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Original subtitles

C'est bien, Pippin. Amène ici.

Va chercher ! C'est bien.

Amène ici, allez.

Donne.

C'est bien.

Tu es prêt, Pip ?

C'est bien ! Rapporte !

Prêt ?

Va chercher !

Viens, donne ici.

Maman, où je mets les jeux de société ?

Dans la pièce de vie.

C'est laquelle ?

Ty, devine.

Bien sûr, je comprends. Mais...

Non, aucun problème.

J'espère qu'il se remettra vite.

Quoi ?

Quoi ? Non. Oui, ça avance.

Mais c'est beaucoup de travail.

Défaire les cartons, s'installer.

Mais ça va être super.

C'est sûr.

On se voit demain.

Owen ! Tu fais quoi ? Comment tu es monté ?

- J'ai grimpé. - Descends.

- Tu devais m'aider. - Mets-moi au défi de sauter.

- Ne sois pas bête. - Tu me donnes quoi si je saute ?

Rien, parce que tu seras mort. Alors, descends.

C'est pas si haut.

Owen, descends tout de suite. Tu vas te faire mal.

- "Tu vas te faire mal." - Arrête.

- Tout de suite ? - Descends.

- Je vais sauter. - Owen.

C'était trop bien !

- Tu es bête. - Toi, tu es bête.

Est-ce que ça va ?

Tu te rends compte, si tu te blessais ?

- Pardon, maman. - Tu te rends compte ?

Je t'ai dit de le surveiller.

- Je surveillais ! - Pardon.

Bon Dieu. Allez, on y va.

Si vous vous ennuyez, il y a un million de cartons à défaire.

On y va, d'accord ?

Ensuite, vous pourrez explorer. D'accord, Superman ?

- Tu es débile. - Merde.

- Tu dois faire attention à lui. - Je sais.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Qu'est-ce que tu vois ?

Allez.

Bon chien.

Je ferme le rideau, d'accord ?

On va se reposer.

- Avec ou sans ? - Avec.

- Ouvert ou pas ? - Ouvert.

- Maman ? - Oui ?

Désolé d'avoir sauté dans le foin.

Bonne nuit. Dors bien.

Ouvre les yeux dès le bon matin.

De toutes tes forces, agis bien.

Ça va ? Tu veux une autre couverture ?

Tu sais que je dormais ici, quand je venais ?

Tante Silas m'a même laissé choisir la peinture.

Combien de temps ?

Quoi ?

Combien de temps on reste ?

Le temps de trouver une autre solution.

Au moins, tu as ta propre chambre.

Dors bien.

Viens, Pip.

On va se coucher ?

Comme tu veux. Tu peux finir les cartons.

Et voilà. N'oublie pas vos sacs.

Je t'aime, maman.

- Moi aussi. - Bonne journée.

Comment ça va ?

- Bien. - Oui ?

Est-ce que ça va ?

Venez dire bonjour à Macy.

Salut.

Comment ça va ?

Tu vas les récupérer après le dîner ?

Oui. Merci de me remplacer.

Pas de souci. Et le déménagement ?

C'est quoi ?

Mon avocat veut que tu voies ça avant notre rendez-vous.

- Alors, la nouvelle maison ? - Nouvelle ?

Elle est à vendre depuis la mort de ma tante.

Elle est datée, pour dire le moins.

Je n'en reviens pas que tu lui aies laissé la maison

après ce qu'il a fait.

Je n'ai pas vraiment eu le choix.

Ses parents nous l'avaient achetée.

Tu sais que tu aurais pu loger chez moi.

- J'ai proposé. - Je sais, merci.

Mais c'est temporaire.

Je vais trouver un appart plus près de l'école au printemps.

- Maligne. - Oui.

- Jessica ? - Oui ?

Les résultats d'Helen Osgood.

Elle est en E-3, tu lui apportes ?

- Oui, Estelle. - D'accord.

Bleusaille.

Bonjour, Mme Osgood.

Le Dr Simmons va passer vous voir,

je viens faire une prise de sang.

Ça recommence, c'est ça ?

On ne revient pas ici pour de bonnes nouvelles.

On appelle, pour une bonne nouvelle.

Je fais juste la prise de sang.

Écoutez.

S'il me reste peu de temps,

je ne veux pas perdre une seconde de plus à douter.

Je vous en prie.

Ce n'est pas bon.

Je ne peux pas revivre tout ça.

Pas encore une fois.

- C'est vrai. - Non.

Si, la tante Silas de ma mère m'a raconté.

Tu étais trop jeune pour te rappeler.

Il y avait une tribu de cannibales volants

qui vivait près du lac.

Comme ceux du Magicien d'Oz ?

Non, c'était des singes volants ça. Là, c'est autre chose.

Quand ils venaient en ville, ils kidnappaient des gens,

surtout des enfants,

pour les manger !

- Tyler ! - Je t'ai fait peur.

C'est débile.

Si c'était vrai,

c'est toi qui aurait peur. Pas moi.

Pourquoi maman a si peur que je me fasse mal ?

Parce qu'elle ne veut pas nous perdre.

Nous perdre, comment ?

Comme... mourir ?

Non.

Laisse tomber, d'accord ?

On y est presque.

- Tu vas prendre combien de poissons ? - Plus que toi.

C'est ça ?

Sûrement.

C'est le lac de tante Silas ? Où est l'eau ?

- Tant pis pour la pêche. - Oui.

- C'est quoi ? - Quoi ?

Là.

Owen, je veux rentrer.

Pippin, attends !

Pippin, non !

Reviens !

Sors de là !

- Pippin ! - Sors-le de là !

Allez, sors-le de là !

- Tyler, à l'aide. - Viens, Pippin.

Tyler ! Sors-le de là.

Au secours, Tyler !

Je suis coincé. Tire !

On y va.

Ça ne prouve rien.

Et ça date d'il y a trois ans. Quelle importance aujourd'hui ?

Dis-moi si tu crois qu'autre chose va se présenter.

- Non, je t'ai tout dit. - D'accord.

- Je suis clean depuis 15 mois, Jill. - Tu peux les déposer...

Dis-moi que ça ne changera rien à mon affaire.

En général, la mère est préférée.

Je sais, ils jugent plus souvent en faveur de la mère.

Attends, je vais devoir te rappeler.

Owen ! Je t'ai dit de ne pas aller là.

Ce n'est pas ma faute.

- Pip était coincé et je... - Je ne peux pas gérer ça.

Alors vous enlevez ces vêtements sales,

vous passez au tuyau et personne ne rentre avant d'être propre et sec.

Je vais chercher le tuyau.

Ce n'est pas ta faute, Pip.

Il ne veut pas d'olives dans sa sauce.

Papa les enlève, en général.

D'accord.

Bon, écoutez.

Tous les deux.

Je ne suis pas parfaite, d'accord ?

Je sais que votre père a été là pour vous,

bien plus que moi.

Mais je suis là, maintenant.

Et je veux vraiment qu'on soit une famille.

Mais on doit bosser en équipe.

Surtout maintenant.

Je sais, ce n'est pas comme notre ancienne maison.

Mais j'ai hâte d'en faire notre foyer, avec vous.

Je ne vous décevrai plus.

C'est fini.

Je vous aime tellement.

Mais surtout moi, non ?

- Owen ! - Comment tu le sais ?

- Elle te ment. - On a tous entendu.

Oui, mon pote.

Tu as vu quelque chose, Pip ?

- Maman. - Oui ?

Je crois qu'il y a quelque chose.

Quoi ?

Sûrement un raton laveur.

- Pippin, non ! - Attention !

Pippin, ici !

- Pippin ! - Au pied !

Il reviendra quand il sera prêt.

Pourquoi tu l'as laissé faire ?

Il a été trop rapide.

- Je vais le chercher. - Absolument pas.

- C'est Pippin ! - Oui, et tu pourras le chercher

après l'école, demain.

Ce sera trop tard.

Owen, ça suffit. Tu rentres.

Tu te fous de Pippin parce que Papa nous l'a donné.

Voilà pourquoi.

On se soucie des enfants.

À leur âge, ils ont encore besoin de temps avec leur père.

Il les a un week-end sur deux,

mais pendant la semaine, la stabilité avant tout.

Je suis d'accord. Patrick a été leur parent principal,

et leur a apporté cette stabilité pendant trois ans,

pendant que Mme Stokes gérait

- ses soucis personnels. - Pas ça.

- C'est déplacé. - Il les préparait pour l'école.

- Mme Stokes était en désintox. - Il les nourrissait.

Elle est capable de prendre soin d'eux.

Elle l'a prouvé, ces 12 derniers mois.

- Elle serait... - Quelle est l'histoire

préférée d'Owen, le soir ?

- Le film préféré de Ty ? - Patrick, je t'en prie.

Comment elle mange ses œufs ?

- C'est une blague. - J'ai été là pour cette famille

quand tu n'étais pas en état de veiller sur eux,

ni même sur toi-même. Et tu veux me priver de ça ?

- Je t'en prie. - Quatre jours par mois ?

Ce n'est pas suffisant. J'en mérite plus.

- Tu en veux plus ? - Oui.

Tu as eu la baraque et la nounou !

Ne la mêle pas à ça !

Mon cul ! Tu l'as mêlée à ça quand tu as choisi de la baiser.

- Vraiment ? - Jessica.

Non. Apparemment, après...

Quand je dormais toute la journée.

- Sur le canapé. - Oui.

Dans la salle de bain, la voiture,

tu dormais n'importe où !

- Ça suffit ! - Tu n'as rien fait !

Tu n'avais rien à faire !

- Je t'emmerde ! - Non, ça suffit !

Non, ça n'a pas aidé du tout.

Vu ton passé, tu ne peux pas perdre ton calme.

Tu dois prouver que les enfants doivent être avec toi.

- Merci. - On se rappelle.

- Un labrador sable. - Non.

- Rien ? - Non, désolé.

Comment ça va ?

Prends ton manteau, tu mérites une pause.

On va sortir chercher Pippin tous ensemble.

J'ai essayé de l'arrêter.

Owen, dans la voiture.

Dans la voiture !

Regarde-moi. Tu imagines à quel point j'étais inquiète ?

Qu'est-ce qui t'a pris de faire tout ce chemin

et sans mettre ton casque ?

C'est parce que moi, je l'aime !

Tu ne penses qu'à toi.

Bordel, ce n'est pas vrai !

Je comprends pourquoi papa t'a quittée.

Monte dans la bagnole !

Tu l'as laissé partir.

Tu as de la chance de ne pas être punie.

Il est rentré !

Il est revenu !

Pip est revenu !

Ne t'approche pas plus.

Qu'est-ce qu'il a ?

Reviens vers moi.

Lentement.

- Maman ! - Enlève-le !

- Enlève-le ! - Pippin !

- Arrête ! - Maman !

Va chercher de l'aide !

Va chercher de l'aide, appelle les secours.

- Maman ! - Ça va aller.

Il était inconscient.

- Respiration ? - Inspiration minimale.

Vous pouvez la prendre ?

Bien sûr. Viens, ma puce.

- Ça va aller. - À trois. Un, deux, trois.

La carotide est mordue, à gauche.

- Jessica. - Le chien l'a mordu

à la jambe gauche.

On s'occupe de lui. Allez vous nettoyer, d'accord ?

Je veux ses constantes.

Tension à six sur trois, tachycardie.

On va regarder.

Une poche de sang en urgence, à plein débit.

- On peut nettoyer, merci. - On nettoie.

On prépare quatre unités.

Merci.

Il va guérir.

- D'accord ? - OK.

Une très bonne équipe de médecins s'occupe de lui.

- Il y avait tellement de sang. - Je sais.

Je sais.

C'est normal en cas de morsure.

Où il est ?

Il lui ont donné un calmant.

Il ira dans une chambre privative tout à l'heure.

Pourquoi tu l'as laissé approcher d'un chien

- s'il était agressif ? - "Un chien" ? C'était Pippin.

Le chien que tu leur as acheté.

Tu avais imaginé que Pippin pourrait faire ça ?

Le chien est devenu fou. Ce n'était pas Pippin.

Je t'avais dit que déménager là-bas était une mauvaise idée.

- Ne mets pas ça sur mon dos. - Tu étais bien là où tu étais.

- Et là c'est un coin paumé. - Non ! Laisse-nous une chance.

C'est arrivé en moins d'une semaine.

Tu dormais sur le canapé ?

Viens me tenir compagnie.

C'est ta faute, Jess.

C'est ta faute.

Mon chéri.

On est là, mon chéri.

Comment tu te sens ?

J'ai faim.

Il va beaucoup mieux. On a beaucoup de chance.

Vraiment ?

Mange tout.

Ça sent bizarre.

Fais de ton mieux, alors.

- Tu assures. - Bravo.

Je suis désolée.

Mme Osgood est revenue.

Elle a demandé à te voir,

mais je peux m'en occuper si...

Je peux faire une petite pause.

- Il va beaucoup mieux. - C'est génial.

Mme Osgood, ravie de vous revoir.

Le Dr Simmons va vous présenter votre futur traitement,

mais en attendant, je vais prendre vos constantes si vous voulez bien.

Comment vous vous sentez ?

Vous êtes mariée ?

Je l'étais.

Mais...

- Non. - Des enfants ?

Un fils et une fille.

C'est merveilleux.

Je n'ai pas d'enfants.

Quand j'ai appris la nouvelle,

"six mois, au mieux un an",

je suis rentrée chez moi.

J'ai fixé le téléphone.

Je n'avais personne à appeler.

Navrée.

J'ai entendu dire que des médecins,

des infirmières,

peuvent aider les gens, à la fin. Vous voyez ?

Ils...

Ils les aident.

À la place du traitement.

Mme Osgood.

Ce n'est pas ça, notre métier.

Mais vous pourriez le faire. Personne ne le saurait.

Je sais ce que c'est.

D'avoir perdu tout espoir.

Je l'ai vécu.

C'est dur.

"Il faut toujours plus sombre avant l'aube", dit-on.

Et c'est vrai.

On a ici beaucoup de médecins

qui pourront vous en parler mieux que moi.

Je peux vous arranger une consultation.

Code bleu, chambre 520.

Je reviens.

Jess ! On s'occupe de lui.

Quelque chose pour le nettoyer !

Vite, 45 milligrammes d'Ativan. Il faut dégager les voies respiratoires.

Je ne comprends pas, je suis allé aux toilettes et...

- Qu'est-ce qu'il a ? - Prêt.

On va intuber.

Bonjour, je suis le Dr Forsythe.

Tout d'abord, Owen va beaucoup mieux.

Sa fièvre est retombée,

et on va maintenir l'intubation le temps qu'il se stabilise.

On lui fait des transfusions, qui ont l'air de fonctionner.

On ne néglige rien.

C'est une infection, Don ?

On ne sait pas encore.

Le Dr Avery a géré les analyses. Elle t'a dit que le test rage

- est négatif ? - Oui.

Bien.

On soupçonne une forme d'anémie.

Causée par une morsure de chien ?

Il y a des virus et des bactéries rares.

Et il a pu en contracter une par le biais du chien.

- Il va mourir ? - Quoi ? Non !

- Ne t'en fais pas pour ça. - Bien sûr que non.

- Owen ira bien. - Ne t'en fais pas.

Bon Dieu.

À quoi sert la machine ?

Elle l'aide à respirer.

Il a attrapé quelque chose. Peut-être un virus.

Son corps fait de son mieux pour le vaincre.

Il était tout petit quand il est né.

Il avait un mois d'avance.

J'imaginais le pire. Je n'avais jamais eu si peur, de ma vie.

Mais il allait bien.

Tu peux le guérir.

- Hein, maman ? - Oui.

Il s'en remettra, encore.

Non, rien n'a changé.

Il est toujours inconscient.

Encore ? Sérieusement ?

Ses constantes déclinent.

Je ne sais pas. Tu as entendu Avery.

Tous les tests sont négatifs.

Évidemment.

On vient vers 7h30, d'accord ?

- Et Tyler ? - Elle dort.

J'espère que Shelly ne dira rien.

Pourquoi elle ferait ça ?

Où es-tu ? Tu le surveilles ?

Bien sûr, je le surveille.

Je te rappelle.

Qu'est-ce que...

Qu'est-ce que tu fais ?

Qu'est-ce que tu fais ? Donne-moi ça !

Que...

Dans ton lit.

Qu'est-ce que tu fais ?

Que se passe-t-il ?

Il s'est réveillé et il s'est extubé.

- Tout seul ? - Oui.

Il semble mieux respirer.

On ne va pas le réintuber. Il a combien de propofol ?

Trois milligrammes par heure.

Tu voulais vraiment sortir du lit. Voyons comment tu vas.

Serre mes mains.

Ses constantes s'améliorent.

Mon pote.

Bienvenue parmi nous.

Prêt à manger ?

Je ne veux pas ça.

Je leur ai demandé de le préparer exprès pour toi.

Je n'en veux pas.

Il faut que tu manges.

Qu'est-ce que tu veux, alors ? N'importe quoi.

J'en veux plus.

- S'il te plait. - Arrête.

Tu ne savais pas ce que tu faisais. Tu délirais.

- J'en ai besoin. - Arrête.

Regarde-toi.

- Comment ça va ? - Bien.

Tu as bonne mine.

Tu nous as fait peur. Pas vrai, maman ?

- Oui. Tiens, c'est pour toi. - Merci.

C'était ça ou un flamant rose.

Tu m'avais dit qu'il était...

Que s'est-il passé ?

Il a un rebond.

- Il a mangé ? - Oui.

Je suis si fier de toi.

Qu'est-ce que tu as mangé ?

La numération remonte, les constantes aussi.

On pense que l'anémie a été causée par un virus que son corps a éliminé.

Excellente nouvelle.

Combien de temps il va rester ?

Au moins jusqu'à la fin de la semaine,

pour être sûrs qu'il reste stable.

C'est une guérison fabuleuse. C'est un battant.

Oui.

Tel père, tel fils.

Bonne nuit.

Dors bien.

Ouvre les yeux dès le bon matin.

La tension artérielle chute.

On est à huit sur trois, tachycardie, respiration à plus de 100.

Saturation en chute, envoyez l'oxygène.

Peau pâle et froide.

Bolus de solution saline, 150 cc.

Sur une demi-heure.

Qu'est-ce que ça veut dire ? Je n'aime pas du tout.

Pas une rechute, j'espère.

Je prends la suite.

- D'accord. - Merci.

C'est complètement sûr ?

Oui, Liz, je suis formée aux soins palliatifs.

Je peux le surveiller à la maison aussi bien qu'ici.

- Ton soda préféré. - Et tu l'as dit :

la chute dans ses constantes était sûrement la fin.

Il a besoin de son lit, d'accord ?

De sa famille, sa sœur.

D'accord, prends le reste de la semaine.

- Et demande de l'aide si besoin. - Merci.

Maman, les pâtes sont prêtes !

Maman ! Les pâtes sont prêtes !

- Tu les as égouttées ? - Oui.

D'accord, commence sans moi.

Mange, Ty !

Tu as presque fini ?

Ça suffit.

Allez.

Il faut en garder, d'accord ?

Il faut le faire durer.

Et si on n'en a plus ?

Ça n'arrivera pas.

C'est temporaire. Il faudra arrêter.

Et si ça ne s'arrête pas ?

Mais si.

- Je retournerais à l'hôpital ? - Non, tu n'iras pas.

- On ne va pas prendre ce risque. - Mais...

On ne doit en parler à personne. Ni à papa ni à Ty.

Si ça se savait, ils t'emmèneraient.

Pour toujours, peut-être. Tu comprends ?

Regarde-moi.

On sait ce qui fonctionne, non ?

Je vais te maintenir en bonne santé le temps de trouver une solution.

- Maman ? - Oui ?

Pippin est mort ?

J'ai étudié les résultats sanguins que vous avez envoyés.

Tout correspond à une anémie sévère.

Peut-on en déterminer la cause ?

Non, pas d'après ce que vous avez transmis.

Mange. Je vais te faire des œufs.

Est-ce qu'il y a déjà eu un cas où le patient ne répond

qu'à des voies de transfusion alternatives ?

- Il y a quoi, dedans ? - Comme ?

Par voie orale, par exemple.

J'ai entendu parler de ce genre de cas.

Avec des schizophrènes qui croient que boire du sang

va les rendre immortels. Ou en lien avec une secte satanique

avec des rituels bizarres.

Laisse tomber, je posais juste la question.

Vu le genre de trauma émotionnel

surmonté par votre fils, vous devriez parler à quelqu'un.

Je peux vous organiser une consultation ici, à Des Moines.

Pas la peine, mais merci.

- Vous êtes sûre ? - Oui.

- Merci de votre aide. - D'accord.

Qu'est-ce que tu fais ?

Pardon.

C'est à peine assez pour demain.

Pardon.

- Tu n'as pas pris ta semaine ? - Si.

Je passe chercher des bandages pour Owen,

mais mon badge ne passe pas.

- Tu peux m'ouvrir ? - Il faut passer par Avery, maintenant.

Ils pensent qu'il y a des vols de plasma,

alors elle applique ce protocole.

C'est chiant. Je lui envoie un message.

Non, ça ira. J'irai acheter des bandages en ville.

Comment va Owen ?

- Beaucoup mieux. - Super.

- Je peux vous aider ? - Oui.

Je cherche un animal pour mon fils.

Les souris, c'est super pour les enfants.

Vous auriez plus gros ?

Voici comment saigner un cerf.

- Ta journée ? - Pas trop mal.

Au bas du cou, on sent les os qui forment un V.

- Il est encore malade ? - Non, il est fatigué.

- Ça a été, l'école ? - Pas trop mal.

On mange quoi pour le dîner ?

Le dîner ?

Des restes.

C'est bien ?

- Ça te plaît ? - Oui.

On va en trouver plus.

- Oui. - Je reviens.

Mon Dieu, mon chéri.

D'accord, F-4.

Raté.

D'accord.

H-7.

Tu as coulé mon bateau.

- Oui ! - Bon, à ton tour.

C-7.

Raté.

- Tu triches. - Non.

Si.

Si je trichais, je te battrais.

Tu parles, je n'ai touché qu'une fois. Tu triches.

Maman, tu veux jouer avec nous ?

Non, je vais me coucher. Il est tard.

Dans 30 minutes, toilette et au dodo. D'accord ?

Il y a école demain.

Maman, il est 19 h.

- Vraiment, Patrick ? - Quoi ?

Qu'est-ce que tu fais ici ?

- Comment ça ? - Il y a un planning en place.

Les enfants ont besoin de stabilité, de routine.

- Oui. On est samedi. - Et ici...

On est samedi. C'est mon jour.

Tu bosses aujourd'hui. On en a parlé hier.

Merde. Qu'est-ce que tu as au bras ?

- Salut, papa. - Salut.

Regarde-toi. Tu as l'air mieux.

- Va chercher ta sœur. - On va où ?

On va au bowling.

Tu vas adorer. Va chercher ta sœur.

- On y va. - On peut aller au cinéma ?

- Ty, papa est là. - J'arrive.

Tu vas faire un strike ?

Oui, tu vas perdre cette fois.

D'accord. Ta gourde est dedans.

- Tu comprends ? - Oui.

Viens là.

Maman.

- Ça ira. - On y va.

- Tout ira bien, d'accord ? - Va.

On a une entrée.

Code bleu, overdose.

Femme de 54 ans, trouvée inconsciente

avec notamment des opiacées et de l'alcool.

Madame, vous m'entendez ?

On lui prend la tension.

Meurs.

Qu'est-ce qu'elle dit ?

Laissez-moi mourir. Je veux mourir.

Elle veut mourir.

C'est assez clair.

On lui passe du Narcan et 30 cc de Flumazenil.

Je veux mourir.

Je veux mourir.

Salut, David. Comment ça va ?

- Où est Helen Osgood ? - Lit 24.

- Elle est sécurisée. - Merci.

Ça a été avec papa ?

J'ai failli être à court.

Il faut y aller doucement.

Maman !

Maman, il y a le feu !

Mon bébé.

Jessica, ravie de te revoir.

- Comment va Owen ? - Bien. Il est guéri.

C'est merveilleux.

Je t'ai appelée hier, mais tu n'as pas rappelé.

Le labo a envoyé les résultats sur les tissus du chien.

Ils n'ont trouvé aucune infection virale.

C'est très étrange.

En tout cas, il va mieux.

Si ça ne t'embête pas, j'aimerais bien refaire un test sanguin.

- Oui. - Tu peux l'amener la semaine prochaine ?

Parfait.

Tu déplaces quelqu'un ?

On a les aides-soignants pour ça.

Helen Osgood est sortie ?

Oui, il y a dix minutes.

C'est bien, vous rentrez.

Écoutez.

Je peux vous déposer, si vous voulez.

Non, merci.

Le bus ne va pas tarder.

Ça ne me dérange pas. Ma voiture est juste là.

Pas de sermons.

La compagnie peut être agréable.

Il fait toujours plus sombre avant l'aube.

C'est vous qui me l'avez dit.

Ce matin à mon réveil, j'ai trouvé un bouquet

de superbes œillets blancs à mon chevet.

Sans doute une infirmière.

Je ne sais pas.

Mais en tout cas,

ça m'a emplie d'une immense...

Joie.

Je n'avais pas ressenti ça depuis...

Très longtemps.

Et ça m'a fait réfléchir à ce que vous avez dit.

On peut arriver à aimer sa vie.

Vous entendez ?

Quoi ?

Il y a un bruit à l'arrière.

Sûrement un des ballons de mes enfants.

Je vais me garer.

J'en ai pour une seconde.

C'est le bazar.

Deux enfants.

C'est bon.

Ne dites rien.

Écoutez.

Vous méritez de savoir ce qui se passe.

Et je vais vous expliquer de mon mieux.

Vous resterez silencieuse ?

Pas un mot.

- Que se passe-t-il ? - Stop !

C'est déjà assez difficile, n'en rajoutez pas.

Si vous parlez, je remets le bâillon. Compris ?

Mon fils est...

Il est très malade.

Je ne sais pas ce qu'il a.

Et je ne sais pas comment le guérir.

Mais je sais comment le maintenir en vie.

Et pour ça,

j'ai besoin de ton aide.

- Je... - Vous n'avez pas d'enfants.

Vous n'êtes pas mère.

Vous ne comprenez pas qu'on ferait tout,

n'importe quoi pour sauver son enfant.

Quoi ?

Merci.

Non, pitié.

Pitié !

Je suis désolée.

Désolée.

Non, je vais m'écraser.

Non, tourne au coin.

- Tu n'as plus de nitro. - Non !

- Tu l'as gaspillé. - Attends.

- Tu joues avec maman ? - Oui. Elle est nulle.

- Tire ! - Allez !

- Nouvelle course ? - Tu es terrible.

Prends le relais, je vais faire un peu de propre.

Maman, Mlle Nelson m'a parlé d'Owen.

- Mlle Neslon ? - Sa prof.

Elle demande quand il revient à l'école.

- Elle a essayé de t'appeler. - Pas tout de suite.

C'est injuste. Il faudrait que j'agonise pour que tu me retires de l'école.

Je le préfère.

On mange dans 15 minutes.

Tu veux jouer ?

Je vous apporte de l'eau.

Vous aimez la pizza ?

Il faut manger.

J'ai besoin d'aller aux toilettes.

Vous êtes un monstre.

Un monstre.

Seigneur !

Qu'est-ce qu'il y a en bas ?

Rien. Je faisais du ménage.

Pourquoi il y a un verrou ?

Je ne veux pas qu'Owen descende faire des bêtises.

Pourquoi tu es debout ?

Je n'arrive pas à dormir.

Tu as faim ?

- Maman ? - Oui ?

J'aime bien quand c'est tiède.

C'est un sédatif, comme je vous ai donné à l'hôpital.

Pour vous détendre.

Au secours.

- Aide-moi. - Qui êtes-vous ?

- L'aiguille. - Quoi ?

Retire l'aiguille.

L'aiguille.

Des flocons d'avoine.

Pour les glucides.

Comment le bâillon est tombé ?

Chérie ?

Quoi que tu penses...

Ce n'est pas ce que tu crois.

C'est pour Owen.

Viens, je vais t'expliquer.

- Non ! - Chérie !

- Lâche-moi ! - Chérie !

- Lâche-moi ! - Je vais t'expliquer.

- Je vais t'expliquer. - Lâche-moi.

Laisse-moi t'expliquer.

C'est comme une maladie ?

Je ne sais pas.

Mais il n'y a que ça qui lui fait un peu de bien.

- Il faut qu'il aille à l'hôpital. - Non.

Ils ne lui donneront pas ce qu'il lui faut.

Ils ne comprendront pas.

Ce traitement est insensé.

Mais on peut l'aider. Toi et moi.

Et la dame ?

Tu ne peux pas la séquestrer comme ça !

Je sais.

Ce n'est pas bien.

Elle est mourante.

Elle n'a aucune famille.

Alors, on va l'aider.

On va l'aider à partir paisiblement.

Et en attendant,

elle peut sauver ton frère.

Elle peut le sauver.

Elle peut le sauver !

Essaie, s'il te plait.

Je ne veux pas mourir.

Quel goût ça a ?

Métallique.

Comme sucer une pièce.

Tu as déjà fait ça ?

Oui, Josh Kirby avait dit que j'étais pas cap.

- C'est crade. - Oui.

Qu'est-ce qui m'arrive ?

Rien. C'est temporaire, maman l'a dit.

J'ai l'air différent.

Oui, mais seulement quand tu as faim.

Je me sens différent.

Ça va aller.

On va trouver une solution et tu iras mieux.

Maman, il est là.

Essayons de nous amuser un peu avec papa, d'accord ?

- Regarde-moi. - Papa.

Garde ton frère à l'œil. C'est ton travail. D'accord ?

D'accord.

Tu veux la balle ?

Quoi ? Tu la veux ?

Ne le laisse pas s'enfuir ! Ramène-le, mouline !

Continue comme ça ! Bravo !

Ramène-le.

Tu l'as eu !

- Bravo, Owen. - Bien joué.

- Bien joué, Owen. - Bravo.

- Oui ! - Beau travail.

On a le déjeuner.

- Passe-moi le seau, tu veux ? - Oui.

Merde !

- Qu'est-ce que tu as fait ? - Je me suis planté un hameçon.

- Ce n'est rien. - C'est toi qui le dis.

Owen, prends la trousse de secours dans la voiture.

Mon pote ?

La trousse de secours ?

- Oui. - Tu peux l'apporter

- pour cette maladroite ? - Hé !

Citadine un jour, citadine toujours, non ?

J'ai baissé la dose de sédatif.

Ça va mieux ?

Je vais vous mettre très à l'aise.

Je vais faire de mon mieux.

Je comprends pourquoi vous le faites.

Je n'ai pas pu avoir d'enfant.

Mais j'en voulais.

Avoir quelqu'un à qui donner tout cet amour.

Alors...

Je comprends.

Peut-être...

Que vous n'avez pas été la mère parfaite.

On va vous installer.

Mais on ne peut pas vous faire ce reproche maintenant.

Je vois l'amour.

Je le ressens.

Mais vous n'êtes pas obligée de faire comme ça.

Je peux vous aider.

Je vais rester.

Comment tu trouves ta mère, en ce moment ?

Bien, je dirais.

Tu dirais ?

Elle est un peu ailleurs ces temps-ci.

Comment ça ?

Elle a failli mettre le feu à la maison l'autre soir.

Quoi ?

Ce n'était pas si grave. Elle avait oublié la gazinière.

Elle est très fatiguée, et stressée par rapport à Owen.

Il a l'air d'aller mieux.

- Jessica Stokes ? - Oui.

Pardon de vous déranger,

mais votre nom est apparu dans une enquête pour disparition.

- J'ai quelques questions. - Bien sûr.

Helen Osgood, vous connaissez ?

Oui, elle est patiente de l'hôpital où je travaille.

Votre collègue, Mlle Candice Reese.

Elle dit que vous avez posé des questions

sur Mlle Osgood juste après sa sortie.

Elle a disparu ?

On a une vidéo du parking où on voit Mlle Osgood monter dans votre voiture.

Oui, je l'ai déposée pour rendre service.

Vous la connaissiez bien ?

- Elle était... - Au secours.

Au secours !

Cancer de la thyroïde, stade terminal.

La dernière fois qu'on l'a vue, elle avait tenté de...

- Candice a dû vous le dire. - Oui.

Est-ce qu'elle a pu trouver un endroit plus isolé

pour recommencer ?

On a du mal à trouver de la famille.

Elle a dit qu'elle n'en avait pas.

D'accord.

Merci de vos réponses.

Au secours !

Aidez-moi !

- Merci. - Aidez-moi !

Au secours !

- Bois. - Il n'est pas assez chaud.

Je m'en fiche. Bois.

- Non ! - Bois !

Comment ça s'est passé ?

Il change, maman.

Il n'agit plus normalement.

Votre père a remarqué ?

Quoi ? Non. Mais son état empire.

Ce n'est pas suffisant. Il lui en faut plus.

Alors, on va lui en trouver plus.

D'accord.

- Maman ? - Quoi ?

Monte vérifier qu'elle n'est pas à l'intérieur.

Maman ?

Elle n'est pas en haut.

Tu l'as trouvée ?

Que s'est-il passé ?

J'ai faim.

Mme Stokes ?

Je suis Regina White, de la Protection de l'Enfance.

De quoi s'agit-il ?

On nous a indiqué que votre fils, Owen,

n'est pas allé à l'école depuis le 25 septembre.

On a essayé de vous appeler plusieurs fois,

- mais en vain. - Qu'est-ce que tu as fait ?

Ce que j'ai fait ?

- Les enfants sont là ? - Oui. Non.

Ma fille est à l'école et mon fils est en haut. Il dort, il est malade.

Vous ne pouvez pas entrer. Il est malade !

À chaque fois que je le vois, il est bien et toi, pas.

- Pourquoi tu fais ça ? - Où est Tyler ?

À l'école !

J'ai téléphoné. C'est faux.

- Si ! - J'ai appelé le Dr Avery.

Tu ne la rappelles pas et tu lui as dit qu'Owen allait mieux.

- C'était vrai, mais... - Quoi ?

Dans ce cas, pourquoi il n'est pas retourné à l'hôpital ?

Mon trésor.

À l'école, tu parles.

- Où tu étais, Ty ? - Il se passe quoi ?

Vous allez venir passer quelques jours avec moi.

Monte prendre quelques affaires, tu veux bien ?

- On y va. - Viens par là.

- Maman. - Non. Pas un mot.

Viens. Je vais l'aider.

- Madame, vous restez ici. - Non, je veux qu'elle m'aide.

Par ici, Owen.

Je vais parler à ton père un instant, d'accord ?

Viens. Tout va bien, maintenant.

Ne te fais pas de souci, d'accord ?

Je vais trouver une solution. Va avec papa.

Et Owen ?

Voilà, c'est tout ce que j'ai.

Ce n'est pas assez.

J'en trouverai plus.

Ça ne l'aide pas. Il ne va pas mieux.

Il va de plus en plus mal.

Mme Stokes, c'est l'heure.

Maman, il faut que tu m'écoutes.

- Il y a quelque chose, au lac. - Quoi ?

C'est là que j'étais. Je l'ai vu, il y a quelque chose.

- Comment ça ? - Il y a un problème avec l'arbre.

C'est rentré dans Pippin et ça l'a changé.

Et maintenant c'est dans Owen et ça le change !

Je ne comprends pas ce que tu me dis.

- On doit l'aider ! - C'est ce qu'on fait !

On l'aide.

Allons-y.

Bon, écoutez.

Je sais, c'est soudain et ça fait peur.

Mais je veux que vous compreniez pourquoi ça arrive.

Votre mère ne m'a pas laissé le choix

et attention : c'est une femme très bien.

Elle vous aime, tous les deux, plus que tout au monde.

Et sa vie n'a pas toujours été facile.

Vous savez, elle doit...

- Entrez. - Salut.

- Salut. - Tyler, viens là.

- Merci d'être là. - Quelle journée.

Il faut qu'on parle à Regina.

Et si vous montiez, pendant ce temps-là ?

Faites une petite toilette. Ensuite, on déjeunera.

Par ici.

Quelque chose à boire ?

Ne faites pas trop de bruit, Macy fait sa sieste.

Regina, on voulait parler de la suite.

Vous l'avez vue, elle est au plus mal.

Je pense qu'elle est retombée.

Je veux qu'on gère la situation de la meilleure façon.

Je veux agir pour le bien de mes enfants.

Vous avez vu. C'est le bordel.

Et Owen n'est pas lui-même.

Il a perdu l'étincelle. Il a changé.

C'est un enfant sensible.

Il encaisse tout ça.

Non !

Tu faisais quoi ?

- Tu dois te contrôler. - Je ne peux pas.

Je ne peux pas.

- On y va. - Où ça ?

Il faut qu'ils vivent ici. On a besoin de votre aide.

Quelles sont les prochaines étapes ?

Le mieux est de faire le point dans quelques jours.

Le plus important, c'est que les enfants soient à l'abri.

C'est tout droit. Tiens bon.

Où sont les enfants ?

- Quoi ? - Je viens chercher les enfants.

Tu les as déjà emmenés.

Ils ont pris le vélo de Shelby. Ils sont ici, avoue.

- Non. - Tu les caches, c'est ça ?

Ils ne sont pas ici.

Pourquoi je te croirais ? Tu mens depuis des semaines.

Je jure devant Dieu qu'ils ne sont pas ici, Patrick !

Mon cul ! Où ils seraient, alors ?

Où ?

Pourquoi tu ne me dis pas où ils sont ?

On y est presque.

Tu sais où je t'emmène ?

On va brûler l'arbre.

Quelqu'un a déjà essayé.

C'est la seule solution pour te sauver.

Je vais tuer ce qu'il y a là-dedans.

Ce qui te fait subir tout ça.

Après, tu iras mieux.

Essaie de le contrôler. Il le faut.

Je t'en prie. On doit te guérir.

Arrête !

Laisse-la !

Maman !

Ma chérie.

Owen, arrête !

Du calme.

Ça a pris Owen !

Du calme !

Du calme.

Ce n'est pas Owen !

Ce n'est pas lui.

Calme-toi.

Ce n'est pas...

Ce n'est pas Owen.

Ce n'est pas mon frère.

Tyler, tourne-toi.

Maman.

Fais-le.

Je fais quoi ?

On fait quoi ?

Bonne nuit.

Dors bien.

Ouvre les yeux dès le bon matin.

De toutes tes forces, agis bien !

Maman.

On ne doit jamais dire à personne ce qui s'est passé.

À personne.

Je suis désolée. J'ai essayé.

Mais les choses qui sont invisibles...

La mort a été déclarée accidentelle.

Il n'y aura aucune enquête.

Mais votre ex-mari va porter plainte pour négligence.

Ils se basent sur deux choses.

Un, vous avez laissé les enfants jouer

près d'un plan d'eau dangereux.

Et deux, l'autopsie d'Owen.

Il avait une carence inhabituelle en calcium, vitamine C et D.

Ils parlent d'un syndrome de Münchhausen par procuration.

C'est quand un parent rend un enfant malade...

Je sais ce que c'est.

J'aimerais savoir quand je peux voir ma fille.

Le juge accorde la garde exclusive à votre mari.

Mais ils referont un point dans six mois.

Si vous arrivez à vous reprendre,

essayez d'être accompagnée.

Il est possible que le jugement soit modifié.

Tout va bien avec ton père ?

Et l'école ?

Je sais que c'est difficile.

Et tout ça, c'est ma faute.

J'essaie de trouver comment vivre avec ça.

C'est l'heure.

Tu as fait ce qu'il fallait.

Ça va ?

Viens là.

C'est bien.

Va chercher !

Jericho !

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