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Original subtitles

-Aux Clairies 3000 !

-Les sponsors s'impatientent !

-J'étais avec mon fan-club. -Je dois protéger les intérêts

de la station. -Et moi j'ai une mort à expliquer.

C'est qui, cette folle ? -Alexia Maldini.

-Ca prendra des jours pour réparer. -Il faut arrêter les sabotages.

-T'essaies de m'acheter ?

Clairevoix m'a fait du chantage. Combien de temps, vous deux, déjà ?

-C'est 200 000E pour la caution.

-T'as été libéré ? -On dirait.

-T'es allée mendier ?

-Quoi ? -J'espère que t'as pas merdé.

-Un conseil : tenez votre langue. -Vous me menacez ?

Denis, rappelle-moi, c'est très urgent.

Loïc,

on se retrouve à la maison dans...

...

-Le décès remonte à quelques heures. Vu la hauteur,

elle est morte sur le coup. -Au moins elle n'a pas souffert.

-Elle n'a pas eu le temps.

-Elle a dû glisser

sur une latte.

Pourquoi elle est passée ici alors qu'il y a des travaux ?

Je vais prévenir le major ?

-Non, on lui fout la paix.

Appelez-moi quand vous avez du nouveau.

On frappe.

-C'est ouvert.

Une porte s'ouvre puis claque.

Vous faites quoi chez moi ?

-Tu vas dire à tes copains de laisser le chantier

tranquille. -Lâche-moi.

Lâche-moi !

-T'as compris ?!

-Je sais qui vous envoie. Dites-leur qu'on n'a pas peur.

-Si on doit revenir, on sera beaucoup moins gentils.

...

*Sonnerie d'attente.

Vibreur.

...

*-Laissez un message.

*-Oui. Heu... C'est moi.

J'avais envie de te parler. J'espère que ça va et puis...

On pourrait se voir ce soir si t'es libre ?

Rappelle-moi. Je t'embrasse.

...

-Denis !

Denis, c'est terrible.

Florence Clairevoix a eu un accident !

-C'est pas le moment.

-Elle est morte ! -J'en ai rien à foutre !

-Qu'est-ce que tu fais ?

Qu'est-ce qui te prend ? Tu peux pas brûler ça !

-Laisse-moi tranquille.

Barre-toi ! Fous le camp !

On va tous crever, ici !

-Je vous ai pris un chausson aux pommes.

Pas de sucre.

Ca va ?

-Pas de sac, pas de téléphone.

C'est pas un accident, quelqu'un est venu faire le ménage.

-Vous n'avez pas la preuve de ça.

Le téléphone, le sac, quelqu'un a pu passer et les voler.

Ca peut être n'importe qui.

Un promeneur, un skieur, les pompiers...

-Vous êtes sérieuse, là ?

-Pour ouvrir une enquête, la conviction ne suffit pas,

il faut des preuves.

*-Loïc,

*c'est moi, c'est Florence. Il faut qu'on se parle.

*Là, je... On peut se retrouver à la maison,

*je sais pas, dans...

-C'était hier soir.

-Vous avez rappelé ?

-Je suis allé chez elle, je l'ai attendue.

J'ai fini par m'inquiéter,

j'ai appelé les collègues, vous connaissez la suite.

*-Loïc, c'est moi,

*c'est Florence. Il faut qu'on se parle. Là, je...

*On peut se retrouver à la maison. Je sais pas, dans...

-Ca ne suffit pas.

Venez.

-Où ? -Chercher des preuves.

Elle n'avait pas un ordinateur

ou une tablette ? -Si, une tablette, mais elle a dû

la prendre. -Elle est partie à quelle heure ?

-Je sais pas, peut-être une heure

après votre départ. Elle n'était pas revenue

quand j'ai quitté la mairie.

-La déchiqueteuse est pleine.

-Elle était vide hier.

Elle a dû faire du tri avant de partir.

Ce matin, tout était comme ça.

Et puis vos collègues

m'ont appelée.

Vous avez encore besoin de moi ?

-Rentrez chez vous. C'est un coup rude pour tout le monde.

Vos collègues comprendront.

-Merci.

Elle a dû flipper

à cause des permis

de construire. C'est sûrement Jourdan

qu'elle est allée voir

après notre départ.

Ca me fait penser

à vos photos, ça, non ?

-C'en est une. Je la lui avais donnée.

...

Vibreur.

...

*-Alexia ? -Oui.

*-T'étais où ? Ca fait 2 heures que je t'appelle !

-Qu'est-ce qui se passe ?

T'avais déjà vu ces types ? -Non.

Ils étaient deux, des balèzes.

-Avec un 4X4 noir ? -Oui.

Ils ont débarqué, ils ont tout foutu par terre

en disant que tu comprendrais le message.

-D'après toi, c'est des mecs du chantier ?

-Oui, sûrement.

-Il y a eu des blessés ?

-Laurie a essayé d'intervenir mais ils étaient armés.

Après, on a pensé porter plainte mais on a préféré t'attendre.

-Vous avez bien fait.

-Et maintenant ?

-On fait ce qu'on a toujours fait.

On leur dit qu'on ne se laissera pas faire.

-Si seulement j'avais répondu à son appel...

-Vous n'auriez rien pu faire.

-Si j'étais arrivé plus tôt... -Ca sert à rien, Servoz.

-Tout tourne autour de ce chantier.

Il y a un lien un entre la mort d'Emery, la disparition de Fauvel,

et les contrats de complaisance. Tout ça a tué Florence.

-Peut-être mais là, vous allez rentrer vous reposer.

On reprendra demain.

...

Merci de l'avoir récupéré.

Alors ? -On a fait une piste rouge !

-Ah oui ? -Oui !

-Tu vas me raconter.

-Maman, je peux dormir chez mamie ?

-Ca me ferait plaisir.

Je te le dépose demain.

-Il est là ? -Ton père dort à la scierie,

il n'y a pas de problème.

-T'es sûre ? -Fais-moi confiance.

-Steuplaît ? -Fais-le pour ton fils.

-D'accord. -Super. Merci.

-Allez. Vas-y.

Tu me le déposes

à la première heure. -Promis.

-Le petit déj', c'est avec moi. -OK.

-Emilie !

Merci.

Téléphone.

-Oui ?

*-SR de Grenoble. C'est au sujet du téléphone de Tiphaine Abello.

-Vous avez pu récupérer les données ?

*-Oui, je vous ai tout envoyé. -Je regarde tout de suite. Merci.

...

Oh, putain...

...

C'est quoi, ces conneries, Boris ? Tu m'expliques ?

-T'inquiète pas, c'est terminé.

-Comment ça, terminé ?

-Les médecins sont très clairs, mon genou est mort.

Le ski, c'est fini,

même pour une descente aux flambeaux.

C'est con, hein ?

-Je suis désolée.

-Moi aussi.

Tu peux me laisser, s'il te plaît ?

...

Une porte claque.

-J'ai croisé ta pote flic dans le hall.

-Elle est pas flic, elle est gendarme.

-C'est pareil.

-Non, c'est pas pareil.

-Elle voulait quoi ? -Je sais pas.

-J'ai besoin de toi, Boris. -De moi ?

De moi ou du champion ?

-Arrête. Tout ce que je fais, c'est pour nous.

-Pour nous ?

Tu penses vraiment que c'est ce que je voulais faire de ma vie ?

Etre la poule aux oeufs d'or et toi, la Reine des Neiges ?

Réveille-toi, Charlotte. Moi, je ne joue plus.

-Tu vas où, là ? -Je sais pas.

Une porte claque.

...

-Je peux rentrer ?

-Désolée, c'est le bordel. -C'est pas grave.

T'étais occupée ?

-Viens, installe-toi.

Prends une orange, si tu veux. -Pourquoi tu m'as pas rappelée ?

Je me suis inquiétée. -J'ai eu un taf monstre.

-OK.

Ca va ? -Oui.

J'ai appris pour Clairevoix.

C'était pas ma meilleure pote mais ça me rend triste.

Tu sais ce qui s'est passé ?

-Enquête en cours, je peux rien dire.

-T'es trop professionnelle. -Bah ouais.

...

-Loïc, c'est moi,

c'est Florence.

Il faut qu'on se parle.

On se retrouve à la maison.

...

Bribes de conversation entre Loïc et Florence.

...

-Qu'est-ce qui se passe ?

Ca va ? -Ton fils est seul depuis 1 heure.

Sinon, tout va bien.

-Putain, j'angoissais. Il était pas seul, il était avec Karine.

-Ouais, une inconnue.

-C'est pas une inconnue, c'est ma collègue.

-Bonjour. On se connaît bien, Théo et moi.

On est tout le temps ensemble.

-Ah, d'accord.

Donc, ton fils passe sa vie avec ta collègue

pour que tu puisses...

vivre ta vie ?

-On va pas discuter de ça devant Théo.

-Ah non ? Et quand ?

-Pas au bureau.

-Donc jamais.

-Théo, va manger dans le dortoir pendant qu'on discute.

-Non. Théo, je te ramène. -Quoi ?!

Non.

-Je t'ai pas demandé ton avis. -C'est bien le problème !

Attends-moi à côté,

j'arrive dans 5 mn.

-Maman, c'est plus simple si je repars avec mam.

-Bien sûr que oui.

-Ce qui est plus simple, on s'en fout.

Qu'est-ce que tu veux, toi ?

-Je sais pas. -Théo, va chercher tes affaires,

je suis pressée.

-C'est cool, ça.

-De quoi tu parles ?

-De ça. C'est cool.

-Tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même !

-Putain, évolue ! Ne lui fais pas payer à lui !

Dépasse le truc, quoi.

-Lui faire payer quoi ?! Dépasser quoi ?! Moi, j'assure !

Mais vas-y, barre-toi !

-Vous voulez un thé ou... un café ?

-Je suis désolé, maman. Je crois que c'est de ma faute.

-T'es fou ? Pourquoi tu dis ça ?

-Parce que j'ai dit à mamie Anne

que je pouvais rester avec Karine le temps que t'arrives.

-Et t'as bien fait. J'ai confiance en Karine.

-Oui mais mam, elle est furax. On a dû faire une bêtise, non ?

-Non, personne n'a fait de bêtise, surtout pas toi.

T'as fait exactement ce qu'on avait prévu de faire

pour qu'on puisse petit-déjeuner ensemble.

-OK.

-Agnès est en colère contre moi, pas contre toi.

-Et t'es en colère contre elle ?

-Je l'étais.

Plus maintenant.

T'inquiète pas, d'accord ? -OK.

-Tu fais ton sac ? -OK.

...

-Tu me laisses ta console ?

-Non.

...

Vacarme des machines.

-Je sais pas ce qu'elle voulait me dire !

-Pourtant elle vous a appelé 6 fois et le dernier appel

peu de temps avant son accident. Ca devait être urgent.

-C'est peut-être

son portable qui a appelé du fond de son sac. Ca arrive !

-Et si ça concernait votre fils ? -Laissez ce crétin en dehors de ça.

-Vous saviez qu'elle avait payé sa caution ?

-J'ai rien à voir là-dedans.

Voyez ça avec ma femme.

-Clairevoix vous a mis sur le coup des Clairies 3000 ?

-Oui. C'est son idée.

Elle voulait que le promoteur fasse bosser

les boîtes locales. J'ai remporté

l'appel d'offres. -Vous n'aviez jamais eu

un tel chantier. -Il y a un début à tout.

-Combien, le pot-de-vin ?

-Ca, il va falloir le prouver ! -C'est quoi, votre lien avec elle ?

-Je vous retourne la question.

-Vous savez quoi sur Jourdan ? -Rien.

Moi, je traite juste avec le maître d'oeuvre.

Je sais pas ce que vous cherchez mais vous ne trouverez rien ici !

-Je trouverai pourquoi Florence est morte

et je vous coincerai tous !

-Les médecins disent que je sortirai bientôt.

Vous me protégerez, hein ?

-Oui.

-Parce que j'ai peur, là.

-Vous reconnaissez cette photo ? -Non.

-Non ?

Elle vient de votre téléphone. -Quelqu'un me l'a envoyée.

-Non, c'est vous qui l'avez prise.

-C'était pas mon idée.

-Quelle idée ?

-Boris est toujours sympa avec nous.

-Oui.

Il est sympa mais il est surtout blindé.

Une photo contre du pognon. Combien ?

50 000 ? 60 000 ?

-10.

-10 000E. -J'étais pas d'accord.

-Pourtant vous avez pris la photo.

-Jeff, c'est toi que je viens voir. -Moi ?

-Oui. -Si je peux être utile.

-Tu travailles sur les Clairies ? -Comme tout le monde.

-Les salaires, qui s'en occupe ?

Bon. L'information, je l'aurai de toute façon.

Alors soit on se rend service, soit je fouille là où ça dérange.

Alors, les salaires ? -C'est compliqué.

-Sur les fiches de paye, il y a quel nom ?

-Il n'y a pas de fiches de paye.

On est payés en cash à la fin de la semaine.

Y a du monde, là-haut. Des Italiens, des Albanais, nous...

-Travail au noir... Travailleurs clandestins...

Qui paie ?

-Ca dépend pour qui tu travailles.

Les mecs qui font le terrassement et les fondations,

c'est Vuillermoz qui s'en occupe. Moi, c'est Montfort qui me paie.

-Merci, Jeff.

M. Bertaco, ça fait 3 mois.

Oui, j'ai reçu les sacs de granulés hier.

Oui, mais j'ai pas la chaudière pour les brûler !

Demain ? Sans faute, hein ?

Allez, au revoir.

-Je reviens de l'hôpital.

Corto et Tiphaine Abello ont fait chanter Boris pour 10 000E.

-On va convoquer Boris.

Elle soupire.

-En 10 ans de boulot,

j'ai connu des moments

difficiles, mais les gens qu'on arrête, généralement,

on ne les connaît pas.

Là...

Vous avez replongé ?

-Je gère.

-C'est ce que disent les alcooliques.

Hé, Servoz,

j'ai besoin de vous.

-J'ai passé la nuit sur les comptes de Clairevoix.

Vous saviez qu'elle avait payé

la caution de votre frère ?

-Non.

Je vous laisse convoquer Boris.

J'ai un truc à régler.

...

Tu réponds à ma question ?

-J'en sais rien, si c'est Clairevoix qui a payé ma caution.

Qu'est-ce que ça peut faire ?

-Déjà, il y a une enquête sur son décès.

Ensuite, une élue qui paie la caution du fils

d'un entrepreneur qui travaille pour la commune, ça fait bizarre.

-Oui ? Bah, renseigne-toi ailleurs.

Clairevoix, pas Clairevoix, je m'en tape.

Tout ce que je sais, c'est que tu m'as foutu en taule.

-Oui. Tu veux que je te rappelle pour quoi ?

-Par vengeance.

-Par vengeance ?

Par vengeance de quoi ?

-Fais pas la naïve avec moi.

Tu t'es vengée parce que t'as pas supporté

que je balance aux parents que toi...

Toi et la meuf, tu couches avec elle.

-Attends.

Je comprends pas.

Tu penses que je t'ai arrêté à cause de ça ?

-Parce que je t'ai balancée aux parents ? Ouais.

-Baptiste, t'avais 15 ans. Tu savais pas ce que tu faisais.

-Si, je savais très bien ce que je faisais.

Il faut se réveiller, hein.

Y en avait que pour toi. Future championne,

les voyages de la championne,

la championne, la championne... A un moment, il faut partager.

-C'est pour ça que tu leur as dit ? Parce que t'étais jaloux ?

C'est ridicule, Baptiste.

-Tu veux quoi ? Casse-toi !!!

-Calme-toi. -Casse-toi !!!

-Calme-toi !!!

-Dégage !!! -C'est bon. Je m'en vais.

...

-Aux caisses des forfaits,

aux oeufs, en bas des pistes.

Voix au loin.

...

-Il faut que tout soit prêt au plus vite

mais on est sur... -Alexia ?

-On fait une petite pause. Je reviens.

Tu veux un café ?

-C'est qui, tous ces gens ? -On prépare une rando.

Un truc sympa sur le versant sud. -Ah ? Trop cool ! Je peux venir ?

-Je ne pense pas que ça te plaira.

-Il se passe quoi, Alexia ? Qu'est-ce que tu fais ?

-Petit ou grand ? -C'est pas une réunion de balade.

Me mens pas. -Je mens pas, je dis rien.

-Joue pas sur les mots.

-T'as pas répondu à mes questions sur la mort de Clairevoix.

-C'est une enquête en cours, je peux rien dire, tu le sais.

-Moi aussi, c'est mon boulot et je ne peux pas t'en parler.

Voilà ton café. Il y a du sucre qui traîne mais t'en prends pas.

Attends.

-Pouah !

...

-Emilie ?

-Ah bah voilà, t'y arrives.

-Boris Arnoux est arrivé.

-Servoz est là ? -Oui, il est avec lui.

-Merci, Karine.

Une porte s'ouvre.

-Bien.

Le maréchal des logis Karras étant là,

nous pouvons commencer. M. Arnoux, pouvez-vous nous dire

ce que vous avez fait dans la nuit du 21 au 22 ?

La nuit où on a découvert le corps

de Fabrice Emery.

-Mettre les formes comme ça, c'est obligé ?

-Oui, on est obligés. -Répondez, s'il vous plaît.

-Il y avait une soirée à l'Isba.

Pour fêter ma victoire.

J'avais pas envie de cette soirée. J'avais mal.

J'étais pas capable de faire le show.

-Pouvez-vous nous expliquer ce qu'on voit sur cette photo ?

-Ca me paraît explicite. -Bah non, justement,

ça ne l'est pas pour nous. Tu peux donner les circonstances ?

-Corto et sa bande m'ont emmené boire un verre au Tremplin.

Quelqu'un a sorti de la coke, j'ai pris une trace,

je suis reparti. -Et ensuite ?

-Plus tard, Corto m'a envoyé

un message avec cette photo.

Je l'ai appelé.

Il voulait de l'argent.

-Combien ?

-On s'en fout.

-10 000E ?

-Oui.

Mais c'est pas grave, ça.

L'argent, c'est pas le problème. Les 10 000, je les ai.

Le problème, c'est ça,

ce coup de pression de trop.

J'étouffe, avec tous ces gens ! -Vous êtes allé retrouver

M. Corto Furamenti au camp des saisonniers.

-Oui, dans sa caravane.

-Et ensuite ?

-Ensuite j'ai ouvert la porte.

Il faisait noir.

On voyait que dalle.

J'ai vu quelqu'un sur la couchette.

J'ai pas réfléchi.

Je l'ai attrapé et je l'ai frappé. Je l'ai frappé.

Il a pris tous les coups que je pouvais pas donner aux autres.

Il a pris pour tout le monde.

-Et vous avez balancé l'éthanol sur le corps.

-Non. Non, j'ai pas fait ça.

J'ai flippé. Cet abruti ne bougeait plus ! Je l'ai retourné

pour voir si... Là, j'ai vu que c'était pas lui.

-Que c'était pas Corto ?

-Le type que j'ai défoncé, je le connaissais à peine.

-Et qu'est-ce que vous avez fait ?

-Je me suis barré.

-Bon.

Nous allons rédiger votre déposition,

et vos droits

vont vous être notifiés.

Karras.

-Je suis désolée.

-Oui.

-Si tu veux qu'on t'aide, il faut tout nous dire.

-Je t'ai tout dit.

-T'es sûr ? -Oui,

je suis sûr. -OK.

-Non, il y a un truc que je t'ai pas dit.

Je t'ai attendue longtemps mais ça tu t'en fous.

-Non.

On sait que c'est lui qui a mis le feu ?

-Qui d'autre ?

Il va être déféré devant le procureur,

on verra bien s'il avoue.

-Et s'il avoue quelque chose qu'il n'a pas fait ?

-C'est une intuition ?

-Boris est chez les gendarmes

pour l'histoire du saisonnier.

-C'est lui qui a mis le feu ?

-Bien sûr que non. -Alors il n'a rien à craindre.

-Il lui faut un bon avocat. Tu as quelqu'un ?

-Non. Si la presse s'empare de cette histoire,

c'est pas bon pour nous.

-Là, il vous dit que nous ne souhaitons plus

être associés à Boris.

-Pardon ?! -Il vous faut

trouver un avocat toute seule.

-Mais j'ai besoin de vous, là ! J'ai tout hypothéqué pour investir

dans le nouvel hôtel ! Si ce projet s'effondre,

je perds tout !

-Quand on ne sait pas perdre, il ne faut pas jouer.

-S'il te plaît, aide-moi, là.

-Tatiana a été très claire. -Mais aide-moi

au moins à récupérer mon pognon ! -Tu peux pas le récupérer.

Il a déjà été utilisé

pour la conception du projet. -S'il te plaît, aide-moi.

-Tu devrais rentrer.

Les routes de montagne sont dangereuses la nuit.

Avec la neige...

-T'es sérieux ?!

Tu me vires ? Après ce qui s'est passé entre nous ?

-De quoi tu parles ?

-Va te faire foutre. Je vais la récupérer, ma thune.

-Je vais éclairer ta lanterne.

Dans les affaires, si tu vois pas qui est le pigeon,

c'est que c'est toi.

Au revoir, Charlotte.

...

-Oui, j'ai dit à Clairevoix que si elle m'aidait pas

à payer la caution, je pouvais aller dire tout ce que je savais.

-Mais qu'est-ce que tu sais ? -Tout ! Les fausses factures,

la double compta, le cash qui circule, les ouvriers

pas déclarés !

C'est elle qui t'a embarqué dans cette magouille pourrie !

Je suis pas idiote ! J'ai tenu les comptes de la scierie

pendant des années !

Et tu veux embarquer ton fils là-dedans !

-T'étais obligée de la menacer ?! -Y avait pas moyen de te parler.

-J'avais mes raisons.

-Des raisons pour laisser son fils en prison ?

-Je suis curieux de les entendre.

-Hé, t'es pas le nombril du monde. -Ca, je le savais déjà.

-Ah non, pas encore !

-Je vais juste lui expliquer ce que je pense avoir compris.

Si maman est allée payer la caution, tout ça,

c'est à cause de, comment dire, l'amour maternel, tu vois ?

Ce truc de parents qui veillent sur leurs enfants, ça te parle ?

-Baptiste...

-Toi, t'avais de l'amour que pour ta fille.

Une future championne,

qui se marierait avec le grand champion,

te ferait des petits-enfants champions,

te donnerait la notoriété,

eh bien elle nous a quittés,

pour une gonzesse, en plus.

Dégueulasse, hein ?

Et le pompon,

elle a même changé de nom. Elle s'appelle Karras maintenant,

comme sa femme. Elle t'a laissé seul,

tout sec.

-Vas-y, continue, avant que je t'en mette une.

-Tu vas faire quoi ?

-Viens là. Ca suffit !

-Merci, major.

Je ne regrette pas d'avoir annulé mon dîner.

-Qu'est-ce qu'on fait ?

Vous décidez quoi ? -C'est impressionnant.

J'imaginais pas un tel degré de corruption.

Bartolli, Montfort, Vuillermoz. Tous les entrepreneurs du coin...

-Ceux qui sont sur le projet.

Jourdan a fait pression sur Clairevoix

qui l'a mis en contact avec des gens en qui

elle avait confiance et qui pouvaient la suivre.

Ils se couvrent, tous.

-Bon. On convoque tout ce joli monde au plus vite.

Le mois de janvier

va être chargé.

...

-Maréchal des logis Karras. J'ai besoin d'un bornage.

Charlotte Arnoux. Je vous envoie toutes les infos.

Merci. C'est urgent, hein.

Oui, merci.

...

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