All language subtitles for el_Bosque_del_Lobo

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Original subtitles

J'ai besoin de votre attention pour vous narrer ce conte

qui se d�roula en Galice au d�but du si�cle.

Benito Freire �tait un colporteur.

Il guidait les voyageurs de village en village.

4�me myst�re de la Passion. Jesus portant sa croix.

Notre P�re, qui �tes aux cieux, que votre nom soit sanctifi�, que...

Sale gamin, viens ici !

LE BOIS DU LOUP - MCMLXX

- Qui est mort ? - Jose�no Vigairo.

Repose en paix.

Les mauvais esprits sont partis.

Louons le Seigneur.

Mon fils Jose�no. Nous n'avons rien pu faire malgr� le gu�risseur.

Nous avons pri�s la Vierge Marie.

17 ans. Regardez-le, il allait devenir un homme de bien.

Et maintenant ?

Patience, battez les cartes, Mr Vigairo.

Mon Jose�no !

Les vivants doivent continuer � vivre.

Que m'a apport� la vie ?

J'avais 4 enfants, aussi brillants que le soleil

et il sont tous partis.

"Continuer � vivre. "

R�signation, Vigaira, r�signation.

Avelina.

Comment va la tante ?

Trenca ? Comme une reine.

Je lui ai laiss� la meilleure maison de la montagne.

Je t'apporte une lettre de sa part.

Le huissier l'a �crite, je ne l'ai pas lu, par respect.

Et je ne sais pas bien lire.

Donne-la moi.

Tu la liras en arrivant chez Vigairo.

C'est la meilleure terre, je te le dis.

De la soupe ? On la donne aux porcs.

Sauf le respect, tout le monde devrait habiter l�-bas.

C'est typique, si vous me pardonnez la comparaison...

des animaux de vouloir rester dans leur propre �table.

Une terre riche, ta tante n'est pas en reste...

M�me Rosa et Manuela sont riches. Ils ont un ventre comme �a.

Et la lettre, Benitino ?

La voil�, pour qui la comprendra.

Je vais la lire.

" A Mon inoubliable filleule Avelina:

"J'esp�re que quand tu recevras cette lettre, tu seras en bonne sant�.

"La mienne l'est, Dieu merci, tout comme Rosa et Manuela...

"qui vivent non loin d'ici.

"J'ai donc beaucoup de chance d'�tre au service du ma�tre de maison,

"qui est riche et qui a rapport� de l'argent de Cuba.

"Eh bien, ma filleule, si tu venais, dans les parages...

"tu ne manquerais de rien et serais comme ma fille.

"Tu peux voyager avec Benito Freire, qui conna�t bien les sentiers.

"C'est un homme de bien e et de confiance.

"Vends ce que tu peux et si ce n'est pas possible...

"ne t'inqui�te pas car cet homme s'occupera bien de toi...

"ainsi que ta fille Teresa, si tu l'emm�nes.

"N'h�site pas, tout va bien pour moi.

"Ta tante t'envoie ses tendres amiti�s,

"Primitiva. "

C'est l'Evangile. Trenca a eu de la chance.

La terre se trouve pr�s de la mer.

Les b�teaux de Vera cruz arrivent emplis d'argent et de perles...

C'est une b�n�diction.

Si vous voulez un conseil, vous devriez partir.

C'est une bonne affaire pour une fille seule avec son enfant.

Mais vous �tes libre de faire comme bon vous semble, Avelina.

Si j'avais la sant� pour pouvoir prendre ce genre de d�cisions.

Je serais comme Trenca, � vivre la belle vie.

J'irais, mais que deviendrait ma pauvre enfant ?

Elle peut rester avec Vigaira jusqu'� ce que tu lui fasses signe.

Penses-y, Avelina, penses-y.

Oh Mon Dieu je ne pense qu'� ma Teresa.

Mais si tout se passe bien comme tu dis, Benito...

Je la ram�nerai avec moi.

Benito !

Benito ! Que se passe t-il ?

Les cartes des Saints b�nis � l'effigie de Sainte Eufemie,

protectrice contre le mal !

Rubans de couleur amen�s de la Cour !

Des scapulaires avec reliques et coquillages de St James !

Aiguilles et fils brod�s !

Cartes des Saints b�nis � l'effigie de Sainte Eufemie,

protectrice contre le mal !

V�tements de toutes tailles !

Scapulaires avec reliques !

Coquillages de St James !

V�tements de toutes tailles !

Rubans color�s de la Cour !

Aiguilles et fils brod�s !

Tu auras ta r�ponse ce soir.

Un petit, petit baiser !

Pas de baisers !

Je te chanterai une berceuse !

Et dites � Don Nicol�s que je dois le voir, les lettres ne suffisent pas.

Que Dieu vous r�compense, Madame.

Repartez, Dona Pacucha, on pourrait nous voir et...

mal interpr�ter la situation, et le dire � votre oncle, l'Abb�.

Ne vous inqui�tez pas, Madame. Je ferai mon devoir.

Aller � Astorga vite et sauf.

Dieu vous le rendra, fid�le Benito.

Comme vous le savez, Dona Pacucha, j'aime rendre service.

Pacucha !

Tu l'avais oubli�.

Assieds-toi, Pacucha.

Et ne le nie pas.

Une fois de plus avec ce Valc�rcel.

Sais-tu que faire la cour n'est pas bon pour toi ?

Que sais-tu de lui que personne ne sache d�j� ici ?

Il a une r�putation de libertin.

Il t'a parl� avec de belles phrases, mais, des lettres et des lettres...

et des lettres... pendant des ann�es... des lettres secr�tes !

Son p�re �tait tr�s malade. Et il est l'a�n� de 7 fr�res.

- Puis son p�re mour�t... - Pas besoin de le cacher.

Pacucha, j'ai pens� � �a pendant toutes ces ann�es...

C'�tait dur de ne pas trouver une opportunit�...

une seule... de te parler et te revoir.

Si, comme tu dis, il est int�ress�,

Le mariage n'est pas une chose � prendre � la l�g�re.

Un jour, tu me remercieras.

Et je ne te dis pas cela par peur d'�tre seul � mon �ge...

et ma sant� f�brile.

Je ne cherche que ton bonheur.

Et tu ne seras jamais plus heureuse qu'ici.

Penses-y, cet homme n'est pas fait pour toi.

Je te laisse, Pacucha.

Je vois que tu me comprends, et j'en suis heureux.

Dieu te b�nisse.

Continuons la f�te, rien n'est arriv�.

N'en fait pas trop ! N'en fait pas trop, Benito Freire !

- J'allais te l'acheter. - Ce n'est pas � vendre.

Comment Diable Benito Freire peut il poss�der ce qui n'est pas � vendre ?

Ou y a t-il une histoire derri�re ce ch�le ?

Histoire, que veux-tu dire ?

Certaines occupations en dehors de tes voyages.

Qu'est-ce que tu en sais ? Notre Saint a une double vie !

Tu as tort, Queiruga. Le ch�le...

- Vas-y, explique pour le ch�le ! - Il n'y a rien � expliquer.

C'est juste... ton imagination.

Allez, garde-le

Ne dis � personne que je t'ai donn� un cadeau !

Benitinio, ch�ri ! Je n'ai jamais r�v� d'une aussi belle chose.

Durant la nuit, il commit toutes sortes de crimes,

prot�g� par la nuit et la peau du loup qu'il a tu�.

A l'aube, il se d�barrasse de cette peau et retourne � ses activit�s humaines.

Ceux qui le voyaient, n'imaginaient pas ses aventures nocturnes,

qui se d�roulaient la plupart du temps pendant la pleine lune.

Il pendait la peau prudemment, �vitant le froid et la chaleur,

car il pensait que cette peau �tait comme la sienne.

L'Anglais prude.

- Bonsoir. - Encore vous, Don Robertino !

Asseyez-vous, je pense que vous voulez souper.

Je ne veux pas d�ranger � cette heure de la nuit.

Pas de d�rangement, c'est d�j� pr�t et nous avons quelque chose de chaud.

Je vois que votre dernier voyage s'est bien pass�.

Tr�s, tr�s bien.

Je vois d'ailleurs que vous n'avez presque plus de Bibles.

Sur ma mule. Elle est bless�e je l'ai laiss� chez le forgeron.

Bien, bien...

Continuez, n'arr�tez pas votre conversation � cause de moi.

Vous parliez de quelque chose de tr�s int�ressant.

Nous pensions que vous, les Protestants...

Allez-y ,je suis un homme tr�s curieux des �tres humains.

- Nous parlions de loups-garou. - Continuez.

Nous racontions chacun une histoire.

Je parlais de celui qui est apparu � Jallas.

Cette histoire n'a jamais �t� racont�.

J'�tais gamin quand j'ai vu ce sc�l�rat.

J'�tais aussi pr�s de lui que je suis de vous aujourd'hui.

Il y avait 7 fr�res, tous des gar�ons.

et pas une seule fille.

Et celui ci, le plus jeune...

avait la malchance d'�tre un loup-garou...

pendant 7 ans.

Et le plus �trange est que personne ne pouvait le blesser � ce moment.

A cause de la mal�diction.

Un jour, apr�s plusieurs assassinats � Santiso,

il entra dans un moulin, d�guis� en loup.

Et quand il passa sa jambe � la porte, le meunier la lui coupa.

Il se m�t � hurler, et redev�nt humain.

Mais il �tait handicap�.

Ce f�t son dernier jour en temps que loup.

Il pleurait, plein de remords sur les assassinats.

Il jurait que Dieu le lui avait ordonn�.

C'�tait plus fort que lui.

M�me la mal�diction dispar�t,

les gens psalmodiaient des incantations:

"Confiez-vous � Dieu et Marie,

"et son Fils n� de cette femme.

"Et � St Sylvestre et aux 37 anges.

"Que Dieu nous d�livre des couleuvres et des serpents.

"Ainsi que du mal et des hommes cruels...

"etde la rage du loup. "

Je vois �a, bien s�r.

Laissez-la jusqu'� votre d�part.

Je peux me voir entrain de porter ce fardeau ou une partie.

J'en laisse une partie ici, si cela ne d�range pas.

- Bien s�r, comme vous voulez. - Merci.

Tout va bien ?

Au moins, j'aurai de la compagnie pendant le voyage.

- Que Dieu soit avec vous. - A la prochaine.

J'ai remarqu� hier que vous �tiez calme pendant le r�cit de leurs histoires.

Je pense souvent aux voyageurs, moi, avec mes Bibles ? Et vous,

avec vos marchandises de village en village,

semblez avoir des vues diff�rentes sur les choses.

Voyager, mon ami Freire, vous �duque.

La culture !

J'ai voyag� de part le monde, et vu des camarades faire le m�me travail.

Et partout, certaines l�gendes ne sont jamais prouv�es.

Par exemple, cette absurde superstition sur la lycanthropie.

C'est pas nouveau.

M�me les Classiques ont abord� le sujet.

Ovide �crivit l�-dessus. Aussi Herodote, Virgile et Petrone.

Le plus �trange est la peur que cela suscite.

Ces soit disant lycanthropes doivent souffrir d'�pilepsie,

ou "paralysie c�r�brale" .

Une maladie beaucoup �tudi�e...

Je ne crois pas � ces fantaisies, ni vous, au vu de la nuit derni�re...

quand je vous observais.

Ne pensez-vous pas, comme moi, que cela n'est que superstition,

qui a pris racine dans la pauvret� et l'ignorance de ces gens ?

Regardez, rgardez !

Don Nicol�s de Valc�rcel ?

Papa, papa, on te demande !

Excusez-moi.

J'apporte une lettre � Dona Pacucha.

Je me dois de l'apporter malgr� le fi�vre que j'ai attrap� en Galice...

C'est un miracle que j'arrive encore � tenir debout.

et je fais cela pour accomplir ma mission.

Don Nicol�s, j'esp�re ne pas vous contrarier...

- Je vous demande une faveur. - Dites-moi Freire, dites-moi.

M�me si je ne suis pas d'ici...

Pourriez-vous m'emmener � l'h�pital pour soigner ma fi�vre ?

Vous pouvez y compter, Freire. Vous pouvez y compter.

Allez � l'h�pital et dites leur que je vous ai envoy�...

On vous soignera bien. Allez-en paix et remettez-vous.

- Et la r�ponse ? - La r�ponse ?

Ne vous inqui�tez pas, Freire. je l'emmene � l'h�pital.

Soignez-vous, c'est ce qui compte.

- Dieu vous b�nisse, Don Nicol�s. - Au revoir, Freire.

Pacucha, encore ?

Nous en parlerons plus tard.

Propre comme un sou neuf.

�a y est.

Remerciez le Seigneur .

- Bonjour, Don Nicol�s. - Bonjour, ma soeur.

- Bonjour, Ram�n. - Bonjour.

Bonjour, Don Nicol�s.

Tr�s bien, mon ami Freire. J'ai ou� de bonnes choses sur votre sant�.

Vous nous avez fait peur. Nous vous avons cru mort.

Mais nous sommes tous contents que vous alliez mieux.

Oh, avant que j'oublie.

Pour "ce client" qui attendait une r�ponse.

Un bon "client", pour s�r.

Dites-lui que c'est un souhait...

que la relation continue telle quelle.

M�me si j'aimerais qu'elle �volue.

Vous n'auriez pas d�, Don Nicol�s.

Demain, je sortirai...

Je pensais visiter votre belle m�re pour r�cup�rer un peu de marchandise...

- pendant que j'y suis... - Pas de probl�me, Freire. Aucun.

En fait, nous avons une r�union avec le conseil de l'h�pital.

Dans 5 minutes.

Cher Freire. Reprenez des forces. Le Seigneur soit avec vous.

Dieu vous le rendra, Don Nicol�s.

Bonjour.

Freire ! B�nis soient les yeux qui vous observent !

Avec mon gendre, nous avons compt� les jours de votre maladie.

Vous �tes le bienvenu dans cette maison. On vous conna�t depuis si longtemps...

- Excusez-moi... - Oui, asseyez-vous.

Respirez, vous avez l'air ext�nu�.

C'est naturel, apr�s ce que vous avez subi...

Vous voulez un peu de marchandises comme d'habitude ?

On verra, je vais vous amener un cognac qui r�veillerait un mort.

Laissez, Dona Garav�a. Ma fatigue s'en ira si je m'assois.

Je n'en veux pas beaucoup, cette fois.

Les affaires sont peu florissantes.

"12 bougies saintes, des scapulaires...

"du tissu en serge noir...

"de la dentelle, des rosaires...

"des cartes de saints, des... "

Voleur !

J'�tais s�re de savoir qui vous �tiez !

Fieff� colporteur !

Et cette bo�te � musique ?

- �a suffit, laisse-le s'expliquer. - Oui, qu'il s'explique !

Eh bien, nous attendons.

Don Nicol�s me l'avait promis. En �change de cela !

"Ma ch�re Pacucha: "

Mon Dieu !

Salut, Benito.

- Encore ici ? - Exact.

Oui, c'est bien.

C'est Benito Freire !

Bonjour. Don Gravier.

Je savais que vous seriez avec nous pour la Saint-Cosme.

Teresa. Teresa !

Viens, ma petite.

Oui, Monsieur l'Abb� ?

On voulait te voir pour parler d' Avelina.

Et quoi faire ici au sujet de sa fille.

Comment va Avelina ?

Comme une femme dont la maison appartient au fr�re du ma�tre de Trenca.

Elle ne manque de rien et n'attend que de voir Teresinia.

- A t-elle envoy� un message ? - Non.

Vous restez longtemps ?

Je vends ce que je peux et...

Allez, donnez-nous un coup de main, nous parlerons de la fille avec Vigaira.

Je sais que sa m�re de Teresina dira qu'elle est mieux l� o� elle est.

Aidez Minguinios, il est l�-dedans.

Allez, va jouer !

Salut, Mr Benito !

Comment vas-tu, Minguinios ?

Toujours ces r�ves dans la t�te ?

R�ves d'oc�ans et de b�teaux.

Attends, laisse-moi faire.

Mr Benito. Racontez-moi une histoire.

A mon dernier voyage dans les montagnes...j'ai vu la mer.

Toute bleue aussi loin que l'oeil puisse regarder.

C'est tr�s impressionnant.

Fais attention � ce que je te dis.

De toutes les choses que Benito Freire a vu...

rien ne se compare � la mer.

On ne s'en lasse jamais.

Mr Benito, si vous ne savez pas o� dormir...

Ma m�re poss�de une auberge. Vous y serez bien.

On verra cela plus tard.

Un capitaine de b�teau ressemble au maire de village

ou alors, un maire et un pr�tre...

L'oc�an n'est que de l'eau, aucune terre en vue...

- De plus... - Continuez, Mr Benito, continuez.

Nous avons chass� le loup-garou !

Mort au loup-garou ! Mort au loup-garou !

Si �a se passait comme �a tous les jours, cher Benito.

Tout serait vendu comme un rien en moins de 2H.

Gardez � l'esprit, Monsieur l'Abb� que je n'ai que quelques babioles.

Je ne me plains pas, St-Cosme a �t� bon.

Tout va bien maintenant, Comment se porte Avelina ?

Pour tout vous dire, r�ellement...

je ne peux pas dire grand chose, car je viens juste de revenir...

je suis rest� tr�s peu de temps...

Quand je suis parti de l�-bas, il y avait un festin.

Et quel festin !

Le ma�tre a l'esprit large, les pauvres sont invit�s !

Je les ai vu s'effondrer sur les tombes d� � l'alcool de cidre !

Benito, Benito !

Viens, Minguinios, pr�parons le punch de Queimada.

Quel est le nom du ma�tre d'Avelina ?

Le nom est... tr�s long... Je ne le connais pas vraiment...

Les gens l'appellent Don Francisco de Paula.

On devrait parler de l'avenir de la petite fille.

Ce sera pour son bien.

Si sa m�re lui fait signe et selon Benito, si tout va bien l�-bas...

j'aimerais voir �a par moi-m�me.

On essaie d'arranger la situation, pas d'empirer les choses.

Mon opinion est que cette fille devrait �tre pr�s de sa m�re.

Sachant que celle-ci � une vie confortable.

Selon moi, je suis d'accord avec l'Abb�.

Sa m�re n'avait pas la vie facile dans la contr�e.

Mais �a s'arrange pour elle.

Et le voyage ? Parce que je crois - sans blesser personne -

qu'une jeune fille ne doit pas voyager avec un homme adulte.

Mais si vous voulez, je peux �tre son chaperon.

Elle ne doit pas rater sa destin�e...

comme cela m'est arriv� si souvent.

Oui, j'accepte. mieux vaut tard que jamais...

et rien ne me retient ici.

Et Trenca vit dans ces montagnes, c'est ma ni�ce.

Il n'est pas n�cessaire que Riquitina vienne... car...

sans blesser personne...

de tous mes voyages comme guide - emportant m�me des enfants -

personne ne s'est jamais plaint.

L� n'est pas la question, Benito.

Personne ne doute de vous.

Mais je conseille � Riquitina d'emmener l'enfant..

car 2 personnes valent mieux qu'une.

Minguinios, les herbes.

Il va sans dire que le voyage sera une mise � l'�preuve.

Je pense que vous �tes fous d'insister � faire ce voyage.

N'en parlons plus, Benito.

Nous serons rassur�s si Riquitina voyage avec vous.

Est-ce vrai, Mr Benito, que certains b�teaux sont plus grands que l'�glise ?

Benitinio, n'oubliez pas mes m�dicaments en voyant le gu�risseur.

J'en aurai besoin vu qu'on emm�ne Teresa

Tout est r�gl�. Un toast au voyage !

Minguinios !

Qu'est-ce qui t'am�ne ?

Qu'est-ce qui t'am�ne ?

Mr Benito, je veux aller avec vous.

Va t-en tout de suite ou je te coupe en deux !

Va t-en !

Va t-en, sc�l�rat !

D�gage de l� !

Riquitina et Teresa sont all�es chercher de l'eau !

Salutations, grand-m�re.

Entre, colporteur et dis-moi ce que tu veux.

Je dois amener des m�dicaments � Vigaira, vous �tes au courant.

Les voil�.

Benitinio... Benito Freire. Tu n'as pas l'air bien, colporteur.

Tu ne t'occupes pas assez de ta sant�.

Toi sp�cialement, qui a �t� maudit �tant enfant.

Tu as peur du gu�risseur qui t'a tenu dans ses bras.

En t'observant...

je vois que tu ne prends pas ces m�dicaments pour ton propre mal.

Benitinio, tu ne vieilliras pas si tu ne prends pas soin de ta sant�.

Minguinios, d'o� viens-tu bon sang, mon enfant ?

Je...

Tu sais que tu as fait pleurer ta m�re ?

Et ton p�re ne fait que jurer � cause de toi ?

Voyons, o� �tais-tu ?

Pourquoi es-tu parti ?

Parle, Minguinios !

J'ai suivi Mr Benito.

Je voulais voir la mer.

Benito t'a ramen� par les oreilles.

Non, je suis revenu seul.

Et Benito ?

Je lui ai �chapp�.

Ecoute Minguinios, ne dis pas de b�tises !

Tu l'as suivi et tu me dis que tu t'es �chapp� !

C'est vrai, quand je l'ai rencontr� dans les bois...

il a menac� de me casser le t�te avec un...

rocher qu'il a ramass� sur le sol.

Il m'a dit de repartir et d'autres choses que je n'ai pas compris.

Tu mens, sc�l�rat !

Benito ne peut pas te menacer. Il est trop gentil.

Je le sais, en v�rit�, c'est toi qui dit des mensonges !

Tout s'�clairera quand Freire reviendra de Castile !

C'est vrai, il �tait en col�re et j'ai cru qu'il voulait me tuer.

Riquitina ne t'a pas d�fendu ? Ou �tait-elle aussi furieuse ?

Mr Benito �tait seul � son r�veil.

Croyez-moi. Que ma m�re p�risse si je dis un mensonge.

�a arrivera, sc�l�rat, si tu continues tes b�tises !

N'en parlons plus. Ton p�re r�glera �a !

Rentrez avec moi, Mr l'Abb�. Ou mon p�re me tuera.

Tu l'as m�rit�, cela ne sera pas assez pour laver tes p�ch�s.

D'accord, je viens afin de ne pas empirer les choses.

Attends-moi, mieux vaut que personne ne te voit ainsi � la messe.

Vous dites qu'il est extr�mement m�lancolique ?

Mon Dieu, quelle joie !

Il... n'a pas envoy� de message ?

Emmenez-moi.

Dona Pacucha !

S'il ne peut venir, je ferai moi-m�me le voyage.

J'ai pris ma d�cision !

Et pour l'Abb� ?

Oublions-le, c'est ma vie, mon affaire !

- Vous y avez r�fl�chi ? - Depuis des ann�es.

Nous partirons cette nuit. Venez me voir dans 1H.

Chez vous? Et votre oncle, l'Abb� ?

Des fun�railles le retiennent, il revient dans quelques jours.

- A plus tard, Benito. - Que Dieu vous garde, Dona Pacucha.

Pour les provisions, servez-vous.

Vous savez au mieux ce qui est n�cessaire.

Au milieu de toutes les fleurs, fleurs, fleurs

comme une fille de l'amour, oui, de l'amour

La naissance de la belle Corina, oui, Corina

la fille de l'amour.

Benito ! Viens ici !

Monte !

T'en rates pas une !

Alors, rien � dire ?

On ne s'est pas vu depuis des mois et voil� comment tu me traites.

Tant de voyages et tu ne dis rien.

Ecoute... Benito Freire. Je ne suis pas n�e d'hier.

J'ai roul� ma bosse. Je voyage comme toi.

Alors, qu'as-tu vendu ?

Si je n'�tais pas occup�e, je te donnerais un coup de mains.

Je t'apprendrais m�me certaines choses sur la vente.

Tu te souviens de ce sacr� ch�le que tu m'as donn� ?

Quel ch�le ?

Que veux-tu dire "quel ch�le" ? Tu m'avais fait des histoires.

- Je me souviens. - Bien, je l'ai vendu.

Je l'ai vendu � quelqu'un qui l'appr�ciait.

J'ai dit que c'�tait un souvenir, mais c'�tait inutile.

Qui �tait cet homme ?

Lameiro, le livreur. Il est un peu borgne.

Tu le connais ?

Je veux conna�tre le propri�taire.

Je vais vous aider mais je ne suis que gu�risseur.

Je crois deviner le destin du propri�taire.

Je vois du sang pr�s d'elle.

Je veux son nom.

Avelina de Souto, qui a voyag� vers Castile.

Portait-elle ce ch�le en partant ?

- Oui. - Voyageait-elle seule ?

Non, avec Benito Freire.

Benito Freire, le colporteur.

Je le connais.

Enfant, il a souffert d'un mal jamais gueri.

Savez-vous si Benito Freire voyage en bonne sant �?

- Don Gabriel est-il l� ? - Oui, venez avec moi.

- Bonjour. - Bonjour � vous.

Comment va Don Cipriano ?

Au lit, � cause de l'asthme quand il est inquiet.

Inquiet, pourquoi ?

En fait, je viens vous demander si vous pouvez le voir d�s que possible.

Est-il si mal ?

Pas pire, mais il demande � vous voir d'urgence.

D'accord, Bouso.

Pourquoi veut-il me voir ?

Eh bien... en fait... je ne sais pas...

Mais j'ai entendu les rumeurs du village.

- Et alors? - Cela concerne

Dona Pacucha, qui a quitt� le village.

Minguinios, va � la sacristie et nettoie tout! - Oui, mon P�re.

La rumeur dit qu'elle a rejoint Astorga, pour rencontrer un certain Valc�rcel...

qui �tait son fianc� depuis des ann�es.

D'accord, quel rapport avec moi ?

Bien, c'est � cause de Freire.

Freire ? Benito Freire, le colporteur ? Quel est le probl�me ?

Il a guid� Dona Pacucha, Il connait les raccourcis.

Freire m�l� � cela? Impossible. Arr�tez, Bouso, arr�tez.

Oui, Mr l'Abb�. Benito Freire. Celui-l� m�me.

On l'a vu avec la Senorita Bilouzas.

En le suivant quelque temps, Don Cipriano a d�couvert certains faits.

De ce que je sais, l'Abb� veut conna�tre ses faits et gestes.

S'ils n'ont pas voyag� sur la route du Roi, la police aura du mal � les trouver.

Mais Freire est en route pour Santander avec 2 femmes de ma paroisse.

Et vous �tes s�r que Freire voyageait avec cette femme ?

Je ne les ai pas vu moi-m�me. Mais il ya des t�moins.

Et personne n'�tait avec lui et Pacucha ou vers Astorga ?

Personne, avant ou apr�s avec ces 2 femmes...

une adulte et une autre, presque une enfant.

Personne, Mr l'Abb�. En tout cas, personne n'en parle.

D'accord, Bouso. Dites � l'Abb� que je le verrai bient�t.

Et ne r�p�tez � personne ce que vous m'avez dit.

- Le Seigneur vous garde, Bouso. - Vous aussi, Mr l'Abb�.

Minguinios !

Minguinios ! Viens ici !

Ecoute, mon fils.

Dis-moi encore comment tu as trouv� Benito Freire endormi dans le bois.

- Marie, m�re de Dieu ! - Con�ue sans p�ch�.

- Vous chassez ? - Exact, mon fils.

Vous devriez emmener des chiens avec vous.

C'est vrai mais je ne fais qu'explorer. Dieu soit avec vous.

Nous le saurons tr�s vite.

Sortez qui que vous soyez !

Ne tirez pas.

C'est moi, Mr l'Abb�.

Que faites-vous ici, Lameiro ? Pourquoi si loin du village ?

H�las, Don Gabriel ! nous courons apr�s la m�me chose.

Teresinia !

Et vous, Lameiro, comment avez-vous devin� ?

Allez, montez � cheval !

Attention, nous devons le poursuivre co�te que co�te.

D�s que possible, nous nous s�parons en 2 groupes.

Compris ?

Je vous ai dit que je ne voulais pas vous voir dans ma paroisse.

Je vous serai utile.

Benito, pauvre sc�l�rat !

D�p�chons-nous, il faut traverser les bois avant le cr�puscule.

Par l�.

Laissons les chevaux ici.

S�parons-nous comme pr�vu.

Allons-y.

Regardez !

Le voil� !

Ouvrez le pi�ge.

Merci !

Merci !

Tous les chasseurs

emm�nent Benito

le loup garou est la proie

les chasseurs sont rassembl�s.

ainsi finit la mal�diction

de Benito le loup-garou

qui, par un signe du destin,

f�t accus� de 11 meurtres.

La paix rev�nt dans la r�gion

et nous te remercions, Seigneur

de nous avoir prot�g�

ceci est la fin de l'histoire.

Les �v�nements de ce film sont authentiques. Seuls les noms ont �t� chang�s.

Benito Freire f�t condamn� � mort par la cour de La Coru�a.

Trad: Uncle Jack 2014 !

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