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Y a-t-il une raison pour ne pas prononcer la sentence?
Non, votre Honneur. - J'ai quelque chose � dire.
Vous pouvez m'emprisonner.
Mais cela n'emp�chera pas ce qui va arriver � ce pays.
La prochaine fois, nous...
N'en dites pas plus. Gardez �a pour I'appel.
La Cour ordonne que I'accus�, John Huberman,
reconnu coupable du crime de trahison envers les �tats-Unis
par le jury de cette cour du district sud de Floride � Miami,
soit confi� � la garde du ministre de la Justice
dans une institution p�nitentiaire pour une dur�e de 20 ans.
La police proc�dera � son arrestation imm�diate.
La s�ance est lev�e. - Elle arrive.
Un instant, Mlle Huberman. - Ne bougez plus, s'il vous pla�t.
Avez-vous une d�claration � faire?
Votre p�re a-t-il ce qu'il m�rite?
Il paie pour sa collaboration avec I'Allemagne. �a vous va?
Informez-nous si elle essaie de quitter la ville.
Une pause rafra�chissement, M. Hop... kins?
Alicia, tu �tais vraiment suivie par un flic?
C'est excitant. - Je r�glerai �a demain.
J'ai assez bu. Et vous aussi. - Ne soyez pas stupide.
Les choses s�rieuses commencent.
On voit des poissons empaill�s partout.
Je n'en ai jamais vu de vivants.
Et vous, beau gosse? Vous ai-je d�j� vu quelque part?
Peu importe. J'aime les pique-assiettes.
Ce n'en est pas un. Je I'ai invit�.
J'aimerais bien �tre suivie par un flic.
Je d�teste les gens sournois comme les flics,
qui marchent derri�re vous. Je suis fich�e.
Je peux faire sauter le canal de Panama.
De la glace? - Non, merci.
Une jolie fille comme vous ne devrait pas s'en faire pour �a.
Demain, vous serez tranquille. - Vraiment?
On part en bateau � 10h. - Comme �a?
Je vous �change un poisson contre un menteur.
Cette soir�e est triste � en mourir.
S�parons-nous. On doit �tre � bord � 9h.
Une semaine � La Havane et on aura oubli� votre p�re.
Vous m'aimez, Commodore? - Vous �tes une tr�s jolie femme.
Je vais boire un verre � cela.
O� allez-vous? - � la p�che.
� cette heure? Vous �tes fous. - Il n'y a jamais de poissons.
Vous savez quoi? Vous me plaisez.
On se retrouve � bord, � 9h. - Je vais y r�fl�chir.
Pas de bagages. On trouvera tout � La Havane.
Je vais le laisser desso�ler.
D�sol�e, vous devez partir. Ce fut une soir�e d�testable.
Bonne nuit. - Bonne nuit.
Il reste de quoi boire un verre. Dommage pour la glace.
Quoi? - Elle est partie.
Qui �a? - La glace.
Pourquoi aimez-vous cette chanson?
Parce qu'elle est idiote.
Rien ne vaut une chanson d'amour pour rire un bon coup.
C'est vrai.
On �touffe ici, pas vrai? - Peut-�tre.
Et si...
...on faisait un pique-nique?
Dehors?
Il fait trop chaud ici pour un pique-nique.
Vous finissez �a? - Ce serait dommage de le laisser.
Vous �tes un num�ro.
Ma voiture est dehors. - Bien s�r.
On va faire un tour? - Avec plaisir.
Et vos invit�s?
Ils se d�brouilleront.
Je... je vais conduire.
Cela va de soi.
Vous ne prenez pas un manteau?
Vous ferez I'affaire.
Attendez. Mettez ceci. Vous allez prendre froid.
Comment est-ce que je m'en tire? - Pas mal.
Peur? - Non.
Vous n'avez peur de rien, hein? - Rarement.
Il y a du brouillard. - Vos cheveux sont devant vos yeux.
Que dit le compteur de vitesse?
105 km/h.
Je vais monter � 120 km/h et effacer votre sourire.
Je n'aime pas les messieurs qui me sourient.
Un flic. - Quoi?
Un policier nous poursuit. Regardez. - Ils me rendent malades.
Il veut vous parler.
Conduite en �tat d'ivresse. Deuxi�me infraction.
J'irai en prison. Toute la famille sera en prison. Qu'importe?
On s'amuse?
Les gens comme vous devraient �tre au lit.
Ivre... - Un moment, monsieur I'agent.
Ne discutez pas. C'est tr�s clair.
D�sol�, mais vous n'avez rien dit. - Ce n'est rien.
Tout va bien? - Pas de probl�me.
C'est � vous de savoir.
O� est I'amende?
Il ne m'a pas donn� d'amende.
Quel... quel est votre nom? - Devlin.
Quand vous lui avez montr� la carte, il vous a salu�.
Vraiment? - Je I'ai vu.
Esp�ce de busard! Vous �tes un flic!
On se disputera plus tard.
Descendez! - Je vais vous reconduire.
Certainement pas! - Poussez-vous.
Descendez, le flic!
Vous avez g�ch� la soir�e, comme ce vautour � lunettes.
Laissez-moi tranquille!
Vous me suivez pour m'inculper! Sortez!
Vous allez vous calmer?
Bien. Poussez-vous.
Je ne...
Vous feriez mieux de boire �a.
Allons, buvez.
Buvez tout.
�a va mieux?
Qu'est-ce que �a peut vous faire?
Esp�ce de... flic!
Que me voulez-vous?
Quel est votre plan? - Quel plan?
Hier soir... - Je veux qu'on soit amis.
Amis? Pour pouvoir me coincer? - J'ai un boulot pour vous.
Ne dites rien. Il n'y a qu'un...
Le seul boulot qu'un flic puisse me confier...
N'y comptez pas, monsieur... - Devlin.
Quoi? - Devlin.
Je ne suis pas une moucharde, M. Devlin.
Mon d�partement veut vous confier un travail au Br�sil.
Allez-vous-en. �a ne m'int�resse pas.
Certains Allemands qui payaient votre p�re travaillent � Rio.
I.G. Farben Industries, vous connaissez?
�a ne me m'int�resse pas!
Farben avait des gens en Am�rique du Sud avant la guerre.
Nous collaborons avec les Br�siliens pour les d�busquer.
Mon chef pense que la fille d'un... - Tra�tre?
...conviendrait pour ce travail. Ils vous feraient confiance.
Cela compenserait les actes de votre p�re.
Pourquoi le ferais-je? - Par patriotisme.
Ce mot m'�c�ure.
Non, le patriotisme, c'est pas mon truc. Les patriotes non plus.
On pourrait en d�battre.
Agiter un drapeau tout en vidant des poches,
c'est �a, votre patriotisme. Gardez-le.
Vous �tes sur �coute depuis trois mois.
Conversation entre John Huberman et sa fille Alicia,
� 18h30, le 9 janvier 1946, � Miami Beach, Floride.
Des preuves non utilis�es au proc�s. - Pas �a...
Calmez-vous et �coutez.
...de I'argent, Alicia.
Je te I'ai dit, je ne le ferai pas.
R�fl�chis. Tu auras tout ce que tu veux. C'est facile.
Je n'�coute plus. - Ce n'est pas ton pays.
Ma m�re est n�e ici. Nous sommes Am�ricains.
O� as-tu la t�te?
Tu es Allemande. Tu dois m'�couter.
Tu ignores pour quoi nous militons. - Je le sais tr�s bien.
Toi et tes tueurs...
Je te hais depuis que je le sais! - Ne me parle pas ainsi.
Reste de ton c�t� de la table. - Alicia, du calme.
Je vous hais tous.
Et j'aime ce pays, tu m'entends? Je I'aime.
Tu seras pendu et je ne te d�fendrai pas.
Maintenant, sors d'ici.
Sinon, je te d�nonce!
Ne viens plus jamais me parler de tes projets pourris!
Cela ne prouve pas grand-chose. Je ne I'ai pas d�nonc�.
On ne vous le demandait pas. Alors, que dites-vous?
Partez et laissez-moi. Je dois mener ma propre vie.
M'amuser, voil� ce que je veux. Et rire avec ceux que j'aime.
Pas de flic sournois qui me veut dans un stand de tir,
mais des gens qui me respecteront, m'aimeront et me comprendront.
Bonjour, Alicia.
Vous voulez un coup de main? On part avec la mar�e.
Vous �tes pr�te? - Oui.
Vous aviez oubli�? - Presque.
Je vous aide � faire votre valise. Mais nous avons tout � bord.
Je vais faire ma valise. - Vous savez o� on est amarr�s?
Oui. - Vous �tes vraiment adorable.
� tout � I'heure.
Alors? L'avion part demain matin.
D'accord. Allez le lui dire.
Je le lui dirai. - � tout � I'heure.
Il est tr�s s�duisant. - Vous le verrez � Rio.
Non, je ne verrai aucun homme � Rio.
Oh, si. C'est notre patron, Paul Prescott.
Il a parl� du boulot? - Non.
Rien du tout? - Non.
Non, mais il a eu des nouvelles de votre p�re.
Lesquelles? - Il est mort ce matin.
Comment? - Une capsule de poison.
Qu'il a aval�e lui-m�me? - Dans sa cellule.
Je suis d�sol�.
Pourquoi devrais-je �tre triste?
Quand il m'a dit ce qu'il �tait, mon monde s'est �croul�.
Je me fichais de ce qui m'arriverait.
Mais je me souviens de sa gentillesse d'autrefois.
Nous I'�tions tous les deux...
Tr�s gentils.
C'est un sentiment �trange.
Comme si cela m'�tait arriv� et pas � lui.
Je ne suis plus oblig�e de le ha�r.
Ni moi non plus.
Nous arrivons � Rio.
En effet.
Pourrait-on me trouver une cuisini�re?
L'appartement est bien, mais je d�teste cuisiner.
Je demanderai � I'ambassade. - Et demandez quand je commence.
Un autre verre? - Non, j'ai assez bu.
Vous avez entendu?
Je ne bois pratiquement plus. �a me change.
Ce sont des mots.
Une femme ne peut changer?
Si. C'est amusant de changer. Pour un temps.
Pour un temps. Vous �tes d�testable, Devlin.
D'accord. Vous �tes sobre depuis huit jours.
Et vous n'avez fait aucune conqu�te.
C'est d�j� �a. - Huit jours.
Pratiquement r�habilit�e.
Je suis tr�s heureuse, Dev. Pourquoi m'emp�cher de I'�tre?
Personne ne vous en emp�che.
Et si vous abandonniez vos raisonnements de flic?
Quand vous me regardez, vous vous dites:
escroc un jour, escroc toujours. coureuse un jour, coureuse toujours.
Allez-y. Prenez ma main. Je ne vous ferai pas chanter.
Vous avez peur?
J'ai toujours eu peur des femmes. Mais je me soigne.
Vous avez peur de vous-m�me, de tomber amoureux de moi.
Ce ne serait pas difficile. - Oh, doucement, doucement.
Vous aimez vous moquer de moi.
Non, je me moque de moi-m�me.
Je fais semblant d'�tre une enfant innocente et fleur bleue.
Joli r�ve. Quoi d'autre?
Je vais reprendre un verre. - Je m'y attendais.
Un double.
Pourquoi ne croyez-vous pas en moi?
Rien qu'un peu.
Pourquoi?
Je sais pourquoi, Dev. Vous �tes vex�.
Vex� d'�tre amoureux d'une pocharde que vous avez fil�e � Miami.
Vous n'aimez pas �a. �a vous rend malade, pas vrai?
On va rire de vous.
L'invincible Devlin amoureux d'une fille qui ne m�rite pas un regard.
Pauvre Devlin, amoureux d'une tra�n�e. Je suis d�so...
Elle est parfaite pour ce travail.
C'est � propos du savant allemand que je m'inqui�te.
Pourquoi ne pas trouver un moyen de I'arr�ter?
�a ne servirait � rien. Si on arr�te leur chef, Sebastian,
un autre membre de Farben poursuivra le boulot.
Vous avez raison.
Capitaine, votre solution est la meilleure.
Elle sait lier connaissance avec les hommes
et nous voulons quelqu'un dans sa maison � lui.
Vous pensez que cela marchera? - Oh, oui.
Avez-vous consult� la dame?
Non, pas encore. Devlin vient de I'amener ici.
Nous attendons le retour de Sebastian � Rio.
M. Devlin lui a dit la nature du travail?
Nous n'avons rien dit. Mais je peux vous rassurer sur la fille.
Vous �tes s�r de ses convictions politiques?
Nous n'avons rien � perdre avec ce plan.
Parfait. Je vais donner des instructions � Devlin.
On est bien ici.
Ne sortons pas d�ner. Restons ici.
On doit manger.
On peut manger ici. Je cuisinerai.
Je pensais que vous d�testiez �a. - Non, je n'aime pas �a.
Mais j'ai un poulet au r�frig�rateur.
Et la vaisselle? - On mangera avec nos doigts.
On n'a pas besoin d'assiettes? - Si. Une pour vous et une pour moi.
Je peux d�ner avec vous ce soir? - J'en serai ravie.
O� allez-vous?
Si on reste ici, je dois savoir si j'ai des messages.
C'est indispensable? - �a I'est.
Quelle �trange liaison. - Pourquoi?
Peut-�tre parce que vous ne m'aimez pas.
All�? L'h�tel Palace?
Ici, T.R. Devlin. Y a-t-il des messages pour moi?
Quand je ne vous aimerai pas, je vous le dirai.
Vous n'avez rien dit.
Les actes sont plus �loquents que les paroles.
Oui? Lisez-le-moi, je vous prie.
Prescott veut me voir tout de suite.
A- t-il dit pourquoi? - Non.
C'est peut-�tre pour notre mission. - Probablement.
Je ram�ne quelque chose?
Oui. Une bonne bouteille de vin. On va faire la f�te.
Je reviens � quelle heure? - � 19h.
Au revoir. - Au revoir.
Que se passe-t-il, Devlin?
Je ne suis pas s�r qu'elle accepte. - Comment �a?
Vous en avez parl� avec elle? - Non, j'en ignorais tout.
Alors, pourquoi n'accepterait-elle pas?
Elle n'est pas ce genre de femme. Elle est plut�t...
Je ne comprends pas votre attitude.
Pourquoi refuserait-elle? - Elle n'a aucune exp�rience.
Allons, de quelle exp�rience manque-t-elle?
Elle n'a pas �t� form�e, ils la d�masqueront.
Elle a �t� choisie pour le pass� de son p�re
et parce que Sebastian la conna�t.
Oui, il a �t� amoureux d'elle.
�a, je I'ignorais.
Pourquoi discuter de d�tails? La mission nous attend.
La maison de Sebastian sert de couverture
pour tout ce que Farben manigance � Rio.
Mlle Huberman doit s'y infiltrer.
Retournez aupr�s de Mlle Huberman et informez-la de sa mission.
Je... - Qu'y a-t-il?
Rien, monsieur. - Vous alliez dire quelque chose?
Comment arrange-t-on la rencontre? - Nous en avons discut�.
Le club �questre sera la meilleure solution.
Sebastian y monte le matin.
Le reste est votre affaire et celle de Mlle Huberman.
Ce sera tout, Devlin.
Bien.
Dev, c'est vous?
Votre retard tombe bien, le poulet a pris son temps pour cuire.
Qu'est-ce qu'ils ont dit?
J'esp�re qu'il n'est pas trop cuit.
Il a m�me pris feu.
Mieux vaut que je le d�coupe ici. Sauf si vous voulez toute une moiti�.
On aura des couteaux et des fourchettes.
Ce sera un d�ner chic.
Le mariage doit �tre merveilleux avec un tel quotidien.
Il fait un peu frais, mangeons � I'int�rieur.
Vous n'avez jamais connu �a?
Qu'y a-t-il?
Ne soyez pas aussi tendu. Des ennuis?
Beau gosse, dites � maman ce qui ne va pas.
Tout �a va g�cher mon d�ner.
Allons, M. D., pourquoi froncez-vous les sourcils?
Apr�s le d�ner. - Non, maintenant.
Je vais vous faciliter les choses.
Vous allez me dire que vous �tes mari� avec 2 enfants
et que cette folle liaison doit cesser.
Ce refrain-I�, vous le connaissez bien.
En dessous de la ceinture... C'est syst�matique.
Ce n'est pas juste, Dev. - Oubliez �a.
On doit parler d'autre chose, du boulot.
Ce boulot existe donc bel et bien?
Vous souvenez-vous d'un certain Sebastian?
Alex Sebastian? - Oui.
Un des amis de mon p�re, oui.
Il avait le b�guin pour vous. - Je n'�tais pas r�ceptive.
Il dirige une soci�t� allemande, ici. - Sa famille �tait riche.
Il a soutenu la machine de guerre allemande et esp�re continuer.
Une grosse affaire? - �a en a tout I'air.
On doit entrer en contact avec lui.
Allez-y, crachez le morceau.
On le rencontre demain. Le reste est votre affaire.
Vous devez le s�duire.
Mata Hari... Elle couchait pour des documents.
Il n'y a pas de documents. Il faut le s�duire,
observer ce qui se passe dans sa maison et nous le dire.
Je suppose que vous �tiez au courant depuis le d�but?
Non, je viens seulement de I'apprendre.
Avez-vous dit quelque chose?
Que je n'�tais peut-�tre pas faite pour �a?
Je me suis dit que c'�tait � vous de d�cider.
Vous leur avez dit que Sebastian me mangerait dans la main.
Que je sais y faire.
Je n'ai rien dit du tout.
Pas un mot pour la femme amoureuse que vous veniez de quitter?
Je vous I'ai dit, c'est la mission.
Ne vous f�chez pas, Dev.
J'esp�rais que I'homme de mes r�ves aurait r�agi.
Une remarque du genre:
comment osez-vous penser, messieurs, que la nouvelle Mlle Huberman,
accepte un destin aussi laid?
Ce n'est pas dr�le.
Vous voulez que j'accepte?
� vous de savoir. - Je vous le demande.
� vous de d�cider.
Pas un mot, hein?
Ce que vous ne leur avez pas dit, dites-le-moi.
Que je suis douce, que je vous aime, et que je resterai ainsi.
J'attends votre r�ponse.
Vous �tes un cas.
Vous ne me croyez jamais, hein?
Pas un mot de confiance. Alicia, on la jette aux �gouts.
C'est sa place.
Oh, Dev... Dev...
Je commence quand? - Demain matin.
On n'aurait pas d� sortir le d�ner, il est froid.
Que cherchez-vous?
J'avais du champagne. J'ai d� I'oublier quelque part.
Si on vous le demande, je travaille pour la Pan Am.
Sous le nom de Devlin? - Oui, aux relations publiques.
Autre chose?
On s'est rencontr�s dans I'avion de Miami.
Le moins de d�tails possible.
Vous �tes s�re que c'est lui? - Oui.
D�passons-le, qu'il vous remarque.
Je suis la fille qu'on oublie vite.
C'�tait Sebastian? - Oui.
Donnons-lui une autre chance.
Ma ch�re Alicia. Excusez mon retard?
Une r�union impr�vue. Vous avez eu mon message?
Oui, pas de probl�me, Alex.
C'est gentil � vous de m'avoir attendu.
Je ne renonce pas aussi facilement. J'avais trop envie de vous revoir.
Je suis fatigu�. Les affaires, �a vieillit un homme.
Vous semblez y avoir �chapp�.
Quatre ans d'ennui et de d�sint�gration. Horrible.
Vous avez I'air plus jeune qu'� Washington.
C'est temporaire et d� � votre pr�sence, ma ch�re.
Vous avez toujours eu un effet tonifiant sur moi.
Maintenant que vous �tes � Rio, et � moins de me fuir de nouveau...
Voulez-vous un autre verre? - Oui.
Vous le connaissez? - Non, je ne crois pas.
Son visage me semble familier. - Prescott, un espion.
Des services secrets am�ricains.
L'ambassade en est pleine. - Vraiment?
Il est s�duisant, pas vrai?
Je suis allergique aux agents am�ricains.
Leur �l�gance ne m'attire pas.
Ils vous ont inqui�t�e? - Non, pas encore.
Ils �taient p�nibles � Miami?
C'est pourquoi je suis partie apr�s le proc�s.
Pourquoi avez-vous quitt� votre p�re?
Il �tait tellement g�n�reux. Il m'a suppli�e de partir.
J'ignorais qu'il allait mourir.
Beaucoup de choses sont mortes pour nous tous.
Mais notre esprit ne doit pas mourir.
J'aimerais vous aider � oublier.
C'est �trange, mais je me sens bien aupr�s de vous.
Ma ch�re, je savais que cela arriverait.
Je savais que si je vous revoyais, mes sentiments rena�traient.
Le m�me d�sir.
Vous �tes ravissante, ma ch�re.
Je vais me rendre ridicule.
Il y a quelqu'un d'autre. Qui est-ce, cette fois?
Ce M. Devlin qui vous accompagne? - Il n'y a personne.
Il semblait tr�s pr�venant.
M. Devlin m'importune depuis mon arriv�e.
Je I'ai connu dans I'avion. - Vous faites un beau couple.
Alex, M. Devlin ne m'int�resse pas.
Je me sentais si seule que j'aurais pu �tre avec n'importe qui.
Puis-je vous sortir de votre solitude?
C'est gentil � vous d'oublier ce que j'ai �t�... autrefois.
Je vais imm�diatement tester votre repentir.
Acceptez-vous de d�ner avec moi demain soir?
Avec plaisir. - Chez moi?
Oui, ce sera charmant.
Ma m�re donne une r�ception. - Cela ne la d�rangera pas?
Une amie ne d�range jamais.
Si nous commandions? - Oui, je meurs de faim.
Bien, voyons. Qu'allons-nous...
Que prendrons-nous pour notre premier d�ner?
Bonsoir. - Parfait.
N'est-ce pas? - Mettez ceci. Nous I'avons lou�.
Pouvez-vous m'aider? Je... - Mais... certainement.
Merci. - Donc, il me conna�t?
Et il vous trouve s�duisant.
Tiens, tiens. Dommage que je ne vous accompagne pas.
Devlin viendra le reprendre.
Retenez les noms des gens que vous rencontrez ce soir.
Les hommes, je veux dire. Et leur nationalit�, c'est important.
Les Allemands? �a me sera facile.
Ne posez aucune question. Ouvrez vos yeux et vos oreilles.
Ils sont aux abois. Ne les sous-estimez pas.
Merci pour les instructions. Bonsoir.
Sauf urgence, ne vous voyez pas pendant quelque temps.
Au cas o� les gens de Sebastian vous surveilleraient.
Je comprends. - Ce sera tout. Bonne chance.
Je suis Mlle Huberman. Voulez-vous avertir M. Sebastian?
Mlle Huberman? Excusez-moi de vous avoir fait attendre.
Ce n'est rien.
Vous ressemblez beaucoup � votre p�re.
Je suis la m�re d'Alex. - Cela se voit.
Alex vous a toujours admir�e. Maintenant, je sais pourquoi.
Vous �tes tr�s gentille.
Vous n'avez pas t�moign� au proc�s de votre p�re. C'est �trange.
Il a refus� que ses avocats m'appellent � la barre.
Je me demande pourquoi. - Bonsoir.
Alicia, je suis tellement heureux.
Vous avez fait connaissance avec ma m�re?
Vous n'aviez pas rencontr� Alicia � Washington.
J'ai oubli� o� vous �tiez. - Rejoignons nos autres invit�s.
Puis-je prendre votre ch�le?
Mlle Huberman, puis-je vous pr�senter Eric Mathis?
Enchant�. - Enchant�e.
William Rossner. - Enchant�e.
Tr�s honor�.
Emil Hupka. - Enchant�e.
Enchant�.
M. Knerr.
Et le docteur Anderson. - Docteur Anderson...
C'est un tr�s grand plaisir.
Le docteur est notre invit� d'honneur.
N'importune pas Mlle Huberman avec des discours scientifiques, Alex.
Le d�ner est servi, madame.
Docteur Anderson, vous serez � mes c�t�s, I�.
Eric, vous serez � c�t� de Mlle Huberman.
Vous venez d'Espagne?
Il y a quelques semaines. C'est d�j� loin.
Voyager n'est plus rien, c'est tr�s facile.
On n'a pas I'impression de voyager.
Bient�t, les navires-fus�es nous feront traverser I'oc�an.
Quel futur... - Vous avez vu un bon film, Eric?
Non, j'ai �t� d��u.
Alors, c'�tait une com�die. Eric va au cin�ma pour pleurer.
Il est tr�s sentimental.
Cela prend autant de temps d'aller � I'a�roport...
Nous devons nous occuper d'Emil.
Je ne sais pas. C'�tait une b�vue compr�hensible.
Il est fatigu�. - C'�tait une b�vue dangereuse.
Ce n'est pas la premi�re. Il a d�j� commis des �carts.
Et il y en aura d'autres.
Ce n'est pas bon.
Laissez-moi trouver une solution.
La route vers Petropolis a de nombreux virages.
Elle est abrupte. Les virages sont secs.
Il me sera facile de demander � Emil de me conduire.
En sauter, c'est autre chose. Je devrai �tre prudent.
Je me suis foul� la cheville, la derni�re fois.
Madame demande si vous rejoignez les autres ou prenez le caf� ici?
Nous prendrons le caf� ici.
Je suis d�sol�, messieurs, de m'�tre donn� en spectacle.
Ce n'est pas grave. Les nerfs peuvent l�cher.
Vous avez trop travaill�, n'est-ce pas, Rossner?
Vous devez vous reposer. Votre sant� nous importe.
C'est tr�s aimable. Je suis tr�s fatigu�.
Si vous voulez bien m'excuser aupr�s des dames, Alex,
pour mon d�part pr�cipit�, je...
Il vaut peut-�tre mieux que je vous accompagne.
La route jusqu'� Petropolis risque d'�tre trop rude pour vous.
Je vais vous conduire.
Non, c'est trop vous demander. Tout ce chemin...
Pas du tout. J'aimerais m'y rendre. Venez, Emil. Bonne nuit, messieurs.
Bonne nuit, Alex.
J'esp�re que vous irez mieux demain, Emil.
Merci. D�sol� pour cette sc�ne devant des �trangers.
Vraiment d�sol�.
Merci, Alex, pour cet excellent d�ner.
Dites � votre m�re que le dessert �tait un d�lice.
Mlle Huberman est partie depuis longtemps.
Pourquoi I'appelles-tu toujours "Mlle Huberman"?
Sois un peu plus aimable avec elle. - Je me conduis convenablement.
S'est-elle plainte? Tr�s bien.
Tu pourrais sourire.
Lui sourire � deux, ce serait en faire un peu trop.
Maman, je veux m'amuser.
Ma compagnie est ennuyeuse? - Pas du tout, pas du tout.
Bonjour. - Oh, bonjour.
Je pensais bien que c'�tait vous. Il y a du beau monde, hein?
O� sont-ils? - Dans une loge.
Je ne pense pas qu'Alex et sa m�re puissent nous voir.
Ne me t�l�phonez plus. Je surgirai de temps � autre.
Vous m'entendez? - Oui, continuez.
Entendu parler d'un docteur Anderson?
Non. - C'est une sorte de savant.
Visage aimable, la soixantaine, cheveux gris,
le front tr�s rid�.
Grand ou petit? - Petit.
Emil Hupka, vous connaissez? - Non.
Il a fait toute une sc�ne � propos d'une bouteille de vin.
Il ne I'aimait pas? - Il croyait y trouver autre chose.
C'�tait le cas? - Non, c'�tait du vin. On I'a bu.
D'autres r�actions depuis? - Je ne I'ai plus revu.
Autre chose?
Rien d'important. Un petit d�tail pour m�moire.
Quoi �a?
Ajoutez Sebastian � la liste de mes amants.
C'�tait rapide. - C'est ce que vous vouliez.
Oubliez �a.
Avez-vous pari�? - Non.
Alex dit que le n�10 va gagner. Il conna�t le propri�taire.
Merci pour le tuyau. - Alex dit qu'on I'a...
Je me rappelle ce que vous avez dit. Une nouvelle femme. Fleur bleue...
Vous saviez ce que je faisais. - Vraiment?
Un mot de vous aurait suffit. Vous m'avez jet�e dans ses bras.
C'est faux. - Ne m'avez-vous pas incit�e?
Un homme ne dit pas � une femme ce qu'elle doit faire.
Vous avez failli me faire croire � un miracle,
qu'une femme comme vous pouvait changer.
Ordure! - Voil� pourquoi je n'ai rien dit.
La r�ponse devait venir de vous. - Un gage d'amour.
Exactement.
Vous n'avez jamais cru en moi.
Tant mieux pour nous. C'eut �t� moche sinon.
Si je m'�tais dit: elle ne le fera pas, par amour.
Si seulement vous m'aviez dit que vous m'aimiez. Oh, Dev.
Vous en avez �pingl� un autre. Pas de probl�me.
Je vous hais. - Vous faites du bon boulot.
Le n�10 est en t�te. Sebastian sait les choisir.
C'est tout ce que vous avez � me dire?
Essuyez vos yeux. �a ne vous va pas.
Faites attention, c'est un boulot dangereux.
Attention, voici votre amoureux.
Bonjour, Alex. C'�tait passionnant. Quel beau cheval!
Vous vous souvenez de M. Devlin?
Alicia m'a dit que vous aviez pari� sur le dix.
Dommage pour le tuyau. Au revoir. - � bient�t, Dev.
Une belle course, non? - Je n'ai pas vu la course.
Je pensais que vous la suiviez avec vos jumelles.
Je vous observais, vous et M. Devlin.
Vous m'avez abandonn� pour un rendez-vous avec lui.
Ne soyez pas absurde. Je I'ai rencontr� par hasard.
Mais vous �tes rest�e pr�s de lui. - Oh, il est seulement...
Je vous ai observ�e. J'ai pens� que vous �tiez amoureuse de lui.
Ne dites pas �a. Je le d�teste. - Vraiment? Il est tr�s s�duisant.
Alex, je vous I'ai d�j� dit. M. Devlin n'est rien pour moi.
J'aimerais en �tre convaincu.
Pouvez-vous me convaincre que M. Devlin n'est rien pour vous?
Vous serez heureux d'apprendre que notre plan marche.
Pour une fois, nous avons du concret.
J'en suis ravi. De quoi s'agit-il?
Le professeur Rensler travaille ici au Br�sil.
Un des grands savants allemands. - J'ignorais qu'il �tait ici.
Il travaille chez Sebastian. Son pseudo: docteur Anderson.
Mlle Huberman souhaite voir le capitaine Prescott ou M. Devlin.
Elle est ici? - Oui, monsieur.
Faites-la entrer, Riebero.
Je n'aime pas qu'elle vienne ici.
Elle m'inqui�te depuis longtemps. Une femme comme elle...
Comme quoi, M. Beardlsey?
Personne ne se fait d'illusion sur elle, pas vrai?
En effet.
Mlle Huberman n'est pas et ne sera jamais une dame.
Elle risque sa vie, mais quant � �tre une dame,
elle ne rivalise pas avec votre femme,
qui joue au bridge au pays avec trois autres honorables dames.
Du calme, Dev. - D�sol�.
Ces remarques sur ma femme sont d�plac�es.
Je les retire et je m'excuse.
Comment allez-vous?
Voici M. Beardsley et Se�or Julio Barbosa.
Voulez-vous vous asseoir?
Vous avez I'estime de mon gouvernement.
Mais c'est risqu� de venir ici.
Je ne le ferai plus, mais j'ai besoin d'un conseil
et je ne trouvais pas M. Devlin. Il me le faut avant midi.
Il s'est pass� quelque chose? - Quelque chose d'�pineux.
M. Sebastian m'a demand� de I'�pouser.
Quoi? - �a alors!
Il veut m'�pouser tout de suite
et je dois lui donner ma r�ponse au d�jeuner.
Je voulais I'avis du d�partement.
�tes-vous pr�te � faire cela pour nous, Mlle Huberman?
Si vous le d�sirez.
Qu'en pensez-vous, Devlin?
C'est une id�e int�ressante.
Vous connaissez la situation mieux que nous.
Pourquoi Sebastian veut-il faire cela?
Il est amoureux de moi. - Il vous croit amoureuse de lui?
Oui, c'est ce qu'il croit. - Messieurs, c'est remarquable.
Alors... c'est d'accord?
Oui, je le pense.
Pour nous, ce mariage est parfait.
Cela ne va-t-il pas nous retarder? - Que voulez-vous dire?
M. Sebastian est un romantique, n'est-ce pas, Alicia?
Oui.
Il va donc emmener son �pouse en voyage de noces.
N'est-ce pas un obstacle?
M. Devlin a raison.
Mlle Huberman s'arrangera pour rentrer rapidement.
Oui, je peux m'arranger.
Tout semble donc en ordre.
Je crois que vous n'avez plus besoin de moi, Capitaine Prescott.
Je tiens � vous remercier, Mlle Huberman.
Jusqu'� pr�sent, notre plan marche � merveille.
Oui, merci beaucoup.
Es-tu s�re qu'elle n'est pas venue ici pour toi?
Pour mettre le grappin sur le riche Alex Sebastian?
Elle ne savait m�me pas que j'�tais ici.
On en rediscutera ce soir. - On n'en discutera pas.
Tes questions mesquines d�montrent ta jalousie
pour chaque femme � laquelle je me suis int�ress�e.
Il n'y a rien � discuter. - Tu vas donc te marier?
Le mariage aura lieu la semaine prochaine.
Il sera intime.
Nous serons heureux de ta pr�sence, si tu le d�sires.
Bonsoir, monsieur. Madame... - Bonsoir, Joseph.
Joseph, ce n'est pas tr�s gai ici.
Mme Sebastian n'�tait pas certaine que vous rentriez ce soir.
Je lui ai t�l�graphi�.
Madame Sebastian nous a dit de nous retirer, monsieur.
O� est ma m�re? - Elle s'est couch�e t�t, monsieur.
D�sol�, ce n'est pas tr�s joyeux comme retour.
Ce n'est rien, Alex.
Veux-tu que Joseph de nous pr�pare une collation?
Pas pour moi. Je suis fatigu�e.
Nous montons directement? - Bonne nuit.
Mettez mes robes sur le lit. Je veux savoir o� tout se trouve.
Les placards ont �t� a�r�s? - Oui, madame.
Il me faudra plus de place.
Cette porte est ferm�e. - C'est un d�barras.
Puis-je avoir la cl�? - Je ne I'ai pas, madame.
O� est-elle? - Madame Sebastian a les cl�s.
Savez-vous o� est M. Sebastian?
Je crois qu'il a une r�union dans son bureau.
Hupka me manque. C'�tait un m�tallurgiste hors pair.
Gleichen est aussi bon. - C'est votre avis.
Je ne critiquerai pas. Que demandiez-vous?
Vous voulez un rapport. Un rapport �crit.
Mes amis, mon travail est termin�.
Vous avez r�ussi? - Oui.
Oh, je suis d�sol�e. - Pas du tout. Entre.
Non, tu es occup�.
Certains placards sont ferm�s. Aurais-tu les cl�s?
Oh, j'avais oubli� �a. Je te les donne tout de suite.
Je t'apporte les cl�s, ch�rie.
Maman, maman!
Entre.
Maman, Alicia veut les cl�s des placards.
Les cl�s sont plus en s�curit� ici. Si elle veut les cl�s...
Cesse de discuter. Donne-les-moi! - Non.
Tiens, les voici.
Je serai occup� jusqu'au d�jeuner. - Merci, ch�ri.
M. Sebastian a la cl�. C'est le cellier.
C'est dans le cellier qu'il faut chercher.
Alex a la cl�. - Prenez-la.
La prendre? Comment? - Vous vivez � ses c�t�s.
Et que dois-je chercher?
Une bouteille de vin, comme celle qui a excit� le type I'autre soir.
Toutes les bouteilles se ressemblent. Je ne suis pas experte.
Vous vous en tirez bien. - Ce n'est pas dr�le, Dev.
C'est trop tard, non?
Persuadez votre mari d'organiser une grande soir�e
afin qu'il vous pr�sente au tout-Rio. Disons, la semaine prochaine?
Pourquoi? - Vous m'invitez
et je percerai le secret du cellier.
Mon mari n'a pas envie de s'amuser en ce moment.
La lune de miel n'est pas finie?
Ne sous-estimez pas vos charmes, vous y parviendrez.
Ce sera difficile de vous inviter. Il vous croit amoureux de moi.
Dites-lui qu'en m'invitant, je vous verrai heureuse,
et la passion que j'�prouve passera.
�a me semble logique.
Bien, la semaine prochaine et avec la cl�.
Je dois partir pour Belem, mais serai de retour � temps.
Tr�s bien. Je serai heureuse de vous revoir.
C'est toujours un plaisir de vous voir, madame.
Je suis �tonn� que M. Devlin vienne ce soir.
Je ne peux le bl�mer d'�tre amoureux de toi.
J'esp�re qu'il ne se fera pas des id�es.
J'arrive.
Ch�rie.
J'ai confiance, mais vu mon �ge, tout qui te regarde est une menace.
Pardonne-moi d'aborder le sujet. J'en suis tout penaud.
Nous pouvons rejoindre nos invit�s. Ils sont tous arriv�s.
O� puis-je trouver Mme Sebastian? - Au salon, monsieur.
Bonsoir...
Vous n'avez pas visit� la maison. - C'est une belle villa.
Je vous fais visiter? - Plus tard, on nous observe.
M. Devlin, je suis heureux de vous voir.
Votre �pouse a eu la gentillesse de m'inviter.
Nous �tions deux � le faire.
Veille � ce que notre ami s'amuse. Vous savez... Oh, excusez-moi...
Mme Esterich, comme je suis heureux de vous voir.
Ce ne sera pas facile. - Pourquoi?
Il est tr�s sensible � votre sujet. Il va nous surveiller.
Oui, il est jaloux de tout le monde.
Vous avez pris la cl� du trousseau?
Esp�rons qu'on ne tombe pas � court de boissons.
Je n'avais pas pens� � �a. - Un point important.
Merci.
M. Devlin, vous vous rappelez? - Se�ora Ortiz.
Comme c'est gentil de vous rappeler. J'adore le champagne. Puis-je?
Joseph? - Madame?
Y aura-t-il assez de champagne pour la soir�e?
Je ne sais pas, madame. Je I'esp�re.
Vous vous amusez, M. Devlin? - Beaucoup.
J'aimerais que nous parlions des �tats-Unis.
Je n'ai plus de nouvelles depuis longtemps.
Je serai heureux de vous en donner. Vous m'excusez, Se�ora Ortiz?
D�p�chons-nous. - Nous avons le temps.
Non, Joseph pourrait avoir besoin de bouteilles.
�a part plus vite qu'il ne le pensait.
Je suis d�sol� de I'apprendre. Est-ce qu'il nous observe?
Oui. Allez dans le jardin.
Attendez-moi, je vous montrerai la porte.
Tr�s belle soir�e, n'est-ce pas? - Merveilleuse.
Tu es merveilleuse. Je suis tr�s fier.
M. Devlin ne t'a pas importun�e? - Non, il noie son chagrin.
Je vais demander � I'orchestre de la musique br�silienne,
�a changera des valses.
Voici la porte.
Je laisse la porte du jardin ouverte et vous avertirai en cas de danger.
Que s'est-il pass�?
Du sable mill�sim�.
Il ne faut pas laisser de traces.
Trouvez-moi la m�me bouteille.
Mais ce n'est pas du sable. - On dirait un minerai.
C'est �trange. - Je suis morte de peur.
Imaginez que vous �tes la concierge. Elles n'ont jamais peur.
On est lents. - Nous sommes dans les temps.
J'entends des pas. - Ah, ce serait parfait.
Et s'il vient avec Joseph? - Tant pis.
On vient!
Alex, il nous a vus. - Je vais vous embrasser.
Mais il va penser... - Ce que je veux qu'il pense.
Remontez, Joseph. On a besoin de vous.
Oh, Dev, Dev...
Repoussez-moi.
D�sol� d'interrompre un moment aussi tendre.
Je n'ai pu I'en emp�cher. Il a bu.
Et il t'a port�e ici? - Je t'en prie, Alex.
Tu I'aimes. - Non. Allez-vous-en!
Quoique vous pensiez, votre femme dit la v�rit�.
Je I'ai aim�e avant vous, mais je n'ai pas eu votre chance.
D�sol�, Alicia. - Partez.
Bonne nuit.
Il m'a menac�e d'une sc�ne si je ne le voyais pas seule.
Il t'a embrass�e. - Je n'ai pas pu I'en emp�cher.
Nous en reparlerons.
Les invit�s sont en haut. Veux-tu bien les rejoindre?
M. Devlin, vous partez d�j�?
Je dois me lever t�t demain. Merci et bonne nuit.
Joseph? - Oui, monsieur?
Allons chercher le vin � pr�sent.
Je ne crois pas qu'on ait besoin de champagne.
Il en reste en haut, n'est-ce pas? - Oui, monsieur.
Du whisky et du vin? - Oui, monsieur.
Alors, donnons-leur �a. - Tr�s bien, monsieur.
Je suis d�sol�e, Alex.
Ma ch�rie, je ne me pardonnerai pas de m'�tre conduit comme un enfant.
Tu me crois? - Bien s�r, n'en parlons plus.
Merci.
Tu montes? - Pas tout de suite.
Le docteur Anderson m'attend dans mon bureau.
Dors bien. Ce fut une soir�e tr�s r�ussie.
Bonne nuit.
Merci d'�tre aussi gentil.
Maman.
Maman.
Pourquoi es-tu debout si t�t?
J'ai besoin de ton aide.
Un probl�me?
Un gros probl�me. Alicia...
Je m'y attendais. Je le savais.
De quoi s'agit-il? M. Devlin?
Non.
J'ai �pous� une espionne am�ricaine.
Bien s�r. C'est �vident � pr�sent.
Je le savais sans comprendre. Ils I'ont choisie � cause de son p�re.
J'ai �t� compl�tement fou.
J'ai �t� idiot de croire en ses baisers.
Cesse de remuer tes souvenirs!
Que vais-je faire? On ne peut rien faire. Je suis fini.
Ils sauront qui elle est. - Non.
Regarde ce qu'ils ont fait � Hupka. Emil n'avait rien fait.
Je les ai trahis et je n'ai pas d'excuse.
Je ferais la m�me chose, tuer le tra�tre.
Inutile qu'ils le sachent. - Mathis est sans piti�.
Oui, il te d�teste.
Mais il n'ira pas jusqu'� imaginer que tu as �pous� une espionne.
L'�normit� de ta stupidit� te prot�ge... Pour un temps.
Je vais m'occuper d'elle. - Non, pas comme �a.
Je la regardais endormie. J'aurais pu...
Du calme, Alex.
Tu es aussi imp�tueux qu'avant ton mariage.
Tu m'as exclue de cet �pisode. Laisse-moi arranger celui-ci.
�coute. Personne ne doit savoir qui elle est.
On ne doit pas la soup�onner, ni toi, ni moi.
Elle doit pouvoir bouger librement. Mais elle sera tenue en laisse.
Elle ne pourra rien leur dire de plus.
Elle doit partir, mais en douceur.
Elle pourrait tomber malade, et le rester un temps, jusqu'�...
Bois ton caf�, ch�rie, il va refroidir.
Sors-tu cet apr�s-midi? - Non, j'ai du courrier � r�diger.
Que vas-tu faire? - Un peu de l�che-vitrines.
J'irai me promener � I'Imperiale.
J'irai chez Cosmos voir leurs livres am�ricains.
Si tu vas dans ce coin, peux-tu voir si mes cigares sont arriv�s?
Il y a en a un millier.
Si c'est le cas, qu'ils me les gardent.
Vous �tes souffrante? - Non, la lumi�re me g�ne.
J'ai la migraine. Pourriez-vous...
On peut arranger �a. - Merci.
On s'expose parfois trop au soleil. Soyez prudente.
Vous pouvez �tre fi�re de vous, Mme... Sebastian.
Le sable ramen� par Devlin contient de I'uranium.
Nous savons donc quoi chercher.
Et votre mission sera de nous aider � trouver d'o� vient ce sable.
Il est vital de trouver I'entrep�t d'uranium
et on utilisera les grands moyens.
Votre aide nous sera pr�cieuse. - Bien.
Mais ce n'est pas pour �a que je vous ai fait venir.
Non? - Je voulais vous dire
que votre contact changera dans une semaine.
M. Devlin a �t� transf�r� en Espagne.
En Espagne?
M. Devlin le sait? - Il I'a demand� lui-m�me.
Pourquoi? - Il s'encro�te ici.
Il veut quitter Rio?
Je crois qu'il trouve I'Espagne plus int�ressante.
Je suppose que c'est le cas.
Il n'y a pas grand-chose � faire ici pour un homme intelligent comme lui.
Oui, c'est plus ou moins devenu de la routine.
Entre-temps, je continue � faire mon rapport � M. Devlin?
Oui, il reste ici jusqu'� I'arriv�e du nouveau.
Merci, capitaine Prescott. J'ouvrirai mes oreilles. Au revoir.
Au revoir. Et...
M�fiez-vous du soleil.
Ch�rie, qu'est-ce que tu as? - Je ne sais pas.
As-tu mal? - J'ai la t�te qui tourne, je...
Que se passe-t-il? - Un malaise.
�a ira. Rentrons.
D�sol�e d'�tre en retard.
On se sent seul sur un banc toute la journ�e.
Oui, Rio peut �tre une ville ennuyeuse.
Quoi de neuf? - Rien. Et vous?
Rien.
Aucun probl�me apr�s I'incident de I'autre soir?
Non. - Des informations sur le sable?
Non, rien encore.
C'est une visite de courtoisie?
L'air frais me fait du bien.
Vous n'avez pas I'air bien.
Vous �tes malade?
Non, la gueule de bois.
Vous vous �tes remise � boire. - �a all�ge mon fardeau.
Une grande f�te? - Rien que la famille.
Vous avez d� vous amuser.
�a passe le temps dans une ville ennuyeuse.
Vous devriez boire moins.
Ne trouvez-vous pas Rio difficile � supporter, vous aussi?
C'est pas mal comme ville.
Vous avez une mine �pouvantable. La soir�e a d� �tre rude.
Oui, elle le fut.
Si c'est �a que vous voulez, amusez-vous. C'est votre droit.
C'est vrai, Dev.
Tenez, ceci vous appartient. - Qu'est-ce que c'est?
Le foulard que vous m'avez pr�t� � Miami.
Vous faites le m�nage?
Au revoir, Dev. - Comment �a, au revoir?
Rien, je prends cong�.
L'air frais ne r�sout pas la gueule de bois.
Asseyez-vous, vous �tes so�le. - Je ne veux pas.
O� allez-vous? - Je rentre � la maison.
Vous devez vous soigner, Alicia. - Je me sens beaucoup mieux.
Vous avez une de ces mines...
Des cernes aux yeux.
Mon enfant, vous devez consulter un m�decin.
J'�vite les m�decins.
Ils veulent toujours vous hospitaliser.
Mais c'est peut-�tre n�cessaire.
Quand avez-vous ressenti les premiers sympt�mes?
Je ne m'en souviens pas. � la soir�e, je crois.
Une croisi�re serait mieux que les m�decins et I'h�pital.
Une petite croisi�re en Espagne. Tu retrouverais des couleurs.
Je ne le pense pas. Je n'aime pas naviguer.
Nous pourrions partir ensemble, si vous acceptez d'abandonner Alex.
Je pr�f�re Alex au mal de mer.
J'ai toujours le mal de mer.
Et si vous alliez � la montagne?
L'air y est frais et pur. J'y vais la semaine prochaine.
Vous partez? Vous allez me manquer.
Oui, j'ai trop retard� mes travaux.
Accompagnez-moi. La montagne ne vous donnera pas le mal de mer.
Le mont Imorez est splendide, avec ses fleurs et...
Alicia a besoin de repos, pas d'alpinisme.
J'ai entendu parler du mont Imorez. - Vraiment?
Oui, et des charmants petits villages.
Vous allez � Leopoldina? - Non, je vais � Santa Ma...
Un autre cognac, Otto?
Non, merci, je ne bois jamais plus d'un cognac,
et c'est m�me parfois trop. Je vais finir mon caf�.
Non, c'est... - Mais c'est...
Oh, je suis d�sol�.
Alex a sans doute raison, mon enfant.
Le repos est le meilleur rem�de.
Reposez-vous quelques jours,
lisez, relaxez-vous, oubliez tous vos soucis.
�a vous fera autant de bien que la m�decine ou I'air marin.
� mon retour vous serez sur pied, pour la plus grande joie de tous.
Excusez-moi, je d�sire aller me coucher.
Tu souffres de nouveau? - D�sol�e de me plaindre.
Dois-je t'accompagner?
Puis-je vous aider? Un peu d'eau chaude?
Non, ne vous donnez pas cette peine. �a ira.
J'insiste pour que vous appeliez un m�decin.
Elle n'a pas I'air bien, Alex. Je me fais du souci.
J'ai peur qu'elle ne soit tr�s malade.
Alicia! - Joseph!
Vous devez la porter dans... - Portez-la dans sa chambre.
Venez, ma ch�re.
Je savais bien qu'elle �tait malade. Ne vous fatiguez pas.
Restez calme.
Non, partez!
Ce sont des spasmes, rien de s�rieux.
Appelez un m�decin. Elle souffre trop.
Je vais appeler I'h�pital.
Ne vous en faites pas, Otto. Nous allons appeler un m�decin.
Nous prendrons soin d'elle.
Joseph, d�branchez le t�l�phone. Madame doit avoir le repos absolu.
Sortez-le de la chambre.
Cinq jours, hein?
Elle doit avoir fait la bringue. - Je ne crois pas.
Vous avez dit qu'elle buvait et que vous I'avez vue ivre.
Oui, mais j'y ai r�fl�chi. - R�fl�chi � quoi?
Son �bri�t�. Je ne la crois pas.
Pourquoi mentirait-elle?
Je I'ignore. Elle n'�tait pas ivre, mais malade.
C'est peut-�tre la raison de son absence.
Elle avait une sale mine. - �a ressemble � une gueule de bois.
Je vais lui rendre visite.
Une seconde, ne fichez pas tout en I'air.
On esp�re boucler I'affaire bient�t.
Je ne ficherai rien en I'air. Je suis un ami de la famille.
D'accord, allez-y.
Ne prenez aucun risque. Appelez-moi � votre retour.
Je le ferai. - Bien.
Bonsoir, monsieur. - Bonsoir, vos ma�tres sont I�?
Oui, monsieur.
Dites � M. Sebastian que M. Devlin est I�.
Un probl�me, Joseph? - Je suis d�sol�,
mais M. Sebastian a demand� de ne pas �tre d�rang�.
Il dort? - Non, il est en r�union.
Combien de temps cela durera-t-il? - Je I'ignore, monsieur.
Mme Sebastian est I�? - Euh... oui, monsieur.
Pouvez-vous la pr�venir? - Je ne peux pas, monsieur.
Pourquoi pas? - Elle est malade et alit�e.
Je suis d�sol� de I'apprendre. Depuis longtemps?
Une semaine. - Elle a vu un m�decin?
Je le crois. Nous nous faisons du souci.
Si vous voulez bien attendre, je pr�viens M. Sebastian.
Excusez-moi, monsieur. - Qu'y a-t-il, Joseph?
M. Devlin d�sire vous voir.
Oh, dites-lui que j'arrive dans une minute.
Bien, monsieur.
Continuez, �a me semble grave.
� moi aussi. Que s'est-il pass� lundi?
La m�me chose.
Quand j'ai quitt� la banque, un homme m'a suivi.
Et ce matin, � I'agence de voyages,
le m�me homme est entr�.
Alicia.
Alicia...
Alicia, qu'avez-vous?
Je suis heureuse que vous soyez venu.
Je le devais. Je n'en pouvais plus d'attendre et de m'inqui�ter.
Ce n'�tait pas I'alcool. Vous �tiez malade. Qu'avez-vous?
Oui, j'�tais malade.
Que vous arrive-t-il, Alicia? - Oh, Dev.
Qu'est-ce que vous avez?
Ils me donnent du poison.
Je n'ai pas pu leur �chapper. J'ai essay�, mais j'�tais trop faible.
Depuis quand? - Depuis la r�ception.
Alex et sa m�re m'ont d�masqu�e.
Essayez de vous relever.
Asseyez-vous. Je vais vous faire sortir d'ici.
Je pensais que vous �tiez parti.
Je devais vous revoir, et tout vous avouer.
Je partais parce que je vous aime.
Je ne supportais pas de vous voir ensemble.
Vous m'aimez? Pourquoi ne pas me I'avoir dit?
Je sais. Mais je n'y voyais pas clair.
J'�tais un imb�cile, ivre de douleur.
�a me d�chirait de ne pas vous avoir.
Vous m'aimez... Vous m'aimez...
Depuis longtemps. Depuis le d�but.
Mettez votre peignoir.
Allez, essayez de vous relever.
Dev, je n'y arrive pas, ils me donnent des somnif�res.
Restez �veill�e. Continuez de parler.
Vous avez un manteau? - Dans le placard.
Ils ne voulaient pas que les autres I'apprennent.
Continuez � parler.
Que s'est-il pass�?
Alex a tout d�couvert. - Et pas les autres?
Ils le tueraient, s'ils le savaient. Ils ont tu� Emil.
Vous souffrez? - Je ne sais pas avec les comprim�s.
Debout.
Redites-le-moi. �a me tient �veill�e.
Je vous aime.
Levez-vous, levez-vous.
R�veillez-vous. Parlez.
Le docteur Anderson... - Continuez, marchez, parlez!
Le sable vient du mont Imorez. - On le trouvera.
D'une ville appel�e Santa Ma quelque chose.
Bravo. On s'en occupera. Restez �veill�e, marchez.
Dev, ils sont tous ici. On ne s'en sortira pas.
Ne me quittez plus jamais.
Vous ne vous d�barrasserez plus jamais de moi.
Je n'ai jamais essay�.
Tenez bon, il arrive.
Que fais-tu, Alicia? Et vous, M. Devlin?
Je I'emm�ne � I'h�pital pour contrer le poison.
Le poison? - Et si j'informais vos amis?
Il faudrait le leur dire. - Je la ram�ne dans sa chambre.
Je ferai un scandale si vous essayez.
Il sait? - Oui.
Que se passe-t-il, Alex?
Alicia! - Elle va plus mal?
Oui. - Ch�rie, nous partons.
Rappelez-vous ce qu'ils ont fait � Emil.
Aide-le, Alex.
Vous r�fl�chissez vite, madame. - Je n'ai pas peur de mourir.
Tentez votre chance. Dites-leur qui elle est.
Besoin d'aide, Alex? - Non, �a ira.
O� I'emmenez-vous?
R�pondez, Sebastian.
� I'h�pital. Alex, parle-leur, vite!
J'en suis heureux. Vous avez trop tard�, Alex.
Qu'est-ce que je fais? Je tire?
Tenez bon, il reste vingt m�tres.
Que s'est-il pass�, Alex?
Oh, elle s'est �vanouie.
M. Devlin I'a entendue crier en m'attendant.
Viens, Alicia. - J'ai t�l�phon� � I'h�pital.
Vous avez une voiture? - Devant la porte.
Ton chapeau, Alex.
Vous les accompagnez? - Non. Alex m'appellera.
J'attendrai ici.
Comment vous sentez-vous? - �tourdie.
Respirez profond�ment. - D�p�chons...
Je dois m'asseoir � c�t� d'elle. - Pas de place, Sebastian.
Mais ils m'observent. - C'est votre probl�me.
Je vous en supplie, emmenez-moi. Je vous en supplie.
Il n'y a pas de t�l�phone dans sa chambre pour appeler I'h�pital.
Alex, voulez-vous bien rentrer?
J'aimerais vous parler.
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