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Musique rock
- --
*-Vous écoutez FM Bruxelles avec Vicky Vice.
Vous connaissez ça, vous aussi ?
Ce sentiment de devoir choisir entre les choses ?
Entre deux camps totalement opposés ?
- --
Entre le bien et le mal ? La gauche et la droite ?
Entre les Beatles et les Stones ?
Entre votre raison ou votre coeur ?
On est tiraillé de part et d'autre chaque jour.
Mais pourquoi ?
Je pense qu'on devrait arrêter de choisir un camp.
Et je parle pas que de moi ou de vous,
mais de tout le monde.
Il est temps de se reprendre et de se soutenir.
Si on disait d'une voix "Allez vous faire foutre,
"maintenant, j'écoute mon coeur",
de quoi il aurait l'air alors, ce futur ?
Ca vaut la peine d'essayer, non ?
Tout ce dont on a besoin, c'est de l'espoir, de la dope
et un super morceau.
- -- Voix diffuses
- -- - --
- --
Musique dramatique
- --
- --
- --
- --
- --
- --
- --
*"O La La La" (TC Matic)
*---
Hé, Elvis ?
*---
*--- Il baisse le son.
Tu vas te démettre une hanche.
Je t'ai pas entendue.
- Je croyais que c'était pour moi, ces déhanchements.
Ton copain bizarre est là.
- Maman, il t'entend. - Elvis !
Ouais ?
- Tu sors ? - On fête notre départ.
- Tant que je viens pas te chercher car l'autre a pété un plomb.
Content de vous voir.
Le plaisir est partagé.
- Marc. - Ca va, mec ?
- Fais pas gaffe. - J'aime son uniforme.
Ca met en valeur sa ...
Je t'ai entendu, Franky.
- J'ai pas pu m'empêcher. - C'est pas nouveau.
Vous ne buvez pas ?
On part aux Deux Pierres.
- Non, on va au Bellatrine. - Pourquoi ?
- Ma soeur va y foutre le feu en tant que DJ. A la prochaine, Agnès.
On boira un truc ensemble.
- Elle rit. - C'est ça, oui.
- Ca me plaît d'aller voir ta soeur. - Fais gaffe !
- On joue pas avec la nourriture. - Désolé, Agnès.
Soyez prudents.
- Ce soir, je serai comme l'Agneau mystique.
Buvez pas trop.
- Je vous connais. - Toi non plus !
- Salut, douce Agnès. - Salut, maman.
Fermez la porte.
- --
*--- Elle fredonne.
*--- On ouvre une porte.
*---
*--- Pas à l'approche
T'essaies de faire peur
aux corbeaux du jardin ?
*---
- Je ferai peur à tout le monde, papa.
Surtout aux hommes.
Toutes les filles ont la même tête à l'unif ?
Ouais.
*---
Ton frère a pris mon sac de sport.
C'est moi qui lui ai donné.
- Je fais comment maintenant ? - Tu joues plus au football.
- Qu'il prenne un sac poubelle. Ses affaires sont dans l'entrée.
*---
*--- Elle soupire.
*---
- --
- Fais gaffe à toi, Bruxelles. On arrive !
- -- Il rit.
- --
*---
Musique dramatique
- *--- - --
- -- Elle soupire.
- *--- - --
- *--- - --
Tu sais ce que mon vieux m'a donné ?
- Non. - Une pièce, pour des préservatifs.
Si ma queue a envie de visites culturelles.
Hé, les gars.
Vous prenez quoi ?
- On a encore ce qu'il faut. - Allez, sérieux !
Faut boire à votre départ.
- Bart, ça va. - Je veux bien un genièvre.
Ah, ben voilà !
- Et toi alors, Marc, mmh ? - Une bière.
- Alors, une bière et un genièvre pour nos deux petits nazis.
Rires
- Une bière et un genièvre ? C'est parti.
- Ignore-le, Franky. D'accord ?
Une bière et un genièvre.
Allez, un toast.
Je propose de lever nos verres à mes "liebe Freunden". Mmh ?
Il rit.
Un homme rit.
Je me battrais pas, OK ?
Je bois à ta santé, Bart.
Ouais.
Peace and love.
- T'as pigé, Bart ? Peace and love. - Peace and love ?
Qu'est-ce qu'il lui prend ?
*Musique rock Brouhaha
Franky, toi aussi, t'écoutes la radio pirate de ta frangine ?
Ma radio a pas la FM.
- Dis-lui que je bande quand j'entends sa voix.
Elle me fait frétiller de la queue.
Bart rit.
D'accord, Bart. Je lui dirai.
*--- Petit rire
Loser.
Ouah.
- Je t'avais promis que je serais sage comme une image.
*--- Brouhaha
- Qu'est-ce que tu regardes, nazi ?
- *--- - --
Ouais, en fait, non.
*--- Cris de bagarre
Hé !
- Lâche-moi !
*---
- Allez ! - Dégage !
- *--- - --
Nazi de merde !
- *--- - --
Franky !
- Tu fais moins le malin ! - Lâche-le.
- Je déconne pas, lâche-le ! - Viens-là !
Fait chier.
*---
*--- Respiration forte
Salut, frangine.
Elle est là, Bart. Dis-lui en face, c'est mieux.
- Dire quoi ? - Bart disait que...
- *--- - --
Qu'il bandait quand il écoutait Vicky Vice.
*--- Rires moqueurs
C'est vrai ?
C'était qu'une blague.
- Tu veux un coup de main pour éjaculer ?
- *--- - --
Non ?
Alors quoi, t'as pas envie ?
*---
Bon,
on va foutre le feu à cette putain de soirée.
Vicky Vice est
dans la place !
*"I Fought The Law" (The Clash)
Génial. Tu vas voir.
*--- Rires
- *--- - --
*--- Brouhaha animé
Faites les dingues !
- *--- - --
*--- Musique dramatique
- -- Rires
- --
Allez, comment on dit ça ?
- La peine que tu ressens. - Le chagrin ?
- Quoi ? Non. Il rit.
Imbécile.
Non, tu sais, quand tu dois partir et...
et que tu ressens de la peine.
La mélancolie.
Ouais, c'est ça.
- C'est ça. - Ouais.
T'inquiète, mec.
Nous deux à Bruxelles, ça va être génial.
Il soupire.
Mélancolie.
Il rit.
- --
Faut jamais qu'on se sépare, Marc.
- Mmh. Petit rire
Pourquoi tu pars ?
Parce que t'y vas.
- Mmh, attrape ! - C'est bon, arrête.
Donne. Ils rient.
- Hé ! - Quoi ?
- L'embrayage, lâche-le. - Ouais.
- Doucement, tu le lâches doucement. C'est ça, bien.
Vrombissement
- --
- Faut que tu passes la deuxième. - Comment je fais ?
- Là, en dessous, allez. Passe-la.
Ouais. Ils rient.
- --
On klaxonne.
- Merde, la gendarmerie. - Fait chier.
Putain de merde. Ca va aller.
Continue de rouler.
- Me stresse pas. - Doucement.
- Lâche-moi.
Il cale.
En panne ?
Le moteur est noyé.
- Mets ta moto sur sa béquille, j'arrive.
Il coupe le moteur.
Vous avez bu ?
- Deux-trois bières. - Deux.
- Deux-trois bières ?
Ca fait une infraction. Pas de casque, ça fait deux.
- Papiers. - Vous aviez quelque chose à fêter ?
Ouais, non.
- Faut savoir. C'est oui ou c'est non ?
On commence à Bruxelles.
- Quoi ? Un boulot dans un bar ? Petit rire
Non, la gendarmerie.
Pardon ?
- On commence à Bruxelles dans... - Ca va, j'ai entendu.
Joyeuse façon de commencer.
De Vuyst Marc.
C'est ça ?
- De Vuyst ? De la famille d'André De Vuyst ?
Je suis son fils.
André est ton père ?
Comment il va, ce connard ?
Ce connard est décédé, monsieur.
Quoi ? C'est vrai ?
Y a combien de temps ?
En octobre, ça fera deux ans.
Accident de voiture en allant chercher des frites.
- J'ai vraiment de bons souvenirs avec ton père. Je suis désolé.
Et ta mère ?
Je suppose qu'elle est fière de toi.
Remets-lui le bonjour de Flor.
Elle saura qui je suis.
Viens, Rik.
On a fini.
Musique dynamique
- Oh, le bonjour à ta mère de la part de Flor...
- Tout ce qu'ils disent sur la gendarmerie est vrai.
- --
Que nous frappons plus forts que nécessaire sur les manifestants.
Que nous sommes ces racistes
qui contrôlons sans arrêt les mêmes types dans la rue.
Que nous sommes ces barbares qui ne savent pas écrire leur propre nom,
et bien entendu, que nous sommes l'Etat en l'Etat.
Mais sachez, messieurs, que tant qu'ils continuent à se raconter
ces mythes... Coup de feu
Nous gagnons.
- --
C'est leur manière de nous montrer leur respect,
leur manière de dire
qu'ils sont soulagés que nous les protégions
de la saleté qu'ils craignent,
dont ils ont honte et qu'ils préfèrent ne pas voir.
Coups en cadence
Et plus ils crient, plus on s'affirme.
Parce que nous sommes la parfaite personnification
de ce qu'est la vraie démocratie, messieurs.
Nous sommes le seul corps où l'homme le plus simple
peut devenir général.
La seule force où le talent prévaut
sur la classe sociale de ces membres.
La seule force qui cherche à trouver le meilleur
dans chacun de vous.
Et après six mois de formation intensive,
c'est donc un grand honneur de vous accueillir dans nos rangs.
Bienvenue dans l'élite. Bienvenue dans la gendarmerie.
- --
- Applaudissements - Wouh !
- -- - --
- Cul sec. - Cul sec.
*Musique électro Brouhaha animé
- *--- - --
*--- Elle rit.
- Encore. - Attends, non.
*--- Brouhaha animé
- *--- - --
*--- Elle rit.
*---
Salut. T'es occupée ?
Elle rit. Y a deux mecs qui te demandent.
- Hein ? Quoi ? - Deux gars, avec une coupe de nazi.
*--- Brouhaha animé
- *--- - --
Comment elle va, ma frangine ?
- Ca va ? - Venez.
- *--- - --
- Ca, c'est de la fête. Petit rire
- Qu'est-ce que tu fais là ? - Euh...
Capitaine Verhellen vient chercher sa frangine
pour aller manger avec ses premiers émoluments.
Quoi, là ?
- Oui, et vous aurez même droit à du vin.
C'est à toi, tout ça ?
- *--- - --
- T'as pas le droit d'être ici. - Où ça, dans ta piaule ?
Non, sur le campus.
- *--- - --
T'es sérieuse ?
- Ouais. Vous êtes des gendarmes, maintenant.
*--- Petit rire jaune
Enfin... Ca va, Vicky, c'est bon.
- T'es sur un campus, t'es plus dans le même monde.
- Si Marc lâche une caisse, on le sent jusqu'ici.
On habite de l'autre côté de la rue.
- Je sais bien, mais ça reste deux mondes séparés.
- J'en ai rien à foutre de ces conneries politiques.
- Toi peut-être, mais moi non.
*---
Six mois que je t'ai pas vue.
- Ouais, je sais, Franky. Je t'expliquerai ce week-end, OK ?
Je te préparerai du vol-au-vent.
- Quelqu'un veut du space cake ? - Non, Chantal.
- Merci. - Viens.
*---
Ah, j'oubliais.
Un cadeau, acheté avec ma première paye.
*--- Musique dramatique
- Ouah, dis donc, quel cinéma il fait.
C'est qui, ces mecs ?
- Des gars qui étaient dans mon école, t'inquiète pas.
- *--- - --
- --
- -- Moteur d'une voiture
- --
Merde.
- --
- -- Elle soupire.
- --
*-Tout le monde en rang dans dix minutes pour l'appel.
On entre.
- De Vuyst, Verhellen, au rapport.
Allez, les gars ! C'est l'heure.
- Respiration forte - Verhellen, présent, chef.
De Vuyst, présent, chef.
Alors,
De Vuyst, tu vas aller à la brigade motorisée.
Verhellen, toi,
tu rejoins la logistique.
Des questions ?
- Oui ? - J'avais postulé à la BSR, chef.
- La brigade motorisée, c'est un cadeau.
Certains seraient prêts à payer pour ça.
Je sais pas rouler à moto.
- Vraiment ? - Moi bien, chef.
Tu avais postulé où ?
Groupe Diane.
Tu n'es qu'un idiot.
Il peut prendre ma place ?
- Tu donnerais ta place contre la logistique ?
Tu ferais ça ?
Oui, chef.
Vous êtes des homos ?
Non, chef.
Non, chef.
- De Vuyst, c'est ton choix, après tout.
7 h 15, logistique.
Verhellen,
- vous lui devez une fière chandelle. - Merci, chef.
- Et nettoyez-moi cette chambre. C'est une vraie porcherie.
Oui, chef.
Ils rient.
Merci, Marc.
La brigade motorisée, ça va être super.
- La logistique, tu sais ce que c'est ?
Sonnerie d'ouverture de porte
Musique intrigante
- --
- -- Des détenus crient.
- -- - --
- -- Il crache.
- --
Mon commandant.
- --
Quelqu'un a un mouchoir ?
- --
Il soupire. Un détenu crie.
- --
Merci.
- --
- On y va ? - Le prisonnier doit être menotté.
Non, pas lui.
- Je suis pas autorisé à vous le livrer comme ça.
On ne menotte pas un commandant.
- Je vous le donne pas. - Tu cherches la merde,
tu vas la trouver.
- Je veux pas perdre mon job. Il faut qu'il soit menotté.
- Je préfère me couper la main. Allez, tu veux jouer ?
Arrêtez.
Le stagiaire va m'enfiler ces merdes.
- --
Tu peux me les enlever, maintenant.
Et le règlement ?
- --
C'est pas pour moi.
Il risque de se venger sur toi.
- --
Tu les remettras à la caserne.
- --
Tu fous la paix au gamin.
- --
C'est un ordre.
- --
Bien.
Très bien.
Circulez.
Soyez attentifs.
Vas-y doucement.
- Jolie démonstration, Verhellen. - Merci, chef.
Tes clés , allez.
- Donne. - Je comprends pas.
- Impressionnant mais j'ai pas besoin de clown.
Ca n'arrivera plus.
- J'en ai rien à faire. Rends-moi tes clés.
Rentre à Bruxelles.
Présente-toi à la cuisine. Ils apprécieront ton humour.
Dégage, salut. Hop.
Coup de sifflet
Léon.
Ah, mes amis de la recherche.
- J'ai failli pas te reconnaître. T'es svelte, hein.
- La prison aura servi à quelque chose.
- Tu veux bien lui enlever les menottes ?
- Laisse-le, Dani.
- C'est un bleu. - Non.
Enlève-lui.
- C'est pas possible. - Maintenant.
Il soupire.
- Enlève ou je t'explose les couilles.
- Dani. - Excusez-moi, baissez votre arme.
- J'ai deux témoins prêts à jurer l'autodéfense.
Déconne pas, il va le faire.
Il charge.
T'as trois secondes.
- Baissez votre arme, s'il vous plaît.
Un.
Deux.
D'accord.
D'accord.
Il apprend vite.
- C'est pas trop tôt. Vous avez 30 minutes de retard.
Le trajet a pris du temps, major.
- Il se racle la gorge. - Qu'est-ce que tu fous là ?
Je passais dans le coin.
- Suivez-moi.
A tout de suite.
Où est mon petit café ?
- Faudra faire sans. Ma secrétaire est en congé maladie.
C'est déjà la troisième.
Faudrait penser à changer d'after-shave.
- Faudrait que vos hommes arrêtent les intimidations.
- L'after-shave me semble plus réaliste comme solution.
- Asseyez-vous. Je vais écrire le rapport.
- Si vous le désirez, je peux le faire.
Votre nom ?
De Vuyst Marc, major.
De Vuyst ?
Le fils de...
Oui.
D'accord. Commençons.
- Il soupire. - Avec quoi tu vas m'emmerder
- aujourd'hui ? Hein, Herman ? - Touboul.
Tou quoi ?
- Jean Touboul. Le clou dans votre cercueil, voilà.
Musique intrigante
1 650 000 francs. Clic d'un appareil photo
Le plus gros montant jamais alloué à un général
pour une opération sous couverture.
- --
Et pour quels résultats, commandant ?
1 600 000 gaspillés pour de la strychnine
alors que vous étiez à la tête de notre bureau anti-drogue.
Clac de la machine à écrire
Une telle fortune foutue en l'air
serait une terrible épreuve à vivre pour tout gendarme.
Mais pour vous, ça a été une blessure personnelle.
Mmh ? Vous auriez pu
infiltrer les routes de la drogue,
mais vous avez préféré vous laisser enrôler...
par un petit dealer marseillais.
- -- Cliquetis de la machine à écrire
Pourquoi ne pas vous être arrêté là, Léon ? Mmh ?
L'état-major général vous aurait simplement tapé sur les doigts.
Quel ton paternel, Vernaillen.
- -- - --
C'est votre technique d'interrogatoire ?
- J'essaie de comprendre ce qui s'est passé.
Pourquoi vous donner autant de mal à dissimuler vos méfaits ?
Je n'ai jamais rien dissimulé.
- Ah non ? Dans un 1er temps, vous avez essayé
de revendre l'héroïne appartenant à la gendarmerie
pour vous faire de l'argent.
Pourquoi vouloir vous faire cet argent si rapidement ?
Vous aviez honte ?
- Je n'ai pas honte d'affirmer que j'ai toujours fait passer ma brigade
- en priorité. - Mais à quel prix ?
En foutant en l'air 1 650 000 pour de la farine.
J'ai remboursé cette somme.
- C'est tout à fait vrai. Mais d'où venait cet argent ?
Vous avez mis en place
un réseau de distribution de drogue à Karachi.
Vous allez me dire que c'était pour infiltrer
les cartels de la drogue avec la DEA.
Mais à nouveau, à quel prix, mmh ?
Les Américains ont fait de vous leur petit toutou.
En échange d'une partie de la drogue,
vous leur ouvriez les portes toutes grandes
dans toute l'Europe. Voilà comment vous avez payé vos dettes.
Avec l'argent de la drogue.
- -- - --
Mais après ça, comment arrêter et redevenir humble ? Mmh ?
- -- - --
- Je me fais du souci pour vous. - A quel propos ?
- Vous vous acharnez sur notre brigade
- sans la moindre preuve. - Mmh, qui dit ça ?
- Pas de procès-verbaux.
Je ne vois aucun témoin.
Vous allez déclarer
que toute la brigade a fomenté ce complot.
- Une plainte a été déposée contre votre bureau
- par le lieutenant Raes. - Raes ?
Mmh mmh.
- Si pépé Paella est votre seul témoin, vous avez rien,
Herman.
La déclaration de Victor Vienne.
C'est qui, ça ?
- Il vérifiait les allées et venues de la drogue
- à Karachi. - La parole d'un commandant
contre celle d'un dealer homo dans une cellule pakistanaise ?
- Mmh. - Bonne chance, major.
- --
- -- Respiration forte
Juridiquement parlant, j'ai le droit à un repas.
Mmh mmh.
- C'est gratin d'endives à la cantine.
Allez, mon garçon.
- --
Allez, les gars.
C'est pour quoi ?
- C'est endives au gratin au mess des officiers.
- On le fait d'abord mariner un peu. - Tiens.
Tiens.
- BSR, rue de Louvain. Où est la confiture ?
La confiture ?
- On vient la confisquer. - Pourquoi ?
Secret d'enquête.
- On va servir quoi au petit déjeuner ?
- Demande ça au parquet. Où est le stock ?
Là.
Où ça, là ?
- C'est juste là-bas.
- Il nous faut un coup de main pour porter ces pots.
- Pas tous à la fois. - Bah...
- Allez. - Moi, je vais vous aider.
Voilà.
Allez, viens.
C'est pas trop lourd ?
- Non. - C'est bien.
Ca va te faire les bras.
- Voilà, c'était les dernières. - Parfait.
Tu vas où ?
- Je retourne à la cuisine. - Qui va décharger
tout ça après ?
- Je peux pas quitter mon poste, sanction disciplinaire.
Qui t'a puni ?
- L'adjudant Debels. - Philippe ?
- Ouais. - C'est bon.
Il est au courant de notre enquête. Monte.
D'accord.
- Enlève ce tablier, tu me fais honte.
Il démarre le moteur.
Brouhaha
- C'est pas comme ça qu'il faut le faire.
Lui, il a compris, tu vois.
- --
- Si tu as faim, prends-toi un sandwich.
Je garde un oeil sur lui.
Je pensais à quelque chose.
Ma mère travaille à l'aéroport, au duty free shop.
Elle ramène des cigarettes.
- Je ne fume pas. Mais l'adjudant Goffinard,
- oui. - C'est pas ça.
Dès qu'elle passe la frontière avec,
il faut signer des papiers à la douane.
Si elle doit faire ça,
peut-être que le même système est appliqué pour le Pakistan.
- --
- Ces papiers, ils les conservent ?
Ca, je l'ignore.
Des plans pour ce soir, Goff ?
- Je devais aller manger chez mon beau-frère.
Ca me donne une bonne excuse.
Petit rire
Brouhaha
- Quand il a fini, ramène-le à la prison. On va à l'aéroport.
- Et après, on se fera un bon steak de cheval au Charlemagne.
- -- Musique intrigante
- -- - --
- --
- Qu'avait le major à faire de si pressé ?
Aucune idée, commandant.
- Tu sais, mon garçon, même si le major sème le trouble,
au final, nous faisons tous partie du même corps.
- Avec tout mon respect, je ne sais plus en qui je peux avoir confiance.
Ton père aurait su, lui.
C'était un très bon collègue.
Il soupire.
J'ai été dévasté qu'il se suicide.
- C'était pas un suicide, c'était un accident.
Ah ?
D'accord.
Toutes mes excuses.
Détache-moi. J'ai des fourmis.
*"Nouveau Départ" (Jean-François Berger)
*--- Brouhaha animé
- *--- - --
- Excusez-moi, monsieur.
- La clé de la voiture. - Qu'est-ce que tu fais ici ?
- C'est bon. Il nous a aidés avec la confiture.
*---
Je peux rentrer ?
T'as envie de rester ?
*---
Ben ouais.
Rate pas l'appel demain matin.
- On part patrouiller. - Sérieux ?
OK. Merci, chef.
- *--- - --
- Je vous promets, ça arrivera plus. - Verhellen, tiens.
Et maintenant, fous le camp, hein.
Merci.
Merci.
- Costaud, le gamin. - Ouais, et bête.
*--- Debels rit.
T'aurais dû le voir faire à la première leçon.
*---
Il frappe.
Vicky ?
- --
*Musique pop Brouhaha animé
- *--- - --
*--- Cris et applaudissements
*--- Il rit.
Bonjour.
*--- Applaudissements
Oui.
- *--- - --
Hé, c'est qui, ça ?
Vous êtes sérieux ?
Ben ouais.
- C'est notre ministre de la Défense. - Ah ouais ?
*--- Il rit.
Ah ! Bien.
*--- Applaudissements
Vous aussi.
- *--- - --
*--- Petit rire
Ah !
*--- Brouhaha
- *--- - --
Mesdames et messieurs...
*---
Coup de feu Acclamations et rires
- *--- - --
*--- Il rit.
*---
- *--- - --
Ouais.
*--- Il rit.
*--- Elles crient.
*---
Viens là.
*--- Il rit.
*--- Gémissement
- -- Il rit.
*---
- Oh là là ! Elle rit.
Allez.
- On va y passer la nuit, Herman. - Mmh mmh.
J'ai une bonne bouteille de Porto.
- Mmh, ça nous mettra du baume au coeur.
On ouvre la porte.
Musique intrigante
Bob ?
- Qu'est-ce que tu fais là ? - Rien.
- --
*-T'en as mis sur mon téléphone ? *-Non.
*-T'es sûr ? Tu ferais mieux de tout me dire.
C'est pas ce que vous pensez.
- Parce que tu sais lire dans mes pensées ?
- On voulait tester ce matériel et faire une blague.
Tu te fous de moi ?
- Je vous enverrai un rapport pour présenter mes excuses.
Tu fais prendre tes mesures.
Comment ça, mes mesures ?
- Pour ton uniforme. T'es transféré à la circulation.
Major...
- Mets ce matériel sur mon bureau. - C'est mon matériel.
Alors je te le confisque.
On peut pas trouver une solution ?
Je suis un BSR.
C'est tout ce que je sais faire. Pas la circulation.
Fallait y penser plus tôt.
Ca te fait bander, hein ?
- Non. Non, pas du tout. Au contraire.
Si.
Je suis sûr que tu bandes, là.
Encore un flic pourri dans ton sac.
- Mets ce matos sur mon bureau et rentre.
- Je vais pas à la circulation. Je préfère encore démissionner.
Comme tu veux, Madani.
Il frappe.
C'est Dani.
Il gémit.
Musique intrigante
Allez, viens ici, toi.
- -- - --
- --
- -- Il ferme le robinet.
- --
Y a quelqu'un !
Vite, dégage.
On s'éloigne en courant.
On ferme une porte.
Marc ?
Respiration forte
Hé !
Marc ! Hé, hé, hé !
- -- Musique dramatique
Hé !
- -- - --
- --
(Hé, Marc !)
- --
Gémissements Merde, qu'est-ce qui s'est passé ?
- -- Hé, hé.
- -- - --
Ca va aller. Ca va aller.
- -- Respiration forte
- -- - --
C'était qui, ces mecs ?
J'en sais rien.
Des gendarmes, ça, c'est sûr.
- --
- -- On frappe.
Entrez.
- --
- Je me doutais bien que vous seriez sans dactylo aujourd'hui.
- Ce petit jeu vous amuse, n'est-ce pas ?
Non. Non, Herman.
C'est une perte de temps.
Mes avocats disent
que je devrais demander une compensation.
- --
- Peut-être.
- J'ai pas l'esprit revanchard mais je pense...
- --
- Mes excuses. Ils étaient partis quand je suis arrivé à la prison.
- --
Merci, vous pouvez disposer.
- J'aimerais rester, si vous le permettez.
C'est bon, d'accord.
Au boulot.
Vernaillen se racle la gorge. Bien.
Ca vous dit quelque chose ?
Non.
Qu'est-ce que c'est ?
Et ceci ?
Non.
- C'est le même ? - Et ceci ?
- Vous comptez sortir tout ce qu'il y a dans la boîte ?
- Oui. - Dites-moi de quoi il s'agit.
- Regardez vous-même. Des certificats de dédouanement.
Il y en a 104 identiques dans cette boîte.
- Et en quoi cela me concerne, major ?
- Je dirais à cause de la signature qui figure dessus.
Ce gribouillis ?
- C'est le gribouillis de votre lieutenant Pierre Peeters.
Il n'a fallu que 10 mn aux graphologues pour le déterminer
et confirmer que les 104 certificats avaient été gribouillés
de sa propre main.
- Peeters a visiblement dédouané des choses.
Pas n'importe lesquelles.
Les dates correspondent aux dates d'arrivée des vols en provenance
de Karachi.
Coïncidence ?
Mmh ?
Ca ne prouve rien.
- Quatre de nos agents des douanes ont identifié Peeters
et ont mentionné trois valises.
C'est plutôt interpellant, non ?
Ca corrobore parfaitement les déclarations de Victor Vienne.
Le soi-disant dealer homosexuel
que vous avez rencontré à Karachi.
La feuille de visite à Vienne avec votre signature,
également certifiée par les graphologues.
Oui, le procureur aussi est resté sans voix quand il a vu ça.
Petit rire
Il soupire.
- Ramenez-moi, s'il vous plaît. - Vous allez parler
au procureur.
Tonalité d'appel
- --
- *-Allô ? - Nous avons fini.
- *-Je vous envoie quelqu'un. - Oui.
C'est votre moment de gloire ?
Non.
Non.
Ca va tous nous impacter durablement.
Vous avez entaché nos uniformes.
Musique intrigante
- --
- Combien de temps vous allez garder cet uniforme ?
- --
Je ne vous croyais pas revanchard.
- --
Vous avez sûrement mal compris.
On frappe puis on ouvre la porte.
La voiture l'attend à l'arrière.
- OK, tu peux l'emmener. Je viens tout de suite.
- --
Major.
- --
Vous allez bien, De Vuyst ?
- --
- C'est un commandant de la gendarmerie.
Oui, je sais.
- --
Oui.
- --
- -- Il soupire.
- --
Musique inquiétante
- --
- -- Coup de feu
- --
- -- - --
- --
- -- - --
- --
Musique dramatique
- --
Reste assis, Herman.
- --
Ils interrogent toute son équipe.
Ils passent aux aveux l'un après l'autre.
- --
- Quoi qu'ils disent, ce sera une mauvaise nouvelle pour nous.
- --
- Peut-être que cette débâcle sera le début d'une nouvelle ère.
- Peut-être.
- --
Mais François va écoper d'une peine minimale avec sursis
et dès le lendemain du jugement, il retrouvera son poste.
Non, ce qui est vraiment dommage,
c'est que ça va nous coûter un officier exemplaire.
- --
Avec tout mon respect,
je pense que François est un criminel pur-sang.
- --
- Je ne parlais pas de François, Herman.
- --
Pardon ?
- --
- Y a des gens qui pensent savoir à quoi ressemblera leur futur.
Des gens qui ont fait leur choix depuis longtemps,
qui sont trop enthousiastes pour douter
et se poser la question de savoir s'ils sont dans le bon camp.
Et vous savez quoi ?
Parfois, je leur jalouse leurs certitudes.
Mais la plupart du temps, ils me font peur.
J'ai pas peur pour moi. J'ai peur pour eux.
- --
Pendant un instant, faisons une pause afin de mieux choisir.
Un instant où y aurait plus de camp, où on serait plus opposés.
Le temps d'une chanson.
Ce serait un bon départ pour le futur.
Toi, t'en penses quoi ?
- --
Papa ?
- --
Papa ?
- --
- -- *Télévision
- -- *---
- -- Respiration forte
André ?
- --
- -- *---
- -- *---
T'as l'air plus maigre que lui dans ce costume.
Ouais.
*---
- C'est quoi, ce pansement ? - Une porte.
*---
*--- Elle soupire.
- Il leur faudra que quelques mois pour faire de toi un vrai macho.
*---
*--- Elle soupire.
- T'as mangé ? - Non. Et toi ?
*---
- Ben, je suis au régime, comme tu vois.
*---
- Je vais aller nous chercher des frites.
Ouais.
Je t'accompagne. Que tu te fasses pas manger par des filles,
avec ton bel uniforme.
- D'accord. Petit rire
- Apporte-moi mes chaussures. Je suis morte.
Ouais.
Papa.
Franky ?
Je savais pas que tu rentrerais.
- Vicky m'a promis du vol-au-vent.
C'est pour ça que je suis rentré.
Elle rentrera pas.
Elle m'a dit qu'elle devait étudier.
Alors, je suis beau ?
T'es beau, oui.
Ils font le même pour les hommes ?
Il soupire.
On sonne.
- --
- --
- --
- Qu'est-ce que c'est ?
- --
Coups de feu
- --
Respiration forte Gémissements
Attends.
- -- - --
Attends.
Respirations fortes
- -- Musique dramatique
- -- - --
- -- Coups de feu
- -- - --
- -- - --
- --
*-Vernaillen dirigea l'enquête contre le commandant François,
*qui dirigeait la brigade anti-drogue
*de la gendarmerie.
*Durant l'enquête,
*Vernaillen fut victime
*d'une tentative de meurtre chez lui
*le 25 octobre 1981.
- --
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