All language subtitles for Das Leben Der Anderen - zone 2

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Original subtitles

1984, Berlin Est. Bien avant la Glasnost

et sous le strict contr�le de la Stasi, police secr�te de RDA.

300 000 employ�s et informateurs �uvrent pour la dictature du prol�tariat.

Leur but avou� : "Tout savoir".

NOVEMBRE 1984

Avancez.

CENTRE DE D�TENTION PROVISOIRE

MINIST�RE DE LA S�CURIT� D'�TAT

Vous lui direz : "M. le Capitaine".

Entrez.

Asseyez-vous.

Mains sous les cuisses, paumes vers le bas.

Qu'avez-vous � nous dire ?

J'ai rien fait.

Je ne sais rien.

Vous n'avez rien fait, ne savez rien...

Vous croyez donc qu'on arr�te les gens honn�tes, juste par caprice ?

Non...

Si vous croyez notre syst�me humaniste capable d'un tel acte,

cela suffirait pour justifier votre arrestation.

Rafra�chissons votre m�moire, prisonnier 227.

Le 28 septembre, votre ami et voisin, Dieter Pirmasens,

s'est enfui � l'Ouest.

Nous avons des raisons de croire qu'on l'y a aid�.

Je ne sais rien. Il n'a m�me pas dit qu'il voulait partir.

Je ne l'ai appris qu'au travail.

Veuillez me d�crire votre journ�e du 28 septembre.

C'est dans ma d�position.

Redites-le-moi.

J'�tais au parc, � Treptow, avec mes enfants.

J'y ai rencontr� mon ami Max Kirchner,

on est all� chez lui �couter de la musique jusqu'� une heure avanc�e.

Il a un t�l�phone. Appelez-le, il vous le confirmera.

Je vous donne volontiers son num�ro.

Les ennemis de notre �tat sont arrogants.

Retenez bien cela.

Il faut avoir de la patience avec eux.

40 heures environ.

J'avance un peu...

UNIVERSIT� DE LA STASI, POTSDAM

Je veux dormir.

S'il vous pla�t, laissez-moi dormir !

Mains sous les cuisses.

Dites-moi ce que vous avez fait le 28 septembre.

Rien qu'une heure...

Juste dormir un peu.

Redites-moi ce que vous avez fait ce jour-l�.

Pourquoi le garder �veill� si longtemps ?

C'est inhumain !

Un innocent devient de plus en plus enrag� au fil des heures,

vu l'injustice qu'il subit. Il hurle, il r�le.

Un prisonnier coupable, lui, se calme, puis se tait...

Ou il pleure.

Il sait pourquoi il est l�.

Pour constater l'innocence ou la culpabilit�, rien ne vaut

un interrogatoire jusqu'� �puisement.

... mon ami Max Kirchner.

On est all� chez lui...

�couter de la musique jusqu'� une heure avanc�e.

Il a le t�l�phone, appelez-le, il vous le confirmera.

Quelque chose vous frappe-t-il dans sa d�position ?

Il dit la m�me chose qu'au d�but.

Exactement la m�me chose. Mot pour mot.

Les gens qui disent la v�rit� savent reformuler les choses, et le font.

Un menteur a des phrases pr�par�es

et s'y tient lorsqu'il est sous pression.

227 ment. Nous avons deux indices importants,

nous pouvons augmenter l'intensit�.

Si vous ne nous donnez pas de noms,

je devrais faire arr�ter votre femme.

Jan et Nadia seront plac�s en foyer.

Est-ce bien cela que vous voulez ?

Qui l'a aid� � fuir ? Son nom.

Gl�ske...

R�p�tez clairement !

Gl�ske... Werner Gl�ske.

Silence !

Silence !

�coutez !

Qui peut identifier ce bruit ?

L'�chantillon olfactif pour les chiens.

� recueillir sans faute apr�s chaque interrogatoire.

Vous avez affaire aux ennemis du socialisme.

N'oubliez jamais cela.

Bonne journ�e.

C'�tait bien, vraiment bien !

Tu te souviens

qu'on �tait assis ici, il y a 20 ans ?

Ils m'ont offert une chaire de professeur.

Y a pas que les notes dans la vie,

m�me si, gr�ce � toi, les miennes n'�taient pas mauvaises.

Qu'est-ce qui t'am�ne ?

Tu crois toujours que j'ai des arri�re-pens�es !

- Je voulais juste t'inviter au th��tre. - Au th��tre ?

Il para�t que le Ministre Hempf y va.

En tant que chef de la section culturelle, je dois faire acte de pr�sence.

Le lever de rideau est � 7 h. Allons-y.

LA VIE DES AUTRES

Le Ministre Hempf, au 3�me rang � droite.

Tu savais qu'avant il �tait au Minist�re de la S�curit� d'�tat.

Il a fait le m�nage dans le milieu du th��tre.

Georg Dreyman, le po�te.

Exactement le genre de type arrogant dont je dis

� mes �tudiants de se m�fier.

Lui ? Si tout le monde avait sa loyaut�,

je serais au ch�mage. Il est notre seul �crivain non subversif

� �tre quand m�me lu � l'Ouest.

Pour lui, la RDA est le plus beau pays du monde.

Vois par toi-m�me...

Qu'y a t-il ?

Une nouvelle vision ?

Parle, Martha !

Parle !

Ton Arthur...

est mort.

Arthur ?

Ne peux-tu te tromper cette fois ?

Non, ma s�ur, crois-moi.

Il est tomb�, il est mort,

�cras� par la grande roue.

Je le vois de mes yeux.

Que ne puis-je voir autre chose !

Pourquoi ne m'�pargne-t-on pas ?

Elena !

Rentre chez toi...

et prends le deuil. Je finirai tes heures.

�a t'a plu ?

Dreyman est bon, pas vrai ?

Je le ferais observer.

Observer ?

Les cours que tu donnes g�chent ton instinct.

Je m'en chargerais en personne.

Je te dis qu'il est blanc comme neige ! M�me Hempf vient le voir.

L'observer, c'est nous tirer une balle dans le pied !

Je descends.

"Visages de l'amour"

J'entends souvent parler de votre travail.

On dit que la culture est entre de bonnes mains.

On �voque souvent votre nom, au Parti.

Nous sommes l'�p�e et le bouclier du Parti.

J'en ai toujours conscience.

Qu'en pensez-vous ?

De Georg Dreyman ?

Peut-�tre...

Peut-�tre quoi ?

Peut-�tre qu'il est trop poli pour �tre honn�te.

Grubitz !

Nous deux, on se comprend !

Un de ces habituels cr�tins de la Stasi aurait dit :

"L'un des meilleurs ! Si loyal !", etc.

Mais nous, nous voyons plus loin.

Vous irez loin, Grubitz.

Il cache quelque chose. Mes tripes, elles, ne me mentent pas.

Il organise une soir�e jeudi soir. Des types louches vont venir.

Hauser et sa bande.

Mettez sur �coute son appartement d'ici l�.

Proc�dures A et B, rien que son appartement.

Restez discret. Il a des amis puissants.

Personne ne doit rien savoir

jusqu'� ce qu'on ait trouv� quelque chose.

Mais si vous trouvez quelque chose,

vous compterez un ami au Comit�.

Vous voyez ce que je veux dire ?

Bonsoir, Camarade Ministre.

Pourquoi il nous regarde comme �a ?

Qu'est-ce qu'il fait ici, d'abord ?

Je crois qu'il a le b�guin pour toi.

Je ne peux pas laisser passer cette soir�e

sans porter un toast � nos artistes.

Un grand socialiste,

je ne sais plus qui, a dit un jour :

"Les po�tes sont les ing�nieurs de l'�me".

Et Georg Dreyman est l'un de nos plus grands ing�nieurs.

Charmant, ton petit copain !

Paul, arr�te donc �a !

Et � Christa-Maria Sieland,

la perle de la RDA, sans aucun doute !

Levons nos verres � la sant� de Christa-Maria Sieland.

Sant� !

Qu'un type comme lui ose t'adresser la parole...

Reste l� !

Place � la musique.

Vous permettez ?

- Alors, vous avez appr�ci� mon discours ? - Je vous remercie.

Moi aussi, j'ai appr�ci� votre pi�ce.

Mais si, c'�tait bien.

"Ing�nieurs de l'�me."

- C'est Staline qui a dit �a. - Vraiment ?

Moi aussi, j'ai le go�t de la provocation, Hauser.

Mais contrairement � vous, je sais quand m'arr�ter.

Un peu comme notre cher Dreyman. Il sait que le Parti

a besoin des artistes, mais plus encore, les artistes ont besoin du Parti.

Si vous parlez politique, je vais me trouver un autre partenaire pour danser.

- Je suis pr�t ! - Trop tard, trop tard...

Je suis de pr�s votre th��tre.

Avant, vous le poursuiviez, n'est-ce pas ?

Paul !

Mais laissez Dreyman, Hauser et moi, on se conna�t de longue date.

Schwalber !

Bon travail, ce soir.

Vous travaillez avec de bons metteurs en sc�ne.

Ce ne fut pas toujours le cas.

Vous faites allusion � Jerska ?

� mon avis, vous avez �t� trop dur avec lui.

Certes, il est all� trop loin dans ses propos.

Sans aucun doute.

Mais mettez-vous � sa place un instant.

Vous, en homme d'honneur.

Il ne peut pas rayer son nom de cette p�tition.

Il pourrait travailler dans tous les th��tres de l'Ouest.

Mais il veut rester.

Car il croit au communisme et en ce pays.

- Son interdiction de travail... - Interdiction de travail ?

�a n'existe pas chez nous ! Vous devriez...

choisir vos mots plus prudemment.

Camarade Hempf, entre nous :

mes pi�ces ne sont pas assez bonnes pour �tre mises en sc�ne par Schwalber.

J'ai besoin de Jerska,

et je crois que vous l'avez jug� trop durement.

H� bien, moi, je ne le crois pas.

Mais c'est bien ce qui fait le charme de vos pi�ces.

Votre foi en la bont� de l'�me...

Votre croyance que les gens changent.

Dreyman, peu importe que vous le r�p�tiez dans vos pi�ces,

les gens ne changent pas !

Mais comment va-t-il, au fait ?

Il a fort espoir que son interdi...

de pouvoir retravailler bient�t.

- Peut-il esp�rer ? - Bien s�r qu'il peut !

Aussi longtemps qu'il vivra. Et m�me plus !

Vous savez, Dreyman, l'espoir meurt toujours en dernier.

L'�quipe technique sera pr�te � poser les micros demain matin.

Tout doit �tre pr�t pour jeudi.

� part �a, t'as carte blanche.

T'y arriveras ?

Bonne nuit.

... et de la terre pour les fermiers,

mais utilis�e de mani�re efficace.

La strat�gie �conomique de la 10�me Conf�rence du Parti fait ses preuves.

Plus que jamais, tout...

- J'y vais, ou je vais me faire gronder. - Par qui ?

Par ma copine !

Copine ?

D'accord.

Allez, on joue !

Vingt minutes.

- Oui ? - Madame Meineke...

Un seul mot � qui que ce soit,

et d�s demain, votre Mascha perd sa place � l'universit�.

Avez-vous bien compris ?

Oui.

Envoyez un cadeau � Madame en reconnaissance de sa discr�tion.

On doit d�j� �tre jeudi.

Le temps passe si vite...

C'est pas plus mal.

- Comment vas-tu ? - Pas si mal.

C'est pas toujours aussi bruyant.

Je sais, seulement le jeudi.

Oui.

Tu nous as manqu� � la premi�re.

Schwalber a fait du bon travail ou quoi ?

Les bonnes id�es �taient de toi.

�a me permet de rester vivant.

Excuse-moi, mais je ne supporte plus les premi�res

et ces gros bouffis endimanch�s.

�a ne me ressemble pas, hein ?

Ou bien justement, c'est le vrai moi, et l'autre �tait faux.

L'autre Jerska aimait les gens, nourri par la force du succ�s...

dont j'�tais redevable � la grande bont� des pontes.

Mais je vais arr�ter de me plaindre.

Dans ma prochaine vie, je serai tout simplement un auteur.

Un auteur heureux qui peut �crire quand il veut.

Comme toi.

Qu'est-ce qu'un metteur en sc�ne qui ne peut pas mettre en sc�ne ?

C'est un projectionniste sans film,

un meunier sans bl�. Il n'a plus rien.

Rien du tout.

Albert...

Le Ministre �tait � la premi�re. Le Ministre Hempf.

Je lui ai parl� de ton interdiction.

�a se pr�sente bien...

Il m'a redonn� espoir. Verbalement, concr�tement.

Vraiment ?

G�nial.

Du vin g�orgien bon march�, "ch�teau Jerska".

Il va venir, notre saint buveur ?

J'ai oubli� de lui demander.

Tu es fort et vigoureux.

C'est �a dont j'ai besoin.

Ne laisse pas le malheur entrer dans ta vie.

Albert est mon ami.

Et tu es le mien.

On dirait un 50�me anniversaire. Mais je vais en avoir 40, non ?

N'oublie pas que tu as promis de porter une cravate aujourd'hui.

Je veux bien, mais je n'en ai pas.

Bon anniversaire !

Une cravate ?

Tu as dit que tu ne voulais pas de livres.

Ou est-ce que tu ne sais pas la nouer, vieux po�te ouvrier ?

Comment �a ?

Je suis n� en cravate !

Tu oublies que j'ai d� briser les cha�nes de la bourgeoisie de ma propre force.

Encha�ne-toi une derni�re fois,

juste pour moi...

Bon...

Un n�ud de cravate, c'est un jeu d'enfant pour moi.

Madame Meineke, entrez un instant !

Vous savez s�rement nouer une cravate ?

Vous n'imaginez pas � quel point je vous suis si reconnaissant...

Vous ne vous sentez pas bien ?

Non... Je vais bien.

Fini ?

Fantastique. C'est parfait.

�a ne pourrait �tre mieux.

Ce sera notre petit secret, d'accord ?

Vous savez garder un secret, pas vrai ?

Oui.

Bon sang !

Je croyais vraiment que tu n'y arriverais pas.

Tu ne caches pas tes talents d'habitude.

Si tu savais tout ce que je sais faire !

Le premier invit�.

Nos chers voisins ont � nouveau verrouill� la porte d'en bas.

Tu descends ?

Oui, j'y vais.

Maestro !

Notre pr�sent.

J'avais pourtant bien pr�cis� pas de livres !

Ouvre, d'abord.

Vous buvez quelque chose ?

Une eau gazeuse.

- Une vodka. - J'y vais.

Pourquoi avoir laiss� Albert l� tout seul ?

Il refuse de nous parler ! Il nous a tous renvoy�s.

Je t'ai apport� quelque chose aussi.

Tu es vraiment venu pour lire ?

C'est quand m�me Brecht !

Je me sens comme un imposteur parmi tous ces gens.

Imposteur ?

Arr�te, Albert !

Tu perds le sens des r�alit�s.

Tu sais combien ils t'admirent, � quel point nous t'admirons tous.

Pour des choses que j'ai faites il y a 10 ans...

et dont je ne serais probablement m�me plus capable.

Mon metteur en sc�ne pr�f�r� !

Je veux te parler un instant.

Raconte-moi comment t'es arriv� � ce poste...

Gr�ce � ton talent.

Bien s�r !

Mais qu'as-tu fait d'autre ?

Mais tout le monde sait que t'es avec la Stasi !

Quelle insinuation outrageuse !

- Paul ! - Quoi ?

Excuse mon ami, mais il a un peu trop bu.

- Mais tu sais qu'il est de la Stasi ! - Non, Paul.

Je ne le sais pr�cis�ment pas.

T'es si id�aliste que t'en deviens presque ridicule.

Albert en est l� gr�ce � ce genre de conformistes et d'informateurs.

Si tu ne prends pas position, tu n'es pas humain !

Si tu veux agir, appelle-moi.

Sinon, c'est plus la peine de se voir.

- Tes amis n'ont pas vraiment bon go�t... - C'est vraiment injuste.

Regarde ce beau gratte-dos.

C'est une fourchette � salade !

Quand m�me, c'est magnifique.

Regarde-moi �a !

J'�crirai ma prochaine pi�ce avec.

Toi aussi tu n'as aucun go�t !

Pour certaines choses, j'en ai.

C'est de Jerska.

Bien s�r, il t'a quand m�me offert un livre !

"Sonate de l'homme bon"

ensuite, probablement un accouplement.

Vous �tes en retard.

D�sol�, Capitaine, j'ai �t� retenu par une s�rie de feux rouges.

J'ai perdu facilement 4 minutes ! Vous savez ce que c'est.

Mais ils sont en pleine action ! Incroyable !

Ces artistes, ils ne s'emb�tent pas !

Je pr�f�re surveiller les artistes plut�t que les pr�tres ou les pacifistes...

� demain, 11 heures.

Albert Jerska, op�ration "Engerling".

Syst�matique comme toujours, Wiesler. Je te ferai envoyer le dossier.

� table !

L'�quipe BSG de volley se r�unira � 19 h.

Alors ? La table des chefs, c'est l� !

Le socialisme doit bien commencer quelque part.

Ta recherche d'immatriculation de la limousine

qui a ramen� Mme Sieland...

C'est celle du Ministre Hempf.

Wiesler, on n'a pas le droit de surveiller les camarades dirigeants.

J'ai ray� la remarque de ton rapport.

Je ne veux plus rien d'�crit l�-dessus � l'avenir !

Tu n'en parles qu'� moi, directement.

Alors, aidons un camarade du Comit� Central

� �liminer son rival...

Ceci dit, inutile de t'expliquer

les cons�quences que �a aurait sur ma carri�re, et sur la tienne...

si nous trouvions quelque chose.

Est-ce pour cela qu'on s'est engag�s ?

Tu te souviens de notre serment ?

D'�tre l'�p�e et le bouclier du Parti ?

Qu'est-ce le Parti, sinon ses membres ?

Et si ces membres ont le bras long, tant mieux !

J'en ai une nouvelle.

Honecker arrive au bureau,

ouvre la fen�tre, voit le soleil, et dit...

Ben quoi ?

Oh, pardon...

Je voulais...

Mais non, allez-y, cher coll�gue !

On a bien le droit de rire un peu

du Chef du Parti ! Allez-y.

Je la connais sans doute moi-m�me.

Allez-y, racontez !

H� bien...

Honecker... je veux dire le Camarade Secr�taire G�n�ral

voit le soleil et il dit : "Bonjour, cher soleil !"

"Bonjour, cher soleil !"

Le soleil r�pond :

"Bonjour, cher Erich !" Et le midi,

Erich va � la fen�tre et dit : "Bonne journ�e, cher soleil !"

Et le soleil : "Bonne journ�e Erich !" Le soir, Erich dit encore une fois :

"Bonsoir, cher soleil !" mais le soleil ne r�pond pas.

Alors Erich r�p�te : "Bonsoir, cher soleil"...

"Qu'est-ce qu'il y a ?"

Et le soleil : "Va te faire foutre, j'suis � l'Ouest maintenant !"

Votre nom ?

Grade ? Section ?

Moi ?

Stigler.

2nd Lieutenant Axel Stigler, D�partement M.

Inutile de vous dire ce que cela signifie pour votre carri�re.

Je vous en prie, M. le Colonel, je ne faisais que...

Que d�shonorer notre Parti ! C'est de la diffamation

et sans doute la partie visible de l'iceberg !

J'en ferai part au bureau du Minist�re.

C'�tait une blague !

Elle est bonne, hein ? Mais la v�tre �tait bonne aussi.

Mais j'en ai encore une meilleure !

Quelle est la diff�rence entre Honecker et un t�l�phone ?

Aucune. "L'un a z�ro, l'autre est un z�ro."

- Tu viens ? - Non, je vais rentrer.

Au revoir.

Froid ?

Christa, tu as oubli� notre petit rendez-vous de jeudi.

Ou ton po�te aurait-il eu deux anniversaires de suite ?

Allez, monte.

Monte !

Tu ignores ce qui est bon pour toi.

Ne t'en fais pas.

Je prends soin de toi.

Dis-moi que tu n'en as pas envie.

Dis-le, et je te l�che tout de suite.

J'ai rendez-vous.

O� crois-tu que je te conduis ?

Je te d�pose chez lui !

Tu y seras m�me plus vite.

C'est l'heure des v�rit�s am�res...

Oui.

Ces imb�ciles !

� jeudi prochain au M�tropole.

D�marrez !

Christa ?

Serre-moi juste dans tes bras.

Bonsoir, Camarade Cap...

Vous avez encore 5 minutes de retard.

Bonsoir. 11�me �tage, couloir de droite.

Je suis d�j� en haut.

Comment �tes-vous entr�e ?

Il y a d'autres gars du Minist�re dans l'immeuble.

Je crois que je ne suis jamais venue chez toi.

Non, je ne crois pas.

Alors ? �a t'a fait du bien ?

Oui...

Reste un peu avec moi.

Je ne peux pas, le suivant est � la demie.

Je travaille sur rendez-vous.

� la demie ?

Vous n'y arriverez plus...

Mais si. T'inqui�te pas.

R�serve plus longtemps la prochaine fois.

Salut.

Georg ?

T'as appris pour Hauser ?

Non, qu'y a-t-il ?

Ses conf�rences � l'Ouest tombent � l'eau. Il n'a pas re�u de passeport.

�a t'�tonne ?

Vu son arrogance, il devait s'y attendre.

Tu le laisserais sortir, toi, � leur place ?

CMS arrive. "Lazlo" approuve

l'interdiction de sortie de Hauser.

- Tu as vu mon livre jaune de Brecht ? - Quoi ?

Mon livre de Brecht.

Je sais pas o� il est.

Bizarre. J'aurais jur�...

"Par un beau jour du bleu septembre,

"Silencieux, sous un jeune prunier,

"Je la tenais, la calme et p�le aim�e,

"Entre mes bras comme en un r�ve tendre.

"Par-dessus de nous, au beau ciel d'�t�,

"il y avait tout l�-haut un nuage,

"Toute blancheur, longuement je le vis

"Et quand je le cherchai, il avait fui."

Georg ? C'est Wallner.

Qu'y a-t-il ?

Georg, c'est Jerska.

Il s'est pendu la nuit derni�re.

Georg ?

Je vais raccrocher.

"Sonate de l'homme bon."

Je pense � ce qu'a dit L�nine sur l'Appassionata de Beethoven :

"Si je l'�coute, je ne finirai pas la r�volution."

Celui qui �coute cette musique,

qui l'�coute vraiment,

peut-il �tre un homme mauvais ?

C'est vrai que t'es de la Stasi ?

Tu sais ce que c'est, la Stasi ?

Oui. Des m�chants qui mettent les gens en prison, dit mon papa.

Je vois.

Il s'appelle comment, ton...

Mon quoi ?

Ballon ! Comment s'appelle ton ballon ?

T'es marrant, toi ! Un ballon, �a n'a pas de nom !

Tout est en place, M. le Ministre.

Du mat�riel de pointe...

Dans chaque interrupteur, m�me aux W.C. Dans le hall, les mesures C...

Vous disiez que vous trouveriez quelque chose !

Trouvez quelque chose !

Je conseille, m�me � mon pire ennemi, de ne pas me d�cevoir.

Fichez-moi le camp !

Nowack, vous suivrez Christa-Maria.

Vous noterez ce qu'elle fait � chaque minute de la journ�e.

On a annul� le permis de sortie de Hauser pour la conf�rence.

�a le fera peut-�tre r�agir...

Ils sont tr�s proches, l'un de l'autre.

Comment �a marche, entre CMS et le Ministre ?

- Je crois qu'ils se voient demain soir. - Tr�s bien...

Nous avons beaucoup � gagner de cette histoire d'amour...

...ou � perdre.

Ne l'oublie pas.

Avant, je n'avais peur que de deux choses :

d'�tre seul, et de ne pas pouvoir �crire.

Depuis la mort d'Albert, l'�criture m'indiff�re...

et les autres ne m'importent plus.

Ma seule peur maintenant, c'est d'�tre sans toi.

Ce soir, tu n'as rien � craindre.

- Je ne m'absente que quelques heures. - O� vas-tu ?

J'ai rendez-vous avec une ancienne camarade de classe.

Vraiment, Christa ?

Vraiment ?

Comment oses-tu ?

Je le sais.

Je sais o� tu vas.

Et je te demande de ne pas y aller.

Tu n'as pas besoin de lui.

Tu n'en as pas besoin.

Et je suis au courant pour tes cachets.

Et du peu de confiance que tu as en ton talent.

Aie confiance en moi, au moins.

Christa-Maria...

Tu es une grande artiste.

Je le sais.

Et ton public le sait aussi.

Tu n'as pas besoin de lui.

Tu n'as pas besoin de lui.

Reste ici.

Ne le rejoins pas.

Non ?

Je n'ai pas besoin de lui ?

Pas besoin de tout le syst�me ?

Et toi ?

T'en as pas besoin non plus, alors. Moins que jamais.

Mais toi aussi, tu couches avec eux. Pourquoi ?

Parce qu'ils peuvent te d�truire aussi,

malgr� ton talent dont tu ne doutes m�me pas.

Parce que c'est eux qui d�cident de ce qu'on joue,

de qui peut jouer, et de qui met en sc�ne.

Tu ne veux pas finir comme Jerska.

Moi non plus.

Et c'est pour �a que j'y vais maintenant.

Tu as raison sur beaucoup de choses,

et je voudrais changer tellement de choses.

Mais je t'en supplie,

je t'implore :

N'y va pas !

Alors, chef, je suis � l'heure ?

Laissez-moi deviner ce qu'ils font...

Crac-crac ! Allez, je vais vous relayer.

Je ne voudrais pas que vous fassiez des heures sup' pour moi.

"Ne passe pas cette porte."

O� est-ce qu'elle va ?

Voir une ancienne camarade de classe.

Vous aurez mon rapport d�taill� demain. �a ira.

Bonne nuit.

Qu'est-ce que tu mates ?

Une eau p�tillante.

Non...

Une vodka.

Double.

La m�me chose.

Je prendrai un cognac.

Madame ?

Laissez-moi, je voudrais �tre seule.

Mme Sieland...

On se conna�t ?

Vous ne me connaissez pas, mais je vous connais.

Beaucoup de gens vous aiment

parce que vous �tes comme vous �tes.

Les acteurs ne sont jamais "comme ils sont".

Vous, si.

Je vous ai vue sur sc�ne.

Vous �tiez plus vous-m�me...

que vous ne l'�tes maintenant.

Vous savez comment je suis ?

Je suis votre public.

Je dois y aller.

O� �a ?

Rencontrer une ancienne camarade de classe...

Vous voyez ?

L�, vous n'�tiez pas vous-m�me.

Non ?

Non.

Vous la connaissez bien,

cette Christa-Maria Sieland.

Qu'en pensez-vous...

Blesserait-elle quelqu'un qui l'aime par-dessus tout ?

Se vendrait-elle pour l'art ?

Se vendre pour l'art ?

Mais elle l'a d�j� l'art. Ce serait une bien mauvaise affaire.

Vous �tes une grande artiste.

Ne le savez-vous pas ?

Et vous, vous �tes un homme bon.

Quand je prends mon service, "Lazlo" et CMS se disputent

pour savoir si CMS doit aller rencontrer sa camarade de classe.

Finalement, elle part.

"Lazlo" semble en �tre malheureux.

Mais 20 minutes apr�s, CMS revient

� la surprise de "Lazlo" et � la mienne.

Il semble en �tre tr�s heureux.

S'ensuivent de fougueux rapports.

Elle dit qu'elle ne partira plus jamais.

Il dit � plusieurs reprises :

"Maintenant, je trouverai la force, je vais faire quelque chose. "

Il veut sans doute dire qu'il veut �crire une nouvelle pi�ce.

La productivit� de "Lazlo" �tait marqu�e par des difficult�s

ces derni�res semaines.

Ce qu'elle veut dire par ses d�clarations n'est pas claire.

Peut-�tre qu'elle s'occupera plus du m�nage de "Lazlo" qu'auparavant...

Le reste de la nuit est paisible.

Oh, Capitaine...

C'est juste que...

Lui aussi, il dort encore...

Bon rapport.

Vraiment ?

Je ne savais pas qu'il allait si mal.

Moi non plus.

Celui qui est pass� � l'Ouest :

le bureau officiel des statistiques de la Hans-Beimler Strasse

compte tout, sait tout.

Le nombre de chaussures que j'ach�te par an : 2,3.

Le nombre de livres que je lis : 3,2.

Et le nombre d'�l�ves passant le bac avec mention :

6347.

Mais une seule chose n'est pas compt�e,

peut-�tre parce qu'elle fait mal m�me aux bureaucrates,

ce sont les suicides.

T�l�phonez Beimler Strasse et demandez

combien de gens sont morts de d�sespoir

entre l'Elbe et l'Oder, la mer Baltique et les Monts M�tallif�res,

notre oracle des chiffres se taira et notera sans doute votre nom,

pour la S�curit� �tat...

La Stasi, ces hommes gris qui assurent la s�curit� de notre pays...

et son bonheur.

En 1977, notre pays a arr�t� de compter les suicides.

Ils les appelaient les "meurtriers d'eux-m�mes".

Mais cet acte n'a rien � voir avec un meurtre.

Il ne conna�t pas la soif du sang ni la passion,

il ne conna�t que la mort, la mort de tout espoir.

Lorsque nous avons arr�t� de compter,

un seul pays en Europe avait plus de suicid�s :

la Hongrie.

Nous �tions seconds, nous, le pays du "R�al-socialisme".

L'un de ces morts disparus est Albert Jerska,

le grand metteur en sc�ne.

C'est de lui que je veux vous parler...

J'ai trouv� des statistiques...

...Qui montrent l'efficacit� surprenante de notre S�curit� �tat !

B�tement, j'ai r�p�t� mon discours pour l'Ouest ici.

Depuis, je suis devenu tr�s m�lomane.

On peut aller chez moi.

"15 h, m�morial de Pankow."

Alors ? C'est assez s�r ici ?

Mon petit "garde du corps".

Je l'appelle Rolf, c'est probablement son vrai nom.

Vas-y.

Voil�.

Tu veux publier �a ?

� l'Ouest, avec ton aide.

M'aideras-tu ?

Christa est au courant ?

Non.

Bon, je t'aiderai � condition que tu ne lui dises rien.

Quoi ?

Georg, c'est pour sa propre s�curit�.

�a int�resserait le "Spiegel". Je connais l'un des r�dacteurs.

Gregor Hessenstein. Tu le connais ?

- Pas personnellement. - Il faut que tu le rencontres.

Mais pas question de publier le texte sous ton vrai nom.

Sauf si pour le sport,

un interrogatoire de 48 h te tente...

Je g�le !

On va chez moi ?

Chez moi, il n'y a pas de Stasi !

Ami de Margot Honecker, je vous rappelle, vainqueur du prix national...

De seconde classe !

Mon appartement est s�r, je vous dis !

Si seulement on pouvait �tre vraiment s�r...

J'ai une id�e, pour v�rifier ton appartement.

Tu te souviens de mon oncle Frank,

qui nous rend visite de Berlin-Ouest chaque samedi,

avec sa grosse Mercedes dor�e.

Cela me semble bien trop risqu�, M. Hauser.

L�, je suis d'accord avec Georg.

Cacher votre neveu sous le si�ge arri�re ?

Je ne suis pas s�r, vraiment pas...

Allez, ils ne vont pas regarder.

Ils tapent sur la voiture, la contr�lent avec leurs miroirs,

et hop, on se retrouve � l'Ouest.

Les douaniers, c'est pas des fl�ches.

Vous vous faites des id�es.

Tu passes par o� exactement ?

Par Heinrich-Heine Strasse. Toujours ce bon vieux poste !

Ils me connaissent avec ma Mercedes.

Les douaniers, c'est presque mes copains.

Croyez-moi. Je vous appelle dans 2 h, une bi�re Schultheiss � la main,

et vous l'annonce : Paul est pass� !

Non !

Et l'agent qui file Paul ?

Rolf !

Rolfy, Rolfounet...

Il croit que Paul est chez lui.

Allez, faut que j'y aille.

Manquerait plus que le gamin �touffe dans la voiture.

Ce serait dommage, pas vrai ?

O.K., bonne chance !

Encore une bi�re ?

Poste de contr�le Heinrich-Heine Strasse.

Qui est � l'appareil ?

Qui est � l'appareil ?

Pas de r�ponse.

C'est bon pour cette fois, mon ami.

- Dreyman. - �a a fonctionn� !

Pas de contr�le du tout ?

Rien de sp�cial.

La routine, quoi. Ces gars ne sont pas si mal.

�a a fonctionn�.

Merci de ce grand service, M. Hauser.

Pas de quoi, c'�tait pas si dangereux.

Oui, c'est vrai.

� bient�t, et merci encore.

Au revoir.

Et si on nous demande ce qu'on fait ici ensemble ?

H� bien... on dira

On dira qu'on �crit une pi�ce de th��tre ensemble.

Pour le 40�me anniversaire de la RDA.

Oui !

Et c'est un peu vrai !

Qui e�t cru que notre S�curit� �tat �tait si incomp�tente ?

Qui e�t cru que c'�taient de tels idiots ?

Attends un peu...

19 h 32

Rien d'autre

� signaler.

Bonjour, Camarade. �coutez �a !

On comprend qu'en 1967,

il y a eu de nombreux suicides. Mais en 1977 ? Il faut expliquer.

Il faut d�crire les conditions sociales plus clairement.

Cela doit rester de la litt�rature, pas de l'agitation politique.

Le texte est parfait. Je veux juste �tre s�r

qu'il soit compris chez nous.

De toute fa�on, �a fera fureur !

C'est Hauser !

Bien s�r que c'est Hauser.

Il n'est pas � l'Ouest !

Ils �crivent une pi�ce ensemble.

Pour le 40�me anniversaire.

On dirait pas une pi�ce de th��tre...

Ah non ? Quoi d'autre ?

Je sais pas... Mais pas une pi�ce.

Vous r�fl�chissez beaucoup, Sergent.

Vous n'�tes pourtant pas un intellectuel ?

Moi ? Ah non... Je ne suis pas comme cela.

Alors ne vous comportez pas en intellectuel.

Je vous ai choisi pour votre discr�tion et vos connaissances techniques.

- Laissez la r�flexion � vos sup�rieurs. - Oui, Capitaine.

Je vais y aller.

Passez une bonne journ�e...

Bon travail... Je veux dire : je vous souhaite de bien travailler !

Je pourrais r��crire cette partie.

Je vais vous envoyer du mat�riel.

Deux semaines suffisent-elles ?

Je pourrais le publier dans la premi�re �dition de mars.

Peut-�tre en couverture.

C'est Christa.

Georg ?

Christa,

je te pr�sente Gregor Hessenstein.

- Christa Sieland. - Mais je vous connais, bien s�r...

Alors, que conspirez-vous ?

Hauser et moi �crivons une pi�ce

pour l'anniversaire de la RDA.

Ensemble ?

Le "Spiegel" va peut-�tre en parler.

- Qui joue le r�le principal ? - On voulait te demander...

tu pr�f�res jouer L�nine ou sa ch�re vieille maman ?

� toi de choisir.

Je vois que je ne suis pas la bienvenue. Je vais dormir un peu.

Votre prudence est louable.

Moins il y a de gens au courant, mieux c'est.

La Stasi ne plaisante pas.

� ce propos, je vous ai apport� un petit quelque chose.

J'aurais pr�f�r� le g�teau entier. J'ai d�j� une machine � �crire...

Dont la Stasi peut identifier le type.

S'ils interceptaient le texte �crit sur votre machine,

vous seriez � Hohensch�nhausen le lendemain.

Et �a n'est pas dr�le, comme Paul vous le dira, pas vrai ?

Je regrette de n'avoir pu trouver qu'un ruban rouge pour ce mod�le.

Cela vous d�range d'�crire en rouge ?

Aucun probl�me.

Avez-vous un endroit o� la cacher ?

- J'en trouverai un. - Ne le prenez pas � la l�g�re.

Je ne veux pas que mon prochain article

traite de votre disparition !

Personne, � part nous, ne doit conna�tre l'existence de cette machine !

L'appartement est-il vraiment s�r ?

Oui.

C'est le seul endroit en RDA

o� je peux encore dire ce que je pense.

Parfait, buvons � cela !

C'est du vrai, �a !

Qu'� travers vous, l'Allemagne enti�re voie le vrai visage de la RDA !

Sant�.

C'est meilleur que le russe, non ?

� votre succ�s !

Je dois parler au Camarade Grubitz.

Hors de question...

Tu sais ce qu'on a investi...

Demain � 14 h 30, c'est le plus t�t possible...

Dis-lui que s'il vend l'informateur,

c'est la fin de la paroisse, tout simplement !

Qu'il aille se plaindre au Pape !

Bref, j'ai assez perdu mon temps avec ces b�tises.

Wiesler, heureux de te voir.

Je dois te montrer quelque chose.

"Conditions de d�tention pour les artistes subversifs

"class�es par profils de caract�res." Scientifique, pas vrai ?

Et regarde-moi �a :

Directeur de th�se : Professeur A. Grubitz.

C'est pas super, �a ?

Je ne lui ai mis qu'un 13...

Je ne veux pas qu'ils croient qu'avec moi, c'est facile.

Mais c'est brillant.

Savais-tu qu'il n'y a que cinq types d'artistes ?

Le tien par exemple, Dreyman, est du type 4.

Un hyst�rique anthropocentrique. Ne supporte pas d'�tre seul,

parle sans cesse, a besoin d'amis.

Il faut �viter de lui faire un proc�s. Il ne ferait que s'�panouir.

La d�tention provisoire est la meilleure mani�re de proc�der ici.

Isolation totale sans lui dire quand il sortira.

Aucun contact, m�me pas avec les gardiens.

Mais bon traitement,

pas d'abus, pas de chicanes, pas de scandales...

rien sur quoi il puisse �crire plus tard.

Au bout de 10 mois, on le rel�che.

Sans l'avertir.

Il ne nous emb�tera plus.

Et tu sais la meilleure ?

La plupart de ces types 4 qu'on a trait�s ainsi

arr�tent totalement d'�crire,

ou de peindre, ou ce que ces artistes faisaient avant.

Et ce sans avoir recours � la force !

Juste comme �a ! Un peu...

comme un cadeau.

Qu'est-ce qui t'am�ne ?

- Du nouveau avec Dreyman ? - C'est pour �a que je suis ici.

Je pense que le moment est venu...

De quoi ?

De r�duire l'op�ration.

Je ne veux pas faire des �coutes jour et nuit

pour un cas si incertain.

Incertain, dis-tu ?

Tu crois donc qu'on ne va rien trouver, pour le Ministre ?

Peut-�tre en �tant plus souple...

En surveillant "Lazlo" en dehors de chez lui...

Je laisse l'affaire � Udo ?

J'aimerais continuer moi-m�me.

Pourquoi ?

Il pourrait quand m�me y avoir des r�sultats.

J'ai juste besoin d'�tre plus souple dans mes plans,

dans mes va-et-vient jour et nuit.

Il se peut qu'il fasse quelque chose en dehors de chez lui.

Quelque chose ne me para�t pas clair.

Tu me caches quelque chose.

Comme tu veux, je retire Udo.

Je veux m'en servir pour cette affaire d'�glise.

Pr�pare une demande �crite.

�cris comme raison : "Soup�ons insuffisants."

Wiesler !

Un conseil : on n'est plus � l'universit�.

Le but dans la vie, c'est pas les notes, c'est le succ�s.

Le bureau officiel des statistiques de la Hans-Beimler Strasse

compte tout, sait tout.

Le nombre de chaussures que j'ach�te par an : 2,3.

Le nombre de livres que je lis : 3,2.

Et le nombre d'�l�ves passant le bac avec mention : 6347.

17 h

"Lazlo" lit le premier acte de sa pi�ce

pour le 40�me anniversaire

� Hauser et � Wallner.

DENTISTE

- On n'�crit pas une pi�ce, Christa. - Tu ne dois pas me le dire.

Mais je veux te le dire ! C'est un texte qui...

Ne me le dis pas !

Peut-�tre suis-je vraiment aussi peu fiable que le disent tes amis.

Mais...

Je suis avec toi maintenant...

Quels que soient les actes.

Le Ministre,

auteur du rapport, d�clare qu'il n'y a pas de solution miracle

face aux dommages caus�s aux for�ts.

Tension dans les relations Est-Ouest.

Le magazine "Spiegel" a aujourd'hui publi� en couverture

l'article d'un auteur est-allemand anonyme

sur le suicide en RDA.

Cela � la suite d'une s�rie de suicides d'artistes est-berlinois renomm�s,

le dernier �tant le metteur en sc�ne Albert Jerska.

Interdit de travailler depuis 7 ans,

Jerska s'est suicid� le 5 janvier dernier.

Depuis 1977, la RDA a en effet cess�

de publier le nombre de ses suicides.

La Hongrie �tait alors le seul pays d'Europe qui comptait un taux plus �lev�.

Bien s�r, Camarade...

Vous avez pitoyablement �chou�, Grubitz !

Vous n'�tes qu'un mis�rable amateur !

Mon G�n�ral, un de nos hommes au "Spiegel" nous a fournit

une copie de l'original.

Bravo ! Et qui est l'auteur ?

Notre informateur l'ignore, mais par la typographie...

Je veux des noms, incapable !

D�s que j'ai les r�sultats, je vous...

Sinon, je vous mets aux arr�ts !

Andrea, o� est ce graphologue ?

Et ainsi j'en conclus qu'il s'agit d'une machine d'exportation

produite en RDA, avec certitude le mod�le "Colibri",

fabriqu� par la VEB Groma.

Si l'original avait �t� en encre noire, j'aurais pu �tre plus pr�cis.

Qui poss�de ce type de machine ?

Une telle machine n'est enregistr�e nulle part en RDA.

�a veut dire quoi ? Et Hauser, sur quoi �crit-il ?

Hauser utilise une "Valentino" fabriqu�e par Olivetti.

Ce mod�le serait nettement plus horizont...

Et Wallner ?

Il �crit sur une Optima "�lite", fabriqu�e dans ce pays.

Et Georg Dreyman ?

Il �crit son premier brouillon � la main,

puis il tape au propre sur un Wanderer "Torpedo" original.

Il n'a jamais �crit sur une autre machine.

Quelle serait la taille d'une de ces "Colibri" ?

C'est l'une des plus petites produites.

19,5 cm x 9 cm x 19,5 cm.

Aussi facile � faire passer qu'un livre...

Merci. Vous pouvez disposer.

Au revoir, Camarade.

"RDA. Les statistiques secr�tes sur le suicide"

Andrea, passez-moi Wiesler.

16 h

Le groupe est �puis�

par tant de travail.

LIGNE INTERNE

Oui ?

As-tu entendu parler de l'article ?

Du "Spiegel" ? Oui.

Et comment ?

Hauser a appel� Dreyman et lui en a parl�.

Wiesler, ceci est tr�s important.

Pour ta carri�re et pour la mienne.

A-t-il mentionn� qui pourrait en �tre l'auteur ? En as-tu une id�e ?

Je crois qu'il n'a rien mentionn�. Non... Rien du tout.

Un r�dacteur du "Spiegel" a pass� la fronti�re le 27 sous un faux nom

et a pass� 4 heures ici. Son nom : Gregor Hessenstein.

Le d�partement VI l'a suivi jusqu'� Prenzlauer Berg, puis on l'a perdu.

A- t-il �t� en contact quelconque avec Dreyman ?

Ne l'aurais-je pas mentionn� dans mon rapport ?

Bien s�r que si.

Mais je sens un �crivain derri�re tout �a.

�a m'�tonnerait que je me trompe...

Alors ouvre bien tes oreilles !

Merde !

Montez.

Si l'un des membres de votre �quipe vous trahit, vous le punissez, ou pas ?

Si, si !

M�me une femme ?

Ou pas ?

Bien s�r que si !

N'est-ce pas que toute personne qui sert un grand homme

fait partie de son �quipe ?

On pourrait le dire ainsi.

Voil� o� Mme Sieland se procure ses m�dicaments ill�gaux.

Il est bon que vous le sachiez, �a regarde votre d�partement.

� vous de voir si vous lui brisez l'�chine ou pas,

mais je ne veux plus jamais la voir sur une sc�ne allemande.

Maintenant, sortez.

Fermez la porte !

Mme Sieland ?

Veuillez nous suivre.

Venez.

H� oui...

Camarade Sieland, la fin d'une grande carri�re !

Dommage.

Vous �tiez bonne.

Vous �tiez tr�s bonne.

C'�tait un peu court...

Mais asseyez-vous donc.

Que fait un acteur lorsqu'il ne joue plus ?

Je vous en prie.

Ne puis-je rien faire pour vous ?

Pour la S�curit� �tat ?

C'est un peu tard...

Je connais tous nos artistes.

Je pourrais vous fournir beaucoup d'informations.

Mais �a ne vous aidera plus.

Puis-je peut-�tre faire autre chose ?

Une chose pas tout � fait d�sagr�able pour nous deux...

Malheureusement, vous avez fait d'un homme puissant

votre ennemi. J'ai donc moins de latitude

que d'habitude.

N'y a-t-il rien que je puisse faire pour me sauver ?

Je regrette, Madame.

Il y a peut-�tre une chance :

puisque vous passez tant de temps en compagnie de gens de lettres

et d'artistes...

Ne savez-vous pas quelque chose sur l'article

du "Spiegel" de cette semaine ?

Un article sur les suicid�s ?

S�curit� �tat ! Ouvrez !

Ouvrez !

Il a allum� la lumi�re de son bureau.

Entrez avant qu'il ne d�truise des preuves !

Pied de biche !

Je ne crois pas que ce soit n�cessaire. Qu'y a-t-il, Camarades ?

Ordre de fouiller. Voici un mandat de perquisition.

- Mais que cherchez-vous ? - C'est confidentiel.

Boysen, M�ller : chambre.

Greska : cuisine,

salle de bains, hall. Heise, Thomas :

salon, bureau. Au travail !

Que br�lez-vous l�-dedans ?

Que des mauvais textes.

Pas mal de litt�rature de l'Ouest...

Celui-l� justement est un cadeau de Margot Honecker.

O� en �tes-vous ?

Tout se d�roule selon le plan.

Rien trouv�, sauf des livres et des journaux de l'Ouest.

Aucune trace de l'objet cherch� !

Avez-vous bien cherch� ?

Affirmatif, Lieutenant Colonel !

Quelle est la suite des op�rations ?

Lieutenant Colonel ?

Ramenez vos hommes.

Tenez, l'adresse du Minist�re.

S'il y a des d�g�ts, faites une demande de d�dommagement.

Je suis s�r que tout est en ordre.

Oui ?

Wiesler, je t'attends demain matin � 9 heures � Hohensch�nhausen.

Je te dis ce que nous pensons tous : c'�tait Christa-Maria.

La Stasi l'a coinc�e,

elle t'a trahi.

Ce n'�tait pas elle.

Comment le sais-tu ?

Tu as dit toi-m�me qu'elle n'�tait pas l� hier soir.

Elle conna�t la cachette.

Oui, elle la conna�t.

Si tu as raison et qu'elle �tait responsable de la perquisition,

elle est notre ange gardien.

Le Lt. Colonel Grubitz m'attend.

Capitaine Wiesler.

Salle d'interrogatoire N� 76.

Oui ! Entre.

Assieds-toi.

Alors ?

Pourquoi suis-je l� ?

Tu me demandes pourquoi ?

De quoi suspecte-t-on Dreyman ?

Il est l'auteur de l'article du "Spiegel".

Qui a dit �a ?

Suis-moi !

Regarde.

J'ignore quelle n�gligence t'a fait rater tout cela !

Je te connais diff�remment, surtout en interrogatoire.

Je te donne une derni�re chance.

Amenez le prisonnier 662 !

Es-tu encore du bon c�t� ?

Oui.

Alors, ne foire pas tout encore une fois.

Dois-je attacher la prisonni�re ?

Maintenant, elle est informatrice. Vous pouvez disposer.

Alors, vous �tes mon officier commandant ?

�crivez.

H� bien, commandez-moi...

Dans 10 heures...

Ou plut�t dans 9 heures et demie,

M. Roessing va annoncer au public qu'h�las, vous �tes indispos�e.

Et ce sera la derni�re fois que l'on vous citera au th��tre.

Est-ce l� ce que vous voulez ?

Alors, dites-nous o� sont les preuves.

Il n'y a pas de preuves, pas de machine � �crire.

J'ai tout invent�.

J'esp�re bien que non.

Car nous devrions vous garder ici.

Une fausse d�claration lors d'un interrogatoire

�quivaut � 2 ans de d�tention.

Dreyman sera incarc�r� de toute fa�on

� la suite de votre d�claration...

et du mat�riel incriminant d�j� trouv� dans l'appartement.

Sauvez-vous, au moins.

Vous imaginez combien de gens sont en prison ici par futilit�.

Pensez � votre public.

"Pensez � votre public !"

O� va-t-il les trouver !

Pensez � tout ce que �tat a fait pour vous...

Toute votre vie durant.

Maintenant, c'est � votre tour. Et �tat vous en sera reconnaissant.

Dites-moi o� est cach�e la machine.

Dreyman ne saura rien.

Nous vous lib�rons de suite, et nous ne le confronterons

que lorsque vous serez l�.

Feindre la surprise, �a, vous saurez bien le faire.

Et ce soir, vous serez au th��tre.

Dans votre �l�ment.

Devant votre public.

Dites-moi o� sont les preuves.

O� sont-elles ?

Elles sont dans l'appartement.

Sous le seuil de la porte

entre le salon

et le couloir.

On peut retirer la planche.

Vous voulez dire ici ?

Faites une croix � l'endroit exact.

Vous avez l'air fatigu�e. Vous �tes informatrice, maintenant.

Cela comporte des devoirs : conspiration, confidentialit�,

mais aussi des privil�ges...

Garde !

Appelez-moi Wiesler !

Il a quitt� le blockhaus, Lieutenant Colonel.

Je vois !

Bien, vous pouvez disposer.

Que fait un cavalier quand il tombe de sa monture ?

Il remonte de suite.

Rentre et va dormir.

Cela n'a rien � voir avec l'immeuble.

Non, mais avec le pays entier.

Christa !

J'ai besoin d'une douche. J'�tais chez les Kerschner � la campagne.

Tu �tais bien press� d'arriver !

- L'op�ration "Lazlo" est encore active. - Ils sont tous les deux l� ?

Oui.

Le rapport d'aujourd'hui.

Le dernier rapport de l'op�ration "Lazlo".

Pourquoi ne m'as-tu pas appel� ?

Quoi ?

Pourquoi n'as-tu pas appel� ?

J'�tais � la campagne.

Tu me passes la brosse � ongles ?

La Stasi est venue. Ils ont fouill� l'appartement.

Qui est venu ?

S�curit� �tat ! Ouvrez !

Reste ici.

Camarade Dreyman, je suis le Lt. Colonel Grubitz, S�curit� �tat

Je voulais juste m'assurer que le travail d'hier a �t� bien ex�cut�.

Votre bureau ? Commen�ons par l�.

Camarades, cherchez dans les livres d'�ventuels billets.

Oh, mais qu'avons-nous l� ?

Ce seuil ne m'a pas l'air tr�s catholique.

Serait-ce... un compartiment secret ?

Laissez-la partir. Ce n'est pas elle, la suspecte.

La com�dienne...

J'�tais trop faible. Je ne pourrai jamais r�parer

- mes erreurs. - Il n'y a rien � r�parer !

Tu comprends ? Rien. J'ai enlev� la machi...

Pardonne-moi, pardonne-moi...

Pardonne-moi, pardonne-moi...

Rentrez avec vos hommes � la centrale, la mission est termin�e.

J'ai clos l'op�ration, Camarade Dreyman.

Nous avons d� recevoir une indication erron�e. Excusez-nous.

Viens.

Ne te fais aucune illusion, Wiesler.

Ta carri�re est finie.

M�me si tu as �t� trop malin pour laisser des traces.

Tu vas finir dans une cave, � ouvrir des lettres jusqu'� ta retraite.

C'est-�-dire pour les 20 ans � venir.

20 ans !

C'est long.

"Michael Gorbatchev �lu chef du Parti Communiste de l'URSS"

4 ANS ET 7 MOIS PLUS TARD

Le mur est tomb� !

Oui, le mur est tomb� !

Les gardes-fronti�re ont ouvert les grilles. L'excitation est �norme !

Les gens passent par milliers ! C'est incroyable !

Oui, chers auditeurs, le 9 novembre 1989 restera grav� dans l'Histoire !

Devant moi, une jeune famille...

DEUX ANS PLUS TARD

Qu'y a-t-il, mon enfant ?

Ton Arthur est mort.

Arthur...

Ne peux-tu te tromper cette fois ? Je l'ai vu ce matin !

Non, ma s�ur, crois-moi. Il est tomb�, il est mort.

Je vois des hommes loyaux, comme vous, autour de moi,

et le soleil haut au ciel

ne jette que sept petites ombres sur son corps.

Il a �t� �cras� par la grande roue.

Je le vois de mes yeux.

Que ne puis-je voir autre chose !

Pourquoi ne m'�pargne-t-on pas ?

Elena ! Rentre chez toi et prends le deuil.

Je finirai tes heures.

Trop de souvenirs, pas vrai ?

Je n'ai pas pu rester non plus.

Mais est-ce vrai ce que j'entends ?

Vous n'�crivez plus depuis la chute du mur ?

C'est pas bien, �a.

Apr�s tout ce que notre pays a investi en vous...

Mais je vous comprends, Dreyman.

Que peut-on �crire dans cette R.F. A...

Rien en quoi croire, rien contre quoi se rebeller...

C'�tait bien, dans notre petite R�publique.

Beaucoup ne le r�alisent que maintenant.

- Je dois vous demander quelque chose. - Tout ce que vous voulez.

Pourquoi n'ai-je jamais �t� sur �coute ?

Tout le monde l'�tait.

Pourquoi pas moi ?

Vous �tiez sur �coute !

Nous savions tout de vous.

J'�tais donc sur �coute ?

Des micros dans tous les coins.

Vous aviez la totale.

Impossible !

Regardez une fois derri�re vos interrupteurs.

Nous savions tout.

Nous savions m�me qu'elle �tait mal bais�e,

notre petite Christa.

Quand je pense que des gens comme vous ont dirig� un pays...

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"Bienvenue aux visiteurs"

Cela va durer un moment.

Dans votre cas, il se peut qu'il y ait plus d'un dossier.

Je les ai class�s par ordre chronologique.

Les anciens au-dessus,

et les plus r�cents en dessous.

Chapeau !

"Op�ration Lazlo"

L'op�ration "Lazlo", sujet : Georg Dreyman,

nom de code "Lazlo", est ouverte.

Sur demande du Ministre Bruno Hempf.

"Lazlo" re�oit

un quotidien ouest-allemand sans permission officielle.

Je sugg�re de ne rien entreprendre

pour ne pas �veiller de soup�ons sur la surveillance.

"Lazlo" et CMS d�ballent des cadeaux.

Ensuite, probablement un accouplement.

L'oncle de Paul Hauser leur rend visite de Berlin-Ouest.

Ils lui parlent d'une pi�ce

que Hauser et "Lazlo" vont �crire pour l'anniversaire de la RDA.

Nous attendons plus d'informations sur la pi�ce,

r�sum� du contenu, etc...

R�sum� du premier acte :

L�nine est en danger permanent.

Malgr� la pression ambiante croissante,

il reste fid�le � ses plans r�volutionnaires.

L�nine est �puis�.

HGW...

HGW XX/7...

Moi, Christa-Maria Sieland,

choisis librement de travailler officieusement

pour le Minist�re de la S�curit� �tat

Cette d�cision

est le r�sultat de ma conviction, et...

Georg Dreyman est l'auteur de l'article du "Spiegel".

Ses complices �taient le journaliste Paul Hauser...

Christa Sieland fut arr�t�e le 10 mars

pour d�tention de m�dicaments ill�gaux sur indication du Ministre Hempf.

Elle rentre � la maison le 11 mars,

ayant r�v�l� l'emplacement de la cachette de "Lazlo",

et sign� en tant qu'informatrice officieuse, "Marta".

13 h 50...

Mais alors quand a-t-elle...

� la suite de la perquisition infructueuse de l'appartement du 11 mars 1985

et de l'accident fatal de "Marta",

l'op�ration "Lazlo" est close.

Note : l'interdiction de promotion d'HGW entre en vigueur imm�diatement.

Transfert � la section M, avec la recommandation

de ne pas lui confier de missions tombant sous sa seule responsabilit�.

10 h 50. Reprise du poste de surveillance devant l'immeuble de "Lazlo".

� 15 h 10, "Marta"

revient de Hohensch�nhausen et se rend directement chez lui.

Perquisition et rapport suivent.

Cl�ture de l'op�ration "Lazlo", HGW,

15 h 15.

Qui est HGW XX/7 ?

Stop.

Ramenez-moi � la Hufeland Strasse.

DEUX ANS PLUS TARD

"Sonate de l'homme bon"

Bonjour.

Georg Dreyman

"Sonate de l'homme bon"

"Pour HGW XX/7, en gratitude"

29,80.

Un emballage cadeau ?

Non, c'est pour moi.

Adaptation : Virginie Varlet

Sous-titrage : L.V.T. - Paris

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