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Musique mystérieuse Rires
On doit pas se séparer.
Mmh.
- --
Vous connaissez ça ?
Ce sentiment permanent de devoir choisir.
Entre le bien et le mal,
la gauche et la droite,
votre raison ou votre coeur.
- Bienvenue dans l'élite. Dans la gendarmerie.
- Capitaine Verhellen invite sa frangine avec ses émoluments.
Tu peux pas être ici.
Vous êtes gendarmes, maintenant.
- C'est plus le même monde. - Tu peux me les enlever.
Et le règlement ?
Pas pour moi.
Je peux le faire.
Votre nom ?
- De Vuyst, Marc. - Le fils de ?
André est ton père ?
- Comment va ce connard ? - Ce connard est décédé.
- -- - Où est la confiture ?
On la confisque.
- --
Qui t'a puni ?
L'adjudant Debels.
C'est bon, il sait.
- --
Acclamations
- -- - --
Papa, je suis beau ?
Il y a le même pour homme.
Ma mère travaille à l'aéroport.
Elle ramène des cigarettes.
Quand elle passe la frontière,
il faut signer un papier.
Elle doit les dédouaner.
Gémissement
- --
C'était qui, ces mecs ?
Des gendarmes.
Je suis sûr que tu bandes.
Encore un flic pourri.
La voiture l'attend.
C'est votre moment de gloire.
Ce qui est vraiment dommage,
c'est que ça nous coûte un officier exemplaire.
Coups de feu
- -- - --
Souffle court
- --
Musique dramatique
- --
Porte
- -- - --
- --
Porte
- --
Major.
- Docteur. - Déjà levé ?
- Alors ? - Euh...
Votre femme est en salle d'opération.
Elle a été touchée au bras et à la jambe.
- Au foie et aux intestins. - Elle aura des séquelles ?
- On limite les dégâts comme on peut.
Elle va devoir être forte.
- --
Si je peux faire quelque chose...
- -- Soupir
- --
Musique dramatique
- --
- --
- --
- --
- --
- --
- --
*Musique rythmée Brouhaha
- *--- - --
Un examen à passer ?
- Droit fiscal. - Passionnant.
- Tiens ! Si ça, c'est pas un scoop. On a tiré sur un flic et sa famille.
Passe au jingle, après.
*---
*---
*-FM Bruxelles.
*-Voici les titres du jour.
*Des individus ont tiré sur le major Vernaillen et sa famille.
*On compte plusieurs blessés.
*Les auteurs n'ont pas été identifiés.
*A Glasgow se tient le concours interuniversitaire de débat...
Musique mystérieuse
- --
Rire
- --
Quoi ?
Ils ont tiré sur Vernaillen, hier.
- Le major qui t'a viré ? - Et sa femme.
- --
Ca te fait rire ?
Il le méritait, ce connard.
Danny !
- --
- T'inquiète, ils sont pas morts.
- --
Il frappe.
Entrez !
- --
- Adjudant. - De Vuyst.
C'est vrai, pour Vernaillen ?
Oui.
Il est en vie ?
Lui, oui, mais...
Sa femme.
- --
Soupir Bip
- -- - --
Soupir
- --
Ma puce ?
Ca va, papa ?
- -- - --
Tu es là depuis longtemps ?
- --
C'est...
- -- C'est papi qui t'a emmenée ?
Il boit un café.
- --
- --
Ca va aller.
Ne t'en fais pas.
Musique mystérieuse
- --
Pourquoi tu as pris ça ?
- --
Respiration appuyée
Il fallait pas, chérie.
- --
Enfin...
- --
Mais si, papa.
- --
Viens là.
- --
- Laissez-moi m'en occuper.
- Désolé, De Vuyst, c'est pas possible.
Pourquoi ? J'y étais...
- Justement car ses hommes savent que vous étiez là,
vous devez rester en dehors de ça à tout prix.
- Désolé, je fais appel de cette décision.
Vous me chantez quoi ?
- Je fais appel. Le règlement l'autorise.
Oui, mais on ne va pas faire ça.
Vous allez devoir vous faire discret.
Comment ça ?
Des missions d'observation.
C'est un ordre, De Vuyst.
Et le règlement intérieur ?
Rien à foutre, c'est compris ?
Vous préférez quoi ? Mmh ?
Dites-moi ? Drogues douces ? Radios libres ?
Radios libres ?
OK, c'est parfait.
Allez chercher un plan de fréquences à la RTT.
Ca vous fera une sortie, d'accord ?
- Oui, chef. - Allez, disposez.
- --
Brouhaha
- --
- Il s'est niqué le genou ! - J'ai mal.
J'ai mal à la jambe.
Eh ben, ça va pas ?
- J'ai mal à la jambe. - Casse-toi, connard.
Mais je vous ai dit...
- Casse-toi ! Cris outrés
Vous faites quoi ?
Courageux, battre un gamin !
Il a mal à la jambe.
Il veut discuter, le métèque ?
Eteins le moteur !
Il a rien, c'est du cinéma.
- Vous êtes docteur ? - Quoi ? Je t'ausculte ?
Laissez tomber.
Non.
Tu es pâle, Mohammed. Tu manges tes légumes ?
- Je m'appelle pas Mohammed. - Non ?
Pourtant, tu as une gueule de Mohammed.
- Laissez-nous,
- on a rien fait. - Tu as peur ?
Il faut pas.
Hein !
Baisse ton pantalon.
- Oh ! - Quoi ?
- Tu as compris. - Adjudant, on devrait...
On vous a pas sonné.
- Non, mais on dépasse... - Cappuyns !
Je le fouille, il cache peut-être de la drogue.
Baisse ton froc ou je te l'arrache.
Cris
- -- Musique dramatique
Hé, non, non ! Arrêtez !
- -- - --
Hé, ho, doucement !
- -- - --
- Réagissez ! - Franky, viens m'aider !
- Baisse-toi !
- Hé ! Cri
Franky !
Cris Franky !
- -- - --
Arrêtez !
- Laissez-le !
- -- - --
Adjudant !
- -- - --
Hé !
- -- - --
Gémissement
- -- Cris
- -- - --
Arrête !
- Lâche-le ! - C'est chez nous, ici, OK ?
Putain de merde !
Monsieur, monsieur !
Casse-toi !
Putain...
- --
*Jingle *-FM Bruxelles.
*---
- De bonnes nouvelles dans cette période de caféine et de marqueurs.
Vous savez ce qui est pire que les examens ?
Noël avec ses vieux.
*Avec le traditionnel rôti, les Tupperwares de légumes
*et les croquettes, vous aurez juste envie d'un pétard,
*d'un shot de vodka et d'une lobotomie express.
- *Vous repenserez à cet instant. - Je l'ai !
Ca vient d'ici.
FM Bruxelles.
C'est quel numéro, Serge ?
Le 203.
OK.
Faut demander à quel étage ils émettent.
Quoi ?
- A ta place, je deviendrais membre, plutôt que de les traquer.
Quel bâtiment ?
Le 203. On sait pas quel étage.
*Musique rythmée
Je vais voir ça avec les proprios.
- Huit blessés, dont un dans le coma.
Les journaux vont s'en délecter, quand ils entendront les victimes.
La gendarmerie vous remercie, Debels.
- C'était de l'autodéfense. Ils nous ont attaqués.
- Avec quoi ? Un tank magique ? Même pas un couteau de cuisine.
- Ils ont caché leurs armes avant l'intervention.
Cappuyns a pas la même version.
Selon ses dires,
vous avez demandé
à un homme de baisser son pantalon.
Cappuyns a dû
mal comprendre. Son français laisse à désirer.
- Vous parlez pas français ? - Bien sûr.
- Il parle le néerlandais à la maison.
- C'est sa langue maternelle. - Maternelle ?
Je dois avaler ça ?
Mmh ?
- Il a pas saisi les nuances. - Les nuances, mon cul !
Verhellen ?
Vous, vous parlez français.
- On m'a élevé dans les deux langues. - Racontez-moi.
Avec les nuances.
- J'ai pas tout bien vu, je suis resté sur ma moto.
- Vous avez distribué quelques droites, m'a-t-on dit.
- La situation semblait dure à gérer. Les projectiles volaient partout.
Quel genre ?
- Des trucs qu'ils nous ont jetés dessus.
- L'adjudant a-t-il demandé à l'un d'eux
de baisser son pantalon ?
J'ai pas vu.
- Dis la vérité. - Silence !
Cet enfoiré de raciste
ne mérite pas ça, mon garçon.
Vas-y, raconte sans pression ce qui s'est passé.
D'accord.
Capitaine Verhellen,
durant l'intervention, avez-vous entendu
l'adjudant Debels demander à quelqu'un
de baisser son pantalon ?
Musique mystérieuse
- --
- Négatif, commandant. Pas dans mon souvenir.
- --
Bien.
- --
On est face à des déclarations contradictoires.
Votre plainte est infondée.
- --
Ca m'aurait fait si plaisir
de vous foutre dehors.
- --
Porte
- -- Respiration appuyée
- -- - --
On frappe.
Porte Soupir
- -- - --
Porte
- --
Respiration appuyée
- -- - --
Soupir
- --
- Que faites-vous ici ?
- Je voulais savoir comment vous alliez.
Et votre femme.
Repos et récupération, surtout.
Et, euh...
Je pense que tu devrais partir.
C'est pour madame.
Tu peux déposer ça là.
Les hommes de François ?
Musique mystérieuse
Bouhouche.
- -- - --
- Ce qui est sûr, c'est que c'était des gendarmes.
- --
Ils ont tiré avec des Remington Sako.
Les mêmes que ceux du groupe Diane.
- --
Trois tireurs.
Deux M16
et un GP 9 mm.
- --
- -- - --
Ils tiraient pour tuer.
Tous les trois.
- --
Et l'enquête ?
- --
Elle va nulle part.
- --
Ils ne cherchent même pas à cacher qu'ils la boycottent.
- --
Mais Goffinard ira au bout, non ?
- --
Goffinard fait partie du complot.
- --
- L'adjudant Goffinard... c'est votre ami.
- -- - --
- *Tonalité - Je l'ai donc appelé en premier.
- -- *---
- --
Il n'a pas répondu.
*--- Mon ami.
- --
Pour la 1re fois, il n'a pas répondu.
Bizarre pour quelqu'un que la chute d'une épingle réveillerait.
- --
- Peut-être que...
- Pas de peut-être !
- --
Je veux rien savoir.
- --
Goffinard a été le 1er à arriver chez moi.
Frais comme un gardon.
- --
Il cherchait un truc.
- --
Mais quoi ?
- Demandez-lui. Moi, je l'ignore.
Porte
Major Vernaillen ?
Arrêtez, lâchez ça !
C'est inutile.
Baissez votre arme.
On est ici pour le transfert.
Quel transfert ?
A l'hôpital militaire.
- --
Je veux rester ici.
- --
Major.
- --
- Désolé, vous devez... - Tu as pas compris ?
Je dois rien, je reste ici !
C'est contraire à la procédure.
Pas à la mienne.
Votre femme peut vous accompagner.
Ah, ouais ? Et pourquoi ?
Pour finir le boulot là-bas, hein ?
Je vous ordonne de quitter ma chambre.
- --
On veut vous aider.
J'ai pas besoin d'aide !
Partez, tous les deux ! Quittez cette chambre !
Maintenant !
- --
- Est-ce que ça va ?
- --
Je peux faire quelque chose ?
Je veux que tu sortes d'ici.
- --
Tout de suite, va-t'en !
Vous devriez pas parler
- avec Goffinard ? - Non.
Pour éclaircir ça.
Je lui fais pas confiance.
- --
Je fais plus confiance à personne.
A moi non plus ?
- --
Pourquoi ?
- --
Tu es le fils De Vuyst.
Rire triste
- --
Respiration appuyée
- -- - --
Gémissement
- --
Porte
Sursaut
- --
Gémissement
- --
Une petite recherche, tu as dit.
- Je te renvoie l'ascenseur, promis.
Rien à foutre de tes promesses.
Tu veux un ordre écrit ?
- --
Voilà.
Yves Riguelle.
Tu as entendu pour Vernaillen ?
C'était dans tous les journaux.
Tu as une idée de qui l'a fait ?
- Tu veux une liste ? Il a plus d'ennemis que de cravates.
Et ça marche,
ton truc de détectives ?
- Tout début est difficile. - Surtout des divorces ?
- Oh, des fugues et des chiens, aussi.
Des clébards.
- Mmh. - Tu fais dans les clébards ?
Arrête
de faire comme si on était amis.
- Chef. - De Vuyst, on a presque fini.
Musique mystérieuse
D'accord.
- --
- De Vuyst ? Ce petit con est un De Vuyst ?
- Ca suffit. - Attends, deux minutes.
- Comme tu as dit, on est pas amis. Allez, hop !
- --
Porte
- -- - Tu es pas en patrouille ?
- --
Qu'est-ce que tu as ?
- --
Je suis dans la merde.
Quel genre de merde ?
- --
Soupir
J'ai menti au commandant.
Pour protéger mon chef qui a frappé des Marocains.
Dont un qui est dans le coma.
Pourquoi tu as fait ça ?
Je sais pas.
Ils avaient rien fait.
J'ai dit au commandant que j'avais rien vu.
Mais pourquoi ?
J'ai participé aussi.
Soupir
Nom de Dieu, Franky !
- --
Tu vas avoir des ennuis ?
Moi, non.
- C'est l'autre qui va morfler. - Cappuyns ?
Il a participé aussi ?
Non.
Il a voulu nous arrêter.
- --
On ferait peut-être mieux de se barrer.
- Peut-être.
Sérieux ?
Ils cherchent
des gens pour trier les vidanges.
Va voir ailleurs si j'y suis.
Cinq minutes.
On se bouge !
Je vais au foot.
Ferme la porte.
Qu'est-ce que tu as en tête, De Vuyst ?
Rien.
- Me prends pas pour un con, tu veux ?
- Je suis passé voir Vernaillen à l'hôpital.
- Tu devais plus te mêler de cette affaire.
Il vous croit impliqué.
Il vous a appelé après l'attaque, en vain.
- Je me suis rendu sur place dès que je l'ai su.
Je sais pas pourquoi Vernaillen dit ça.
- Sa fille vous a vu dans son bureau.
- Pour voir les dossiers sur lesquels il travaillait.
C'est la 1re chose à faire. Chercher toute personne
qui a un mobile. Même toi, tu le sais.
Vernaillen est un pote.
Pourquoi je voudrais lui faire du mal ?
Vous faisiez quoi avec Bouhouche ?
- Il a besoin d'informations pour son agence.
- C'est un suspect. Vernaillen l'a viré
- de la gendarmerie. - Bouhouche a parfois besoin de nous
et nous de lui.
- Pourquoi on a besoin de lui ? - Du carburant.
- Ah bon ? - Oui, du fuel.
Ca marche comme ça, on glane des infos.
Sur Vernaillen.
Ecoute, De Vuyst,
à ton avis, comment on résout des affaires ?
A dos de cheval ou dans des défilés ?
Ou assis sagement dans un bureau à attendre l'appel des méchants ?
C'est plutôt une question de donnant-donnant.
Tu saisis ?
Il te donne une info, tu fermes les yeux un instant.
On se fait les gros méchants, les petits gagnent du temps.
Ca convient à tout le monde.
C'est grâce à ça que les citoyens dorment tranquillement.
- Et le donnant-donnant pour Vernaillen ?
Ca va venir, un peu de patience.
Je sais que dans peu de temps,
ces mecs nous seront servis sur un plateau.
Ca marche comme ça, ici, chacun balaie son propre trottoir.
Même Bouhouche ?
- Un trottoir est un trottoir, peu importe la merde.
- Et Bouhouche, il vous a donné quoi ?
Pinon.
Il était dans le collimateur de Vernaillen.
C'est son dossier que je cherchais en allant chez lui.
Quel genre de dossier ?
Chantage.
Grâce à lui, je sais que la police voulait le passer à la trappe.
- Recommandons-le pour une médaille.
Répète ça.
- Désolé, mais je crois pas à ce donnant-donnant.
Je crois en la loi.
En la loi ?
Rire Alors, là !
Tu vas pas aller loin avec ça, mon garçon.
Porte
Surtout, tu vas pas pouvoir aider Vernaillen.
- -- - --
- --
*Gémissements lascifs
- -- *---
*Téléphone
- -- *Gémissements lascifs
*Téléphone Déclencheur
- -- *-Attends, attends.
*Téléphone *Gémissement
- *Allô ? - Passe-moi Riguelle.
*-C'est pour toi. *-Pour moi ?
*-Oui.
- *-Allô ? - Bonjour, M. Riguelle.
C'est le directeur de l'agence de détectives.
Je vous appelle car on fait une enquête pour M. Van Hutsel.
Le mari du cheval que vous montez.
*Balbutiement *-C'est une blague ?
- Ecoute-moi, Yves. Son mari est en route.
Et tu as six minutes pour quitter cette chambre.
Sinon, ton cheval sera sans pension et sans écurie.
*-Pourquoi tu dis ça ?
Tu as cinq minutes.
Musique intrigante Rire
- -- Cris d'encouragement
Là, là !
- Vas-y !
- Ici, ici ! - Ouais, vas-y !
Ici, ici !
- Vas-y, passe-la-moi !
Allez, j'ai une ouverture !
- Ouais ! - Ouais, vas-y !
- --
- Tacle-le !
- Voilà, donne ! - Ici, ici !
- --
Ouais !
OUAIS !
- --
- Allez, on y va ! - Hé, le ballon !
- Gémissement - Qu'est-ce que tu fous ?
- Tu es débile ou quoi ? - --
- -- - Voilà !
- -- - Il se passe quoi ?
- -- Musique dramatique
Hé !
- -- - --
Arrêtez !
- -- - --
Sifflet
Gémissement
- -- Il tousse.
- --
- -- Pluie
- -- - --
- -- Bips
- -- - --
Elle gémit.
- -- Bips
- -- - --
Gémissement
- --
Chérie ?
- --
- -- Tu es réveillée ?
Attends.
- --
Bip
- --
Soupir
Il y a quelqu'un ?
Porte
- --
- Regardez ! - Elle s'est réveillée ?
Ouais. Elle s'est réveillée.
- Madame. Madame. Gémissement
- --
- Regarde-moi, chérie.
C'est bon signe ?
- Oui, c'est bon signe. Soupir
Brouhaha
- --
Bien. Tout le monde dehors.
Allez, hop ! On se magne.
Allez, hop, dehors !
Au revoir, merci.
Verhellen, tu restes.
- --
Chef.
Tu cherches les ennuis ?
Il lui veut quoi ?
Les ennuis ?
Cappuyns.
Musique mystérieuse
- --
On a été trop durs avec lui.
- --
- Peut-être.
- --
Tu aurais peut-être pas dû mentir.
- --
Je vous ai aidé.
Je t'ai rien demandé.
- --
- Mais je pensais... - Arrête de penser.
Tu me dis juste s'il y a un problème.
- --
D'accord. Il y a pas de problème.
Bien.
- --
Bien, Verhellen.
- --
*Musique rock
Salut !
- *-Restez branchés, FM Bruxelles ! - SALUT !
Prête pour Echo and the Bunnymen ?
J'étudie cette nuit.
Non...
- Tu revends mon billet ? - Tu déconnes, tu viens.
Non, sérieux.
Tu vas regretter, sinon,
je te jure.
- Je sais. Profite, j'ai même pas fait la moitié.
- J'ai pas acheté mes livres. Je panique pas.
Tu as pas de bourse.
Oh, là, là !
Petit rire
- --
Tu me prêtes ta veste ?
Je te la vends 300 balles.
C'est ta préférée.
Je sais, mais j'ai besoin
de fric pour un cadeau.
- --
500.
Tu es sûre ?
Tu peux vendre mon billet ?
- --
Echo va craquer sur moi
grâce à ta veste.
- Embrasse-le pour moi. - Compte sur moi.
Bisou
- Salut. - Salut !
- --
Porte
- --
On frappe.
Entrez.
- Adjudant. - Qui va là ?
M. la loi.
Qu'est-ce que tu veux ?
Le dossier Pinon.
- C'est quoi, ce dossier ? - Pinon ?
Une affaire de divorce qui a un peu dérapé.
De quelle façon ?
- Eh bien, le docteur Pinon, le mari, a dit à la police
que son ex organisait des ballets roses, des orgies.
Dans lesquelles on trouvait des enfants.
Parmi les invités,
des politiciens, des juges, et même un prince.
Pourquoi ? Pour les faire chanter ?
Vernaillen le pensait, oui.
- Et sa tentative d'assassinat serait liée à ce dossier ?
- Vernaillen s'est fait beaucoup d'ennemis, surtout après François.
- J'aimerais travailler avec vous. - Avec moi ?
Vernaillen a pas confiance en moi.
- En moi non plus. - Mmh.
- Raison de plus. - Ecoute.
Un pas après l'autre, hein ?
Prenons une affaire qu'on peut résoudre.
- Laquelle ? - FM Bruxelles.
La RTT a localisé l'appartement. On fait une descente demain.
Appel à 7 h. Tu fais le plein de croissants.
OK ? Des pains au chocolat aussi.
Allez, salut !
*-C'est idiot, ce que j'ai fait, non ?
*Je me suis retrouvée seule.
- Danny. - Mmh ?
Ils t'ont repris ?
Non.
C'est pour une fête.
Tu me fais les ourlets ?
- Oh, non, je regarde mon feuilleton. - S'il te plaît, poussin.
Tiens ça.
*Télévision
*---
*---
Quoi, comme fête ?
Musique mystérieuse
- Un truc. Une blague avec les amis de Jonathan.
- -- *---
- --
Soupir
Musique mélancolique
- --
Porte
- Enfin, mec ! Tu étais où ? - Je bossais.
Il se passe quoi ?
- Ce qui se passe ? On devait se barrer.
Je t'aide à préparer tes affaires, vite.
Franky !
On peut avoir le bus.
- Alors... - Franky, arrête, je reste ici.
Quoi, tu pars plus ?
- On avait dit... - C'est vrai, je l'ai dit.
Et tous ces connards ?
Toutes ces ordures ?
Soupir
Ils gagnent, si on part.
Et alors ?
On s'en fout, de ça ! Petit rire
Laisse-les gagner.
Péter la gueule d'un autre.
Musique mystérieuse
Désolé.
- --
Je reste.
- --
- -- - --
- --
Tu le penses, hein ?
- --
Je t'accompagne au bus.
- Qu'est-ce que tu crois ?
Que je vais rentrer auprès de cette andouille ?
Arrête, tu es pas comme ton père !
- --
Ah, non ?
Non !
Toi, tu tiens pas parole.
- --
On avait dit qu'on partirait ensemble.
- --
Si je me barre pas...
- --
Je vais me coucher.
- --
Dors bien.
- --
Pas
- -- - --
- Fracas - Gendarmerie !
Nos amis de FM Bruxelles.
- Grognement - Par ici !
Et merde !
- Il y a rien, ici. - Allez, hop !
- Non. - Je prends le bureau.
- Il y a que quelques câbles et des récepteurs. Sinon, rien.
Remue-ménage
- --
*Musique rythmée
*---
Ils ont dû être prévenus.
*---
- Apparemment. - On trouvera rien.
- "Je crois pas au donnant-donnant,
"je crois en la loi."
*---
"Un pas après l'autre, chef."
- Non plus. - On peut bosser sur l'affaire Pinon.
Rire
- C'est parti pour Pinon. On va à la police judiciaire.
On a tout fouillé.
Allez, les gars, on y va !
- Bien, chef ! - Oui !
- On frappe. - Ouais !
Louis. Je te dérange pas ?
Oui, je mange, là.
Bon app.
Je viens pour l'affaire Pinon.
C'est au greffe, pas ici.
- Il y a rien au greffe. On me dit que c'est chez toi.
Ah oui ?
- Vraiment ? - Mmh.
Et c'est qui, "on" ?
Mmh.
Mon petit doigt.
- Mmh. Tu sais où tu peux te le foutre, bien profond ?
Fous-moi le camp !
- Je serai obligé de faire un rapport, désolé.
Oh !
- Rire - En quoi ce dossier
te fait si peur ?
- Mmh ? - C'est une photo de ta mère.
- Une photo de ma mère ? - Ouais.
- Ah ouais ? Rire
Pas de photos de ballets roses ?
Hein ?
Au revoir !
Tu protèges qui ?
Des gradés ? Des politiciens ?
Ou ton cul ? On y voit ton cul,
sur les photos de Pinon ?
J'aimerais bien le voir. Tu dois être canon.
- Il rit. - Tu te casses,
ou je te fous dehors.
Je perquisitionne ton bureau.
C'est ça. Le procureur
te recevra à bras ouverts.
- La juge d'instruction. - Encore mieux !
Allez, foutez le camp !
Cette photo date de quand ?
Pourquoi ?
C'est mon père, là.
- Tu es le fils d'André, toi ? - Oui.
Ton père aurait pas été fier.
- Quoi ? - Laisse tomber, viens.
C'est ça, au revoir !
Bonne dégustation.
Quel connard !
- Le connard faisait dans son froc, crois-moi.
Vernaillen avait raison pour Pinon.
Allez, viens.
Allons chercher ce mandat.
- On l'aura jamais, De Vuyst. Une info d'indic suffit pas.
Swennen le sait très bien.
Mon fréquentait ce type ?
Ton père était un homme important.
Swennen était un lèche-cul. D'où cette photo.
En quoi il était important ?
- Soupir - C'est quoi, cet ascenseur ?
Ton père était un grand monsieur, comme ils disent.
Claquement
Musique mystérieuse
Ah, en avant, mon garçon, on prend les escaliers.
Nom de Dieu !
- --
Tu fais pas ton sac ?
Je rentre pas.
Pourquoi ?
- Je suis de corvée au poste de garde.
Pour le Nouvel An ?
Ouais, pour le Nouvel An.
Mais pourquoi ?
Cet enfoiré de Debels.
Fait chier !
- Dis à Vicky de mettre ma part au congélo.
Ouais.
Une bûche, ça peut se congeler.
- Rire - J'en sais rien.
On peut tout congeler.
Soupirs
C'est vraiment la merde.
Allez, viens !
- Bonne année, Franky ! Rire
Ouais, toi aussi, mon pote.
- Bisous à ta maman. - Je lui ferai.
- Je te le fais, comme ça... - Arrête, tu es con !
Rires
*Musique rythmée
*-Depuis avril, nous émettons depuis un endroit secret.
*Oui, mesdames et messieurs.
*Nous vous souhaitons une belle et heureuse année.
*N'oubliez pas le compte à rebours.
*FM Bruxelles.
*---
*Musique rythmée
*---
- Salut. - Salut.
Où est Franky ?
Il est de garde.
Pendant les fêtes ?
Ouais.
Ca l'embête pas ?
Il trouvait ça dommage, oui.
Tu dois mettre sa part de bûche au congélo.
Petit rire
- Je peux aller le voir là-bas ?
Ca va être compliqué.
J'avais un cadeau pour lui.
C'est une écharpe.
Si elle lui plaît pas, on peut l'échanger.
Tu lui donneras ?
- Je le ferai. - Merci.
Bon, ben, bonnes fêtes, alors.
Tu viens pas ?
Non, je reste à Bruxelles.
Sans Franky, ce sera ennuyeux.
On manque d'animateurs.
Certains flippent depuis la descente.
- Rire - J'en ai entendu parler.
Je les ai appelés pour prévenir.
Toi ?
- Ouais. Rire
J'imaginais pas Bruxelles sans ta voix.
- --
Ouah, merci.
- Bon, bonnes fêtes. - Merci. A toi aussi.
- --
*Musique lente
*---
Il frappe.
Viens avec moi.
*---
- Où ? - La chapelle, messe de minuit.
Et mon poste ?
Pas grave. Allez, viens.
*---
Désolé, je peux pas.
Quelqu'un va te remplacer, viens.
*--- Musique pesante
Et merde !
- *--- - --
Porte
Musique douce
- Tchin-tchin, Tarzan.
- --
- Tarzan ? Tu es sérieuse ? - Mmh.
- --
- C'est plus un nom venant d'une maîtresse.
- Après tout, papa était marié à la gendarmerie.
- --
Mmh.
- --
- On va profiter de cette nouvelle année.
- Mmh. - Il faut passer à autre chose.
Ca fait trop longtemps, maintenant.
- --
- Je te souhaite une bonne année, maman.
Toi aussi, mon chéri.
*Musique rythmée Brouhaha
- *--- - --
- Une messe de minuit ? - Viens, je vais te présenter.
Rudy ? Tout va bien ? Rire
Salut ! Les amis, voici Verhellen.
Il a sauvé mon cul du vautour.
- Assieds-toi, prends un truc à manger.
Il y a plus rien à boire, sauf si tu aimes le pastis.
Ca me va.
- --
*---
C'est quoi, cette fête ?
- Groupe G. G pour gendarmerie. Les vrais gendarmes.
*--- Brouhaha
- *--- - --
- Voilà. - Allez !
- Au pastis ! - Santé !
Santé !
- Hé, les gars, regardez ! Des nichons !
OUAIS !
Cris de joie
- *--- - --
C'est quoi, ça ?
- *--- - --
Les VHS
de Pinon.
Musique dramatique Brouhaha
- -- - --
- --
Chantal !
Hé !
Rire
OUAIS !
DIX, NEUF, HUIT...
SEPT, SIX...
CINQ, QUATRE...
- TROIS, DEUX... Rires
UN...
Cris de joie
- -- - --
Ouais !
Très bonne année, mon chéri.
- --
- -- Feux d'artifice
- --
- -- Brouhaha
- -- - --
Hé, les gars, regardez !
- André ! - C'est pas vrai !
André ? André De Vuyst ?
Cris grivois
- -- - Mais non, il se met bien !
- --
Ces nichons !
Musique dramatique Rires
- -- Je crois qu'elle pointe, en plus.
- -- - --
- Un spectaculaire cambriolage a eu lieu au Nouvel An 1982.
Des armes de l'arsenal Diane
furent dérobées au sein des bâtiments sécurisés
de la gendarmerie d'Etterbeek.
- --
Le butin était de 15 mitraillettes Heckler & Koch,
dont peu de personnes connaissaient l'existence à l'époque.
- --
Les voleurs connaissaient les lieux
et étaient informés des procédures pour passer les contrôles.
- --
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