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C'est un petit bonheur que j'avais ramassé
II était tout en pIeurs sur Ie bord d'un fossé
Quand iI m'a vu passer iI s'est mis à crier
Monsieur ramassez-moi chez vous amenez-moi
Mes frères m'ont oubIié je suis tombé je suis maIade
Si vous ne me cueiIIez point je vais mourir queIIe baIIade
Je me ferai petit tendre et soumis je vous Ie jure
Monsieur je vous en prie
DéIivrez-moi de ma torture
J'ai pris Ie p'tit bonheur I'ai mis sous mes haiIIons
J'ai dit Faut pas qu'iI meure
Viens-t'en dans ma maison
AIors Ie p'tit bonheur a fait sa guérison
Sur Ie bord de mon coeur iI y avait une chanson...
- Bonjour. Vous parlez français?
- Non. - Carmet. L'abbé Carmet.
- Carmet.
... de Ia recommencer
Quand iI pIeuvait dehors ou que mes amis me faisaient des peines...
(coups secs)
(enfant): Cinco. Seis.
(homme): Más alto!
- Siete! Ocho!
Nueve. Diez!
Once.
(coups à la porte)
(espagnol)
C'était Ie paradis Ça se voyait sur mon front
Or un matin joIi que je siffIais ce refrain
Mon bonheur est parti...
- Donald Quintal?
Sans me donner Ia main
(sifflements)
Si vous avez pas changé,
je n'ai pas l'autorisation de vous donner l'argent.
- Tu sais, c'est mon humble opinion,
mais je pense bien qu'on a changé.
C'est pas facile, hein, de devenir une meilleure personne.
S'améliorer, puis...
changer gros, là.
Bien... je peux vous assurer qu'on a changé.
Beaucoup.
- Je suis heureux d'apprendre
que vous avez l'impression d'avoir changé.
Quelles en sont les preuves?
- Je vous assure qu'on...
qu'on se réveille pas un matin en se disant:
"Je crois bien que je vais devenir un criminel."
Un juge m'a déjà expliqué
que les vrais de vrais criminels ont...
ont quelque part en eux une... une compulsion.
Pour ceux qui ont une amanchure comme ça,
c'est un combat de tous les instants, là, de...
de refouler cette...
(coup de sifflet)
...cette compulsion-là.
(coups de sifflet) (Donald): Dans notre quartier,
CharIes Favreau était devenu une vraie Iégende.
C'était un vrai génie.
-Ah!
(Donald): II travaiIIait avec Cotroni, Capogreco et Stocchero.
Tous des gros bonnets de Ia pègre montréaIaise.
C'était Ie seuI de notre gang de ti-cuIs de Ia rue Panet
qui avait réussi à se sortir du Faubourg à m'Iasse
pour travaiIIer avec Ia grosse gomme de MontréaI.
Je I'avais pas vu depuis 12 ans.
Favreau!
Favreau! Hé!
C'est Donald.
- Quintal, descends!
- Hé, c'est Charles Favreau! Hé, Charles!
Viens t'asseoir, il y a une place.
(Donald): QueIques jours pIus tard, un miracIe s'est produit.
- Regarde donc ça! Si c'est pas notre grand cordon-bleu.
(sifflements)
- Pas un miracIe énorme, mais un miracIe quand même.
Les six ti-cuIs de Ia rue Panet étaient réunis.
- Pourquoi t'es toujours en retard?
- Vous pouvez tous être sortis pour septembre?
- Oui.
- Je vais m'arranger.
- Ouais. - Oui.
- Jimmy?
- Non.
- Come on, j'ai besoin de cinq gars.
- Non. C'est fini...
Vous le savez, j'ai des nouvelles valeurs. Ha!
Astheure, je marche sur le chemin de Dieu le sauveur.
- Qu'est-ce que Dieu le sauveur pense de ça,
ta consommation d'héroïne?
-Ah, come on, Jimmy!
- Non. À toutes les fois, c'est pareil.
On va en taule.
Ah! Qu'est-ce qu'on attend pour arrêter ces singeries-là?
Hein? Vous voulez être des petits criminels broche à foin
toute votre vie?
Faut-faut-faut changer. Là, tout de suite.
- C'est un vol de deux millions, en billets
frais sortis des presses de la Canadian Bank Note Company.
(Eddy): Wow!
- Je peux changer... plus tard.
- Bon.
- On le splitte comment?
- En six parts égales.
(Eddy): Oh boy!
- Après 12 ans,
iI était finaIement revenu nous chercher.
Pas pour un petit coup, Ià!
C'était rien de moins que Ie voI du siècIe.
Grâce à Favreau, Ies ti-cuIs de Ia rue Panet
aIIaient jouer dans Ies grosses Iigues.
- Chaque fois que tu m'as dit que c'était le vol du siêcle,
tu t'es retrouvé en prison.
- Je te demande pas la permission, Maddy.
-Ah! Qu'est-ce que tu fais?
- Je suis juste venu te dire de préparer tes affaires
parce qu'il va falloir quitter le pays pour un petit bout.
- Pourquoi tu demandes pas à une de tes petites poules?
Comment s'appelle la grande blonde, déjà?
- C'est fini, ces niaiseries-là!
Je t'ai dit que j'étais rendu fidêle!
-Alors, c'est pour quand, le mariage?
Tu t'es fait baiser par Fabrizzio.
Tu t'es fait baiser par les frêres Rebellos.
Tu t'es fait fourrer dans l'affaire Guidaboni!
À chaque fois que t'as essayé un gros coup, tu t'es fait baiser.
- T'as compris? Pas un mot à ta soeur!
- La trois.
- Bonjour, Charles.
(Une femme rit.)
- Quoi?
- La six.
- Bonjour, Charles.
- Maddy, c'est toi que...
- Que? - Bien, c'est toi que...
C'est toi que j'aime, Maddy.
- Tu travailles toujours avec des crapules.
J'ai un mauvais pressentiment, Charles.
Je sens que la police va débarquer...
- La police va débarquer.
Je les ai appelés.
C'est pas moi qui va se faire amancher.
J'ai pris des petites pointures.
Mais vraiment des petites pointures, vraiment.
- C'est toi qui vas les amancher?
- C'est pas encore fait, ça?
Envoye, grouille!
- Police!
La police s'en vient! lls sont là, là!
- Cinq chars. - OK, plan B.
Envoye, dépêche!
- C'est Jimmy qui part avec l'argent.
- Non, non. Woh, woh! Stop!
Je vais partir avec l'argent.
- On a voté. - Bien, vous avez mal voté!
- Les boeufs s'en viennent. - Bien, on a voté!
- Pourquoi Jimmy? Hein?
Pourquoi vous avez voté pour Jimmy?
- Quand il prend pas d'héroïne,
il a des grandes valeurs chrétiennes.
De toute façon, il n'en prend plus.
- C'est sûr que...
- T'as slaqué sur les goofballs?
- Ouais.
- Bon. - ll faut y aller, là.
- Non, attendez!
C'est moi qui ai monté la combine, hein?
C'est moi qui vous ai recrutés!
- Je comprends qu'un petit débat serait plus démocratique.
Mais là, la police s'en vient.
- Ça va prendre quelqu'un pour protéger l'argent.
OK, Jimmy est peut-être bien smatte,
mais dans 4 ans, le 2 M$ ne sera plus là!
Pensez-y, là!
(sirênes)
On ne verra plus jamais cet argent-là!
Je n'ai fait que passer
Un beau jour dans ta vie
Comme ces gens pressés
Sans goût sans envie
Je n'ai fait que passer...
(rires)
LaIaIa IaIaIa...
- Les billets dans le sac, c'est des faux.
- ll y avait pas l'argent? - Non.
- Revérifiez toutes les autres sorties.
- Oui.
- Tout de suite! Tout de suite!
- Bien, je vous assure, on s'est fait enjôler.
On pensait qu'on allait rien que voler une couple de piastres.
Vraiment, là, c'était lui le maître d'oeuvre de tout ça.
- Jimmy nous a amanchés.
Pendant le vol, il est disparu.
On ne savait même plus quoi faire,
c'était Jimmy le maître d'oeuvre du vol.
- Jimmy a tout planifié.
Jimmy a fait les achats... C'était vraiment Jimmy le...
- Le maître d'oeuvre?
- Ouais!
- Hé! Hé!
(efforts)
(essoufflement)
- On était juste des pions.
Jimmy était une espèce de...
maître d'oeuvre.
- Charles... Ce n'est plus les petites ligues, là.
C'est deux crisses de millions! Tu vas monter pour un bout.
Puis, je sais pas trop, trop c'est quoi ton plan, là,
mais en sortant, moi, je peux t'assurer:
on te laissera jamais retrouver ton argent.
On va vous suivre, Charles.
Le reste de ta vie, on va te suivre.
- On Ieur a Iivré une performance digne de...
d'un oscar!
Sans preuve suppIémentaire, comme on avait prévu,
on a écopé de seuIement 4 ans.
(brouhaha)
On avait réussi Ie coup du siècIe.
Grâce à Favreau, cinq gars du Faubourg à m'Iasse
sont devenus des Iégendes, des dieux.
(homme): Tranquille, les gars!
(coups à la porte)
(femme): Jimmy! Ouvre!
(Elle essaie de tourner la poignée.)
(coups à la porte)
Envoye, ouvre!
(coups à la porte)
Jimmy?
- Favreau!
- Favreau!
(Donald): Comme prévu, Jimmy nous a écrit.
Après avoir purgé nos peines,
on s'est désâmés pour bien retomber dans Ia société.
On a regagné nos jobs, on a rétabli des liens avec nos familles.
Et puis, un soir, on a disparu.
On avait fait le serment d'en parler absolument à personne.
Le rendez-vous était dans un petit village
à la frontiêre franco-espagnole.
(stridulation des criquets)
- Pas là.
- ll viendra pas, c'est clair qu'il viendra pas.
- ll est juste cinq heures en retard, hein.
- Non, non!
ll nous a amanchés.
Votre Jimmy nous a amanchés!
Puis l'autre tarla, là, Donald,
il est oû?
Hein?
Hein?
Quatre ans, toi!
Quatre ans de taule pour rien.
Rien!
- Désolé, les gars.
Je suis un peu en retard.
C'était écrit qu'il faut marcher
jusqu'à St-Jacques-de-Compostelle.
- C'est oû, Compostelle?
- En Espagne. C'est un chemin de pêlerinage.
- Qu'est-ce tu veux dire par "pêlerinage" ?
- Faut marcher 830 km vers l'ouest.
- 830 km. - Oui.
- C'est combien, ça? - 515 milles.
Puis, il faut marcher chacun des 515 milles
si on veut récupérer l'argent.
Puis, par la même occasion, il faut avoir changé.
- Changé?
- Ouais.
Bien, tu sais, on dit souvent ça: "Faudrait bien changer."
Bien, si on n'a pas changé, on n'aura pas l'argent.
- Que c'est qu'il faut changer?
- C'était pas écrit, ça.
(fermeture de porte)
(reniflement)
- Maddy! C'est moi, ouvre.
(Maddy): Bonsoir, monsieur le millionnaire.
Ha! Ha! Ha!
Ça fait des heures que je t'attends
dans ce petit hôtel français de merde.
Ha! Ha! Ha!
- T'as juste à tourner la clé dans la porte.
- Ha! Ha! Ha!
Ç'a été trop long, je suis soûle.
- Toume la clé dans la porte.
- Ha!
(soupir)
C'est lequel?
- Donald.
- C'est lequel, Donald?
- C'est...
Pourquoi tu veux savoir ça?
- Pour rien.
- Maddy...
- Pour rien!
- Maddy...
- Je pense que t'as besoin d'un petit coup de main.
- Oh non! Non, non. J'ai pas besoin d'un petit coup de main.
- Tu m'avais promis qu'on irait à Venise.
- Je te le garantis.
- Tu sais que je t'aime?
Hein, tu le sais? - Oui.
- Donc, tu comprends que c'est avec aucune malice
que je te dis que t'es le pire gangster sur la planête.
Le pire! - J'ai eu une mauvaise passe.
- Depuis que je te connais,
c'est échec par-dessus échec,
par-dessus échec, par-dessus échec.
- Bon, arrête avec tes échecs, là!
- Tout le monde le dit, hein.
Ça t'enlêve pas que t'es beau comme un coeur, mais...
mais t'es le pire.
- Tu vas les avoir, tes gondoles.
- Et le mariage?
- Calvaire que j'haïs ça, marcher!
Quand je pense que je marche même pas
pour aller m'acheter une cigarette, moi, câlisse!
- Je sais pas comment vous expliquer ça, là, mais...
ll faut que je vous dise...
C'est important d'écouter le chemin. Le chemin nous parle.
- Le chemin nous parle?
- Qu'est-ce que tu veux dire, "le chemin nous parle" ?
- Si on veut changer, il faut être à l'écoute.
ll faut écouter le chemin.
- Chut! Chut-chut!
- Quoi? - Chut!
- Quoi?
- Le chemin vient de me dire que ta mêre... est lesbienne.
(rires)
C'est pas moi, là, c'est le chemin qui me l'a dit.
Puis il me l'a dit en espagnol, j'ai compris.
Lesbiano...
Lesbiano.
- ll faut aussi trouver notre bâton de pêlerin.
lls disent que c'est pas nous qui trouvons le bâton,
c'est le bâton qui nous trouve.
- C'était comment, être élevé par une lesbienne?
- Ma mêre est pas lesbienne!
- T'es en train de nous dire, là, que le chemin nous ment?
- On est sur le chemin de Dieu.
Tu comprends? Le chemin de Dieu.
- OK, les sans-génie, c'est parti, là.
Vous allez pas marcher 500 milles avec vos valises?
(aboiements au loin)
Stop. Stop!
- Hé, il est oû, le vieux, là?
- ll est là-bas! C'est pas possible.
Ça peut pas continuer de même, c'est pas possible!
- Que c'est que je fais lClTTE?!!
(tous): Hola.
-Allô.
- Hola.
(stridulation des criquets, aboiements au loin)
(lsidore): Stop.
(soupir)
- C'est le gîte? - Non.
On fait juste attendre le vieux.
Encore.
- ll réussira jamais à finir le chemin.
- On le dope?
- Bien non.
- ll y a cinq ans, il s'est fait faire un double pontage
par le pire chirurgien de la ville de Montréal.
Ses genoux plient pas. ll a trois vertêbres de cassées.
- On peut pas le fourrer! - Pourquoi pas?
- S'il y en a un qui finit pas le chemin, personne aura l'argent.
- Quoi?
- Oui, c'était écrit dans la lettre.
- Pourquoi tu nous l'as pas dit?
- ll y a des choses que je peux pas vous dire.
(Charles): Tu nous caches des affaires?
- Oui.
- Que c'est que tu nous caches?
- Bien, je peux pas vous le dire.
- Je suis venu chercher l'argent.
J'ai un restaurant à ouvrir à Montréal.
S'il y en a un ici qui m'empêche
de mettre le grappin sur ma part, je le tue. Soyez-en sûrs.
- Qu'est-ce que tu nous caches?
Que c'est que tu nous caches?
(cris étouffés)
- J'ai pas fait quatre ans de prison pour me faire arranger, moi, OK?
- Tiens-moi-le.
Elle est oû, l'argent?
- Je... (toux)
Je sais pas.
- Elle est oû, l'argent?
Je t'avertis, je joue pas, là.
-Ah!
(toux)
- Elle est oû, l'argent?
(respiration saccadée)
(toux)
Elle est oû, l'argent?
-Ah!
- Hola, peregrino.
Belle soirée, hein?
- Passeport de pêlerin?
- On n'en a pas, de passeport de pêlerin.
- C'est un carnet prouvant que vous êtes des pêlerins.
Si vous l'avez pas,
vous ne pourrez pas dormir dans les refuges.
Demain, allez voir Mme Amenabar.
Votre nom?
- Doug Harvey.
- Maurice Richard.
- Boum Boum Geoffrion.
- Dicky Moore.
- Doug Harvey.
- Ç'a déjà été dit!
- Euh... Jacques Plante.
- C'est pire qu'en prison. Ç'a pas de bon sens.
(conversations en espagnol)
Ç'a pas de bon sens. Ç'a pas de bon sens.
(reniflement)
Ç'a pas de bon sens. Ç'a pas de bon sens.
Ç'a pas de bon sens.
Ça va être frette. Ça va être frette.
Ça va être frette. Ça va être frette.
Ça va être frette. Ça va être frette.
Vas-y! Vas-y! Vas-y! Vas-y!
Vas-y! Vas-y! Vas-y! Vas-y! Vas-y! Vas-y!
Aaaah!
-Aaah!
-Ah! Câlisse!
(conversations indistinctes)
-Ah!
Merci.
- Toute notre société a été bâtie
autour du fait qu'on veut pas marcher.
On appelle ça le progrês.
Auto, bicyclette, autobus,
tramway, ascenseur, moto, ski,
patin, bateau, la poste, le téléphone.
Toutes ces affaires-là, ça existe parce qu'on veut pas marcher.
- Je suis pas capable de manger ça, moi!
- Hum. Rien que sur le plan personnel,
je peux vous dire que toute ma carriêre de criminel a été basée
sur un seul et unique but: avoir des voitures pour pas marcher!
- Bon, bien, si on se volait un petit camion?
Hum? On rentre à Compostelle frais et dispos,
on se tape une grosse bouffe, on joue aux touristes,
quelques cartes postales...
(Eddy): On va faire un tour aux putes!
-Aprês ça, on trouve notre petit Jimmy,
on le convainc qu'on a changé, on ramasse l'argent.
Avant de repartir,
ceux qui veulent "re-putent" puis on repart!
- Le but, là, c'est pas de se rendre à Compostelle.
Le but, c'est de marcher jusqu'à Compostelle!
On est sur le chemin de Dieu! Dieu, là, il... il nous regarde!
Je suis pas sûr que c'est le temps d'aller aux putes!
Vous pouvez pas agir correctement? Hein?
Sur le chemin de Dieu, là,
agir correctement.
(soupir)
- Hola. - Hola.
- Hola.
-Ah!
- Qu'est-ce que tu fais?
- C'est excitant, non?
Coucher dans la même piêce, mais on peut pas se toucher.
- Maddy!
- Moi, je trouve ça terriblement excitant.
- Maddy!
- J'ai envie de faire le chemin.
- Tu retournes à l'hôtel.
- Et tes amis sont pas três impressionnants.
Je peux pas croire que tu t'es fait baiser par...
- Tu retournes à l'hôtel.
lls vont savoir que t'es pas une vraie pêlerine!
De toute façon, ici, c'est plein de tiques,
plein de tiques dans les lits.
Mais t'as pas à avoir peur des tiques géantes
parce qu'elles ont pratiquement toutes été mangées par les rats.
ll y a un gros problême de vermine
qu'ils essaient de régler en...
en laissant entrer les chiens sauvages.
Hum. Plein de chiens sauvages ici, partout.
T'as pas remarqué?
Grosse gang qui arrive en... en paquet de dix.
- Je vais récupérer l'argent.
- Non! Oh non. C'est mon "vol du siêcle" .
OK? Mon vol. Tu touches à rien!
- Pourquoi?
- Parce que ça serait humiliant.
- Pourquoi ce serait humiliant?
- Parce que c'est humiliant, c'est comme ça. C'est humiliant.
- Ce serait humiliant parce que je suis une femme?
Ce serait humiliant
qu'une femme réussisse là oû toi, t'as échoué?
- Oui.
- Je vais récupérer l'argent.
- Maddy!
- Hola!
-Ah! (cri du coq)
- Je pense que le vieux, il est mort.
- Franchement, je ne suis pas à I'aise
à l'idée de vous donner les passeports.
Vous n'avez aucune idée
de ce qu'est le chemin de Compostelle et vous...
- Bien, vous vous trompez. Hum?
On sait ce que c'est d'être pêlerin. On le sait.
Et je vous assure, on est des pêlerins.
- Oui, oui, oui, j'ai compris ce que vous savez.
Vous savez des choses sur le chemin.
Mais il est clair que vous n'êtes pas des pêlerins.
À la limite, vous êtes des randonneurs.
- Je vais vous dire quelque chose.
ll y a une raison pour laquelle on est sur le chemin.
C'est parce qu'on veut tous changer.
- Qu'est-ce que vous voulez changer?
- Je vais prendre la chance de jouer cartes sur table. Euh...
On est des voleurs. Puis notre premier réflexe,
ça aurait été de voler les passeports
puis de fouiller votre maison pour de l'argent!
Mais vous voyez, on l'a pas fait.
Parce qu'on est ici pour changer.
- Vous, qu'est-ce que vous voulez changer?
Qu'est-ce que vous devez changer?
- Bien, dis-lui!
Bien, dis-lui, là!
- J'ai tué des gens.
- Et vous pensez qu'aprês le chemin,
vous allez arrêter de tuer des gens?
Vous?
- Moi? Moi, j'ai couché avec 600 femmes.
- Écoutez, j'ai vraiment besoin des passeports comme preuve!
- À qui vous voulez prouver?
- Bon, on n'était pas supposés en parler, là,
mais il y a une petite fille terriblement malade
qui nous a demandé de faire le chemin pour elle.
Puis là, elle va mourir sans qu'on ait pu exaucer son voeu
parce que vous, vous voulez pas nous donner les passeports!
- C'est pas vrai, ce qu'il vient de dire.
(cris d'enfants au loin)
- Bon!
Je vous... je vous laisse vous reconduire.
- Non! - lls sont là!
- Non.
-Ah! que t'es beau!
- Non!
- Un vrai peregrino!
Oh, ça te fait un gros cul, hein.
-Ah oui?
- Hum, un cul énorme.
Essaie donc les vert forêt pour voir.
-Ah, OK.
-Ah, ça te fait une belle silhouette.
- Charles? - Oui!
- Peux-tu m'avancer un petit peu d'argent, s'il te plaît?
- T'as pas d'argent?
- Non.
- On a 500 milles à marcher! - J'ai rien.
- Rien?
- Non, je pensais pas avoir besoin d'argent.
- Pourquoi on n'aurait pas besoin d'argent?
- Bien, je venais chercher de l'argent.
Si je viens chercher de l'argent,
pourquoi j'aurais besoin d'en prendre?
Quand tu vas à la pêche, t'apportes ton poisson?
- Non, mais t'apportes ta crisse de canne à pêche!
ll y en d'autres qui ont besoin d'argent?
Des vrais ti-culs!
- Passeport de pêlerin?
- On n'en a pas.
Doug Harvey, puis je paye pour la gang de sans-génie, là.
Boum Boum Geoffrion, Maurice Richard. Dicky Moore.
Deux fois Doug Harvey.
- Je m'appelle Jacques Plante.
- On va souper en ville.
- Pourquoi on court?
-Attendez-moi ici.
- Qu'est-ce qui se passe?
- Envoye, rentre! - Hein? Ça va?
Ça va?
- Oui. Oui.
- Elle ferme dans cinq minutes.
- On peut pas voler une banque!
- Vous avez siphonné mon argent! - On est sur le chemin...
- Si tu dis encore un mot, je te tire dans le pied.
- Voyons donc, Charles... (coup de feu)
- Bon, il reste à peu prês quatre minutes, là.
J'y vais; toi, tu viens avec moi.
- Non, je peux juste checker la porte.
- Pourquoi?
- On est sur le chemin de Compostelle, le chemin de Dieu!
On est sur son territoire!
- Tu penses qu'il va vouloir une cut?
- Moi, je peux pas m'impliquer directement;
je suis ici pour changer!
On a deux millions en jeu! Vous devriez essayer de changer,
vous autres aussi!
- Je pensais pas avoir une discussion théologique.
Si tu me forces à en débattre,
je te ferai valoir que si on tient compte
de la théorie qui dit que Dieu est partout,
que tu sois à l'extérieur de la banque ou à côté de moi,
c'est la même crisse d'implication!
- C'est pas ma taille, ça.
- On est sur le chemin pour changer.
- On a 500 milles pour changer. Si on change tout de suite,
on fait quoi le reste des 500 milles?
- ll reste une minute. - On va brûler en enfer.
- Ça risque d'être plus confortable qu'à l'auberge.
- Bon, on reste calmes, efficaces.
On est sortis en 40 secondes.
Let's go!
(alarme)
Peux-tu courir moins vite?
- Je suis en train de péter une crise cardiaque.
- Me niaises-tu? - Non.
- Oû c'est que tu vas, toi? - J'ai oublié mon bas en dedans!
- Laisse faire le bas!
- Je pensais qu'on avait dit qu'on partait de l'autre bord!
- Non, c'est par là. - Que c'est qui se passe?
On y retoume? - Non!
- Hé, je vais mourir, tabarnac! - Peux-tu mourir en courant?
Envoye!
- Je vous l'avais dit!
C'était de l'autre bord!
(sirênes)
- Pourquoi on le splitte pas en parts égales?
- C'est moi qui ai organisé le coup.
Avez-vous déjà travaillé? Hein? Vraiment travaillé, là?
On n'est plus des ti-culs dans le faubourg, là.
- Oui, oui, j'ai déjà travaillé.
- J'aurais jamais dû vous choisir.
Vous savez que si vous aviez voté
comme des types normaux le soir du vol,
vous auriez pas voté pour Jimmy!
Hum? Vous auriez voté pour celui qui a tout organisé!
Vous auriez voté pour quelqu'un
qui vous ferait pas marcher 515 milles!
C'est ça que des types normaux auraient fait!
D'ordinaire, les gars comprennent qu'on doit un certain respect au boss!
- Quand il le mérite.
- Que c'est tu veux dire?
Hein? Que c'est que tu cherches?
Pourquoi t'es tout le temps là en train de chialer, toi?
- À quel moment tu pensais nous annoncer
qu'on doit 30% de commission aux ltaliens?
- Hein?
On doit 30% ?
- Puis les intérêts sur le 30% courent depuis quatre ans.
- On travaillait sur leur territoire, ça fait que...
Hein?
- Hé, on a fait quatre ans de prison!
C'est aujourd'hui que tu nous apprends
qu'on a une commission à payer!
- Hum...
(soupir)
Si je vous avais pas choisis, là,
vous auriez pas une crisse de cenne.
- Je vous connais pas.
Je sais pas pourquoi,
mais je sais que je dois vous donner ceci.
- Merci.
- Bonne nuit.
(ronflements)
- J'ai les passeports.
- Conrad, il est oû? - ll est sûrement parti voler.
(meuglements)
- Stop!
(stridulation des criquets)
(meuglements)
- C'est le silence qui est achalant!
C'est vraiment achalant.
Ce serait pas de refus que quelqu'un dise de quoi,
là, n'importe quoi!
ll y a personne qui a rien à dire, là? N'importe quoi!
N'importe quoi! HÉ!
- Hé, c'est ça, le chemin!
C'est de te retrouver avec toi-même.
Le silence, il fait partie du chemin.
- J'ai pas envie de me retrouver avec moi-même!
ll est pas question qu'on vive dans le silence. On va parler, OK?
On va tout dire ce qui nous passe par la tête.
Regarde, puis... tout ce qu'on fait, on le dit aussi.
Je dépose mon sac et je m'en vais pisser!
Je marche! Crisse!
Je sors ma zoune!
Je pisse!
-As-tu quelque chose sur le coeur?
- Non.
- On dirait pas.
On dirait qu'il y a quelque chose.
- Non.
- Certain?
- On est des amis, hein, nous autres, Charles?
On est allés à la petite école ensemble.
- C'est arrivé sur le tard. Je voulais éviter la commission,
mais les ltaliens se mettent le nez partout.
- On s'est fait mettre dehors de la petite école en même temps.
On a fait notre premier vol ensemble à huit ans.
Au pastry shop, sur la rue Plessis. (Conrad): Parlez plus fort!
- C'était pas correct de pas vous dire qu'on leur devait de l'argent.
- C'est pas juste une question d'argent.
Vous m'avez tabassé, battu. Tu m'as frappé, Charles!
- On pensait que tu nous cachais...
(Conrad): Je secoue ma zoune.
(soupir)
- J'aurais pas dû te frapper. - Non.
Fais-moi pas des accroires. Je sais que la raison pour laquelle
tu viens me parler, c'est pour me voler de l'information.
Je suis pas un tarla, je suis pas un imbécile.
- J'ai jamais pensé que t'étais un imbécile.
-Ah oui, tout le monde pense que je suis un imbécile.
- On est rendus à Compostelle, là?
- Je reviens, je reprends mon sac, le bâton.
-Ah!
Ah!
- Tiens!
-Ah bien, je dois être reposé, moi, là.
Ah... sacrament. Ouh!
- Je n'en peux plus du silence!
Je n'en peux plus du silence, ostie!
(fredonnements)
Mes yeux ont rencontré tes yeux
Mes yeux ont rencontré tes yeux
(Charles): Conrad, arrête!
(tous): LaIaIa IaIaIa
(Charles): Fermez-la!
(tous): Ton amour a changé ma vie
(Charles): J'ai dit: fermez-la. C'est vraiment achalant.
Sans toi
- Vos gueules!
Je n'étais pIus rien
Mais Ie jour Mais Ie jour
Où mes yeux Où mes yeux
Ont rencontré tes yeux
Mon coeur est tombé à genoux
Ton amour a changé ma vie
Ah ah ah
Ton amour a changé ma vie...
- Câlisse!
Et tes yeux Et tes yeux
(fredonnements)
Et ta main
LaIaIa
Amoureux
(fredonnements)
Le bonheur
(pas approchant)
- Stop. Stop!
(espagnol)
- Dame el dinero. - Qu'est-ce qu'on fait?
- Mon gun est dans mon sac.
- Bien non, Charles. C'est le chemin qui nous teste, ça.
Ça, c'est un test.
- Tu veux qu'on lui donne notre argent?
- Ridicule; s'il nous vole, on va être obligés de se faire une autre banque.
- Ce serait pas plus simple
s'il allait directement lui-même se faire une autre banque?
- Si on lui explique qu'on est des voleurs,
il va peut-être slacker.
(coup de feu)
- Hola!
Ha! Ha! Donald, qu'est-ce que tu penses
que le chemin voulait nous dire, toi, là?
- Dieu nous testait. C'était un test, ça!
(Conrad): Bon, en voilà un autre!
- El arma! El dinero!
- Deuxiême chance de bien faire, les gars.
- On leur donne l'argent, OK?
On est ici pour changer, il faut changer.
- C'est probablement ce qui va nous rapprocher le plus
de notre deux millions.
- De la marde! Je lui donne pas le cash!
- On n'est pas dans les scouts, maudit!
Pour qui tu te prends, toi, Baden Powell?
- Du calme.
Du calme!
(plaintes)
- On leur donne l'argent, OK?
On est venus ici pour se réformer!
Jimmy voulait qu'on soit d'honnêtes citoyens!
(coup de feu)
(plainte)
- J'ai juste tiré dans la jambe.
J'ai changé. Normalement, je l'aurais tué. Là, je...
Qu'est-ce qu'il y a? Quoi, là?
Quoi? Quoi, là?
- Fallait pas les tirer.
- ll fallait pas les tirer, c'est bien beau!
Nous vois-tu cassés comme des clous?
Avec quoi tu penses qu'on paierait nos hôtels de luxe?
- Fallait pas les tirer.
On va essayer de faire mieux au prochain test. Hein?
- Je comprends toujours pas ce qu'on aurait dû faire.
- On n'aurait pas dû tirer
parce qu'on est sur le chemin de Dieu, hein.
Puis, ces gars-là, d'aprês moi,
ils font partie du personnel de Dieu.
Alors, c'est comme si on avait tiré sur le bon Dieu.
- Crisse, je me sens mal, là.
- Bien, c'est pas une méchante chose, là, de se sentir mal.
- Là, avec le silence, personne parle.
Je le savais-tu que je tirais sur le bon Dieu, moi?
Si c'était Dieu, il aurait pu l'éviter, la crisse de balle!
Un petit crisse de miracle, c'est trop demander?
(Donald): Je lâche! - Câlisse!
- Vous vous réformerez jamais, hein? Vous changerez pas.
Je le sens que vous changerez pas.
À quoi ça sert de faire tout ça? On l'aura pas, l'argent!
C'est aussi bien d'abandonner tout de suite.
Moi, je lâche.
Je lâche!
- Donald? Donald!
Donald, on a besoin de toi!
- Mais ça donne rien! Ça donne absolument rien!
(Charles): Donald...
On peut pas le faire sans toi!
Donald, regarde-moi, là.
Regarde-moi.
(soupir)
Donald, on va le faire. OK?
On va le faire, Donald.
La petite gang de la rue Panet va le faire. On va s'améliorer.
On va tous devenir de bonnes personnes.
Tu peux compter sur moi parce que je me donne comme mission
de changer chacun de ces gars-là.
- C'est pas un crosseur comme toi qui va me changer.
- Je te garantis qu'on va s'emmieuter, Donald.
- Joue pas au boss avec moi. T'es pas un boss.
- C'est pas le moment!! - T'es pas un boss.
Je peux te dire ce que t'as besoin de changer, toi?
- Non. - Je vais te le dire pareil.
Même si t'es le plus grand cordon-bleu au monde,
ton restaurant va fermer dans six mois.
Veux-tu savoir pourquoi?
C'est pas l'emplacement, c'est pas la nourriture.
Ton restaurant va fermer parce que les gens t'haïssent.
Tout le monde ici présent t'haït et tout le monde
avec qui on faisait des coups plus jeunes t'haïssaient.
Je suis sûr qu'ils t'haïssent encore.
T'as l'habileté de faire en sorte que tout le monde
qui rentre en contact avec toi t'haït sur-le-champ!
Puis chaque restaurant que tu vas ouvrir sera un flop.
Ça fait que la seule chance
que t'as d'avoir une salle à manger pleine,
c'est de retourner en dedans!
(stridulation des criquets)
(meuglement au loin)
- Et dans Ie fond, Ie siIence, iI fait partie du chemin?
C'est comme si on voulait éviter à tout prix ce moment de silence
oû on se retrouve seul avec soi-même.
- Hum...
Bien aujourd'hui, pour la premiêre fois,
vers la fin de la journée,
j'ai... j'ai commencé à le sentir.
J'ai senti que je devenais un pêlerin.
- Oui? - Oui.
-Ah...
(soupir)
- Je pense bien que tout le monde est couché.
- Hum. On devrait peut-être aller dormir.
- Oui.
J'ai déjà fait de la prison.
-Ah oui? - Oui.
- Pourquoi?
- Parce que je me suis fait pincer.
(rires)
Oui.
- Je suis une novice de la congrégation des carmélites.
- Hein? T'es une religieuse?
Bien, je m'excuse, là, pour...
- Pour?
-Ah... Hé, je peux pas croire, là!
Je peux pas croire que je viens d'embrasser une religieuse
sur le chemin de Compostelle.
- Mais tu es sur mon chemin.
-Ah oui?
- ll faut qu'on se dise seulement la vérité.
- Oui.
- Seulement la vérité.
Bonne nuit.
(meuglements)
(conversations indistinctes)
- T'étais oû?
Hein?
- Je suis en amour, Charles.
Je me suis jamais senti comme ça.
Elle m'a embrassé.
- Elle t'a embrassé?
- Oui. Là, je me sens mal.
- Elle t'a embrassé.
- C'est une religieuse et elle m'a embrassé sur les lêvres.
Une religieuse m'a embrassé sur les lêvres!
- Un gros baiser?
- Non, non, un petit baiser, mais ses lêvres sont...
- T'es sûr que c'était un petit baiser?
- Oui, oui. Un petit, petit, petit baiser.
Mais ses lêvres sont...
- Douces. - Oui.
- Elles goûtent les pêches. - Exactement.
- L'as-tu taponnée?
- Non.
- Bien là, Donald...
tu veux faire défroquer une carmélite?
- Non, non, elle...
C'est une carmélite, mais elle est en réflexion.
-Ah.
Conrad? Psst!
T'arrives d'oû? - Je suis allé prendre une marche.
- T'as marché toute la journée. - Oui, je sais,
mais ça me tentait d'aller marcher encore un petit peu.
- Es-tu allé voler?
Conrad, il faut que t'arrêtes.
- J'ai pas volé. - T'es allé voler.
- Charles, qu'est-ce que je fais?
Je suis en amour!
- ll faut que t'arrêtes complêtement de lui parler.
-Ah oui?
- C'est le chemin qui te teste.
C'est ça qu'il faut que tu changes.
ll faut que t'arrêtes de briser des coeurs, Donald.
- J'ai jamais brisé de coeur de toute ma vie. Pas une fois.
- C'est pas moi qui décide, hein, c'est le chemin.
(chants d'oiseaux)
Eddy, let's go, envoye!
Bon, tout le monde est là. Debout!
Envoye, tout le monde debout!
Sortez vos guns.
- Mais j'ai pas de gun.
- Ceux qui ont un gun, sortez vos guns.
À partir de maintenant, ça, ça ne sera plus une solution.
OK, on s'en débarrasse. On les pitche dans la riviêre.
Ça fait que si on se fait attaquer,
il va falloir trouver une autre solution.
Est-ce que c'est clair? - Oui.
- Bon, ça fait que tout le monde, à trois...
Un...
deux...
trois.
- Si on croise des chiens?
- Les autres pêlerins, ils en ont pas, de guns.
Nous autres non plus, on n'en a pas de besoin.
Lancez vos guns.
Lancez vos crisses de guns!!!
- Je trouve que tu parles pas mal tough
pour un gars qui a pas de gun.
- Un...
deux...
trois!
(clapotis de l'eau)
Je vais vous changer, moi.
(Donald): Salut, Charles.
Oh! Elle est bonne.
(soupir)
- Qu'est-ce que t'as dit à ton ami pour qu'il me fuie comme la peste?
-Ah, bien! Si c'est pas la petite carmélite en chaleur,
la bonne soeur dévergondée, la nonne libertine!
- On a le même but.
Pourquoi tu me mets des bâtons dans les roues?
- T'embrasses mes amis à pleine bouche!
- Ha!
Si t'avais fait ce que tu devais, on serait à Venise.
Et c'est toi que j'embrasserais à pleine bouche.
Malheureusement, on n'est pas à Venise.
- Hé!
- Hola, peregrino!
- T'es allé prendre une marche.
ll y a deux millions en jeu.
- Je le sais. - Bien, arrête.
(toux)
- Euh... Pourquoi est-ce que les gens m'haïssent?
(soupir)
(raclement de gorge)
- T'es souvent...
malcommode.
- Oui.
(reniflement)
- Soupe au lait.
- Je comprends.
- C'est parce que...
t'es tout le temps en train de chercher la... la petite bête.
T'es à cheval sur les principes.
T'es toujours sur notre dos!
Ouais, puis t'es cheap! C'est ça, ton problême. T'es cheap!
Un vrai pisse-vinaigre!
T'es tout le temps en train de chialer!
Arrête de chialer. Si ça fait pas ton affaire, arrange-le!
T'es la personne la moins généreuse sur la planête.
Si tu veux un restaurant, il faut être généreux, que tu te donnes.
Ça fait qu'arrête de chialer, là,
puis donne un peu, là!
- Merci.
C'est dégueulasse! Dégueulasse!!!
Ah!
Ah!
- Câlisse de tabamac! Stie!
- Hola, peregrino!
- Mange de la marde!
Je vais te le dire en espagnol:
mange un câlisse de char de marde!
Ostie de câlisse de tabarnac!
(accent espagnol): Tout le monde était surpris de réaliser
que ma soeur a un pied plus gros que l'autre.
Le problême,
c'est que lorsqu'elle veut s'acheter des souliers,
elle chausse deux types différents.
À droite, du 38. Et à gauche, du 40 ou du 40,5.
Elle doit s'acheter deux paires de souliers!
Est-ce que je parle trop? -Ah non, non. C'est correct.
- Si je parle trop, tu me le dis.
Les gens trouvent que je parle trop.
- Non, non. C'est... c'est parfait.
(coups de klaxon)
- Je marche ici! Tu vois pas que je marche?
(cris)
(coups de klaxon)
(Un homme crie en espagnol.)
(coups de klaxon)
Ah!
Est-ce que je peux cuisiner?
Cuisiner?
- Sí, sí. Sí.
(cris et applaudissements)
(lls chantent en espagnol.)
- Tous les voisins venaient manger les desserts de ma maman.
Avec le lait, la crême. Petits morceaux de chocolat.
Mmh! C'est délicieux!
- Hier, j'ai été voler six maisons.
- Je te prie de m'excuser si je t'ai fui ces derniers jours.
-Ah! Bien...
ll y a pas de problême.
- C'est ton ami qui m'a demandé de ne plus te parler.
-Ah oui?
- Étant donné ma situation.
-Ah, OK, ouais. - Lui, par contre,
ça l'a pas empêché de me draguer!
ll est coriace, il lâche pas facilement le morceau.
-Aaah!
(bêlements)
- Ça va? - Oui, oui.
Aaah!Ah!
Non, ça... Ça va pas três bien.
En fait, je suis entouré de gens qui...
- Je comprends comment tu peux te sentir.
Chez les carmélites,
j'étais entourée de filles qui feraient n'importe quoi
pour gravir les échelons de la vie ecclésiastique.
-Ah oui? - Des fauves!
C'est pourquoi je suis ici sur le chemin, pour...
pour répondre à la question suivante:
à qui devons-nous être fidêle?
- Ouais...
Hé! Ç'a pas de bon sens, hein!
En plus, il a une petite amie à Montréal.
-Ah oui? - Oui. Madeleine.
- Ça, il s'est bien gardé de m'en parler.
- En plus de ses trois maîtresses.
-Ah, l'enculé!
(chants d'oiseaux)
Qu'est-ce que ça veut dire pour toi, la... fidélité?
- Ne pas embrasser à pleine bouche
les amis de son bien-aimé.
- Je t'ai attendu pendant quatre ans! Pendant quatre ans, j'ai été fidêle.
- C'est toi que j'aime, Maddy.
- Menteur. T'es qu'un menteur.
- Écoute, j'ai commis des erreurs...
Mais je vais m'améliorer.
Je te...
Hum...
- Quatre ans! Et tu veux du respect!
Toi, t'as déjà respecté quelqu'un?
Je vais récupérer l'argent.
Et t'inquiête pas, non, t'inquiête pas.
Tu auras ce qui te revient.
- Donald? Ça se pourrait que...
- Non, Charles, parle-moi pas!
- Comment ça: "Parle-moi pas!" ?
- Parle-moi pas!
- Donald!
- J'ai encore volé, hier.
Moins.
(bêlements, cri du coq)
(rires des enfants)
- Pardon!
El gito?
- Vous n'êtes pas sur le bon village.
Vous êtes... ici.
- lci?
lci?
Ça veut dire que j'ai marché tout ça dans le mauvais sens.
Non, c'est pas vrai, c'est pas possible!
Mais c'est quoi, c'est 15 milles dans le mauvais sens?
- Vous n'êtes pas le premier. Ça arrive plusieurs fois par année.
Ça porte chance de toucher les pêlerins perdus.
- Bon.
ll y a quelqu'un qui peut me ramener...
qui peut me ramener ici, là?
Juste me ramener là oû je me suis trompé?
- Non. - Non?
- Non. Ça porte malheur.
ll faut vous laisser faire votre chemin.
(femmes): Adios!Adios!
(Homme): Adios!
- Combien tu penses que ça vaut, ce tableau-là? Puis celui-là?
- Je sais pas.
- N'importe qui peut rentrer puis voler n'importe quoi.
La porte est pas barrée, il y a personne!
- Qui penserait à ça?
- Euh... moi.
- Moi, la premiêre chose à laquelle j'ai pensé,
c'est que ça sent bon.
-Ah, moi, ça, c'est la deuxiême.
C'est la deuxiême chose à laquelle j'ai pensé,
c'est que ça sentait três, três bon.
- Hum, hum. -Ah oui...
Hé! Quel hasard!
- Pourquoi?
- Le...
- C'est joli.
C'est marrant, dans l'église oû j'allais quand j'étais petite,
il y avait plein d'arabesques comme ça.
(stridulation des criquets, hululement)
- Hola. - Hola.
- C'est la troisiême fois que j'essaie de faire le chemin.
Malheureusement, je ne suis jamais arrivé à Compostelle.
La premiêre fois,
j'ai arrêté d'y croire aprês une cinquantaine de kilomêtres.
Mais si on n'y croit pas, on va nulle part. Ha!
Et la deuxiême fois, j'ai fait une chute.
Et vous? Qu'est-ce que vous faites sur le chemin?
- J'ai 515 milles pour changer.
-Ah, c'est bon.
On dit que tous ceux qui font le chemin en sortent transformés.
(soupir)
- lmpossible. C'est impossible de changer.
-Ah non?
- C'est impossible parce que même si on change,
même si on devient la meilleure personne au monde,
il y aura toujours notre passé pour nous rattraper.
Puis ça, bien, on peut pas l'effacer.
- Moi, je pense qu'il est jamais trop tard
pour... corriger le tir.
Si on se donne pas le droit de corriger le tir,
la vie est invivable!
- J'ai vendu mes amis.
Mes seuls amis!
J'ai vendu mes amis à la police.
- J'ai tué mon frêre.
Est-ce que je devrais me pardonner?
- Comment?
- Comment quoi?
- Comment vous avez tué votre frêre?
- C'est sans importance, ça. Je l'ai fait, c'est tout.
Je suis sur le chemin pour essayer
de trouver le courage de me pardonner.
Est-ce que je devrais me pardonner?
- J'ai vraiment besoin de connaître les circonstances.
- Si je te dis que j'étais soûl,
c'est déjà mettre une partie du blâme sur l'alcool.
Si je te parle de trahison, c'est la même chose.
J'ai tué mon frêre! J'en prends l'entiêre responsabilité.
Est-ce que je devrais me pardonner?
(hululements)
- Non, j'ai même posé la question une deuxiême fois!
J'en ai même reparlé en sortant de l'église!
Elle reconnaissait pas l'emblême de la congrégation des carmélites!
Elle ment! Elle me ment!
- C'est pas une religieuse?
- Je pense pas, non.
- On est suivis! On est suivis!
- La police? - Bien!
- Qu'est-ce que tu lui as dit?
- Rien.
(Tous): Qu'est-ce que tu lui as dit? - Rien!
- Pourquoi tu t'en es pas rendu compte avant?
Qu'est-ce que t'as dans la tête? Du baloney?
- Tarla!
- Je m'excuse.
- C'est ça qu'il veut.
C'est ça que Jimmy, il veut.
ll le savait qu'on serait poursuivis par la police.
ll veut qu'on se débarrasse de la police
avant de récupérer l'argent.
Comme si le chemin, c'était une espêce de filtre,
une sorte de filtre
qui sert à se débarrasser de la police.
C'est ça que Jimmy veut qu'on change sur le chemin.
C'est ça qu'il faut changer.
- Oui, c'est ça! C'est ça qu'il faut changer!
On a 200 milles pour se débarrasser de la police!
- Non.
Dans la lettre, c'était écrit qu'il nous attend à Molinaseca.
ll nous reste un peu moins de 60 milles à marcher.
- 60 milles?
-All right!
OK...
- On était prêts du but, Ià.
On pouvait presque sentir l'argent. On y était!
Seulement trois jours de marche encore.
On a marché jusqu'à RabanaI deI Camino
en se disant qu'iI faudrait nécessairement
rien changer à notre routine.
AbsoIument rien.
ll faut que je t'avoue...
- Oui?
- T'en parleras à personne?
- Non.
- Je finirai pas le chemin.
-Ah non?
- Non.
Je peux vraiment te faire confiance? - Oui.
- Oui. - Oui.
- Je suis venu ici chercher une importante somme d'argent.
Beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup d'argent.
Et puis je sens qu'on a... on a développé une belle...
Je sais que t'as fait un voeu de chasteté
puis que c'est une offense à Dieu
de lui voler une des siennes, mais...
je suis amoureux.
Je suis amoureux
puis j'aimerais savoir si c'est un sentiment partagé.
Est-ce que tu m'aimes?
- Je crois que oui.
Je crois que je t'aime. - Bien là, faut que je le sache.
Est-ce que tu serais prête à défroquer pour moi?
Puis par la même occasion, est-ce que tu...
est-ce que tu veux m'épouser?
- Oui. Oui.
-Ah... Combien d'enfants tu veux?
- Je sais pas.
- Moi, j'en veux dix. Dix, c'est bon pour toi?
- Oui. Oui, on...
on en reparlera.
- Des garçons. J'aimerais avoir des garçons.
- On fera tout pour avoir des garçons.
- Demain, tu vas tout comprendre, je te le promets.
(ronflements)
(tous): LaIaIa
La-Ia-Ia-Ia-Ia
Ton amour a changé ma vie
Ah ah ah
Sans toi
Je n'étais pIus rien
Mais Ie jour Mais Ie jour
Où mes yeux Où mes yeux
Ont rencontré tes yeux
Mon coeur est tombé amoureux...
- J'ai pas changé!
J'ai pas changé! J'ai pas changé pantoute.
J'ai marché chaque mille, j'ai écouté le chemin.
J'ai écouté les pêlerins.
Je suis la même personne.
Je veux dire, je suis aussi haïssable que j'étais. Ha!
Et autant que je suis concerné, vous avez pas changé.
OK, peut-être qu'on a l'air de des pêlerins,
peut-être qu'on a les mollets plus fermes,
le teint plus basané, mais c'est tout.
On aura pas l'argent parce qu'on a pas changé.
- Bien, tu te trompes.
- Ouais? Lui, là, il marche pas, il se promêne en char.
- J'ai pas été aux putes.
- Bien, c'est toujours ça de gagné.
- On aura pas l'argent. - On va l'avoir.
- Non! J'ai pas changé! - Bien, il te reste 10 milles.
- T'as raison, je suis pas capable de donner.
L'autre soir, pendant tout le souper,
j'ai eu aucun plaisir, aucun!
- On a pas le choix de réussir. Ensemble!
ll a été capable de changer, il est pas allé aux putes.
- Une fois.
- Bon, bien, une fois, c'est peut-être pas parfait, là.
Mais c'est un bel effort. Puis, je vais te dire quelque chose.
ll y en a pas un de nous cinq qui serait ici
à quelque 300 milles du point de départ
si on n'avait pas en cours de route changé.
On a jamais rien réussi. Jamais!
Pour la premiêre fois de notre crisse de vie,
on va réussir quelque chose.
Es-tu capable de prendre un peu de plaisir?
Sais-tu ce qui serait un bon changement?
C'est que tu chantes. Je t'ai jamais entendu chanter.
C'est ça, ton problême. Tu l'as trouvé, ton vrai problême.
En 40 ans, là, je t'ai jamais vu avoir du plaisir.
Es-tu capable de juste chanter?
Ton amour
A changé ma vie
Ah ah ah
(tous): Sans toi
Je n'étais pIus rien
Mais Ie jour où mes yeux
Ont rencontré tes yeux
Tout mon coeur
Est tombé amoureux
Ton amour a changé
Ma vie
Pour toi j'ai quitté mon passé
Mais Ie jour où mes Ièvres
Ont goûté à tes Ièvres
Tout mon être
A vibré de bonheur...
LaIaIa IaIaIa
- Ha!
Ton amour a changé ma vie
Ah ah ah
Pour toi
J'ai quitté mon passé
Mais Ie jour Mais Ie jour
Où mes Ièvres Où mes Ièvres
Ont goûté à tes Ièvres
(tous): Tout mon être a vibré de bonheur...
(conversations en espagnol)
(conversations en espagnol)
(espagnol)
- Merde!
(Donald): Je sais pas il est à quoi.
(Conrad): À la vanille, je pense.
(Donald): Bien là, tu vas pas garder la moitié juste pour toi?
(Charles): Combien de fois faut que je vous l'explique?
De toute façon,
pourquoi vous avez pas apporté votre propre gâteau?
(Donald): Bien là, on avait dit qu'on apportait rien.
(Charles): On a dit qu'on apportait rien
de ce qu'on avait avant.
L'idée, c'est de faire accroire que...
(Conrad): Rien, c'est rien! Sinon, on amêne quelque chose.
(Charles): Qu'est-ce que vous avez à chialer? Mangez donc!
(Conrad): C'est bon.
- Si le vol, c'était ton idée,
pourquoi est-ce que t'as pas demandé 50% ?
C'est peut-être la même raison pour laquelle
tu nous as pas fait part
de notre dette envers la mafia italienne.
Peut-être parce que de toute façon,
t'as jamais eu l'intention de partager quoi que ce soit.
ll était certain que si la police arrivait,
on voterait pour lui.
Le soir du vol, en prévenant la police d'avance...
de notre vol...
tu réussissais du même coup à amancher la police,
les ltaliens,
puis nous autres.
(soupir)
- Je voulais pas être celui qui se fasse amancher encore une fois.
- Tu nous as recrutés pour le vol
parce que tu pensais qu'on serait faciles à amancher?
Hein, tu nous as pris parce qu'on est des tarlas?
(cris)
(cris d'enfants au loin)
Hé!
Hé!
Perdon. Jimmy.
Jimmy Frost. Un Canadiense?
-Ah, sí! Jimmy Frost, por allí!
Por acá.
- Oubliez pas, là. ll faut tous avoir changé.
Si vous dites que j'ai pas changé,
vous aurez pas plus l'argent.
Faut tous avoir changé!
- C'est pas la tombe d'un type qui a deux millions en banque.
Je me demande comment il va faire
pour savoir si on a changé.
- C'est quelqu'un d'autre qui doit savoir si on a changé.
C'est ça qui était écrit dans ma lettre.
- Qui?
- Qui? - Qui?
- Je savais pas que Jimmy serait mort.
- Qui? - Envoye!
(tous): Qui?
-Ah, je ne m'en souviens plus.
Je m'excuse.
- Ha! C'est pas vrai, ça.
Non, ça se peut pas, là.
(soupirs)
Oû c'est qu'il fallait le rencontrer, là?
- Je ne m'en souviens plus.
Je pensais que Jimmy serait ici, moi.
(lsidore): C'est sur le chemin?
(Charles): Compostelle? - Non.
- T'es sûr? - Pas Compostelle.
ll faut que tu t'en souviennes.
OK? L'as-tu écrit quelque part, quelque chose?
- Pourquoi est-ce que t'as pas porté attention? Pourquoi?
- J'ai pas porté assez attention!
- T'as pas porté assez attention parce que t'es un arriéré.
- Jimmy s'est tourné vers Dieu
un peu trop tard, malheureusement.
Malgré l'argent, il a jamais réussi
à changer ses mauvaises habitudes.
(chant religieux)
On a essayé de I'aider. II vouIait changer.
(Eddy joue de l'harmonica.)
- lls se sont rendus à l'évidence que...
on n'aurait pas l'argent.
C'était fini.
-Alors?
- C'est là que le premier miracle s'est produit.
- Moi, je finis le chemin.
(soupir)
- Oui? - lls savent t'es qui.
Je leur ai dit.
- Pourquoi tu leur as dit?
- ll y a pas d'argent.
Puis, t'avais raison.
J'ai pas ce qu'il faut pour amancher le monde.
C'est ça. - Charles!
- Ça fait qu'on a marché.
Deux jours avant d'arriver à ComposteIIe,
un deuxième miracIe s'est produit.
En pIein miIieu de Ia nuit,
je me suis réveillé en criant:
"L'abbé Carmet à Santo Domingo de la Calzada!"
C'était un miracle!
Votre nom m'est revenu, comme si...
comme si tout d'un coup, on le méritait.
- Comme ça, un soir? - Oui.
- Je sais pas quoi en penser. Je sais pas.
- On le savait, là, que vous alliez avoir besoin de preuves.
On... On a cherché longtemps le meilleur moyen de...
de vous prouver qu'on avait changé.
Charles a suggéré que...
que je vienne seul.
Les gars m'ont laissé venir chercher l'argent tout seul.
lls ont voté pour moi. lls m'ont donné le droit, là,
le privilêge de leur prouver puis de me prouver
que je suis pas un tarla.
lls m'ont fait confiance.
- Est-ce que ç'a été un vote unanime?
- Oui.
- C'est bon.
Je vous souhaite tout le bonheur du monde.
-Ah! Bien, merci!
Bien, merci beaucoup.
-Avant de vous donner l'argent,
je voudrais rencontrer les autres.
Je voudrais m'assurer que vous ne m'avez pas menti
depuis le début dans le but de doubler les autres.
- C'était une exigence de Jimmy, ça?
- Non, c'est la mienne.
- Vous aIIez tout contre-vérifier
avec les autres? - Non.
- Vous considérez pas que le fait qu'ils m'aient choisi,
c'est une preuve qu'ils ont confiance?
- Oui, oui! - Pourquoi vous voulez les voir?
- Pourquoi vous ne voulez pas que je les rencontre?
- lls ont voté pour moi!
Je suis ici tout seul, je les représente!
- Vous allez avoir l'argent. - Je suis pas ici pour l'argent.
- Donald!
Je veux seulement m'assurer qu'ils sont là.
lls n'ont pas besoin de le savoir.
- Merci.
(conversations en espagnol)
Ça sera pas tellement long, là.
On va prendre une autre biêre. Hein?
Aprês, vous allez pouvoir rentrer à la maison.
Si tout se passe bien,
je vais vous donner le double de ce que je vous avais promis.
(espagnol)
(rires)
Hein, vous avez l'air déjà pas mal avancés.
(espagnol)
Un petit peu moins fort, OK?
Poquito.
(rires)
II va frapper à Ia porte awingna-han
Awingna-han... Cinq, six, sept...
Awingna-han... Cinq, six, sept...
huit, neuf, dix.
Ah, je voudrais, madame
Je voudrais bien entrer...
(efforts)
Meuh!!! Meuh!!!
Ha! Ha! Ha!
Ah!Aaaaah!
Aaaaah! Wouh!
Après qu'iI a eu entré awingna-han
(respiration saccadée)
La bonne femme Iui a demandé ce qu'iI vouIait
Ce qu'iI souhaitait
Ah je voudrais madame
Je voudrais bien me chauffer
Meuh!!! Meuh!
Merci!
II y a des hommes de rien qui se chauffent qui se chauffent
(coups de klaxon)
II y a des hommes de rien qui se chauffent qui se chauffent
Pis ça me fait rien...
Qu'est-ce qui se passe?
- T'arrives bien tard!
- Ouais. Je suis vraiment trop tarla, je me suis perdu.
Quinze milles pour rien. Faut vraiment être tarla, hein?
Je suis un tarla.
Couche-toi donc bien hardiment mon mari est au Rapide bIanc
II y a des hommes de rien qui se couchent qui se couchent
Pis ça me fait rien
Après qu'iI s'est eu couché awingna-han
Awingna-han
La bonne femme Iui a demandé ce qu'iI vouIait
Ce qu'iI souhaitait
Ah je voudrais madame
Je voudrais ben vous embrasser
(aboiements au loin)
(chants d'oiseaux)
- Je voulais te souhaiter bonne chance.
- Tu viens pas?
- Non. J'ai pas vraiment fait le chemin et je...
je sens pas que c'est ma place.
Mais avant de partir, je voulais te dire que j'ai trouvé un...
un ami.
- Bien... Ce serait important que tu viennes.
Viens. Viens, je te dis, tu le regretteras pas.
- Non! Non. - C'est important, Madeleine.
- Non, mais peut-être, un jour,
je ferai véritablement le chemin.
- Madeleine...
Si j'avais l'argent, est-ce que tu partirais à Venise avec moi?
- Ha! Ha! Ha!
Donald?
- Est-ce que tu viendrais à Venise avec moi?
Ah, je comprends.
- On va se revoir.
- Ouais.
- Promis?
Conrad.
Eddy.
lsidore.
(Un coq crie.)
Donald.
- Stop.
Je voulais juste que tu saches que...
parmi toutes les personnes que j'ai trichées,
parmi tous mes regrets...
t'es ma plus grande perte.
Dans les derniers jours de marche,
j'ai beaucoup pensé à toi puis à nous deux.
Je me suis rendu compte
qu'il y a rien de plus important pour moi
que d'aller à Venise avec toi, ça fait que...
est-ce que tu veux me marier?
Je suis prêt à m'engager, là. M'engager pour vrai, là.
Ce n'est plus juste une vague promesse de faire de mon mieux.
C'est une vraie demande, Maddy.
- ll est trop tard.
- OK.
(rires)
Envoye, les boys! Go!
(rires)
On a un bout à faire.
Venez-vous-en.
Hé, woh! C'est pas le temps!
- Pogne ton bord! Pogne ton bord!
- OK, je l'ai!
(cri d'oiseau)
- Euh... je voudrais...
bien, vous demander de me pardonner
de vous avoir vendus le soir du vol.
Puis...
j'aimerais aussi avouer que...
j'ai essayé de vous amancher une deuxiême fois.
Je vous ai vendus une deuxiême fois à la police.
J'ai dit à la police qu'on se retrouverait en Espagne.
- La police nous suit? - Depuis le début.
J'ai fait un deal avec la police. lls pensent qu'on a l'argent.
lls devraient nous arrêter avant Compostelle. Je suis désolé.
- lls peuvent bien nous arrêter, on a rien.
- Je le sais, mais ils m'ont pas cru.
J'espêre que vous trouverez le moyen de me pardonner, là.
- La police nous suit, là, là? - Oui, là, là.
(soupir)
- Mais pourquoi ça vous a jamais traversé l'esprit
que je pouvais être assez intelligent
pour vous amancher? Hein?
Comment ça se fait que vous avez accepté l'idée, là,
que j'étais assez imbécile pour oublier le nom de notre contact?
C'est quoi?
Vous pensez que je suis trop imbécile pour mentir, moi?
Je suis pas un arriéré.
- Personne ici a dit que t'étais... -Ah oui, oui.
- Est-ce que tu nous as amanchés?
- Oui.
-As-tu l'argent?
Est-ce que t'as l'argent? Donald, l'as-tu?
- Tout l'argent est dans mon sac!
- C'est eux autres, là-bas? - Oui.
(Conrad): Je retourne pas en dedans, OK!
- C'est un test. C'est le chemin qui nous teste.
ll faut abandonner l'argent.
- ll faut trouver le moyen...
d'abandonner l'argent.
- Non. Non, non, non.
Non, je pense pas que le chemin veut qu'on soit des perdants.
C'est pas ça, le message! Le chemin nous a redonné l'argent!
C'est parce qu'on l'a mérité, les gars!
On l'a fait, le chemin!
Puis moi, je le sais, que vous vous êtes emmieutés.
Moi, à mon avis, là,
c'est le temps qu'on se paye une récompense, les gars.
C'est le temps qu'on s'en mette un peu dans les poches.
On peut pas revenir les poches vides!
Charles, t'as un plan. Je le sais que t'as un plan.
C'est quoi, ton plan? Envoye, dis-nous-le, là.
T'as tout ce qu'il faut pour réussir le coup du siêcle!
- Juste ici à gauche, là, j'en vois trois.
lls sont pas beaux. Vraiment pas beaux.
- J'en vois quatre autres juste en arriêre de l'arbre là-bas.
- Nos deux pêlerins-polices sont oû?
- lls sont toujours sur la terrasse, là. lls sont beaux.
- Je vais aller aux toilettes, hein?
Hola! On a fini, Conrad? - Oui, on a fini.
- J'ai pas volé personne aujourd'hui!
- Ha! Moi, non plus.
- On se voit à la cathédrale pour la cérémonie?
- Oui. -Au revoir!
- Oui.
- Que c'est qu'il fait, Donald?
Conrad, que c'est qu'il fait, Donald?
- Là? - Hum.
- ll n'est plus là! - Hein?
- ll n'est plus là!
- Trouve-moi-le! Envoye, lsidore!
-Ah!
- 224, 225, 226,
227, 228, 229...
376, 377, 378...
-Ah! Mon Dieu!
(espagnol)
- lls ont rien, de toute façon.
Hé! Vous avez pas le droit de nous garder comme ça ici!
Nous autres, on a des droits!
Je veux le gouvernement canadien! Je veux le consulat!
Parce qu'on est des honnêtes citoyens!
(espagnol)
(soupir)
- Je suis désolé. On aurait dû abandonner l'argent.
C'est moi...
(soupir)
- Qu'est-ce que le chemin...
essaye de nous dire?
(Conrad): Je veux pas retourner en prison.
Je l'ai marché, le crisse de chemin!
On l'a marché, le chemin!
Tous les crisses de milles!
J'ai des ampoules partout, j'ai mal partout puis...
OK, on a fait une erreur à la fin...
Mais le chemin, qu'est-ce qu'il fait du pardon, lui?
On a fait une erreur!
On peut pas être pardonnés, des fois?
On peut avoir un espêce de miracle?
On peut pas avoir un crisse de miracle, tabarnac?
Câlisse!
(hommes parlant en espagnol)
- L'argent est pas dans le sac.
L'argent est pas dans le sac!!!
- L'argent est pas dans le sac?
- Non!
(espagnol)
- On l'a, notre crisse de miracle.
- Hé! - Hé!
- Hé! Vous avez rien contre nous autres!
- Vous avez nada! - Vous avez nada!
- Ouvre ta porte!
- Hé! Hé!!!
- Vous avez rien contre nous autres.
- Ouvrez la porte! - Ouvrez la porte!
- Nada!
- La cérémonie commence dans une heure!
- Oui! On va être en retard!
On veut sortir, vous avez rien!
(homme sur haut-parleurs en espagnol)
(espagnol)
- Oui.
(espagnol)
Je vais la garder avec moi.
(Un prêtre parle en espagnol.)
- Vous êtes en retard.
- J'étais en prison.
-Ah bon.
(Le prêtre parle toujours.)
(conversations entremêlées)
- Bien, on l'a fait.
- Oui.
- Bien, on a fini parfinir quelque chose.
- C'est... le plus beau moment de toute ma vie.
Presque aussi beau que la fois des... des jumelles Ouellette.
- Eddy...
- Merci à Jimmy.
- Merci, Jimmy. - Merci, Jimmy.
- Merci, Jimmy.
(cloches)
(Eddy): Merci... jumelles Ouellette.
(Donald): Eddy...
C'est un petit bonheur que j'avais ramassé
II était tout en pIeurs sur Ie bord d'un fossé
Quand iI m'a vu passer iI s'est mis à crier
Monsieur ramassez-moi, chez vous amenez-moi
Mes frères m'ont oubIié
Je suis tombé je suis maIade
Si vous ne me cueiIIez point je vais mourir queIIe baIIade
Je me ferai petit tendre et soumis je vous Ie jure
Monsieur je vous en prie
DéIivrez-moi de ma torture...
(coups de klaxon)
J'ai pris Ie p'tit bonheur I'ai mis sous mes haiIIons
J'ai dit Faut pas qu'iI meure
- Yes! Yes! Yes!
AIors Ie p'tit bonheur...
Ouh!
Sur Ie bord de mon coeur iI y avait une chanson
Mes jours mes nuits mes deuiIs mes peines mon maI
Tout fut oubIié - Bonsoir.
Ma vie de désoeuvré...
Je me présente, Eddy Papini.
Mesdames, préparez-vous à une soirée haute en couleur.
C'est toi ma reine
Mon bonheur a fIeuri...
- On y va à cinq.
ll y en a un qui se cache dans le plancher
avec les vrais billets, les quatre autres sortent.
On se fait prendre par la police,
on a des faux billets, pas d'armes à feu.
De l'argent facile, três facile. Hum!
lntéressant, hein? Ha!
... Ie cajoIer Iui faire des scènes
Lui montrer Ie grand trou
Qu'iI me faisait au fond du coeur
II s'en aIIait toujours
La tête haute sans joie sans haine
Comme s'iI ne pouvait pIus
Voir Ie soIeiI dans ma demeure
J'ai bien pensé mourir
de chagrin et d'ennui
J'avais cessé de rire c'était toujours Ia nuit
II me restait I'oubIi iI me restait Ie mépris
Enfin que je me suis dit iI me reste Ia vie
(rires)
...mes deuiIs mes peines et mes gueniIIes
Ha!
Et je bats Ia semeIIe dans des pays de maIheureux
Ha!
Aujourd'hui quand je vois une fontaine ou une fiIIe
(rires)
Je fais un grand détour ou bien je me ferme Ies yeux
Je fais un grand détour ou bien je me ferme Ies yeux
(sifflements)
LaIaIa LaIaIa
LaIaIa LaIaIa
LaIaIa IaIaIa
Ton amour a changé ma vie
Ah ah ah
Sans toi je n'étais pIus rien
Ouh
Mais Ie jour Mais Ie jour
Où mes yeux Où mes yeux
Ont rencontré tes yeux
Mon coeur est tombé
Amoureux
Ton amour a changé ma vie
Ah ah ah
Pour toi j'ai quitté mon passé
Ouh
Mais Ie jour Mais Ie jour
Où mes Ièvres Où mes Ièvres
Ont goûté à tes Ièvres
Tout mon être
A vibré de bonheur
Lorsque main dans Ia main
Dans Ies rues nous aIIons
Chacun voit
Combien nous nous aimons
Tous mes amis
Ah ah
Ne comprennent pIus
Car ma vie Car ma vie
A changé A changé
Pour de bon
Ton amour a changé ma vie
Ah ah ah
Car j'ai trouvé en toi
Ouh
Cet espoir Cet espoir
MerveiIIeux MerveiIIeux
Qui me rend si heureux
Près de toi
Je crois vivre dans Ies cieux...
Sous-titrage DVD: CNST, Montréal
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