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BAS� SUR DES FAITS R�ELS ISSUS DE LA TRADITION ORALE
DE LA TRIBU AM�RINDIENNE CHEMEHUEVI DE CALIFORNIE.
C'EST L'HISTOIRE DE WILLIE BOY LE COUREUR DU D�SERT
JOSHUA TREE, CALIFORNIE 1909
Bonjour.
Bonjour.
Elles sont magnifiques.
Alors, on va o� ?
En Arizona ?
Au Nevada ?
Une cabane dans le d�sert...
avec vue.
Assez loin pour qu'on nous attrape pas.
C'est un signe.
Tu parles comme ton p�re.
Qu'est-ce que c'est ?
Carlota !
C'est fini.
Alors, tu ne veux pas m'�couter ?
Jamais. Tu m'entends ? Jamais.
Tu n'auras jamais ma permission.
Il est du m�me sang.
Je veux que tu le dises.
Allez, vas-y ! Bouge la t�te.
Dis-le !
Je n'aurai jamais ta permission.
Tu m'entends ?
Je veux plus jamais te voir.
- S'il te pla�t ! Je l'ai dit. - �a suffit.
� quoi tu penses ?
La danse des Esprits ?
L'enlever � sa famille ?
Y a des choses pas faites pour ce monde, Willie Boy.
Ma fille, on doit y aller.
Bient�t, tout �a sera un souvenir.
Quand il fait chaud, les chevaux devraient se reposer,
pas chevaucher. On y va.
Viens.
Carlota. H�.
Carlota.
La chaleur est supportable.
Aujourd'hui, on souffre par ta faute.
- Elle est partie avec son cousin. - Cinqui�me g�n�ration.
Quoi, toi aussi ?
- Et nos traditions, Maria ? - Traditions ?
Cueillir des fruits pour un rancher blanc ? Cette tradition-l� ?
Les choses changent, William.
On change.
Regarde autour. On n'est plus que 26 au village.
- Les traditions lui trouveront pas mari. - OK. Assez, Maria.
Si tu veux �vacuer cette famille, avant l'heure,
tu vas attendre qu'elle se dise au revoir.
La dame de l'Agence des Indiens. Non, reste l�.
C'est pas � une autre femme de te dire quoi faire.
Je veux la paix entre nous.
Am�ne-nous la paix.
Des bonbons, des bonbons !
Elle a des bonbons.
OK, calmez-vous.
En voil� une fa�on de me recevoir.
- C'est pas une fa�on de me recevoir. - Je tombe.
- Quoi ? - Je suis tomb�e.
Je suis d�sol�e. Tu es tomb�e ?
Des bonbons te soulageraient ?
Qu'est-ce qu'on dit ?
- S'il vous pla�t. - Et ?
- Merci. - Merci.
Youpi !
Merci.
Vous partez d�j� ?
Les r�coltes sont dans un mois.
C'est vrai.
Alors, je suis venue juste � temps.
C'�tait � ma m�re.
Fougueuse et passionn�e comme toi.
Je voulais que tu l'aies.
Merci.
Vite ! Il faut l'attraper.
Grand-maman dit qu'il est coureur du d�sert.
Il peut courir pendant des jours.
On le rattrapera jamais.
Comment il est arriv� si vite ?
BANNING, CALIFORNIE
Merde !
Me touche pas, sale philistin !
Bouge pas !
Emmenez-le en prison.
Apporte �a � l'autre.
Bonjour, Ticup.
Mlle True.
J'ai apport� des dons laiss�s par l'agence Malki.
Je me disais que toi et ton petit-fils voudriez de nouveaux v�tements ?
Willie Boy est l� ?
On ne s'est jamais rencontr�s, mais Carlota en dit le plus grand bien.
Il passe presque tout son temps dans le d�sert,
mais je me suis dit qu'il aimerait peut-�tre ces choses.
Je vais les poser l�.
Au revoir.
J'arrive en avance pour la c�r�monie.
Quelqu'un est mort ?
Un homme de Riverside.
Personne n'a chant� pour lui.
H�.
Il s'est pass� quoi ?
Une b�vue.
J'ai fait de la teinture.
Va parler � ta m�re.
Je voudrais vous remercier.
Merci d'�tre tous venus aujourd'hui.
Vous savez, notre cr�ateur...
...nous a donn�...
...les chants du Sel
pour guider nos esprits vers le coyote
qui a fait l'escalier menant � la Voie lact�e.
Le cr�ateur nous a aussi donn� ces chansons pour apaiser notre douleur.
Mais le jour o� il devait nous les transmettre,
il nous a pr�venus qu'il devait d'abord nous briser le c�ur.
C'est comme �a qu'on apprend les chants du Sel.
Dans la souffrance, on apprend le vrai bonheur.
Dans les c�urs bris�s, on trouve la vie,
et dans...
...on trouve les chants du Sel.
Pr�ts pour une histoire ?
OK, je veux vous raconter une histoire
et vous mettre en garde contre le l�gendaire John Hyde.
C'est le meilleur traqueur de l'Ouest.
Silencieux comme une souris, mais avec les yeux d'un faucon.
Vous savez ce qu'il a d�j� fait ?
Il a attaqu� les douanes de Nogales, tuant plusieurs hommes.
Il a eu la milice am�ricaine � ses trousses, l'infanterie mexicaine,
les Buffalo soldiers.
- Devinez quoi ? - Quoi ?
Maintenant, il a trouv� refuge ici, dans le d�sert,
et il nous prot�ge, vous et moi.
Mais la nuit, ne dormez que d'un �il.
Car vous savez ce que fait John Hyde ?
Il r�de dans les parages
et mange les petits enfants !
Je plaisante.
John Hyde est mon ami.
- Je vous ai fait peur, hein ? - Oui.
C'est bien. �a doit vous faire peur.
Tiens.
T'es la chef, maintenant. D'accord ?
Tu prends ma place.
Carlota !
Carlota !
Tu vas quelque part ?
En valent-ils la peine, Carlota ?
Carlota.
Je veux que tu penses � ce que tu fais.
- Carlota. - William.
- Carlota ! - C'est fini.
- Non. Je sais qu'il est l�. - J'ai dit, c'est fini.
- Laisse-la faire. - La laisser faire, Maria ?
- C'est ma fille. - La mienne aussi.
Continue de la repousser, tu la repousseras encore plus.
Non.
Non, non.
- William ! - Non, non. Non.
Carlota !
Carlota !
Carlota !
Un fusil.
T'as apport� un fusil pour me parler ?
T'as peur maintenant ?
O� est-elle ?
J'esp�rais que peut-�tre...
T'es venu pour faire �a ?
Alors, fais-le. Fais-le.
- Si tu veux la prendre... - Papa.
- ...tu vas devoir me tuer. - Non. Je t'en prie.
- Allez. Allez ! - Non, non, non !
- Papa ! - Non !
Non !
Qu'as-tu fait ?
William.
- C'�tait un accident. - William !
Maman ! Maman, non ! Je suis d�sol�e.
- Laisse-nous. - Maman ?
Laisse-nous !
Ils viendront t'attraper.
Va-t'en !
Je t'en prie. Je t'en prie.
Sh�rif ?
Non.
C'est sa maison.
Ouais.
O� est-il ?
En sabbatique.
Je peux vous aider ?
William a �t� abattu la nuit derni�re.
Il... Il est mort.
- Votre mari ? - Tu�.
Oh, Seigneur.
C'�tait un homme bienveillant.
Il laissait les probl�mes indiens aux Indiens.
Vous allez devoir parler � la police des tribus.
L'homme qui a tu� mon mari est avec ma fille.
La police des tribus va le tuer.
Vous devez l'aider.
Le gouvernement vous a donn� terre et vie, hors de nos lois.
Vous devez parler � la police des tribus. Pas � nous.
Mon mari a �t� abattu au ranch de Gilman.
C'est votre juridiction.
D'accord. D'accord, d'accord.
Pourquoi vous ne rentrez pas ?
Rentrez chez vous.
Pas tant que je ne l'ai pas vu.
D�sol� pour le chef.
Je t'avais demand� de cacher l'alcool.
Il ne voulait pas m'�couter. J'ai tent� de l'emp�cher.
R�veille, mon gars.
Frank ?
Non, Reche.
Pose-moi, Reche.
Je vais bien.
J'ai besoin de ton amour
Doucement.
Tous les jours
Oh mustang Sadie
Je t'aime � la folie
Je veux te voir en cuisine
Regarde-moi �a.
Un amour doux pour toi
Allez, mon fr�re. L'heure de se r�veiller.
Un Indien a tu� l'un des siens.
C'est pas notre probl�me.
OK.
�a s'est produit au ranch de Gilman.
Au ranch de Gilman ?
Mon fr�re, mon fr�re.
Il faut qu'on se ressaisisse, vieux.
Taft s'en vient � Riverside.
- Taft ? - Ouais.
Des foutaises pr�sidentielles.
Personne ne veut d'une chasse � l'homme pendant l'�v�nement.
Il faut rassembler un d�tachement.
Ne doivent-ils pas br�ler le corps ?
Juste ses effets personnels.
T'as bien fait d'aller chez le sh�rif.
On va r�soudre �a comme il se doit.
Vraiment ?
Quand il renifle un os, il accourt.
Dis-moi qu'il vient pas avec nous.
Tais-toi.
Ils n'ont pas besoin de ces hommes.
Je ne les ai pas fait venir pour vous aider � retrouver Willie Boy.
Ils sont l� au cas o� vous le retrouviez.
Big Jim, tu restes ici.
Garde un �il sur la ville et l'autre sur la tribu.
Ces jeunes pourraient �tre tent�s de revenir.
Il vous faudra plus d'eau.
�a va aller.
Je parlais des chevaux.
Tu vas laisser ce b�tard te parler comme �a ?
Arr�te de parler.
Bande de Sasquatchs.
Un peu de respect.
Merde. T'entends �a ?
Qu'est-ce qui t'a pris ? Je t'ai pas demand� de parler.
- �a suffit. - Alors, parle pas.
Personne veut avoir l'avis d'un soi-disant sauvage
allait� par une sorci�re blanche.
Bon sang.
�a sort d'o�, �a ?
Le jugement dernier arrive.
Vraiment, le singe ?
T'es gentil avec Frank. C'est pour �a qu'il te garde.
Sh�rif, les gars attendent le feu vert.
Elle parle pas ?
Allez. On y va.
Vous voyez des pistes, l�-haut ?
Non.
Le gars nous a surpris.
Meilleur que je pensais.
Ton cheval ferait pareil ?
Oui, certainement.
Imb�cile.
Ce cheval a soif.
Celui-l� aussi.
Quelqu'un peut me dire comment deux Peaux-Rouges � deux pattes
�chappent � un d�tachement d'hommes � cheval ?
Les chevaux sont � bout.
On va devoir faire demi-tour.
Je ne suivrai pas un chien du d�sert.
On doit trouver un endroit o� camper pour la nuit.
Ici, �a a l'air bien.
Ils savent quelque chose qu'on sait pas ?
J'esp�re.
Cet Indien nous observe depuis une heure.
Je ne vous ai jamais fait mes condol�ances pour votre femme.
Vous dormez bien ?
Tu es Hyde ?
Possible.
Segundo.
Frank Wilson.
L�-bas sur les rochers, c'est Toutain,
et Reche, mon traqueur, et Knowlin � l'harmonica.
C'est un service essentiel.
Et Ben de Crevec�ur...
Juste un trou de cul.
On a sous-estim� la dur�e du p�riple. Les chevaux ont soif.
Vous savez o� y a de l'eau ?
L'�tang Juniper est votre meilleure chance.
Vous pouvez nous y emmener ?
Ouais.
Merci.
Allons-y.
Tu fais confiance � ce tar� ?
Non.
Mais jusqu'� ce que mon traqueur nous trouve de l'eau,
on n'a pas le choix.
O� est l'eau ?
Le d�sert l'a bue.
Incroyable.
Tu y as cru � celle-l�, sh�rif ?
Y a une autre source � proximit� ?
� un jour de chevauch�e.
Je m'en doutais.
Tu l'as fait expr�s, mon enfant de chienne.
Tu nous as entra�n�s ici, sans eau,
pour nous forcer � rentrer et les retrouver par toi-m�me.
�a ne marchera pas. Non, monsieur.
Allez.
- Tu vas o� ? - Je rentre.
Tu rentres ?
Je rentre chercher des vivres et de l'eau. Pas le choix.
Et eux alors ?
Apportez ce dont vous avez besoin. On se retrouve � Pipes Canyon.
Frank, l'un de nous doit aller avec eux
et s'assurer qu'ils ne nous dupent pas.
- J'y vais. - Pas toi.
Je ne suivrai pas un Peau-Rouge.
Je vais y aller.
Non, qu'il aille au diable. J'y vais.
J'ai dit que je me rendrais au bout. J'irai au bout.
Pas de cheval.
Deux jours. Pipes Canyon.
Exact.
D�p�chez-vous.
J'aurai Willie Boy pieds et poings li�s � votre retour.
OK, les sauvages. Montrez ce que vous pouvez faire.
Vous �tes comme deux chiens du d�sert ?
Knowlin n'a aucune chance.
Messieurs !
C'est juste une cam�ra.
J'ai quelques questions sur Willie Boy.
Un commentaire pour le journal, sh�rif ?
On part demain matin.
- Autre chose ? - Non.
Le journaliste.
M. Randolph Madison.
Qu'est-ce qu'un journaliste fout dans ce d�sert ?
Il me faut une histoire.
J'en ai une pour vous.
Voil�.
Les traces dans la poussi�re
montrent qu'il lui colle aux fesses,
sans doute avec un fusil charg� contre la nuque.
On �tait pr�s d'elle aussi.
On l'a entendue pleurer, geindre.
Pas mal comme histoire ? Lisez-la en entier demain.
C'est d�j� fait, M. Crevec�ur.
Super histoire.
Willie Boy va �tre le pire cauchemar de tout le monde.
La peur est le meilleur app�t.
Le truc, c'est que... En fait...
Quoi ?
- Il vous manque une finale. - Oh, �a s'en vient.
Je vous assure, M. Randolph, �a s'en vient.
Quand ?
Voyez, c'est une question de point de vue.
Vous nous avez donn� un gros m�chant, Willie Boy.
Mais qui est le h�ros ?
Le sh�rif Wilson ?
Un ivrogne qui n'a pas pu sauver sa femme d'une lame rouill�e.
Lui, notre h�ros ?
Ou quelqu'un d'autre ?
C'est peut-�tre un homme dont la famille a �t� �vinc�e par l'arm�e
quand la r�serve Malki a �t� fond�e.
Un homme qui un jour pourrait �tre... devrait �tre sh�rif.
Mon histoire a besoin d'un h�ros.
Quel est votre angle, M. Randolph ?
On va vous pistonner dans tous les journaux du d�sert
jusqu'� ce que les nouvelles embrasent la Californie.
Pire Willie Boy devient, mieux vous paraissez.
Les gens vont s'arracher les journaux.
Je vous demande � nouveau.
Quel est votre int�r�t l�-dedans ?
Il faut que le sh�rif Wilson m'emm�ne.
C'est que comme �a que cette histoire s'�crira.
Et c'est la seule fa�on
pour moi de sortir de ce foutu d�sert.
Y en aura d'autres comme �a en chemin.
Jusqu'au Nevada.
H�, Frank. J'ai une id�e.
Pourquoi ne pas donner ta maison � ton cheval ?
Comme �a t'aurais son �table � toi tout seul.
Sh�rif ?
Tu sors d'o� ?
Je peux avoir un moment, sh�rif ?
Mon nom est Randolph Madison. J'�cris pour le Banning Daily.
- Non, non. Sors-le d'ici. - Pourquoi ?
Il a mis notre histoire � la une. Les journaux nous font para�tre stupides.
Nous, stupides ? Toi, peut-�tre.
Sauf votre respect, sh�rif,
il y a un Indien meurtrier en cavale
et on est � quelques jours de la visite du pr�sident Taft � Riverside.
Les enjeux sont grands, monsieur.
Sh�rif, si vous rentrez bredouilles,
les gens vont devenir suspicieux et cesseront de vous soutenir.
On dira que vous ne faites pas votre travail.
On ne peut pas se mettre les gens � dos.
- On ? - Comme il dit.
Comment tu vas nous aider ?
Par la peur, M. Reche.
Pensez-y, sh�rif.
Si les gens ont peur de savoir Willie Boy en libert�,
ils se rallieront � nous, m�me si on met du temps � l'attraper.
Pas d'histoire, pas de peur.
Les gens diront que vous ne faites pas votre travail,
et on se demandera pourquoi.
Et, sh�rif, la rumeur court en ville
que votre pass� n'est pas sans taches.
Enfant de chienne !
- H�. Allez, Reche. - � quoi tu joues, Randolph ?
Refais �a !
Tu joues � quoi, vieux ? Tu me dis ?
- D�gage ! - Assez.
C'est s�rieux.
J'ai besoin de vous pour une histoire, et vous de moi pour gagner du temps.
C'est tout ce qu'on a.
D'accord, M. Madison.
OK.
On reprend le travail.
H�, Ben, t'as quelque chose � voir avec �a ?
Non.
Comment il savait o� nous trouver ?
On y va.
H�, les sauvages, vous faites jamais de pause ?
Une bo�te.
D�ner.
Enfant de chienne !
�a va ?
�a va.
Tu crois qu'on nous suit ?
Non, je crois pas.
Allons-y.
H�.
H�.
- Le voil�. - Allez, allez.
Seigneur.
De l'eau ! Vite !
Faites de la place. � l'arri�re.
Allez. On y va.
Allez, Knowlin.
On s'occupe de toi.
Les Indiens sont l�-bas � le regarder.
Par l�. Mettez-le dans le chariot. Allez.
Les traqueurs viennent avec nous.
On dort ici ce soir.
Les animaux viendront boire. On pourra chasser � manger.
On devrait pas continuer ?
Si quelqu'un nous suit, on aura un jour d'avance.
�a va aller.
Segundo.
Pourquoi t'es l� ?
Ramener Carlota � la maison.
Juste Carlota ?
Oui.
Les carottes sont cuites.
Je croyais que les Indiens m'avaient laiss� pour mort.
Puis, j'ai entendu le chariot.
Ils savaient.
C'est pour �a que je suis toujours en vie.
Pourquoi ?
Ils sont bienveillants.
M. Toutain, j'ai su par Reche
que vous... que vous avez grandi sur une r�serve indienne.
Vous sympathisez avec les Indiens ?
Il leur pr�che.
Peins-toi le visage en rouge,
et joins-toi � eux, bon sang.
C'est qui les sauvages ?
Les Indiens ne te rendent pas intelligent, Toutain.
Ils font de toi un pr�cheur pour nuls.
Bonjour.
La viande est coriace.
Carlota !
Non.
Laisse-moi voir.
�a va aller. Respire bien. C'est peut-�tre pas venimeux.
Il y a une cabane de chasseur pas loin.
Il y a peut-�tre des m�dicaments.
Ne panique pas. �a va juste empirer.
Allez, allez. On y va.
Tu sais pourquoi les Chemehuevi
br�lent les possessions des morts ?
�a les lib�re de leurs attachements et lib�re leur esprit.
Je sais que la mort de ma s�ur te hante.
Mais c'est peut-�tre nous qui la hantons...
en la retenant comme �a.
Mange quelque chose.
Salut, monsieur.
Ramassez vos affaires. On va � la maison de Garth.
Il y a un puits l�-bas. Dix minutes.
Oui, patron.
Bonjour.
Le hic, c'est que...
mes hommes sont ici pour ramener ce gar�on... vivant.
Donc, si vous �tes l� pour un genre de vendetta,
�a risque de compliquer les choses.
Tu m'entends ?
Je vais le trouver,
et apr�s t'en feras ce que tu voudras.
Tu m'entends ?
Qu'est-ce qu'un Yaqui fait avec un Chemehuevi ?
J'esp�rais que William te capture...
et que t'oublies toutes les choses horribles que t'as vues.
Mais la paix n'engendre pas la mort, pas vrai ?
L'alcool, oui.
Toi, d�gage.
Seigneur.
Tu veux encore de l'eau ?
Cette cabane.
C'est comme Pahrump.
Une cabane avec vue.
Toutain, garde-les � l'�il.
Reche, monte l�-haut.
Il y a un sentier sur la fa�ade nord. Ils ont trouv� quelque chose.
J'y vais.
Tu tiens le coup ?
Je suis fini.
Je vois des pistes l�-bas.
Charge la cam�ra.
Enfant de chienne.
Le puits est foutu. Il a cass� la poign�e.
- Tu peux la r�parer ? - Oh non.
Combien de temps ?
Des heures.
Il faut arr�ter de glander ici.
Arr�te de parler.
La piste m�ne � un lieu qu'on conna�t. Les chevaux peineront, mais y a de l'eau.
Tu nous am�nes pas o� y a de l'eau.
Tu fais qu'�puiser les chevaux.
- Vraiment ? - Oui, vraiment.
Tes chevaux charrient l'odeur de mort, pas � cause de moi.
C'est parce que vous errez dans le d�sert comme des enfants.
Vous allez le laisser me descendre ?
Je t'ai dit de te taire.
Baisse ton arme, Hyde. �a va �tre la merde pour tout le monde.
Ram�ne le chariot avec Knowlin.
- Je ne pars pas. - Oui, tu pars.
Et prends le scribe avec toi.
Vous perdez le contr�le, sh�rif.
Bient�t, ce d�tachement chevauchera avec quelqu'un d'autre.
Randolph, on y va.
On a la fin.
Lisez � partir de "source anonyme".
"Une source anonyme a dit au troupier Ben de Crevec�ur
que Willie Boy a consomm� deux bouteilles d'eau du d�mon
avant de tuer William dans son sommeil et de kidnapper sa fille de 16 ans."
Elle en a 14.
Mais vous avez dit 16.
Maintenant, elle a 14.
On vend de la peur, M. Randolph, n'est-ce pas ?
J'aime votre style, M. Ben.
De Crevec�ur.
C'est fran�ais.
"Et de kidnapper sa fille de 14 ans.
M. Ben de Crevec�ur pr�vient
qu'il y a des rumeurs d'une insurrection indienne
fomentant dans le d�sert."
Le repos fait du bien.
Imprimez-le.
Quelqu'un a chant� pour William ?
Je sais pas.
Il faut y aller. Bient�t.
J'ai besoin de m�dicaments.
- Quoi ? - Ta grand-m�re.
Elle doit avoir quelque chose pour aider.
Non.
- Je peux pas te laisser ici comme �a. - Il me faut des m�dicaments.
- Tu vas y aller ? - OK.
Je t'aime.
OK. J'y vais.
Je t'aime.
Pardonnez ses p�ch�s � Willie Boy.
Ne laissez pas votre esprit
nous garder rancune.
INDIEN EN FUITE DANGEREUX WILLIE BOY
Rebecca ?
Il y a quelqu'un dehors.
Reste en retrait.
Willie Boy.
O� est Carlota ?
Elle est malade.
Morsure de serpent.
Elle a besoin de m�dicaments.
Je n'avais nulle part ailleurs o� aller.
Va chercher les m�dicaments.
Prends ce qu'il te faut.
Le sh�rif Wilson a assembl� un d�tachement.
Il te suit depuis Banning.
Merci.
On approche, non ?
On va ramener ce gars. Mais il me le faut vivant.
C'est la loi, John.
J'ai connu des hommes comme toi.
Des hommes de loi faisant respecter vos lois en terre �trang�re.
J'en ai assez.
Si tu abats ce gar�on...
je te descends.
Non.
Je ne crois pas.
T'as eu ton quota de mort.
Je le vois dans tes yeux.
Je le sens.
Va au diable, Willie Boy.
Pas de cette fa�on.
T'as int�r�t � faire vite.
J'ai un bon angle de tir.
T'es s�r que c'est lui ?
Oh, oui.
Vous l'avez vu ?
Qui ?
Le gar�on.
Vous avez vu Frank ?
Quelqu'un a tir� ? J'ai entendu un coup de feu.
Non.
Par l� !
Non.
Willie Boy, non.
Oh, merde.
- Tu peux le dire. - Cet enfant de chienne l'a tu�e.
- Willie. - Je savais qu'il le ferait.
Tu prends cette photo, je te coupe la t�te.
M. Madison, vous allez retourner dans le chariot avec Hyde.
Les autres, en selle.
Segundo, on a besoin de ton aide.
On se sent comment ? Premi�re fois sur un cheval.
Attrapez-le !
Il est l�-haut. Il vient de se cacher l� sous les rochers.
Willie Boy !
Merde.
On va le trouver.
Sh�rif, tu devrais pas �tre l�.
Pardonne-moi.
Retraitez !
O� est-il ?
Droit devant !
Tiens bon, Toutain.
Il est l�-haut !
- Dispersez-vous ! - Mettez-vous contre les rochers.
Tiens bon, Toutain ! Faites-le sortir !
Il doit redescendre !
Juste l�.
- Toutain, d�gage. - Il est sur les rochers !
- Allez ! - Ripostez !
- Il s'enfuit � l'ouest. - Abattez-le !
- Attrapez-le ! - Abattez-le !
Merde !
Qui le voit ?
Ben !
On retourne au canyon !
Grouillez-vous !
Il abat les chevaux. Pas nous.
T'�criras �a sur ta tombe, pas la mienne.
Tu vas o� ?
Arr�te de bouger ! Arr�te !
- Arr�te de bouger, Toutain ! - Merde !
Reviens ici !
Frank ?
Ne jamais faire confiance � l'ennemi.
Tu vas o� ?
Je t'emmerde.
Sh�rif.
Sh�rif !
Willie Boy !
Willie Boy !
Carlota est morte.
Hyde a retrouv� ta trace � Pipes Canyon.
On a retrouv� son corps pr�s des rochers.
Sa d�pouille rentre � Banning.
Si tu te rends...
tu pourras lui faire des adieux dignes.
Elle est morte.
Elle est morte.
Je n'ai pas pu me rendre en haut.
Je ne l'ai pas vu.
Vous voulez faire quoi ?
- On rentre. - Sh�rif.
- Sh�rif ! - On rentre.
Le docteur dit que �a va aller.
Tant qu'il me donne cette merde.
Frank, pourquoi on a pourchass� ce gar�on ?
De quoi tu parles ?
La justice.
Nous sommes la loi.
Aucun d'entre nous ne l'a pourchass� au nom de la justice, Frank.
Surtout pas moi.
Frank, on a merd�.
On a vraiment merd�.
Frank.
Oh, oui, j'oubliais.
Dans ma poche de veste. J'ai quelque chose pour toi.
Elle est pass�e o� ?
Frank.
Boire ne la ram�nera pas, mon fr�re.
Je croyais qu'il s'�tait fait sauter la cervelle l�-haut.
Maudit l�che.
Et maintenant ?
On retrouve sa trace.
On n'a pu l'attraper quand il avait un jour d'avance.
Maintenant, il en a cinq.
Tu vois quoi, Jim ?
Et si c'�tait un suicide ?
Il n'y a pas de corps.
Clairement, t'es pas l� pour tes lumi�res, Cochise.
Son corps serait trop gonfl� pour �tre boug�.
Il se d�sagr�gerait.
Allez.
On fait quoi ici, Frank ?
- C'est fini. - Pas du tout.
- On ne peut pas rentrer bredouilles. - Cam�ra.
- Tu fais quoi ? - Jim, allonge-toi.
Non. Non, non, non.
Vous allez laisser cet Indien gagner,
dire qu'il nous a battus ?
T'es s�r de �a ?
Personne ne reverra ce gar�on. Il est soit mort soit mort int�rieurement.
On chasse un fant�me.
Personne ne nous croira sans voir une t�te.
Personne !
Je les convaincrai. Les gens veulent que �a cesse.
On va leur donner.
Une photo, et j'ai mon ticket pour sortir de ce trou,
et vous serez accueillis tels des saints.
Vous nous volez la victoire, sh�rif,
et si Dieu le veut, tout le monde saura...
Il faut que t'apprennes � la boucler.
Soit t'es dans la photo, soit pas.
Je m'en fous.
Je me mets o� ?
Juste l�.
Plus de fusils.
Tourne-toi.
C'est une longue exposition, alors ne bougez pas.
Ne bougez pas.
Souriez, nom de Dieu.
Vous �tes des h�ros.
On l'a.
Merci, M. Madison.
Vous pouvez rentrer avec Ben,
et vous d�gagez tous les deux de ma vue.
Combien de temps pour d�velopper la photo ?
Les gars ?
Assez ?
Assez.
D'APR�S LE T�MOIGNAGE ORAL DES A�N�S CHEMEHUEVI,
WILLIE BOY A SURV�CU AUX �V�NEMENTS DE 1909.
IL A V�CU DANS L'ISOLEMENT PR�S DE PAHRUMP, NEVADA,
ET SUCCOMBA � LA TUBERCULOSE.
AUCUNE TRACE DE SES RESTES NE SUBSISTE.
WILLIE BOY ET CARLOTA ONT SURV�CU 26 JOURS
ET FRANCHI 1.000 KM � PIED.
CE FUT LA PLUS LONGUE ET ULTIME CHASSE � L'HOMME DU FAR WEST.
FIN DE LA SPECTACULAIRE CHASSE AU REBELLE
UN GAR�ON DE LOS ANGELES BAT UN RECORD
Seul journaliste � entrer dans le bastion de l'Indien pourchass�
LE SUICIDE D'UN HORS-LA-LOI MET FIN � LA CHASSE � L'INDIEN
WILLIE BOY S'ENL�VE LA VIE
Sous-titres : Martin Fournier
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