All language subtitles for The Son (2022).1080p & 720p 264 & 265

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Original subtitles

H� Jessica, tu m'envoies le dossier Jackson ?

Je dois y jeter un oeil ce soir.

OK, merci. � demain.

- Que fais-tu ici ? - Il faut qu'on parle.

Ne passe pas � l'improviste.

Je t'ai appel�, mais tu ne d�croches jamais.

Qu'est-ce qu'il y a ?

- C'est Nicholas. - Il s'est pass� quelque chose ?

Oui.

Alors, dis-moi.

Cet apr�s-midi, l'�cole m'a m'appel�e.

Le directeur voulait me parler.

Il m'a appris que Nicholas

ne va plus � l'�cole depuis presque un mois.

Quoi ?

Depuis des semaines, il fait semblant d'y aller.

- Comment �a ? - Je t'explique.

Il ne va pas � l'�cole presque un mois et tu n'as rien remarqu� ?

Il partait avec son sac et tout ce qu'il lui fallait.

- Comme avant, mais il n'y allait pas. - Et l'�cole, alors ?

Ils disent qu'ils m'ont envoy� plein d'e-mails que je n'ai jamais re�us.

- Que faisait-il de ses journ�es ? - Aucune id�e.

Il r�pond � peine � mes questions.

Beth, d�sol�. Kate est venue me parler de Nicholas.

Il ne va plus � l'�cole depuis un mois.

Il n'y a pas que �a, Peter.

Il ne va pas bien.

Tu dois lui parler. Je ne sais plus quoi faire.

Il a besoin de toi. Tu ne peux pas l'abandonner.

Je ne l'abandonne pas. Pourquoi tu dis �a ?

L'autre jour...

je lui ai demand�...

d'apporter son assiette ou un truc comme �a.

Il m'a regard�e...

avec...

tellement de haine.

J'ai cru qu'il allait...

Quoi ?

Il me fait peur, OK ?

OK, je vais...

Je passerai le voir demain...

en fin de journ�e.

Merci.

Ils privil�gient le d�veloppement durable...

donc l'acquisition de cette entreprise ira avec notre strat�gie �cologique.

Leur action en faveur de l'environnement est reconnue.

Une fusion avec eux am�liorera leur r�putation et la n�tre.

Parfait. J'ai assez d'infos.

Je vais voir avec Jeffrey s'ils veulent s'engager.

- Parfait. - Merci.

Apr�s vous.

- Je vous avertirai d�s que ce sera fait. - Merci.

Merci.

- Que fais-tu ici ? - �a va ? Je te d�range ?

- Comment �a va ? - Bien.

Je suis venu parce que...

je veux te parler. Tu as un instant ?

OK.

Ta m�re m'a dit que tu n'allais pas � l'�cole.

Que se passe-t-il ?

Rien.

Je sais que �a ne va pas tr�s fort et que tu m'en veux.

Mais on peut quand m�me se parler.

- Pourquoi ne vas-tu plus � l'�cole ? - Je ne sais pas.

Tu ne sais pas ?

Tu ne peux pas arr�ter d'aller � l'�cole comme �a.

Tu as des probl�mes ?

Pourquoi tu soupires ?

- Pour rien. - Il doit bien y avoir une raison.

Explique-moi.

Je ne veux pas en parler.

Je ne peux pas t'aider si tu ne me dis rien.

Tu as fait quoi, tout ce temps ? O� tu es all� ?

J'ai march�.

Tu as march� ? Tout seul ?

Oui.

Pourquoi, Nicholas ?

Tu trouves �a acceptable ? Tes examens approchent.

L'�cole envisage de te renvoyer.

Ta m�re est � bout de nerfs, tu le sais ?

- Tu veux qu'elle t'envoie en pension ? - Non.

Alors r�agis. Tu ne peux pas continuer comme �a.

Je n'arrive plus � rien.

Comment �a ? Il s'est pass� un truc � l'�cole ?

Non.

Ou en dehors de l'�cole ?

Allez, on peut se parler.

C'est pas �a.

C'est...

Je ne sais pas comment le d�crire.

Utilise tes mots � toi.

C'est la vie.

Elle me p�se.

- Qu'est-ce qui te pose probl�me ? - Je ne sais pas.

Je veux que �a change, mais je ne sais pas quoi.

C'est pour �a que je me dis parfois que peut-�tre...

Dis-moi.

Je veux aller vivre chez toi.

- Chez moi ? - Maman et moi...

on ne s'entend pas.

Elle ne me supporte plus.

Et quand je suis ici...

j'ai trop d'id�es noires.

Et je veux habiter avec mon petit fr�re.

- En pension, je deviendrai fou. - Mais non.

Si, je te le dis.

C'est comme si ma t�te explosait.

Viens l�.

Parfois, j'ai l'impression de devenir fou, papa.

- Qu'est-ce que tu racontes ? - Je t'assure.

Je ne sais pas ce qui m'arrive.

T'inqui�te pas, mon poussin. On trouvera une solution.

Fais-moi confiance.

Salut, c'est Kate. Laissez un message.

Salut, c'est moi. Je viens de lui parler.

Tu peux me rappeler ? Merci.

Pourquoi tu r�agis comme �a ?

- Comment ? - Il peut prendre la chambre de derri�re.

Et l'�cole ?

On s'arrangera.

Il doit pouvoir reprendre en milieu d'ann�e.

Oui, s�rement.

Tu ne le connais que depuis deux ans.

Je sais que tu as une impression n�gative de lui

apr�s tout ce qui s'est pass�. Mais il n'a pas toujours �t� comme �a.

Quand il �tait plus jeune, il �tait tellement...

Quand je l'ai vu aujourd'hui, il avait...

des marques.

- Des marques ? - Des cicatrices. Sur son bras.

Je me suis senti si mal.

C'est mon petit gar�on.

C'est vrai. Tu as raison.

Je me sens coupable.

C'est pas comme si je n'�tais pas responsable.

Je suis parti.

Ce n'est pas de ta faute s'il se sent mal.

Il traverse une p�riode difficile.

Je ne pense pas avoir le choix.

Je ne peux pas l'abandonner.

OK, je comprends.

Ne t'en fais pas. Je comprends.

Tu devrais parler � un m�decin de ces cicatrices.

Je sais.

- Tu es pr�t ? - Oui.

- Tu ne veux pas... - Non, merci.

- Donc... - Oui.

Et n'oublie pas, tu peux toujours...

- Je sais. Merci, maman. - Quand tu veux.

- Mais ne crois pas que c'est � cause de... - Je sais.

Je sais ce que tu veux dire. Ne t'en fais pas.

OK.

Appelle-moi.

Oh, attends.

- J'ai failli oublier. - Quoi ?

Un cake � la banane.

Merci, maman.

Je t'aime.

- H�, tu as tout ce dont tu as besoin ? - Oui.

Tu as trouv� la serviette que Beth a sortie pour toi ?

Bon. OK, je te laisse.

Je vais me coucher.

Je suis tr�s heureux que tu sois l�. Tu m'as manqu�.

Beth �tait d'accord pour que j'emm�nage ici ?

Bien s�r. On est tous les deux ravis que tu sois l�.

C'est aussi ta maison.

OK ? Allez, va te coucher. Il est tard.

Bonne nuit.

Bonne nuit, papa.

Dr Collins, c'est Peter Miller. D�sol� d'appeler sur votre portable.

Je voulais vous parler de mon fils, Nicholas.

Je pense qu'il a besoin de voir un th�rapeute.

Vous en connaissez peut-�tre un bon ?

Si vous pouviez me rappeler. Merci.

- Je te d�range ? - Non, entre.

Dis-moi.

C'est vrai que tu penses aller � Washington ?

- La nouvelle circule vite. - Il participe aux primaires, pas vrai ?

Qu'est-ce qu'il te propose exactement ?

De rejoindre l'�quipe de campagne ?

Il n'a rien dit de pr�cis, mais...

OK, je te laisse travailler. Mais pr�viens-moi d�s que tu en sauras plus.

Bien s�r.

- Tout va bien � la maison ? - Quoi ?

Parfait.

Merci, Andrew.

C'est l�.

Bonjour, juste un instant pour vous pr�senter Nicholas.

Il nous rejoint aujourd'hui.

Je sais que vous l'accueillerez chaleureusement.

Bonjour, Nicholas. Je suis M. Yama, j'enseigne l'histoire.

Bienvenue. Assieds-toi et viens me voir apr�s le cours...

pour plus de d�tails.

Bien, alors j'y vais.

Comme je vous le disais, et notez-le :

La division du pouvoir...

entre les gouvernements nationaux et �tatiques.

En 1776, lors de la D�claration d'Ind�pendance...

les �tats ind�pendants se comportaient comme une famille qui se dispute.

Ils voulaient tous la souverainet�. C'est quoi ?

Le pouvoir absolu.

C'est le plan d'origine ?

- Salut, vieux. �a va ? - Bien, et toi ?

Ah, tu sais. Tu viens voir le patron ?

�a tombe bien, il est de bonne humeur.

- Tu vis toujours � New York ? - Oui.

Comment va ton p�re ?

Il para�t qu'il a eu des probl�mes de sant� ?

Ah oui. Pas vraiment. Tout va bien.

Bon. On ne l'a pas vu depuis un moment.

- Dis-lui bonjour de ma part. - D'accord.

� bient�t.

Vous pouvez venir.

Par ici.

- Merci. - Peter, comment vas-tu ?

Ravi de te voir. Je te pr�sente deux de nos employ�s.

Nicholas, c'est moi.

Je voulais savoir comment �a s'est pass� aujourd'hui.

Appelle-moi. Je t'aime.

Papa

Nicholas, tu es pr�t ?

Il faut y aller, l�.

Je t'ai fait un caf�. Tu as encore le temps de le boire.

Nicholas, tu vas �tre en retard.

Je t'ai appel� au moins dix fois.

On ne peut pas faire �a tous les matins.

- Pourquoi tu ne r�ponds pas ? - Je t'ai r�pondu.

- C'est l'heure. Tu dois partir. - Je sais.

- Theo ne t'a pas r�veill� cette nuit ? - Non.

Tu as vraiment de la chance.

Tu es comme ton p�re. Rien ne le r�veille.

Plut�t que 'dormir comme un b�b�'...

on devrait dire 'dormir comme un homme'.

O� il est ?

Il est d�j� parti. Il avait une r�union tr�s t�t.

Ton caf�. Tu as cinq minutes.

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Rien.

Tu as mal ?

C'est pas �a.

Tu es malheureux ?

- Pourquoi tu es malheureux ? - Je sais pas.

Tu sais pas.

�a t'arrive souvent ?

- De pleurer comme �a ? - Je ne pleure pas.

De toute fa�on, je dois y aller.

Je peux te poser une question ?

Oui, bien s�r.

Quand tu as rencontr� papa tu savais qu'il �tait mari� ?

Tu le savais ?

Oui.

- Mais il m'a tout de suite dit que... - Quoi ?

Tu devrais peut-�tre plut�t en parler avec lui.

Quand il est parti, �a a �t� tr�s dur pour ma m�re.

Elle a vraiment souffert.

Elle disait des choses horribles sur lui.

Et pourtant, je continuais � l'adorer.

C'est comme si j'�tais coup� en deux.

Je comprends.

C'est difficile, comme situation.

Et �a ne t'a pas arr�t�e.

Pardon ?

Tu savais qu'il �tait mari� et avait un fils. �a ne t'a pas arr�t�e.

Que veux-tu que je te dise, Nicholas ?

Rien. C'est idiot, comme question.

- Non, ce n'est pas idiot. - Je dois y aller. � plus.

� plus.

Salut, Nicholas. C'est moi.

Je voulais juste te faire un c�lin.

J'esp�re que tu vas bien.

J'esp�rais qu'on pourrait se voir.

Faire des trucs.

Rappelle-moi. Tu me manques.

Si on peut leur prouver...

qu'ils n'auraient jamais d� faire le premier pas...

alors c'est faisable.

C'est une question d'�quilibre des pouvoirs.

- Oui ? - Excusez-moi.

C'est ce que vous cherchiez ?

Merci. Tu as trouv� �a dans les archives ?

Bon boulot.

- Il vous faut autre chose ? - Merci beaucoup.

�a va nous �tre tr�s utile.

- Qui est-ce ? - Qui ?

Le nouveau stagiaire. Un Fran�ais. Tr�s intelligent.

- Pourquoi ? - Juste comme �a.

OK, � demain.

Peter, c'est moi.

�coute, je ne veux pas te d�ranger...

mais je n'ai aucune nouvelle de Nicholas.

Je laisse des messages, mais il ne me rappelle pas.

Donc...

On peut se parler ?

Merci.

- Belle veste. - Merci.

Allez-y.

Tout va bien � ta nouvelle �cole ?

�a va.

Tu ne te sens pas tr�s proche des gens de ton �ge ?

Non.

- Pourquoi ? - Ils sont idiots.

Ils veulent juste faire la f�te et s'amuser.

Tout �a ne m'int�resse pas.

Qu'est-ce qui t'int�resse ?

- Quoi ? - Non, rien.

Enfin bon. �a va mieux, maintenant.

Tu n'aimes pas ton �ge ?

C'est pas ce que je...

- Bonjour. - Bonjour, monsieur.

Elle est l�. Merci.

- Excuse mon retard. - Pas grave.

Je sais que tu es tr�s occup�. Surtout maintenant.

Tu dois �tre ravi.

- Que veux-tu boire ? - Je ne sais pas. Et toi ?

De l'eau gazeuse, merci.

Je vais prendre un martini.

- Dans ce cas, deux martinis. - Tr�s bien.

- Alors, comment �a va ? - �a va bien.

Il a commenc� � sa nouvelle �cole et �a lui pla�t.

- C'est super. - J'ai d� le pousser un peu au d�but.

Mais il se sent mieux. Il est sur le bon chemin, je pense.

Il t'a dit ce qui s'�tait pass� dans son ancienne �cole ?

Non, il ne dit pas grand-chose.

D'o� peut venir cette tristesse ?

C'est un ado.

Tu as d�j� vu un ado rayonnant de bonheur ?

C'est plus que �a.

Il est diff�rent des autres.

Pourquoi tu dis �a ?

� mon avis, c'est une d�ception amoureuse.

Peut-�tre. Il est tellement romantique.

De qui peut-il tenir �a ?

Voil�.

- Merci. - Super, merci.

Sant�.

Et sinon...

- Beth ? - Oui, comment voit-elle �a ?

Tu peux me parler.

OK ?

- Au d�but, elle �tait un peu... - R�ticente, j'imagine.

Non, pas vraiment. Un peu perturb�e.

� cause du b�b�. Elle �tait d�j� fatigu�e.

- Et l�, on a un ado � la maison. - Je comprends.

Mais dans l'ensemble, �a se passe bien.

Il n'est pas trop difficile avec elle ?

Non, il se comporte bien. Il fait des efforts.

�a lui pla�t de vivre avec son petit fr�re.

Super.

Oui, je pense qu'� ce niveau, �a va aller.

Kate, qu'est-ce qu'il y a ?

Rien. D�sol�e.

Je ne voulais pas te faire de la peine.

Je sais.

J'ai l'impression d'avoir tout rat�.

Qu'est-ce que tu racontes ? Tu n'as rien rat�.

Excuse-moi.

Je n'aurais jamais pens� qu'il partirait.

Lui aussi.

- Pour aller vivre avec toi. - Moi non plus.

Il me l'a demand�.

- Mais le probl�me a commenc� avec moi. - Non.

Si. Il ne veut plus vivre avec moi. Il ne d�croche m�me pas quand j'appelle.

Allez. Il faut juste lui donner un peu de temps.

- Je suis vraiment d�sol�e. - Pas de souci.

Il y a quelques jours

j'ai trouv� cette photo de lui.

Quand on est all�s en Corse, tu te souviens ?

Quand je regarde cette photo

j'ai comme un coup au cur.

On avait lou� ce petit bateau, tu te souviens ?

Oui, bien s�r.

C'est l'�t� o� tu lui as appris � nager.

Son visage...

est tellement ouvert.

Comme un petit rayon de soleil.

Mon petit rayon de soleil.

Quand on y r�fl�chit...

il y avait tant de joie dans notre famille.

Je ne sais pas ce qui s'est pass�.

Je l'aimais tellement.

Et toi aussi.

Je t'aimais tellement, Peter.

Si tu savais � quel point je t'aimais.

Allez, ne t'en fais pas.

Tu es une m�re formidable.

C'est pas de ta faute s'il traverse une p�riode difficile.

Tout reviendra bien vite � la normale.

Si, je t'assure. Crois-moi, Kate.

Tout ira bien.

Tu crois ?

- �a va ? - Oui. Pas trop t�t.

- Il prend son temps. - Moi-m�me, j'ai failli m'endormir.

Merci. C'est gentil.

Tu as pass� une bonne journ�e ?

Oui, rien de sp�cial.

J'ai �t� voir le p�diatre.

Sinon on est juste rest�s � la maison.

Et toi ?

- Quoi ? - Quoi ?

Pourquoi as-tu cet air b�at ?

Qu'est-ce que c'est ?

- C'est ta fa�on de t'excuser ? - C'est pour te remercier.

- Pour quoi ? - Tu le sais tr�s bien.

Elles sont tr�s jolies.

Je suis bien conscient...

Je suis juste reconnaissant de la fa�on dont tu g�res �a.

C'est ta fa�on de t'excuser.

J'ai de la chance de t'avoir ici.

Oui, car tu n'es pas l� souvent.

Tu es tout le temps au bureau.

Pas tout le temps.

- Papa, je peux te parler un instant ? - Oui, bien s�r.

- Je vous d�range. - Non. Dis-moi.

C'est pas urgent. Je voulais juste te demander conseil.

Tu peux venir me voir apr�s ?

- OK. - Super.

Merci.

Il a l'air d'aller mieux, non ?

Il a eu la note maximale en maths.

- Ah bon ? - Oui, c'est super.

Il reprend confiance en lui.

Et il a �t� invit� � une f�te.

Super.

�a m'inqui�te, qu'il soit tout le temps seul.

- Mais bon, �a s'est bien pass�. - Quoi ?

Chez le p�diatre. Avec Theo.

- Ah oui, elle a dit quoi ? - Comme toi.

�a lui passera. Il fera bient�t ses nuits.

Mais en attendant...

je vais cuisiner avant de m'endormir sur le canap�.

Non, c'est bon. J'y vais.

H�, Theo. Viens l�.

Tout va bien.

Alors ?

- Je sais pas. - �a te va bien.

- C'est gentil de ta part, mais... - Quoi ?

C'est adapt� � mon �ge, les vestes ?

Bien s�r. Tout le monde en porte, maintenant.

- Vraiment ? - Oui, �a te va vraiment bien.

C'est fran�ais.

Mets-la � ta f�te. C'est samedi prochain ?

Je sais pas si j'irai.

Vas-y. Il faut voir des gens.

Je sais pas danser.

C'est �a, le probl�me ?

Quoi ?

C'est nous.

- Il dort. - Oh, d�sol�.

- Vous �tiez o� ? - Apprends-lui � danser.

- C'est une excellente danseuse. - Tr�s amusant.

- Tu peux parler, toi. - Il ne sait pas danser ?

Disons qu'il a son propre style.

C'est mon style � moi.

J'ai rencontr� ton p�re � un mariage.

Il faisait son c�l�bre d�hanchement.

- Tu ne connais pas son d�hanchement ? - Non.

Apprends-lui � danser. Il va � une f�te.

Regarde bien.

Qu'est-ce que tu fais ?

- Oh, allez. - C'est parti.

- Allez. - Non, non.

Allez.

C'est vraiment une bonne id�e ?

Tu ne nous montres pas ?

- Je ne veux pas r�veiller Theo. - Allez, papa.

Bon, d'accord.

Mais � tes risques et p�rils.

La t�te qu'il fait.

- Tu vois pourquoi je suis tomb�e amoureuse ? - Normal.

Je suis irr�sistible.

Quand il commence, tout le monde s'arr�te.

Il doit �tre au centre de l'attention.

Comment tu fais �a ?

Aucune id�e.

Viens, je vais te montrer.

- C'est tellement... - C'est comme �a. Pr�t ?

Doigts, genou.

- Mon Dieu, non. - C'est bien. Fais comme �a � ta f�te.

Mon Dieu, pas un autre.

Maintenant il y en a deux.

Tu vas faire un malheur.

Regardez-moi �a. C'est mon fils.

OK, j'arrive.

C'�tait sous son matelas.

D�sol�e. Je pr�f�rais te le dire.

Tu crois qu'il continue...

Je ne comprends pas.

�a a l'air d'aller.

Il va � l'�cole, il sourit, il va mieux.

Alors pourquoi il fait �a ?

Le plus simple, c'est de lui en parler, non ?

Peut-�tre avec son psy.

OK.

- Tu sors ? - Oui, une petite promenade au soleil.

Ne t'inqui�te pas. Il est encore un peu fragile.

Mais il sait qu'il peut compter sur toi.

Je suis s�re que �a ira.

Tu crois ?

- O� �tais-tu ? - Pourquoi ?

- Il y a un probl�me ? - Oui.

Pourquoi tu caches un couteau sous ton matelas ?

Il y avait un couteau sous ton matelas. Que faisait-il l� ?

- Rien. - Comment �a 'rien' ?

Juste au cas o�.

Au cas o� quoi ?

Je sais pas. En cas de cambriolage ou...

Montre-moi ton bras.

- Quoi ? - Montre-moi ton bras.

Laisse-moi tranquille.

Pourquoi tu fais �a ?

Je ne veux pas que tu te fasses mal. Tu comprends ?

Je ne me fais pas mal.

Regarde ces cicatrices. Tu te fais mal.

- C'est le contraire. - Comment �a ?

- Rien. - Non, explique-moi.

Explique-moi, Nicholas.

�a me soulage.

De quoi ?

De quoi �a te soulage ?

Quand j'ai mal...

c'est un moyen...

de canaliser la douleur.

Mais quelle douleur ?

Pour canaliser quelle douleur ?

Je veux que tu arr�tes �a.

Je te l'interdis, c'est clair ?

- C'est clair ? - Oui.

Il y a des choses qu'on ne fait pas.

- C'est Beth qui l'a trouv� ? - Peu importe.

- Pourquoi elle fouille dans mes affaires ? - Elle faisait ton lit...

vu que tu ne le fais jamais.

- Tu as pris un couteau pour... - D'abord c'�tait pour me d�fendre.

Te d�fendre contre quoi ? �a n'a aucun sens.

- Tu as un fusil. - Quoi ?

Dans la buanderie, derri�re la machine � laver.

C'�tait un cadeau.

Qui t'a offert un fusil ?

Mon p�re. Il y a longtemps.

C'est un fusil de chasse...

ce n'est pas pour me d�fendre.

Pourquoi il t'a offert un fusil de chasse ?

Peut-�tre pour faire quelque chose ensemble.

Je ne l'ai jamais utilis�. Je d�teste la chasse.

- Alors pourquoi tu le gardes ? - On ne parlait pas de �a.

Je ne comprends pas pourquoi tu fais �a.

Je sais.

Que s'est-il pass� � ton ancienne �cole ?

C'est peut-�tre le moment de me le dire, non ?

Quelque chose a d� se passer, sinon...

Si tu ne veux pas m'en parler, parles-en � ton psy.

S'il te pla�t, c'est important.

�a va aller.

- Je vais chercher du d�sinfectant. - Non, c'est juste des �gratignures.

Quand tu te fais mal...

c'est comme si tu le faisais � moi.

Et quand tu as fait mal � maman, tu m'as fait mal.

Bonjour tout le monde. Asseyez-vous.

Merci d'�tre venus.

On a les meilleurs d'entre vous, aujourd'hui.

Steve, tu m'apportes un caf� ?

On a beaucoup � discuter.

Passons en revue les sujets d�j� �voqu�s.

Le premier th�me � l'ordre du jour est la sant�.

Papa, il y a des baleines par ici ?

- Des baleines ? - Oui.

Non, je ne crois pas.

- Et des dauphins ? - Oui, on en voit parfois.

Tu en as vu un ?

- Papa, vite. - Quoi ?

Mon chapeau.

Merci. Bonne journ�e.

Tu es en avance.

- Bonjour, papa. - Bonjour, entre.

- Tu veux boire un verre ? - Oui, pourquoi pas.

Bien.

- Des gla�ons ? - Non.

Pas de gla�ons.

� quoi dois-je l'honneur de cette visite spontan�e ?

J'�tais � Washington et je voulais voir comment tu allais.

N'�coute pas les rumeurs.

Ce n'�tait qu'un petit malaise.

- Je n'ai jamais �t� aussi en forme. - Bien.

Maria nous a pr�par� quelque chose pour le d�jeuner.

- Du canard. �a te va ? - Tr�s bien.

Sant�.

Bienvenue.

Le probl�me, c'est que les gens ont peur.

Regarde autour de toi. Des l�ches qui pleurnichent.

On n'ose plus prendre de risques.

C'est pour �a que l'Occident court � sa perte.

Je le dis depuis des ann�es et les faits commencent � le prouver.

Pour l'�nergie, le courage et l'esprit d'entreprise...

d�sol�, mais pour �a il faut aller en Asie.

Ce ne sera plus � Washington...

mais en Chine, � P�kin.

- Non merci, Maria. C'�tait d�licieux. - Je vous en prie.

Non merci.

Alors...

Je croyais que tu d�testais cette ville. Que fais-tu par ici ?

J'avais rendez-vous avec Brian Hammer.

- Il se pr�sente aux �lections. - Je sais.

Il veut que je l'aide pour sa campagne.

- Il te veut dans son �quipe ? - Oui.

Je ne sais pas encore si je vais accepter.

Pourquoi pas ?

- �a me prendrait trop de temps. - Et alors ?

Alors c'est compliqu�.

- Qu'est-ce qui est compliqu� ? - �a tombe mal.

Nicholas traverse une mauvaise passe. Il a 17 ans.

Il habite chez moi et va mieux, mais il est encore un peu fragile.

Je ne veux pas �tre loin si...

Quoi ?

Tu es venu me dire quel bon p�re tu es ?

Apparemment si. Tu m'apportes la preuve irr�futable...

de ta sup�riorit� morale. C'est �a ?

Tu es venu me montrer...

que tu peux abandonner tes ambitions pour ton fils.

- Contrairement � moi. - Pas du tout.

Tu y penses encore ? Vraiment ?

Tu me reproches ce qui s'est pass�...

il y a 40 ans ?

Tu essaies toujours de me montrer quel p�re exemplaire tu es ?

Que veux-tu ? Des applaudissements ? Bravo.

C'est dr�le que tu dises �a.

L'autre jour, j'ai pens� � cette �poque o� j'avais l'�ge de Nicholas.

Quand maman �tait malade.

J'allais la voir � l'h�pital tous les jours apr�s l'�cole...

et tu n'es jamais pass�.

- Tu voyageais tout le temps. - Je travaillais.

Mais la semaine avant sa mort, j'ai rencontr� Tom...

qui m'a dit avoir d�n� avec toi la veille au soir.

Je ne savais m�me pas que tu �tais en ville.

Tu n'aurais pas pu aller la voir ?

�coute, je veux bien jouer le r�le du monstre...

qui n'atteint pas ta perfection.

Oui, tu as beaucoup souffert.

Et ton papa n'�tait pas gentil avec toi et ta maman. OK.

Et alors ?

Il est temps de grandir. Parce que �a fait peine � voir.

Un homme de 50 ans qui s'accroche � son adolescence.

Si tu veux mon avis, Peter...

tu devrais oublier tout �a, bon sang.

Oublie tout �a, bordel. S'il te pla�t.

Excuse-moi.

Bonjour, Harry.

La r�union est � quatre heures.

Oui, pas � quatre heures et demie.

�a va ?

Oui.

- Tu n'as pas envie de sortir ? - Au contraire.

- Tu manges des c�r�ales ? - Oui.

Tu n'as rien de mieux � faire ? C'est samedi soir.

Aller au cin�ma ? Rencontrer des amis ?

Je n'ai pas d'amis.

- Pourquoi tu dis �a ? - Parce que c'est vrai.

Tu voyais souvent Michael.

- Et cette f�te ? - OK, papa. Tu peux arr�ter maintenant ?

- Je peux ? - Oui.

Je n'en mange presque jamais.

Pr�t ?

Bien.

Attends. Je suis pas pr�t.

C'est horrible. �a colle. Pr�t ?

- Tu l'as eu ? - Non.

Vous avez vu mes boucles ? Je les avais dans la main.

- Dans la salle de bain ? - J'ai cherch� partout.

Je ne comprends pas. Je perds la t�te.

- Tu ne les as pas vues ? - Quoi ?

Ces boucles que ton p�re m'a offertes.

Je les avais dans la main.

Je perds des trucs sans arr�t.

Tu as chang� de robe ?

- Celui-ci te va bien. - Merci. C'est gentil.

Non, c'est vrai. Tu es tr�s belle.

- Vous allez o� ? - On va juste d�ner avec des amis.

- Tu connais Franck ? - Non.

Je dis 'juste', mais c'est assez particulier.

C'est notre premi�re sortie depuis la naissance de Theo.

Si tu veux avoir une vie, ne fais pas d'enfants.

Je plaisante.

Mauvaise nouvelle. Sarah ne vient pas.

- Quoi ? - Elle vient d'appeler.

- � la derni�re minute ? - Oui, elle a de la fi�vre.

- Qui est Sarah ? - La baby-sitter.

- J'appelle Jenny ? - Elle n'est pas libre.

Mon Dieu. Pour une fois qu'on pouvait sortir.

J'appelle Frank et j'annule ?

- Je peux m'occuper de lui. - Toi ?

- Tu crois que tu peux ? - Oui, si �a vous arrange.

C'est vraiment gentil de ta part, mais c'est mieux...

- Tu es s�re ? - Oui, on ferait mieux d'annuler.

OK, tant pis.

Quoi ?

- Ne me regarde pas comme �a. - Pourquoi tu as refus� ?

- Tu ne vois pas ? - Non, il peut garder son petit fr�re.

- Je ne sais pas. C'est un b�b� et... - Et quoi ?

Tu vois toujours le c�t� sombre des choses.

C'est toujours mieux que de ne rien voir du tout.

- Que veux-tu dire ? - Rien.

Dis-moi ce que je ne vois pas.

Tu penses vraiment qu'il ne peut pas garder son fr�re ?

Tu sais qu'il est d�prim� et instable.

- Je ne laisserai pas mon fils avec un... - Un quoi ?

Vas-y, dis-le.

Il est bizarre. Tu ne vas pas le nier.

Son regard est inqui�tant.

Quand vas-tu voir que �a ne va pas, dans sa t�te ?

Nicholas. Qu'est-ce que tu... D�sol�, on �tait...

On est juste d��us de devoir annuler. C'est pas ta faute.

Elles �taient dans l'entr�e.

Nicholas, s'il te pla�t...

Nicholas, qu'est-ce que... �a va ?

Ton p�re m'a dit que ta nouvelle �cole te pla�t.

Pas vrai ?

Il m'a dit que �a se passait bien chez lui.

J'esp�rais que...

Mais en fait, il n'y a pas de place pour moi.

Je les g�ne plus qu'autre chose.

- Et il me met tellement la pression. - Ton p�re ?

Il ne s'en rend pas compte...

mais il n'arr�te pas de parler de mes devoirs.

Comme s'il n'y avait que �a dans la vie.

C'est normal. Il s'inqui�te pour toi.

Non, il se fout pas mal de moi.

De qui je suis vraiment. Il veut juste que je r�ussisse, comme lui.

Mais je ne veux pas �tudier le droit ou devenir avocat.

�a ne m'int�resse pas.

Tu r�vais de devenir �crivain.

Tu �cris encore ?

Je serai jamais � la hauteur.

De quoi tu parles ?

Ton p�re veut ce qu'il y a de mieux pour toi.

Il t'aime. Il croit en toi.

Vous �tes juste tr�s diff�rents.

Ils lui mettent la pression avec cette histoire de primaires.

Et c'est important, pour lui.

Il en r�ve depuis des ann�es.

Mais...

Il n'y a pas que �a.

Je ne vais pas bien, maman.

Ton p�re m'a dit que tu avais rompu avec une fille.

C'est ce que je lui ai dit.

Il ne comprenait pas...

et voulait une explication rationnelle. Tu le connais.

Alors je lui ai dit ce qu'il voulait entendre...

mais je ne suis jamais sorti avec cette fille.

Je ne suis pas comme les autres.

J'ai l'impression que je ne suis pas fait pour cette vie.

Je n'y arrive plus.

M�me si j'essaie chaque jour de toutes mes forces.

Mais je n'y arrive plus.

Parce que j'ai mal.

Tout le temps.

Et je suis fatigu�.

J'en ai marre d'avoir mal.

Je suis l�.

Je suis l� et je ne te laisserai pas.

Je vais t'aider � t'en sortir. Je te promets.

Ne pleure pas, mon rayon de soleil.

�a va aller.

�a va aller.

Quoi ?

Aujourd'hui ? C'�tait vraiment lui ?

Viens ici. Je veux te parler.

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Assieds-toi.

- Il faut qu'on parle. - De quoi ?

De ton �cole.

Qu'est-ce qui se passe ?

- Rien de sp�cial. Pourquoi ? - Rien de sp�cial ?

- Non. - Tu n'avais pas un examen, aujourd'hui ?

- �a a �t� ? - Oui, je crois.

Bien.

Beth �tait au parc aujourd'hui et elle t'y a vu.

Donc tu n'�tais pas � l'�cole.

Alors pour la derni�re fois : Que se passe-t-il ?

- Tu s�ches encore les cours ? - Non.

Alors pourquoi tu n'�tais pas � l'�cole ?

- Pourquoi elle t'a dit �a ? - Peu importe.

Si, elle nous monte l'un contre l'autre.

Non, le probl�me, c'est que tu me mens.

Pourquoi tu as s�ch� l'�cole, aujourd'hui ?

J'�coute.

Je ne me sentais pas bien.

Je n'arrivais pas � y aller.

Cet examen me mettait trop la pression. D�sol�.

Tu es d�sol�.

J'ai appel� l'�cole. Tu sais ce qu'ils m'ont dit ?

Que tu n'y es jamais retourn�.

Tu y �tais le premier jour, le mois dernier...

et tu n'y es jamais retourn�.

Plus jamais. Pas une fois.

D'apr�s un e-mail envoy� par moi on t'a renvoy� � ton ancienne �cole.

Rien � dire ?

Tu es devenu un hacker professionnel ?

Tu m'as menti sur tes bonnes notes et sur ces invitations � des f�tes.

Qu'as-tu fait tous ces jours ? Tu t'es promen� ?

C'est �a ?

On t'aide � t'en sortir et qu'est-ce que tu fais ?

Tu refais exactement la m�me chose. Tu nous mens.

Explique-moi �a.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Tu te drogues ?

Alors explique-moi.

Je ne sais plus quoi faire de toi. Je te le dis honn�tement.

J'ai essay� de t'�couter et de te soutenir.

J'ai essay� de te stimuler et de te donner confiance en toi. Mais en vain.

Tu crois vraiment pouvoir vivre comme �a ?

Faire ce que bon te semble, s�cher les cours ?

Ne prendre aucune responsabilit� refuser de grandir ?

Que vas-tu faire de ta vie ? Que vas-tu devenir ?

Bien s�r, tu n'as pas de r�ponse.

Arr�te de me fixer comme �a.

Tu essaies de m'intimider ?

�a ne marchera pas, je te le dis. Pas avec moi.

OK. Je vais te dire ce qui va se passer.

� partir de demain, que tu le veuilles ou non...

- tu retournes � l'�cole. C'est clair ? - Non.

Je ne retournerai pas � l'�cole.

Qu'est-ce que tu veux, Nicholas ?

� ton �ge, ma m�re �tait malade.

Je ne voyais plus mon p�re, j'�tais sans le sou.

Mais je me suis battu. La plupart du temps, ce n'�tait pas facile.

Qu'y a-t-il de si grave dans ta vie...

pour que tu ne puisses pas aller � l'�cole ? R�ponds.

- Je n'y arrive pas. - Je ne comprends pas.

Je n'arrive pas � vivre. Et c'est de ta faute.

Pardon ?

- C'est de ta faute. - Qu'est-ce que j'ai fait de mal ?

- Tu me d�go�tes. - Que dis-tu ?

Tous ces discours sur la vie et le travail...

et tu nous as laiss�s tomber comme de la merde.

Tu crois que tu fais toujours ce qu'il faut...

mais tu n'es qu'un connard.

Retire ce que tu viens de dire. Tout de suite.

- Connard. - Moi ?

Je suis un connard ? Je n'ai pas toujours tout fait pour toi ?

Je suis rest� des ann�es avec ta m�re pour toi, alors pourquoi tu dis �a ?

Parce que je suis tomb� amoureux d'une autre femme ?

C'est pas tes affaires. J'ai le droit de refaire ma vie.

C'est ma vie.

Excuse-moi, Nicholas. Je ne sais pas ce qui s'est pass�.

- Je cherche le service de psychiatrie. - Au bout � gauche.

Tu es l� depuis longtemps ?

Une demi-heure. Ils m'ont dit qu'ils nous verraient bient�t.

Que s'est-il pass� ?

Je n'�tais pas l�. J'�tais au travail.

C'est...

C'est Beth qui l'a trouv�, dans la salle de bain.

On a eu de la chance. L'ambulance est arriv�e tr�s vite.

Je suis d�sol�.

Je suis vraiment d�sol�. Je voulais tellement l'aider...

et en fin de compte...

- Docteur. - Oui, bonjour.

Je suis le Dr Leiner. Je m'occupe de votre fils.

- O� est Nicholas ? - Il se repose.

Il est hors de danger, je vous assure.

On l'a vite soign� et la coupure n'�tait pas profonde...

donc elle devrait bien cicatriser.

- Vous �tes vraiment s�re ? - Oui, faites-moi confiance.

On doit prendre certaines d�cisions.

- Je viens de lui parler. - Qu'a t'il dit ?

Il n'�tait pas content de se r�veiller ici. C'est tout � fait normal.

A-t-il �voqu� ce qui l'a pouss� �...

On a l'habitude de ce genre de situations.

C'est important que Nicholas reste en observation.

- Vous voulez dire... - On a une place de libre ici.

Vous avez dit qu'il �tait hors de danger.

Nous voulons qu'il prenne conscience...

de son geste. Il a tendance � minimiser. �a me semble dangereux.

On ne voudrait pas qu'il recommence.

Combien de temps doit-il rester ici ?

On doit pouvoir l'observer et le soigner.

Apr�s �a, il verra r�guli�rement le psychiatre...

- pour qu'on puisse l'�valuer. - Je veux voir mon fils.

Un instant.

D�sol�e, je dois monter. L'assistante sociale...

vous aidera pour l'admission.

Elle pourra r�pondre � toutes vos questions.

Ne vous en faites pas. Il est entre de tr�s bonnes mains.

- Et celle-ci ? - C'est une constellation.

- Tu vois ces �toiles ? - C'est rare ?

- Assez rare. - Et celle-ci ?

C'est Saturne.

Avec des anneaux autour.

Peter.

Maman s'impatiente.

- On y va ? - Attends, papa.

- C'est trou�. - Comment on va faire ?

Il va falloir nager.

Je peux pas. J'ai juste six ans et demi.

C'est le bon moment pour apprendre.

Tu peux y arriver.

Allez.

Je reste avec toi.

Allez, mon poussin.

Allez.

Qu'avez-vous d�cid� ?

Je reporte la r�union � lundi matin ?

Quand partez-vous � Washington ?

Lundi prochain ? Non, je ne peux pas.

Je dois rester � New York.

Donc j'annule Washington ?

Oui.

Merci.

Peter, c'est moi. Tu as un instant ?

Oui, tout va bien ?

Je viens de recevoir un appel du Dr Harris.

Je voulais en discuter avec toi.

Il y a un probl�me ?

D'apr�s lui, on ferait mieux...

de ne pas voir Nicholas pendant quelques jours.

Je sais.

Nicholas semble avoir du mal...

� accepter le traitement.

Ils ont eu de longues conversations...

pour essayer de comprendre pourquoi il...

Apparemment, il a beaucoup parl� du divorce.

De ta nouvelle vie et de toutes les tensions entre toi et moi.

Le Dr Harris pense qu'il vaut mieux leur donner quelques jours.

Pour que chacun ait un peu de recul.

Laisser la pression retomber.

Il ne peut pas nous emp�cher de voir Nicholas.

Il demande, c'est tout. Il n'exige rien.

On a encore lundi.

On a notre rendez-vous pour voir comment vont les choses.

Je ne sais pas. En attendant...

Je sais � quel point c'est difficile.

�a l'est pour moi aussi...

mais faisons-leur confiance.

Tu ne crois pas ?

Peter ?

Tu es pr�te ?

- � quelle heure est le vol ? - Le taxi arrive dans 5 minutes.

- Je vais descendre ta valise. - Non, pas la peine.

�coute...

D�sol� pour hier soir.

J'avais trop bu.

Je ne comprends pas pourquoi on se dispute.

Je sais. C'est de ma faute. D�sol�.

Et...

Et tu ne peux pas venir ?

D�sol�, Beth. Je ne peux pas.

Je ne peux pas partir en le sachant l�-bas.

Juste pour deux jours.

Tu as une mine affreuse et tu ne peux rien faire, ici.

Je ne peux pas.

Quand est-ce qu'il sort ?

- Je ne sais pas. J'en saurai plus lundi. - Et apr�s ?

J'esp�re que je serai un meilleur p�re pour Theo.

Arr�te. Tu es un excellent p�re.

Je dois jouer un r�le que je d�teste profond�ment.

Ces derni�res semaines, je me suis surpris...

� dire des choses que mon p�re m'a dites.

Des choses qui m'ont fait le d�tester vraiment.

Et maintenant, c'est � mon tour.

J'ai l'impression d'�tre devenu comme lui.

Quel genre de choses ?

'Que vas-tu faire de ta vie ?'

'Quand j'avais ton �ge, j'ai fait ceci et j'ai fait cela.'

'Que va-t-on faire de toi ?'

Si tu savais � quel point j'ai honte...

D�sol�e.

Il faut qu'on y aille.

Avant de partir, dis-moi...

que tu me pardonnes pour hier.

Je veux juste qu'on arr�te de se disputer comme �a.

Moi aussi.

- Ces derni�res semaines ont �t�... - Je sais.

Non, tu ne sais pas parce que tu n'es pas l�.

Tu es toujours au travail.

- Et je suis ici, toute seule. - Mais non.

Si, je suis seule et je suis juste...

Je suis tellement fatigu�e.

Il y a Theo, ton autre fils. Il a aussi besoin de toi.

Ne recommen�ons pas, OK ?

OK.

Je t'appelle quand on arrive.

Viens ici, petit homme.

Fais-moi un c�lin.

Une semaine sans te voir. Tu vas me manquer.

Tu vas d�couvrir la mer.

Tu verras comme c'est grand et beau.

Dis bonjour � mamie, OK ?

D�sol� de ne pas pouvoir venir.

Je dois vraiment rester ici, tu comprends ?

Tu me raconteras tout, OK ?

Tu me raconteras, petit homme.

Maman.

Tu m'as tellement manqu�.

- �a m'a sembl� des mois. - On est l�, maintenant.

Je te laisse un instant avec tes parents, comme convenu.

En attendant, je vais chercher le m�decin, OK ?

H�, comment vas-tu ?

Mon ch�ri.

- C'est horrible. Sortez-moi d'ici. - Qu'est-ce qui ne va pas ?

C'�tait la pire semaine de ma vie. C'est un enfer.

- Ne me laissez pas en enfer. - On en parlera au m�decin.

C'est un connard. Il ne comprend rien.

Il me bourre de m�docs et pense que je suis malade.

Il veut me garder ici des semaines. J'y arriverai pas.

C'est pire ici qu'� la maison. J'ai besoin de vous.

Ramenez-moi � la maison. Je vous en supplie.

Calme-toi. On va parler au m�decin.

On est l�, avec toi.

Je suis si heureux de vous voir.

Bonjour.

Docteur.

Asseyons-nous tous.

Assieds-toi pr�s de moi, Nicholas.

J'ai demand� � Michael, qui s'occupe de Nicholas...

de se joindre � nous.

- OK. - Parfait.

Je pense que Nicholas vous a dit...

qu'il voulait sortir de l'h�pital.

C'est aussi ce qu'il m'a dit.

Ces derniers jours ont �t� difficiles, pour lui.

Oui, vraiment. Pourquoi ?

- C'est fr�quent, la premi�re semaine. - Je veux partir.

Je comprends que tu veuilles rentrer chez toi...

mais je ne le recommande pas.

- Vous voyez ? - Pourquoi pas ?

Nicholas souffre d'une grave d�pression.

C'est plus s�r pour lui s'il reste � l'h�pital.

Je vais mieux. Je veux rentrer. �a ira.

C'est ce que tu crois, mais d'apr�s mon exp�rience...

- Vous voyez ? Il sait tout mieux. - Calme-toi.

Je suis calme, mais ce cr�tin ne comprend rien.

S'il te pla�t, mon ch�ri.

Nicholas, s'il te pla�t. Assieds-toi.

- Que proposez-vous ? - �a demande juste du temps.

Les impulsions suicidaires sont difficiles � reconna�tre.

M�me pour le patient...

mais on ne peut pas pr�tendre qu'elles n'existent pas.

Les secondes tentatives sont tr�s courantes.

Je pense que Nicholas...

est encore coup� de la r�alit�...

ce qui le rend anxieux.

�a on peut le traiter.

On doit d'abord le stabiliser...

et ensuite, on pourra parler de sa sortie.

- Et ce serait quand ? - Maman...

Je demande, c'est tout.

L�, tu as besoin de l'attention de tous les m�decins...

les th�rapeutes, les chefs de projet.

Vous pensez que la poterie me gu�rira ?

�a contribue au processus.

- Quelles conneries. - �a te fera peut-�tre du bien ?

Du bien ? Comment je pourrais aller mieux...

au milieu de gens plus malades que moi ?

J'ai beaucoup r�fl�chi. Sur ma vie. Toutes ces heures o� je ne fais rien.

Je comprends certaines choses que je ne ferai plus.

Mon s�jour ici a �t� comme un �lectrochoc.

Je suis pr�t � reprendre une vie normale.

Je peux retourner � l'�cole. Je le sens.

Mais vous devez me faire confiance.

Et vous devez me sortir d'ici, sinon...

je vais sombrer.

Vraiment. Je ne le supporterai pas.

Papa...

tu me connais.

Je le sais. Depuis toujours.

Mais ici, ce n'est pas le cas.

Je t'en supplie, papa. Ne m'abandonne pas.

Oh, mon ch�ri.

Quelle est la proc�dure pour le faire sortir ?

En tant que mineur, il est sous votre responsabilit�.

La d�cision vous revient.

Mais �coutez bien ce que je vous dis.

Votre fils n'est pas en �tat de sortir d'ici.

Si vous signez, il peut rentrer chez lui...

mais d'apr�s moi, vous prenez un gros risque.

Quel risque ?

Un risque que je ne prendrais jamais avec mon fils.

- Vous ne pouvez pas me forcer � rester. - En fait, si.

Mais un juge doit donner son accord et je pr�f�re ne pas le faire.

Je pr�f�re aider tes parents � prendre la bonne d�cision.

Je sais que ce n'est pas facile, surtout devant votre fils.

Mais Nicholas doit suivre un traitement et ce n'est pas le r�le des parents.

- C'est celui d'un psychiatre. - Papa, je suis pas malade.

Si l'on prend la bonne d�cision ensemble...

Nicholas rentrera chez lui plus t�t et en meilleure sant�.

Pour vivre une vie normale.

- Maman, je veux rentrer � la maison. - Je sais, mon ch�ri.

Ne me laisse pas ici. Je t'en prie. Vous devez me donner une seconde chance.

C'�tait un appel � l'aide. Et je suis vraiment d�sol�.

Vous avez juste besoin de comprendre ma douleur...

mais je ne le ferai plus jamais.

Tes parents ont entendu tes arguments.

- Je vous demande de prendre une d�cision. - L� ?

Oui, Nicholas doit comprendre...

que vous soutenez l'�quipe m�dicale.

Ne vous sentez pas coupables.

On sait que vous aimez votre fils. Mais il faut le prot�ger.

Dans ce type de situation, l'amour ne suffit pas.

L'amour ne suffira pas.

Papa, maman...

Nicholas, Michael va t'emmener d�jeuner � la caf�t�ria.

Mais d'abord, tes parents doivent d�cider en ta pr�sence.

�a t'aidera � accepter ton traitement.

Maman, je veux rentrer � la maison.

Papa, ram�ne-moi � la maison. Je t'en prie.

Papa, ram�ne-moi � la maison.

Papa...

Je suis d�sol�, Nicholas.

- Tu ne peux pas me faire �a. Pas toi. - Calme-toi.

Qu'est-ce que je t'ai fait ? Ne me touchez pas.

Papa, maman.

�a va ?

J'esp�re qu'on a pris la bonne d�cision.

Il a dit que c'�tait un appel � l'aide. Il faut lui faire confiance.

Si �a ne va pas mieux dans les prochains jours...

on peut toujours le ramener.

Il est mieux ici, avec nous.

- OK. - Je suis presque pr�t.

OK.

Comment tu vois...

la situation �voluer ?

�a me semble un peu optimiste d'esp�rer...

qu'il retourne � l'�cole. On est d�j� en mai.

Peut-�tre qu'il a juste besoin de reprendre des forces.

Et d'un nouveau d�part � l'�cole l'an prochain.

Que fera-t-il de ses journ�es ?

On ne peut pas le laisser seul.

Peut-�tre qu'il peut retourner vivre avec toi. S'il le veut.

Dans la journ�e, il peut venir au bureau comme stagiaire.

Tu crois que �a l'int�ressera ?

Je ne sais pas.

Il apprendra des trucs nouveaux et je serai avec lui.

Oui, mais tu n'es pas trop occup� ?

Je vais refuser l'offre de Brian.

- Vraiment ? - Oui.

Je m'en fous de la politique.

Je veux me concentrer sur le plus important, � savoir, �tre ici.

Pour Nicholas.

Voil�.

- Merci. - C'est gentil.

Et toi ?

J'ai pris un caf�. Pour me r�veiller. Du sucre ?

Papa ?

Merci.

Merci, mon ch�ri.

Comment tu te sens ?

- Je suis tellement content d'�tre ici. - Nous aussi.

Je dois prendre l'ordonnance.

Je me disais : Tu veux voir un film ?

Pourquoi pas ? Je vais d'abord prendre une douche.

Les salles de bains �taient si sales.

Je r�ve de prendre une douche depuis une semaine.

Quoi ?

- Pourquoi tu ris ? - Rien.

- Je sens mauvais ? - Non.

J'aime bien vous voir ensemble.

�a fait un bail.

Je veux dire, ensemble tous les trois.

C'est vrai.

Comme au bon vieux temps.

Bon, je vais prendre une douche.

Je t'attends.

Je voulais juste dire...

que je suis vraiment d�sol� pour tout.

Je sais que vous ne le m�ritez pas.

Je vous demande de me pardonner.

Et je voulais vous dire que je vous aime.

On t'aime aussi.

Allez, vas-y. On t'attend.

- C'est fou, non ? - Je sais.

Tu viens avec nous au cin�ma ?

�a ferait tellement plaisir � Nicholas.

Je ne sais pas.

C'est quel film ?

Tu te souviens, quand on allait au cin�ma l'apr�s-midi ?

On disait qu'on avait des rendez-vous importants...

et on se retrouvait au cin�ma.

J'adorais �a. C'�tait comme s�cher l'�cole.

�a fait un bail, hein ?

Allez.

Viens avec nous.

Viens avec nous aujourd'hui.

Tu ne veux pas ?

Qu'est-ce que c'est ?

Mon Dieu, Nicholas.

Nicholas, mon ch�ri. Garde les yeux ouverts.

Peter, appelle quelqu'un.

Nicholas, regarde maman.

S'il te pla�t. Garde les yeux ouverts, ch�ri.

C'est bien. Aie confiance en toi. Respire.

Comme une grenouille. Viens vers moi.

OK, je te l�che. Tu vas y arriver. Viens vers moi.

Continue. C'est bien.

Papa, je nage.

Oui, tu nages.

Tu as r�ussi.

- Je nage. - C'est bien, mon gar�on.

Je suis si fier de toi. Tu nages. C'est bien, non ?

On continue ? Allez.

C'est bien. Jusque l�-bas.

- �a va ? - Oui.

Je vais donner un bain � Theo.

- Tu veux que je le fasse ? - Non, je vais le faire.

- Tu es content qu'ils viennent ? - Oui, et toi ?

Regarde ce que j'ai trouv�.

�a fait un bail.

Je sais.

OK, � tout de suite.

- Je peux te laisser terminer ? - Oui.

Theo ?

C'est l'heure de ton bain. Tu es pr�t ?

- H�, d�j� l� ? - D�sol�, je suis un peu en avance.

Tu es seul ?

Elle arrive. Elle devait d'abord aller voir sa m�re.

Entre.

- Comment vas-tu ? - Bien, et toi ?

Bien, tu es rentr� ce matin ?

Oui, New York me manquait d�j�.

- �a va � Toronto ? - Oui, j'adore cette ville.

- Tu bois un verre ? - Non, j'attends les autres.

OK, assieds-toi.

Je vais aller vivre chez Lena. Maman t'a dit ?

- Ah bon ? - Oui.

On est presque chaque soir chez elle ou chez moi.

F�licitations. C'est une bonne nouvelle.

- J'ai h�te de te la pr�senter. - J'ai h�te de la voir.

Tu m'en as tellement parl�.

Tu verras. Elle est formidable.

Je suis fou d'elle.

C'est bien.

- Theo est l� ? - Oui, il est dans son bain.

On a un cadeau pour lui.

- Mais Lena voulait le lui donner. - Sympa.

- J'ai aussi quelque chose pour toi. - Pour moi ?

C'est plut�t un truc dont je voulais te parler.

Tu en fais une t�te. Je ne vais pas �tre p�re.

Je n'y avais pas pens�.

Non, c'est plus un truc...

� propos de moi.

Je voulais te le dire en premier.

Dis-moi.

Tu sais qu'� part mes �tudes...

il y a autre chose que j'adore faire.

�crire.

Derni�rement, j'y ai consacr� du temps.

Surtout depuis que j'habite � Toronto.

Tout me semble plus facile, l�-bas.

Bref...

- Voil�. - Qu'est-ce que c'est ?

Mon premier roman.

Tu as �crit �a ?

Je n'ai rien dit. Par superstition.

Maintenant, il existe vraiment.

Je voulais te donner le premier exemplaire.

'La mort peut attendre'.

G�nial.

- Il sort quand ? - Dans deux mois.

Et si tu l'ouvres, tu verras qu'il t'est d�di�.

� mon p�re. Pour tout ce qu'il a fait pour moi.

�a parle de choses que tu connais d�j�.

Toutes ces ann�es difficiles pour toi et maman.

Au moins, �a s'est bien termin�.

Je voulais que tu sois le premier � l'avoir...

- car sans toi, je ne serais pas... - Je suis si fier de toi.

Mon grand gar�on.

Je suis si fier de toi.

- Lis-le. Tu n'aimeras peut-�tre pas. - Je te connais.

C'est s�rement tr�s beau.

Et vraiment...

Je veux te dire que je suis si fier de toi.

- Tu ne vas pas pleurer, hein ? - Non, d�sol�.

- J'esp�re juste que �a va marcher. - J'en suis s�r.

Je peux aller faire un c�lin � Theo ?

- Il m'a manqu�, lui aussi. - Il sera content de te voir.

Il parle tout le temps de son grand fr�re.

Peter ?

Qu'est-ce que tu fais ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

Tu penses � Nicholas ?

J'aurais d� m'occuper plus de lui.

Non, tu as fait tout ce que tu as pu.

J'essayais d'imaginer...

Il avait tellement de talent.

Et il �tait si intelligent.

Et sensible.

Et...

Il aurait pu faire tant de belles choses.

Et j'aurais d�...

J'aurais vraiment pu...

Tout est de ma faute.

Mais non. Allez.

Viens l�.

Calme-toi. Je sais que c'est dur.

Je sais, mais la vie continue, Peter.

Tu as Theo. Et moi.

Et on a besoin de toi.

M�me si c'est dur et douloureux, la vie continue, Peter.

Non, elle ne continue pas. Elle ne doit pas continuer.

Si, elle continue.

Pense � ton petit gar�on. Pense � Theo.

Il a presque quatre ans.

Pense � lui et tout ira bien.

Pour Gabriel

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