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Original subtitles

Allez !

Sifflement

Allez !

C'est bien. -Allez, mon bébé.

-Allez.

C'est bien.

-Oh, oui -Non, non !

Faut que tu sois plus ferme.

-Ils sont trop mignons ! -Ben ouais.

Mais ils n'oublient rien.

-Françoise Dolto, sors de ce corps.

-Oui, mais ils sont à vendre.

Ne t'attache pas trop. Allez.

-Tu progresses.

-Ouais ! Regarde.

Tu bouges ? -Ouais.

Les maths, j'en peux plus.

-Rentre pas tard. -A tout'.

-Salut.

-Allez, on rentre.

-Oh, monsieur Grognon !

-Enfin ! Tu t'es perdu, ou quoi ?

-C'est ça, rigole.

-Tu viens d'enlever les roulettes ?

Faut que je te montre un truc.

Allonge-toi.

-Non, non

-T'as été bon.

-On va boire une bière ? -Allez.

J'en peux plus, moi.

-Tiens.

Ah, oui. Je dis "respect", là.

-Là, on dit "merci" ?

-T'as du feu ? -Ouais.

Elle est pas belle, la vie ? -Si.

Tiens. -Merci.

T'as déjà amené des filles ici ?

-Non.

Non, jamais.

Tu fais quoi, là ?

-Tu ferais quoi, si j'étais une fille ?

-T'as pas envie de le savoir.

-Ben si.

-OK.

Tu vas voir, alors.

-Je vais pisser, OK ?

Pardon.

Je voudrais passer un coup de fil très court.

Juste un message, pour prévenir ma soeur.

Merci.

Tonalité

*-Oui ? -C'est Chris.

On a quelqu'un dans le coffre. On va le buter.

*-Quoi ?

-On est sur la D914, près de Céret. Une Audi A6.

EH-272-WZ.

*-Vous allez où ? -J'en sais rien.

Trace pas ce mobile. Je l'ai emprunté.

Je pourrai rien faire, sinon je me grille.

Putain

Ronronnement de moteur

-Oh putain, y a quelqu'un !

Merde. -Vas-y, rhabille-toi !

-Putain, c'est qui ?

-Il est où, l'autre taré ?

Belli,

tu trouves une pelle et tu creuses. Toi, sors-le.

-Ecoute-moi bien, ducon. Ils vont te buter.

J'ai un gun à la ceinture, dans le dos.

T'es avec moi ou pas ?

Vas-y.

Hé, mec.

Tu m'as jamais vu, d'accord ?

-D'accord.

Vrombissement

Coup de feu

Coup de feu

-Sors de là.

Je suis désolé.

-Je l'ai eu ! -On se casse !

-Je l'ai eu, je te jure !

On dit rien à personne, OK ?

-On y est pour rien ! -Arrête de chialer !

Tu diras

qu'on foutait quoi ?

Tout le monde voudra savoir !

Des types feront des prélèvements !

Tout le monde va nous casser les couilles !

Tu diras quoi ? -Mais rien.

-Tu vas leur dire qu'on était complètement défoncés, à poil,

en train de se tripoter ?

Je suis pas pédé, moi.

-Je dirai rien ! Tu m'as sauvé la vie.

-Arrête tes conneries.

On dira que dalle. On a tout à perdre.

On dira que dalle !

Ca nous regarde pas, ce qui s'est passé.

Y a rien eu !

Et chiale pas !

Chiale pas, Yann. On oublie ça. T'es mon pote.

C'est comme s'il s'était rien passé.

Hein ? Allez, putain. Et arrête de trembler.

On ferme notre gueule.

Détonation

-C'est quoi, ça ? -On se casse.

Générique : "Les Innocents"

-Tu viens avec moi !

-Mais ça va pas ? Lâchez-moi !

Lâchez-moi !

Au secours ! Au secours !

-Un problème ? Lâchez-la !

-Toi, tu me lâches !

Putain de merde !

-Y a des mecs qui veulent m'emmener. Qu'est-ce qui se passe ?

Qu'est-ce qui se passe ?

-Tu sais très bien pourquoi on est là.

Dis-moi où tu es.

-Toi, tu couvres toute cette partie-là.

-Salut. -Salut.

-Salut. -Salut, chéri.

T'es encore rentré à pas d'heure.

C'est toi qui as les clés

de la cabane de la scierie ?

-Pourquoi ?

-Ton père les a cherchées partout.

-Ah bon ?

Je sais pas. J'ai dû les oublier dans ma veste.

-Putain.

Qu'est-ce que c'est, ce bordel ?

Ah, putain !

Ah, putain

Putain Ne touche à rien.

Ne touche à rien !

Viens ! Viens !

Martial ! Martial, dépêche-toi.

-Salut !

Je te fais un jus d'orange ?

-Ca va pas ?

-Si, si, ça va.

J'ai juste la tête dans le cul.

-Dans le pâté, c'est mieux.

-Tiens.

-Un jus d'orange, c'est parfait.

Ca file à la fois la pêche,

la patate et la banane.

5 fruits et légumes par jour.

-Tu veux du café ?

-Je peux aller à la médiathèque ?

J'ai un TP à finir. Je rentre pas tard.

-Perpignan Tu peux pas te démerder avec Internet ?

-Internet, c'est plein de conneries.

-Si tu le dis OK. OK.

-Bon, j'y vais.

A ce soir.

-Tu lui passeras le bonjour. -A qui ?

-Ta mère, Yann. Tu vas la voir, non ?

Il ne peut pas nous mentir tout le temps.

-T'as raison.

Ca doit pas être simple pour lui.

-Hélène !

Hélène ! -Oui ?

-A la scierie, il y a des mecs morts.

Trois ou quatre, je sais pas. Tout a brûlé.

-Tu rentres chez toi. Je t'envoie quelqu'un.

-Tu avais remarqué

quelque chose d'anormal ?

-Non. Je vois pas.

Tout était comme d'habitude. Non ?

Mais je ne trouvais pas les clés.

-Elles étaient dans ma veste. -Encore ?

-Il les a remises.

-T'étais là-haut, hier soir ? -Oui.

Fin d'aprèm, plutôt.

Je m'entraîne là-bas.

-Seul ?

-Ouais, seul. -T'es rentré à quelle heure ?

-Il était quasi minuit. Je t'ai entendu.

-Je suis allé en ville, après.

-Et

t'as rien vu, rien entendu ?

Des coups de feu ? Une explosion ?

-Non, mais j'étais plus bas, vers la cascade.

Et j'avais mon casque, la musique, donc

J'entends pas grand-chose, quoi.

-Ils ont brûlé la voiture. T'as vu aucune lumière ?

-Non. J'ai rien remarqué.

Il y a des blessés ?

-Non. Ils sont tous morts.

-C'est ouf. Tout a cramé.

-Il va enfin se passer un truc, dans ce trou paumé.

-Hé, Yann !

T'as des news ?

-De quoi ?

-Elle est flic, ta tante. -Balance.

-C'est pour ça que Lucas n'est pas là ?

-J'espère qu'il a cramé avec. -Quoi ?

-Il nous gonfle.

Le roi de la pédale !

Brouhaha

-Vous arrêtez ! Tout de suite !

-Va te faire soigner ! -Dans mon bureau !

Sonnerie d'école

-Marc Desroux, SRPJ Perpignan.

Qui est en charge ? -C'est moi.

Bonjour. Siquelande.

-Desroux. SRPJ Perpignan.

-Cette voiture était recherchée. Vous savez qui était dedans ?

-Pas exactement, non.

-C'est-à-dire ? -On a reçu un appel anonyme,

d'une station-service. Le tuyau avait l'air solide.

-OK.

-Où sont les combinaisons ? -Elles sont là.

Je vous rejoins. Je passe un coup de fil.

Vous le connaissez ?

-Romero Tony. Trafic de stups.

Excusez-moi.

(Camille. Camille, reprends-toi.)

(Camille, arrête !)

(Relève-toi.)

(Camille, arrête ! Camille, relève-toi.)

(Camille !)

(Camille, calme-toi.)

-Qui est-ce ?

-Christophe Mourier.

Même bande : le Pasco.

Les autres, pareil.

-Je vois que vous courez après quelque chose, mais

-Ne divulguez rien sur l'identité des occupants de la voiture.

C'est capital pour nous.

-Ce

Chris Mourier, il était de la maison ?

-Non.

Non.

-Cet appel, hier, c'était lui ?

-Joker.

-Desroux !

Pour ma conférence de presse, il me faut vos informations.

Sanglots

-Ca va ? -Je suis désolée. Pardon.

C'est la merde.

-Tu veux aller voir ta soeur ? -J'ai le choix ?

Hein ? -Je t'accompagne.

-Non. C'est à moi de gérer.

-Hé.

-Le skate, c'est interdit.

-Pourquoi tu répondais pas ?

J'ai cru que -T'as cru quoi ?

-Rien. Laisse tomber.

Pourquoi t'es pas venu ? -Y avait les flics chez moi.

-Et t'as rien dit ? -Non.

-Ils disent quoi ? -Qu'il y a aucun survivant.

-Y en a peut-être un, on sait pas.

On n'a qu'à faire un portrait robot.

Je t'ai accompagné et

-Et après, on a terminé à poil.

C'est tout à fait normal !

Ils pigeront, avec l'ADN.

-Tout a cramé, non ? -Tu le fais exprès ?

Ils peuvent retrouver un poil dans un tas de fumier.

-Il nous a vus ! S'il nous cherche, on fait quoi ?

-C'est toi qu'il a vu.

-T'as raison, c'est pas grave.

-Excuse-moi.

Il a autre chose à foutre que nous courir après.

-Si tu le dis

-Nous, pour l'instant, on ferme notre gueule.

-Quatre mecs de la bande du Pasco,

dont notre indic, Chris Mourier.

La gendarmerie va donner

une conférence de presse.

Si l'info tombe, ça ruine notre couverture.

-Camille, tu peux nous laisser ?

-Non. C'est mon dossier. C'est moi qui ai recruté Chris.

-Oui. Merci.

Grâce à vous, ils l'ont bien compris.

C'est quoi, ce bordel ? Camille qui se met à chialer ?

C'était qui, pour elle ?

-Quand elle s'implique, elle est toujours à fond.

-Tu sais ce que je pense de vos histoires de cul.

-C'était pas une histoire de cul !

-Arrête.

Vous avez débarqué comme des cowboys !

Tu aurais pas pu faire profil bas ?

-L'autre conne t'a appelé ? -Pardon ?

Tu sais qui est cette conne ?

-Siquelande, gendarmerie locale. "So what?"

-Nom de jeune fille : Orsel. Ca te parle davantage ?

-Merde

-Hélène Orsel,

ex de la section de recherches de Toulouse.

La fusillade a eu lieu à Céret. Donc, la gendarmerie s'en occupe.

-D'accord.

Alors, on demande une cosaisine.

-Non. C'est pas un cas exceptionnel.

-On s'est cassé le cul à infiltrer le Pasco !

Elle va tout foutre en l'air !

S'ils apprennent que Chris -Impossible.

-Pourquoi ?

La décision ne pourra pas être prise par moi.

-Pourquoi t'as rien dit ?

-Je le sais depuis hier soir.

Election

Changement de ministre, changement de direction

Changement un peu partout.

Je ne suis plus du bon côté.

-Qui va te remplacer ?

-Quelqu'un qui a misé sur un bon cheval.

Il va y avoir un gros effet d'annonce.

-Tu veux un café ?

-Ouais.

-Je suis explosée.

J'ai pas dormi de la nuit.

Léo a une otite

et Chris est pas rentré depuis 3 jours.

J'en ai un peu marre, là.

Ca va pas ?

Qu'est-ce qu'il y a ? C'est maman ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

-C'est Chris.

-Quoi ?

-Il est mort.

-C'est pas vrai ?

-Il s'est fait descendre, la nuit dernière.

-Dis-moi que c'est pas vrai !

-Je suis désolée.

-Putain ! C'est pas possible

Sanglots

-Ca va aller.

-Lui. -C'est lui qui a utilisé

votre téléphone ? -Oui.

-Vous avez entendu la discussion ?

-Non. Je me suis éloignée.

-OK. Vous ne reconnaissez personne d'autre ?

-Non.

Mais ils étaient plusieurs, dans la voiture.

-Combien ?

-Je sais pas.

-Excusez-moi.

(-On a retracé l'appel.) (-Oui)

(-Le numéro que le type a appelé,

c'est le portable d'un flic.)

-OK. Merci.

Pardon. Vous disiez ? Donc, combien ?

-Trois ou quatre. -Rien d'autre à signaler ?

-Non, je vois pas.

-Très bien. Merci.

Babillage

-On s'était engueulés, avant qu'il parte.

Il est parti en pensant que je le détestais.

Je comprends pas.

Qui a fait ça ?

Pourquoi ?

-Je peux pas te le dire.

-J'ai besoin de savoir.

J'ai besoin de savoir ! -Je sais

-Dis-moi.

J'ai le droit de savoir comment mon mec est mort !

Tu crois pas ?

Pourquoi tu me le dis pas ?

Sanglots

-Sophie

Sophie, arrête. Calme-toi.

-Arrête !

Putain de merde

-Arrête. Non, non, non.

Lâche ça. Arrête.

-Lâche ça !

-Maman et moi, on va t'aider.

-De quoi tu me parles ? Elle pouvait pas le blairer, maman !

Putain, faut que je sorte.

Je veux pas qu'il me voie comme ça !

-Ecoute-moi. -Lâche-moi !

-Sophie, putain !

Putain Merde

Hé, coucou.

Babillage

-Mme Desgrange ? Votre fils est là.

-Oh ! Ah, mon chéri !

T'es là

C'est bien, ta coupe.

J'adore quand t'as les cheveux courts.

T'es beau.

Ca va, au lycée ?

-Oui, ça va.

-Tu t'es fait des nouveaux copains ?

Et chez ton oncle ?

-Ca va, ça va.

-C'est bien.

Je sais que j'ai pas toujours été à la hauteur.

J'aurais tellement aimé pouvoir faire mieux.

Que tu puisses avoir la mère que tu mérites.

Il y a un souci ?

Parle-moi.

-J'étais avec un garçon et

Sonnerie de téléphone

Pardon.

-C'est ta copine ? -Hein ?

-Réponds-lui !

-C'est Hélène.

Elle veut toujours savoir où je suis.

-C'est normal : elle s'inquiète.

Ca doit pas être facile, pour elle.

J'imagine que c'est mieux comme ça.

Pour tout le monde

-Maman

-Mmh ?

-T'es sûre que ça va ? -Oui.

Oui, oui. T'inquiète pas.

T'inquiète pas, ça va.

T'es beau, tu sais.

-Madame, achetez-vous-en un autre.

-Ben voyons ! Et avec quel fric ?

-Désolée. C'est une pièce à conviction.

-Vous savez son prix, à votre pièce à conviction ?

Je fais comment, moi ?

C'est le monde à l'envers !

-Chaude ambiance ! -C'est l'effervescence.

-Je me suis dit que tu aurais pas le temps.

-Tu sais que je t'aime ? -Oui.

-Ca va être compliqué, pour ce soir.

Je suis en charge de l'enquête.

Ca ira, pour les vaccins ?

-Je me débrouillerai. -Pardon.

-Tu rentres tard ?

-J'en ai aucune idée.

Le SRPJ a débarqué.

Ils ne partagent pas leurs infos.

-Ah bon ? -Mmh.

J'ai jamais vu un carnage pareil.

-Eh ben, tu fais attention à toi. OK ?

-Oui.

-Hé, tu m'embrasses ?

-C'est pas sérieux.

-Juste un petit bisou. -C'est pas

-La substitut du proc arrive.

-On la retrouve sur la scène de crime.

-OK. -Merci.

Dommage.

Faut que j'y aille, mais je serai là cette nuit,

si t'es sage.

-Et j'aurai le droit de remuer la queue ?

Wouf.

-Miaou !

Boulin, Millet, vous êtes où ?

On y va !

-Pas d'autres empreintes de pneus,

mais on a trouvé des traces de VTT venant de là

et repartant vers la vallée.

On n'est pas sûrs de l'ancienneté.

Comme, en plus, il a flotté

J'ai interrogé Lucas Moreau.

Il était dans les bois, hier soir, mais

il a rien vu.

On a aussi trouvé ça.

Il y en a peut-être davantage.

On a des empreintes.

-Super. -J'ai transmis.

-Convoquez ce Lucas.

Et puis, on récupère le VTT.

-Oui, madame le substitut. Ah !

La SR vient récupérer le bébé.

On a fini de rigoler. -Arrête.

Mon colonel.

-Ca vous rappelle des souvenirs. -Oui.

-Vous nous manquez, à la section de recherches.

Le SRPJ est venu faire son petit numéro ?

-Un peu.

-Ils veulent l'enquête ?

-J'ai transmis mon rapport à la SR.

-Je veux que vous gardiez l'enquête.

-J'ai fait un choix de vie.

-Vous êtes ma meilleure carte.

Je vous propose un détachement temporaire.

Vous prenez la tête de l'enquête.

-J'ai besoin de temps avec ma famille. Venez.

-Faut que je te parle. -Ah

-C'est important.

-Viens.

Sonnerie de téléphone

Excuse-moi.

Siquelande.

(J'arrive.)

Un instant.

Oui, j'écoute.

Ca m'arrange pas trop.

-Assieds-toi. Je vais chercher un café.

-Je reviens, d'accord ?

-J'ai rien dit.

-Qu'est-ce que tu fous ici ?

-Dans le train, il y avait le tueur.

-Il serait con de revenir là.

-Réfléchis !

Qu'est-ce qu'il risque ? Il a rien vu, à part nous deux.

Il nous cherche ! Tu comprends ?

-C'est des conneries.

T'as tout balancé -Désolée, Yann.

Tu voulais me dire quoi ?

-Rien. Pas grave.

-On en parle ce soir ? T'es sûr ?

Tu peux aider Stéphane, pour les vaccins ?

Merci. -A ce soir.

-J'ai des questions à te poser.

Je reviens.

-Ca doit rester entre nous.

-J'avais compris.

-On protège nos sources.

Vous ne devez pas parler de Chris Mourier.

-Ca dépend de vos informations.

-Je veux des garanties.

-J'ai une conférence à préparer.

-Non. Attendez !

Il m'a appelée, la nuit dernière.

-Je sais. Mais j'ignore ce qu'il vous a dit.

-Qu'ils allaient buter un homme.

-Il a dit : "un homme" ?

-Non. "Quelqu'un".

-Ce quelqu'un a été tué ?

-Non. Il connaissait les occupants de la voiture.

Il m'aurait donné son nom.

-Donc,

on a un témoin dans la nature ?

-Ou un tueur.

-Pourquoi ? -Le mode opératoire.

Une balle à chaque fois. Froid, méthodique.

-Pourquoi il vous a appelée, vous ?

-Chris était mon beau-frère.

Le mari de ma soeur.

J'ai peur pour elle et son bébé.

-C'était qui, dans le coffre ?

-Je sais pas.

-Au minimum, l'occupant du coffre a assisté à la tuerie.

En tout cas, il est en fuite.

Sortez-moi les cas de disparitions inquiétantes

des deux côtés de la frontière.

-Et le profil ? -On n'exclut rien.

On sait seulement qu'il était pas là de son plein gré.

On débriefe après la conférence de presse ?

Merci.

-Tout le monde est là. C'est plein à craquer.

-Tu me donnes 10 minutes.

Envoie Lucas dans mon bureau.

On frappe.

Entrez !

Assieds-toi.

Tu es passé à la scierie, hier ?

-Mmh.

-T'as rien vu ? -Non.

-Tu me caches quelque chose. -Je cherchais un truc,

dans la cabane. -Quoi ?

Tu te rappelles pas ?

-Si, si, mais mon père va me tuer.

-Te tuer ?

-Je planque mon shit là-bas.

Je voulais juste fumer un bédo avant de rentrer.

Si mon père -Tu es reparti à quelle heure ?

-22h

-T'es rentré chez toi plus tard. -Ouais.

J'étais pas frais. Du coup, j'ai traîné un peu.

-C'est à toi, ça ?

-Ouais.

-Tes empreintes.

Pouce.

-Vous direz rien à mon père ?

-Si je peux l'éviter, non.

-Elle voulait savoir quoi ?

-Rien. Juste si j'avais vu quelque chose.

-Pourquoi ils ont gardé ton vélo ? -J'en sais rien.

Vous voulez pas me lâcher avec ça ?

-T'étais pas tout seul, hier, c'est ça ?

C'est pour ça que tu rentres tard ?

C'est peut-être elle qui s'inquiète.

Elle est mignonne ? Je kiffais les blondes.

-Je rentre à pied.

-C'est une réussite.

-On peut plus rien lui dire !

Je sais plus comment le prendre.

-C'est pas la bonne méthode. -Ah bon ?

Tu l'as, toi, la bonne méthode ?

-Les quatre victimes sont des hommes

connus de nos services.

Un véhicule brûlé a également été découvert.

-On dit que cette voiture était recherchée par la police

la nuit dernière, donc avant les meurtres.

-C'est exact. Le véhicule a été déclaré volé.

-Donc, il y avait des informateurs,

dans ce véhicule ?

-Je n'ai pas d'autre commentaire sur l'opération en cours,

mais ce n'était pas le cas.

-Bien.

Merci. La conférence est terminée.

-Merci.

-Excusez-moi.

C'est vrai, ce qu'on dit ?

Une bonne info, ça paye ?

-Qu'est-ce que vous avez ?

Des photos ? Vidéos ?

-Un truc que les flics ont pas dit.

-Alors, on a qui à mettre dans le coffre ?

-On a eu 3 cas de disparitions inquiétantes.

La 1re a été retrouvée, l'autre avait Alzheimer.

Un seul pourrait matcher.

Léna Ubieta, 15 ans.

-C'est une gamine ! -Ouais.

Sa disparition a été signalée hier matin.

Depuis, aucune nouvelle.

Elle vit avec sa mère, à Figueras.

Et surtout, son père, c'est Milo Ubieta,

patron d'une boîte de nuit, le Boca Boca.

Il a aussi un resto, plusieurs bars

Il a été mis en examen pour trafic de drogue.

La dernière, en 2012. A chaque fois,

il a été relaxé.

-Tu veux mon conseil ?

Tu bouges pas. Tu fais le mort.

T'es au courant de rien.

-Quelle bande de nazes !

C'était qui, ce type, là-haut ?

-Vu le nombre de cadavres, c'est pas un pervers de base.

Maintenant, détends-toi.

Big Ben ne dira rien.

Il a trop à perdre. Il est coincé.

-Ouais

Putain !

Abdel, viens avec moi.

-C'est la boîte de mon père. Appelez-le, au moins.

-Rentre chez toi. -Francis, je m'en occupe.

-T'étais passée où ?

On t'a cherchée partout.

Abdel, tu la ramènes à l'appartement.

Tu te reposes -Mais papa !

-Fais ce que je te dis !

Fait chier

-Pardon, M. Ubieta. Je savais pas.

-C'est rien, Francis.

-Il est quelle heure ?

-2h.

-Tu dois être épuisée.

-Yann est venu me voir, aujourd'hui.

C'est bon signe.

-Il a des problèmes, au lycée. -Ah bon ?

-Il s'est battu, aujourd'hui.

Il m'a pas dit pourquoi.

-C'est pas son genre.

-On le connaît pas si bien que ça.

T'es en congés, demain ?

Dis-moi que t'es en congés, demain.

Sinon, je t'attache au lit.

C'est moi qui commande, ici.

-Stéphane, je veux mener cette enquête.

-C'était pas le deal.

-Je sais.

-Mais en attendant

Ici

Qui est-ce qui donne les ordres ?

-Macho !

-Oh, papa !

Y a quelqu'un ?

Je veux sortir !

Une porte s'ouvre.

Tu m'as enfermée !

-Assieds-toi.

Tiens. Mets ça.

-Pourquoi tu m'as enfermée ?

-D'après toi, j'avais le choix ?

Je veux savoir ce qui s'est passé.

Hein ?

Je t'écoute.

-J'ai rejoint une copine. -S'il te plaît

-On est venus en France

-Arrête de mentir, putain ! Arrête de mentir !

Tu me fais honte !

Tu me dois la vérité. Il y a un homme !

Qu'est-ce qui s'est passé ?

Réponds, bordel, Léna !

Qu'est-ce qui s'est passé ?

OK. Je reviendrai demain matin. En attendant,

enlève ces fringues de pute.

Je veux plus te voir habillée comme ça.

-S'il te plaît

-Je veux juste la vérité, depuis le début.

Après, on verra comment on s'en sort.

Tonalité

Détonation

Cris de terreur

Sous-titrage : Nice Fellow

.

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