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Zulu
Dans moins d'une minute, à 11 h,
le 11e jour du 11e mois,
des millions de gens cesseront leurs activités
et observeront une minute de silence
en mémoire des deux guerres mondiales
et des conflits ayant eu lieu depuis.
La bleue, ma première, c'était le Kosovo.
Puis l'Irak,
suivi de l'Afghanistan.
Et mon insigne d'ancien combattant.
À mon retour d'Irak, on s'est mis en couple
- puis on s'est mariés. - En Allemagne, dans un camp militaire.
Le matin du mariage, ils ont annulé la réception à 10 h.
On devait se marier à 14 h.
Ils ont voulu nous envoyer ailleurs. L'après-midi,
en arrivant, 200 soldats avaient tout organisé.
C'est ça, être un soldat.
- La fraternité. - La communauté.
Incroyable.
On se serre les coudes en cas de pépin.
C'est vrai. Ça nous manque, par la suite.
HOMMAGE À NOS GLORIEUX MORTS
Mes frères d'armes me manquent.
Cette camaraderie.
Mais à Sunderland, je retrouve cette impression.
Je vois de la fierté...
de la passion...
et de la loyauté.
UNE SÉRIE ORIGINALE NETFLIX
29 NOVEMBRE 2018
JOYEUX NOËL
Voici Josh.
- Bonjour. - Ça va ?
- Le meilleur buteur. - Bien.
Tu reviendras l'an prochain ?
Oui, je serai là.
Dix, neuf,
huit, sept,
six, cinq,
quatre, trois,
deux, un, hourra !
Il ne faut pas que je parle, si ?
Si !
Non, pitié.
Tu es Josh Maja ?
C'est en cours.
C'est un problème criant dont on évite de parler,
la situation contractuelle de Josh Maja.
Tout sera chamboulé si Josh Maja quitte le club
en janvier.
En l'état, c'est encore une possibilité.
J'entends beaucoup de choses.
Il y a un tas de rumeurs sur mon compte,
j'essaie de rester concentré sur le football
et de laisser les responsables s'en occuper.
J'essaie de ne pas m'en mêler et de rester concentré.
Ça fait bizarre, devant tout le monde.
J'essaie de rester calme, même si, bien sûr, les gens ont des questions.
C'est ce qui se passe quand...
les choses sérieuses commencent.
Pour tout entraîneur, quand un joueur est performant,
il y a ce risque de le perdre.
Je ne veux pas le perdre,
il nous a beaucoup apporté, et je pense qu'il le fera encore
en 2e partie de saison.
Mais si on m'annonce demain qu'il sera vendu début janvier
ou qu'il quitte le club,
je devrai trouver une solution.
Pour garder son boulot, il faut réussir, c'est tout.
Pendant les fêtes de Noël, beaucoup d'expatriés du nord-est
reviennent voir leur famille et assister à des matchs.
On doit en profiter pour attirer un maximum de monde au stade,
les inciter à acheter des maillots pour leurs enfants,
des abonnements jusqu'à la fin de la saison.
L'équipe gagne souvent,
les joueurs sont très populaires, tout le monde les trouve géniaux.
Mais la Black Cat House garde encore
les stigmates d'années de défaites.
Pardon pour le retard.
Tu peux revenir en arrière ?
Merci. Bon...
Le business model du club était d'envoyer la facture au propriétaire.
Ce qui a engendré un fonctionnement très étrange :
inutile de générer des revenus,
puisque le propriétaire règle la note.
C'est un vrai défi.
On hérite d'un business model défaillant,
et d'habitudes internes partant du principe qu'il est inutile
d'essayer d'améliorer les choses.
Sans vouloir citer le slogan ringard du référendum, "Plus forts ensemble",
nous sommes plus forts en nous serrant les coudes.
Ça prend des formes très concrètes...
À plus d'une occasion, Charlie a jeté un pavé dans la mare.
C'est ce qu'il veut faire, c'est la raison de sa présence.
Il veut changer nos habitudes, nous mettre à l'épreuve.
Parfois, c'est nécessaire, mais d'autres fois...
ça dépasse un peu les bornes.
Des questions sur ce que vous avez vu ?
On doit pouvoir parler ouvertement.
Tony et moi sommes là pour ça. Nous sommes vos collègues.
Je dois fixer des objectifs très difficiles
et exiger des efforts importants de la part du personnel.
Des questions au sujet de l'avenir ? Du projet ?
Ainsi, le club et sa culture commenceront à changer.
J'aurais dû prévoir le coup.
L'entraîneur de Sunderland a réitéré son désir
de conserver Josh Maja au club malgré l'intérêt du Celtic.
Il a déjà été convoité par le passé, depuis un bon moment.
C'est un super joueur.
On a besoin d'un buteur comme lui.
J'aimerais qu'il se dépêche, il me tape sur les nerfs.
S'il prolonge, on remonte à coup sûr.
Il a un truc spécial. Il reçoit la balle,
il se retourne, frappe et but.
C'est pas le centre du monde, inutile de pleurer.
Ça fait pas assez longtemps que tu supportes Sunderland.
Ne misons pas tout sur lui.
S'il part, c'est comme ça. Inutile de se lamenter,
ça ne mène à rien. Tu vas être gentil ?
Tu vas être gentil ?
Bon sang.
Oviedo sur la gauche, il cherche Maja.
Maja dans la surface, il tente sa chance...
But !
Josh Maja au ras du poteau gauche,
du coin de la surface.
Sunderland 2, Bristol Rovers 1.
Je m'entraîne souvent avec Maja.
Je l'admire pour sa manière
de se conduire, de jouer. Quand on voit quelqu'un réussir,
c'est très motivant.
Je lui dis tous les jours de rester.
En début de saison, il marquait presque tous les buts.
Et ceux qui avaient mal commencé,
comme moi, se montrent un peu plus.
Ça n'a pas été facile pour moi.
27 NOVEMBRE 2018
Allez, les gars !
On y va !
Tous les choix que j'ai faits jusqu'ici l'ont été dans un seul objectif,
jouer en Premier League.
Ce sera difficile, mais je n'ai pas peur.
C'est intimidant, mais c'est excitant.
Si on remonte, on sera qu'à une division
de l'élite du football anglais.
Le coach me connaît, il me voit tous les jours,
il saura quand je serai prêt.
Si je rentre cinq minutes, je devrai être prêt.
Allez.
Et but.
Quel but !
Fantastique. Quel talent !
Il suffit de lui donner la balle, il sait où est le but.
Une intervention brutale de Pinnock derrière la tête d'O'Nien.
Carton jaune pour Pinnock.
O'Nien n'a pas hésité à se jeter.
O'Nien ! 4-2 !
Voilà qui plie le match. Sunderland 4, Barnsley 2.
Luke O'Nien termine une belle action collective de Sunderland,
la plus belle de la 2e mi-temps.
C'est terminé. Sunderland l'emporte quatre buts à deux.
O'Nien a plié le match six minutes avant la fin.
Une belle victoire pour Sunderland.
CLASSEMENT DE LEAGUE ONE
Parfois, en rentrant chez moi,
mon père demandait si ça allait, je disais que oui,
alors que j'avais été nul à l'entraînement.
Toujours un cran de retard.
Je ne sais pas pourquoi.
C'est facile de se forger une carapace
qui nous protège des choses négatives.
Le foot est un sport d'émotions qu'il faut contrôler,
mais on a vite fait de les refouler.
J'ai appris qu'il était important de parler à ses proches.
En y repensant, quand j'en parle à ma famille,
je réalise que je suis dans un endroit spécial.
- Tope là ! - Bien sûr.
Ce sont les chiffres de la billetterie
du dernier match lors du Boxing Day.
44 000 places contre Hull, lors du Boxing Day 2014.
- C'était en Premier League ? - Oui.
200 le jour de Noël, sur Internet.
Intéressant. Voyons si ça se reproduit.
Ce matin, on en était à combien ?
On en était à 27 225 hier soir,
à un mois du match.
On doit contacter leur référent-supporters.
La campagne doit dire :
"Soyez de la plus forte affluence de l'histoire de la League One."
Plus nombreux que Leeds.
- Il y a Leeds-Bradford. - Exact.
- Bien vu. - Mieux que Leeds.
Leeds détient le record d'affluence depuis les années 70.
- 38 200. - "Battons-le ensemble."
C'est le message.
Le record d'affluence à notre époque en 3e division
est détenu par Leeds, lors de leur match de promotion,
il y a dix ans.
38 250.
En gros, 38 500 spectateurs,
et on aura le nouveau record.
Mais j'aimerais atteindre 40 000.
Aucune équipe n'a eu 40 000 spectateurs en 3e division.
Ça montrera que notre paquebot
tourne enfin dans la bonne direction, pour que les gens y croient.
- J'adore. - Spacieux.
On mettra la scène ici ?
Oui, derrière ce rideau. La scène sera au fond.
Quand Charlie a annoncé vouloir
40 000 personnes au stade pour le Boxing Day,
on s'est tous dit : "Oh, merde."
C'est très ambitieux.
Mais quand Charlie veut quelque chose,
je crois qu'il ne comprend pas le mot "non".
En fait, j'en suis certaine.
On aura peut-être 38 ou 39 000 spectateurs.
Mais 40 000 ? Aucune chance.
Deux secondes.
Louise, c'est Charlie.
On veut 35 000 de nos supporters lors du Boxing Day.
C'est un challenge purement marketing.
Quand on met la pression sur les commerciaux,
on voit vite qui a le truc et qui ne l'a pas.
14h30 ?
C'est parfait, Charlie. Pas de problème.
Et même s'il y a quelques larmes en cours de route,
les gens doivent s'habituer à cette cadence,
parce que si on veut redresser la barre,
ce ne sera pas dans deux ans, mais maintenant.
- Bonjour à tous. - Ça va ?
Tout le monde va bien ?
Les footballeurs travaillent lors du Boxing Day,
ils jouent un match important.
Luke et moi vous invitons tous
à venir voir le match du Boxing Day.
- Donne ça à tes parents. - Merci.
La positivité est cruciale en marketing.
Les gens veulent se sentir impliqués,
ils veulent pouvoir dire : "J'y étais."
28 146 BILLETS VENDUS
Bien, ne quittez pas.
C'est une blague ?
Si nos projets se concrétisent,
les campagnes d'affichage, les réseaux sociaux,
les événements pré-match,
nous verrons l'ampleur de cette communauté.
Les propriétaires sont enthousiastes, ils passent souvent
pour voir où on en est, on les tient au courant.
On envoie les chiffres tous les soirs, mais ils les demandent plus souvent.
Ils sont enthousiastes,
et je comprends. C'est important.
- Merci. - Je vous en prie. Bon match.
DEUX SEMAINES PLUS TARD
On fait le point avant que vous partiez ?
Combien de places vendues aujourd'hui ?
Cent cinquante.
On ne vend pas assez
par rapport à notre objectif.
Les 15 derniers jours, on peut doubler les ventes
des abonnements de six mois, les gens cherchent un cadeau
pour leur mari ou pour leurs enfants.
Alors, ils viennent les acheter...
Tant mieux.
J'ai l'impression qu'à ce rythme, on n'arrivera pas à 40 000,
mais on s'approchera du record d'affluence pour un match
d'un peu plus de 38 000 places, on a encore du travail.
On est en bonne voie sur deux objectifs,
l'équipe marketing a du boulot pour le troisième.
36 609 BILLETS VENDUS
Vos collègues et vous devez vous demander
comment changer les choses ?
On peut faire un tas de choses, mais rester les bras ballants
ne réglera rien.
Trop souvent, ces dernières semaines, Tony m'a dit que vous n'aviez pas d'idées.
C'est votre travail.
Si vous n'avez pas saisi,
voilà ce dont il s'agit. Mettez vous au boulot,
oubliez les tâches sans intérêt et trouvez des idées.
Si vous vous reposez sur ce qu'on fait d'habitude,
vous n'arriverez à rien.
On ne sera pas ici, ni ici, mais là.
S'ensuivront des coupes et des licenciements.
Il y a eu plusieurs vagues de licenciements,
beaucoup de gens ont été renvoyés.
J'ai un enfant en bas âge. J'ignore si le risque est réel,
mais on nous a dit et répété que ça pourrait être le cas
si nos objectifs n'étaient pas atteints, ce que je comprends.
En tout cas, le personnel le ressent.
Chacun ses méthodes.
Charlie est fidèle à lui-même.
Il est comme ça, une vraie tornade.
On le compare à un diable de Tasmanie
qui embarque tout sur son passage, et ça nous retombe dessus.
Mais si ça lui va, ça nous va.
On sent qu'ils se disent : "Encore une réunion, prenons des notes."
Mais non, c'est un avertissement. On a du pain sur la planche.
Cette entreprise est en danger.
Elle perd encore beaucoup d'argent.
C'est la dure réalité, malgré les améliorations
et les changements effectués, elle perd encore un paquet.
À moyen terme, les entreprises qui perdent de l'argent
offrent des emplois précaires.
J'ai réfléchi, je me suis dit : "Dans mon entreprise,
si je donne un ordre, ce sera fait en 20 minutes."
Après tout, c'est mon entreprise.
Toutes ces réunions... Et pour combien d'idées ?
Zéro. Combien de projets ? Zéro.
C'est typique de Sunderland.
Trois personnes se rassemblent, je leur ai donné l'ordre
de vendre quelque chose. Ils se réunissent,
pour aboutir à un accord...
- sur rien. - Sur une autre réunion.
Une autre réunion sur rien qui n'aura même pas lieu.
C'est à nous de donner l'élan, de tout organiser,
à quoi sert le management ?
À notre arrivée, la culture était épouvantable.
Ils partent encore à 16h59.
- Je ne sais pas. - Je t'assure.
Ce n'est pas juste.
- Tu n'es pas là à 17h30. - Les trois dernières fois, si.
C'est un problème de culture. Rien n'est fait.
Je pense qu'en général, on ne leur a jamais donné cette responsabilité.
Ils paniquent parce qu'ils tiennent les rênes.
On ne leur a jamais confié de telles responsabilités.
Donc, ils ne sont pas à la hauteur.
Le plus important, c'est la culture d'entreprise
et les employés.
Une partie du personnel sera partante, et l'autre ne le sera pas.
Si on garde les seconds, ça minera les premiers.
On en est là, il faut marquer le coup et dire :
"Suivez-nous ou pas."
Matthews sur la droite. Dans la surface pour Honeyman.
Il la passe.
Dans les pieds de Maja.
Josh Maja à la 84e minute.
Il marque des cinq mètres.
Ils doivent tout faire pour lui donner ce qu'il veut.
Il est jeune et va encore progresser.
D'après nos sources, Josh Maja,
dont le contrat expire à la fin de la saison,
ne signera pas de prolongation.
Le propriétaire du club est furieux d'apprendre sur Sky Sports News
que Josh Maja...
- Bordel de merde. - ...a rejeté l'offre.
On lui a donné ce qu'il voulait,
et sa seule réponse est de ne pas signer.
J'ai parlé de l'offre à Josh,
il m'a dit : "Mon agent m'a dit de ne pas signer."
L'agent évite de répondre à la question.
Il veut qu'il parte.
Soit il veut jouer ici, soit il ne le veut pas.
On doit se préparer à le perdre.
J'ai hérité d'un club
plein de joueurs perturbateurs.
On ne veut pas gâcher nos chances de promotion
en créant une mauvaise ambiance.
Doit-on garder un joueur contre son gré ?
Ou est-ce plutôt le moment de le vendre ?
NOËL
En ce moment, ça se passe bien. Sam a son premier abonnement.
Petit veinard.
Un battenberg.
Pas pour toi.
Il est dédicacé !
Il est signé par plein de gens.
C'est Noël chez les Cammiss.
Avec Kelly et les enfants,
on s'est gâtés, on a eu des beaux maillots du club.
Les enfants sont contents des maillots, des vestes, des casquettes.
Noël est une période chargée pour les joueurs et le club.
Janvier approche, le mercato va bientôt ouvrir.
Je veux garder Josh Maja. Je serais prêt à tout
pour qu'il reste et qu'il prolonge chez nous.
J'ai hâte d'être au Boxing Day, l'ambiance va être géniale.
Ce sera super, les gens auront leurs tenues,
ils chanteront, tout le monde aura profité des fêtes.
Il y aura des bonnets de père Noël. J'ai hâte.
J'adore cette période.
Merci.
Tenez, bon match.
Vous savez combien de gens seront là ?
Le stade est plein, non ?
Pas loin.
- Vraiment ? - Oui.
Ça va ?
Comment allez-vous ?
- Ça va, Charlie ? - Ça va ?
On a prouvé qu'en se fixant des objectifs ambitieux,
et en redoublant d'efforts, c'est possible.
Mais changer la culture d'une entreprise
revient à pousser un rocher sur une colline.
- Je peux vous emmener voir en bas. - D'accord.
- Comme le joueur de flûte. - J'aimerais une bière.
- D'accord. - Merci.
Je peux avoir une bière pour Charlie ?
Il faut savoir faire bouger les choses, créer de l'agitation.
C'est dans ces décombres que naît le changement.
Ce qu'il ne me fait pas faire...
L'important est d'avoir le bon personnel.
On doit veiller sur eux.
Mais il y a des gens dont on devra se séparer.
On ne sera pas tout seuls à Noël, Benno.
Normalement, en haut de la tribune ouest du stade,
tous les sièges sont vides.
Aujourd'hui, le stade est plein,
et Noël est le moment idéal pour fêter la renaissance de Sunderland.
Comment allez-vous ?
- Joyeux Noël. - À vous aussi.
Tout va bien ?
Vous avez hâte ?
- Meilleurs vœux. - Ça va, Malcolm ?
- Ça va ? - Pas mal.
Quelle belle journée.
Les tribunes sont bondées, l'ambiance monte d'un cran.
Mettez-vous à la place d'un joueur qui sort devant 47 000 personnes.
C'est incroyable. Le bruit est assourdissant.
Ce public dégage une énergie folle, une ambiance fantastique.
Mais ce ne sera pas fantastique
si à 17 h, on ne décroche pas un résultat.
Bradford est bien décidé à gâcher la fête.
Lynden Gooch dans la surface pour Maja.
Juste à côté du poteau gauche.
L'espace d'un instant, j'ai cru qu'il allait marquer.
Voilà, passe à gauche.
Vas-y !
Allez, les gars !
Pour Maja.
- Elle y est ! - Aiden McGeady marque
des six mètres, et Sunderland mène 1-0.
Excellent. Encore un très bon travail de Josh Maja.
Sunderland mène d'un but à la pause.
On a besoin d'un autre but. Il faut servir Maja.
Dès qu'il touche la balle dans la surface,
il leur pose problème.
Bonjour.
L'affluence.
Je ne sais pas si on peut l'avoir, le décompte est en cours.
Où en sont-ils ?
Je vais me renseigner. Je vais appeler Steve.
Mais ils travaillent dur pour que ce soit fait.
Oui, je sais.
Parfait.
Pour l'instant,
ils croisent leur décompte avec la billetterie.
- Il reste cinq minutes. - S'ils y arrivent.
Non, on va y arriver, point. S'il y a une marge de 200, tant pis.
C'est Brett qui s'occupe du décompte officiel.
Si j'annonce 46 900 et que c'est 47 100,
peu importe.
- Ils travaillent dur. - Dis-leur, merde.
Ils me prennent pour un con.
- Je veux un chiffre. - J'ai compris.
S'il y a une marge, tant pis.
Au revoir.
Il y a quelques semaines, je me demandais si on atteindrait 40 000.
Je vous ai incroyablement sous-estimés.
40 000, 41 000, 42 000, 43 000, 44 000...
Au bout du compte, plus de 46 000.
AFFLUENCE 46 039
Merci d'être là, vivement la 2e mi-temps. Allez les gars !
Bradford va jouer l'engagement. Ils attaquent vers la tribune sud.
C'est Maja. Surprenant.
Oui, ça m'étonne.
Vraiment.
J'aurais plutôt fait sortir Gooch.
Allez, mon gars !
Passe-la à Watmore !
C'est pas vrai. Dans la surface !
Elle est rentrée.
Je n'ai jamais vu un club
où la victoire compte autant pour les supporters,
et pour la ville.
Être responsable des émotions des gens,
c'est puissant.
Le but n'est pas accordé.
Après avoir consulté son assistant, l'arbitre a décrété
que la balle n'avait pas franchi la ligne.
La messe est dite.
Trois points pour Sunderland.
Trois points importants devant la plus forte affluence de la saison,
et même depuis trois ou quatre ans.
Il n'y a qu'à regarder le stade
pour voir ce que ça signifie
de gagner ce match 1-0.
Il s'agit de ne pas nuire à l'esprit d'équipe.
Ne pas gâcher ce qu'on construit.
Car on doit être tous ensemble.
Quoi qu'il arrive.
Sous-titres : Béranger Viot-Pineau
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