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Original subtitles

PRÉCÉDEMMENT

Il faut qu'on reste ensemble, Marc.

Le brigadier Verhellen souhaite offrir à sa frangine un spaghetti.

Tu sais que tu n'as pas le droit d'être là ?

Vous êtes la gendarmerie, ce sont deux mondes différents.

Tu me prêtes ta veste pour le concert ?

Je te la vends pour 300 francs.

J'ai besoin d'argent pour un cadeau.

Vous avez souillé notre uniforme.

Et l'enquête ?

Ils ne cachent pas qu'ils la boycottent.

- Je veux bosser là-dessus avec vous. - Avec moi ?

- Vernaillen n'a pas confiance en moi. - En moi non plus.

Tu es le fils d'André.

T'en penses quoi ?

Ils font les mêmes pour hommes ?

Franky !

Ce connard de raciste n'en vaut pas la peine.

A-t-on un problème ?

Non, chef.

T'as dit qu'on partirait ensemble. Si je reste, Marc...

- Où est Franky ? - Il est de garde.

Viens !

Je ne peux pas quitter mon poste.

Ils en enverront un autre. Viens !

C'est quoi ici, chef ?

Groupe G. Ici, ce sont les vrais gendarmes.

- C'est quoi ça ? - Les cassettes de Pinon.

Mais enfin... C'est André ! André De Vuyst !

Votre proposition de réforme des taxes était un peu naïve,

mais pour le reste...

- Très bon examen, madame Verhellen. - Merci professeur.

- Quelle option allez-vous prendre ? - Le droit pénal.

Ça ne mettra pas de beurre dans vos épinards.

On dit que le beurre n'est pas bon pour les artères.

Sacré bout de femme !

- Qu'est-ce qu'il a, l'ascenseur ? - Ah, c'est vrai. Il est bloqué.

Le piquet de grève des étudiants empêche les gens de monter.

Merde alors.

Comment l'avez-vous passé ?

Ils m'ont laissée passer, sinon je perdais ma bourse.

C'est quand même stupide, ces grèves.

Dix minutes.

- Salut, le bandit. - Marc !

- Ils t'ont laissé passer ? - J'ai donné 100 francs.

Viens par là.

Je suis content de te voir.

- Tiens, c'est de la part de ta sœur. - Vraiment ?

- Tu l'as vue à Lovendegem ? - Non, à l'arrêt de bus.

Je ne pense pas qu'elle soit rentrée.

Ouais, je comprends.

Une écharpe, bien sûr.

Tu peux l'échanger si tu ne l'aimes pas.

Une écharpe, ça reste une écharpe.

C'est gentil de sa part. Je crois que tu lui manques.

Et ça, c'est de la part de ma mère.

- Vraiment ? - De la bûche.

De la bûche de ta mère ?

- Vous avez bien fêté ça ? - Une fondue avec maman et mémé.

Un classique.

- T'as pris combien de jours ? - Trois.

Ça va encore, pour une sieste.

Même si on a piqué les armes du groupe Diane.

C'est n'importe quoi, ce vol.

- C'est pas ce qu'on dit. - Où ça ? Chez mémé à Lovendegem ?

- On ne parle que de ça à la caserne. - Franchement, Marc.

Pourquoi il n'y a aucun procès-verbal ?

Pourquoi c'est pas au journal ?

C'est quand même un scoop : "Vol au sein des unités d'élite" !

Franky, réfléchis. Pourquoi quelqu'un ferait ça ?

D'après mon chef, pour qu'on reste alerte.

Vous avez vu ? Elle a du succès, la Belle au bois dormant.

Mesdames. On fait encore la fête ?

- Voici Marc De Vuyst, un bon ami. - Je sais qui c'est.

Vous ne ressemblez pas à votre vieux, vous.

À quel niveau ?

À tous les niveaux, à ce que j'ai entendu.

Vous avez connu mon père ?

Oui.

Enfin, j'en ai bien entendu parler.

Par le PIO.

Le quoi ?

Le Public Information Office. Mais ça n'existe plus.

- Comme votre père. - Je vous demande pardon ?

Allez, arrête.

Marc, ça n'en vaut pas la peine, d'accord ?

On s'en va, Verhellen.

Quoi ? Et ma punition ?

Tu es gracié, pour le Nouvel An.

Viens, on y va.

Désolé Marc, vraiment...

- C'est rien. - Allez.

- On se voit vite, merci d'être passé. - C'est ça.

Sortez.

- Du nerf. - J'arrive.

À 10h35 ce matin,

trois inconnus sont entrés dans l'armurerie Dekaise à Wavre.

Ces personnes se sont montrées agressives envers deux clients

et s'en sont pris au propriétaire, Daniel Dekaise.

Ils ont dérobé un véritable arsenal d'armes à feu.

En quittant l'établissement, les voleurs ont ouvert le feu

sur l'agent Claude Haulotte,

qui a été abattu de sang froid.

Ils se sont échappés à bord d'une Volkswagen Santana

en direction de Bruxelles.

Après une course-poursuite, des coups de feu ont été échangés

entraînant deux blessés dans les forces de l'ordre.

Ces types connaissent la région.

On peut refaire leur itinéraire ?

On n'est pas chez les scouts ici, De Vuyst.

Laisse Tintin s'occuper des traces, nous, on a le rapport.

Tout ce que tu dois savoir s'y trouve.

Et tout ce que tu dois faire, c'est le lire.

- Ça ira ? - Je vais faire de mon mieux.

T'y vas fort !

- Ça va ? - C'est qui, lui ?

Christophe Dejoyaux.

C'est le chef de groupe.

Tu dois rester attentif. Allez, viens !

Je crois que je sais pourquoi ils sont passés par là.

Explique.

Cette route est entre trois zones de police :

Bruxelles, Wavre et Louvain.

Elles utilisent trois canaux radio, ce qui complique leur communication.

Et les types le savaient ?

Peut-être.

Wavre a quand même intercepté la Santana à temps.

Un coup de chance.

La BSR de Wavre passait par là quand ils changeaient de plaques.

S'ils savaient pour les canaux de communication,

je me demande pourquoi ils ignoraient

que la brigade passerait par là.

Hoeilaart a toujours été un goulot d'étranglement.

Peut-être qu'ils le savaient.

Les tireurs cherchaient la confrontation.

C'est un rapport de témoin, De Vuyst.

Ils ont toujours eu beaucoup d'imagination.

C'est Pierre Romeyer, un chef étoilé.

Un bon cuistot ne fait pas toujours un bon témoin.

Non, mais il s'y connaît. Il est membre du Practical Shooting.

On y tire sur des cibles mouvantes.

Les tireurs ont utilisé la même technique que lui,

celle où on pose l'arme dans la paume de la main.

La technique de Cooper.

Ils ont vidé leurs chargeurs sur les deux brigadiers,

avant de retourner à la voiture.

Ils y sont allés à pied.

Il ne s'agit pas de simples bandits.

Pourquoi ?

Ils étaient sûr d'eux. Et assez malins.

Ils se promènent dans un véhicule dont il existe 400 exemplaires.

Ils auraient aussi pu le peindre en fluo.

Flou ou non, le véhicule a quand même passé nos barrages.

Ce que je ne comprends pas,

c'est comment ils ont réussi à aller de Hoeilaart à Boitsfort

avec un radiateur flingué,

avant d'incendier le véhicule au Tumulidreef.

C'est quand même proche des habitations.

Tu es sûr de vouloir y aller ?

Bien sûr. C'était l'un des nôtres.

Ce n'était qu'un agent. Pas un gendarme.

Pourquoi un tel enterrement ?

Il portait l'uniforme.

C'est normal.

Quoi ?

Herman, reste à la maison. Pourquoi tu tiens tant à y aller ?

Je leur montre qu'ils ne nous auront pas.

J'espère que tu plaisantes.

C'est qui tous ces mecs, chef ?

Des copains.

Ils viennent d'où ?

D'un peu partout.

Des officiers de chez nous, de l'armée.

du groupe Diane, VMO,

du Front de la jeunesse.

De la droite en général.

Tu vois le petit gros ?

C'est un directeur de prison.

On passe du bon temps, on s'entraîne un peu, on s'amuse.

Où t'as appris ?

Dans les champs avec mon père, avec un vieux Ruger.

C'est bien, Verhellen. Très bien.

Si tu devais en combattre un, tu choisirais lequel ?

- Sûrement pas lui. - Moi non plus.

Voilà le maréchal.

On a des maréchaux à la gendarmerie ?

Mais non, tête de veau.

C'est le chef du WNP.

- Voici Paul Latinus. - D'accord.

Le WNP ?

Le Westland New Post. Ils s'entraînent ici.

Canard ?

Un nom de code.

Un officier de la Sûreté de l'État.

Il va nous donner cours.

Qu'est-ce qu'on va faire ?

Alors je vais chercher une copie du dossier.

Et toi tu te renseignes pour savoir les armes et munitions utilisées.

Je vais voir la Santana ?

On va la jouer discrète pour le moment.

Sans procès-verbal.

Tout ce que tu trouves, tu l'écris dans ton petit carnet.

- Pourquoi ? - Pourquoi ?

Moins ça s'ébruite, mieux c'est.

Où ça ?

Au parquet, au service juridique... Chez les emmerdeurs, quoi.

On ne risque pas de problèmes ?

Écoute, j'ai pas envie que ces cons s'attribuent le mérite de notre job.

Je vais prendre un dessert. T'en veux un ?

- Non, merci. - Même pas une dame blanche ?

Pourquoi on ne travaille pas avec eux ?

De Vuyst, à la gendarmerie, on fait carrière de deux façons :

on réussit des examens ou on obtient des résultats.

Disons que je n'ai jamais été bon élève.

Qu'est-ce qu'il dit ?

On va chasser du communiste !

- Von Salsa, c'est son vrai nom ? - Non.

On a tous un nom de code.

Moi, c'est Pavlov.

Et à partir de maintenant, toi, c'est Bambi.

C'est quoi la mission ?

On va filer un couple d'espions.

À Anderlecht, rue de la Pastorale.

Des espions...

- Eh, laisse-la, tu veux ? - C'est le chauffeur qui choisit.

J'aime mieux ça.

Tes copains de FM Bruxel.

T'as déjà touché leur chèque, dis ?

PIO, ça vous dit quelque chose ? Public Information...

- Office. - C'est ça.

J'en sais autant que toi, De Vuyst.

Me prends pas pour un con, petit.

Si tu veux savoir un truc sur ton père, demande.

C'était quoi comme service ? On y faisait quoi ?

- On réunissait des renseignements. - Sur quoi ?

Sur tout et tout le monde.

- C'est vague. - Le service l'était tout autant.

Personne ne savait vraiment ce qu'ils faisaient.

Ils travaillaient pour la Sûreté de l'État, non ?

Non, ils travaillaient directement avec le ministre.

Et mon père, il y faisait quoi ?

Il était lieutenant.

Pour le major Boucheron.

Et il faisait quoi ? Des missions d''infiltration ?

Écoute, De Vuyst, PIO était un mystère pour tout le monde.

J'ai vu ton père une ou deux fois lors de représentations officielles,

mais je ne lui ai jamais parlé.

Info importante, chers auditeurs :

ce soir, grande soirée mondaine à la VUB organisée par FM Bruxel.

Votre DJ préférée, Vicky Vice, sera bien sûr au rendez-vous !

Venez vous éclater avec nous !

Bon retour parmi nous, commandant. Vous nous avez manqué.

Merci, adjudant.

Pas de buffet pour vous.

Ce bavarois au coulis de figue est succulent.

Ah oui ?

Ça se passe votre nouveau poste ? Où est-ce encore ?

Bachten de Kupe ?

Asse.

- Je vous sers ? - Un peu de tout, sauf le bavarois.

Comment va votre femme ?

Elle se remet lentement, paraît-il.

Elle s'en sort pas mal.

Elle a couru un marathon la semaine dernière.

Passez-lui le bonjour.

- Voilà. - Merci.

- Commandant. - Major.

Major !

Vous allez bien ?

- Vous êtes sûr ? - Ça va, oui.

Qu'est-ce qu'ils ont fait de mal ?

On s'en fout.

Canard les a identifiés comme cibles, il a ses raisons.

Je vois juste un couple normal

qui achète des oranges et un ticket de Lotto.

C'est exactement ce que l'ennemi veut que tu croies.

L'ennemi ?

C'est la guerre !

Tout le monde guette les missiles dans le ciel,

alors que les communistes sont en embuscade

et achètent innocemment des oranges.

Et on nous taxe d'être l'extrême droite.

Désolé, mais j'y comprends vraiment rien à la politique.

Après quelques entraînements à la WNP,

t'y verras plus clair, Bambi.

Bambi... On aurait pu me choisir un nom un peu moins débile.

Je ne sais pas qui choisit les noms.

Pavlov, c'est le nom d'un chien.

La cible est en mouvement.

- Ouais, mais Bambi... - Silence.

- Tiens, je ne vous avais pas vu. - J'étais occupé, je travaillais.

Ça va ?

Vous êtes pâlot.

C'est vrai, le buffet ne m'a pas réussi.

C'était une belle cérémonie ?

Aucune cérémonie funéraire n'est belle.

Alors ?

- Sur quoi travaillez-vous ? - Le cambriolage chez Dekaise.

Avec Goffinard ?

- Je peux vous poser une question ? - Ça dépend laquelle.

- C'est au sujet de PIO. - Oui ?

- De quel côté étaient-ils ? - Comment ça, "de quel côté" ?

Celui de François et Bouhouche, ou l'autre ?

Ce n'est pas aussi simple.

Au début, c'était un service indispensable.

Mais plus ils excellaient, plus ils devenaient dangereux.

Pour tout le monde.

Qu'est-ce qui s'est passé ?

Les mauvaises herbes poussent dans tous les jardins.

Mon père était une mauvais herbe ?

Je ne sais pas.

- N'essayez pas de me ménager. - Ce n'est pas le cas.

Je ne le sais vraiment pas.

Désolé, je vais...

L'attaque chez Dekaise, c'est...

Ça fait partie d'un tout.

- Comment ça ? - C'est le deuxième vol d'armes.

Après Diane.

Ils disent que c'est du vent.

Le vol de 15 mitraillettes Heckler & Koch,

c'est du terrorisme, pas du vent.

Le groupe Diane a été mis en examen.

Ça vient de chez nous.

Ce sont les mêmes qui ont cambriolé Dekaise.

Des gendarmes ?

Et Haulotte ? Ils n'iraient pas jusqu'à tuer un collègue, si ?

Ah non ?

Notre service est gangrené.

Combien de tuyaux avez-vous eus sur Haulotte ou sur moi ?

Qu'est-ce que ça cache ?

Certains pensent qu'après le procès de François,

- on fermera les yeux sur tout. - Qui ça?

Ah, ça...

Les Bouhouche et François, comme vous les appelez.

Dans quel but ?

Intérêt personnel, revanche, intérêts politiques...

- On le saura bien assez tôt. - Quoi ?

- Ils ne s'arment pas pour rien, Marc. - Pourquoi me dire ça à moi ?

Pour que vous restiez alerte.

Ça risque d'aller plus loin que des histoires de drogue.

Il est quelle heure ?

Tu vas encore me le demander souvent ?

Désolé.

On s'en fout.

On reste jusqu'à ce que les lumières s'éteignent.

Et si elles restent allumées toute la nuit ?

On reste.

Ordres de Canard.

Regardez, il y a du mouvement.

- Quoi ? - Euh...

22h19.

Merci.

Non, Franky Verhellen.

Il est brigadier.

Pour la dernière fois madame, vous êtes au standard.

- Nous ne prenons que les urgences. - Et quel numéro dois-je appeler ?

Ça, vous devez lui demander.

- Allô ? - Coucou papa, c'est Vicky.

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Rien, j'appelle juste comme ça.

Comment tu vas ?

Écoute, ça va...

Et toi ?

Ça va, j'ai fini mes examens.

Alors ça y est, tu es avocate ?

Il me reste encore un an, papa.

C'est l'anniversaire de maman aujourd'hui.

- Papa ? - Quoi ?

Tu as eu des nouvelles de Franky ?

Non, il doit sûrement être occupé.

Oui, tu as sûrement raison. Papa, je dois y aller, on m'appelle.

- D'accord. - Désolée !

- Qu'est-ce que c'est que ce truc ? - De la téquila.

Tiens, prends-en.

- Il faut que t'ailles mixer ! - Je sais !

Et voilà !

- Merci. - On en est où ?

Tu as trouvé quelque chose ?

La Santana avait déjà été utilisée avant le vol chez Dekaise.

- Pour un autre braquage ? - Un truc dans le genre, oui.

Ici. Un cambriolage dans une épicerie à Maubeuge.

Une petite ville à la frontière.

Ils ont volé du vin et du café

avant d'appeler eux-mêmes la police et de les cueillir à leur arrivée.

Deux agents blessés, dont un gravement.

Ils cherchaient l'affrontement, comme chez Dekaise.

Ça leur sert d'entraînement.

J'ai appris pour Maubeuge parce que des collègues ont partagé l'info.

Mais on va garder ça pour nous.

- Si on pense tous comme ça... - Écoute, tu me fais confiance ?

Je sais ce que je fais.

Je veux coincer ces types aussi, peu importe ce qu'en dit Vernaillen.

Je l'ai croisé.

Comment il va ?

Il avait l'air fatigué.

Il pense que les auteurs du vol de Diane

et de l'armurerie sont les mêmes.

Des gendarmes.

On a des nouvelles des armes ?

- Tu as le rapport ballistique ? - J'ai renvoyé un rappel à l'expert.

Qui ça, Dery ?

S'il traîne encore, dis-le-moi, je l'appellerai. Il m'en doit une.

Allez viens, on ferme. C'est assez pour une seule journée.

- Je vais juste... - Pas question.

Toi, tu vas boire des coups avec tes copains de la radio pirate.

- C'est un ordre ? - S'il le faut.

Et si tu ne te dépêches pas, je viens avec.

Allez, venez, votre Altesse.

Hé, et là, il est quelle heure ?

Tu m'emmerdes, Verhellen.

Hé, ils ont éteint les lumières.

- Ça peut être une diversion. - Une quoi ?

Allez, c'est bon comme ça. On a fini pour aujourd'hui.

Vraiment ?

- Je peux... - T'es encore là ?

Merci chef ! À demain !

Bambi...

Motus, hein ?

Bien sûr, chef.

Chéri ?

- Oui ? - Où es-tu ?

Dans la salle de bains. J'arrive.

Ça a été ?

C'était une belle cérémonie.

Émouvante.

Tu as vu tes collègues ?

- J'arrive, chérie. - François était là aussi ?

Hein ? François y était aussi ?

Ça va ?

Oui, oui.

Je n'aurais pas dû y aller, tu avais raison.

Attends, donne-moi ça.

Sinon tu vas tout plier.

Non, non, un bon gendarme veille lui-même sur son uniforme.

Et si tu veillais sur ce qu'il y a sous l'uniforme, hein ?

C'est avec ça que je suis mariée.

Viens.

- Merci. - Allez.

Marc ?

En 1982, dans cette rue d'Anderlecht,

un homme, Frans Vandermeulen, et sa compagne furent assassinés,

la gorge tranchée et une balle dans la nuque.

Le 26 octobre 1982,

un avion privé suisse atterrit à Zaventem.

À bord : une cargaison d'or valant des millions de francs belges.

L'agent de sécurité Zwarts est mandaté pour déposer l'or

à l'entrepôt Brucargo.

Mais il n'y arrivera jamais.

Il aurait été intercepté par des gendarmes véreux

dans le tunnel sous la piste d'atterrissage.

Au début des années 80, Paul Latinus crée la milice Westland New Post,

une milice d'extrême droite dont les noms des membres apparurent

dans l'affaire des Tueurs du Brabant.

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