes d'avis.

Excusez-moi.

C'était vous.

C'est une voie privée.

Cette barrière est là pour empêcher la circulation,

pas pour que des crétins la contournent

et labourent la pelouse.

OK. Pris sur le fait. Je travaille chez D. Klin & A. Merik.

Je demanderai au jardinier de remettre ça en état.

Elle sera comme neuve, mieux même.

Bonne journée.

Les règles, ça se respecte.

Je sais ce que vous mijotez.

Si vous le dites, M. Anderson.

Continuez de monter la garde !

Dégage, sale vermine !

Dégage !

Jetez encore un caillou

et j'envoie valser ce petit rat par-dessus le toit.

Je ne vise pas votre maison. Cette vilaine bête l'a griffé.

Je vais tuer cette saloperie.

Certainement pas.

C'est un chat errant,

sûrement plein de maladies dégoûtantes.

Vous aussi, sans doute. Et je ne vous jette pas de cailloux.

- Andy ! - Pardon ?

Tu l'as entendu ?

Tu ferais mieux de filer.

Je ne suis pas ton ami.

- Quoi encore ? - Je vous rapporte les clés.

J'en ai trouvé une dans le kit du meuble.

Bravo.

Et je vous ai fait des salpores de arroz.

C'est du poulet au mole ?

Non.

Ce sont des biscuits salvadoriens. Mon père les adorait.

Ils sont délicieux, vous verrez.

Forcément, je les ai faits.

Et je me demandais si vous pourriez me prêter une échelle.

Notre fenêtre est coincée.

Et il vous faut une échelle ?

C'est la fenêtre du haut.

Pas moyen de l'ouvrir.

Et vous allez essayer de l'extérieur ?

Oui, c'est ça.

Je mets mon manteau.

Merci.

Tu tombes bien, Otto.

Désolée de te déranger, mais on n'a plus de chauffage.

Tu pourrais jeter un œil ?

Purge tes radiateurs.

Comment je fais ?

En purgeant les radiateurs.

Otto, ne soyez pas incorrect.

Je ne l'étais pas.

C'est dur de savoir parfois, avec Otto.

Au fait, on vient d'emménager au 206.

- Je suis Marisol. - Et moi, Tommy.

Bienvenue, ma belle.

Moi, c'est Anita. C'était mon mari, Reuben, qui s'occupait du chauffage.

Mais on savait qu'un jour, il ne pourrait plus

s'occuper du bricolage à la maison.

Il aurait dû y penser avant de faire son putsch.

C'était il y a longtemps.

Un putsch ?

C'était un malentendu.

C'était un putsch !

Otto, vous ne pouvez pas lui murger ses radiateurs ?

Non. Parce qu'on ne murge pas des radiateurs.

On les purge.

- Regarde, chérie. - C'est à Sonya.

- Ce serait top pour la remorque. - Posez ça.

Posez ça ! Qui vous a permis d'y toucher ?

Fichez tous le camp !

Prenez l'échelle et partez. Fichez le camp !

Merci.

Attention.

Merci !

Qu'est-ce que tu fabriques ici ?

Comment t'es entré ?

Fiche le camp.

Sors de là.

Allez, ouste !

Lâche-moi !

Lâche.

Si tu me griffes, je te mords.

Ça t'apprendra.

Andouille de chat.

Coucou, Otto !

O-T-T-O !

Otto...

Rends-moi mon tuyau d'arrosage que tu as depuis août

et je purge tes radiateurs.

Entre.

Tes nouveaux voisins ont l'air charmants.

Charmants.

Tu en auras peut-être d'autres sous peu.

Les promoteurs nous ont dit

que Reuben et moi, on devait déménager.

C'est n'importe quoi.

C'est votre maison, pas la leur.

C'est ce que j'ai dit.

Ils ont parlé à notre fils, Chris.

Il raconte que je ne peux plus m'occuper de Reuben,

qu'il faut le placer en résidence médicalisée.

Et que je devrais aller en maison de retraite.

Qu'en sait-il ? C'est un crétin et ça ne date pas d'hier.

Ils ne peuvent pas vous forcer.

Il sait qu'on est là ?

Bien sûr.

Te fie pas aux apparences.

Il est toujours là.

Je vais chercher ton tuyau.

Tout le quartier part à vau-l'eau.

Il n'y a même plus d'association de propriétaires.

Plus personne pour gérer les choses.

Pas comme on le faisait.

Soyons bien clairs :

je ne t'ai toujours pas pardonné.

Mais je ne pensais pas que tu te déglinguerais aussi vite.

Et maintenant...

ils détruisent tout ce qu'on a eu tant de mal à construire.

Je ne suis même pas parti qu'ils essaient déjà de nous effacer.

Eh bien, je n'ai pas l'intention de rester pour assister à ça.

Je pars.

Pour de bon.

Merci. Désolée d'avoir tardé à te le rendre.

Tu restes déjeuner ?

Anita a fait du filet mignon.

Non. J'ai beaucoup à faire.

Reuben, que fais-tu ?

Lâche ça.

Lâche.

Qu'est-ce que tu fais ?

Essaie de l'ouvrir de l'intérieur.

C'est plus haut que je croyais.

J'ai un peu le vertige.

On est bons pour prendre le suivant.

Otto...

- Comme votre père. - Vous vous en souvenez.

Vous avez dû retourner au centre militaire ?

Non. Je voulais vous rembourser le billet de train.

Et si vous m'invitiez à dîner, plutôt ?

On entre ?

Oui, allons-y.

Vous avez...

...15 mn de retard.

Vraiment ?

Qu'est-ce qui t'intéresse ?

C'est-à-dire ?

Quelles sont tes passions ?

Les machines, les moteurs.

La mécanique des choses.

Le rôle de chaque pièce dans le fonctionnement d'une voiture.

C'est pas si simple, en fait.

Le carburateur doit parfaitement doser l'essence et l'air.

La bougie allume ce mélange.

Ça entraîne un piston, la bielle, l'arbre à cames...

Où as-tu appris tout ça sur les voitures ?

Avec mon père.

On ne parlait que de ça. C'était un bon père.

Fiable.

Il est décédé.

Il y a deux mois.

Brusquement.

Je suis désolée.

Et ta maman ?

J'ai peu de souvenirs.

Juste de ce que j'ai ressenti après son départ.

Pourquoi tu n'as pas pris de plat ?

J'ai mangé à la maison.

Pourquoi ?

Pour que tu prennes ce que tu veux.

En fait, je t'ai menti.

Je suis désolé.

J'ai été recalé de l'armée.

Sinon, j'aurais un boulot. Je comptais dessus, mais...

c'est pas le cas.

Et je ne sais pas ce que je vais faire.

J'y vais.

J'arrive.

Quoi ?

- Que voulez-vous ? - Vous faites quoi ?

Et vous ?

- Je vous cherche. - Vous m'avez trouvé.

Vous pouvez me conduire à l'hôpital ?

Tommy est tombé et l'ambulance l'a embarqué.

Allez-y dans ce grille-pain d'importation qui fait office de voiture.

Je n'ai pas le permis.

- Vous avez quel âge ? - 30 ans.

Et vous n'avez pas le permis ?

J'ai pris des leçons.

Mais j'ai pas fait tout le reste.

C'est quoi, "tout le reste" ?

S'il vous plaît !

Concentrez-vous !

Écoutez-moi !

Tommy est à l'hôpital, il est peut-être en train de mourir.

Alors, allez-vous me conduire ou me faire prendre un bus ?

- Je vais vous conduire. - Merci.

C'était si dur que ça ?

Où allez-vous ?

Je vais chercher les enfants !

Les enfants ?

Prends ça !

Ces poupées...

ce sont des super-héros ?

Des luchadores, des lutteurs, oui.

- Des lutteurs. - Le livre de Monsieur Ours !

Je vois ça.

Elle veut que tu lui lises.

Oui !

"Es-tu là, Bébé Ours ?"

"Es-tu là, Bébé Ours ?", demande Monsieur Ours.

"Mais où est mon Bébé Ours ?"

Non. Parle comme un ours.

Les ours ne parlent pas.

Celui-là, si.

"Mais où est donc mon Bébé Ours ?"

"Es-tu là, Bébé Ours, en haut de l'arbre ?"

Non, c'est un hibou !

"Il n'y a personne d'autre ici

que mon bébé et moi."

"Es-tu là, Bébé Ours, enfoui sous la terre ?"

Je ne suis pas Bébé Ours.

Je suis Beppo !

Bonjour, Beppo !

Vous voulez voir un tour ?

Je leur lisais une histoire.

"Je leur lisais une histoire",

grommela Monsieur Ours.

Vous me prêtez une pièce, Monsieur Ours ?

Dis oui, s'il te plaît.

S'il vous plaît !

Il faut me la rendre.

Sans faute.

Le costume appartient à l'hôpital.

Il va devoir le rembourser.

Beppo apporte de la joie, il est bénévole ici.

Otto, qu'est-ce que vous avez fait ?

Rien.

Abuelo Otto a tapé le clown.

Pas du tout.

Si.

Abuelo Luchadoro !

Luchadoro !

C'est la faute du clown.

Où va-t-elle se cacher ?

Et hop !

Soufflez.

La voilà !

Comment t'as fait ?

C'est magique.

Merci.

Je vous souhaite une journée magique.

- Au revoir, Beppo ! - Merci.

Attendez.

Ce n'est pas ma pièce.

Elle sort de votre oreille, alors, ça vous regarde.

Non. Ce n'est pas ma pièce.

"Non. Ce n'est pas votre pièce."

Vous étiez censé me rendre ma pièce.

- Vous voulez 1 $ ? - Vous l'avez échangée.

Tour de passe-passe.

Otto va se faire gronder ?

- C'est qu'une pièce. - Non.

- Où est l'argent ? - Il veut appeler un agent !

Je veux ma pièce de 1964 !

Calmez-vous.

Où l'avez-vous cachée ?

1-29, on a un problème de clown.

Lâchez ce clown !

La voilà ! 1964.

Il est où, le mien ?

Dans ton sac à dos.

Dans quelle poche ? Il y en a plein.

Quoi ?

Mon père souriait comme ça.

Je ne souris pas.

Voilà.

Il faut être gentil avec les clowns.

Et Clé Alvin, il vient ?

Maman, il est là !

Approchez la voiture, s'il vous plaît.

Merci de nous avoir emmenés.

Merci, Otto.

Merci encore.

Au revoir.

Venez, les filles.

Mon Dieu, il est mort ?

Non, probablement endormi.

Non. Ne le laissez pas là, s'il vous plaît.

Vous pouvez vous en charger.

Je suis enceinte.

Les chats sont dangereux à cause de la toxomachin.

Il s'y est mis tout seul, qu'il se débrouille tout seul.

- Ça va pas, non ? - Les chats, c'est pas mon truc.

Salut ! Ça roule ?

Jimmy ! On a un...

Il faut qu'on te réchauffe, petit !

Fais attention.

Viens là.

Il est gelé.

On le met où ?

Non, toxo. Otto.

Allons-y.

Otto, ouvrez la porte.

Ça va aller.

Ça va aller, chiquitito.

Vous mettez de la neige partout.

Il fait super froid, ici.

Je prends celui-là ?

Ne touchez pas à ce manteau.

- Vous avez une couverture ? - Pour le chat ?

C'est bon, je gère.

Tu fais quoi ?

Rien ne vaut la chaleur corporelle et vu ma corpulence, j'en manque pas.

Je vais allumer le four.

Pas question de mettre ce chat dans mon four.

Juste pour réchauffer un peu la maison.

Vos plans de travail sont bas. Vous les avez eus où ?

Je les ai fabriqués pour Sonya, ma femme.

Elle est petite, elle aussi ?

Sonya est décédée.

C'était une super cuisinière, pas vrai ?

Je mangeais tout le temps ici.

Je suis désolée.

Vous y allez, maintenant ? J'ai des choses à faire.

C'était super de te voir, comme d'habitude.

Qui va s'occuper de ce petit gars ?

Toi.

Fais-moi une vraie demande.

C'était magnifique.

J'ai faim.

"Le conseil d'administration certifie

qu'Otto Anderson a réussi l'examen

de licence d'ingénierie..."

Ça te dirait de...

de te marier ?

- Parce que dans ce cas... - Regarde-moi.

Fais-moi une vraie demande.

Veux-tu...

Veux-tu m'épouser ?

Appelez les secours !

- Aidez-le ! - Non, filme !

Bon sang !

Mon Dieu, il est tombé !

Vous pouvez bouger ?

Il faut bouger, relevez-vous !

Aidez-moi !

Ça va ?

Zoome sur son visage.

Alors, on allait au musée...

Regarde-moi.

Dis bonjour.

Respire.

Prends ma main.

Prenez ma main !

Dépêchez-vous !

Vous êtes cinglé ? Vous auriez pu vous tuer.

Suivez-nous.

Vous voulez ma mort ?

Regardez.

Abbie a voulu faire un dessin de son nouveau voisin

et vous l'offrir.

C'est vous.

Elle vous dessine toujours en couleur.

Comment ça, "toujours" ?

J'ai une super idée.

Apprenez-moi à conduire.

Pas question.

Je n'ai pas le temps.

Ne vous inquiétez pas, je paierai l'essence.

Vous voilà ! Je vous ai cherchés partout.

Salut, Jimmy. Tu fais quoi ?

Le chat est là-dedans ?

Calme-toi, vieux.

Il aime pas ça du tout.

Sors-le de là.

Désolé, petit.

Tu comptais faire quoi ? L'emmener se balader ?

Je pouvais pas le garder. En fait, je suis allergique.

J'ai mis un cataplasme à l'avoine, mais c'était pire.

Suis-moi. Tommy a une ordonnance de l'an dernier.

Il avait trouvé un nid de guêpes.

- Ça t'embête pas ? - Ne gratte pas.

Un peu, ça fait du bien.

Et le chat ?

Je crois qu'il est à toi, maintenant.

Aime-le.

Dans le carton.

Dans le carton.

Allez.

Désolé de te faire attendre.

C'est plus dur que je ne pensais de...

Et maintenant, j'ai un colocataire.

J'ai un chat.

Il faut que je trouve ce que je vais en faire.

Après, je viendrai te rejoindre, Sonya, promis.

Tu me manques.

Pas question que tu me piques mon lit.

Le voilà, ton lit.

Tu préfères retourner dormir dehors dans la neige ?

Ça peut s'arranger.

Tu seras un papa formidable pour nos enfants.

Quoi ?

C'est à ça que te sert ton vélo ?

Oui, c'est mon boulot.

Serveur ou pompiste, ça, c'est un boulot.

Je bosse aussi dans une pizzeria le soir et dans une solderie.

Vous êtes M. Anderson, non ?

Vous veniez aux portes ouvertes, au lycée.

Quand ça ?

Mme Anderson était ma prof.

Elle a été la première à ne pas me regarder de travers

parce que je suis transgenre.

La première à utiliser mon nouveau prénom.

Et à pousser les profs à faire pareil.

Ça m'a vraiment aidé, au lycée.

Je ne les lancerai plus par terre.

Comment tu t'appelles ?

Malcolm.

Otto.

Enchanté, Otto.

Bonne nouvelle.

Andy m'apprend à conduire.

À contresens.

C'était parfait.

Au revoir !

"Parking" ! Vous êtes sur "Marche avant".

C'est une automatique, il faut...

Il faut passer en mode "Parking".

Pardon ?

J'arrive !

Je sauve la princesse !

J'arrive !

Otto est là !

Maman a fait ses salpores.

Entrez.

Je ne peux pas laisser deux crétins au volant.

Vous, mettez un manteau, c'est l'heure de la leçon.

Vous allez m'apprendre ?

C'est vrai ?

Merci !

J'arrive tout de suite.

C'est vraiment gentil, merci.

J'ai déjà essayé.

- Maman va conduire. - Fais attention, chérie.

Au revoir, maman.

Y a plus d'adultes, venez !

On peut prendre notre voiture ? Je n'ai conduit qu'une automatique.

On est là pour apprendre à conduire.

Montez.

On approche du feu rouge, il va falloir vous arrêter.

Je débraye d'abord, non ?

Vous débrayez et ensuite vous freinez.

Enfoncez la pédale d'embrayage.

Enfoncez la pédale.

Je freine puis je débraye.

Débrayez puis freinez. Freinez.

Freinez !

Ne me criez pas dessus !

Je ne vous crie pas dessus.

Je débraye, là.

On va s'arrêter...

Débrayez et freinez. Freinez !

Freinez !

La voiture s'est arrêtée ! Attention !

C'est bon, relâchez.

Seigneur !

Freinez.

On débraye et on freine.

Je suis nulle.

- Nulle. - Vous apprenez.

J'ai failli l'emboutir. On est à ça !

Pas grave, c'est une hybride.

C'est une hybride, OK.

Je suis tout près. Je ne dois pas reculer ?

Attendez que ça passe au vert.

Ça y est. Appuyez sur l'embrayage.

Accélérez un peu.

Relâchez lentement...

Vous n'avez pas embrayé.

C'est vert !

Embrayez, passez...

Inutile de tourner la clé. Passez la...

Mon Dieu.

Levez le pied puis accélérez.

J'y arrive pas.

Ça va pas, non ?

Elle apprend à conduire.

Vous n'avez pas appris, vous ?

Calme-toi, mon vieux.

Je ne suis pas ton vieux, petit enfoiré !

Klaxonne encore une fois

et je t'en fais passer l'envie.

Merde.

Vous, écoutez-moi bien.

Vous avez donné naissance à deux enfants, bientôt trois.

Vous êtes venue ici d'un pays lointain.

Vous avez appris une nouvelle langue, fait des études,

épousé un zozo et vous portez votre famille à bout de bras.

Apprendre à conduire sera un jeu d'enfant.

Le monde est plein de crétins finis

qui y sont arrivés et vous n'êtes pas une crétine finie.

Alors...

Embrayez.

Passez la vitesse.

Accélérez.

Et roulez.

Il y a une place. Arrêtez-vous, parallèle à la chaussée.

Et reculez jusqu'à ce que le parechoc soit dans l'axe de votre rétro.

À présent, redressez.

Reculez jusqu'au trottoir.

Encore un peu.

Et stop.

Point mort.

Frein à main.

Contact.

C'est tout ?

C'est tout.

Et on est pile à l'heure.

Ce sont des semlor.

Des éclairs suédois.

On s'en met partout.

Mais goûtons-les.

Comme ça.

D'où connaissez-vous cet endroit ?

Sonya l'adorait.

On venait ici tous les samedis à 13h.

Et ensuite ?

On rentrait à 14h.

Je briquais ma voiture.

Elle corrigeait les devoirs, cuisinait,

et lisait le reste de la journée.

Quel genre de livres ?

Ses livres.

J'ai essayé d'en lire quelques-uns, mais...

Disons que...

les livres, c'est pas mon truc.

Ses amis disaient qu'on était le jour et la nuit.

Ma vie était en noir et blanc avant Sonya.

Elle a mis de la couleur.

Elle m'aurait plu.

C'était une force de la nature.

Elle a convaincu le lycée de créer un cours spécial

pour les jeunes en difficulté.

Beaucoup avaient des problèmes chez eux

ou des phobies sociales.

Après être passés par Sonya,

ils récitaient du Shakespeare.

J'ai croisé l'un de ses élèves,

l'autre jour.

Un gamin du nom de Malcolm.

Je vous rapporte de la crème.

On s'entendait tous très bien quand on a emménagé.

Un vrai bonheur.

Bienvenue dans le quartier.

- Bonjour. Sonya. - Anita.

Sonya et Anita étaient les meilleures amies.

J'ai mes clés Allen...

Et Reuben et moi, on se ressemblait.

Ralentissez !

Pour la plupart des choses.

Crétin.

Mais les gens changent.

Ou ils ne changent pas.

La vie fait son œuvre, les gens s'éloignent.

Ils érigent des murs, se vexent.

Allez savoir pourquoi.

Peut-être que ces constructions nous ont rendus fous.

Avant, il y avait une forêt sur la colline.

Le lotissement lui doit son nom.

Ils ont construit tous ces logements et rasé la forêt

sans se poser de question jusqu'à ce qu'on s'insurge,

Reuben et moi.

C'était avant le putsch ?

Oui. Reuben et moi, on était encore amis.

Ensuite, nos différences ont pris le dessus.

Quelques années plus tard, leur fils Chris a accepté un poste au Japon.

Et il n'est jamais revenu les voir.

Reuben et lui ne se sont jamais entendus.

Là, j'ai décidé d'enterrer la hache de guerre.

Reuben ?

Sonya m'a donné ça il y a un bout de temps.

J'attendais une occasion.

On pourrait recommencer à zéro.

Tu veux voir ma nouvelle voiture ?

OK.

C'est un nouveau modèle.

Il vient de sortir.

Une Toyota ?

Tu as acheté une Toyota.

Celica GT décapotable.

5 vitesses, automatique.

Il faut évoluer avec son temps.

Je ne sais pas ce qui lui a pris,

mais j'ai su que je l'avais perdu.

Il faut avoir le courage de ses convictions.

Même si on est un adepte de F-O-R-D.

Et avec Sonya, vous aviez songé à avoir des enfants ?

Il est 14h.

Est-ce que vous pourriez nous rendre service ce soir ?

Tommy et moi, on a peu l'occasion d'aller au resto

avant la naissance.

Je ne vais pas vous servir de carrosse.

On va prendre un taxi.

Alors, que voulez-vous ?

J'ai rien fait, maman !

- Menteuse ! Rends-le-moi. - Attrape-moi !

Les filles, s'il vous plaît !

Apprenez à partager vos affaires.

J'ai un léger doute.

Ne dites pas de bêtises, ça sera sympa.

Pensez juste à coucher Abbie avant 21h.

C'est bon ?

Le code de l'alarme : 4491.

Je la branche en mode partiel.

Vous m'écoutez ?

Pour sortir, il faut juste appuyer sur ce bouton,

pour la désactiver.

Je ne compte pas sortir.

Entendu.

Mais on sait jamais.

- Soyez gentilles avec Abuelo Otto. - Promis !

- Je ne vois pas de lait chocolaté. - On le fait avec du sirop.

Mais pas trop, ça l'empêche de dormir.

Donne-moi le lait.

C'est quoi, ça ?

Cette saleté de lave-vaisselle à la noix.

Papa voulait le balancer par la fenêtre.

Mais maman lui a interdit d'ouvrir les fenêtres.

Tête.

Je cache la réponse.

Bien.

Yeux.

Bien.

Bras.

C'est pas une bonne idée.

Pourquoi ?

On n'a aucune chance face à un luchadoro.

Abuelo Luchadoro !

À l'aide !

Non, c'est lui qui a commencé !

Prête ?

Coup de karaté !

Quel silence.

Coucou !

Elle s'est endormie.

Comment ça s'est passé ?

Bien.

T'as assuré, Otto.

Ça mérite une tape dans le dos.

Merci, Otto.

Bonne nuit.

Comment il a fait ?

T'entends pas ta chaîne quand tu changes les vitesses ?

- Mon vélo se fait vieux. - C'est pas le vélo.

Il faut régler ton dérailleur.

- Mon quoi ? - Ton dérailleur est déréglé.

Excusez-moi.

Je suis Shari Kenzie, journaliste médias sociaux.

Je cherche Otto Anderson.

Vous êtes sûre de vouloir le rencontrer ?

Super, c'est génial.

Traite-le bien, il te le rendra.

Garde le jeu de clés.

Merci, Otto.

Dire que je t'aide à joncher les pelouses de cochonneries.

Deux jobs, ça suffit pas ?

Je mets de côté pour une voiture.

Quelle marque ?

Une Volkswagen.

Vous bloquez le garage.

M. Anderson ? Je m'appelle Shari Kenzie.

Je suis journaliste médias sociaux...

Qu'est-ce que c'est ?

J'ai une série en ligne intitulée "Héros ordinaires".

Ce que vous avez fait à la gare était incroyable.

- Vous avez sauvé une vie. - Vous faites erreur.

Non.

J'ai regardé la vidéo une bonne dizaine de fois, c'est vous.

- La vidéo ? - Vous ne l'avez pas vue ?

Un voyageur a tout filmé et il a fait un post.

Quelqu'un vous a reconnu. Je vous ai retrouvé grâce à ça.

- Ça a fait plus d'un million de vues. - Un million ?

Les gens se mêlent de tout.

Ce genre d'histoire les inspire.

Vous m'accordez quelques minutes ?

Je suis très occupé.

J'ai un message vidéo de la victime.

Regardez ça.

Je le cherche.

Bonjour.

Prêt pour une nouvelle leçon de conduite ?

Pas maintenant.

Je suis toujours là !

Vous n'êtes pas enfermée.

Tournez la poignée, ouvrez la porte.

Vous savez ouvrir une porte, non ?

Crétine.

Otto, c'est moi.

Elle est partie.

Tant mieux, j'ai pas fini ma ronde.

"Journaliste médias sociaux" ?

C'est quoi, ce truc ?

Une bande d'ânes bâtés qui se filment.

Vous vous y êtes pris comme un chef.

L'enfermer dans le garage ?

C'était vraiment...

une excellente stratégie.

Bravo.

Otto, j'aimerais aussi vous remercier pour tout ce que vous avez fait.

Je n'ai besoin de rien.

Un bon petit repas vous ferait du bien

de temps en temps, non ?

- Ces biscuits... - Les salpores de arroz ?

Ils sont pas mauvais.

Et je me disais aussi

que je pourrais vous aider à débarrasser la maison, le hall d'entrée,

vous aider à emballer les manteaux et les chaussures de Sonya.

C'est pas nécessaire.

Non, mais ça pourrait vous aider à aller de l'avant.

Je ne veux pas aller de l'avant.

Elle sera toujours avec vous.

Mais vous, vous êtes ici.

Ça suffit.

Quand mon père est mort, ma mère a cessé de vivre.

- Elle a arrêté de vivre... - Taisez-vous !

Ne criez pas.

Les gens se mêlent de tout !

Crétins.

Toujours à m'interrompre.

Plus ils jacassent, plus ils noient le souvenir de sa voix.

Je ne veux pas effacer Sonya de ma vie.

Elle était tout.

Il n'y avait rien avant elle et il n'y a rien après !

Je ne suis pas rien.

L'enfoiré !

Arrêtez-vous. Arrêtez cette voiture !

La barrière était ouverte.

C'était vous, hein ?

Ça ne gêne que vous.

J'aime qu'on suive les règles.

Oui, je sais.

Je sais tout sur vous.

On a un dossier sur vous, épais comme ça.

Vous en voulez au monde entier pour la mort de votre femme.

Taisez-vous !

Ne dites pas un mot de plus.

Du calme, je ne voulais pas vous contrarier.

Mais vous ne devriez pas vivre seul.

On en sait plus sur vous que vous ne l'imaginez.

Prenez soin de votre cœur.

Que savez-vous sur mon cœur ?

Que savez-vous sur mon cœur ?

Sale petite fouine !

Qu'est-ce qui se passe ? Vous vous sentez bien ?

Vous voulez m'aider ? Fermez la barrière !

Répondez-moi, s'il vous plaît.

Répondez-moi.

Merci.

Les chutes du Niagara

Tu vas être mignon avec.

Mon cœur, t'es mignon comme tout.

Donne-moi ta main.

On sent bien ses coups de pied.

Je reviens.

Tu es réveillée.

Ça suffit maintenant, chéri.

Tu es en colère, je sais.

Et triste.

Moi aussi.

Mais maintenant, il faut vivre.

Quoi encore ?

Malcolm !

Désolé, je ne voulais pas...

Je ne vais pas te tirer dessus.

C'était quoi, ce bruit ?

Le générateur a sauté.

Tu veux quoi ? Il gèle.

J'espérais squatter votre canapé.

C'est pas un hôtel.

Non. Désolé.

Tu peux pas rentrer chez toi ?

Mon père m'a jeté dehors.

Tu peux dormir sur le canapé.

Ne va pas dans le séjour, je dois réparer le plafond.

En haut, dans l'ancien bureau de Sonya.

Pourquoi il t'a jeté dehors ?

Parce que tu es Malcolm, maintenant ?

Oui, parce que je suis Malcolm.

Parce que je m'habille comme ça.

Je lis trop, j'aime pas le sport... Faites votre choix.

- Il a honte que je sois trans. - Alors, c'est un crétin.

C'est là.

Essaie de ne toucher à rien.

Eh bien...

Bonjour.

Y a toujours pas de courant et les œufs allaient se perdre.

Ça vous embête pas ?

Je dois faire ma ronde.

Vous voulez pas un café, d'abord ?

Si.

Tenez.

Des œufs ?

Je ne dirais pas non.

Ça marche.

Cette canette...

va là-dedans.

Raccroche-le.

Salut, Otto, tu fais ta ronde ?

Je peux vous accompagner ? Pour mon quota de pas.

Moi, c'est Jimmy.

- Malcolm. Enchanté. - C'est gentil.

C'est bon.

C'est bon.

Si tu veux ralentir, n'hésite pas, j'ai le cœur qui s'emballe.

C'est bon.

Tu sais qu'ils envoient Reuben en résidence médicalisée cet après-midi ?

Qui ça ?

Les types de D. Klin & A. Merik.

Bon sang !

Ils ont convaincu Anita de vendre la maison.

Non, ils sont passés par Chris.

- Chris ? Il ne peut pas faire ça. - Si.

Quand D. Klin & A. Merik ont su qu'Anita avait Parkinson,

ils ont contacté Chris et...

Parkinson ?

L'an dernier, Anita a accepté de lui donner procuration

au cas où ça empirerait.

Et D. Klin & A. Merik ont conclu la vente avec Chris.

Les fumiers.

Attends.

Anita a appris qu'elle avait Parkinson l'an dernier ?

Impossible.

Elle l'aurait dit à Sonya, qui me l'aurait dit.

En fait, Anita et Reuben ne voulaient pas que vous le sachiez.

Vous aviez assez de problèmes comme ça, selon eux.

Ils ont dit ça ?

Montre-moi tout ce que tu as reçu de D. Klin & A. Merik.

Avis, lettres... Tu as une copie de la procuration ?

Comment t'es au courant ?

Tu l'as ?

Va la chercher.

Et tous vos dossiers médicaux, à Reuben et à toi.

C'est Jimmy qui t'en a parlé ?

Tu peux me les apporter ?

Je suis un crétin.

J'étais trop obnubilé par mes soucis pour penser aux autres.

Et j'ai imaginé qu'ils ne pensaient pas à moi.

C'est pas digne d'un ami.

Bref...

ce n'est pas facile à dire après tout ce temps,

mais je suis désolé.

Et je vais régler tout ça.

Je dois utiliser votre téléphone.

Et le vôtre ?

Il est coupé, en ce moment.

Pourquoi ?

Peu importe. J'ai juste besoin de votre téléphone.

Vous savez quoi ? Non.

Vous refusez de me dire pourquoi votre ligne est coupée,

pourquoi vous avez besoin d'utiliser mon téléphone.

Vous refusez de me dire ce qui vous est arrivé dans la rue hier.

Vous êtes rentré chez vous en me laissant à la porte.

Vous m'avez fait peur.

Vous savez combien de temps j'ai attendu ?

Sans savoir s'il vous était arrivé quelque chose.

Ou s'il allait vous arriver quelque chose.

Je suis désolée si j'ai été maladroite à propos de Sonya.

J'essayais juste de vous aider.

Et vous m'avez laissée dehors.

Alors non, vous n'utiliserez pas mon téléphone.

Votre vie est terrible, car les autres sont tous des crétins

et vous devez tout faire tout seul.

C'est ça ?

Vous savez quoi ?

C'est impossible.

Personne n'y arrive.

Et vous devriez être content

que quelqu'un vous aide à surmonter une journée pourrie.

Même si c'est une crétine.

Alors...

Ces salauds de promoteurs

essaient d'expulser Anita et Reuben de chez eux.

Voilà pourquoi je dois appeler.

D'accord, entrez.

On n'avait jamais pris de vacances.

Sonya était enceinte de 6 mois.

Elle voulait faire quelque chose de spécial avant l'arrivée du bébé.

Alors, on a fait un voyage aux chutes du Niagara.

Au retour, le bus a eu un accident.

Il y avait eu un rappel de produit sur les freins,

mais l'entreprise n'avait rien fait.

Sonya a été paralysée et...

on a perdu notre fils.

3 mois plus tard, elle a pu rentrer.

Mais ils avaient commencé à construire le lotissement,

la maison de quartier et les allées.

Et rien n'était conçu pour les fauteuils roulants.

Ils auraient pu changer leurs plans,

mais la loi ne l'exigeait pas encore

et ça leur importait peu.

À moi, si.

Ça m'importait.

Et j'étais très en colère.

"Les gens comme elle" ?

Et ils ont voté

contre ma réélection à la tête de l'association des propriétaires.

Je voulais tous les anéantir.

Les entrepreneurs, les promoteurs, le chauffeur du car...

Je ne les aurais jamais lâchés.

Sans Sonya.

Elle a dit qu'on devait continuer à vivre.

C'est ce que j'ai fait.

J'ai vécu pour Sonya.

Il y a 6 mois, elle m'a quitté.

Un cancer.

Je comptais la rejoindre.

Alors, j'ai fait couper ma ligne.

Mais finalement, je crois qu'elle veut que je continue à vivre.

Et j'ai des choses à faire.

Vous perdez votre temps, Otto.

C'est réglé.

On emmène Reuben.

Si vous vous interposez,

je vous fais arrêter.

Je ne fais rien.

N'avancez pas d'un pas.

Vous ne m'enlèverez pas mon mari.

Anita, on agit dans votre intérêt.

Votre intérêt, c'est de vous approprier mon bien.

Je veux que Reuben

reste ici pour le restant de ses jours,

avec moi, dans notre maison.

Mais qui s'occupera de Reuben quand vous ne le pourrez plus ?

Qui s'occupera de vous ?

Otto ?

Sa santé laisse à désirer aussi, non ?

Je m'occuperai de lui.

Que faites-vous ?

Arrêtez.

Ils sont comme ma famille.

Je m'occuperai d'eux tant qu'il le faudra.

Ce n'est pas votre famille.

Leur fils Chris estime

qu'ils ne sont pas en état de vivre seuls, et donc...

Excusez-moi.

Quand Chris a-t-il vu ses parents ?

Il vit au Japon.

Ils sont brouillés depuis 10 ans.

Les seules choses que Chris sait de ses parents,

il les tient de vous.

Et qui êtes-vous ?

Je m'appelle Shari Kenzie.

Journaliste médias sociaux.

On diffuse en direct.

Arrêtez de filmer.

Vous n'avez pas le droit.

C'est un espace public.

Vous avez dit à Chris qu'Anita avait Parkinson,

mais Anita...

n'a jamais révélé sa maladie à personne.

Comment l'avez-vous su ?

Il faudrait que je vérifie.

M. Anderson est une sorte de héros local.

Il dit que vous avez des informations

sur son propre dossier médical.

Comment votre entreprise

a-t-elle illégalement accès aux dossiers médicaux des seniors ?

On s'en va.

On a fini.

Au plaisir.

Vous êtes finis !

Virez cette caméra !

On a réussi !

J'ai posté l'histoire d'Anita

il y a une heure.

Des dizaines de gens signalent déjà

que D. Klin & A. Merik les ont expulsés de chez eux.

Pour témoigner,

contactez-moi à Shari_Kenzie.

C'est bon. J'ai filmé leur nom.

Vous avez oublié de fermer la barrière !

T'as vu ? Il a pas demandé son reste.

De notre temps, les salauds ne capitulaient pas si vite.

On n'a pas dit notre dernier mot.

Ça fait du bien, pas vrai ?

L'entraide entre voisins, une idée révolue ?

Deux témoins, Anita et Jimmy, nous parlent de leur expérience.

Jimmy, pour vous, Anita et Reuben sont votre famille.

Qu'entendez-vous par là ?

Je dîne chez eux quasiment tous les soirs.

Je sais de quoi tu as envie. Tu veux ton déjeuner.

Je te connais.

Vous venez d'arriver. Ça se passe bien ?

C'est formidable.

Il y a cette solidarité...

Appelez une ambulance !

Mme Mendes ? Vous pouvez le voir.

Mme Mendes ?

Je suis le Dr Ellis.

M. Anderson vous a désignée comme proche parente.

C'est exact.

Votre oncle l'a échappé belle. Il est malade, vous le saviez ?

Non, pas vraiment.

Il a une cardiomyopathie hypertrophique.

Autrement dit, son cœur est trop grand.

Trop grand ?

Désolée.

Tu n'es vraiment pas doué pour mourir, tu sais ?

Je crois que ça y est.

Ça commence.

Ça y est.

Je suis cardiologue.

Je bipe l'obstétrique.

Faites quelque chose...

Il arrive !

Prêts ?

Une photo de groupe !

Venez pour la photo.

Prêts ? Tout le monde dit "Marco" !

Je vous présente notre ami Otto.

Désolée.

C'est à propos des voitures devant chez nous ?

Non. Je vous ai apporté quelque chose.

J'ai remis une couche de peinture.

Je l'adore.

C'est pour le bébé.

Merci.

- Tiens-le. - Pourquoi ?

Pour le montrer à Tommy.

Prends-le. Il va pleurer.

Je reviens.

Tomaso ?

Je lui remets ce truc dans la bouche ?

Voilà.

Je vais te montrer comment ça marche.

Tu n'as rien à faire.

Tout doux.

Ta petite tête.

Et maintenant, on fait...

comme ça.

Sonya, voici Abbie et Luna.

Elles ont quelque chose pour toi.

Bonjour, Sonya.

Lui, c'est le tout nouveau petit Marco.

Marisol et Tommy. Je t'ai parlé d'eux.

On dit : "Hola. Hola, Sonya."

Elle adorait les fleurs roses, les filles.

Vous avez vu juste.

Moi aussi, j'aime le rose.

- Prête ? - Oui.

Allez, Otto.

Pour Marisol

Malcolm, vérifie l'huile.

Voyons voir.

Ça a l'air bon, non ?

Si tu estimes que oui.

Et voilà.

Parfait.

La notice d'utilisation.

Les papiers.

Et la clé.

C'est ta voiture.

C'est une blague ?

Sérieux ?

Merci.

Sauvé d'une Volkswagen.

J'ai une voiture !

Otto ? Tu as ton pick-up ?

J'y crois pas !

Ça vous dit de faire un tour ?

On y va ?

Sacré pick-up !

Attention.

J'aime bien ta voiture, Otto.

Oui ? Et tu l'as pas encore essayée.

C'est immense.

C'est le monster truck d'Otto, le Luchadoro.

Tu as des B.D. ?

On va manger des éclairs suisses ?

Ça, c'est la vie.

Qui est prêt pour son petit-déjeuner ?

Et voilà.

Dire que Marco a 3 ans !

J'y vais, chérie.

Chérie ?

Otto n'a pas dégagé son allée.

Surveillez votre frère.

Prends les clés.

Marisol,

Si tu lis ceci, ne t'inquiète pas.

Je n'ai pas fait de bêtise.

Il s'avère qu'avoir un grand cœur n'est pas forcément un cadeau.

Les médecins m'avaient prévenu qu'il aurait raison de moi,

alors, je me suis organisé, c'est tout.

Le chat mange du thon deux fois par jour

et aime faire ses besoins en paix.

Merci de respecter cela.

J'aimerais des obsèques.

Mais rien de pompeux.

Juste une cérémonie de souvenir.

Pour les gens qui pensent que j'ai apporté ma contribution.

Un héros local

et ami de l'émission est célébré aujourd'hui.

Otto Anderson.

Jimmy, quelques mots sur Otto ?

Otto, on t'aime. En ton honneur,

Malcolm et moi, on assure tes rondes sans faillir

vers midi, les jours ouvrables.

Tu es dans nos cœurs.

Mon notaire te donnera accès à mes comptes bancaires.

Je n'ai jamais jeté l'argent par les fenêtres.

Ça paiera les études de tes enfants.

Comment tu fais ?

Fais ce que tu veux avec le reste.

- Sage. - C'est un gâteau pour chien ?

Ma petite crotte.

À Otto !

La maison et tout ce qu'elle contient

sont à toi,

si tu promets de ne jamais la vendre à ces salauds de promoteurs.

Et pour l'amour de Dieu, Marisol,

ne laisse pas Tommy conduire la Chevrolet.

Viens là.

Ni personne d'autre.

Je te la confie à toi seule.

Parce que toi, tu n'es pas une crétine.

Abuelo Otto.

Si vous êtes en proie au désespoir, faites-vous aider.

Allez sur www.findahelpline.com.

Agissez pour vous et pour les autres.

Sous-titres traduits par: Brigitte Lescut et Sophie Tierny

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