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Original subtitles

VACHES

I. L'AIZKOLARI COUARD.

Front carliste Biscaye, 1875.

Carmelo…

- Devine qui j'ai vu ? - Qui ça ?

Ben, Manuel de la ferme Irigibel.

- Où ça ? - Là-bas.

Entre la cote 200 et la 230.

20, 40, 60…

80, 100…

130, 150…

On dit que tu es le meilleur à la hache.

Le plus rapide.

L'aizkolari qui n'a jamais perdu un pari.

Devine qui arrive ?

C'est Zaldibia.

Un bûcheron de Goizueta.

Carmelo Mendiluze.

Il est sergent.

Laisse-moi de l'avance et je te défie.

Quand es-tu arrivé ?

Hier avec le deuxième Bataillon.

Ça va chez moi ? Mon enfant est né ?

Oui.

Tu as un garçon.

- Il se porte bien ? - Oui.

La sorcière a pondu un garçon !

Les Libéraux !

Ilegorri, ils trouveront la peau !

On parie que non ?

Du calme, Manuel. Tremble pas !

Tu vois bien : Tu trembles plus !

Maintenant, tire. Tire, merde !

Tue avant d'être tué !

Je ne suis pas mort.

Je ne suis pas mort.

Manuel,

je ne suis pas mort.

Manuel Irigibel, 30 ans après.

Guipuscoa, printemps 1905.

- Il me peint. - Il peint qui ?

Moi. Tu le vois pas ?

Nous ne sommes pas sur le tableau.

Regardez. Maintenant, il peint mon oreille, celle-ci.

Il peint l'oreille de Txargorri.

Qu'en sais-tu, toi ?

Pépé, on est bien sur la toile ?

Bien sûr.

Tu vois bien ?

Une vache a besoin qu'on la tienne. Surtout dans un tableau.

- Elle ressemble à la Txargorri. - C'est la Txargorri.

- Où est-elle ? - Partie dans les bois.

Vous êtes tous fous !

Elle va manger un champignon vénéneux et perdre la tête.

Fais attention aux sangliers !

II. LES HACHES.

Pariez 700 sous. Ils auront du mal à les réunir, mais accepteront.

- Tu paries avec nous ? - Ici tout se sait.

C'est un défi entre vos deux familles.

C'est de l'argent sûr.

L'autre en bas se fatigue toujours avant, t'as vu ?

D'accord, je parie.

On parie combien sur le frérot ?

Pépé, ils arrivent.

Quand ça ?

Vendredi à midi dans le champ d'Erdiale.

Combien ?

700 sous.

La sorcière est riche, elle en profite.

Je parie avec vous.

J'avance la moitié.

Mendiluze est fort, mais tu es plus rapide, comme ton père.

Il regarde la Txargorri.

On accepte.

Pour notre moitié, on se débrouillera.

Ils ont accepté.

C'est noté.

- Bonne chance. - D'accord.

Tu l'as trouvé comment ?

Il fait pas le même bruit.

Pas le même bruit ?

Différent.

Tu connais la différence entre ton frère et Ignacio Irigibel ?

Dis voir.

Je tiens plus longtemps avec la hache.

- Ignacio se fatigue vite. - C'est vrai.

C'est peut-être qu'il finit plus tôt.

T'en fais pas. On gagnera.

Lucas !

Allez !

Le vainqueur affrontera Sozaluze de Leiza le mois prochain.

Il fera donc partie des grands.

Remportera l'épreuve

le premier qui coupera 10 troncs.

À la demande des familles, le duel est privé.

- Mendiluze, 30 sous ! - Tenu !

Allez, vas-y !

Tiens ! Je parie 50 sous sur Irigibel.

50 sous sur Irigibel !

Irigibel, 50 sous !

Irigibel Il, continue comme ça et tu gagneras plein de sous !

Tel père, tel fils !

Tu as ça dans le sang.

Il parle de sang ?

Tu dois préparer un autre duel.

Son prochain duel sera contre Sozaluze, le Juge l'a dit.

Je ne peux rien faire.

À quoi bon ce gâchis ?

Quel désastre !

Mais, Pépé, on a gagné 700 sous !

C'est vrai. Je l'avais noté.

Heureusement qu'on a pas encore mis la faux.

Elle nous aurait coupé les pieds.

Quatre pieds.

C'est pas mal.

Tiens-la par là.

Lâche pas.

Bouge pas.

Tiens bien, c'est très dangereux.

Saute !

Il revient avec une vache énorme. Viens vite !

Une vache et un cheval.

Il a dû battre Sozaluze.

On entend pas la hache de ton frère. Il a pas dû le voir.

Cette vache bizarre est à nous ?

Votre père deviendra aussi célèbre que votre grand-père.

Pourquoi des taches noires ?

Car elle est pleine de lait. En fait, elles sont blanches.

- Tu as encore gagné ? - Bien sûr. Tu veux monter ?

- Non, après. - Quand ça ?

- Je veux voir la vache d'abord. - On la voit mieux d'ici.

- Tu me tiens, hein ? - Oui, hop là !

Elle est énorme.

- C'est quoi son nom ? - Pupille.

- Quoi ? - Pu-pi-le.

- Pourquoi elle est noire ? - Elle est blanche.

- Noire à taches blanches. - À taches noires.

Pourvu qu'elle soit pleine.

Elle est hollandaise. Elle vaut beaucoup d'argent.

- Combien ? - Beaucoup.

Il veut toujours te défier. Dis, on en fait un autre ?

Tes yeux sont muets.

L'étalon d'Igeldo l'a montée. Une bête de 2 tonnes.

- C'est quoi un étalon ? - Un taureau très grand.

Tu as l'air pleine. Voyons ce qu'il y a à l'intérieur.

Si tu regardes encore le fils de ce vieux couard,

ton frère se perdra à jamais,

ton père mourra une seconde fois et moi une première.

Ils ne se battront plus.

Plus jamais.

Qu'en sais-tu ? Qui te l'a dit ?

Personne. Je me le suis dit toute seule.

Que m'as-tu fait ?

Que m'as-tu coupé ?

III. LE TROU ALLUMÉ.

Dix ans après.

Printemps 1915.

Bonjour !

Allons à l'ombre.

Qu'est-ce que tu as ?

Je veux parler avec vous.

Juan, il y a pas d'ombre là-derrière.

- Tais-toi, Peru. - Mais c'est vrai, quoi !

Je n'aime pas que vous descendiez seuls au village.

Toi, Catalina, tu n'as pas de mari.

Toi, Peru, tu n'as pas de père.

Notre mère est morte.

Vous n'avez plus que moi.

Tu n'écoutes pas.

J'ai dit quoi ?

J'aime pas votre regard.

Quand je suis nerveux, c'est pas pour vous faire peur.

Je peux pas m'en empêcher. Vous si.

Je vous veux pas de mal.

Laisse-le partir.

On a eu un sanglier.

Y en a pas ici. On n'en a jamais vu.

Dans ma jeunesse, le bois en était plein.

Un jour, j'ai blessé une laie pleine.

Je l'ai traînée jusqu'ici et l'ai jetée dans le trou.

Elle a couiné pendant deux jours. Le trou est resté allumé tout l'été.

On l'allume ?

Donne.

Laisse-moi faire.

Lance plus haut !

À gauche !

Ça y est : C'est allumé.

Écoutez.

Tu as encore gagné.

Montez sur le tronc. On va vous prendre en photo.

Une autre chambre par ici.

Levez la hache au-dessus de la tête.

Comme quand vous commencez à couper.

Que tous sachent qui est le meilleur.

Baissez la hache et posez-la sur votre épaule.

Regardez au loin. Levez la hache.

Ilegorri, placez-vous près de Irigibel Il.

C'est ça.

Écoutez !

Je lui ai appris tout ce qu'il sait. Laissez-moi regarder.

Voilà Lucas,

le fils d'Ilegorri.

Il vient mater mes nichons.

Qu'espère l'homme arrivé au sommet dans le sport de la hache ?

Que ressent-on en revenant

couronné de laurier ?

Tu as vu pas ton fils ?

C'est mon père. Il ne m'a jamais rien appris.

Vous êtes bien Irigibel ?

Manuel Irigibel, le meilleur aizkolari de tous les temps.

Un héros des guerres carlistes. Pas vrai ?

Ils l'ont dans le sang.

À propos de sang…

- Personne n'a vu mon petit-fils ? - Fous-lui la paix !

Tu vois la chambre isolée ?

Prends-la de suite.

Personne ne regarde. Et cache-la.

Je la vole ?

À condition qu'on s'en serve tous les deux.

- Tous les trois. - Oui. Nous trois.

Mon frère est fou.

Peru a peur de lui, moi aussi.

Je veux partir au plus tôt.

Très loin d'ici.

- En Europe, c'est la guerre. - En Amérique alors.

Mais on emmène Peru.

Laisse-moi dormir avec toi.

Lâche-moi ou nous partirons pour toujours !

Où irez-vous ?

Avec Ignacio ! C'est ça ! Vous partirez avec lui !

Du calme ! Je ne vais pas te tuer.

Tu m'as entendu ?

Je suis ton frère ! Ton frère !

Je vais pas te tuer. Je veux pas te tuer.

Je vous veux pas de mal.

Je suis ton frère !

Je suis là, mon petit.

Calme-toi.

C'est rien.

Demande à Ignacio l'argent qu'il te doit pour ton fils…

et partons à l'étranger.

En Europe, c'est la guerre.

En Amérique alors.

Madalen !

Mets-toi près de la vache, près de Pupille.

Obéis à Pépé.

Qui va prendre la photo ?

La photo se fait toute seule, pas vrai ?

C'est très important.

C'est très important.

Regardez bien.

Très important !

De la plus haute importance !

Il emporte une mue de couleuvre.

Oui, c'est très important.

Ne l'oubliez jamais.

Qu'est-ce qu'elle a, Pupille ?

Elle a le regard fatigué et son lait pue.

Emmenons-la brouter au trou.

Cristina.

Charge-toi de traire la Pupille. Vide-la, son lait est infecté.

Mange ça, ma jolie. Ça te fera du bien.

Beurk !

Quelle puanteur !

Ça pue !

Qu'y a-t-il de l'autre côté

du trou ?

La même chose qu'ici, grosso modo. Il y a vous.

Mais nous sommes ici !

Non, je suis le seul à être ici.

Sous peu, la Pupille me rejoindra.

C'est la Pupille.

Elle va bientôt mourir.

La terre mange, puis digère.

Tu l'as peinte sans sabots.

Il te regarde trop.

Il le peut tant qu'il veut.

Toi aussi.

Cueillez des champignons vénéneux.

Abrégeons ses souffrances.

Faites attention aux sangliers !

- Ils ont poussé quand ? - Tout à coup.

Ils ont du lait ?

Tu me les montres ?

J'en ai assez !

Imbécile !

Vieil égoïste ! Tu aurais dû mourir à la guerre !

Lâche ! Tout le monde sait que tu n'es qu'un lâche !

Lâche !

- J'en peux plus ! - Ne frappe pas Pépé !

Tu vois pas qu'il est fou ?

Elle était mourante. Les champignons ont abrégé ses souffrances.

Mais alors, pourquoi elle criait ?

Les cris aident à mourir.

Les cris sont dignes.

Où est ma mère ?

Je sais pas. Je l'ai pas vue.

Grand-père…

Tu t'en fais parce que j'ai dit que tu es fou ?

Non, non, pas du tout.

Pardonne-moi.

Mais ça me dérange pas.

Vous le saviez déjà. Je vous l'ai dit.

Rappelle-toi.

Moi, je suis de ce côté-ci.

Où est ma mère ?

Que regardes-tu ?

Que regardes-tu ? Y a rien !

Rien.

Regarde ! La voiture de ton père n'est plus là.

Tu as compris ?

Ils nous ont abandonnés.

C'est faux ! Tu l'as tuée !

Juan a tué ma mère !

Juan a tué ma mère !

Lâche-moi ! Non ! Non !

Peru, viens voir ta mère !

Regarde. Tu la vois ?

Elle t'attend !

Ma mère est dans le trou ! Juan l'a tuée !

C'est la Pupille. Sa viande est infectée : Il faut la jeter.

Tu as vu ma mère ?

Elle t'envoie me chercher ?

Oui, elle t'attend.

Cristina, je t'écrirai !

Écris-moi !

Cristina, écris-moi !

Ma chère Cristina…

Je vais à l'école, ici, en Amérique.

Je suis en train d'apprendre à écrire.

Mais c'est encore notre père qui écrit cette lettre.

Je t'envoie une photo de la maison où nous vivons.

Et ça, c'est notre voiture.

Mon cher Peru…

Je ne sais pas écrire non plus.

L'écriture penchée est celle de Pépé, mais c'est moi qui parle.

Nous sommes plus nombreux qu'avant.

Mais on s'en sort bien.

Au moins, ton père nous a laissé les vaches.

Pépé t'a peint sur un tableau, mais je peux pas l'envoyer.

J'ai arrêté mes études.

J'ai commencé à travailler comme photographe dans un journal.

C'est moi qui ai pris les photos que je t'envoie.

J'ai enfin vu un sanglier.

Mais le piège ne l'a pas pris.

C'est pas étonnant,

puisque je l'ai vu dans un autre bois à 2 jours de marche.

On dit que ça fait du bien à ton oncle de vivre seul.

Moi, tout ce que j'ai vu, c'est qu'il a la barbe maintenant.

La rouquine sur la photo, c'est ma femme.

Nous nous sommes mariés le mois dernier.

Normalement, elle est plus mince.

Mais elle est sur le point d'accoucher.

J'ai failli mourir de rire en voyant ta femme.

Mon fiancé était rouquin aussi.

Heureusement que j'ai rompu.

C'était Lucas, le fils d'Ilegorri.

Comme tu vois, je t'envoie cette carte postale d'Angleterre.

Je suis venu ici prendre des photos pour le journal.

Ici, c'est plus près de chez nous et je me souviens de tout.

Pépé fait saigner les vaches de ses tableaux.

Il dit qu'il restera dans le bois et n'écrira plus.

Il est très âgé et doit vouloir mourir.

Nous t'embrassons.

La guerre a commencé, mais ici personne n'est encore passé.

Je veux partir.

IV. La guerre dans les bois.

Été 1936

Juan a dû rentrer.

On dirait qu'il y a quelqu'un.

Tu me remets ?

Mon journal m'a envoyé faire des photos de la guerre.

Quand es-tu arrivé ?

À l'instant.

Et grand-père ?

Il est mort.

Ton fils va bien ?

Oui. C'est une fille.

Elle doit être jolie.

Oui.

Regarde ça !

La guerre !

Tu fais pas de photos ?

Quand je veux penser à quelqu'un, je pense à toi.

Moi aussi.

Tous les jours.

Y a des gens chez toi.

De quel côté est mon oncle ?

Il a mis le béret rouge carliste et a rejoint les franquistes.

Où est-il maintenant ?

Je sais pas.

Je peux rester ici ?

Il reste ici.

Comment va ton père ?

Bien.

Nous aussi, comme tu peux le voir.

Cristina, où es-tu ?

Beaucoup de gens sont arrivés. Les soldats sont au village.

Les troupes franquistes sont arrivées ce matin.

Regarde. C'est mon neveu.

Celui en blanc aussi. Et celui-là aussi.

Peru !

Merde alors !

Que fabriques-tu ici ?

Photographe de guerre.

Pour un journal américain.

Il faut fêter ça !

- Comment va ton père ? - Bien.

- Il t'a appris à couper du bois ? - Non.

- Tu as vu Lucas ? - Oui, il va bien.

Ce Lucas, c'est un sacré type !

Des soldats !

- Regarde ! - Les soldats arrivent !

Les franquistes !

Les enfants et leurs mères dans la ferme !

Les autres dans les bois !

Vite ! Les hommes dans le bois !

C'est curieux ! Ils doivent se cacher.

Tu as peur ?

Bonjour, Lucas.

Vous avez besoin de protection.

Je reste avec vous.

Nom de Dieu ! Que se passe-t-il ?

Où sont ces salauds ?

Merde ! Où êtes-vous ?

Fils de pute ! Sors, mon salaud !

En voilà une autre !

Je vais te tirer de là, Cristina.

T'en fais pas, ma biche.

Repose-toi.

Je suis avec toi. Nous sommes enfin ensemble.

Qui va là ?

Y en a un vivant !

Je suis un photographe américain.

Presse internationale.

Absolument neutre.

Il chie dans son froc.

Allons !

Allons !

Allez ! Marche !

Traître ! Alors, tu es un traître !

- Tue-le ! - José, tire pas !

Mon Commandant, regardez ce qu'on a trouvé.

Je suis américain.

Je suis photographe pour un journal américain.

Je ne suis pas armé.

Je ne tire pas.

Je ne suis pas armé. Je suis neutre.

Mon journal est connu

dans le monde entier.

Vous comprenez ?

Vous comprenez ?

Je respecte votre parole et vous la mienne.

- Ces étrangers sont tous pédés. - Surtout les journalistes.

Quelqu'un veut une photo ?

Une photo ?

Je m'en vais.

Hé, toi !

On aime pas les Américains.

Emmenez-le dans les fougères.

Vous deux, venez avec moi !

Allez, allez !

Avance !

Regarde devant toi !

Bouge pas ! Avec les autres !

Peru, tu as vu mon fils ?

Tu as pas vu Lucas ?

Il a échappé ?

Il leur a échappé ?

Oui.

Bravo, Lucas ! Tu es un sacré type !

Juan !

Ce jeune est carliste.

Qui ça ?

Le photographe.

L'Américain ? Pourquoi ?

C'est vrai, je suis carliste.

Silence !

On ne ricane pas !

C'est le petit-fils de 2 carlistes de la dernière guerre.

C'est vrai ! Je les ai connus étant gosse.

J'apportais le rata dans les tranchées.

Ça va ? Tu vas bien ?

Oui. J'ai seulement un peu faim.

Que t'est-il arrivé ?

Je les ai pris en photo, mais ils ont gardé l'appareil.

- Je me suis endormie. - Vraiment ? Ça va ?

Ça va beaucoup mieux.

Sans mon appareil je suis plus rien. J'ai plus rien à faire ici.

Mais tu l'as sur toi !

C'est vrai ! J'ai eu peur !

J'ai fait de bonnes photos.

J'ai vu le grand-père.

Moi aussi.

En France, y a la guerre ?

Quoi ?

Je donnerai ma vie pour toi.

Chouette !

Il y a à manger sur le cheval. Et moi qui ai si faim !

- Peru. - Quoi ?

Serre-moi encore plus fort.

Dis-moi quelque chose à l'oreille.

Tu es ce que j'aime le plus au monde.

Je t'attendais pour t'aimer toujours.

Je ne te lâcherai jamais.

C'est très important.

De la plus haute importance.

On est presque arrivé.

À Lola.

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