All language subtitles for 2008_Solo_quiero_caminar-Venganza_VOSTFR.5.9

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Original subtitles

Quand un homme est seul,

la nuit est la nuit et elle commence le matin.

Mais inlassablement, une heure en chasse une autre

et une étoile illumine la nuit.

Il suffit d'attendre.

Je connais cette nana.

Oui, elle bosse au tribunal.

Je vais voir.

Des nanas vous piquent les bijoux.

Casse-toi.

Ouvrez la porte !

Allez !

Et ta sœur ?

Démarre ! Grouille !

Juan, mon chéri, réveille-toi.

- T'es toujours en retard, maman. - Désolée.

Vous êtes toutes pareilles.

Aujourd'hui, 17 avril,

ça fait 20 ans que ma mère est morte.

Elle n'aura jamais les cheveux blancs.

Mon père l'a frappée à mort croyant qu'elle le trompait.

Maintenant, j'ai l'âge de ma mère, à sa mort.

J'ai vécu plus de temps sans elle, qu'avec elle.

Le jour où mon père sortira de prison,

je le tuerai.

Dis-leur de venir la chercher. Et paye les.

Aucune femme ne me vole.

Je les baise ou elles me sucent la bite,

mais elles ne me volent pas.

Compris ?

Sale putain.

Mon nom is Gabriel.

Je n'oublierai jamais les derniers mots de ma mère :

"Un homme qui bat un enfant ou une femme,

"se condamne,

"se condamne à jamais. "

Salut, p'tit chef.

Je t'ai cherché partout, j'avais oublié qu'on était le 17.

- La forme ? - Ça va.

- Sûr ? - Oui.

Courage, demain on se casse en Espagne.

Fait chier.

Faut bosser, mon vieux. T'as bouffé ?

Non.

Je t'invite ?

Allons-y.

Ana, c'est Yvonne. Désolée pour ta sœur.

J'ai un job pour toi avec des Mexicains. Appelle-moi.

- Félix. - Ramón.

Mon associé, Gabriel.

Salut.

Salut.

Cadeau.

Ho Chi Minh.

Il va leur arriver la même chose qu'avec Ho Chi Minh.

C'est qui, ce con ?

Fais gaffe avec tes dents, c'est pas en bois.

Quoi ?

Continue.

C'est quoi ton nom ?

Ana.

T'as de la poésie au bout des lèvres.

On peut parler en privé ?

Oui.

Qu'est-ce que tu penses de moi ?

Je vous connais pas.

Tu viens de me faire une pipe.

C'est plutôt intime, ça ?

Allez, dis-moi.

Vous êtes... bizarre.

Bizarre... oui.

Très bizarre et très riche.

Enchantée.

- Ça t'enchante ? - Oui.

Super.

Je veux t'épouser.

Ça te dit ?

C'est une blague ?

Vous savez ce que je fais.

Précisément pour ça.

- Tu l'as vu ? - Bien sûr.

Penses-y.

Mais pas trop, parce que je repars au Mexique.

Mon cadeau de demande en mariage.

Vous êtes vraiment bizarre.

Tu ne sais pas à quel point.

Et le citron ?

Non, la tequila, c'est sans citron, ni sel, ni manières.

Ça fera 20 millions.

De dollars ?

De dollars.

C'est beaucoup de fric.

C'est le prix de la transaction.

J'ai besoin de plus d'infos.

Banques, comptables.

- Itinéraires. - Bien sûr.

Fais pas chier.

C'est quoi ton job ?

Qu'est-ce que tu crois ?

Bon.

Je reviens, et tu me diras ce que tu fais.

Tu vas épouser une pute ?

Si elle te suçait, tu pigerais.

Une fois mariée, elle te sucera plus.

Tu vas pas me gâcher ça ?

Tu seras mon témoin.

Paloma, monsieur le juge te demande.

Apportez-moi le dossier de votre amie.

Merci, monsieur le juge.

Vol avec agression, récidive.

Très compliqué.

Huit ans, c'est beaucoup.

C'est vrai.

Qu'est-ce que vous proposez ?

À vous de décider.

Ça fait longtemps que je l'ai pas fait avec une femme mûre.

Paloma, mon ange.

Asseyez-vous, là.

Vous êtes belle.

Votre peau...

Un visage d'ange.

Vous feriez une parfaite collégienne.

Quatre ans, monsieur le juge.

Vous êtes magnifique.

- Prends-en soin. - Oui.

Je vais aux toilettes.

- Mon fils... - Excuse-moi.

Qu'est-ce que t'en penses ?

Vêtue comme ça, elle fait pas pute.

Elle est superbe. Tu la gâtes.

J'en ferai une femme. Santé.

J'ai un service à te demander.

Quoi ?

Je suis en train de négocier avec les Coréens.

Tu veux que je parle avec Doña Amelia ?

Exact. Aucune femme te résiste !

Tu me fais bosser à ton mariage !

Tu sais que je t'aime, petit enfoiré !

C'est assommant, les mariages, hein ?

Oui. Je peux m'asseoir ?

Dis-moi.

C'est la fête mais...

Félix veut négocier avec les Coréens.

Si ça ne vous dérange pas.

D'accord.

Mais pas de bruit, c'est clair ?

C'est pas évident.

On connaît personne aux douanes. Vous nous aideriez ?

Je verrai ce que je peux faire.

Ma reine.

Vous êtes la plus belle.

- Je vous laisse. - Non, non.

Reste un moment encore. J'aime ta compagnie.

- Alors ? - Quatre.

Merci.

Comment ça va ?

Ça va. Le premier mois, c'est toujours le pire.

J'avais tout planifié.

C'était de la malchance.

Malchance ?

Oui.

Ta sœur m'a invitée à Mexico.

Son mari va me donner un boulot.

Ici, je m'en sors pas.

Ça me fait plaisir.

Fais en sorte qu'elle ne boive pas.

- Surveille-la. - T'inquiète pas.

Donne-lui ça.

Bonne chance.

- Fait chier. - Quoi ?

Les femmes d'aujourd'hui, c'est pas comme nos mères.

Qu'est-ce qui s'est passé ?

Rien, morveux.

Une dure à cuire, cette garce.

Toute la journée, elle dort, elle parle de l'Espagne.

Elle se sent seule, abruti.

Mais comme elle suce bien !

Pourquoi tu cherches à me blesser, enfoiré ?

Touche pas aux putes, je te l'avais dit.

- Avec les Coréens, ça coince. - Pourquoi ?

Les fils, ça va. Mais le vieux fait le con.

Je lui parlerai.

Faut d'abord faire le ménage.

Il y en a combien ?

Donne celle-là à un autre.

D'accord.

Bonsoir.

Ta main, connard !

Tranquille, hein ?

On y va, madame.

On boit le dernier ?

On drague les mecs, Coyuco ?

Fais gaffe.

Doucement, madame.

Attention à la tête.

Arrête de boire.

Comment elle va, ma sœur ?

Elle est géniale, la chambre, plus grande qu'avant.

C'est bien, champion, ça me fait plaisir.

Range tes affaires.

Y a pas le feu, d'abord je me pose et je réfléchis.

D'accord.

Il ne change pas, il en fait qu'à sa tête.

- Comment va ma sœur ? - Bien.

Elle m'a donné ça pour toi.

- Et toi, ça va ? - Ça va.

- Vraiment ? - Oui.

T'es sûre ?

Gloria, faut qu'on parle.

Bien sûr, mais demain, à tête reposée.

Écoute.

Tu dois rentrer chez toi.

- Écoute-moi. - D'accord.

On peut tout leur voler.

- Tu veux voler qui ? - Mon mari.

Ana...

On n'aura plus à voler qui que ce soit.

J'ai tout noté, ici.

Tout.

Ça fait des mois que je note tout ce qu'il fait.

Pour que ma sœur sorte de prison.

Ma chérie.

Attends.

T'as 20 secondes pour descendre, ma beauté.

Sinon, je vais te chercher, OK ?

- Au revoir. - Salut.

Mon amour.

Pourquoi tu me fais ça ?

Regarde-moi dans les yeux.

Regarde-moi.

Je t'ai dit mille fois que...

Va te faire foutre, connard.

Même pas mal.

Dégage !

On s'arrache.

Un peu de musique ?

Sors-moi de là.

Je m'en occupe.

Je ne pars pas.

Je comprends.

Gloria a envoyé ça pour toi.

Sors-moi de là.

Sors-moi d'ici.

GYMNASE

À LOUER

Eh ! P'tit chef.

Qu'est-ce qui s'est passé ?

Quelle merde !

Un accident.

Je te jure, c'était un accident.

Viens, assieds-toi.

- Un café ? - Non.

- Autre chose ? - Non.

Je vais à l'hôpital, tu viens ?

Non, si je la vois, ça va me briser le cœur.

Tu sais quoi ?

Rends-moi un service.

Donne-lui cette photo.

Ça doit être ses parents.

- Tu restes pour le petit déjeuner ? - Non, merci, je pars maintenant.

S'il te plaît, peux-tu manger avec moi, maman ?

Dans une minute.

Toute la journée dans la cuisine et elle ne peut même pas prendre le petit déjeuner avec moi.

Super.

Souviens-toi des Coréens.

Et prends mon neveu, il peut apprendre quelque chose.

Et maintenant ?

Je pars, finalement.

Coyuco, recharge-moi ça.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Je voudrais deux jours de congés.

Mon fils a de la fièvre.

Très bien.

- Deux jours. Prenez-en soin. - Merci.

Quand Aurora sera là, ça ira mieux, tu verras.

Au revoir, ma belle.

Au revoir.

Le Turc.

- Le Turc ! - Quoi ?

Raccompagne-la à son hôtel.

Écoute Gloria,

je sais, tu as pensé à tout.

Mais on n'aurait pas pu le faire en une fois ?

Ils sont trop nombreux.

Et trop forts pour nous.

Avant le coup de grâce, ils doivent payer...

Je l'ai sur le bout de la langue...

Ce qu'on faisait au Moyen-âge ?

- La dîme. - C'est ça.

Payer la dîme.

Ça, c'est pour la voiture.

- Salut beauté ! - Très Sexy !

- Bonjour. - Salut.

Et voilà pour Roberto, un ancien pote à moi.

Fais attention.

Oui.

Ne vous fâchez pas.

Je sais, je vous l'avais promis

mais elles ont pris soin de mon fils.

Elles sont mes camarades.

Gloria Duque m'envoie.

C'était bien, non ?

Oui.

Et le film dont tu m'as parlé ?

Ah oui, il est là.

Je te le donne.

"La horde sauvage"

Cool, le titre.

Tu sais quoi ?

Je voudrais que tu ailles voir ces cons de l'aéroport.

Encore, mon p'tit.

Oui, mon vieux.

Je veux la liste de tous les passagers en provenance d'Espagne.

Je cherche Aurora Rodriguez.

Modèles masculins. Que puis-je pour vous ?

C'est Aurora. Tu m'en envoies un pour 19 h ?

Le prof veut m'inscrire au concours de rédaction.

Et qu'est-ce que t'as écrit ?

Rien.

Rien ? Tu dois travailler et faire les choses à fond.

Et un toréador, ça se tient droit.

Voilà.

Ça suffit.

L'argent est sur la table.

Il demande si c'est bien vous "Baby Face" ?

Oui, on m'appelle comme ça.

Monsieur Hoan apprécie votre travail

et il trouve que vous faites moins pédé que vos compères.

Lui non plus n'a pas l'air d'un pédé comme on le dit.

Ni ses fils, d'ailleurs.

J'ai un cadeau pour vous.

Merci, le Turc.

Il vous remercie, il aime beaucoup.

Elle est française ?

Je crois, oui.

Il trouve que les Françaises se déshabillent quand elles parlent.

Qu'est-ce que vous en pensez ?

Il a raison. Dommage qu'elles vivent si loin.

Dites à vos associés que M. Hoan approuve le marché

mais d'abord, il veut voir l'argent.

C'est comme si c'était fait.

Les Coréens, c'est réglé.

On prépare un coup contre nous.

Qui ?

La copine de ta femme.

Ces putes d'Espagnoles sont vraiment casse-couilles.

Va la chercher.

- Ça y est, j'ai fini. - Vas-y.

"Un homme riche vivait dans une grande maison.

"Un soir d'orage,

"on trouva l'homme mort dans la bibliothèque.

"On l'avait empoisonné.

L'inspecteur Fernandez fit son enquête.

"Du poison avait été injecté dans le cou.

"Aucun laboratoire

"ne sut détecter l'origine de ce poison.

"Son fils, déçu par la police, voulu résoudre lui-même le mystère.

"Il passa la nuit dans la bibliothèque,

"assis dans le même fauteuil où mourut son père.

"Le lendemain matin, on le trouva mort.

"Empoisonné.

"Alors,

"la cadette, Paloma,

"décida de poursuivre l'enquête."

Qu'est-ce que tu en penses ?

C'est bien, mais qui les a empoisonnés ?

Je sais pas encore, on verra.

Pose ta main sur la table.

Tu peux partir, p'tit chef.

Non, je reste.

Allons-nous-en.

C'est quoi ça ?

C'est comme ça que tu repasses ?

Recommencez, ils doivent être comme neufs.

Les orientaux sont à cheval sur la perfection.

Rentrez-vous bien ça dans vos petites têtes.

Ils sont raffinés. Pas comme vous, abrutis.

GRANDE SOIRÉE COSTUMÉE

Comment tu les trouves, Coyuco ?

Eh bien...

Elles sont pas mal.

Elles sont bandantes, oui !

T'inquiète pas, petit, c'est que des nanas.

Ouais, mais c'est des Espagnoles.

Et si ça tourne mal, elles vont tout faire péter.

Un ange tombé du ciel...

HORS SERVICE.

Au moindre geste, tuez-les.

Ouais ?

Ah ! Ça va, vieux ?

Rien, je suis là.

Simón, ouais. Sacré problème.

C'est une copine de la meuf de mon cousin.

OK, bye.

Tu sais qui je suis ?

Non.

Mais je l'imagine.

T'es seul ?

Oui.

Je veux tout savoir sur Aurora Rodriguez :

entrées, sorties, appels... Tout.

Oui, monsieur.

Relax.

Qu'il vienne à l'hôtel Virreyes.

Chambre 114. Qu'il demande Aurora Rodriguez.

Et qu'il se dépêche.

Un mec va la demander.

Tu lui donnes ça

et dis-lui de retourner chez lui.

Oui, monsieur.

Je te dois combien ?

Rien.

- Rien ? - Rien.

C'est la grande classe !

S'il te plaît...

Appelez Gabriel.

Appelez-le !

Je t'ai dit d'être ponctuel.

Tu jouais avec la cape ?

Non.

Dites au revoir à votre tante Ana.

Je suis gêné.

Tu es gêné ?

Tu ne l'étais pas quand elle t'a donné ton argent de poche.

- Ce n'est pas la même chose. - "Ce n'est pas la même chose."

Allez-y.

Dis lui au revoir.

Au revoir, tante Ana.

Ici.

N'oubliez pas de les donner à votre tante Aurora.

Et attendez que je sois là.

Regarde,

nous l'avons.

T'es sûr ?

Elle est arrivée hier.

Ana m'a parlé d'elle. Elle est bizarre, hein ?

Elle est bonne...

un peu vieille pour moi, mais je me la ferais bien.

P'tit chef.

Il faut récupérer ce disque dur.

J'ai tout là-dedans.

Transactions, dates, contacts... Tout, mon vieux.

Sinon, on battra le record du nombre de suicidés.

- Pourquoi elles ont fait ça ? - Tu vois pas ?

Non.

- Pour se venger. - De quoi ?

- T'en as esquinté une. - C'était un accident.

- Arrête. - Je te jure !

C'est pas une histoire de vengeance.

C'est des putes : tu les payes, tu les bourres et pas de lézard.

Pas elles.

Elles sont sœurs de sang.

"Des sœurs de sang" ?

Arrête de délirer ! On se croirait à l'école.

J'espère que t'as raison.

Je te le souhaite.

- Salut, mon chéri. - Salut, tante Aurora.

Qu'est-ce qu'il y a, Coyuco ? Pourquoi fais-tu cette tête ?

Je suis inquiet.

Elle est de ces femmes qui transforme les garçons en hommes

et les hommes en garçons.

Alors sois prudent.

Tu peux être un vrai connard.

- Comment est-elle au lit ? - Elle est encore jeune.

Et elle n'aura pas le temps d'apprendre.

Merde !

Elle n'est donc pas ce que tu cherche.

Aucunes ne l'est.

Sauf ta femme.

Ouais, c'est ce qu'on dit.

Qu'a-t-elle dit ?

- Va te faire foutre. - Elle a dit ça ?

Je pense qu'elle a dit :

"David, mon amour, tu baises si bien, tu es le meilleur."

"Tu as une tellement grosse bite.."

"Tiens, regarde ce film pendant que je te vole."

Ne parle pas si mal !

Ils sont là.

Une araignée.

- Une araignée ? - Oui.

Le père voyage beaucoup, il est très riche

et au cours d'un séjour en Amazonie,

un nid d'araignées venimeuses est tombé dans sa botte

qu'il a ramenée avec lui. Alors, Paloma...

Une araignée... C'est mortel.

Mais pas une normale, une mutante comme Spiderman.

Voilà pourquoi le poison n'est pas identifié.

Ils vont kiffer. Je vais rafler le premier prix.

Si tu le reçois, tu me le dédies, hein ?

L'araignée, c'est mon idée, n'oublie pas.

Je dois partir.

Termine l'histoire.

Et ne bouge pas jusqu'à ce que ta mère arrive.

Passe-moi les clefs.

Suce-le, salope.

Comme si c'était ma bite.

Vas-y mollo. Si ça gicle, tu pourras pas l'avaler.

Sors ta bite de sa bouche et laisse-la parler.

Je vais pas te faire de mal.

Je vais pas te blesser.

Je vais juste te tuer.

C'est une amie qui l'a.

Et elle ?

- C'est ta mamie ? - D'après maman, oui.

En fait, c'est la mère du premier mari de maman, le toréador.

Maman croit que cette photo me porte chance.

Histoires de bonnes femmes.

Je peux la lire ?

Bien sûr, ça va te plaire.

On sait qui l'a.

Elle arrive ?

Oui, elle a décrit la voiture.

D'accord.

Reste ici et surveille-la. David, on se casse.

On revient avec Gabriel.

À genoux.

Remonte ta braguette et à genoux.

Retourne-toi.

Ne me tue pas, s'il te plaît.

Donne-moi une raison.

J'en trouve pas...

Réfléchis.

Je suis puceau.

C'est génial, super l'araignée mutante.

C'est chouette, hein ?

Ouais.

- C'est ton idée ? - Bien sûr.

T'es sûr ?

En tous cas, c'est bourré de fautes.

Et merde.

Fait chier.

Tu pourrais pas... ?

Oui, mais c'est pas gratos.

Voyons voir.

"Bibliotèque", c'est avec un h.

Ça y est, on la tient.

Quelle conne.

Recule !

Pourquoi tu vis à l'hôtel ?

C'est un lieu comme un autre.

Non, Gabriel.

À l'hôtel, il y a beaucoup de bruit dehors

mais personne n'entre dans ta chambre,

à part le room-service.

J'ai appris que ton ami avait éjecté sa femme de la voiture.

C'est pas très beau, ça.

Tu n'as rien à dire ?

Non.

Tu sais, Gabriel ?

Tu me rappelles l'histoire de l'enfant qui s'est cogné.

Comme il était trop petit pour rire et trop grand pour pleurer,

il est resté silencieux, sans savoir quoi faire.

Et il a passé le reste de sa vie sans rire ni pleurer.

Il est devenu un homme désespéré...

Vous savez comment il est Félix.

C'est toi qui m'intéresses, pas Félix.

Félix est un sale type.

Toi, tu es déjà célèbre, Gabriel.

Tu as même des surnoms : l'Archange, Baby Face...

Tout le monde a peur de toi.

Bientôt, tu auras ta propre chanson.

Jusqu'au jour où un gamin te tuera sans aucune raison.

Juste pour avoir sa chanson.

J'ai fait que ça dans ma vie.

Seuls les imbéciles ne font qu'une chose dans leur vie.

Oui ?

Je suis Gloria Duque.

Je vous connais ?

Oui, vous m'avez broyé la main. Ça vous revient ?

Et ça va mieux, ma petite ?

Arrêtez de déconner et écoutez-moi.

Mon amie se tiendra devant la porte du troisième wagon.

L'échange se fera durant le trajet.

On vous rendra le disque en échange de 100 000 dollars.

Votre homme descendra à la station suivante.

Du calme.

Viens. T'inquiète pas.

Je vais pas te faire de mal.

Je ne sais pas comment prier

Et je ne sais même pas si vous même exister.

Mais je ne veux pas tuer quelqu'un ou mourir.

Tout me fait peur.

Et quand j'ai peur

Je fais des choses horribles.

Comme j'ai fait à Aurora.

Même pas en rêve.

Écoute-moi. Tu veux toujours avoir raison.

Tu vas chez lui, tu lui dis que je suis malade,

et qu'hier, tu n'as pas pu aller à l'école.

En plus, je dois raconter un bobard.

Sinon, il n'acceptera pas la rédaction.

J'ai pas tenu le délai.

Faut que tu sois super dramatique, hein ?

D'accord, mais d'abord j'ai un truc à faire.

L'essentiel, c'est que tu lui donnes.

C'est vraiment bien.

Tu ne bouges pas jusqu'à mon retour.

T'as de l'argent ?

Tiens.

Tiens.

P'tit chef.

Quelle connerie cette histoire.

Tu vois, elles voulaient du fric, pas se venger.

Peut-être.

Vas-y.

Devine la couleur du sac pour les Coréens ?

Je t'ai eu, hein, p'tit con.

Et dire que tout a commencé avec "Pretty Woman".

C'est la baraka.

Qu'est-ce que t'as ?

On parle plus, on va plus aux putes.

Raconte ce que tu fais.

Rien.

J'attends.

T'attends quoi ?

J'en sais rien.

Que vas-tu faire d'elles ?

C'est bon, je leur ai pardonnées.

Bien, t'es charitable pour une fois.

Non, blague à part, je vais me les faire.

Si ça te pose un problème, Leonardo le fera.

T'es sûr ?

Sûr de quoi, p'tit con ?

De vouloir les tuer.

Elles en savent trop.

Y a un problème ?

J'espère que non.

T'as besoin d'aller aux putes, toi.

- Comment ça va ? - Bien.

- Et Paloma ? - À l'intérieur.

- Salut. - Salut.

Ton frère est dans la prison de mon père.

C'est ça.

J'ai un message à lui faire passer.

J'écoute.

Dis-lui...

que je ne vais pas le tuer.

Qu'il ne s'inquiète plus.

Allons-y !

Retirer cette putain de chose de ta bouche.

Félix n'est pas d'humeur pour cette merde.

Ta gueule.

J'ai mal au crâne, je vais me coucher.

Le pauvre.

Subir ça d'une femme, lui, balaise comme il est.

Coyuco, arrête-toi, là.

Quel boulot chiant.

Toute la putain de journée à attendre.

C'est quoi, ce bruit ?

On ne bouge plus !

Ne touche pas à ça !

Reculez, allez.

Reculez !

Elle osera pas tirer.

C'est une gonzesse, elle a pas les couilles.

Allez, princesse.

Baisse ton arme. On te fera rien.

Tu vas pas tirer, hein ?

Une belle fille comme toi.

Allez, reculez.

Ouvre la porte.

Il y a un souci, mon ange ?

Oui, t'inquiète pas, j'y vais.

Non, j'ai pas oublié.

Appelle Gabriel.

Non, laisse sonner.

Pas maintenant.

T'inquiète pas, mon petit,

j'ai pas besoin d'explications.

Je demande à Félix de te garder ?

Non, c'est pas la peine.

Qu'est-ce que tu vas faire ?

Je vais m'occuper de ma femme.

On n'a pas d'enfants et elle se sent seule.

Elle est morte trop tôt, hein ?

Aurora.

Faut que je te dise un truc.

Pendant le casse chez les Russes, deux flics m'ont reconnue.

J'ai eu peur et on a fait un pacte.

Je suis au courant.

On me l'a raconté au commissariat.

T'as bien fait, la prison, ça t'achève.

Reste avec elle.

Qu'elle ne meure pas seule.

Qui est-ce ?

Je suis Gloria Duque, la mère de Juan.

Il est tard, madame.

Ouvrez-moi. C'est important.

Excusez-moi, madame, on dîne.

Vous auriez dû appeler avant de...

Je veux juste vous donner... la rédaction de mon fils.

Il est malade et moi, je n'ai pas pu.

Mais vous saignez, madame !

J'appelle un docteur.

Je suis juste venue pour la rédaction.

Elle est très bien.

Prenez-le, s'il vous plaît.

Merci beaucoup.

Dites à votre père que je regrette ce contretemps.

Demain, j'aurai de nouveau tout l'argent.

Père, ils t'ont manqué de respect.

- Tu veux que je les tue ? - Bande de crétins...

À ma mort, que ferez-vous ?

Un homme ne peut que chier, manger et baiser.

Les autres se chargent du reste. Appelle le clan adverse,

et qu'il les tue. Vite.

Il regrette aussi, mais si demain vous avez l'argent, c'est bon.

Putain !

J'ai cru qu'on y passait tous.

Qu'on y passe aujourd'hui ou demain, c'est pareil.

Le problème, c'est qu'on est déjà mort.

Tu veux que je te trouve Gabriel ?

Non.

Vaut mieux pas qu'il soit là.

Tiens, c'est pour Juan,

tu lui donneras pour ses 18 ans.

Pas avant.

Seulement à ses 18 ans. T'oublieras pas ?

Paloma, tu me le promets, hein ?

Et ça, c'est pour toi.

C'est des recettes pour que tu apprennes à cuisiner.

Les enfants ont besoin de manger, beaucoup et bien.

Je sais pas si je suis...

Il est amoureux de toi.

Toutes ses héroïnes s'appellent Paloma.

Saloperie de jaune.

C'est juste une couleur.

Peut-être...

Mon mari était toréador

mais s'il voyait du jaune, il détalait.

Je sais.

Pourtant, toutes les capes de Juan ont une doublure jaune.

Oui, mais là, c'est différent.

Pour eux, la tradition

est plus forte que la superstition.

En plus, il faut du jaune,

pour qu'il y ait tragédie.

Tragédie et Ruine.

On se rencontre enfin, belle-sœur.

Tu m'as volé...

tu t'es foutue de moi,

et maintenant, on veut me tuer.

Autre chose ?

Tu viens sauver ta petite sœur, hein ?

Elle est ma femme et c'est moi qui décide de son avenir.

Tu sais ce qui l'attend ?

Ta conne de sœur va passer le restant de ses jours dans un lit.

Trente, quarante ans, qui sait ?

Et toi, je vais te laisser exactement...

Salope !

C'est pour elle ?

T'es con, tout ça pour un cul.

Laisse-moi la tuer, avant de mourir.

N'essaie même pas.

T'es sûr ?

T'es dégueulasse.

T'en profites parce que tu sais que je ne vais pas te tuer.

Je t'aime, p'tit con.

Moi aussi.

C'est bon, laisse tomber.

Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ?

Fait chier, putain.

J'aurais mieux fait de ne pas l'épouser.

Là, c'est Talavante. On dit que je lui ressemble.

Ici, c'est Cayetano. J'ai hérité de son jeu de cape.

Et là, c'est le Maître Ponce.

En vérité, je suis un mélange des trois.

Mais tu écris si bien, pourquoi devenir toréador ?

Écrire... c'est pour les idiots.

Toréador, c'est ce qu'il y a de plus grand.

Si tu le dis.

Mais c'est dangereux.

Paloma, je suis un samouraï.

Moi aussi.

Comment tu t'appelles ?

Gabriel.

Gabriel,

il faudra être gentil avec moi.

Ça va pas être simple.

Désolée.

Merde alors...

J'avais déjà fait des plans avec toi.

Moi aussi.

T'as pas de mari, là-bas ?

Non.

Tiens.

J'avais gardé la photo de tes parents.

Ce ne sont pas mes parents.

Elle était dans le premier sac que j'ai piqué.

Je vois.

Il vaut mieux que tu partes.

Va-t'en...

J'aime bien te voir marcher.

Ne m'oublie pas.

S'il te plaît.

Toi non plus.

Adaptation : Victoria Saez

Sous-titrage : C.M.C. Resynchro : Klaus

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