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Original subtitles

PRÉCÉDEMMENT

Restons ensemble.

Tu n'as pas le droit d'être là. Vous êtes la gendarmerie.

- Et où avez-vous postulé ? - Au groupe Diane.

Imbécile.

- T'en penses quoi, papa ? - Ils font les mêmes pour hommes ?

Tu me prêtes ta veste pour le concert ?

Je te la vends pour 300 francs. J'ai besoin d'argent pour un cadeau.

Mon père le côtoyait ?

Ton père était important et Swennen est un lèche-cul.

Vous ne ressemblez pas à votre vieux, vous.

Enfin, j'en ai bien entendu parler.

Par le PIO.

Ils étaient indispensables.

Mais plus ils excellaient, plus ils devenaient dangereux.

L'attaque chez Dekaise, c'est le deuxième vol d'armes. Après Diane.

Voilà le maréchal. C'est Paul Latinus. C'est le chef du WNP.

Canard ?

Un officier de la Sûreté de l'État.

La mission ?

On va filer un couple d'espions. À Anderlecht, rue de la Pastorale.

On reste jusqu'à ce que les lumières s'éteignent.

- On a fini pour aujourd'hui. - À demain.

- Tiens. - J'éviterais.

Relax, je réserve ma pisse pour la manif.

Il y a de la pisse dedans ? Mais enfin.

- T'es cinglée. - C'est ça.

Tout le monde déteste la politique.

Les politiciens sans doute plus que les autres.

Mais c'est pas pour autant qu'il faut faire l'autruche.

Car si tu fais pas de politique, la politique s'occupera de toi.

Le gouvernement veut faire passer le minerval de 2000 à 10 000 francs

sans nous en parler avant.

Désolée, messieurs, c'est raté.

Dix mille francs, dix mille fois non.

Dix mille francs, dix mille fois non.

Enfin de l'action.

- Viens. - Moi ?

Qui d'autre ?

Je reviens, OK ?

- Qu'y a-t-il, chef ? - On est dans la merde.

Le couple d'Anderlecht qu'on suivait a été tué. Tous les deux égorgés.

- Quoi ? Qui a fait ça ? - Qu'est-ce que j'en sais ?

Je sais juste qu'on a un problème.

- On n'a rien à voir avec ça. - On était en poste devant la porte.

On n'a rien fait.

- Faut qu'on clarifie ça. - Auprès du commandant ?

Mais non, imbécile. Auprès de Dejoyaux.

Dix mille francs, dix mille fois non.

À mon signal. Bouclier.

En avant, marche.

C'étaient des innocents.

Dix mille francs, dix mille fois non.

T'es content pour le groupe Diane?

J'en ai rien à foutre de Diane.

On ne peut rien faire.

Ils s'en occupent. Ça va s'arranger.

S'arranger ? Bien sûr ! Ces gens sont morts.

On n'est rien, pour ces gens. Zéro.

Jusqu'à ce qu'on fasse un faux pas. Tu dois le savoir.

Un faux pas ? Comment ça ?

Comment ça ? Demande à ce couple d'Anderlecht.

Viens, on va éliminer cette merde de notre système. Allez.

Franky.

Gaz lacrymogène !

Sur le côté.

Chantal, t'es conne, ou quoi ?

Ça va, monsieur ?

- Sale flic ! Fasciste ! - Marc ? Laissez-le.

Aide-moi. Laissez-le. Aide-moi.

Laissez-le.

Sérieux ? Tu te prends pour une dure à cuire ?

Mais ce soir, tu boiras un verre avec papa et maman ?

T'es là pour quoi ?

Pour montrer ta coupe, pour la révolution ?

Marc.

Ça va ?

Non, ça va pas.

Avec quoi ils ont tiré ?

De la pisse.

Oui, je sais. Désolée.

- Franky était là aussi ? - Oui.

Comment il va ?

Bien.

Et toi ?

Ça va.

Et tes examens ?

Réussis.

Cool.

- Je vais par là. - Et moi, par là.

- Je dois retourner à la caserne. - Deux mondes distincts.

Oui.

Vous étiez où ? J'ai cru que vous aviez déserté.

- L'adjudant Debels m'a réquisitionné. - OK. De Vuyst était là aussi ?

- Non. - Merde, il est où, alors ?

Appelle l'infirmerie.

- Je vais le chercher. - Non, venez.

S'il vous plaît. De Vuyst...

Pose tes couilles dans ce van ou je te tire dessus.

Herman. Tu aurais dû appeler.

- Je ne suis pas là, Dirk. - Allez, viens.

Oui...

Le cœur va bien.

Je pense donc que... ces attaques sont le résultat d'un SSPT.

Syndrome de stress post-traumatique.

Je sais ce que c'est, Dirk.

- J'adore les films sur le Vietnam. - Moi aussi.

Que puis-je faire ?

Ça dépend un peu de l'intensité du traumatisme.

Mais le traitement courant est une thérapie

associée à des médicaments.

Mais... pas de psychiatres ?

Du Valium ?

Merde.

Ça va ? Ces hippies savent cogner.

- Où était ton peloton ? - Je sais pas.

Tu as pu rendre des coups, non ?

- Ta sœur est intervenue. - Quoi ?

Heureusement qu'elle était là. Elle m'a aidé.

Et toi ? Tu t'es défoulé, je parie.

Non, pas vraiment.

C'est ça !

Comment elle va, au fait ?

Elle a réussi ses examens.

Et tu lui manques.

T'as envie qu'on aille boire une bière, ce soir ?

Je dois passer au poste, pour un meurtre.

Un truc de fou, dit Goffinard.

Le couple, là ? Dans la rue de la Pastorale ?

Non, le concierge d'un restaurant.

L'Auberge du Chevalier. Je devrais avoir fini vers 20 h.

OK, 20 h.

Quoi ?

Rien. Pourquoi ?

T'en fais une tête !

Marc, je suis né avec.

Tu veux pas que je te dépose au poste, avec ton bras ?

- Ça ira. - Ne te fais pas taper dessus.

À plus.

À l'Auberge du Chevalier à Beersel,

on a retrouvé le corps sans vie d'un homme de 70 ans.

La victime a été brutalisée

avant d'être achevée par plusieurs balles dans la tête.

C'est faux. Tu l'as influencé, en parlant de Pinon.

Désolé, mais il savait rien. Je pensais qu'en parlant de Pinon...

Gaffe aux émotions, pendant les enquêtes.

- Ou tu feras des erreurs. - Quel genre d'émotions ?

Va savoir. Un père, un fils, Pinon. Tu veux un dessin ?

Ça n'a rien à voir avec mon père.

Vraiment.

De Vuyst...

Tu veux un tuyau d'un vieux baroudeur ?

Quand un suspect finit sa phrase par "vraiment", souvent, il ment.

Pas toujours.

Vérifie la liste de clients de l'Auberge dans la base de données.

J'ai rendez-vous avec un ami.

Avec des seins et un vagin ?

Non.

- Vraiment. - Allez. Demain, première heure.

Et enlève-moi ce déguisement.

Un vrai flic n'a pas besoin d'un uniforme.

- Sérieusement ? - Bienvenue à la B.S.R., gamin.

Un ami... Vraiment.

Oui ?

C'était urgent ?

À quand le prochain test ?

C'est quoi ?

De la paperasse.

Qu'a dit Dirk ?

Je l'ai vu dans l'agenda bleu.

Tu veux me contrôler ?

Je devrais ?

Ma pression artérielle est un peu haute, selon lui. Alors...

Je referai du vélo quand il fera meilleur.

Tu devrais arrêter.

- Le vélo ? - Ne te fous pas de moi, hein.

Ta paperasse.

Ils ont gagné, Herman.

Ils me terrorisent.

Chérie.

Laisse tomber.

D'accord.

Promets-le-moi.

Oui.

Je te le promets.

Chantal ?

Te voilà. Je t'ai attendu une heure au café.

Oui, désolé.

J'ai dû passer des tests de tir.

C'est quoi, ce sac ?

J'ai réussi. Je peux commencer chez Diane.

- Enfin, une formation. - Maintenant ?

- Félicitations. - Ouais.

T'es pas content ?

Si.

C'est juste un peu rapide, c'est tout.

Viens, on va boire une bière.

Désolé.

Je peux pas. Je dois être au rapport avant minuit.

Ça fera tout drôle, ici.

Tu n'as plus besoin que je ronfle pour te branler.

Viens.

Je suis fier de toi. Tu mérites d'être là.

Tu crois ?

Pas toi ?

Si, si.

Merci. Faut que j'y aille.

Oui ?

Pardon. J'ai besoin de votre signature.

Brigade de Mons.

Leur dossier pourrait être relié au meurtre de l'Auberge.

Tiens.

Constantin Angelou. Un Grec. Chauffeur de taxi.

Exécuté par un tireur gaucher.

Sans doute

avec la même arme et le même calibre qu'à l'Auberge.

Et surtout, cet homme a travaillé

pour la même compagnie de taxis que le concierge.

- Non ! - Si.

Laquelle ?

Demandons les registres du personnel pour voir s'ils ont collaboré.

- De Vuyst, tu viens me voir après ? - Oui.

- La balistique de Dekaise. - Pose ça là. Je l'examinerai.

On l'attend depuis longtemps.

Mène une enquête de voisinage à l'Auberge.

Quoi ?

Eh bien, demande aux gens ce qu'ils ont vu.

- C'est pour la police locale, ça. - Ah oui ?

Tu y serais peut-être mieux que chez moi ?

Et pourquoi ?

Parce que tu me caches des choses.

Qui dit ça ?

Swennen. Il m'a appelé.

Je te l'ai dit, c'est un connard.

Je voulais une copie du dossier Pinon.

Il dira rien.

Vous aussi, vous travaillez "sous le radar" ?

N'oublie aucune maison, à Beersel. Compris ?

Mais en tout cas, ces gens sont habitués à manipuler des armes.

La question est de savoir où ils ont appris ça.

Donc, selon vous, ils doivent l'avoir appris ?

Ce qui me frappe le plus, c'est la connaissance technique,

voire l'entraînement que laisse supposer leur comportement...

11 FÉVRIER 1983 - GENVAL

Ce soir, avant la fermeture,

trois individus armés jusqu'aux dents ont attaqué

le Delhaize de Genval.

Le visage masqué, ils ont forcé les employés

à leur donner tout l'argent disponible.

Des blessés sont à déplorer, mais aucune victime.

Avec un butin de 700 000 francs,

les voleurs se sont enfuis à bord d'une Peugeot 504.

La police et la gendarmerie recherchent des témoins.

Si vous avez vu quelque chose, contactez

le poste de police le plus proche.

25 FÉVRIER 1983 - UCCLE

Delhaize d'Uccle, juste avant la fermeture.

Trois hommes masqués et armés ont fait irruption dans le magasin

et se sont emparés de 600 000 francs.

En repartant, l'un des auteurs a tiré sur un passant.

L'enquête prouve que l'une des armes a été utilisée

lors du hold-up de Genval il y a deux semaines.

Samedi soir, Delhaize d'Overijse.

Cinq gendarmes montent la garde sur le parking. Deux sont sur le toit.

Le vendredi en début de soirée est d'habitude chargé,

mais peu de caisses sont occupées.

Pour l'instant, nombre de clients évitent de venir.

Vernaillen.

Au Colruyt de Hal ?

3 MARS 1983 - HAL

Avant de comprendre, j'ai reçu des coups sur la tête.

Les voleurs ont emmené le gérant du magasin au coffre.

Sous la menace d'une arme, il a ouvert le coffre.

Ils ont pris tout l'argent, puis ils lui ont tiré dans la tête.

L'attaque du Colruyt de Hal a été très sanglante.

On déplore un mort et un blessé,

pour un butin d'un million de francs.

Les auteurs ont alors fui dans la Golf

qui a également servi dans l'attaque du Delhaize d'Uccle.

De Vuyst. Tu as de la visite.

Un souci ?

Non, je suis venue voir Franky, mais on le trouve pas.

Et je m'inquiète un peu, avec tout ce qui se passe.

Oui, c'est vraiment intense.

- Mais il est au groupe Diane, là. - Diane ?

- C'est rapide. - En formation, mais c'est pas rien.

Je lui passe un message ?

Non, je voulais juste manger un spaghetti avec lui.

Je l'ai pas vu depuis un moment, et il me manque un peu.

Toi aussi.

- Ah bon ? - Bien sûr.

Je n'ai plus de nouvelles de lui.

Normal. L'unité d'élite, c'était son grand rêve.

Je rentre.

Sinon, on mange ensemble.

- Quoi, t'as pitié de moi, c'est ça ? - Oui. De toi.

On va au ciné, jeudi ?

Puis on va manger un bout ?

Pourquoi pas.

- Je te raccompagne ? - Oui.

Fan de Hugo Claus ?

Non, des salles de cinéma vides.

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