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Un village de pionniers sur la rivi�re Ohio.
Pourquoi sonnez-vous la coche?
Bonjour, M. Inchpin.
Que se passe-t-il? Il y a le feu?
Le vapeur arrive.
Quatre jours de retard seulement.
Il y a un nouveau r�v�rend.
Un r�v�rend?
Ouais ! Faisons donc la course !
Papa! Le vapeur arrive!
Le bateau � vapeur arrive!
Mme Ardsley!
Le bateau arrive!
Juste ciel!
Mme Ames! Le vapeur arrive!
R�v�rend Wilkins, je suis Elder Massey.
Je vous pr�sente Mme Wilkins et mon fils, Jason.
Tout le monde vous attend.
Je suis Rufus Inchpin. Bienvenue � Pine Hill.
Merci.
Ceci doit vous changer du Maryland.
Il est de mon devoir de pr�cher l'Evangile dans les contr�es recul�es
Je vous pr�sente George Ames.
Enchant� monsieur Ames.
Combien d'habitants compte la ville?
Ils sont tous l�.
C'est tout?
Votre maison est d�j� pr�te.
Faites d�barquer vos meubles, je vous d�poserai chez vous.
Merci, monsieur Ames.
- C'est donc �a, l'Ohio? - Oui, tr�s cher.
- Et par-del� la rivi�re? - La Virginia, tu as oubli�?
Non, mais sur la carte, l'Ohio �tait marron
et la Virginie, rouge.
Je les vois toutes les deux vertes!
Voici votre nouvelle maison.
Nous y voici.
Vous serez install�s en moins de deux!
Je n'ai m�me pas vu l'�cole.
Nous n'en avons pas.
La derni�re a br�le et on ne l'a pas reconstruite.
Ici, on pense que trop de livres nuisent aux enfants.
- Aide-les, veux-tu? - Tr�s bien.
C'est ta maison?
Celle-ci est la tienne?
- Qu'est-ce que c'est? - Devine.
Je sais!
C'est tr�s chouette!
Comment t'appelles-tu?
Jason, et toi?
Annie.
Au revoir.
Ce n'est pas tr�s accueillant, n'est-ce pas?
Une fois arrang�e tu ne la reconna�tras plus.
Le buffet de ma m�re fera des miracles.
Mas tableaux, la th�i�re de grand-m�re,
le chandelier de la Saint-Barth�lemy.
Alors?
�a ne sera jamais aussi joli que notre derni�re maison.
Doucement.
Attention � la porte!
C�dez le passage!
Ca prend forme, n'est-ce pas?
Ces fen�tres sont crasseuses.
On les lavera demain.
Elles ne se nettoieront pas toutes seules.
Mary, toi seule peut faire d'un taudis un v�ritable palace.
- Ce sont les meubles. - Non, c'est toi.
- Et ils n'ont rien bris�! - �a t'aurait mise en col�re.
Peut-�tre pas, mais �a m'aurait attrist�e.
J'ai grandi parmi ces meubles, j'y suis attach�e.
Pardon de vous d�ranger.
Entrez, M. Inchpin.
Merci.
Nous songions � vos revenus.
Ne sont-ils pas fix�s para la communaut�?
C'est exact.
Nous pensions organiser, ce soir, une r�union � ce sujet.
J'y serai.
Nous ferons une collecte.
Vous savez ce que c'est.
Les gens donnent de petites bricoles.
C'est tr�s gentil.
Pourquoi ne pas nous retrouver apr�s la tomb�e de la nuit?
Tout � fait. Merci beaucoup.
Au revoir, fiston!
Que nous donneront-ils?
Dans ce genre de villages, les gens sont pauvres.
L'argent est rare,
on r�mun�re le r�v�rend comme on peut:
s'il n'y a pas d'argent,
ce sont des meubles, de la nourriture et des v�tements.
Il nous faudra porter les v�tements des autres?
Ceux dont ils ne veulent plus?
Papa aussi?
Non, seulement toi et moi.
On ne va pas se plaire, ici, maman.
C'est le Seigneur qui a envoy� ton p�re ici.
"Beulah Land"!
Page soixante-quatre.
Un couplet et un refrain.
Quel �ge as-tu, fiston?
Douze ans, monsieur.
Il ne sera pas cher � nourrir.
Dr. Shingle a encore bu.
Vous devriez aller prendre l'air, Doc.
Chers amis,
cette r�union a pour but de pr�senter notre nouveau r�v�rend...
le r�v�rend Ethan Wilkins...
...qui s'est d�plac� depuis le Maryland
pour tenir le r�le du guide spirituel dont nous avons tant besoin.
Mes amis, la providence m'a plac� sur votre chemin.
A pr�sent,
je partagerais votre vie, vos probl�mes, mais aussi vos joies.
Mais cette r�union a un autre but
et je m'en remets enti�rement � vous.
Vous l'aurez compris, il veut parler d'argent.
Nous avons demand� un r�v�rend,
offrant 400 dollars par an et un logement.
Mais nous avons eu des contretemps.
Il a plu �norm�ment.
Les r�coltes sont mauvaises, les affaires �galement.
Autant �tre francs avec vous, r�v�rend.
Vous donner 400 dollars par an
ce serait enlever le pain de notre bouche et de celle de nos enfants.
Il a raison.
Un paquet de sucre chez M. Ames est presque au-dessus de mes moyens.
Il faut bien vivre.
Je suis d'accord. Mais regardez le prix du sucre.
Achetez de la m�lasse. C'est moins cher.
Je ne vais pas me priver pour aider le r�v�rend.
Il faut trouver un accord plus juste.
Attendez.
Un accord est un accord.
Les humains ne mangent pas d'herbe,
ils n'ont pas de fourrure pour se tenir au chaud.
Voici ma contribution.
Voici une robe que je destinais � Annie.
Mais j'ai chang� d'avis.
Je dois la garder pour la femme du r�v�rend.
C'est ce que je vais faire.
Elle est solide, je ne l'ai port�e qu'un an.
Ma m�re, elle, se fait faire ses robes sur mesure.
Mes fr�res et s�urs, nous devons faire notre possible
pour le r�v�rend et sa famille. Tout notre possible.
Je lui fais toute confiance. Non, je ne m'assi�rai pas!
L'�quit� est la plus belle pierre... du diad�me.
Ecoutez-moi, d�cidez ensuite.
Soyons g�n�reux envers le r�v�rend.
Je propose
250 dollars par an en esp�ces nourriture et produits divers,
qu'ils pourront acheter dans mon �picerie.
Si nous avons d�j� �t� plus g�n�reuse,
c'�tait envers des familles nombreuses.
Alors?
Cela vous convient, r�v�rend?
Puisque l'on est si g�n�reux,
il n'aura pas besoin des vivres qu'on voulait lui donner.
Bien s�r que si.
J'ai apport� diff�rentes choses que je leur c�de.
Chantons, Elder Massey!
"Bringing in the Sheaves",
page quatre-vingt-deux.
Pendant que nous chantons.
que l'assembl�e d�pose ses dons dans les paniers.
Je n'en veux plus, il est trop serr�.
Devant ces magnifiques pr�sents,
le r�v�rend acceptera s�rement
de nous lire la pri�re de l'action de gr�ces.
Prions ensemble.
Nous te rendons gr�ces pour la charit�
dont tu emplis nos c�urs.
Silence.
De quoi riez-vous?
C'est pas moi, mon r�v�rend. C'est lui.
Gardez le silence, sinon il vous faudra partir.
Pardonnez-moi.
Le Seigneur a guid� nos pas vers cette cit� recul�e.
Il a donn� du c�ur � ses habitants pour nourrir et loger les miens.
Je le remercie de m'avoir, dans son infinie sagesse
donn� un enfant � nourrir et une femme � v�tir.
Maman, regarde, des magazines!
C'est bien.
Ce sont les seuls de Pine Hill. J'ai cherch� partout.
Quelle chance. D'ou viennent-ils?
Du Dr. Shingle.
Ram�ne-les imm�diatement.
Pourquoi, maman? Tu n'aimes pas le docteur?
Qu'y a-t-il avec Dr. Shingle?
Rien. Il a donn� des magazines � Jason.
- De quel genre? - Des �Bon Ton Gazette".
Ram�ne-les.
Je ne peux pas. Il me les a donn�s.
Je le ferai.
A quoi bon savoir lire, si je n'ai pas de livres?
Je t'en trouverai d'autres.
Il n'y a rien d'autre. Dr Shingle est le seul � lire, ici.
Je te donnerai un livre.
Je le connais d�j� par c�ur.
Je ne tol�re pas l'insolence.
Il ne pensait pas ce qu'il disait.
Va t'asseoir. Je veillerai � ce qu'il les rende.
J'y veillerai personnellement.
N'�nerve pas ton p�re.
Je ne l'ai pas fait expr�s.
Va jouer dans la cour.
Qu'a fait de mal Dr. Shingle?
C'est sans importance.
C'est parce qu'il boit?
C'est aussi un joueur inv�t�r�.
Vraiment?
Ne dis rien, Jim. Laisse-moi parler.
C'est toi qui t'occupes de tout.
J'en obtiendrai le double de sa valeur, le triple, peut-�tre!
Bonsoir, r�v�rend.
- Je d�range? - Pas du tout. Qu'y a-t-il?
Pardon d'interrompre votre souper, mais j'ai ici un cheval � vendre.
Il a l'air bien fr�le.
L'habit ne fait pas le moine.
Il faudrait l'arranger un peu. Il est � mon ami.
Vous connaissez Jim Meaker?
Quel �ge a-t-il?
- Cinq ans � l'automne. - Cinq ans?
Ou six. Je ne trompe peut-�tre.
On vous a bern�, ce cheval a onze ans.
Onze ans?
�a par exemple!
Il souffre de coliques...
et d'un �parvin.
Il a un sabot fendu.
Il ne vaut donc rien?
Pas grand chose, j'en ai peur.
Alors, Jim? Tu t'es fait encore duper.
Personne n'est honn�te, de nos jours.
Entrez chez moi un moment, je souhaiterai vous parler.
J'ai r�fl�chi � mon sermon de dimanche prochain.
Auriez-vous des suggestions � me faire?
Vous me prenez de court.
Dans l'Evangile de Saint Matthieu, chapitre vingt-cinq,
au verset trente-cinq, il est �crit:
"J'�tais �tranger et vous m'avez recueilli."
Vous vous rappelez, bien s�r, ces paroles?
"J'�tais �tranger
"J'�tais �tranger et vous m'avez recueilli."
Vous avez mal interpr�t� cette phrase.
Cela ne signifie pas "et vous m'avez abus�."
Je n'y avais pas r�fl�chi.
"J'�tais �tranger et vous m'avez recueilli."
Ils lui offrirent un abri.
Ils l'aid�rent � sortir de sa mis�re.
Ils partag�rent leurs maigres biens.
Mais c'est eux-m�mes qu'ils aid�rent.
Je trouverai un autre cheval.
Dans l'Evangile d'Esa�e, au chapitre vingt-quatre,
verset seize:
"Les pillards pillent, les pillards s'acharnent au pillage."
Dans notre cas, le pillage est grave.
Je trouverai un poulain.
"Ne fais pas � autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse."
Quel altruisme, quelle noblesse d'�me,
quelle excellente r�gle de commerce!
Voil� le titre de mon sermon pour dimanche.
"Ne fais pas � autrui..."
C'est une excellente id�e, r�v�rend.
Vraiment excellente.
Ne fais pas � autrui...
pour qu'il fasse ce qu'il veut.
Tr�s bonne id�e, r�v�rend.
Vraiment, tr�s bonne.
Des "Bon Ton Gazette"! Puis-je les emprunter?
Gardez-les.
Oh, non, pas pour toujours. Enfin, si vous insistez.
C'est mon fils qui va �tre content.
Non, ils sont � moi! Dr. Shingle me les a donn�s.
Si sont fils peut les lire, pourquoi pas moi?
- Il suffit. - Ce n'est pas juste!
C'est moi qui d�cide de tes lectures.
Quelle insolence!
Les enfants sont de plus en plus difficiles.
Il est comme tous les autres.
Bonsoir, madame Wilkins. Jolie argenterie.
Regarde, de l'argent massif.
Vous deviez mener la belle vie dans l'Est.
De simples biens mat�riels.
Je songe � acqu�rir de l'argenterie. C'est cher?
C'est un h�ritage.
C'est magnifique.
M. Meaker, si vous trouvez un bon cheval...
Je trouverai une bonne affaire.
Jim, ne te mets pas dans tous tes �tats.
Bonsoir, r�v�rend.
Bonne nuit, messieurs.
"Ne fais pas � autrui..."
C'est un homme bien, Jim. Vraiment bien.
Il m'a un peu tourn� en ridicule.
Et non sans raison.
Moi? Et toi, alors?
Plus question de sur�valuer les marchandises.
- S�rieusement? - Tout � fait.
George, je suis fier de toi.
Cambiez voudrais-tu de ton poulain?
Laisse-moi, r�fl�chir...
C'est trop cher.
Allons, allons. Ne pleure pas.
Pourquoi n'ai je pas droit aux magazines ?
Dr. Shingle me les avait donn�s.
Ce n'est pas une lecture pour enfants.
Pour Chauncey Ames, si!
Ton p�re sait ce qu'il fait.
Tu dis toujours �a.
Je te trouverai des "Harper's Monthlies".
Je n'en veux pas!
Des "Harper's Monthlies"! Tu promets?
Je t'y abonnerai.
- Mais...cela va co�ter cher. - Peu importe.
Je pensais qu'on �tait pauvres!
Je trouverai l'argent.
Des "Harper's Monthlies", �a alors!
Je suis s�r que personne ici n'en a jamais vu!
- Bonjour, Mme Wilkins. - Bonjour, M. Ames.
Une livre de sel, s'il vous pla�t.
Le sermon de dimanche �tait magnifique, n'est-ce pas?
Les gens ont appr�ci�.
Surtout la partie "ne fais pas � autrui..."
Ne faisons pas � autrui... Excellent, vraiment.
Si seulement les gens s'y conformaient.
- Autre chose? - Non, ce sera tout.
Voil� pour vous.
Vous sembliez int�ress� par non argenterie.
J'en ai vu de plus belle.
Vous souhaitez la vendre?
A quel prix?
J'avais pens� �...
quatre dollars.
Quatre dollars?
C'est de l'argent massif.
Ce ne sont que de vieilles cuill�res!
Combien, alors?
Je vous en donne deux dollars.
Elles en valent moiti� moins , mais, pour la femme du r�v�rend...
Tr�s bien.
Voil� pour vous, deux dollars.
- Puis-je emprunter votre plume? - Servez-vous.
"Deux dollars...
"pour un abonnement de 6 mois."
Je remettais votre enseigne droite.
Vraiment?
Si tu pouvais me r�parer aussi...
Ne fais pas attention. Entre.
Cela fait un moment.
Je n'ai pas le droit de venir.
C'est ce que je pensais.
Je suis un sc�l�rat.
- Vous n'en avez pas l'air. - Je suis une crapule.
Que portez-vous sur l'�il?
Quoi donc ? Ceci? C'est pour ne pas perdre la m�moire.
Comme une ficelle autour d'un doigt?
Quelque chose du genre.
Quand il tombe, la m�moire vous revient.
Non, quand il tombe, il se casse.
Dr. Shingle, �tes-vous vraiment alcoolique?
Je crois l'�tre, en effet.
Pourquoi cela?
Pourquoi ton p�re est-il r�v�rend?
Parce qu'il aime �a.
Pareil pour moi.
Et les cartes?
En effet.
Et vous fumez.
Ce ne sont pas des choses a faire.
- Pourquoi non? - C'est mal.
C'est mon papa qui le dit. Il s'y conna�t.
On ne fait pas toujours ce qu'il faut.
Sinon, ton p�re ch�merait.
Tu ne souhaites pas �a pour ton p�re?
Tant mieux.
Les magazines t'ont plu?
Je ne les ai pas lus. Mon p�re les a donn�s.
Dommage.
Vous en avez d'autres?
Non, je n'en ai plus. D�sol�.
Ce n'est pas grave.
Maman m'a abonn� � "Harper's Monthlies".
Je peux emprunter �a, en attendant?
- Ce n'est pas tr�s dr�le. - De quoi �a parle?
De m�decine, de rem�des, de points de suture et autres.
Une fois, j'ai soign� un oiseau bless�.
Vraiment? Comment?
Avec deux bouts de bois et du fil.
Une attelle?
Je l'ai gard� 2 semaines au grenier.
Quand j'ai retir� l'attelle, il marchait presque comme avant.
Un docteur qui s'ignore.
�a m'int�resse.
Ce livre te plaira, alors.
J'aimerais bien devenir docteur... un jour.
- C'est difficile? - Non, c'est tout simple.
Il te suffit d'apprendre le contenu de ce livre
et de quelques milliers d'autres.
- Et tu deviens docteur. - Comme vous?
Comme moi, si tel est ton souhait.
A ta place, je viserais plus haut.
Voici ta m�re qui vient.
Puis-je le garder, en attendant mes magazines?
Tu feras des cauchemars.
- Je ne r�ve jamais. - Ah non?
Tu ne r�ves donc jamais?
Quelle chance tu as.
- Ou �tais-tu? - Avec le Dr Shingle.
Il est tr�s gentil.
Il m'a pr�te ce livre.
Cela d�plaira � ton p�re.
On n'est pas oblig� de lui dire.
Je cacherai le livre.
C'est malhonn�te.
On ne peut pas toujours faire ce qu'il faut.
Si c'�tait le cas, papa serait au ch�mage.
Ce n'est pas ce qu'on souhaite, non?
Merci, r�v�rend. Ce cheval est diabolique.
Il est effray�, c'est tout.
Effray�? Je le vends pour pas cher, alors.
Il est venu jusqu'� notre porte.
Il est vraiment sauvage.
Il est agit�, c'est tout.
Tu as besoin d'un cheval et celui-ci nous tombe du ciel!
Attendez.
Combien vaut-il?
Vingt dollars et mon enti�re gratitude.
- Affaire conclue. - Il est � vous.
Enlevez-lui son harnais.
Messieurs, le spectacle est termin�.
Jim, on devrait changer de profession.
Mets la barre, fiston.
Et s'il se rebiffe � nouveau?
Non, il n'aime pas la cravache, c'est tout.
Il est peut-�tre ombrageux.
Non, je ne pense pas.
Comment vas-tu l'appeler?
Bill, champion, je ne sais pas. Il n'a que quatre ans.
Il a un regard tellement doux.
- Appelons-le Pilgrim. - P�lerin?
Il est venu jusqu'� notre porte.
Te souviens-tu du cantique: "Je suis un p�lerin, un �tranger"?
Tu as une �me de po�te. Tu dis de tr�s jolies choses.
Pilgrim lui ira tr�s bien.
- Bonjour, fiston. - Papa! Tu rentres t�t.
Rentre-le � l'�curie.
Ethan, tr�s cher.
Je ne t'attendais pas avant demain.
Attends un peu, pour l'eau.
D'accord.
Viens, Pilgrim.
- Je peux t'aider? - J'y arriverai tout seul.
Il est beau. J'aimerais avoir le m�me.
- C'est un pur-sang. - C'es vrai?
Bien s�r. Papa n'en aurait pas voulu d'autre.
Je pourrais le monter?
- Je ne sais pas s'il aime les filles. - Et toi?
- Quoi? - Tu aimes les filles?
Ca va.
Allez!
Dis donc...
Tu te d�brouilles bien!
- Tu crois? - Je n'y aurais jamais pens�.
Que veux-tu faire, plus tard?
Je n'en sais rien.
Docteur, peut-�tre.
Oui, mais...tu comptes te marier?
Jamais de la vie!
Je pr�f�re les pasteurs.
Il faut �tre intelligent pour �tre docteur.
Un bon docteur... comme Dr Shingle.
Pasteur, c'est mieux.
Je ne sais pas ce que je vais devenir.
Un acrobate, peut-�tre.
Je les aime bien aussi.
On peut-�tre un funambule.
Tes magazines sont arriv�s! Avec des vieux num�ros.
Alors, tu n'es pas content?
Si. Mais je pr�f�re ce livre.
Regarde, maman.
- Regarde �a. - Qu'est-ce que c'est?
Une vilaine blessure � la jambe.
- C'est terrible. - Tourne la page.
Voil� ce que �a donne une fois la jambe recouse.
C'est merveilleux la fa�on dont on r�pare les coupures.
Cet homme serait mort sans �a.
Il a surv�cu, il est en bonne sant�.
Tu ne veux plus des magazines?
Je les lirai plus tard.
Ils ont l'air ridicule � c�te de ce livre.
On va bient�t d�ner.
Nous remercions, Seigneur, de tes bont�s.
Aide-nous � renoncer � l'orgueil et � la vanit�.
Rappelle-nous l'existence des n�cessiteux et des malheureux.
Fais de nos vies le reflet de ta bont�.
Voici ce que nous te demandons.
Tu es fatigu�?
La route est longue jusqu'� Brownville.
Le peuple d'Isra�l se fatiguait-il de rechercher la terre promise?
Le soldats �taient a leurs trousses.
Tu as relu ta Bible?
Non, je m'en souviens.
- Bonjour, r�v�rend. - Fiston.
Tu aurais d'autres magazines?
Il para�t que oui.
Je te retrouverai plus tard.
D'accord, je t'attends devant l'�picerie.
Si tu veux, je te les �change contre �a.
Tranchant comme un rasoir.
D'autres magazines?
Je pensais m'�tre fait comprendre.
Ce sont des "Harper's Monthlies".
Peu importe lesquels.
Malgr� mon interdiction, tu t'es procur� des magazines.
C'est moi que les ai command�s.
Mary, je t'en prie.
Tu ne dis rien?
Non.
Ne me devrais-tu pas des excuses?
Peu t'importent mes ordres?
Tu n'es pas oblig� de les lire.
Il n'y a qu'une seule r�ponse, tu la connais d�j�.
Pourquoi ai-je un fils aussi rebelle?
Pour t'aider � mieux comprendre les enfants.
Viens avec moi.
Pourquoi provoques-tu ton p�re?
Ne t'inqui�te pas. ca ne fait pas tr�s mal.
Tu es impertinent et imprudent.
Tu n'as pas interdit les "Harper's",
Tu aurais d� me demander la permission.
Tu as �t� insolent, tu sais?
Non.
Je pense que si, et c'est ce qui m'emb�te.
Nous voulons faire de toi un bon gar�on,
poli et respectueux envers ses parents.
Nous voulons �tre tes amis, pas simplement tes parents.
Je n'ai rien fait de mal et tu le sais.
Tr�s bien.
Entre.
Entre.
Voil�.
Quand tu auras repris tes esprits, tu pourras d�ner.
J'ai gard� ton d�ner au chaud.
Je n'ai pas faim!
Il est temps d'aller au lit, alors.
Je n'ai rien fait de mal.
Il m'a puni pour rien.
Ce n'est pas vrai. Tu as �t� impoli et irrespectueux.
Attache Pilgrim. Il semble nerveux.
Tr�s bien.
Maman, regarde, il s'est coup�! Il saigne!
Comment c'est arriv�?
Il a d� s'accrocher quelque part.
Sa pauvre �paule.
Je peux le soigner!
Je peux le faire, je le jure!
Il me faut une aiguille et du fil.
Je le recoudrai comme dans le livre du Dr Shingle.
Vite!
Apporte une aiguille et de l'eau chaude. Vite!
Emp�che-le de me mordre!
Il veut te remercier, plut�t.
Voil�, c'est termin�.
Il ire mieux dans quelques semaines.
Il aura une cicatrice.
Il ira mieux et c'est ce qui compte.
Jason est � pr�sent un homme,
mais le temps n'a pas resserr� les liens entre le p�re et le fils.
Avant de clore le culte,
sachez que je serai absent pendant 2 semaines.
Je vais partir pr�cher l'Evangile dans l'arri�re-pays
aupr�s de ceux qui en ont plus besoin que nous.
J'emm�ne mon fils, Jason,
pour lui montrer les difficult�s travers�es par ces populations.
Si Mlle Hawks veut bien conclure...
- Un instant, r�v�rend. - Oui, docteur?
J'aimerais dire quelques mots.
Rappelez-vous qu'il y a dix ans aujourd'hui
que le r�v�rend arrivait � Pine Hill.
Pendant 10 ans, il s'est d�vou� � notre communaut�.
Qu'en a-t-il retir�?
Peu de choses.
Il re�oit toujours le salaire que nous lui avons impos�.
Un march� est un march�.
Un march� qui arrange tout le monde.
Il nourrit nos �mes, nous l'affamons.
Une minute! Un hiver rigoureux nous attend.
Comme tous les ans.
R�glez vos dettes avant d'augmenter les autres.
S'il vous pla�t, ce n'est...
Pardon, r�v�rend, il en a trop dit.
Dr. Shingle a commenc� terminons, et s�ance tenante!
Regardez ce que vous avez fait.
Asseyez-vous, M. Ames.
George Ames nous a toujours emp�ches d'agir convenablement.
D�cidons-nous d'augmenter le r�v�rend?
Quelle honte! Parler d'argent devant le r�v�rend.
Vous songez � Mme Wilkins?
Ce serait pire si nous nous taisions.
Elle a toujours fait plus que sa part.
Elle m�rit� une r�compense.
Le r�v�rend nous a rendu de grands services.
Pas � moi.
N'attends pas de miracles.
Fais preuve de justice.
On n'a pas d'argent. On ne saigne pas un cornichon.
Alors cesse d'en �tre un!
Saigner un cornichon! Bien vu, M. Ames.
Rentrez chez vous.
Je vous saigne demain.
L'auriez-vous oubli�?
C'est exact.
Ne nous emballons pas. Faites preuve de sagesse.
Mes amis, j'ai r�fl�chi, Dr. Shingle a peut-�tre raison.
Augmentons le r�v�rend.
De, disons...50 dollars par an.
On peut faire mieux que �a. 100 dollars.
D'accord. 100 dollars d'augmentation.
Cela vous convient?
Je vous remercie de votre g�n�rosit�.
Celui qui entend nos paroles,
celui qui entend le moineau tomber
sera fier de la noblesse d'esprit qui l'anime.
A pr�sent, chantons ensemble. Mlle Hawks.
"In the sweet bye and bye".
Page quatre-vingt onze.
Ne t'arr�te pas!
Que se passe-t-il, Annie?
Tu aurais pu me dire que tu partais.
Je l'ignorais. Papa l'a d�cid� au d�ner.
Je regrette que tu partes.
Tu seras absent demain.
Dr Shingle, Je suis d�sol�.
Je vais saigner M. Ames demain. Tu aurais appr�ci�.
Impossible de retarder?
Il pourrait gu�rir
Il faut sauter sur les occasions, pour �tre m�decin.
- Bonne nuit, Annie. - Je suis navr�.
Je trouverai une nouvelle excuse pour le saigner � ton retour.
Il sera bien seul sans toi, Jason.
- Moi �galement. - Vraiment?
Je ne cesserai de penser � toi.
Moi aussi, je penserai � toi, Jason.
- Tu t'es fait mal? - Mon genou.
C'est grave?
- C'est douloureux. - Montre-moi.
Je suis m�decin! Enfin, je vais le devenir.
C'est peut-�tre une fracture.
Fais attention � toi, Ethan.
- Garde ta poitrine au chaud. - Tr�s bien, ch�rie.
Ne chevauche pas le soir, il fait si froid.
Pr�t, papa?
Allez, on s'en va. Pilgrim!
Les sacoches!
Qui va l�?
Par tous les saints! Ils sont de retour!
- Bonjour, s�ur Clark. - R�v�rend Wilkins!
Pour l'amour du ciel! Que faites-vous par ici?
Un berger se doit de rechercher ses brebis.
C'est bien vrai!
Je ne vous ai pas vu depuis bien longtemps.
Attachez vos b�tes et entrez donc.
Je suis bien contente de vous voir.
- Comment va votre vie spirituelle? - Pas tr�s bien, r�v�rend.
Il m'arrive de parler toute seule et de r�citer mon lot de jurons.
J'en suis d�sol�.
J'ai cette grosse mis�re dans le dos,
mes dents sont g�t�es et...
Mes rhumatismes se font sentir par-ci, par-l�.
Ils sont souvent assez mauvais.
Je souffre parfois le martyre.
Vous avez grimp� jusqu'ici pour me voir.
Et aussi pour vous guider un peu plus vers la lumi�re.
Nous esp�rions abuser de votre hospitalit� ce soir
et, demain, rencontrer vos voisins.
Voici mon gar�on, Jason.
Un autre r�v�rend?
Non. Il finira peut-�tre m�decin.
Dieu tout puissant!
Un r�v�rend et un docteur dans ma maison!
�a n'est certainement arriv� � personne auparavant.
Vous avez faim?
Je vais vous faire...
Sacredieu!
Pas une miette de porc dans la maison!
Attendez un moment, je d�nicherais un poulet.
Ne vous donnez pas cette peine.
Tout ce que j'ai, c'est du mais de la m�lasse.
- Parfait. - Vous �tes s�r?
Tant que l'�me est paix, le corps est repu.
C'est bien vrai.
Viens, Duke!
N'aurait-on pu attendre?
Nous mangerons ce ma�s et cette m�lasse � tout prix,
pour ne pas d�cevoir s�ur Clark.
Seigneur, nous te remercions pour tes bont�s.
Elle est rudement bonne, votre bouillie.
J'y ai ajout� un peu de sucre.
Vous avez crois� de la pluie, r�v�rend?
Beaucoup de pluie bienfaisante.
Pas si bienfaisante, � mon avis.
Bienfaisante, en effet.
Cela ne va pas faire de bien au ma�s.
Il a toujours une raison.
C'est bien vrai.
Veuillez m'excuser.
C'est bien vrai qu'elle es bonne cette bouillie!
Elle l'est, Mme Clark, elle l'est.
C'est un �v�nement pour Mme Clark, que l'on dorme ici ce soir.
C'est la 1�re fois qu'un r�v�rend lui rend visite.
Je n'en doute pas un instant.
Mais cette grenouille, papa...
�a m'a rendu malade.
Si je lui avais parl� de cette grenouille,
elle ne s'en serait pas remise.
Pour une fois qu'un r�v�rend vient la voir...
J'ai r�ussi � l'avaler.
Pour moi, c'est de la courtoisie.
Je te prie de ne pas l'oublier.
Je comprends, p�re.
- Veuillez m'excusez. - Oui, s�ur Clark?
Je me demandais...
Apr�s notre r�union, demain, ou irez-vous?
Dans les collines, vers Tompkinsville.
C'est bien ce que je pensais.
Il fait froid, l�-haut, � cette �poque de l'ann�e.
Votre gar�on
aura besoin d'un manteau.
Il ne craint rien. Il est costaud.
Mon homme aussi l'�tait,
mais il est mort en un rien de temps.
Un rien de temps!
Ce manteau est pour votre fils.
C'est gentil de votre part.
Tr�s gentil.
Jason, viens voir.
S�ur Clark t'offre ce manteau.
Merci.
Je vous en prie.
Je n'ai pas grand chose,
mais, si vous voulez �tre m�decin, il vous servira.
Mon homme l'aimait beaucoup.
Il ne le portait que pour la messe.
Il a l'air d'un r�v�rend!
Je le laisserais bien m'administrer l'extr�me onction!
C'est un tr�s beau pr�sent. Vraiment tr�s beau.
Si vous voulez c�l�brer le culte, je vais pr�venir les voisins.
Ne vous donnez pas cette peine.
Ce n'est pas grand chose.
Je n'ai qu'� monter sur la colline pour crier.
Il me donnerait presque envie de me remarier!
Je n'en veux pas! Je ne le porterai pas!
C'est une honte.
Tu aimes me voir porter des frusques.
Elle t'a donn� le manteau se don �poux de bont� c�ur.
Elle l'a conserv� 20 ans, en son souvenir.
Qu'elle le garde, alors!
Et s'il �tait neuf?
Mais il est vieux, us� et sale!
Ce n'est donc pas parce que c'est un cadeau.
S'il �tait neuf, il te plairait.
L'orgueil et l'�go�sme n'ont pas leur place dans notre famille.
Ils feront ton malheur et le malheur de ceux qui t'aiment.
Seul ce livre de m�decine t'importe.
Pour s�r.
Mieux vaut sauver des corps que des �mes.
J'en suis navr�.
Navr� de te voir confondre franchise et courage.
Suis-moi dehors.
Je suis trop vieux pour recevoir une fess�e!
Pas tant que je serai vivant.
L�ve la main sur moi et je...
Tu quoi?
Je me d�fendrai, je te pr�viens.
Suis-moi.
Je t'offre une derni�re chance.
Pas question! Tu n'arriveras pas � me frapper.
Papa, je suis d�sol�.
Je ne voulais pas.
Pourquoi n'es-tu pas avec ton p�re? Que s'est-il pass�?
- Il va bien. - Ou est-il?
Quelque part dans une porcherie, buvant de l'eau croupie.
Jason, ne parle pas ainsi de ton p�re.
Lave-toi le visage.
Ca ne partira pas.
Tu t'es battu? Avec qui?
Avec papa.
Tu t'es battu avec ton p�re?
Je t'avais suppli� de faire attention.
Je n'ai rien pu faire, je le jure.
J'ai essay� d'agir selon ses ordres.
Maman, ne pleure pas.
Ecoute-moi.
Je vais m'en aller.
Je veux devenir quelqu'un.
Je veux de l'argent, non de fausses promesses.
Je le pense!
Assez de leurs jambons, de leurs patates v�reuses,
de leurs pantalons repris�s et autres v�tements bons � jeter!
Tu es simplement en col�re.
Mais tu penses � l'avenir?
Qu'arrivera-t-il quand papa se fera vieux?
Ils trouveront un autre pasteur. Nous pourrirons ici!
Cela ne m'int�resse pas.
Je veux partir avant de finir comme Ames, Meaker et les autres.
Mais ou iras-tu? De quoi vivras-tu?
Je me d�brouillerai, comme d'autres l'ont fait.
Je ne veux pas que tu partes.
Pourquoi n'irais-je pas �tudier la m�decine?
Cela prend du temps, nous n'en avons pas les moyens.
On ne s'enrichira pas si je reste ici. Papa n'est bon � rien.
Comment oses-tu?
Je prends le bateau qui part demain.
Ne m'en emp�che pas. Je pense ce que je dis.
Maman, dis-moi que tu es d'accord.
S'il te pla�t, dis-moi que tu es d'accord.
- J'ai mis des g�teaux dans ton sac. - C'est vrai?
Attends.
Mets ta main ici.
C'est rigide.
J'ai cousu quelques billets dans la doublure.
Tu pourrais en avoir besoin.
N'en veux pas � ton p�re.
Tout ce qu'il a fait,
tout ce qu'il a toujours fait,
c'�tait pour ton bien.
Maman, je t'en prie.
Ne pleure pas.
Un jour, je reviendrai les poches pleines d'argent, je le jure!
Tu verras!
Tout le monde � bord!
N'oublie pas d'�crire!
FACULTE DE MEDECINE DE BALTIMORE
Dr Crumm, ce jeune homme veut vous voir.
Qui �tes-vous? Que voulez-vous?
Je m'appelle Jason Wilkins, monsieur.
J'aimerais �tudier pour devenir m�decin.
Vraiment?
C'est le Dr Shingle qui m'envoie.
Un grand au regard vide?
Avec un lorgnon? Toujours un peu...
C'est exact.
Vous le connaissez?
Certainement pas.
Vous venez de le d�crire.
Personne ne le conna�t. il fait honte � la profession.
Son alcoolisme lui a co�t� une excellente place.
Il a fond� cette �cole, mais elle ne porte plus son nom.
Il a la plus grande estime pour vous.
Pour lui, nul ne saigne aussi bien que vous.
Je m'en contrefiche totalement...
Vraiment?
Oui, monsieur.
Selon ses dires, vous avez amput� plus de membres
que tous r�unis!
Par exemple! Ou se trouve-t-il, � pr�sent?
Dans mon village, � Pine Hill, dans l'Ohio.
L'Ohio? Dans l'Ouest, chez les Indiens...
Etes-vous un Indien?
En �tes-vous s�r?
Ou avez-vous appris le latin et le grec?
Le latin et le grec?
Vous ne parlez pas ces langues?
Comment comptez-vous devenir m�decin?
Vous �tes pauvre, j'imagine,
Je travaillerai.
En faisant quoi?
Je pourrais ranger un peu ce bureau
ou lustrer ces crachoirs et ces bacs � sable...
Un employ� s'en charge.
Ne pourrais-je l'aider
en �tant son assistant?
Je suis venu de loin et j'aimerais tan �tre docteur.
Laissez-moi rester, je travaillerai dur et...
Je vous en prie.
Quid! Viens voir.
Tu aimerais un assistant?
Il a beaucoup de travail pour une seule personne...
Emm�ne ce gar�on et donne-lui a manger.
Apprends-lui le latin et le grec.
A ton avis, c'est un Indien?
Il n'a pas de plume.
- Comment te portes-tu? - Bien, bien.
Il y a une lettre de Jason.
Il �tait temps. Cinq lettres en une ann�e...
Il est tr�s occup�.
Je reste son p�re.
Il va bien.
Il travaille dur.
Puis-je la lire?
"Ch�re maman,
"j'ai �t� tellement occup�
"que je n'ai pas pu �crire.
"Crois-tu que tu pourrais r�unir quelque argent rapidement?
"Tu pourrais vendre ton carton � chapeaux en acajou.
"Mme Cantwell en a toujours r�v�, je me souviens.
"Je n'ai d'ailleurs jamais compris pourquoi...
"Vends-lui,
"Une fois sorti de la facult� je t'en rach�terai une dizaine.
"Ton fils que t'aime, Jason."
Celui que je t'ai offert pour notre mariage?
Il ne comprend pas ce genre de choses.
Apparentement, non.
Ne devrais-je pas faire venir le Dr. Shingle?
Non, �a va aller, ch�rie.
J'ai song� � une chose.
Cette vieille montre qui �tait � mon p�re...
Elle est en or.
Notre fils a besoin de cet argent.
Mon p�re serait s�rement heureux.
Tu es tellement g�n�reux.
Je dois continuer ceci.
Comment dit-on?
Veni, vidi, vinci, c'est �a?
Splendide!
Le rago�t!
S�rement!
C'est excellent, �tant donn� qu'il n'y a pas de viande.
Il est tr�s d�licat de faire un bon rago�t sans viande.
Attends que mes parents me r�pondent.
Tu as �crit � tes vieux?
Il y a quelques semaines. Ils r�pondront bient�t.
C'est une bonne chose.
"Dominus meus", le souper est servi.
Lucullus d�ne avec Lucullus.
Ou �tiez-vous?
Je faisais une amputation et vous le saviez.
Comment avez-vous pu vous absenter?
Pardon, mais avec tous les lits...
Voyons, mon gar�on!
Vous ne pouvez �tudier la m�decine et rater une amputation.
Et l'antre de Highmore?
L'antre de Highmore? Ah oui, je me souviens!
C'est une cavit� � l'int�rieur des maxillaires sup�rieures.
Ses parois correspondent aux parois nasales, orbitaires, ant�rieures
et infra-temporales.
Sa base est form�e des parois lat�rales de... du...
du conduit nasal et son apex s'�tend jusqu'aux
muscles zygomatiques.
- �a alors! - La paroi nasale pr�sent,
dans l'os d�sarticul�,
une petite ouverture irr�guli�re
qui communique avec le conduit nasal.
Dans le cr�ne articul�,
cette ouverture est r�duite par certains os:
l'�thmo�de sup�rieur au-dessus,
l'os �thmo�dal
de la cavit� nasale au-dessus et la perpendiculaire
du palais...
Quoi? Ce n'�tait pas correct?
- Trop correct, m�me. - Comment �a?
Une lettre pour vous.
Une lettre de mes parents.
Regarde, 20 dollars. Pourquoi autant d'argent?
Lis la lettre, tu le d�couvriras peut-�tre.
Bonnes nouvelles?
Quoi?
Mon p�re est tr�s malade.
Mauvaise nouvelle.
Il ne s'en remettra pas. Maman veut que je rentre.
Il faut que tu y ailles, alors.
Comment puis-je partir?
Les examens sont dans un mois, je perdrai une ann�e.
Peu importe ton ann�e, Jason.
Tu regretteras de ne pas avoir vu ton p�re, s'il meurt.
Papa ne peut pas mourir! Il est grand et fort.
Maman, est en effray�e, c'est tout.
N'est-ce pas une raison suffisante?
Elle ne t'aurait pas demand� de venir, sinon.
J'imagine ta maison,
je l'imagine en ce moment.
L'ambiance est triste.
Parce que ton p�re est malade et qu'il manque quelque chose.
Ce quelque chose, c'est toi.
Ils ont besoin de toi, Jason. Tous les deux.
Tu as raison. Bien s�r que tu as raison.
Ou est Mary?
Essayez de dormir.
Je suis ici, ch�ri.
Combien de temps, docteur?
Vous serez debout d'ici un mois.
Vous �tes un homme bien, docteur.
Moi? Balivernes. Je suis un vaurien.
Si seulement le monde �tait peupl� de vauriens tels que vous.
Je serai de retour � minuit.
Nous allons le perdre, Mme Wilkins.
Il a trop attendu. Si j'avais su � temps...
M�re, est-il...?
Il est toujours parmi nous.
Je crois qu'il a voulu t'attendre.
J'ignorais compl�tement...
Ce sont les poumons. Il est malade depuis des mois.
Notre fils est ici.
Il aimerait te parler,
te dire quelque chose.
Mon pauvre ch�ri.
C'est termin�.
Crois-tu encore que la vie de ton p�re ait �t� un �chec?
Non, maman, je vois les choses diff�remment.
Si seulement j'avais pu lui faire comprendre.
Il comprend, mon ch�ri.
Jason est retourn� � Baltimore.
Trois ans durant seules ses lettres �gayent la solitude de sa m�re
- Bonjour, Mme Wilkins. - Bonjour, Dr Shingle.
Ou plut�t, "joyeux No�l",
Une semaine d'avance ce n'est pas trop grave.
Une semaine, un mois, un an de plus ou de moins...
Des nouvelles de votre fils?
Je pensais l'avoir annonc� � tout le village:
il revient demain.
Vraiment? C'est bien.
Vous aurez beaucoup � vous dire, apr�s trois ans.
Il est m�decin, vous savez? Dipl�m� depuis une semaine.
Un docteur � part enti�re.
Docteur, d'accord.
Mais "� part enti�re", cela ne se fait pas en un jour.
�a prendra du temps... Mais il r�ussira!
Il est intelligent.
Il vous remerciera un jour de lui avoir...
Comment vous sentez-vous?
- Vous entrez? - Oui, il me manque des bricoles.
A moi aussi, je vous accompagne.
- Bonjour, veuve Wilkins. - Bonjour, M. Inchpin.
M. Ames, j'aurais besoin de quelques provisions.
Des mitaines!
- Combien valent-elles? - Soixante-cinq cents.
Elles sont jolies.
Vous en voulez, des choses.
Mon fils revient � la maison pour No�l.
Ah oui? �a va vous co�ter plus d'un dollar.
Vous avez cet argent?
J'ai toujours l'argent qu'il faut, M. Ames.
La couture marche bien, apparemment.
Tu ne lui donnes pas sa lettre?
Ma la chercher, veux-tu? Mon dos me fait souffrir le martyre.
Moi aussi, il me fait souffrir.
Passez-moi votre panier, je vous le remplirai.
Veuve Wilkins, votre panier!
"Ch�re maman,
"Pardon de ne pouvoir venir pour les f�tes.
"Je vais aider le Dr. Crumm � pr�parer la rentr�e de No�l.
Il songe � m'engager comme assistant.
"Je te sais heureuse tant que je travaille bien.
"Ch�re maman,
"j'ai grand besoin d'argent. Pourrais-tu m'en envoyer?
"Ton fils qui t'aime, Jason."
Je n'ai plus besoin de rien. D�sol�e.
D�cidez-vous. Mon lumbago me torture.
Jason ne rentre pas, finalement. Il est retenu.
D'abord vous en voulez, puis vous n'en voulez plus.
Et ces rhumatisme qui me rongent.
Allez Jim, vas-y.
Pas question. Tu sais ce qui arrivera.
Ce sont les r�gles.
C'est pas juste. Tu r�cup�res trois pions.
Tu es en bien mauvaise posture. N'est-ce pas, Elder?
Rien. Je pensais tout haut.
Vous me devez toujours une facture.
Vous ne voyez pas que je suis un homme malade?
Justement. Si vous pouviez me r�gler avant de mourir...
Je ne vous jouerai pas un tour pareil!
Que voulez-vous dire?
Vous n'avez pas l'air tr�s en forme.
Votre c�ur est faible et vous avez un lumbago.
Je n'aime pas la couleur de votre foie.
Vous ne resterez plus tr�s longtemps parmi nous.
- Vraiment? - Laissez-moi prendre votre pouls.
Ce n'est pas brillant.
Quel est le probl�me?
Vous �tes une �pave, mentalement, physiquement et moralement.
Comment en �tes-vous arriv� l�?
Que dois-je faire?
Je vais devoir vous saigner.
Non, pas encore!
Chauncey, emm�ne ton p�re l�-haut.
Ne t'inqui�te pas, George.
George, tu es tout p�le!
Pourquoi marchez-vous si vite?
Ignorez-vous que c'est mauvais, � votre �ge?
Je vais prendre votre pouls.
Votre c�ur bat la chamade.
Ne la retirez plus jamais.
Vous allez prendre froid.
"Ch�re maman,
"J'ai rejoint l'arm�e en tant que chirurgien.
"Il me faudrait un uniforme, ce qui co�te environ 70 dollars.
Pourrais-tu vendre Pilgrim? Je ne vois pas d'autre solution.
"L'Etat rach�te les chevaux � bon prix.
"Ton fils qui t'aime, Jason.
" P. -S. : Je serais dans l'unit� du Dr. Crumm."
Pardonne-moi, Pilgrim. Tu l'aimes aussi, n'est-ce pas?
C'est un beau cheval. Combien en voulez-vous?
Je ne sais pas trop...
Quatre-vingts dollars, c'est notre plafond.
Ce n'est plus un poulain.
- Si c'est votre prix maximum... - Effectivement.
Sam! Quatre-vingts dollars pour celui-ci.
- Au suivant. - Par ici madame.
Votre argent, madame.
Je vais chercher votre monnaie.
Voil� pour vous.
Sept dollars cinquante. Il vous va � merveille.
- Combien coutent ces gants? - Ces gants-l�?
Je vous les montre? Ils sont du dernier cri.
Tous les officiers en portent.
- Combien co�tent-ils? - 7 dollars la paire, monsieur.
Je vous sers des biscuits, M. Meaker?
J'ai ce qu'il me faut.
Ils coutent 8 cents la livre.
Ils le valent bien.
Arr�tez de manger tous mes b�n�fices!
Pas des b�n�fices, des biscuits!
Vous ne preniez pas tant de libert�s avec mon p�re.
Ne m�le pas ton p�re � cela.
Il avait un c�ur d'or.
Dommage qu'il ait succomb� au coup de pied d'une mule.
Je n'ai pas parl� de papa.
Tu n'as pas int�r�t!
Il doit se retourner dans sa tombe en te voyant g�rer la boutique.
Il doit m�me faire des bonds!
Il n'y a pas de lettre pour moi?
Non. Pas de lettre.
Tu en es s�r?
Tu as bien regard�?
La semaine prochaine, peut-�tre.
Ca fait deux ans qu'elle dit �a.
Ce gar�on m�rite une correction.
Il n'y a s�rement personne � corriger.
De quoi tu parles?
A mon avis, il est mort � la guerre.
Je suis fait!
- Vous devriez vous reposer. - Ca va.
- Vous allez mourir d�guisement. - Foutaises.
Des blas�s viennent d'arriver.
- Ou sont-ils? - Dehors.
Allons voir �a.
Vous partez pour Washington.
Le Pr�sident veut vous voir.
Le Pr�sident ?
Pourquoi souhaite-t-il me voir?
Pour vous d�corer, peut-�tre.
De toute fa�on, vous devez y aller.
Mais comment? Les bless�s arrivent par centaines.
Jason, c'est un ordre sign� par le Pr�sident.
- Quid ? - Oui, docteur
Vous irez aussi. Ne tra�nes pas, on a besoin de vous.
Lieutenant Wilkins?
Le Pr�sident va vous recevoir.
- Jason Wilkins ? - Oui, monsieur le Pr�sident.
Je tiens � vous f�liciter. Vous avez fait des prouesses.
Merci. Je n'ai fait que mon travail.
Plus que cela, si ce que l'on dit es vrai.
Vous avez sauv� des vies.
Notre unit� est pr�s du champ de bataille,
ce qui nous permet d'agir avant les complications.
J'ai re�u de nombreuses lettres.
Le g�n�ral Grant vous demande aupr�s de lui.
J'en serais honor�.
Nous verrons cela.
Une chose m'int�resse particuli�rement.
Vous n'amputez qu'en cas d'absolue n�cessit�?
Un handicap� est un homme perdu.
C'est exact.
Quelle universit� avez-vous fr�quent�?
La facult� de m�decine de Baltimore.
Excellente facult�, s�rement.
Asseyez-vous et dites-min plus.
Merci.
Elle ne pave pas de mine,
mais ils ont de bons docteurs, tr�s consciencieux.
- Voua �tiez boursiers? - Non, je travaillais.
Vous deviez payer une pension?
Cela a d� �tre difficile.
Je faisais toute sorte de petits travaux
et mes parents m'aidaient.
Vos parents?
D'ou sont-ils?
D'une petite ville de l'Ohio, Pine Hill.
Je n'ai que ma m�re.
Pas de fr�re, ni de s�ur?
Fils unique, alors? Votre m�re est-elle bien nantie?
Non, surtout depuis la mort de mon p�re.
Mais elle vous a aid�?
Oui, monsieur. Elle a vendu certains objets.
Quel genre d'objets?
Ceux dont elle n'avait plus besoin.
Par exemple? J'aime savoir ce genre de choses.
La montre de mon grand-p�re, si je me souviens bien,
une vieille th�i�re en argent,
de l'argenterie,
un carton � chapeaux, un vieux buffet...
Des choses inutiles.
Est-elle en bonne sant�? Vraiment?
Est bonne sant�
Je l'ignore.
Vous l'ignorez? Et pourquoi cela?
A dire vrai, j'ai n�glig� d'�crire.
Mais vous �crit-elle?
Elle ignore ou je me trouve.
Et pourquoi cela? Ce n'est pas une bonne m�re?
Bien s�r que si.
Ce doit �tre une femme m�diocre.
Sinon, pourquoi l'auriez-vous abandonn�e ainsi?
Elle a d� vous faire du mal.
Que vous a-t-elle fait?
Je vais vous le dire.
Elle vous a port� dans ses bras maintes et maintes fois.
Elle vous a nourri,
bord� la nuit,
elle a pri� pour vous,
cuisin�, cousu et r�cur� pour vous,
vous a appris � diff�rencier le bien du mal.
Voil� ce qu'elle a fait.
Comment l'en remerciez-vous?
Par le silence. Un silence long de deux ans.
J'�tais � la guerre.
Et elle?
Ecoutez-moi bien.
Pendant 2 ans,
votre m�re vous a imagin� mort au champ de bataille.
Elle n'a plus d'espoir.
Elle vous croit mort?
Une lettre l'aurait rassur�e.
Vous lui avez parl�?
Elle m'a �crit
pour savoir ou trouver votre tombe.
Elle aimerait la voir,
la fleurir en repensant au petit qu'elle serrait dans ses bras.
Je suis terriblement d�sol�.
D�sol�?
Elle a vendu ses tr�sors un par un, pour vous!
Des vieilles choses inutiles, selon vous!
Vous n'�tes qu'un ingrat.
Ecoutez-moi bien.
La gratitude est la plus noble des qualit�s.
Rien n'est aussi vil et m�chant que l'ingratitude.
Asseyez-vous l�.
Ecrivez � votre m�re.
"Ch�re maman"
Dites-lui que vous regrettez votre ingratitude.
Promettez d'�crire souvent et tenez votre promesse.
A partir d'aujourd'hui, vous �crirez chaque semaine.
Chaque semaine!
Sinon, c'est la cour martiale!
"Souffle, souffle, vent d'hiver,
"tu n'es pas aussi n�faste que l'ingratitude de l'homme.
"G�le, g�le, ciel amer, tu n'es pas aussi mordant
que l'oubli des bienfaits."
"G�le, g�le, ciel amer,
"tu n'es pas aussi mordant que l'oubli des bienfaits."
Oh Quid, apr�s tout ce qu'elle a fait pour moi!
Toutes ces ann�es d'universit�, cet uniforme, tout!
Et moi, qu'ai-je fait?
Je ne suis qu'un ingrat.
Tu voulais le succ�s, tu l'as trouv�.
Mais tu en as oubli� tout le reste.
- Une escarmouche? - Oui, assez grave.
- Des bless�s? - En grand nombre.
Je suis arriv� juste a temps.
Qu'a-t-il?
Son ma�tre est � l'int�rieur.
Pilgrim! Esp�ce de vieux canasson!
- A qui est ce cheval? - Au capitaine Griggs.
- Ou se trouve-t-il? - A l'int�rieur.
Prends bien soin de ce cheval. Garde un �il sur lui.
Ne laisse personne s'en approcher!
Capitaine Griggs!
Ce cheval blanc, dehors, il est � vous?
Accepteriez-vous de me le vendre?
Le vendre? Certainement pas.
Je vous en donnerai ce que vous voudrez.
Il n'a pas de prix. Je n'ai jamais eu de meilleur cheval.
Capitaine, �coutez-moi.
Je vous en prie. Il appartenait � ma m�re,
Elle a vendu tout ce qu'elle avait pour moi.
Comment-vous faire comprendre?
J'ai �t� ingrat.
Laissez-moi le ramener.
Dr Wilkins, cet homme est gri�vement bless�.
Laissez-moi lui parler encore un peu.
Une petite minute.
Vous �tes le Dr Wilkins?
J'ai entendu parler de vous.
Ils veulent me couper le bras.
Vous pouvez le sauver.
Je ne sais pas...
Vous �tes capable. Je le sais.
Faisons un march�.
Si vous sauvez mon bras,
je vous donne le cheval.
Essayez. Je veux mon bras.
Comme vous voulez.
Je vais le sauver, votre bras.
Emmenez-le en salle d'op�ration. Vite!
Il va s'en sortir.
- Tu auras peut-�tre besoin de �a. - Qu'est-ce?
Un petit formulaire, connu sous le nom de "permission".
Tu penses vraiment � tout.
Les deux font la paire.
Pilgrim, on rentre � la maison!
Venez, venez!
Allez, Pilgrim, on est presque � la maison.
Jason!
Mon petit gar�on!
Maman, pardonne-moi, je t'en prie.
Ethan, il est revenu.
Mon Dieu. Toute cette joie me joue des tours.
J'ai cru entendre Pilgrim.
C'est bien lui, maman.
Tu n'as pas oubli�, je pense.
Nous te remercions, Seigneur, de tes bont�s.
Aide-nous � renoncer � l'orgueil et � la vanit�.
Donne-nous la force de venir en aide aux malheureux.
Chasse l'�go�sme de notre c�ur.
Rappelle-nous l'existence des faibles et des n�cessiteux.
Fais de nos vies le reflet de ta bont�.
Voil� ce que nous te demandons. Amen.
Pressons-nous, nous allons rater le culte.
Le nouveau pasteur te plaira. C'est un homme bon.
Il me rappelle...
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