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Zulu
...
-Boris !
Ca va ? -Ca va, et toi ?
-Oui.
Allez.
-T'y vas dans 5mn.
-Merci.
Allez.
OK.
...
-C'est Boris ! Toujours beau, hein.
...
-Passez une bonne soirée.
Salut.
A tout à l'heure.
-Bonsoir. -Bonsoir.
-Charlotte, t'as fait les choses en grand !
-Boris va rapporter le globe de cristal aux Clairies,
c'est bon pour nous. -Pour nous 3. Hein, Mme la maire ?
Aux Clairies 3000 ! -Za Clairies.
-A Boris.
-Bonsoir, M. Jourdan. -Fauvel, servez-vous à boire.
Tatiana veut savoir où est votre mari.
-Je le protège des jolies femmes.
-S'il vous plaît !
On peut faire un selfie ? Merci.
-Boris !
-Boris.
-Merci beaucoup. -Merci.
-T'inquiète pas,
Markus, tout va bien. -Le kiné dit que t'as mal.
-On a tous mal. Ca s'arrêtera quand on sera morts. Tout va bien.
-C'est beau, ce que t'as fait aujourd'hui. Risqué, mais efficace.
-Bravo. -Merci, monsieur.
-On n'est pas loin.
-Le globe de cristal sera pour nous.
-Va t'amuser. Mais demain, je vais t'en faire baver.
C'est ça que tu veux ? Va fumer, j'ai rien vu.
-Et ça aussi.
Merci.
-Tiens.
...
-Bobo ! Viens fêter
ta victoire avec nous !
-Non, je dois me farcir le gratin de ce soir, là.
-Juste un verre !
-Je peux pas. -Allez, viens !
-Un quart d'heure.
-Avant le gratin.
-Ton vrai fan-club,
c'est nous. -Dix minutes, pas plus.
-C'est parti.
Allez, champion !
...
-Mets-leur
une bouteille de champagne, vite.
-T'as vu le préfet ?
-Je l'ai remercié pour son aide, il est le bienvenu avec sa maîtresse.
-Et ton mari ? -Il est là. Je reviens.
Mon amour, les sponsors commencent à faire la gueule !
-J'étais avec mon fan-club. Je suis sûr que t'as très bien géré.
Y a même le boss de la fédé ? -C'est qui,
les ploucs, là ? Ils font un peu tache.
-Des gens d'ici qui travaillent sur le chantier.
Clairevoix a dû les inviter.
-Oui, enfin... Tatiana Levsky, là, avec Jourdan.
-Et alors ? -Ils sont avec les investisseurs !
-Je suis au taquet, je gère.
...
-Où est Boris ?
-Je sais pas. Au lit, j'espère.
-T'en as fait un champion. -Il a beaucoup, beaucoup travaillé.
-Gamin, c'était un casse-cou.
Parfois, ça finissait dans les filets.
-Souvent, même. Déflagration.
...
-Allez !
-De l'eau ! Vite !
-Vite ! De l'eau !
-On n'arrive à rien, là !
...
-Où est Servoz ? -Il ne va pas tarder,
madame la maire. -Ils attendent quoi ?
-Le directeur d'enquête. Elle est dans la caravane, seule.
-C'est une femme ? -Oui, de la section de Lyon.
-Elle aurait pu se présenter.
-Vous pouvez y aller. Pour le corps, on attend le légiste.
-Bonjour. -Bonjour.
-Florence Clairevoix, mairesse des Clairies. Vous auriez pu m'appeler.
-Le major Servoz était censé vous prévenir de mon arrivée.
-Y a un corps dedans ?
-Ce qu'il en reste. Un saisonnier.
Comme tous ceux qui vivent ici, on dirait.
Il est où, votre chef ?
-Ah, il arrive.
-Je vous connais.
-Oui, équipe cadets 96.
Vous m'avez appris à boxer les piquets.
-Emilie Monfort. -Karras. Cheffe Karras.
-J'en reviens pas. Ca fait un bail.
T'es chez tes parents ? -Non.
-Pourquoi la section de recherches de Lyon ?
-Parce qu'on a un mort et que c'est la loi.
-Il fallait me dire qu'Emilie arrivait.
-"Cheffe Karras".
-Pas eu le temps des mondanités.
-Embrasse tes parents pour moi.
-Elle a quoi ?
-Elle a fait un soleil contre un pylône. C'est une miraculée.
-Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort.
-Elle est maire depuis quand ? -4 ans. Et elle sera réélue.
-Vous semblez bien informé.
-C'est notre boulot, la proximité.
Quels sont vos ordres, cheffe Karras ?
-Enquête de voisinage.
Vous attendez quoi ?
-Faites ce que vous demande le maréchal des logis-chef Karras.
-On va bien s'entendre. -J'allais vous le dire.
...
-Ca va ?
...
Ca va, Servoz ?
-Je supporte pas l'odeur des brûlés.
-Cheffe, on a l'identité du type : c'est Corto Fioraventi.
-Hors saison, il vit chez sa grand-mère, à Thonon.
-Enfoirés ! C'était un gamin ! Un gamin ! Vous l'avez tué !
C'est vous qui l'avez tué !
-Calmez-vous ! -Lâchez-moi !
-Vous vous calmez !
-Allez-y, pétez-lui
le bras !
-Allez.
-Ca faisait trois ans qu'on était voisins.
Il bossait dans un bar en bas des pistes.
Le Tremplin. -Tu l'as vu hier soir ?
-Il va, il vient...
-Il avait une petite amie ?
-J'ai vu des filles, parfois, oui, mais j'en connais aucune.
Ben ouais.
On n'a que ça pour se chauffer.
Ca fait trois ans
qu'on est parqués ici, parce que nos caravanes font tache, là-haut.
Hélicoptère au loin.
Voilà comment on nous traite, sans flotte ni électricité.
On pourrait tous crever comme Corto,
tout le monde s'en fout.
Il avait vingt ans !
Merde !
-Cheffe Karras !
-Appelez-moi Emilie.
-D'accord. Les TIC ont trouvé quelque chose.
...
-100 000, 150 000 euros.
-Ca fait beaucoup pour un serveur.
-Vous oubliez les pourboires.
Sûrement un peu de deal. -Un peu ?
Vous laissez des sacrés pourboires, vous.
...
C'est votre tête de tous les jours ?
-Je n'ai jamais été à l'aise pour annoncer un décès.
-Ah ? Moi, j'adore ça.
-Faut pas croire tout ce que disent les types comme Jeff.
Le village était mort, Clairevoix a ressuscité le projet des Clairies.
-C'est-à-dire ?
-Elle a ramené des investisseurs.
Mais l'argent n'a pas ruisselé exactement comme promis.
Et la clientèle a changé.
-Elle laisse des gros pourboires. -Oui, elle aime s'amuser.
-Plus d'argent, donc plus de drogue.
-Ca serait un règlement de comptes ?
-Un dealer, ça bosse jamais seul. -Ca va faire du monde à interroger.
-Et... ?
-Et les gens de la réserve sont pas bavards.
-"La réserve" ?
-C'est le nom qu'on donne au camping.
Comme chez les Indiens, quoi.
-J'avais compris.
...
Eh ben, le ruissellement n'est pas arrivé jusqu'ici, hein.
-La ville n'est pas riche. -Oui, je sais.
-Pourquoi la SR vous envoie, vous ? -Tous les titulaires sont en congé.
J'étais d'astreinte, et puis, je connais le coin.
-Oui, Clairevoix vous connaît. -Elle m'a connue autrefois.
-Vous auriez pu me dire que vous étiez du pays.
-Je suis partie il y a longtemps. Ca change quelque chose ?
-Non. -Ben voilà.
-Quelle susceptibilité ! Vous êtes comme votre père !
-C'est-à-dire ? -Chiante !
C'est là.
Une femme sanglote.
-Corto mio... Mon tout petit...
-Sa caravane a brûlé.
C'est un accident.
-Stava tanto gentile.
Et si drôle.
Il m'aidait beaucoup.
Toutes les filles sont folles
de lui, vous savez. Tenez.
-Il est beau.
-Il avait un appartement à lui, en ville ?
-Non, il habitait ici.
On est pauvres, vous savez.
-Où sont ses parents ? J'aimerais les voir.
-Ma fille est repartie à Naples, et son père,
je sais pas.
En Belgique, peut-être, ou en Suisse. "Non lo so".
-Je pourrais voir sa chambre ?
-Si. Qui, al fondo.
-Grazie.
...
-Et donc, vous aimez le football.
-Eh ?
-J'ai trouvé un vieux portable,
sans carte SIM. On verra ce qu'on peut en tirer.
-C'est insupportable, quand la mort les prend si jeunes.
-Oui.
-Mon amour, tu fais quoi ? On n'a pas du tout le temps !
On a une grosse journée. -Arrête, s'il te plaît.
-On doit voir les investisseurs.
-C'est ta partie, ça.
-T'as vu ton portrait ?
Quatre pages.
Faut remercier Navarro.
-Je l'emmerde. Il a trop attendu pour me mettre en couv, ce bâtard.
-Maintenant, les sponsors le voient et sortent le chéquier.
Jourdan et les Russes seront ravis.
Ah, t'as vu la maquette de l'hôtel ?
-Ouais.
-Ca te fait mal au coeur, de partir d'ici, je sais,
mais ce nouveau projet, ça va être un vrai palace.
Tu m'écoutes ? Boris, je te parle !
-OK, d'accord !
C'est juste que...
-C'est juste que quoi ?
-Non, rien.
-Alors bouge-toi.
Boris, je te vois ! Tu fais rien !
Bouge !
-Mourir comme ça dans sa caravane,
c'est tellement con et injuste. C'était un chouette mec, Corto.
-Il ne posait pas de problèmes ? -Quel genre ?
-Du genre à dealer un peu à côté.
-Ca doit marcher, ici.
-J'ai pas envie de fermer à cause de ce genre
de conneries, je fais gaffe.
Et puis j'ai l'oeil, vous savez.
-Il vous disait pas tout. -Vous me mentiriez, vous ?
-Non. -Eh ben voilà.
-Et vous ? -Moi quoi ?
-Vous connaissiez Corto ? -Depuis le début de la saison.
-Il dealait de la drogue ?
-Vous avez entendu la patronne. -Justement, elle a rien vu.
Bon, si quelque chose vous revient, appelez-nous.
-Allez, au revoir. -Votre collègue le connaissait ?
-Oui, il a démarré la saison avec nous.
-Bonjour. -Bonjour.
-Vous saviez que Corto dealait ? On peut voir votre vestiaire ?
-Je bosse, là.
-Il dealait quoi, Corto ? -Rien.
-Weed ? Coke ? MD ?
-Montre-nous ton vestiaire.
-Faites-nous la visite.
-Ca va, c'est bon. Juste un peu de weed. Pour dépanner, quoi.
-Pour dépanner.
-Corto dealait ?!
-Douze, treize, quatorze, quinze, seize, dix-sept,
dix-huit, dix-neuf... -Karras, ça suffit.
Karras !
-Ils dealent de l'herbe depuis 3 ans et vous avez rien fait !
-Vous...
La population, en saison, c'est des dizaines de milliers.
Ici, on est sept !
-Depuis le temps, vous devez connaître tout le monde, ici.
Alors ?
-On n'a jamais eu ça. -Quoi donc ?
Du deal ? Des mecs carbonisés ?
-C'est ça.
-Y a un début à tout.
-On vous attend à l'hôpital pour l'autopsie de Corto Fioraventi.
-Déjà ?
-Vous vouliez de l'efficacité.
Pas maintenant !
-Alors, Servoz ? Une nouvelle équipière ?
-Maréchale des logis-cheffe Karras, SR de Lyon.
-Emilie Karras.
-Diane Morand.
Allons-y.
-Merci.
-Vous êtes prêts ?
-C'est fragile, un homme, aussi.
-C'est pas son genre, pourtant.
Et toi ? Tu vas comment ?
-C'est l'odeur, je peux pas.
-Je me sens pas très vaillante non plus.
Attendez-moi là, je vous ferai le débrief en remontant aux Clairies.
La porte s'ouvre.
-Il y a des traces de fumée dans les poumons.
Il est mort asphyxié. -Ca serait donc un accident ?
-Regardez là.
Vous voyez ces lignes ? Ce sont des fractures. Au moins trois.
Maxillaire gauche, pommette, nez.
-Ca date de cette nuit ? -Oui, il a été passé à tabac.
-C'était un dealer.
Ca pourrait être un avertissement. -Un sérieux avertissement, alors.
-Ou bien on l'a tué en faisant croire à un accident.
-Il avait beaucoup d'essence sur le corps.
-Y avait un radiateur à éthanol renversé.
-Vous m'aidez à le retourner ?
-Euh... non. Enfin...
-Non. -Ah.
Au revoir. -Au revoir.
On reste tout seuls, mon grand.
Ben oui.
-Sérieux, Servoz ?
-Quoi ? -On est dans une bagnole.
-Ca va.
-Non, ça va pas.
Ca pue, et ça vous donne une haleine
de fennec. -C'est pas vrai.
-Quand vous fumez,
si.
Merci.
Corto a sûrement été assassiné.
-Vous allez appeler des renforts ?
-On peut y arriver tous les deux, non ?
-Vous sembliez vouloir vite repartir.
-Je préférerais.
Pourquoi vous avez quitté la brigade financière de Brest
pour venir ici ? -Besoin de changer d'air.
-Je dois trouver un logement.
-Vous allez pas chez vos parents ?
-Non.
...
-Quelqu'un a cherché à vous joindre.
Un homme. Il a pas laissé de nom.
-OK. Tu connais bien Servoz ? -Oui, il travaillait avec mon père.
-C'est quoi, son problème avec les morts ?
-Ca, je sais pas.
-Sors-moi toutes les affaires de stups du village
et les fadettes de Corto. -Bien, maréchale...
-Non, "Emilie". -D'accord.
*Rap.
...
-Ah !
...
Ah merde... Merde !
...
-Ah !
Baptiste ? -On m'a dit que t'étais là.
-Alors tu sais aussi pourquoi.
-Oui, le type qui a brûlé dans la réserve.
Alors, t'es devenue flic ?
-Gendarme.
-Tu devrais passer à la maison.
-Je sais pas si j'aurai le temps.
Comment va maman ?
-On sait jamais trop, avec elle.
-Je dois y aller. -Je leur dis quoi,
aux parents ? -Ce que tu veux. Je repars demain.
-Boris est là
aussi.
-Maréchale des logis Karras.
-Oui, j'arrive. -"Karras" ?
T'as changé de nom ?
-Je me suis mariée.
Je dois y aller.
-Baptiste Monfort est votre frère ?
-Ouais. Alors ?
-J'ai eu l'opérateur de Corto,
ils vont envoyer les relevés.
Je demande le bornage ? -Oui. Servoz est là ?
-Non, il est parti. -Tu connaissais bien Corto ?
-Depuis trois ans, oui.
-Tu savais qu'il dealait ? -Non, mais ça m'étonne pas.
C'était pas le seul.
-Que fait Baptiste aux Clairies ? -Il travaille à la scierie.
Notification.
-Lui aussi, il fume ?
-Je sais pas.
-La mairie est toujours au même endroit ?
-Euh... oui.
...
-Entre, je suis à toi dans une seconde.
C'est notre nouveau projet.
-Les Clairies 3000.
C'est ça, les affiches avec Boris ? -Ca va permettre de redonner vie
à la station.
-Nagano. Médaille d'or.
-Tu te souviens ?
-Oui. -Pourquoi t'es partie ?
T'avais le talent
et le mental.
-Pas l'ambition.
-Viens t'asseoir.
J'ai pas envie que cette enquête
écorne l'image de la station.
On a réussi à se développer
grâce à beaucoup de boulot et des investissements lourds.
-Pas pour les saisonniers.
-T'es venue pour me parler de politique ?
-C'est vous qui m'avez invitée.
-Je dois protéger nos intérêts.
-Et moi, élucider cette mort.
-Tiens-moi informée de l'enquête. -Cette conversation est terminée.
-Attends !
J'ai quelque chose
pour toi.
Un forfait pour la saison. Tu skies toujours ?
-Je ne peux pas accepter. -Mais pourquoi ?
Tu es une ancienne du pays.
Tu vas adorer la nouvelle piste noire.
-Je crois pas.
A bientôt.
...
-Vous avez tout entendu ? Il acquiesce.
-La présence de la police rend toujours les gens un peu nerveux.
-Elle enquête sur cet accident, c'est tout.
Elle ne nous posera aucun problème.
-J'espère.
Au revoir, Florence.
-Au revoir.
-Pourquoi vous campiez comme ça ? -Il y avait de l'amiante
dans la gendarmerie : la mairie nous prête l'ancienne bibliothèque,
et pour dormir, les cuisines.
-Ah oui ?
-Voilà. C'est ici que l'astreinte se repose, en général.
La douche est de l'autre côté.
-De l'autre côté du couloir ? D'accord.
-Vous pouvez choisir
votre lit.
Ah, et le code, ici,
c'est 1234.
-Facile à retenir. -Oui.
-Eh ben merci.
Y a que les néons, comme lumière ?
-On peut trouver des bougies, si vous voulez.
-Non, t'embête pas. Merci.
-D'accord.
Bonne nuit. -Bonne nuit.
C'est sympa, ça.
-Je l'ai mis pour égayer un peu.
-Bonne nuit, Karine. -Bonne nuit.
...
Tonalité.
...
-Oui, ça va ?
Oui, ça va.
Dis, je vais pas pouvoir prendre Théo ce soir.
Ecoute, on va pas recommencer.
Je suis sur une affaire d'homicide, et y avait que moi.
Je suis gendarme, ça fait pas de moi une mauvaise mère !
Je sais pas. Dès que je peux, évidemment.
Tu peux me passer Théo ?
Passe-moi Théo. Merci.
*-Coucou, maman.
-Ca va ? *-Oui, et toi ?
-Y a Youki derrière ! *-Oui, j'ai mis une photo d'elle.
-T'as fait quoi
aujourd'hui ? *-On est allés skater.
-Cool. *-Tu viens me chercher quand ?
-Pas ce soir.
Je suis pas à la maison. *-Demain ?
-Je vais essayer, promis. Je vais tout faire pour.
*-OK. Bisous. -Bisous, mon amour.
...
Putain, Servoz !
Vous m'avez fait peur !
-Le portable de Corto borne à la Combe.
-Y a rien, là-haut.
-Si, une planque. -Merci.
-C'était le mien, celui-là !
...
C'est là.
-Le mec est forcément du coin.
Ce chalet est fermé l'hiver.
-Partie depuis longtemps... -Ca fait pas si longtemps.
...
Gendarmerie nationale !
Sortez !
...
Arrêtez ou je tire !
-Tu bouges,
t'es tétraplégique !
-Corto ?
-T'es pas mort, toi ?
france.tv access
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