All language subtitles for Nez de cuir.1952.FR

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Original subtitles

Il est l� !

Sa pauvre figure.

Pleurs - Notre ma�tre.

Ma�tre Roger.

Allez.

- Tout doux, les gars.

Tout doux.

Il vit toujours.

Il ne tiendra point.

- Nous le ram�nerons quand m�me.

S'il doit mourir, il mourra chez nous.

Il s'est �veill�, �a va �tre pire.

L�, c'est fini.

V'l� Nonancourt.

- Qui c'est ? - M. De Tainchebraye.

On le monte l�-haut. - Le beau Roger ?

Oh...

Doux J�sus, ils nous l'ont tu� !

Eh, au large !

- Du calme, soldat, je suis m�decin.

- Faites quelque chose, qu'il n'ait plus de mal.

Vous prierez plus tard, ma m�re.

D'abord, des lits pour eux.

- Je ne te veux rien faire, seulement te calmer.

C'est pour dormir.

Allez-vous en, maintenant. Je m'en occuperai.

Oui, toi aussi.

- Je vais � Tainchebraye, pr�venir sa m�re.

Quel �ge a-t-il ?

- 26 ans, monsieur, depuis la F�te-Dieu.

A nous deux, gars.

- De Mme la comtesse de Bonneville.

- Il s'est �veill�, il a parl� !

- Alors il sera vite sur pied, tu peux te garer !

- Je t'ai abruti d'opium pour t'emp�cher de souffrir.

Maintenant, tu cicatrises.

A- t-il fallu que tu sois gaillard pour t'en tirer !

- C'est � vous que je dois de... ?

- Attends un peu pour me remercier.

Mais je te tutoie.

Fais-en autant.

Depuis des semaines, je ne te quitte pas.

Je m'appelle Marchal.

? C'est assez parl�.

T�che de redormir.

Marchal.

Dors.

Les blessures...

Dis-moi.

- Si tu ne te tais pas, je te redonne la drogue.

R�ponds, bon Dieu !

Alors ?

- T�n�es pas facile d�s que tu revis !

Bon.

Allons-y.

Les blessures.

O� ?

Partout.

Tu �tais en miettes.

- Je serai infirme ? - Ne m'insulte pas, j'ai tout recoll�.

Dans quelques mois, tu seras � cheval.

Et...

Et l� ?

Le visage ?

Comment est-ce ?

Tu n'oses pas le dire ?

Donne-moi une glace.

Reste tranquille.

C'est si terrible ?

D�figur� ?

Oui.

Compl�tement.

Effrayant ?

Oui.

Cris

- Mais fais quelque chose ! Je ne veux pas, non !

Il fallait me tuer, me laisser crever !

Tu vas finir ?

Oui, tu es laid.

Mais tu vivras. Tu vivras, tu entends ?

C'est �a qui compte. - Je ne veux pas !

Si et tu t'y feras.

�a me fait honte de te voir g�mir comme �a.

C'est �a, la guerre.

Ecoute-moi bien.

Il y a des millions de morts depuis 12 ans...

Pourrissant dans la terre.

Des ruines, des gosses �trip�s... des m�res qui pleurent.

D�figur�.

La belle affaire !

Tu oses te plaindre ?

Mais il y a plus malheureux que toi.

Les milliers d'estropi�s rampant sur les routes...

...qui cr�vent de faim, qui n'ont pas de ch�teau, rien.

Rien, personne !

Oui, tu t'en fous, monsieur de Tainchebraye !

Il y a les aveugles, les amput�s. Tu les verras quand tu seras debout.

Il y a moi !

Oui, moi.

Moi.

De quoi faire rire tous les idiots.

Eunuque � 28 ans. 28 ans, tu comprends ?

Un coup de sabre � Hanau...

...o� les canons roulaient dans une boue de chair humaine.

Je te demande pardon.

Musique haletante

Oh, c'est atroce !

Mon Dieu, que n'est-il mort ?

- J'ai vu Simone de Tainchebraye.

Son fils est lev�.

Rire

Regardez-les.

Et vous ne savez pas.

Il n'a plus de nez ! Plus du tout !

Les Cosaques l'ont coup� !

Rire

Plus rien !

Un Apollon � t�te de mort !

Rires des hommes

- Curieux, la cocasserie m'�chappe.

- Dom Juan sans nez ! Rires des hommes

Riez, riez toujours !

En attendant...

Voix dans la rue

Au fait, tu ne voulais pas vivre ?

- Elles ne savent pas. - Tout le pays le sait.

On ne parle que de toi depuis 2 mois.

Elles t'attendent, toutes.

Elles n'ont pas vu.

Comme elles sont belles !

Regarde, Marchal.

Des paysannes !

- Tu peux pas comprendre, toi, citadin.

Leur teint quand elles sont jeunes.

La douceur blonde de leur peau.

Pas compliqu�es, simples, sans histoires.

Celle qui rel�ve la t�te, 18 ans, pas plus.

La courbe du cou... nette.

Le charme... - Mais tais-toi donc !

Abrutis-toi avec tes garces !

Regarde-les. Use-toi les yeux...

Mais en silence.

Il est temps que tu rentres chez toi.

Pour moi, ce n'est plus tenable.

Elles sont l�, toutes � r�der.

- Tu me chasses ? - Non, Roger.

Mais � pr�sent, elles te gu�riront mieux que moi.

- Je leur ferai peur, je me fais peur � moi-m�me.

Les conna�trais-tu si mal ?

- La piti�, �a jamais. Jamais je n'accepterai.

Et pourtant, je ne pourrai pas vivre si...

Un �pouvantail � filles.

Voil� ce que je suis devenu.

Demain, tu demanderas ton cheval.

Et dans 3 jours, tu seras chez toi.

- Je n'ai pas mont� depuis 6 mois.

- Eh bien, tu monteras, �a ne s'oublie pas.

Une fois en selle, tout ira bien.

Tu es plus fort que tu ne l'imagines.

J'ai �a pour toi depuis quelque temps.

Tu l'�trenneras.

Laisse-moi, veux-tu ?

Il y a tant de monde.

Oui, on t'attend.

Aurais-tu peur ?

Quand tu voudras.

- En selle Tainchebraye, saute ! Saute, cr�non !

Ah, notre ma�tre !

Hourras

- Tiens, prends-les, beau masque !

Et pour me payer ?

Ne sauriez-vous plus ?

Vivats

Merci, Marchal, merci !

Merci !

Vivats

Cors de chasse

Bient�t 3 heures, Roger.

Oh ! Le gueux, le bandit !

Les premiers vont arriver.

Tu n'es pas habill�. - Tout � l'heure.

C'est insolent !

Mais laissez-le.

D�fends-moi, l'amie.

Laissez-le, s'il veut muser.

- A Dame, encore. - Tra�tre !

Cal�ches dans la cour

- Les Aubreville. - Re�ois-les.

- Mais... - Re�ois-les tous.

Aucun d'eux ne m'a vu, ils meurent de curiosit�.

Laissons-les sur leur faim. - Pourquoi ?

Pourquoi ?

Pour ne pas les affronter l'un apr�s l'autre.

Mais les avoir ensemble d'un bloc et couper court � toute condol�ance.

Vite, Guy, va pr�s de ma m�re.

- Mais les ducs, pour eux tu ne peux pas.

- Les ducs, les ducs... ils comprendront.

- M. Le baron et Mme la baronne de Porval.

M. Le duc et Mme la duchesse d'Aubreville.

Quelqu'un l'a vu.

On dit qu'il porte une cagoule.

Une cagoule couvrant la t�te.

- Il para�t m�me qu'il ne peut plus marcher.

Non, c'est atroce.

- Il ne sort pas, se clo�tre, s'enferme ici.

En es-tu s�r ?

Avant-hier, sur mes terres...

...une fille de ferme culbut�e, comme avant.

Culbut�e !

Culbut�e ! Ha ha ha ! Le bougre.

Nez de cuir ?

- Nez de cuir ! Rires

- Un masque entier couvrant le visage ?

Il para�trait.

- Nez de cuir, c'est � mourir.

- �a vous rassure ? Vous avez tort.

L'attrait du masque, le romanesque.

- Curiosit� qui n'a qu'un temps.

- Quand elle est satisfaite, la r�putation reste.

L� est le danger pour vous.

Bien dit, Porval !

- De la piti� on se lasse vite.

- Le carnaval fatigue � durer l'ann�e.

- Masqu� ou pas, piti� ou non, il restera ce qu'il fut toujours.

N'est-il pas vrai ?

- Qu'est-il ? - Roger de Tainchebraye !

Le seul homme du pays ! - Touch� !

M. Le duc et Mme la duchesse de Breuil.

Il devrait �tre l�.

- Je n'en peux plus d'attendre.

Musique de cour

- Il a, avec son nez, perdu sa politesse.

Il exag�re.

Cela touche � l'inconvenance.

- S'il tarde encore, c'est trop.

Oh, le rou� ! S'il vous conna�t son monde !

Quel silence !

Pourquoi donc ?

Je vous ai fait attendre.

J'en suis vraiment navr�.

Le gaillard a de la branche !

- Mon nez est solide, M. Le duc.

D'ailleurs, j'en ai d�j� 3 autres.

- Bois donc, l'infatigable.

- Boire ? Tu es fou, �a me d�ssoulerait !

Rythme enlev�

Merci, Roger.

Ah, si j'avais 16 ans.

Enfermez vos filles et surveillez vos femmes !

La ronde va commencer ou j'ai m�jug� l'homme !

Aboiements Cors de chasse

Ses cheveux ont blanchi.

Le croyez-vous heureux ?

Qui peut savoir ?

Il aime � humilier.

- Vous exag�rez tous. Il n'est pas si mauvais, il s'amuse.

- Avant, oui. Dieu sait ce qu'il cherche.

- Peut-�tre � oublier ce qu'il y a...

...sous son masque.

C'est une r�trospective !

- Ne joue pas les cyniques.

Je ne joue rien, c'est un fait.

Elles sont embarrass�es.

Elles cherchent une contenance.

C'est merveilleux, le secret.

Etre deux � savoir...

Deux, tu crois ?

Tous les noms sont connus.

Tous, vraiment ?

Parfois, tu me fais peur.

Roger, imagine.

J'ai des soeurs.

J'aime une femme.

Nous sommes amis.

�a t'arr�terait, n'est-ce pas ?

Tu n'as pu changer ainsi ?

Pas au fond de ton coeur.

C'est ce qu'ils pr�tendent.

Ne leur donne pas raison.

Quelle taille !

Qui est-ce ?

Ne te lasseras-tu jamais ?

C'est H�l�ne.

La femme de Josias.

- Oh, la pauvre caille ! C'est gros !

Il faut la distraire.

Elle est honn�te.

- J'esp�re bien. Sage et pieuse.

Ce sont les meilleures...

...les satan�es pri�res que chantent ces bouches-l�.

- Je me refuse � te croire corrompu � ce point.

Ou alors... - Alors ?

- Alors un jour, tu seras ch�ti� terriblement.

Dieu existe.

C'est ce qu'on dit.

Mais �a, c'est une chose entre nous, moi et lui.

C'est lui qui a attaqu�.

Je ne lui avais rien fait.

Pas encore.

Alors, c'est une vertu ?

Eh ben.

Je m'en vais me faire convertir.

5 nouvelles, cette ann�e.

Et on n'est qu'en novembre.

- Faire du mal, pervertir, c'est sa joie.

Non, vous le connaissez mal.

- Il y a encore peu de jours, vous seriez rest� pr�s de moi.

Me serrant contre vous.

- Le temps �tait moins froid.

- J'irai grossir le lot de celles qui vous ont aim�.

Et qui continueront toujours.

Sans espoir. Leur tour �tant pass�.

Comme elles, je n'aurai rien �t� pour vous.

Une aventure, au mieux, une distraction.

Certes non.

Vous allez prendre mal.

J'ai peur, Roger.

Peur de vous, de moi. Peur que Josias apprenne.

- Est-il indispensable de parler de lui ?

Ce n'est pas l'endroit r�v�.

Il est tellement jaloux.

Eh ben, c'est charmant.

�a prouve qu'il vous aime.

- Vous �tes cruel, Roger. Expr�s.

Mais non !

Donc, Josias est jaloux et vous avez peur.

Votre pauvre homme est si balourd...

Non, n'en dites pas de mal.

Et je suis maladroite, je sais.

Je me m�prise d'agir ainsi.

Je me m�prise.

Pleurs Je vous ennuie.

Oui, je sais.

Ces mots-l�, vous les connaissez.

Les larmes, le remords.

On ne peut rien vous cacher.

Pour les apaiser, je ne connais qu'un moyen.

Recommencer la faute.

Alors les pleurs se s�chent, les scrupules s'estompent.

Les remords disparaissent.

- Je vous aime. Je vous aime pour vous.

Par piti�.

Par piti�, taisez-vous.

Roger, qu'avez-vous ?

Qu'y a-t-il ?

R�pondez-moi !

- Habillez-vous, on ne sait jamais.

Quelqu'un de press� vient.

C'est Josias.

Josias est � Flers.

A cette heure, Dieu dort.

A la cachette.

L� dedans, rien � craindre.

Galop de cheval

Roger, je...

- Pas le moment de vous p�mer. Entrez.

Descendez, il y a une chaise.

Votre bas.

Il n'est pas � moi.

- Oh ! Mille pardons.

A tout de suite.

Qui est l� ?

H�l�ne, tante H�l�ne !

Laissez-moi !

Par exemple, Judith ?

Ne me touchez pas.

O� est tante H�l�ne ? - Mais...

Pr�venez-la.

Pr�venez-la !

Mon oncle rentre cette nuit. Il est peut-�tre d�j� l�.

D�p�chez-vous.

- Descendez, attendez-moi ici.

Inutile.

A cru, en pleine nuit !

Vite !

- Vous au moins, vous relevez la famille !

O� est-elle ?

- Elle descend. Entrez.

Je la conduis et je reviens vous chercher.

Non, je repars.

- Mmm. Oui, bien s�r.

Marie-Bonne.

Marie-Bonne !

Tu as besoin de moi ?

Ah, sacr�e chouanne !

Vous pouvez entrer.

A pr�sent, vous avez un ange gardien.

Je serai de retour dans une heure.

Va brider Agramant.

- C'est fait. Je vais le qu�rir.

C'est point la premi�re fois !

Ah, �a !

Comme du�gne, il y a plus digne.

- A cette heure, les plaisanteries m'ennuient.

Tante H�l�ne.

Judith.

J'ai honte, j'ai honte.

- Vous r�citerez votre confiteor plus tard.

N'est-ce point juste ?

Tu attelleras la jument.

- �a sera fait, mon Roger.

Soyez sage, hmm ?

Serrez-moi, vous savez ?

J'oubliais, par o� entrer ?

J'ai ouvert la fen�tre du petit salon.

Vous n'avez qu'�...

Vous �tes un monstre ! Rire

A tout � l'heure !

- Asseyez-vous mam'selle, vous devez �tre tout rompue.

Rires

- En revenant, j'ai crois� sa voiture.

Il m'a salu� et m'a pri� � d�ner pour mardi.

Mademoiselle.

- La ballotte pas, elle en peut plus. Elle est bien, cette petite.

- Pr�f�rez-vous que Marie-Bonne nous accompagne ?

C'est inutile.

Je peux avoir confiance en vous ?

- Montez derri�re. Je ne me retournerai pas une fois.

Nous serons vite arriv�s. Courage.

- Je vous remercie, j'en ai.

Je m'en suis aper�u.

Arr�tez !

Il y a de la lumi�re chez mon oncle.

J'attendrai que tout soit �teint pour rentrer.

Merci, monsieur.

- Je ne vais pas vous laisser comme �a.

- C'est inutile... - Pas de commentaires, venez.

En vous quittant, je m�nerai la jument au pr�.

Je cacherai la voiture dans un fourr�.

S'il compte ses sous, on est l� pour la nuit !

Qu'est-ce qu'il y a, soldat ? Froid ou peur ?

- Un peu froid, mais ce n'est rien.

Non, je ne veux pas.

- Refus d'ob�issance en campagne.

C'est mauvais.

C'est mieux ?

Oui.

Mais vous, vous allez...

Vous ne supportez pas le froid.

Tiens

Comment le savez-vous ?

Oh...

Je l'ai entendu dire.

Reprenez-la.

Non, je vais marcher un peu.

C'est par l�.

Je sais.

Oui, c'est vrai.

Restez l�.

Oh, flamb�e !

Ils ont ferm�.

Peut-�tre en brisant un carreau.

- Au premier bruit, tout le monde sera sur pied.

Ma chambre � robes. La fen�tre.

Le taquet est cass�.

C'est l�-bas.

Vous pourriez grimper ?

- Non. Je ne peux plus faire un pas.

Laissez-moi, je...

- Bien. Pas d'histoires, c'est moi qui commande.

Attendez.

Suivez-moi.

Musique palpitante

- Non ! - Chut.

Dites une pri�re.

Pensez pour une minute que je suis quelqu'un d'autre.

Allez hop ! En voltige.

Musique haletante

Merci, M. De Tainchebraye.

Vous pouvez aller.

Eh ben, vous !

Atchoum !

Vous avez pris froid.

Roger, je...

Ne le regrettez pas, Judith.

Ces mots-l�...

...je les emporte.

Une fortune immense, incalculable !

- Quel nom avez-vous dit ?

Le marquis de Brives.

Je ne le connais point.

De son temps, il fut...

Non !

Si !

- Mme du Barry ne pensait que par lui.

- Il fr�quentait � Louciennes ? - Et ailleurs.

- La charit�, l'abb�. Il a vieilli, tout �a est oubli�.

Ce bon du Barry !

C'est vrai, la malheureuse.

Dieu l'ait en son saint paradis.

- Qu'y ferait-elle, la ch�re �me ?

- Il a gard� bottes, porte-poudre, culotte...

Toux

Tu disais ?

- Il a gard� bottes, porte-poudre, culotte.

Toux

O� �tait-il, la nuit de jeudi ?

Je...

Je l'ignore.

Moi, je le sais.

Sur les routes, � 2 h 00.

Que c'est imprudent.

- En revenant de Flers, je l'ai rencontr�, sortant de quel boudoir.

Voil� pourquoi il tousse.

Il faisait un froid � attraper la mort. - Froid ?

Avez-vous trouv� la nuit glac�e ?

- Comment le saurait-elle ? Elle �tait au chaud.

Oui, o� ai-je la t�te ?

Qu'auriez-vous fait dehors ?

Merci.

- Ne revenez plus avant quelque temps.

Vous avez fait assez de mal � tout le monde.

- Pas � vous, petite fille.

Si. Ma pr�sence la g�ne.

Elle m'�vite, elle pleure.

En ne vous voyant plus, elle souffrira moins.

Je ne pense pas que cela vous afflige.

Vous croyez �a ?

- Vous vous consolerez vite, vos amies sont nombreuses.

- Mais aucune ne vous ressemble.

L� sera mon seul regret.

Chut.

C'est entendu.

On ne me verra plus.

J'ai des excuses � vous faire. Je n'ai pas pris froid.

C'�tait pour que vous me regardiez un peu moins m�chamment.

- Si l'on en croit l'abb�, M. De Tainchebraye sent le soufre.

Moi, mais...

N'aie pas peur, mon oncle.

Le diable allait prendre cong�.

Depuis, rien.

J'ai tenu ma promesse.

Un salut en passant.

Une ombre de sourire.

Du caract�re, l'enfant.

Tellement touch� ?

- Moi, touch� ? Tu es fou ?

Epouse-la, elle te m�rite.

Tu parles comme Marie-Bonne.

Les hommes comme moi font de bons amants...

...mais sont des maris atroces.

Assez divagu�.

On m'attend. D�p�chons.

Mlle de Rieusses.

Il ne va pas tarder ?

- Non, mam'selle. Vous ne pouvez pas rester.

Vous m'emp�chez d'entrer ?

C'est pas mauvais vouloir, mais...

- Oui, il ne sera peut-�tre pas seul.

- Vaut mieux repartir.

Il faut que je lui parle.

Il le faut.

C'est tant grave ?

Oui.

Bon.

Laissez-lui un mot, je le lui remettrai.

Merci.

Faites vite.

Cors de chasse lointains

Le tour est jou�.

Nous sommes perdus. La for�t nous a pris.

- J'ai peur ! Dois-je m'�vanouir ?

Pas encore, pas encore !

Mon instinct me dit que c'est notre route.

En ce cas, suivons-le.

Une minute, je vous prie.

Il y a longtemps ?

Presque une heure.

Une mauvaise nouvelle ?

Je l'ignore.

S�rieuse, en tout cas.

- C'est le destin. Rendez-moi � la chasse.

Qui sait, peut-�tre est-ce mieux ?

Judith !

Merci.

- J'avais peur que vous soyez partie.

Judith, qu'y a-t-il ?

Dites-moi, Judith.

- Ce n'est rien, je suis stupide.

C'est fini.

Souriez-moi.

Non, mieux. Faut-il que je tousse ?

Voil�, c'est mieux.

J'ai tant de choses � vous dire.

Marchons un peu, voulez-vous ?

Je vous remercie de n'�tre pas revenu.

- Et votre tante, ses vapeurs ?

- Elle a encore beaucoup de peine.

Elle en aura longtemps, je le crains.

Elle prie.

En ce moment, nous recevons beaucoup, cela la distrait.

H�las, tout le monde parle de vous.

Ce que vous dites, ce que vous faites, qui vous...

Qui vous voyez.

Est-ce vrai que r�cemment, vous avez sauv� du feu 2 enfants ?

- Ils ne doivent pas citer que les bonnes actions.

Non.

Mais c'est sans importance.

J'ai beaucoup r�fl�chi.

Je me suis rappel� des paroles de Marie-Bonne.

Je l'ai interrog�e.

Il est impossible d'�tre tant aim� si on ne le m�rite pas.

J'ai �t� insolente avec vous.

- Malgr� leurs bavardages, c'est eux qui ont raison.

C'est faux !

Non, h�las.

- Vous pouvez vous reprendre. - Impossible.

Ah, Judith.

Judith, si vous saviez.

Si vous me voyiez tel que je suis, sans morale, sans loi...

Roger.

Je suis pourri.

Corrompu.

Ecoutez.

D'abord, je cherchais une preuve.

La preuve que l'on pouvait m'aimer malgr�...

Malgr� ce masque.

Les preuves, je les ai eues.

Facile !

Si facile qu'alors, il ma fallu la lutte.

Trouver des r�sistances... - J'ai compris tout �a.

- En perdant mon �me, je perdais celle des autres.

Qu'importait.

Une chasse sans merci.

Un massacre.

Jamais, Judith, je n'ai parl� ainsi � personne.

Pardon, je...

J'oubliais votre �ge.

- Vous venez de me donner le meilleur de vous-m�me.

Vous pouvez douter de vous et de nous.

Vous en avez le droit.

Mais il existe d'autres femmes...

Des femmes pour qui l'amour n'est pas qu'un jeu sans importance.

Non, Judith, plus pour moi.

Si.

Je suis jeune, mais de cela je suis s�re.

Et vous aussi, au fond de votre coeur.

Roger, il faut que je sache.

Si l'une de ces femmes venait � vous pour toujours...

...sans jamais se plaindre.

Si elle se penchait sur vous pour vous donner sa force, sa vie...

...pour vous sauver de vous-m�me.

Si elle vous aimait comme on doit aimer...

...continueriez-vous ?

La tromperiez-vous comme les autres ?

Celle-l� aussi, l'abandonneriez-vous ?

R�pondez.

Oui, Judith.

Oui, je le sais.

Celle-l� aussi.

Celle-l� surtout.

Judith se marie !

Judith se marie !

- Avec qui ? - Je vous le donne en mille.

- Il rach�te Mesnil royal. Il y met 100 valets.

Pour elle. Mesnil royal �tait jadis � sa famille.

- Le mariage aura lieu � Paris, au printemps.

Ils reviendront apr�s.

Quelle �trange nouvelle.

Mais pourquoi ?

Elle n'avait qu'� choisir autour d'elle.

Alors pourquoi ?

Pourquoi donc Brives ?

Elle n'est pas pauvre.

Elle a 18 ans.

Et lui ? Lui ?

On ne sait pas son �ge.

Tais-toi, tais-toi !

Cours, Roger.

Elle tombera dans tes bras. �a se rompt, des fian�ailles.

Tu ne peux pas laisser faire �a.

Va-t'en, va-t'en !

Va-t'en.

Fracas

Si, je peux.

Si.

Elle sait bien pourquoi.

- Regardez Brives, il s'endort, ma parole !

- Il veut faire le jeune homme.

- M�fiez-vous des vieillards.

- C'est triste, il y a maldonne.

- Ne la plaignez pas, Roger r�pare les erreurs du destin.

- Moi, je le crois honn�te homme.

Ils ne se quittent plus.

Il est l� tous les soirs.

- Ils passent leurs nuits devant un �chiquier.

C'est leur passion commune. - La seule ?

- Il continue ses frasques, c'en devient scandaleux.

A pr�sent, c'est...

- Elle ? Il d�cho�t !

C'est dommage.

Vous le voyez beaucoup ?

Oui, beaucoup.

Comment l'oublier ?

Ne plus penser � lui ?

- Mariage blanc, vous croyez ?

C'est ce que chacun dit.

Judith est...

Mariage blanc...

Moi aussi, je le crois.

Je veux le croire.

De cette fa�on, c'est...

C'est plus supportable.

- Mieux peut-�tre, mais tellement...

- Complaisant ? - C'est le mot ! Et fastueux.

Avez-vous vu les chevaux qu'il a fait venir de Londres ?

- On ne peut le nier, le cocu est royal !

Vous disiez ?

- Je disais, le cocu est royal.

J'avais bien entendu.

- Vous m'en rendrez raison. - Avec joie et sur l'heure !

Le voil�.

Il va nous rassurer.

Croyez-vous ?

- Il en a sauv� d'autres plus mal en point.

Merci d'�tre venu si vite.

- Il faut toujours que tu me d�ranges.

Pour ma paix, j'aurais pas d� te sauver. - Pas pour la tienne.

- Qu'est-ce qu'il a ? - Une syncope hier soir.

Depuis, il est tr�s faible. Ce n'est pas la premi�re.

Vous �tes son seul ami.

Quand vous ne venez pas, vous nous...

Vous lui manquez.

Il parle de vous sans cesse.

Vous...

Vous lui aviez tout dit ?

Presque tout.

Rien de grave.

Fatigu�.

Mais il faut veiller la nuit.

J'envoie une garde. - Inutile, je veillerai.

- A bient�t, je repasserai.

Je te le confie, infirmier.

Merci, M. Marchal.

Je connais vos miracles.

Je t'accompagne.

- Il est foutu. - Comment ?

- Il a trop bien v�cu, cet homme-l�.

Us� jusqu'� la trame. Peut-�tre une semaine, un mois.

�a te fait peine � ce point-l� ?

C'est dr�le, j'aurais pas cru.

Parce que ?

Rien, je me trompais.

Il me semble.

- Tu m'en veux ? - Mais non.

Pour tout le monde, c'est incompr�hensible.

Pour moi aussi, peut-�tre.

On bavarde beaucoup ?

- Un peu. On suppose.

On a tort.

Lui n'est pas responsable, il est...

C'est un ami parfait, alors...

...pourquoi ?

Pourquoi, tout simplement, ne pourrais-je pas l'aimer ?

C'est l'aurore ?

Oui.

Un matin qui m'est encore accord�.

J'ai toujours aim� l'aube.

Vous aussi, je le devine.

Oui.

On peut croire qu'elle vous lave des erreurs de la nuit.

L'air frais sur le visage, sur le front.

- Dissipant la naus�e. Je connais.

Je connais.

Si les gens comprenaient le besoin de puret� qu'apporte la d�bauche...

...ils seraient moins injustes.

Mais je g�che votre temps.

On doit me d�tester.

Cette petite, � L'Aigle...

Vous savez ?

- A mon �ge, on sait tout, Roger, tout.

Et souvent...

On comprend plus encore.

Vous voil� lib�r�.

Allez vous reposer.

- Tout � l'heure, ma revanche, il a encore gagn�.

- Votre tour viendra, vous l'avez m�rit�.

- Il est tout guilleret. Il s'est fait friser. Il s'accroche.

Jamais vu un tel d�sir de vivre.

�a peut durer des mois.

Tu m'�coutes ?

Oui, oui.

J'ai perdu.

Non, il est tard.

Ce n'est pas raisonnable.

Ob�issons.

Dormez ce soir, Roger.

Je suis bien. Inutile de veiller.

N'est-ce pas imprudent ?

Mais non.

Vous devez �tre las apr�s toutes ces nuits.

Je vous le demande en gr�ce.

Puisque vous insistez.

Mais toutefois, je dormirai en soldat, habill�.

Sinon Marchal me renierait.

Rien � craindre.

Et dire qu'il a fallu que je sois � la mort...

...pour que vous acceptiez de dormir sous mon toit.

C'est singulier, n'est-ce pas ?

Je...

Je vous laisse � vos soins.

Bon repos.

L'orage vous effraie ?

C'est vrai, j'oubliais.

Vous �tes courageuse.

A demain.

A demain.

Judith ?

Qu'est-ce que...

Il est mort.

Il a eu sans doute un malaise.

Il est venu jusqu'� ma porte.

Et l�...

Il est tomb�.

A cause des gens, j'ai voulu l'emporter.

Mais...

La force m'a manqu�.

Pourquoi ne m'a-t-il pas appel� ?

Comme il a l'air heureux.

De quel droit ?

Il �tait mon mari.

Votre mari, c'est vrai.

Non.

Ils lui appartiennent, laissez-les lui.

C'est votre dernier don.

Tu vois...

A toi...

...je n'aurai rien vol�.

- Tu vois, je ne vous ai jamais quitt�s.

Toutes ces ann�es, je les ai r�v�es.

Brives, Mesnil royal.

- Tu regrettes ? - O� serais-je mieux qu'ici ?

Tu me vois seule, l�-bas ? Non.

Un r�ve dont il ne reste rien ou presque.

Une robe de deuil et... - Et ?

Un peu d'amertume. Mais qui est sans rapport avec...

Elle est vraiment si belle, cette Diane de Sautainval ?

Oui.

Mais bien moins belle que toi.

Je n'aime pas cette toux.

Et il est tard.

- Pas de reproches pour un soir que tu passes pr�s de moi.

Ils sont rares.

Tr�s rares.

- Pas de reproches pour un soir que je passe pr�s de vous.

J'ai re�u une visite, tant�t.

Judith de Brives.

- Judith ? - Oui.

Elle est venue me faire ses adieux.

Elle part demain pour Paris.

Elle nous quitte.

La vie lui p�se, ici.

Aimait-elle donc tant Brives ?

Je...

Je ne sais pas.

Il faut croire.

C'est vrai qu'il est tard.

En son temps, j'ai d�plor� ce mariage.

J'avais entrevu une union plus...

Il vaut mieux que je monte, sinon je vais radoter.

Ne veille pas trop, Roger.

Jeannet !

Selle Agramant, je sors.

Raffut � l'ext�rieur

Non, ne parlez pas.

Il fallait que je vienne.

Il �tait impossible que vous partiez sans me voir.

Ne pouvant encore faire le premier pas, vous m'avez appel�...

Attir� comme... Comme par un sortil�ge.

Roger.

N'aie pas peur.

Ai-je jamais rien fait que chacun n'ait pu voir...

...dit un mot que tous n'aient pu entendre ?

J'ai �t� respectueux. Tellement.

Ai-je m�me eu un regard ?

A Mesnil royal.

Ces silences entre nous.

Ces soir�es pr�s de vous.

Brives l'avait bien compris.

Il m'en a aim� davantage de me voir ainsi vous aimer.

En silence.

Et...

Sa mort.

Sa mort... - Non, Roger, non.

- Et � l'�glise. Pourtant, j'�tais l�.

Pour vous dire que je demandais pardon et que je pardonnais.

Vous n'avez eu qu'un mot de politesse et vous �tes d�tourn�e.

Pourquoi ?

Pourquoi m'avoir fait �a ?

A moi qui...

Qui survivais, mais...

Vaincu par ce mort.

Pourquoi...

...�tes-vous partie ?

Vous m'abandonnez � ma vie.

A ma boue.

Comme une fois d�j� vous l'avez fait.

A l'�tang, pouvais-je vous mentir ?

Vous dire sans y croire que je renoncerais � cette vie infernale ?

Pouvais-je savoir, moi...

...le blas�...

...que cette douceur qui m'entra�nait vers vous...

...n'�tait pas qu'un feu de paille...

...ne serait pas qu'un amour...

...mais l'Amour ?

Ah, Judith.

Ce refus.

Si vous m'aimiez, alors...

...il fallait ne pas fuir.

Je sais.

J'�tais trop jeune.

Je l'ai compris trop tard.

J'ai continu�.

Jamais je n'ai �t� plus dur, plus immonde.

Plus je vous aimais, Judith, plus...

Pourquoi aurais-je lutt� alors que vous m'aviez laiss� ?

Non, ne...

Ne me regarde pas.

Ferme les yeux, veux-tu ?

C'est bien.

Ah, tes mains.

Ces mains.

J'ai assez r�v� de les tenir ainsi.

Non.

Ecoute.

Oublie tout.

Tout ce qui a �t�.

Je suis l� devant toi.

Pr�t � t'ob�ir.

Il n'y a jamais rien eu dans ma vie, rien...

...que toi.

Toi non plus, rien n'a marqu� ta vie.

Permets-moi de...

De t'enlever cet anneau.

Merci.

Oh, merci !

Merci.

Laisse-moi, maintenant.

Je t'en prie.

Je partirai.

Mais ne me chasse pas si vite...

...comme si tu ne m'aimais pas. Rire

Moi ?

Moi, ne pas t'aimer ?

Pars.

Pars, Roger, maintenant.

Oh, non.

Je ne peux plus partir.

Je ne peux plus.

C'est trop tard.

Roger.

- Je ne te laisserai plus m'�chapper.

Pas cette fois.

Roger, je t'aime.

Je t'en supplie, ne commen�ons pas ainsi.

Non.

Me salir comme les autres ?

Je ne te pardonnerais pas, je t'aime trop.

Des mots.

Des mots pour m'humilier, pour me vaincre encore.

Mais cette fois, je suis le plus fort.

Force-moi donc si tu l'oses !

Qu'attends-tu ?

Une vie nouvelle, disais-tu ?

D�j� tu reparais tel que tu �tais toujours. Ignoble.

Assez !

- Le Tainchebraye des pires jours. Horrible.

Une b�te.

Un monstre qui fait peur.

Un monstre qui fait peur ?

Ignoble, n'est-ce pas ?

Hideux ?

Alors tu n'as rien vu encore.

- Non, Roger ! - Si !

Tel que je suis, tu me verras.

Moi, vraiment moi. - Non !

Tiens, regarde !

Regarde.

Regarde-le, le monstre !

Regarde !

Regarde bien, Judith.

Fracas

Mon amour.

Mon pauvre amour.

Musique violente

Avance !

Avance !

Debout !

C'est rien, mon bonhomme, c'est rien.

Mon vieux...

Mon pauvre vieux.

J'aurai donc tout tu�, cette nuit.

Tout.

Tu as mal ?

Attends.

Tu ne souffriras plus.

- �a devient un lieu de promenade ici, depuis que tu y es.

Toi, � la Trappe, �a intrigue. On dit que tu te convertis.

Laisse dire.

Je les envie, ces frocards, avec leur foi.

Et leur silence.

Le silence total.

Moui...

C'est pas tr�s gai.

�a me repose.

- C'est comme � Nonancourt ! �a nous rajeunit.

T'en n'as pas ouvert une ?

Ma m�re ?

- Pas brillant, �a m'inqui�te. Elle te voudrait pr�s d'elle.

Je t'enl�ve bient�t les attelles.

Pas encore.

J'ai besoin de cette paix.

- Mme de Brives a encore recul� son d�part.

Elle voit beaucoup ta m�re.

Sa br�lure � la main... - Tais-toi, veux tu.

Bon, bon.

Mais c'�tait une sale blessure. Comment a-t-elle...

Assez, mon vieux !

Assez.

Je...

Je suis tr�s fatigu�.

Je fais peur, maintenant.

Suis-je devenu un tel objet d'horreur ?

Et ma m�re ?

- Il faut faire vite si tu veux lui parler.

Partons.

Merci.

Ma m�re a voulu que je vous remette cette bague.

Oh, non !

Je ne peux pas. - Si.

C'est � vous seule qu'elle l'a destin�e.

Acceptez-la.

Pour votre main br�l�e.

Elle vous aimait, Judith.

Presque comme son enfant.

Durant votre...

Votre absence...

...elle m'a beaucoup parl�.

- Vous l'avez peu quitt�e. Chant triste

L'adieu des paysans.

J'ai...

J'ai �t� abominable.

Mais vous m'aviez brav�...

Non. Non, Roger.

Cette plaie...

Devant vos yeux.

Etal�e.

Cette horreur.

M'�tre montr� � toi comme je...

Je vous y ai forc�.

- Entre nous, toujours il y aura ma d�ch�ance.

Ce souvenir.

Ce visage...

Mis � nu.

Et votre piti�.

Votre piti�.

Dans le pass�.

Votre piti� dans l'avenir.

Et ma honte.

Ma honte.

Je ne pourrai jamais, Judith.

Jamais.

Guy m'avait un jour parl� d'un ch�timent.

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