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Oh, mon Dieu !
Les officiers Turner, Davis...
sont attendus au commissariat.
Les inspecteurs doivent se pr�senter
au bureau de l'inspecteur en chef.
Les officiers de garde
sont attendus par l'inspecteur principal.
C'est du temps perdu !
Ces gars-l� n'entravent que dalle !
�a lui fait peut-�tre peur de nous savoir l�.
Il a si peur de nous...
qu'il en est paralys� !
D�j� trois gosses qui y passent et aucune trace !
Il a tellement peur, qu'une quatri�me va y passer.
J'ai bavard� avec Kenny James.
Inutile ! Les fillettes, c'est pas son rayon.
S'exhiber, peut-�tre. Un viol... jamais !
� tout hasard...
Et en d�sespoir de cause !
C'est ma tourn�e, M. Johnson.
On paie !
C'est � moi !
O� �tait-il, Kenny ?
- Parti ! - Pas pour de bon ?
Inspecteur !
Qu'y a-t-il ?
Encore une gosse de disparue !
Il est terrifi�, hein ?
D'habitude, elle passe par l�.
Aucune raison qu'elle change d'itin�raire.
Pas qu'on sache !
J'ai parl� aux parents. Ils ne savent rien.
Ils n'ont pas attendu leur fille ?
Elle est sortie avec deux amies, qui sont parties avec leurs m�res.
Toujours pareil !
On l'a vue aller vers le pr�.
Personne ne l'a arr�t�e, ne l'a emp�ch�e ?
D�p�chons-nous, Inspecteur !
C'est pas en restant ici...
On a des photos ?
Elle ressemble � la fille Corder.
La premi�re victime.
Je ne trouve pas.
On dirait deux s�urs.
Elle �tait enfant unique.
Elle est souvent seule.
Beaucoup trop !
Des questions ?
Bon ! Allons-y !
Je ne te ferai aucun mal.
Par ici !
Non, non... Allez-vous-en !
C'est fini !
Janie, calme-toi ! Tout va bien !
�cartez-vous !
O� allez-vous ?
Elle parlera peut-�tre.
Elle n'est pas...
� l'h�pital, on ne pourra plus l'approcher.
Quelqu'un ira avec vous. Accompagnez-les !
Non ! Vous allez me faire mal.
Je ne te ferai aucun mal, Janie.
Oh, �a fait mal !
J'ai mal !
Il le faut ? Attendez !
Laissez-nous une chance !
Inspecteur !
M. Lawson vous attend au commissariat.
La gosse est ici !
Quand il s'est approch� d'elle... Mais il �tait trop loin.
Et alors...
Qui est-ce ?
- Vous l'aviez vue ? - Exact.
- Je disais justement... - Quand les aviez-vous vus ?
Il y a des heures !
Quelle heure est-il ? Que foutiez-vous ?
"Que foutiez-vous ?"
Elle veut une r�compense pour �tre venue si tard ?
Que dit-elle ? Peut-elle le d�crire ?
Pas exactement.
Vous parlez d'une piste !
Quoi ?
La suivante !
Tr�s bien !
C'est tout ce qu'on a ?
Ce n'est gu�re encourageant !
La fille � l'h�pital, a-t-elle parl� ?
Non, monsieur.
Le manteau fournit un indice,
et permet d'�liminer pas mal de voyous.
Ce n'est pas un pardessus de clochard.
S�rement pas !
Des soup�ons ?
Pas pour le moment.
Vous m'�tonnez ! Ce n'est pas votre habitude.
Comme vous dites !
On cherche quelqu'un de diff�rent.
Vous n'avez aucune raison de le croire.
�a peut �tre n'importe qui.
Cette nuit, vous patrouillerez tous.
Vous interrogerez tous les suspects.
M�me ceux que vous avez d�j� interrog�s.
Trouvez-en d'autres, aussi. Le fauve est en libert�.
Il prend des risques.
Nous finirons par l'avoir.
Je serai � l'h�pital.
Je le veux, ce salopard !
Avant qu'il ne recommence...
une nouvelle fois.
Billy !
Reste l� !
J'ai parl� � des gens qui te connaissent.
J'ai pos� des questions.
Tu as d�m�nag�, non ?
Que voulez-vous dire ?
La derni�re fois, tu m'as bien parl� de York Street ?
Tu habitais York Street ?
- Vous croyez ? - Tu le sais bien.
- Passe-moi une frite ! - C'est pour moi.
Tu peux bien m'en filer une ou deux.
On peut monter dans votre voiture ? Si mes amis me voient...
Toi ?
T'as pas d'amis !
Regarde !
Vous vous sentez bien ?
Je peux vous aider ?
Qu'y a-t-il ?
Venez !
- C'est lui ? - C'est pas s�r.
- Vous voulez parier ? - Je ne parie jamais.
Dr�lement optimiste !
Un de mes gars l'a ramen�.
J'essaie de vous aider.
- C'est lui ? - �a se pourrait. Probable !
Vous avez essay� de le faire parler ?
Il nous a � peine donn� son nom.
- Qui est-ce ? - Kenneth Baxter.
- On le conna�t ? - Non.
Je vais essayer.
Cameron vous cherchait. O� �tiez-vous ?
Que faisiez-vous dehors ?
Avouez que les circonstances sont bizarres.
On vous trouve...
Faut �tre juste, Baxter.
Vous n'essayez pas de nous aider.
Comment voulez-vous que je vous aide ?
Je ne sais m�me pas de quoi il s'agit.
Vous le savez foutrement bien.
Non, je ne le sais pas.
Je vous en prie. Il faut me croire.
Je ne sais rien.
Je ne sais rien.
Attendons l'inspecteur en chef.
Il vous expliquera. �a vous cause du tort...
de refuser de r�pondre.
Je ne refuse pas. J'ai r�pondu � vos questions.
Vous ne m'�coutez pas.
Comment puis-je vous aider si vous n'�coutez pas ?
Pourquoi ne m'�coutent-ils pas ?
- Vous �tes mari� ? - Oui.
- Des enfants ? - Oui.
On s'inqui�tera...
de ne pas vous voir.
C'est lui ?
Je parierais � 60 %.
- � 100 % ! - Qu'en dites-vous ?
C'est probable !
C'est lui !
Vous ne pouvez pas en �tre s�r.
Je le sais !
Je ne peux plus vous croire sur parole.
Vous pouvez vous tromper.
Qu'il mijote un peu !
"Mijote" ! Il ne mijote pas du tout.
Il rigole... Il se fout de nous.
- Sortez ! - Mais...
J'en prends la responsabilit�.
Une tasse de th� !
Je n'ai rien � dire.
Vous n'avez pas soif ?
Je ne parlerai pas. Je n'ai rien � dire.
Vous n'�tes pas forc� de me parler.
Prenez une tasse de th� !
Vous n'avez pas le droit de me garder ici.
C'est pour �viter qu'on vous ennuie.
- Laissez-moi tranquille ! - Tout le temps des questions !
Je vous en prie, laissez-moi !
�a vous �puise !
Je n'ai plus rien � dire.
On a la gorge s�che.
Partez ! Laissez-moi tranquille !
On ne peut pas vous laisser tranquille.
J'ai � vous parler.
Je vous rappellerai.
Je lirai en toi, Baxter, � livre ouvert.
Page apr�s page.
C'est l�, �crit sur ton visage.
Des lignes, des ombres, sur ton �me immortelle.
Tes yeux !
Je pourrai dire tout ce qui te concerne.
Il n'a rien dit tant que j'�tais l�.
Rien d'int�ressant.
Ni depuis !
Vous lui avez parl� ?
- En effet. - Sans attendre !
- Bien, Garrett ! Du bon travail ! - Merci monsieur.
Vous vouliez ses aveux ?
J'ai cru bien faire. Pour le chauffer un peu.
Si c'est lui, c'est inutile. Qui d'autre l'a interrog� ?
Frank �tait avec moi.
Et Johnny ?
Il est venu plus tard.
Plus on est de fous, plus on rit !
C'est �a, votre enqu�te ?
- C'est tr�s grave ! - Je sais, oui. Bien s�r.
On se le demande !
- Qui est avec lui ? - Personne.
Vaughan le surveille, mais sans lui parler.
J'esp�re bien !
Vous l'inculpez ?
J'aimerais mieux... attendre.
Il faut l'inculper. Ou vous voulez le rel�cher ?
D�cidez-vous !
- Il a parl� � son avocat ? - Non.
Il sait qu'il peut ?
On l'a pr�venu.
Encore une demi-heure
et je m'occuperai de lui.
S'il n'avoue pas, on sera oblig�s de le rel�cher.
On ne peut pas le garder comme �a.
Pauvre petit minable !
Je ne plaisante pas, Baxter !
C'est pas un jeu !
On t'a vu avec Janie Edmonds cet apr�s-midi.
Les autres...
Demain,
on parlera aux autres victimes.
Elles ont toutes d�crit l'homme avec pr�cision.
Avancez !
Un couple que j'ai trouv�.
- Vous �tes encore l� ? - M. Lawson m'a parl�.
- Vous allez �tre de service. - Oui.
Allez dormir ! Vous tombez de sommeil.
Ce sera bon pour mon avancement ?
Si c'est lui,
et si on se souvient de vous.
Ce n'est pas s�r.
Vos noms, s'il vous pla�t.
Non ! Pour l'amour du ciel !
Tiens-toi sur tes jambes !
Si je te l�che, tu vas te retrouver sur le dos.
�a te changera, d'�tre sur le dos.
�a va, inspecteur !
Vite ! Une ambulance !
Inspecteur Johnson.
Venez !
- Je le taperai. - Inutile !
C'est tr�s lisible.
Je le taperai.
Ce n'est pas pour �a qu'il restera vivant.
S'il meurt...
Vous �tes suspendu de vos fonctions !
Cette suspension sera d�ductible
dans le calcul de votre retraite.
Rendez-moi votre carte.
Rentrez chez vous.
Pr�sentez-vous ici demain � 10 h.
Merci. Je le prends.
C'est tout.
Que fais-tu ?
Un accident !
J'ai cass� ta porcelaine.
Tu es ivre !
Pas encore !
Pourquoi rentres-tu ?
J'essaie toujours.
- Je te laisse faire. - Arr�te !
Laisse ma veste tranquille !
Il est possible...
que j'aie tu� un homme.
Frank est parti � l'h�pital avec lui.
Il fallait bien que quelqu'un y aille.
Qui est-ce ?
Il s'en remettra. Je l'ai � peine touch�.
T'es moche. Tu sais que t'as l'air moche ?
Regarde-toi !
Qu'est-ce qui t'arrive ? T'�tais pas comme �a.
- Tu ne portais pas... - C'est chaud !
�a devrait l'�tre.
On dirait un sac de pommes de terre.
Arrange-toi un peu !
Ravag�e !
Tu n'es pas Adonis non plus.
Certainement pas !
- Raconte ! - Il le m�ritait.
Qu'as-tu fait ?
Je l'ai frapp�, je ne le nie pas.
C'est quelque chose qu'ils comprennent. La douleur !
Je l'ai vu. Je sais.
On leur parle, ils se moquent de toi.
Qui sont-ils ? Des b�tes, c'est tout !
La douleur, il n'y a que �a !
On leur fait mal et ils se mettent � parler.
Tu me fais mal !
Je sais !
Tu... tu ne l'as pas tu� ?
Il est � l'h�pital.
Johnny... arr�te-toi !
Il a eu une autre fillette, aujourd'hui.
Elle s'appelle Janie.
Janie comment ?
Edmonds. Tu la connais ?
Je l'ai trouv�e � moiti� nue.
Est-ce qu'il l'a...
Oui. Elle est dans le m�me h�pital.
Elle s'en remettra.
Oui. Janie s'en remettra.
Dans quelques jours, il n'y para�tra plus.
Elle sera comme neuve.
On ne peut que s'en f�liciter.
Mais justement, elle ne le sera plus jamais.
Il est pass� par l�. Il l'a viol�e.
- Qu'est-ce que tu as ? - Elle est vivante !
Et elle aurait pu �tre morte.
Tu te souviens ?
Cette fille � moiti� d�pec�e. Elle s'appelait...
Une brune.
Je la vois encore.
Je ne peux pas tout retenir.
Et tous ces gens...
La mort, les cadavres...
Gonfl�s, en d�composition. L'odeur...
Des ossements...
D'ignobles asticots grouillent dans mon esprit.
Ils le d�vorent !
C'est pas possible !
Pas tout seul !
Ce n'est pas n�cessaire.
Tu n'es pas tout seul.
Je suis l�. Je t'en prie...
laisse-moi t'aider... Parle-moi !
- Je n'ai pas envie. - Il le faut !
Si �a peut t'aider.
Tu n'es pas belle !
Pas m�me jolie !
Je ne l'ai jamais �t�.
Quand on s'est mari�s ?
Tu disais...
Je l'esp�rais pour toi. Moi, je n'y croyais pas.
Est-ce important ? Est-ce que �a aiderait ?
Je voulais quelque chose. Je ne sais pas.
J'esp�rais davantage.
Tu sais... J'ai cru que tu me l'apporterais.
Et je ne suis m�me pas jolie !
Non.
Je suis d�sol�e.
C'est dr�le... Plus je bois, plus je suis lucide.
Johnny ! Parle-moi !
Je n'en ai pas envie.
- Je ne l'ai jamais fait. - � qui d'autre, alors ?
- Des bavards, j'en connais. - Arr�te !
- L'inspecteur en chef ! - Raconte-moi !
Il a, chez lui, un vrai mus�e.
Tu ne veux rien me dire.
- Des souvenirs d'enqu�tes ! - Ne crie pas !
Il y tient !
Quoi d'autre ? Coucher ensemble ?
Nous ne parlons jamais au lit.
Oui ou non ? Quelques minutes et on dort.
Ou tu penses � autre chose.
Bon.
Tu ne me choisirais pas...
pour me parler.
Mais je suis ici, pr�te � �couter.
Je voudrais...
Je t'en prie... je veux t'aider.
Si je peux.
Si tu pouvais prendre mon esprit entre tes mains !
L'arr�ter, lui dire: "Stop !"
Si tu pouvais supprimer...
les pens�es... les images...
le bruit...
la panique hurlant sans cesse.
Si tu pouvais apporter le silence et la paix.
Si tu pouvais !
Parle-moi !
Un homme au visage...
br�l� � l'acide.
Attach� � une chaise !
Ils voulaient le faire parler. Il s'agissait d'argent.
Il �tait l�, sans visage.
Et je ne savais pas quoi faire, comment arr�ter...
la douleur et les cris.
Je ne savais pas.
Rouge...
sur blanc.
Timmy Miles.
L'homme avait une canne pour corriger les gar�ons,
comme il disait.
Mais si Timmy se conduisait bien et ob�issait,
il lui racontait des choses r�pugnantes, obsc�nes.
Des choses... Il parlait bien.
Chic, d'apr�s Timmy !
8 ans... des yeux bleus, cheveux blonds coup�s court.
V�tu d'un blazer de coll�ge, badge sur la poitrine.
Culotte grise, chemise blanche.
Disparu trois jours !
L'homme l'a eu pendant trois jours.
Elle �tait morte quand on l'a trouv�e.
Les roues du train lui avaient coup� une jambe,
qui �tait l�, � c�t� de la voie.
La fille avait ramp� pr�s de 800 m�tres.
Dieu sait o� elle allait. Elle n'y est jamais parvenue.
Bien s�r, elle voulait mourir ! �a arrangeait tout.
La fille �tait morte !
Elle avait travers� le pare-brise.
La grille s'est trouv�e l� quand il est tomb�.
Le type ne savait pas ce qu'il faisait.
Trop de plastic pour le coffre.
Lui et ses copains ont d�cor� les murs.
Enceinte...
sans �tre mari�e.
Elle n'avait personne � qui se confier.
Elle est partie au plus profond de la for�t...
et s'est pendue !
C'�tait en hiver, en novembre.
On l'a d�couverte en mars.
Courant...
dans la rue, guettant sous les porches...
C'est toujours la nuit. On est seul !
Le silence... le vide... la mort.
Et personne ! Des gens meurent... personne !
Je l'ai vu.
3 semaines dans l'eau.
Accroch� � une branche derri�re un buisson.
� peine s'il en restait.
Un b�b� ! C'est tout ce qu'on pouvait dire.
On l'a sorti. On ne pouvait pas le laisser pourrir l�.
On l'a rep�ch�.
Calmement, tranquillement.
Retrouver, c'est notre boulot.
T'as mal au c�ur ?
Excuse-moi de t'avoir fait �a.
Ce n'est pas juste.
Je n'ai pas � t'infliger �a.
Je te l'ai demand�.
Les gens ne peuvent pas comprendre.
C'est la 1�re fois.
Je sais. Excuse-moi. Je ne recommencerai plus.
Je t'en prie ! Ne cherche pas � m'�pargner !
- C'est mon job ! - Ne m'en �carte pas.
On travaille en solitaire.
- Laisse-moi t'aider. - �a suffit ! Va te coucher !
- S'il te pla�t, laisse-moi t'aider. - Aider ?
Tu b�les comme une brebis empal�e !
Je n'ai pas besoin
qu'on m'aide.
Je t'ai laiss� une chance. J'ai parl�.
Tu n'as m�me pas �t� fichue d'�couter.
�couter ! C'est tout ce que tu avais � faire.
- Tu es injuste ! - Tu voulais que je parle.
"Je t'aiderai", disais-tu ! Ce n'�taient que des promesses.
Tu voulais me rendre heureux. C'est rat� !
Je peux te dire, fianc�e de 1956,
tu ne m'as pas rendu heureux.
Pas une seule fois !
Si �a t'avait plu,
si tu m'avais d�sir�...
Lui ?
C'est lui que tu veux ? Une esp�ce de sadique ?
Il te rendrait heureuse ? Tu lui dirais: "Oui, s'il te pla�t" ?
C'est pour �a qu'il a ri ?
J'esp�re qu'il est crev�.
Je voulais qu'il meure !
J'ai pens�: "C'est bon, mon salaud..."
et je lui ai flanqu� un coup bas.
Il ne recommencera plus
� entra�ner des filles dans les buissons,
� regarder la blancheur de leur corps, � les palper.
Un couteau, et je l'aurais saign�.
On peut entrer ?
Excusez-moi, Mme Johnson. Je ne savais pas.
Il est mort � l'h�pital.
Il faut nous suivre.
Tout de suite !
Imm�diatement !
- Je peux... J'ai le temps ? - Oui.
Asseyez-vous.
Il faut attendre.
Surintendant Cartwright.
- Inspecteur Johnson. - Asseyez-vous.
On a travaill� ensemble ?
Non. Pas directement.
Que voulez-vous dire ?
L'affaire du meurtre McKinlock.
Ah oui ! Quand j'�tais au Q.G. Je m'en souviens.
Je faisais le porte-�-porte sous vos ordres.
Votre visage me disait quelque chose.
Vous savez de quoi il s'agit ?
On m'a charg� d'ouvrir une enqu�te...
Pas la peine ! Asseyez-vous !
...sur les circonstances de la mort de Kenneth Baxter.
Dites-moi d'abord comment c'est arriv�.
Je veux l'entendre de votre propre bouche.
- Vous le savez. - Racontez-le-moi !
On vous l'a expliqu�.
J'ai lu le rapport.
Vous voulez comparer ?
�a me d�pla�t autant qu'� vous.
Ce n'est qu'un entretien pr�liminaire.
Pour situer les faits.
Il n'y aura pas de proc�s-verbal, � moins que...
Je dois �couter votre r�cit.
Excusez-moi !
- Inutile de vous excuser. - Pour cette corv�e.
Bon ! La voie la plus difficile. Pour moi, c'est pareil !
C'est difficile !
Monsieur !
C'est difficile, monsieur !
Oui, monsieur.
Je dois �tablir ce qui s'est pass�.
Je n'ai aucun pr�jug�. Je recherche la v�rit�.
Je vous la dirai.
Ce que vous dites est la v�rit�. La seule, dans le cas pr�sent.
Que vouliez-vous obtenir de Baxter ?
Je pensais que...
seul � seul, je pourrais le confondre.
Qui d'autre lui a parl� ?
Le r�sultat a �t� nul.
Et le temps passait.
�a le remplissait de joie.
L'inspecteur voulait le laisser mijoter.
- Vous �tiez contre ? - C'�tait jouer son jeu.
� votre avis !
Vous tombez sur Baxter.
Il para�t normal. Au-dessus de tout soup�on.
Pos�, respectable, aim� de tous.
Int�rieurement, il se moque de vous.
C'est un autre homme,
qui aime les fillettes de 12 ans. Exact ?
� 100 % !
Ils l'ont amen�, couvert de boue.
Du sang partout... Ses mains.
Des images de cette fille plein la t�te...
Son corps nu, couvert de boue.
Alors je l'ai saisi.
Pensez � ce que vous dites.
Pensez-y !
Je comprends vos sentiments. Un cas pareil...
Asseyez-vous !
- Je ne fume pas. - Vous faites bien.
Une sale habitude !
Vous servez depuis longtemps ?
Depuis vingt ans.
Inspecteur depuis dix ans.
Baxter �tait le premier suspect ?
�a a d� vous faire plaisir.
Les indices, l'identification, des aveux,
et on rentre chez soi en riant.
Tous sauf Baxter !
Il vous a donn� du mal ?
� moi, aucun.
Vous �tes mal � l'aise.
Au sujet de Baxter.
C'est lui, vous �tes s�r ?
L'instinct ?
Je connais ces types.
Non, pas Baxter.
Il n'a jamais �t� arr�t�.
Rien au casier ?
Pas � ma connaissance.
On a v�rifi� ?
Rien chez nous.
Rien nulle part.
Alors pourquoi me demander ?
Vous avez d�j� eu des cas de ce genre ?
Des centaines !
Qu'a-t-il de sp�cial, celui-ci ?
Rien de sp�cial !
Un type qui attaque des enfants,
des fillettes...
Violant leur corps...
Les souillant !
Du sang de vierge !
Rien !
Vous l'avez lu ?
Oui, je l'ai lu.
Et des choses pires, aussi !
J'en ai vu !
Vous n'�tes pas s�r que c'est lui.
- C'est lui ! - Qu'en savez-vous ?
- Je le sais. - Je ne vais pas discuter.
- Vous ne savez rien ! - Je lui ai parl�.
- Vous y �tiez ? Vous l'avez vu ? - Et le sang ?
- Si vous l'aviez vu... - Ses mains couvertes de boue...
...assaillir la fillette...
l'agresser...
Vous ne savez pas,
au sens o� nous utilisons ce mot.
Oubliez-le et que vous reste-t-il ?
Vous pourriez savoir que moi, je l'ai viol�e.
Et moi, je pourrais savoir
que vous avez d�lib�r�ment et ill�galement
battu Baxter � mort.
Je n'ai pas... Je veux dire... Je lui ai parl�, � elle.
Rien !
Vous n'avez pas �cout�.
Vous ne pouvez pas partir
sans m'�couter. - Je ne pars pas !
Ce n'est pas tout !
J'esp�re bien !
Jusqu'� pr�sent, �a ne tient pas debout.
Qu'est-ce que j'ai ?
Pour l'amour du ciel !
Je vois... des images dans mon esprit.
Dix millions de sacr�es images.
Vous savez...
J'essaie de les arr�ter, de les garder
au fond de moi-m�me.
Mais elles ne me laissent aucun repos.
Je vois tout...
en baissant les yeux.
Son corps,
la blancheur de son corps...
Et lui...
s'introduisant de force.
Elle crie, elle hurle.
Il l'�crase.
Il la d�chire. Elle hurle !
Je vois ses mains � elle
essayer de griffer ses yeux.
Et je vois...
Je vois tout.
Si j'�tais aveugle...
sourd...
incapable de penser.
Allons ! Ressaisissez-vous !
Excusez-moi !
N'en parlons plus !
Je ne peux pas expliquer.
Je ne trouve pas les mots exacts.
Il faut les trouver pour en parler � quelqu'un.
�coutez...
Je vais vous dire...
- Quand je l'ai frapp�... - L�chez-moi !
Non ! �coutez !
Vous m'avez br�l� la main !
�a va, Johnson ?
- Un coup de main ? - Je vais tr�s bien.
- D�sol� ! - C'�tait ma faute.
Je me suis br�l�.
�a a d� faire mal.
Oui. Plut�t !
�a ne vaut rien de ruminer �a.
- On ne peut pas passer sa vie... - Comment arr�ter ?
Gardez une partie de vous-m�me � part.
- Ne rentrez pas chez vous avec. - La journ�e finie, enfermez-la.
� double tour.
- La journ�e ne finit jamais. - Il faut admettre votre dualit�.
- Veinard ! - Inspecteur...
Dr�lement veinard !
Et, chez vous, mari et p�re de famille.
C'est ce que vous faites ?
- Chacun � sa mani�re. - Vous avez de la chance !
Vous ne les d�terrez plus dans leurs tombes.
Vous envoyez l'inspecteur. N'importe qui, mais pas vous.
�a suffit !
C'est plus qu'assez !
Pour qui vous prenez-vous ?
J'ai �t� indulgent.
Mais il y a des limites !
Vous n'�tes pas le seul � faire un sale boulot.
Vous n'avez que votre part de sang sur les murs.
Votre part !
Comme tout le monde !
Je veux �tre juste. J'ignore ce qui s'est pass�.
- Je tiens � �tre juste. - Au nom du ciel !
- D�s le d�but ! - Vous n'y tenez pas.
Qu'est-ce qui vous prend ?
- Vous ne faites que crier et jurer. - Moins on en parle...
- Vous m'aidez ? - Vous le voulez ?
- �a ne vous donnera rien. - Vous voulez m'aider !
Taisez-vous !
Et �coutez-moi !
Moi aussi, je peux crier.
Vous en faire baver !
Vous... un cas sp�cial ?
Je criais d�j� avant que vous ne soyez n�.
Je n'en suis pas fier.
Je ne pense pas au pass�. Quoi que vous en pensiez.
Je ne m'impose pas par des cris. J'ai un grade.
Je n'ai qu'� dire qui je suis.
Surintendant, �a impressionne !
N'importe qui n'est pas surintendant. Il reste inspecteur.
Il fait des courses, il se cr�ve, il jure.
Vous le connaissez. Vous l'avez vu. Vous !
Inspecteur toute votre vie !
Vous avez raison. Je ne veux pas �tre juste.
On m'a dit de venir.
De vous parler.
Je n'en ai pas envie. Pas m�me pour dix secondes.
Ce que vous avez fait me rend malade.
Ce que vous �tes me d�go�te.
Vous allez m'aider ?
Des choses comme �a,
nous savons tous que �a arrive.
Aidez-moi !
Je leur parlerai.
Vous le ferez ?
Je ne promets rien.
Vous lui expliquerez ?
M'�couteront-ils ?
Qu'il pardonne !
Il n'y a aucune raison.
D�sol� pour votre main.
- N'en parlons plus. - C'�tait votre faute.
Malgr� tout...
Je ne lui ai pas dit...
Une tasse de th�.
Je n'ai rien � dire.
Vous n'�tes pas forc� de me parler.
Ni � moi, ni � quiconque.
Mais �a faciliterait les choses.
Votre vie priv�e vous regarde. J'ai mes propres soucis.
Je vous r�p�te...
Une seule chose...
Vous �tes parti du bureau � 3 h 30.
Qu'avez-vous fait jusqu'� 10 h 30,
quand on vous a ramass�, errant en plein centre ?
Trois choses, je suppose,
faisant partie, en fait, d'une seule.
Que vous est-il arriv� ?
Je devine.
En 20 ans, dans la police, on en voit, des choses !
Vous �tes mari� ?
Deux enfants. Quel �ge ?
Linda a 13 ans. Marion presque 16.
Mari� depuis quand ?
- 18 ans. Pourquoi ? - �a fait un bail !
Moi-m�me, �a fait 16 ans.
Ce que je veux dire...
On se sent jeune, int�rieurement.
L'aspect physique ne compte pas.
J'ai raison � 100 %.
Quand vous vous couchez,
vous vous sentez pas plus de 25, 30 ans.
C'est ce que je ressens.
Je ferais les m�mes prouesses. M�me deux fois plus.
�a ne les int�resse pas.
Elles vous font une faveur.
Je suis... je suis tr�s heureux en m�nage.
- Bien s�r ! - Aucun probl�me de ce genre.
- Je n'ai jamais pens�... - Pens� � quoi ?
Que c'�tait important. Il n'y a pas que �a dans la vie.
Ma femme et moi avons d�cid�...
Il y a 14 ans !
La plus jeune a bien 13 ans ?
�a n'a rien � voir avec �a.
Comment faites-vous �a ?
"�a" quoi ?
- �a vous int�resse encore ? - Je ne vois pas.
- Vous n'avez pas cess� ? - J'entends vos paroles...
- Si votre femme refuse... - Le sens m'�chappe.
Une ma�tresse ?
Une poup�e qui fait des prix aux clients fid�les.
- Vous d�passez les limites ! - Non, Baxter.
S�rement pas.
Mon avocat...
Tu as besoin de te cacher derri�re un avocat.
- De quoi as-tu peur ? - De vous !
- Y a de quoi ! - Oui.
- Parle-moi de ta femme. - Non.
- Quel genre est-ce ? - �a me regarde.
- Croulante ? - Ceci ne la concerne pas.
Elle t'envoie lire au lit.
- Avec une tasse de cacao. - Je me plaindrai !
Je sais ce que tu lis au lit.
Taisez-vous !
Que s'est-il pass� ?
Assieds-toi !
- �tez vos mains ! - Tu n'aimes pas qu'on te touche ?
Tu te sens...
sale... souill�...
Et elles, que sentent-elles ?
Je ne resterai pas ici !
Oh, que si !
Et si je veux te toucher, je le ferai.
On avance. On fait des progr�s.
J'apprends � te conna�tre.
Je saurai ce que tu penses.
Je lirai en toi � livre ouvert. Page apr�s page.
C'est l�...
�crit sur ton visage.
Des lignes, des ombres...
sur ton �me immortelle.
Tes yeux...
Je les regarderai.
Je pourrai dire tout ce qui te concerne.
Je te surveille...
je te fouille.
Mes mains se resserrent sur toi, p�n�trant tes secrets.
Mes doigts palpent...
mes yeux sentent...
quand tu transpires...
quand tu frissonnes.
Tu transpires !
Tu verras ce que tu as fait.
Tu sentiras
ce que cette gosse... a ressenti.
Je te ferai endurer
la douleur.
Il faut que tu la sentes,
comme elle l'a sentie, pour comprendre,
pour savoir ce que tu as fait.
La douleur !
Debout !
Regardez ! Ma main...
Ma main... vous me l'avez cass�e.
- Non ! - Il n'y a rien de cass� !
Vous �tes fou !
C'est toi qui l'es, Baxter.
Tu cours apr�s les fillettes, arrachant leurs v�tements.
Je ne les suis pas, moi...
"Veux-tu des bonbons ? Viens avec moi !
"J'ai quelque chose � te montrer."
Sevr� chez toi, tu ne sais que faire.
Tu regardes ta secr�taire, l'imaginant toute nue.
Tu as de l'argent.
Avec l'argent, c'est facile.
"Vous ! J'ai envie de vous ! Payable � la livraison !"
Mais r�ussiras-tu ?
Verras-tu ses yeux te dire:
"Je me souviendrai."
Et si elle ne fait que te regarder.
Un visage, c'est tout !
Un visage de plus
parmi dix millions d'autres.
Et si elle ne te voit m�me pas ?
Pauvre petit minable !
Je veux parler � votre chef.
Vous entendez ?
- Il est � l'h�pital. - � l'inspecteur, alors.
Reste l� !
Ne m'approchez pas !
Tu crois que tu vas t'en tirer ?
Non, je vous en prie ! Non, ne me frappez pas !
Tu te crois malin, hein ?
Un homme comme toi ! Tu m'�c�ures !
J'ai peur.
Oui, j'ai peur de vous.
Avec ton air conqu�rant, dominateur.
Tu veux ci, tu veux �a.
Je dirai tout !
Tu te d�robes encore !
Pourrais-je sortir d'ici ?
Me laisserez-vous ?
Ici,
dans une pi�ce comme celle-ci,
tu te d�couvres
toi-m�me.
Vous me rel�cherez ?
Un semblant de v�rit� !
Toute ma vie, des types comme vous...
- Des hommes ! - Tu vas me dire la v�rit�.
Des hommes, des femmes, des gar�ons.
Je veux que tu me dises:
"Je suis coupable !"
Dieu me punira, hein ?
J'ai attendu toute ma vie que Dieu me punisse.
Avant de quitter cette pi�ce,
tu me supplieras � genoux de t'�couter.
Elles partent...
Elles partent toujours.
Demandez-leur !
Je vous en prie !
Il faut qu'elles r�fl�chissent,
et alors...
seul !
J'ai toujours �t� seul. N'est-ce pas �trange ?
J'ai beaucoup d'amis. Je n'arrive pas � les l�cher.
J'en connais certains depuis l'�cole.
Je ne les aimais pas tous, � l'�poque.
- On change avec l'�ge. - Non. Je ne crois pas.
Ceux que je n'aimais pas n'ont pas chang�.
L'un d'eux me tyrannisait.
En allant � l'�cole, je pensais: "Il sera l�.
"Il me fera faire ses corv�es,
"ses devoirs de classe, manger son pudding."
La peur me rendait malade.
Quand on allait jouer,
il me regardait me changer...
ou aux douches.
Il n'�tait pas...
Je n'�tais pas...
Il me regardait, c'est tout.
"T'as pas de quoi te vanter !"
Tu le vois encore ?
Assez souvent. On d�ne ensemble.
Il a moins bien r�ussi que moi.
Ce que je ne savais pas, � l'�cole...
Il me bousculait, je lui portais ses affaires,
il se moquait de moi...
Mais il avait besoin de moi.
Je... je le ha�ssais. Mais il avait besoin de moi !
Il m'a donn� une chose. De lui-m�me, sans le savoir.
Il croyait m'avoir.
Et c'est moi qui le poss�dais.
N'est-ce pas �trange ?
Tu le poss�des encore ?
Je le fais payer pour tout.
Les gouttes de sueur, les larmes. Et il n'en sait rien.
�a te donne du plaisir ?
Pourquoi pas ? Il a bien eu le sien.
Il y en a d'autres ?
Oui, s'ils sont assez grands pour me faire peur,
assez b�tes pour essayer.
Ton p�re �tait grand ?
Non, pas tr�s.
Excusez-moi !
Pourquoi ris-tu ?
Pour rien !
Qu'y a-t-il de dr�le ?
C'est la premi�re fois que tu ris.
Non, ne me frappez pas !
Tu crois me faire marcher ?
"Ton p�re �tait grand ?"
Oui, docteur. Mon p�re �tait un grand imb�cile !
Ma m�re a creus� sa tombe et l'a pouss� dedans.
Pourquoi je ris ?
Vous �tes pitoyable !
Je te casserai la gueule ! Je te briserai en deux !
Avant de crier, r�fl�chis !
Qui est l� ?
Qui viendra ?
Qui t'aidera ?
Ta femme, quand elle sera au courant ?
Tes enfants, semblables � Janie ?
Tes amis ? Quels amis,
quand ils sauront qui tu es ?
Personne n'entendra !
Personne ne viendra !
Tout le monde s'en fout !
Toi et moi... seuls au monde !
L�chez-moi !
Vous et moi... Vous et moi...
Non... vous, vous !
Je vous connais !
Et je vous aurai !
Je te tuerai !
Oui. Je sais ! Vous devez agir.
Esp�ce d'ignoble satyre !
Qui se ressemble...
- Que veux-tu en faire ? - Je ne sais pas.
�a m'a paru une bonne id�e.
Tr�s bien !
Faut-il que je vous facilite la t�che ?
- D'une fa�on ou d'une autre. - Je pr�f�re l'autre.
- Dr�le de bonhomme ! - Parlez pour vous !
Vous pourriez �tre mutil� � ce petit jeu-l�.
Que feriez-vous dans ce cas ?
C'est important. Vous ne parlez que de �a.
- Comme disait Confucius... - Plus de blagues !
Vivons heureux couch�s !
�coute-moi !
Vous ne savez pas !
Une fois de plus !
Vous avez des probl�mes !
- O� �tais-tu ? - Je suis all� au cin�ma.
Pour l'amour du ciel, d�cidez-vous ! Je ne suis pas un yoyo.
Dis-moi !
Ce que j'ai pu faire n'est rien � c�t�
des id�es dans votre cr�ne. Je ne voudrais pas les avoir.
Vous me battez � cause d'elles,
de vos d�sirs.
Je n'ai rien besoin de vous dire.
Vous savez tr�s bien comment c'est.
Vous avez d�j� tout imagin�.
Un jour...
Vous l'avez d�couvert, non ?
Un semblant de v�rit� !
�a vous �tonne ? �a vous choque ?
C'est en chacun de nous. Vous devez le savoir, non ?
Non, bien s�r !
Chez les autres, seulement. Pas en vous !
N'�tes-vous pas de la police ? Vous devez vous croire diff�rent.
"Dieu merci, je ne suis pas comme �a !"
C'est difficile, dangereux !
Parce que vous �tes pareils.
Certains sont m�me pires.
Vous, par exemple !
Viens ici !
Non merci.
Viens ici.
Des id�es dans le cr�ne !
Non... Ne me faites pas mal !
Tu sais...
J'ai cru, moi...
Et personne d'autre !
Aide-moi, si tu peux.
Si tu sais...
tu peux me dire.
S'il te pla�t !
Avant, ce n'�tait pas comme �a.
Comme � pr�sent, tout le temps !
Je ne peux ni r�fl�chir... ni m'arr�ter.
Est-ce...
pareil...
pour toi ?
As-tu la t�te pleine de choses ?
Tout le temps !
Des pens�es...
Des images...
Des ombres... L'obscurit�...
La blancheur velout�e...
Les jambes...
Les cuisses...
Les seins...
Le sang...
Et la douleur.
Vous me faites mal !
Aide-moi !
Vous me faites mal !
Aide-moi !
D�merdez-vous vous-m�me !
Non ! Ne faites pas �a !
Tout ce que j'ai jamais �prouv�,
que j'ai d�sir�,
en un seul instant,
quand je l'ai frapp�...
et frapp� de nouveau.
Je n'avais pas le choix.
Je voulais avoir ce qu'il pouvait me donner,
assis l�,
me laissant le frapper.
Je voulais �a !
Il le savait.
Il disait...
"Soyez le bienvenu !"
Il fallait que je le tue !
Vite ! Une ambulance !
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