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Zulu
Café ?
Oui, merci.
Pas trop.
- Tu t'es levé à quelle heure ? - Huit heures.
- Tu en veux ? - Oui, s'il te plaît.
Tu travailles tard, tu dois être fatigué.
Je reviens.
Mauvais étage !
Situation sécurisée. Envoyez le Français.
Il n'est pas là ?
Sur le canapé.
Il est où ?
Je comprends pas.
Abdelhamid Abaaoud.
- Je comprends pas. - Tu comprends pas...
Regarde-le bien.
Ahmed ?
Où est-il ?
Tu le connais ?
Je ne sais rien sur lui.
Où est-il ?
Il est peut-être sur le toit.
Rien de votre côté ?
Rien à signaler.
On l'a perdu.
- Non ? - Terminé.
SDAT 3, Athènes.
9h48.
Tentative d'extraction d'Abaaoud terminée.
Échec.
Ouais ?
Ouais ?
Le TN750 à tous. Tirs à l'arme à feu dans le 10e.
Tirs à l'arme à feu dans le 10e...
On fait demi-tour. Ouais, Marco ?
2 bombes au Stade de France ?
- Héloïse a la PP. Regroupe les autres. - Combien d'assaillants ?
Il y a des tirs dans le 10e. Donne-moi les rues.
Rue Bichat, rue Fontaine au Roi. - Oui ?
2 hommes en voiture tirent sur la foule.
Quitte pas. Des pertes ?
C'est très lourd.
Tirs à l'arme lourde. Demande de renfort.
C'est une scène de guerre ! Je répète !
Demande de renfort urgente. Rue de Charonne.
Sous-direction antiterroriste, je vous écoute.
Toutes les équipes de surveillance,
premier débrief salle F.
On sait pas combien y a de commandos. Y a une équipe
au Stade de France et dans Paris. Ça a tiré rue Bichat au Carillon,
rue de la Fontaine au Roi, on attend une confirmation
et dans le 11e, rue de Charonne. - Séverine,
pars au Stade de France. Sébastien, dans le 10e.
Ils sont entrés au Bataclan en plein concert.
Face à la terreur, la France doit être forte.
Attends, Marco. Ils sont passés des terrasses au Bataclan ?
Combien d'hommes ?
Combien d'hommes ?
Y a des blessés ?
Marco,
je te rappelle.
Ouais ?
Fred, le RAID
et la BRI sont arrivés. Ils préparent un assaut au Bataclan.
On a une estimation du nombre de victimes ?
Aucun chiffre précis. Une trentaine à Paris,
impossible de savoir au Bataclan.
Faut ressortir les objectifs en cours.
Tout le monde arrive.
- OK. - Nous avons, sur ma décision,
mobilisé toutes les forces possible,
pour qu'il puisse y avoir neutralisation des terroristes
et la mise en sécurité de tous les quartiers concernés.
La seconde décision que j'ai prise,
c'est la fermeture des frontières.
Intervention annulée aux Halles. Fausse alerte.
C'est une fausse alerte.
On en est où ?
Rue de la Fontaine au Roi,
ils fouillent les caves.
Françaises, Français, j'ai une pensée pour les victimes
très nombreuses, pour leur famille, pour les blessés.
Il y a plusieurs dizaines de tués, c'est une horreur.
J'ai besoin des horaires. Je vous rappelle.
On a 2 équipes. Peut-être une 3e.
Une au Stade de France, une autre dans le 10e.
Ils sont rentrés dans le Bataclan.
Ils ont laissé un gars boulevard Voltaire.
Ils seraient passés de Bichat à Nation, puis au Bataclan.
C'est ça ? - On vérifie les horaires.
On coordonne le 17 avec la DSPAP ?
J'ai envoyé une équipe, mais les lignes sont saturées.
Le 197 sera bientôt activé. Faudra gérer l'afflux d'informations.
OK, OK.
L'assaut va être donné au Bataclan.
C'est en ce moment même
que les forces de sécurité font assaut, notamment dans un lieu à Paris.
J'ai également demandé des renforts militaires pour être sûr
qu'aucune attaque ne puisse de nouveau avoir lieu. Françaises...
Je te rappelle.
de garder ici
toute votre confiance
dans ce qu'on peut faire avec les forces de sécurité
pour préserver notre nation des actes terroristes.
Vous avez un bilan ?
Non. On attend une remontée de la BSPP et des hôpitaux.
On a confirmation que les terroristes au Bataclan ne sont pas les mêmes
que ceux qui ont frappé les terrasses.
- Il y a des terroristes en fuite ? - Je pense
que comme on ignore le nombre de terroristes en fuite,
ni si d'autres cellules passeront à l'acte, comme Coulibaly en janvier,
je préconise la fermeture de la ville jusqu'à ce que la situation
soit sécurisée. - Ne cédons pas à la panique.
C'est pas céder à la panique...
Le PR va promulguer l'état d'urgence.
On a une première remontée d'infos.
On a une première remontée d'infos.
- Pardon. - C'est un bilan provisoire
de la BSPP du 11e.
Il y aurait entre 60 et 80 victimes au Bataclan, minimum.
Le bilan ne fait que s'alourdir. J'ignore si c'est lié à Athènes.
Sûrement, je sais pas.
Je te tiens au courant. Je rentrerai pas tant qu'ils seront en fuite.
Embrasse les enfants, je te rappelle.
On dénombre au moins 100 morts dans Paris.
C'est un massacre.
Les médecins s'occupent des victimes, les pompiers évacuent les lieux
et nos collègues vont sécuriser la ville.
On est préparés pour ça,
mais ceux pour qui la charge émotionnelle est trop importante,
peuvent se mettre sur le côté, ils seront pas jugés.
Si quelqu'un connaissait une victime,
je préfère qu'il rentre chez lui ou qu'il aille sur le terrain.
On ne laisse pas place
à nos émotions personnelles. OK ?
OK.
Le groupe de Marco s'occupera
de l'enquête en lien avec le groupe de Stéphanie
qui supervisera la procédure. Sarah prend
la tête de l'atelier Surveillance.
Vous attendez les ordres du groupe Enquête.
L'atelier Cyber sera dirigé par Julien et Mélanie.
Répartissez-vous entre infiltration et veille sur les réseaux
et faites remonter les messages de soutien à Daesh
que vous trouverez. Le groupe de Margot s'occupera des victimes.
Identification, lieu d'hospitalisation.
Il y aurait deux terroristes, voire trois, en fuite dans Paris.
Il est 1h17. Ils ont disparu des radars vers 22 h.
Ils ont plus de 3 h d'avance sur nous.
On va établir un périmètre
des endroits où ils ont pu se rendre,
et verrouiller Paris et la banlieue.
Tous les indics, tous les infiltrés, tous les flics doivent se coordonner.
Je veux chaque type ayant eu un comportement bizarre en garde à vue.
Chacun reste concentré sur sa tâche, comme il le fait tous les jours.
OK ? - OUI.
Merci.
On a repéré
la voiture des tireurs des terrasses.
Une Seat noire.
Celle-ci, là.
Donc là,
ils partent de la rue Charonne,
et ils vont bifurquer boulevard Voltaire.
Y en a un qui sort.
- Ils sont plus que 2 dans la voiture ? - Ouais.
D'accord. Ensuite ?
- La voiture repart. - Ouais.
On les récupère là, Place de la Nation.
Attends...
Quoi ?
OK. On est sûrs de ça ?
La prochaine fois, on les récupère ici.
Rue d'Avron.
Après la rue d'Avron, c'est mort,
on les perd.
OK. Traquez les villes de banlieue est,
demandez les vidéos de Vincennes, Montreuil et Bagnolet.
- Chef ? - Oui.
La PTS a trouvé des papiers dans la voiture devant le Bataclan
au nom de Salah Abdeslam.
- Français ? - Non, belge. Molenbeek.
Un proche d'Abaaoud.
Ouais. Et la suite
va encore moins vous plaire. Il a regagné la Belgique cette nuit
accompagné de deux hommes.
Salah Abdeslam, 26 ans, né à Bruxelles,
en fuite, a loué en son nom les deux voitures
qui ont servi aux attentats d'hier soir. Le premier véhicule
a été retrouvé devant le Bataclan alors que la 2e voiture,
une Seat noire, a servi aux 2 terroristes
qui ont attaqué les terrasses armés de kalachnikovs
et qui sont toujours en suite. Salah Abdeslam,
a été vu ce matin à la frontière franco-belge
accompagné de deux hommes...
Aucune trace d'un voyage d'Abdeslam en Syrie.
En tout cas,
d'après les services belges, il serait l'ami d'enfance d'Abaaoud.
Il a pu superviser les opérations depuis la Belgique
ou de Paris, mais sous les ordres d'Abaaoud.
- On est sûrs qu'Abaaoud est en Syrie ? - C'est quasi certain.
Après l'échec d'Athènes, il a rejoint Rakka.
On n'a plus de trace de son passage depuis.
Le PR prend la parole à 20 h. On en est où à la SDAT ?
On est sur le pont. On travaille sur plusieurs pistes.
214 perquisitions ont déjà été menées
et 37 gardes à vue sont en cours.
Très bien. Côté DGSI ?
On a un truc intéressant. Omar Alaoui.
Trafiqueur multirécidiviste, fiché S, radicalisé dans les années 2000
en prison par Djamel Bouziad.
C'est lui.
Il a changé trois fois de carte SIM en 2 semaines.
Il a fait 3 allers-retours en Belgique depuis début octobre.
Depuis, il a tout fait pour échapper à notre surveillance.
Oui ?
Je t'ai envoyé la fiche d'Omar Alaoui.
D'accord. Je l'ai reçue.
La DGSI va t'envoyer le numéro de sa carte SIM.
Lance une surveillance. - Ça marche.
- Ça vient de la DGSI. - Vous avez quoi sur Omar Alaoui ?
Il est peut-être lié aux terroristes. OK.
On recherche une Seat noire en fuite.
Sarah, une demande de surv importante.
On s'en occupe.
Djibril, Foued, partez en surv
sur Omar Alaoui. 35, rue du Faubourg-Saint-Denis.
Allez, Omar.
Allez, mon petit. Allez !
Ça y est, ça rentre.
9h30. Alaoui entre en site. Il sort d'un véhicule : Smart noire
immatriculée Bravo, Mike, 547, IE.
Et voilà. Bravo, mon, gars.
Tiens, regarde ça.
- Toujours pas de Seat noire ? - Non.
Il est toujours en garde à vue ? OK, merci.
C'est de la folie. Les frères qui ont fait ça sont allés au paradis.
On aurait été sur le shâm, j'aurais fêté ça avec les frères.
Mashallah. Je préfère pas parler au téléphone.
T'es chez toi ce soir ? - Bien sûr. Je peux faire quoi ?
Le colis que je t'ai donné y a 3 jours,
faudra qu'on en parle, mais pas au téléphone.
C'est un peu chaud.
Je passe chez toi ce soir ? - Passe quand tu veux.
- À quelle heure ? - Comme la dernière fois.
OK, inshallah.
Allez, salam. À tout à l'heure.
J'ai une écoute intéressante chez Benkhadra.
Il doit rejoindre un certain Mokrani
dans la soirée.
On connaît un Mokrani ?
Ça me dit rien.
Moi non plus.
Oui, c'est pour une vérif
suite à une écoute dans le dossier Benkhadra.
Je cherche un certain Mokrani.
Benkhadra est très identifié, mais on a rien sur Mokrani.
Benkhadra a jamais rompu avec le banditisme.
C'est Mokrani qui m'a interpellée.
- Pourquoi ? - On a rien sur lui.
C'est intéressant.
J'ai fait une demande de recherche,
il gravite dans les milieux salafs à distance.
Super.
J'envoie à la Surv. Merci, Inès.
Merci.
Bouge pas, ferme ta gueule !
Bouge pas ! Arrête-toi !
Fils de pute !
Bouge pas !
Arrête-toi !
Arrête-toi !
À terre, putain !
À terre !
À terre, putain !
Rien de plus ? Abdeslam t'appelle la nuit d'un attentat,
tu prends ta bagnole,
tu fais 600 bornes aller-retour dans la nuit,
tu le déposes et tu trouves ça normal ?
Je trouvais pas ça normal, mais Salah, c'est comme un frère.
S'il a une galère, j'y vais.
- Et tu sais pas où il est ? - Non, je vous l'ai dit
10 fois. Il m'a demandé de le déposer près de la gare.
Après, je sais pas ce qu'il a fait.
Ça va ! On a compris. Ensuite, il t'a rien dit ?
Si.
Qu'il avait participé aux attentats. Et que c'était pas fini.
Que c'était que le début. Que ça allait encore péter dans Paris.
Il a dit qu'il avait une ceinture d'explosifs.
On croyait que c'était du mytho... - Attends.
Il a précisé des choses ?
Non ! il a rien dit de plus.
Mais il a dit quoi ?
Qu'il allait tout faire péter.
OK. Tu sais ce qu'on va faire ? T'es en garde à vue.
J'ai rien fait !
Pour le terrorisme, ça peut durer 6 jours.
- J'ai tout balancé ! - On va te charger
de tout ce qu'on peut. - Mais j'ai rien fait !
Ça stoppe là. Arrête-toi là.
Attention, il sort. Djibril, sors pas tout de suite.
Là, il rentre.
Il est rentré. Vas-y, Djibril.
Je peux vous aider ?
Bonjour. J'ai une livraison pour M. Alaoui.
C'est au fond du couloir, rez-de-chaussée.
Merci beaucoup, monsieur.
Turnover
dans 30 min. Commencez les transitions avec les nouvelles équipes.
Marco, du nouveau sur Mokrani ?
J'ai transmis à la Surv. Ils verront demain matin.
Ce sera trop tard. Benkhadra lui rend visite ce soir.
Ils ont déjà beaucoup de dossiers en cours.
Tous prioritaires.
OK ?
Allô ?
OK. T'es avec le proc ?
On a retrouvé trois kalachnikovs et six chargeurs dedans.
Des cartouches et des chargeurs vides aussi.
On a lancé les recherches de traces papillaires et bio.
- Le sélecteur de tirs est... - En rafale.
- Les numéros sont pas limés ? - Non. On a transmis à la PTS.
On saura vite si ça parle.
- On les a vus quitter la voiture ? - On interroge le voisinage, mais rien.
- C'est le métro Croix de Chavaux ? - Ouais.
On a vérifié les caméras ? Ils ont pu partir par là.
La demande est en cours.
Envoyez ça au labo et tenez-moi au courant.
- Fred ? - Oui.
La Surv a logé Alaoui à Vitry.
J'ai demandé le RAID
pour l'interpél.
POLICE !
Alaoui !
Omar Alaoui, à terre !
Bouge plus !
Bouge pas !
Arrête-toi !
Police !
- Cours pas ! - Arrête-toi !
Mets tes mains en évidence !
Bouge pas, à terre !
13 kg de coke ?
Oui, c'est pour ça qu'Alaoui a disparu des radars.
On est sûrs qu'il a rien à voir avec les commandos ?
D'après son emploi du temps, non.
La DGSI est pas foutue de savoir ça ?
- Que veux-tu que je te dise ? - Et la Seat retrouvée à Montreuil ?
Abdeslam, ça donne quoi ?
Y a rien pour le moment !
Oui ?
On a mis des taupes partout.
Bars suspects, mosquées clandestines, prisons...
Dis-moi.
- Chef. - Attends.
On a un retour de la BRF
sur la vidéo du métro.
On a repéré 2 suspects. On a la vidéo dans 30 min.
C'est trop long. Marco !
Dis à la BRF de se bouger le cul.
On en a besoin dans moins de 15 min.
On l'a déjà dit sur ce plateau, je crois qu'on est dans une guerre.
Vous utilisez aussi le mot "guerre". Ça veut dire quoi ?
On savait que ça pouvait arriver. C'est arrivé,
pardon de le dire, quelques mois après Charlie Hebdo.
Les mesures que nous prenons en France sont insuffisantes pour nous protéger.
J'entends bien depuis quelques mois et encore plus depuis quelques jours
que l'on nous explique qu'on a réussi à déjouer des attentats.
Si j'ai bien lu la presse ces derniers mois,
on a eu affaire à des gens maladroits qui se sont ratés tout seuls
plutôt que des services de sécurité qui nous auraient protégés.
Putain...
23h04. Benkhadra arrive au domicile présumé de Tarek Mokrani.
Vous avez identifié deux hommes armés.
- C'est ça ? - Oui.
Il a parlé, mais je me souviens pas de ce qu'il a dit.
Je sais
que c'est difficile, mais essayez de vous souvenir.
Il s'est retourné vers l'autre, il a parlé.
- Ils étaient habillés normalement. - Y en a un qui a rigolé.
Il s'est retourné vers l'autre et il rigolait.
Jeunes.
J'ai croisé le regard d'un des deux à un moment.
C'est comme s'il regardait rien.
Il regardait rien.
Tous ces gens qu'il venait de tuer, c'était rien.
Vous vous rappelez d'un autre détail vestimentaire ?
Il avait un sweat à capuche bleu marine.
Très bien.
La même couleur que votre veste.
Vous avez quel âge ?
23.
Vous l'avez vu parmi les tireurs ?
Non.
Le seul que j'ai vu...
il a essayé de me tirer dessus.
Son arme marchait pas.
Alors, il a réessayé.
Ça marche toujours pas.
Je sais pas pourquoi je suis encore en vie.
- Il tirait... - Je sais pas...
Je m'étais caché
derrière une table. Je voyais que leurs pieds.
Il y en a un qui avait des baskets orange.
- Orange ? - Ouais.
Orange flashy.
Et après...
Le silence.
Tu peux m'appeler pour me dire des trucs gentils.
Ça me ferait plaisir.
SDAT 16 fait un premier passage
au domicile supposé de Tarek Mokrani.
Il est 12h45.
On dresse le PV.
Enghien-les-Bains, trois jours.
Exactement, toi et moi.
Les fenêtres sont obstruées par des rideaux.
Aucun mouvement suspect
à l'intérieur.
Ça bouge au niveau de la fenêtre.
Tire-toi vite. - Trois jours là-bas.
On note le mouvement.
Individu de type NA,
barbu, 25 ans environ. - Je confirme.
Je te capte plus.
Mets-toi où tu étais.
Rallume la caméra. Putain, t'es belle.
On dresse
un passage Eucaris pour la plaque belge.
Delattre !
Attends !
Delattre !
Un groupe de croyants des soldats du Kalifa,
qu'Allah lui donne la puissance et victoire,
a pris pour cible la capitale des abominations et de la perversion,
celle qui porte la bannière de la croix en Europe : Paris.
Huit frères,
portant des ceintures d'explosifs et des fusils d'assaut,
ont pris pour cible des endroits choisis
au cœur de la capitale française.
Le Stade de France,
le Bataclan où étaient rassemblés des idolâtres
dans une fête de perversité ainsi que d'autres cibles dans les 10e,
le 11e et le 18e arrondissements.
Le bilan de ces attaques est de minimum 200 croisés tués.
La France et ceux qui suivent sa voie
doivent savoir qu'ils restent les principales cibles de l'EI.
C'est que le début de la tempête et un avertissement pour ceux...
C'est la revendication des attentats par Daesh.
Tu sais pourquoi je te fais écouter ça ?
Pour que tu entendes la voix de tes petits copains.
Quand on aura prouvé que les armes ont transité par toi,
on le communiquera au proc.
Ce qui te reste à tirer, tu le compteras en années.
Je suis en taule depuis deux mois. Je comprends pas...
Non, je te demande de comprendre
de qui je parle.
Vous vous gourez, j'ai jamais trafiqué avec ces enculés.
Les numéros de série retrouvés dans la bagnole des terroristes
correspondent aux armes que tu avais.
Ça, c'est à toi.
C'était dans la voiture des tireurs.
J'étais prêt
à ce que ça reste off, mais faut m'en donner plus.
Sinon, elle va noter toutes les conneries que tu vas dire.
Vas-y.
Désolé, j'ai rien à dire.
J'ai des principes.
T'as des principes ?
Vendre des armes à des terroristes islamistes, ça en a fait partie ?
C'est pour ça, la jolie croix sur ton avant-bras ?
Hé...
130 morts. Tu entends ?
Des mères, des pères, des ados.
Des enfants se sont réveillés hier matin,
on a dû leur dire qu'ils reverraient jamais leurs parents.
T'as des enfants ?
T'as des enfants ou pas ? - Ça te fout quoi ?
Ils sont où ?
Chez ton ex ?
Chez ta mère ?
Je vais sûrement
leur dire qu'ils partent pour l'assistance publique.
Et je leur dirai à quoi tu as participé.
Je savais pas à qui je vendais.
À qui tu vendais quoi ?
Y a un an...
J'entends pas !
Y a un an, j'ai reçu un contact pour...
déposer des armes dans un container à Charleroi.
On m'a juste dit où étaient les clés.
OK !
Tu vois ? On va faire comme si tu nous l'avais dit de bonne volonté.
Ça va plaire au proc. Ton contact...
il m'a dit s'appeler Abu Omar.
Abu Omar.
Lui ? - Non, connais pas.
OK. Quoi d'autre ?
Allez, quoi d'autre ? - J'ai quoi à gagner ?
Ma patience, mais pas longtemps. Accouche.
2-3 semaines après,
j'ai reçu un appel pour une autre livraison d'armes à...
En région parisienne. Je sais pas si c'est lié.
Tout est lié. C'est quoi, son nom ?
Il me l'a pas dit.
Mais je l'ai croisé pendant la transaction.
Et ?
Je l'ai croisé à Fresnes, il y a longtemps.
Il s'appelle Khalid Ben Ahmet.
Voilà.
Je lui ai vendu les armes,
car c'est une tapette et je m'en branle.
- OK. - C'est pas mes 3 kalachs qui ont fait
les 130 morts, c'est 50 ans de politique de moules !
- C'est tout ? - Non. C'est pas tout.
Vendredi soir, fallait balancer l'armée.
Le napalm sur la banlieue,
mais vous le ferez pas, bande de petites bites.
- OK, c'est tout. - Ma croix,
tu la regardes bien et tu la laisses où elle est.
Sur ce Ben Ahmet,
comment il a pu se retrouver dans la nature ?
C'est de notre faute. On a fait la procédure de suivi,
mais on l'a perdu.
C'est délicat.
- Oui, c'est délicat. - On peut pas mobiliser
des centaines d'agents sur des centaines de fichés S.
Non, mais un fiché S qui a récupéré un arsenal de guerre, vous devriez.
Inutile de remettre en question le fonctionnement des services.
Il faut neutraliser les fugitifs, ce qu'on essaie de faire.
Pourquoi vous n'avez rien ? Ça fait 3 jours.
Trois putains de journées. Pardonnez-moi l'expression.
Mes hommes ne dorment pas depuis vendredi.
Nous non plus. Vous insinuez quoi ?
On a une responsabilité qui vous dépasse peut-être...
Pardon ?
Faire comprendre à nos concitoyens qu'ils sont en sécurité.
Le ministre attend des choses tangibles. Trouvez-moi ce Ben Ahmet.
Épluchez les écoutes de Ben Ahmet ces six derniers mois.
Khalid, c'est Mouss.
T'es où, putain ?
J'arrive pas à t'avoir.
Le dossier garde à vue, il est où ?
Le jeune de Montargis, il va nous rejoindre.
- Il était fiché, on aurait dû le savoir. - Rappelle.
J'ai récupéré le contact
pour les instruments. - Allô, Khalid ?
Je t'ai dit de ne pas parler au téléphone !
- Radicalisé en Turquie depuis 2013. - On cherche un Khalid Ben Ahmet.
Il me faut ce rapport dans 10 min.
Je compte sur toi. - La DGSI l'a perdu.
Côté cyber ?
Rien, même dans nos infiltrations des comptes syriens.
Que dalle. À part la revendication de Daesh.
Attends. Marco ?
Il a acheté une Mercedes.
Génial. J'arrive.
OK.
Faites circuler le modèle
et l'immatriculation de cette bagnole.
On a diffusé un appel à témoins en donnant son signalement.
- Pour la voiture ? - On a transmis
la plaque aux effectifs.
Niveau maillage ?
On est noyés sous les infos. Rien qu'hier soir, on a eu 500 appels.
Police !
POLICE !
Tarek Mokrani,
vous êtes en garde à vue à 13h45
pour association de malfaiteurs liée à une entreprise terroriste.
Vous voulez appelez un médecin ?
Je veux parler à ton chef, c'est mieux.
- Vous savez... - C'est bon ?
On peut parler ?
Je veux voir Martin Bérieux.
Allô ? Je bosse pour vous ?
Hé !
3 ans d'infiltration pour rien. En un jour, vous ruinez tout.
- Je suis navrée. - Navrée ?
Explique ça à tes recrues,
qu'elles bousillent pas le travail des autres.
- Martin, baisse d'un ton. - Non !
Remets de l'ordre dans tes services.
Tu redescends !
Quand tu me mets
sur un dealer et que je mobilise 20 gars sur cette piste,
je vais te parler des compétences de ton service
de renseignements ? - Quoi ?
Je continue ? ils servent à quoi tes indics infiltrés ?
Ils ont indiqué quoi ?
Je savais pas que Mokrani travaillait pour la DGSI.
C'est pas le problème.
La DGSI n'a pas su qu'on avait localisé Mokrani.
Aucun mandat de C1, aucune intervention de la Surv,
pas de validation par le groupe Enquête.
Bien sûr, aucun PV.
J'ai une petite question. Comment avez-vous eu l'adresse ?
J'ai eu l'info par une source...
Non, la vérité, s'il vous plaît.
Je l'ai suivi.
Vous avez suivi qui ?
Benkhadra. Les groupes de surv
étaient pas dispos. Il avait rendez-vous le soir, je l'ai suivi.
C'était une piste solide. Je pouvais pas savoir
que Mokrani travaillait pour la DGSI. - Attendez.
Vous croyez que le problème était la DGSI ?
Non, il est avec l'efficacité de ce service.
Vous avez travaillé en dehors de toute procédure.
Imaginez qu'à la place de Mokrani, vous ayez interpellé Abdeslam ?
Si son avocat apprend qu'il a été localisé
hors de tout cadre juridique, vous savez ce qui se passe ?
Vous savez ce qui se passe ?
Il pourrait être remis en liberté.
Voilà.
- J'ai fait mon devoir. - Oui.
Seulement, on est plus à la PJ de Roubaix.
On fait pas d'infiltration sauvage. Vous comprenez ?
Ce que votre devoir
vous a ordonné de faire, c'est la pire chose qu'on puisse faire.
Leur donner une possibilité de s'en sortir.
- Je suis désolée. - Vous pouvez l'être.
C'est la première fois et c'est la dernière.
Retournez bécaner.
Je veux un point dans 2 h sur les appels 197.
Putain de merde...
Ça va ?
Oui, ça va. On a combien de témoignages
à traiter ?
On arrive à 1250 appels depuis ce matin.
OK.
Salam aleykoum.
Khalid aussi est lié à eux.
- Aux frères belges ? - Oui.
Khalid, le cousin de Malik ? Celui qui venait ici ?
Oui, Ben Ahmet.
Il aurait reçu l'appel d'un émir en Syrie.
Bismillah.
Bonjour, monsieur.
Sous-direction antiterroriste. - Bonjour.
Que puis-je faire pour vous ?
Je cherche des infos sur Khalid Ben Ahmet.
On sait que Ben Ahmet fréquentait cette mosquée.
Plusieurs sources laissent penser qu'il est lié aux attentats.
Vous pouvez me parler de lui ?
J'aimerais vous renseigner.
Khalid était un bon garçon. Depuis plusieurs mois, il a basculé.
Il a rejoint des frères qui se sont perdus.
Si je savais où il était, je vous le dirais.
Personne ne l'a vu depuis des semaines.
Aidez-le, s'il vous plaît.
Oui ?
J'allais te rappeler.
On a sans doute Abaaoud.
Le ministère a appelé. Des Mirages sont en route.
Une série de raids
hier soir contre Rakka, fief du groupe terroriste,
Daesh en Syrie, dix chasseurs ont largué 20 bombes
visant dépôts d'armes, camps d'entraînement
et postes de commandement.
Jamais la France n'avait opéré un raid aussi massif
depuis le début des frappes le 27 septembre.
La cible : le Belge Abdelhamid Abaaoud
soupçonné d'avoir préparé les attaques de vendredi depuis la Syrie.
Il avait déjà fait parler de lui en janvier quand son arrestation
avait échoué de peu à Athènes. Si cette perte
se confirme, ce serait un coup dur pour l'EI,
tant l'influence d'Abdelhamid Abaaoud semblait grandissante
chez les djihadistes francophones.
La possibilité
a été donnée...
J'ai fait de l'athlétisme et...
Y avait une étape où c'était saut en longueur, après...
Lancer de vortex... - Je te rappelle, mon chéri.
Oui ? - Le dossier Ben Ahmet.
Merci.
Sa voiture
a été flashée à Montargis vendredi à 22 h.
Donc il était pas à Paris.
OK.
Par contre, il s'est activé le 14 pour trouver une planque
et son téléphone a cessé de borner
hier soir à 23 h. - Très bien, merci.
J'ai peut-être un truc.
Une fille dit savoir où se planquent les deux terros.
Ils seraient sous un échangeur de la A86, du côté d'Aubervilliers.
Habillés comme des clodos.
Elle parle d'Abaaoud et d'Abdeslam,
mais elle parle d'un détail hyper intéressant, les baskets orange fluo.
Et alors ?
Un témoin à l'hôpital parlait
de baskets orange fluo, ça a fuité nulle part.
Elle hébergerait une cousine lointaine d'Abaaoud, Hasna Ait Boulhacem.
- C'est le PV ? - Oui.
Ça paraît improbable, quand même.
C'est les baskets fluo qui est bizarre.
On fait des recherches sur Hasna Ait Boulhacem
et sur l'environnement de la témoin.
- Allô ? - Bonjour, madame.
Samia Khelouf ? - Oui.
Capitaine Inès Moreau de la SDAT.
Vous avez appelé le numéro d'alerte attentat ?
Pourquoi vous rappelez que maintenant ? J'ai appelé plusieurs fois.
Je sais où sont cachés les deux terroristes.
Vous pouvez répéter ?
Madame ?
Je sais où sont les deux terroristes.
Marco, je peux te voir ?
Samia, 30 ans, résidente à Saint-Denis,
inconnue des services de police.
Elle héberge une cousine d'Abdelhamid Abaaoud,
pas dans les fichiers, Hasna Ait Boulhacem.
Elle sait où sont
les deux terroristes.
Ils seraient sous un échangeur de la A86, vers Aubervilliers.
Elle les a vus. L'un avait
un jean et ressemblait à un Rom.
L'autre, à un hirsute avec un bombers et des baskets orange fluo.
Sauf qu'elle identifie deux personnes.
Abaaoud formellement et elle a évoqué Abdeslam avant de se rétracter.
Abdeslam est en Belgique et Abaaoud a été tué.
Je sais.
Ta nana veut pas juste parler pour parler ?
Les baskets orange fluo n'ont pas fuité et 3 témoins en ont parlé.
Ça mérite qu'on l'écoute. - OK.
Tu la fais venir et t'organises son audition.
OK.
De la BAC 26. On est derrière une Mercedes noire.
Véhicule signalé au fichier, on est en marquage discret.
Il est plaqué Bravo-Charlie
254-Ninja-Uniforme. Un seul individu à bord.
On attend les instructions.
Après le choc, le recueillement. Dans quelques instants,
la France va se figer pour une minute de silence.
Des villes où les citoyens rendent hommage...
Viens là !
- Bouge pas ! - Arrête-toi !
Viens ici ! - Police !
Arrête-toi !
Poussez-vous ! Pousse-toi !
- Arrête-toi ! - Arrête-toi !
Arrête-toi, police, arrête !
Putain, arrête-toi !
Dégage !
Sors de la voiture !
Sors !
Lâchez-moi !
Lâchez-moi !
C'est bon !
J'ai rien ! - Donne tes mains.
Khalid Ben Ahmet.
Vous confirmez ou on vous appelle Abu quelque chose ?
Jackie Delattre, ça vous parle ?
Ça vous dit rien ?
C'est lui, là.
Vous avez fait de la prison ensemble. Vous lui avez acheté
des armes.
Vous faisiez quoi le soir du 13 novembre ?
Ils ont envoyé la foudre.
Vous avez peur ?
Ça se voit que vous avez peur.
Ils vont venir
vous égorger.
Vous savez quoi sur les deux tireurs des terrasses ?
Tout ce que je peux vous dire,
c'est que la main qui vous frappe,
c'est pas n'importe quelle main.
C'est la main d'Allah
et de son Prophète Mohammed salla allahou alayhi wa salam.
Et c'est pas fini. Elle va encore vous frapper.
Les frères en liberté vont venir vous tuer
les uns après les autres. Vous, vos femmes et les enfants...
- Arrête ! - Arrêtez !
Lâche-le !
Ça va, ça va !
Tu m'arrêtes ça. Qu'est-ce qui te prend, Fred ?
Tu te reprends ?
Si tu peux pas garder la tête froide, tu sers à rien, rentre chez toi.
Rassemble-toi ! Réfléchis ! J'ai besoin de toi !
Tu trouves un moyen de faire parler ce connard.
Samia Khelouf ?
Je suis le capitaine Moreau. On s'est parlé hier.
Venez, suivez-moi. Je vais regarder dans votre sac.
Tournez-vous, les bras en croix.
OK, vous pouvez vous tourner.
Désolée, c'est la procédure.
On va tout droit.
Hop. Par ici.
Samia Khelouf. Vous êtes née le 16 août 1983
à Épinay-sur-Seine dans le 93.
Vous êtes de nationalité française.
Vous demeurez au 45 rue Paul Éluard à Saint-Denis
en compagnie d'Hasna Boulhacem qui réside chez vous depuis 2 mois.
On vous écoute.
Donc, il était 21h30, 22 h.
On a pris la voiture, on est arrivées à Aubervilliers
sur le rond-point de la A86.
Et Hasna était au téléphone...
Je saurais pas vous dire avec qui,
mais c'était la Belgique.
Comment vous savez que c'était quelqu'un en Belgique ?
J'ai vu le numéro.
Elle m'a dit
qu'elle voulait sortir, car son cousin de 14 ans
allait nous rejoindre, car il avait pas
de logement.
Il était à la rue. Et donc,
on a avancé jusqu'à l'entrée du camp.
Il nous a repérées direct.
Il avait un sweat à capuche noir
et des baskets orange.
J'ai pas pu
m'empêcher, je l'ai regardé,
je lui ai dit : "C'est vous, les attentats ?"
Il m'a regardée dans les yeux et il m'a dit : "Oui."
"Oui, c'est moi, les terrasses." il m'a dit : "On va recommencer,
"on va attaquer un commissariat ou une crèche à la Défense."
Il a continué à dire à Hasna qu'elle devait l'aider,
qu'il fallait qu'il trouve un logement, et tout ça...
On est parties.
On est retournées vers la voiture.
Sur le chemin, elle a commencé à appeler des gens
pour lui trouver un lieu pour dormir.
Après, on a pris la voiture et on est rentrées.
Voilà.
- Et les perquises dans sa voiture ? - Y a que ses empreintes.
- Pas de trace d'explosifs ? - Rien du tout.
On vient de sortir les photos de son téléphone.
Vas-y.
Reviens. Attends. Là.
Encore.
Là, oui.
Agrandis le bâtiment.
Encore.
On a trouvé
des trucs sur toi, Ben Ahmet.
Un voyage il y a 5 ans. Ça te dit quelque chose ?
Va te faire enculer.
Oui.
- Va te faire enculer ! - C'est toi,
sur la photo ? - Regarde.
Regarde.
Tu vois ? On a eu du mal à identifier les lieux,
mais on penche pour Ispahan. - Le droit
à la vie privée, vous connaissez pas ?
Si, c'est très important.
Ce serait pas correct
si on disait à tes potes que t'as fait une visite chez les Iraniens.
Je suis pas allé chez les Iraniens. J'ai vu une copine.
Une chiite ?
Aïe, c'est pas très bon, ça.
- Ferme-la, espèce de pute ! - Écoute-moi bien, sale con.
Dis-moi qui a fait ça
et je poste pas sur ton Facebook que tu vois une chiite.
Balance !
Allez !
Voilà, ça sort. Vas-y !
J'ai rien à voir avec vos gars.
T'as acheté des armes à Delattre.
Que pour ma cellule. Le 13, j'étais pas sur Paris.
Quand j'ai vu
les attentats, j'ai planqué mes armes.
- Où ça ? - Dans une forêt, en province.
- Où ça ? - Je sais pas. Ramenez un plan.
Tu me dis de la merde !
- Je vous dis la vérité. - Dis-moi la vérité.
Sur la vie du Prophète Mohammed que je vous dis la vérité !
Dieu est mon témoin.
Sur la vie du Prophète !
On va y arriver.
C'est lui.
Vous êtes sûre ?
Oui, c'est lui.
Il a maigri, il a le visage creusé, mais c'est lui.
- Lui ? Abaaoud ? - Je suis sûre à 100 %.
Je l'ai vu sous la A86.
J'aimerais revenir un peu en arrière.
Vous pouvez nous dire pourquoi vous y êtes allées ?
Ça change quoi ?
Ça change quoi ? Vous hébergez la cousine
d'Abaaoud et 3 jours après les attentats,
vous allez voir son cousin avec elle.
C'est pas un peu étrange ? - Non.
Elle me dit : "On va voir mon cousin de 14 ans"...
Hasna est SDF, limite.
Je pouvais pas savoir que j'allais me retrouver
face à ce psychopathe. Nos regards se sont croisés
dans le rétroviseur, il me disait que quand il avait tiré...
Dans le rétroviseur ? Vous l'avez vu dehors.
On s'est vus dehors et après, on est allés dans ma voiture.
- Dans votre voiture ? - Il est venu y faire quoi ?
Je sais pas.
Il devait avoir froid ou il voulait... - Froid ?
Je comprends pas.
Vous croyez que je mens ? - Reprenons
juste calmement, c'est pas clair.
D'abord, vous l'avez vu dehors,
et ensuite, vous avez tous les trois, tous les quatre...
marché jusqu'à votre voiture.
3 ou 4 ?
Pourquoi 4 ?
Le 2e terroriste.
Il est resté près des tox. Vous suivez pas ?
Si, on essaie. Vous dites que c'était Salah Abdeslam,
mais il n'est jamais sorti
du camp. - Si, il est sorti.
Il est sorti, je l'ai vu rapidement.
- Dans la voiture ou dehors ? - Dehors.
Vous êtes sûre ?
J'étais dans la... Non... Attendez, j'étais dans la voiture.
Vous étiez dans la voiture ?
Moi. Eux étaient dehors.
Là, je les ai vus. C'est quand Hasna...
C'est quand Hasna est sortie
de la voiture avec son cousin,
ils sont allés au camp et je les ai vus
parler tous les 3, mais je les ai pas bien vus.
Ils étaient dans le noir...
J'ai pas eu le temps de les voir. - C'est dommage.
Vous croyez que ça m'amuse ?
Vous croyez que ça m'amuse ?
Je sais pas ce que vous cherchez.
On va reprendre calmement.
Celui que vous identifiez comme Abaaoud, vous l'avez entendu
demander à Hasna de lui trouver une planque.
Oui. il a dit : "Trouve-moi une planque." Elle a dit oui.
Il a dit : "Je te donnerai l'argent après."
Elle a déjà trouvé cet appartement ?
Elle m'a rien dit. Je pense que oui.
Comment elle a pu trouver un appart ?
Vous dites l'héberger, car elle en a pas.
Elle a appelé des gens...
- Quels gens ? - Je sais pas.
Elle a demandé à des gens de sa famille.
Qui de sa famille ? Qui ?
Arrêtez de me parler comme une criminelle, s'il vous plaît.
J'ai rien fait !
On en sait rien.
- C'est une blague ? - C'est très important
que vous soyez la plus précise possible.
On essaie de comprendre pourquoi
Abaaoud, un cadre de Daesh, dormirait sous une autoroute,
et n'aurait pu appeler personne d'autre pour l'aider
qu'une cousine paumée et sa copine qui l'héberge.
Je sais pas.
Vous savez pas grand-chose.
Je vais en parler à Fred. Va faire un check discret
sous la A86. - OK.
Inès ?
Discret, rien de plus.
16h01.
Arrivée sur le site indiqué, rue des Bergeries.
RAS.
Chef ?
Bon appétit. - Merci.
La plaque,
regarde la plaque.
20h16 : une voiture immatriculée en Belgique
près de la rue des Bergeries.
Immatriculation : 9-Oscar-Uniforme-Yankee
4-6-2. On décroche, on rentre à Levallois.
C'est la planque idéale.
Loin de tout, glauque.
Un mélange de SDF, de migrants, de toxicos.
Une voiture immatriculée en Belgique arrivait.
On a envoyé la plaque, mais ça n'a rien donné.
Marco, t'en penses quoi ?
C'est fragile. Voire improbable.
Samia Khelouf a quand même donné des infos intéressantes.
Qui coïncident.
Mais je peux pas ignorer que ça peut être un piège.
Elle a pu être manipulée pour nous duper.
Pour nous éloigner des tireurs.
On est épuisés, Fred. On est à bout.
Donc, s'il y a une raison
X ou Y qu'elle mente, qu'elle nous manipule
ou qu'elle dise de la merde, on va droit dans le mur.
Inès ?
Votre sentiment ?
- Moi, je la crois. - Pourquoi ?
Des filles comme Samia, j'en ai croisé beaucoup dans les cités.
Elles évitent les problèmes. Elle prend un gros risque en venant ici.
Je pense qu'elle dit la vérité.
Il est mort,
Abaaoud.
Elle héberge
une cousine depuis des semaines. Elle lui aurait même parlé.
Elle mentionne aussi des baskets orange
et dit qu'Abaaoud va refrapper.
- On sait quoi sur la témoin ? - Rien.
On sait rien sur ses liens avec la famille d'Abaaoud,
rien sur la cousine.
Le dossier est maigre.
T'en penses quoi, toi ?
Il faut pas négliger ce témoignage.
Et c'est dangereux.
On n'a pas le choix. Donc, on va y aller, Fred.
OK.
Je mets l'atelier Enquête sur le coup
et je vais parler aux services marocains.
Ils surveillent l'oncle d'Abaaoud depuis les attentats.
OK.
Ça bouge.
Djibril, ça vient sur toi.
Foued, ça avance
vers toi. Je la garde en vue.
- Bonjour. - Mes collègues vont
sonoriser l'appartement.
C'est un ordinateur
qu'elle utilise ? - Non, c'est le mien.
- C'est le vôtre ? - Oui.
- Elle s'en sert jamais ? - Non.
Montrez-moi
sa chambre. - Oui, bien sûr.
C'est là. - OK.
Désolée, c'est le bordel.
Touchez à rien, elle doit pas savoir qu'on est passés.
Pourquoi vous allez pas les arrêter sous l'autoroute ?
On perd du temps. - On a terminé.
Très bien, merci. Redescendez, je m'occupe du reste.
C'est pour une transaction.
Ça vient de Belgique.
Héloïse, je pars au Maroc.
L'oncle d'Abaaoud a été interpellé.
Il veut parler qu'à un représentant de l'antiterro français.
Je te tiens au courant. Bye.
Sofia, hésite pas, y a du monde.
Vas-y !
Benoit, ça va être à toi.
Prends le relais. Voilà.
Madame, pardon. Elle est où ?
Djibril, tu vois ? - Non, je l'ai pas.
Je l'ai.
C'est pas elle, putain. Merde !
Kader, Rudy,
on a perdu le contact visuel. Ça va peut-être venir.
Inès, descends. On a perdu Hasna.
Reçu. Ils l'ont perdue.
Quoi ?
ils ont perdu Hasna.
- Faut ranger. - Putain.
- Je vous aide ? - Non, je vais le faire.
- Je range. OK ? - Ouais, je veux bien.
Inès, tu m'entends ?
Inès ? Inès ?
À tous, on est baisés.
Stop, stop.
Putain !
Merde, merde, merde...
Inès, Hasna arrive dans le bâtiment.
Descends. Inès, tu m'entends ? Inès ?
Inès ?
Je peux pas tout de suite.
Il fait quoi, ce fou ?
SDAT 6 pour SDAT 28, Kader approche.
Non, dis-lui de reculer.
Il a lâché ses écouteurs.
Excuse-moi.
Ma sœur, juste deux secondes.
J'ai un pote, Aziz Melkoum, il habite ici.
Je le trouve pas. Tu connais pas ? - Non.
Attends, deux secondes.
On est à la fac, je dois récupérer un devoir.
- C'était où ? Là-bas. - Inès, Kader a alpagué Hasna.
Ils sont dans le hall. Descends. - Allez-y, je finis.
Faut ranger.
Cassez-vous !
T'as pas compris quoi ? J'ai pas le temps, dégage.
Casse-toi ! Barre-toi, mec ! - Je m'excuse.
- Ça va aller ? - Oui.
Partez, partez ! Allez-y, putain !
- Dégage, tu me touches pas. - Désolé.
- J'ai pas le temps. - T'énerve pas.
Je le connais pas, ton gars.
Casse-toi.
Sarah, c'est bon, ça sort.
Kader suit.
Les gars...
- Allez-y, commissaire. - Merci.
Bonjour.
Je suis le commissaire à la sous-direction antiterroriste.
Sors d'ici, toi !
Ta gueule !
Aucune raison qu'il sorte.
Je ne parle pas devant les Marocains.
Si tu me parles à moi, il ne t'arrivera rien.
Pour parler, je veux des garanties.
Non, non, non.
Si tu ne parles pas, je reprends l'avion.
Mon neveu est encore en vie.
Pourquoi je te croirais ?
Je veux une carte de séjour
et je ne veux pas être poursuivi.
Je peux rien te promettre.
Mais si tu veux,
je peux aider pour ton transfert en France.
Promets-moi qu'on ne tuera pas mon neveu.
Ton neveu est sans doute déjà mort en Syrie.
Non.
Raconte-moi tout.
Inès, l'oncle a confirmé
qu'Abaaoud était en Belgique il y a deux semaines.
Ils se sont appelés. On a vérifié, il dit la vérité.
- OK. - Il doit être sous la A86.
Faut récupérer l'adresse de la planque qu'Hasna a trouvée.
Faut retourner au contact de Samia. Je compte sur vous.
Reçu.
Des rassemblements aux 4 coins du globe
pour rendre hommage aux victimes des attentats parisiens.
À Londres, Trafalgar Square, noir de monde,
une place illuminée aux couleurs de la France,
comme tant d'autres monuments...
Si on intervient sur l'autoroute,
on a une chance sur deux qu'ils s'enfuient.
Et on ignore combien ils sont
à l'intérieur. S'ils ont des renforts, des armes lourdes...
Pour le savoir, quelqu'un devrait rentrer dans le campement.
Mais y a de fortes probabilités qu'ils se fassent sauter
et qu'ils tuent des innocents.
Voilà pourquoi il faut qu'on chope cette adresse.
Je l'ai pas, l'adresse.
Arrêtez Hasna, elle la connaît.
Si on arrête Hasna, ils sauront qu'on les a repérés.
Je sais que c'est difficile. Il faut que tu nous aides.
Tu dois réussir à obtenir l'adresse.
C'est votre boulot, c'est pas à moi de le faire. J'ai rien à voir là-dedans.
- Je sais. - Et alors ?
On a besoin de toi. Il faut que tu ailles au bout.
- Putain... - T'as du courage.
T'es très courageuse, tu vas y arriver.
Il faut que tu ailles au bout.
Hasna... Vous faites quoi d'Hasna ?
C'est pas elle qu'on cherche.
Après, on pourra t'aider pour ce que tu veux.
On sera là pour toi.
- Vous voulez m'aider ? - Je te promets.
Ton nom apparaîtra nulle part. Tu nous donnes l'adresse.
Après, on intervient.
Et pour toi, ce sera de l'histoire ancienne.
T'inquiète pas. Je te le jure. OK ?
Je te le jure, vraiment. Fais-moi confiance.
On y est presque. - Putain...
Je vais essayer.
Je vous garantis rien, mais je vais essayer.
J'essaierai de trouver l'adresse.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Rien.
C'est à cause de moi ?
Samia.
On a des raisons de croire
qu'un nouvel attentat est imminent.
On le sait via un transfert Western Union
établi par Hasna Ait Boulhacem.
Un terroriste aurait reçu de l'argent
de la Belgique. On sait par la témoin
qu'il serait armé d'un gilet explosif
et qu'il frapperait dans les heures qui viennent
soit à La Défense, soit dans un commissariat,
soit dans une crèche.
Je préviens l'Élysée.
Je les conduis à l'appartement vers 21 h-22 h.
Je vais récupérer de l'oseille, je prendrai un taxi.
ils peuvent pas y aller seuls ?
- C'est mon cousin. - Et alors ?
Pourquoi tu dois y aller ? Je comprends pas.
Pourquoi tu te mets dans cette histoire ?
Dors pas là-bas. Donne-moi l'adresse, je viens te chercher.
- T'es chelou. Arrête. - À minuit, je viens te chercher.
À quoi tu joues ? Tu veux me balancer ou quoi ?
T'es sérieuse ? Je te rappelle que tu vis chez moi.
OK ? Je partage tout avec toi.
Et tu me fais rencontrer les deux plus dangereux de France.
Je te soutiens, je te fais confiance,
et tu doutes de moi ? Dégage de chez moi, alors.
Arrête de pleurer !
Je vais mourir.
Non, tu vas pas mourir. Tu vas avoir une belle vie !
C'est quoi que t'as pas compris ?
J'aurai jamais une belle vie. T'as pas compris ?
- Arrête. - Ça sert à rien.
Arrête, fais-moi confiance. Arrête, calme-toi.
Je vais sauver mon cousin. Je vais sauver mon cousin.
Il va faire ce qu'il a à faire et ça deviendra un Shahid.
Et moi, j'irai au paradis.
Hasna, arrête.
Arrête avec ça.
Fais-moi confiance à moi. Juste à moi, fais-moi confiance.
Pardonne-moi, ma sœur. S'il te plaît, pardonne-moi.
Hasna, arrête.
Arrête, arrête, arrête.
Arrête, vas-y.
Tu peux pas gâcher ta vie.
Si je veux que tu viennes me chercher, je t'envoie un message.
Je t'envoie un message.
Mouss m'a trouvé la planque.
C'est 8 rue du Corbillon.
C'est à Saint-Denis. - À tous,
partez en repérage
au 8 rue du Corbillon, à Saint-Denis.
SDAT 95, restez en surveillance d'Hasna.
Reçu, on y va tout de suite.
Tout est en place.
Là, c'est le site. Snipers ici.
L'équipe de surveillance ici, ici et ici.
Là, des gars prêts à intervenir.
OK.
Un véhicule en approche.
BMW. - Elle fait le tour du rond-point.
Je sais pas ce qu'il fait, ça racole.
Ça deale, je sais pas trop.
Y a quelques échanges. Je sais pas ce qui se passe.
Vous pouvez identifier ?
Négatif.
Ça bouge, ça bouge.
Elle se barre.
Ouais, ça repart.
SDAT 52, taxi en approche.
Immatriculation Alpha-Delta-2
1-9-Delta-Oscar. Terminé.
Le taxi !
Taxi !
Son téléphone a borné. Elle est dans le taxi.
Il fait le tour du rond-point.
Il a l'air de s'arrêter.
Le taxi s'est arrêté.
Je vois pas, y a du monde devant. Je vois rien.
Deux hommes en vue.
Portent des manteaux rembourrés. Présence possible de ceintures explos.
Possibilité de prendre le tir. - Aucune intervention autorisée.
Ça bouge. Ça bouge !
Le taxi repart.
Le taxi repart.
On enquille. Autorisation décollage du drone.
À toutes les équipes, le véhicule est à 700 m du site.
On les laisse entrer dans l'appartement.
Héloïse ?
- Oui ? - Ils sont logés.
Les 2 présumés terroristes
sont entrés dans l'appartement
avec Hasna Ait Boulhacem. - Oui ?
Le dispositif est en place.
Très bien.
On a l'accord du président pour l'intervention.
Laser 2 et 3, de laser 1.
On doit garder l'effet de surprise. On sait pas
ce qu'il y a dans l'appart ni la charge d'explosifs
que les terroristes portent.
Arrivée imminente. Je répète : arrivée imminente.
OK. À tous, demande de bouclage.
Bouclage terminé.
Laser 2, on y va.
Laser 3, action.
POLICE !
Putain, la porte a pas pété, on recule !
Allez-y ! Rentrez ! Au nom d'Allah, venez mourir avec nous !
On a perdu l'effet de surprise.
On les empêche d'approcher.
Risque d'explosion trop élevé.
On fait des tirs de saturation pour les tenir à distance.
Arrêtez !
Laissez-moi sortir, s'il vous plaît !
S'il vous plaît, je vous en supplie.
Laissez-moi sortir ! - Tu lèves tes deux mains !
- J'ai rien fait ! - Paumes apparentes, doigts écartés.
J'ai rien fait !
Laissez-moi sortir, s'il vous plaît !
Je vous en supplie ! - Il est où, ton copain ?
C'est pas mon copain !
- Il est où ? - C'est pas mon copain !
Laissez-moi sortir !
Laissez-moi ! - Montre-toi.
S'il vous plaît !
Montre...
Laser 1, de laser 5.
On est rentrés. Situation figée et sécurisée.
Y a plus rien. Tout est détruit.
Aucun contact visuel avec les hostiles. Ils sont sous les décombres.
Envoyez le déminage.
On sécurise. Fin de l'opération Effraction.
Je répète et confirme.
Fin de l'opération Effraction.
OK.
C'est terminé.
Je suis désolée.
Tu me sors d'ici !
Tu me sors d'ici tout de suite !
Je veux sortir d'ici.
Tu comprends ?
Tu m'as menti. Vous m'arrêtez. C'est moi, la criminelle ?
Non.
Je vous donne des infos et vous m'arrêtez comme une criminelle.
Je vais leur parler, promis.
Arrête de promettre ! Tu tiens pas tes promesses !
Putain...
Elle est où, Hasna ? Elle est où, Hasna ?
Elle est où, Hasna ?
Elle est en sécurité ?
Elle est morte.
Je suis désolée.
- Non... - On a voulu lui laisser une chance.
Ils se sont fait sauter avant qu'elle sorte. Son cousin l'a tuée.
Désolée, putain...
Je suis désolée, Samia.
Je suis désolée.
Je vais devenir quoi ?
Moi, je vais devenir quoi ?
Je peux pas te dire pour l'instant, j'en sais rien.
J'en sais rien, mais on va...
J'ai pas les réponses. Je pensais pas qu'ils t'arrêteraient.
Je sais pas...
Je suis d'accord.
Elle devrait pas être là. Les repentis ont le droit...
Je lui ai donné ma parole.
Je sais, mais c'est comme ça. C'est la loi, j'y peux rien.
On va voir ce qu'on peut faire. C'est un cas unique.
Les repentis ont le droit au protocole de changement de vie.
Pour les citoyens, y a rien.
C'est dégueulasse.
Je comprends
ce que vous ressentez. Trahir sa parole, c'est injuste.
Oui.
C'est dégueulasse.
C'est pas possible,
je lui ai promis de l'aider.
Vous m'avez dit de tout miser sur elle. J'ai tout misé sur elle.
Je l'ai pas lâchée ! Je lui ai dit que je serais là pour elle.
On s'est servis d'elle, elle nous a vraiment aidés.
On peut pas dire que c'est la loi.
Ça veut rien dire.
Sachez aussi que vous avez fait un travail remarquable.
Inès...
Vous pouvez être fière de vous.
Non.
On a traversé en 5 jours une tempête...
inimaginable.
Le prix à payer a été terrible.
On n'oubliera jamais
les victimes de ce vendredi.
Il y aura un avant et un après 13 novembre.
Ceux qui ont vécu ces derniers jours seront plus armés.
La lutte que nous menons est impitoyable,
déloyale.
Pour nos concitoyens, cette enquête est terminée.
Pour nous, elle ne fait que commencer.
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