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Musique gaie
-C'est toi, Denis ?
-Oui.
-T'es encore là ?
-Sans la pagaille dans tes comptes, je serais rentré.
-Je me rappelais plus que c'était la fin du mois.
-Tu te rappelles de rien, toi.
-Quelle heure est-il ?
-Il doit être 7h25.
-Pas l'air de faire chaud.
Il doit y avoir le paquet.
-Quel paquet ?
-En face. La paie du camp américain.
-Ils prennent des précautions, il y a 500 briques.
-Tant que ça ? -C'est ce qu'on m'a dit.
Tiens, le salaire de ta flemme. -Merci.
Seulement 2700 ?
-La réparation de la chaudière.
-Tu me fais grâce de rien.
-T'es associée, oui ou non ?
Et la bière hollandaise ? -J'y pense.
-Ça fait 2 jours qu'elle devrait être là.
Faut que je m'occupe de tout.
-C'est jamais comme il faut.
Tu râles tout le temps. -Quand c'est nécessaire.
Le bon sens, t'appelles ça râler.
-C'était plus supportable quand tu me rejoignais là-haut.
T'avais des égards. -Mais t'en abusais.
-Faut profiter du démon tant qu'il est encore midi.
-N'oublie pas la bière hollandaise.
Musique douce
-Réveille-toi, Gaston.
-Merci, patron.
Je ne dors que d'un œil, comme le berger allemand.
J'ai fait le plein.
-Pour ça, je te fais confiance.
-M. Farrand, juste mon petit litre.
Ma devise : "Boire à sa soif, jamais au-delà."
Musique douce
-Bonjour, M. Farrand. -Bonjour, chef.
-Bonjour, M. Farrand.
-Va chercher la viande.
-Bonjour, M. Farrand.
-Bonjour, monsieur. -Bonjour, Louise.
C'est quoi, ça ?
-Mme Farrand est passée, elle a emporté le lièvre.
-Elle préfère ça ?
-Y a de la couleur, mais ça veut pas dire grand-chose.
-C'est comme l'armée, faut pas chercher à comprendre.
Musique mélancolique
Bonjour, ma grande.
Pourquoi tu me regardes comme ça ?
-Pour rien. Tu as fini tes comptes ?
-Oui, et avec la Betty, c'est pas de la tarte.
T'as reçu les épreuves de ton livre ? C'est pas en couleurs ?
-Ça reviendrait trop cher.
-Ton éditeur est un rufian. -Lui ou un autre…
-Ah, voilà mon lièvre.
Pourquoi tu l'as retiré ? I! fait pas mal dans un restaurant.
-Et ça, ça fait pas mal ? -Qu'est-ce que c'est ?
-Peut-être du talc ? -Ça alors…
-De la drogue, à présent. -J'y suis pour rien.
-Je trouve ça infect.
-Moi aussi, tu peux me croire.
-Je te crois, Denis. Mais j'ai des raisons de m'inquiéter.
-Même en Indochine, jamais de drogue. Je vais pas commencer ici.
-Alors, ces sachets ? -On trafique sans ma permission !
-Denis, pourrai-je un jour dormir tranquille ?
-Qu'est-ce qui t'en empêche ?
-Ces types que tu fréquentes. -Je fréquente rien.
Je bois un verre avec des vieux potes de temps en temps.
-Tu le reprends ? -Oui, je le reprends.
Musique douce
6 et 4, 10.
-Barman, s'il vous plaît ! -Tout de suite, madame.
-À moi.
Besoin d'une pierre ponce ?
Je vais t'apprendre à fourguer ici…
-Je voulais redresser le tableau…
-Je vais te redresser la gueule.
Et ça, c'est pour acheter un paquet de cigarettes ?
Si t'as d'autres planques, récupère ta came et tire-toi.
Dis à tes amis que j'ai qu'une parole.
Quand j'ai dit non, c'est non, compris ?
Vous aviez fait une erreur, madame, y a beaucoup trop.
-Bonsoir, M. Farrand.
-Bonsoir, Irène.
-Je ferme le portail ?
-Non, je fermerai en m'en allant.
-Je ferme, messieurs.
-T'as besoin d'un barman ?
-Je cherche quelqu'un de jeune et distingué.
-T'as le choix, alors.
-Je vous trouve efféminés pour le genre de la maison.
-Lève les pattes, magne-toi.
-Dites à votre patron que cette méthode ne marchera pas.
-Sors de là, fous-toi dans le coin.
On va te donner un peu de spectacle. Allez-y !
-On t'a dit de rester dehors.
-Merde, le toubib ! -Denis !
-L'Amerloque, t'es dingue ?
-Laisse ça ! Allez, donne-lui un coup de main.
Foutez le camp.
Tonio, tu diras à Henri que le contrat est rompu.
Surveille les opérations d'embarquement.
-L'Amerloque, tu nous paieras ça.
-Allez, rentre, viens. Musique douce
Que foutais-tu avec eux ? Savani t'a mis dans le coup ?
-Non, Torvi. -Ah, l'Asthmatique ?
Assieds-toi. J'espère qu'il reste….
2 verres pour trinquer.
La dernière, c'était à Saigon en 50, ça nous rajeunit pas.
-T'as pas tellement changé.
-Oh, dis, arrête ton tir.
Je suis comme les vieux chênes : tous les ans, une épaisseur de plus.
Par contre, toi, t'es resté un vrai playboy.
-Fatal !
On m'a gardé au frigo, ça conserve.
-Où ça ? -Sing, 6 ans.
-Pour quoi ? -Une bricole, je te raconterai.
J'ai pas eu de chance.
-T'es pas assez prudent, je te l'ai déjà dit.
La chance, ça se fabrique.
-Je suis venu en France Il y a 4 mois pour me refaire.
-T'en prenais pas le chemin. Gorille, c'est pas l'avenir.
Sauf à l'Élysée. -C'est en attendant.
Des amis m'ont envoyé voir Henri.
Maintenant, avec lui, je suis grillé.
-Je vais pas te laisser sur le sable après ce que tu viens de faire pour moi.
-C'était normal.
-J'espère que t'as pas perdu ton joli coup de fourchette.
-Y a longtemps que tu es rentré ?
-En 54, c'était plus le moment de traîner.
-T'es devenu un commerçant respectable ?
-La respectabilité, ça se mesure chez le percepteur,
.et le mien me fait pas de gâteries.
-Tu t'es rangé complètement ?
-Complètement… Mes affaires voient le jour.
Je veux pas que ces rufians fourguent chez moi.
-Toujours aussi battant, Denis !
Content de t'avoir retrouvé. -Et moi donc.
Je parle de toi à ma femme. -Tu t'es marié ?
-Oui, fils, y a plus de 10 ans, et avec une intellectuelle.
C'est autre chose que la Lulu du parc aux buffles.
-Question châssis, Lulu était pas trop mal.
-Mais dans le chou, des miettes.
Quand on prend du poids, on supporte plus ces gonzesses.
-Ta femme connaît ton passé ?
-Elle sait qui elle a épousé.
C'est grâce à elle que je me suis "rangé".
Mais on se refait pas.
-C'est autre chose qu'à l'armée.
-Tu vas goûter une spécialité, avec un Bordeaux rouge.
-Tu sais, les mélanges…
-C'est la fête de l'amitié. Si tu t'écroules, je te ramasserai.
Rentrons ça avant qu'il pleuve.
Musique douce
(Allez, rentre.)
(J'allume pas, vaut mieux pas la réveiller.)
(Ça me rappelle mes débuts, quand je travaillais avec un mec.)
(Riton l'Anguille, tu l'as pas connu ?) (-Riton l'Anguille ?)
(-Ouais, il était aux États en 33.)
(-J'avais 7 ans.) (-Oui, c'est vrai.)
(Tu couches dans la chambre du fond, y a un paddock pour les amis.)
On t'a réveillée ?
On faisait pas de bruit. -Que fais-tu avec cette lampe ?
-Je me cambriole.
Tiens, je te présente mon ami Jim.
Je t'en ai parlé, Jim l'Amerloque, avec ses études de médecine.
Ma femme. -Enchanté.
-Moi aussi, monsieur. D'où viens-tu ?
-De la Chaumière. Il venait pour tout casser.
-Je me demandais ce qu'il était devenu. Quelle coïncidence !
-Je suppose que ton ami vient ici pour dormir.
-Pas seulement, pour y vivre !
-Mais bien sûr…
-Je vais pas vous déranger.
-Vous ne me dérangez pas.
-Mais non, tu la déranges pas !
Tiens, t'as plus qu'à en écraser, t'es chez toi.
-Vous n'avez pas de bagages ? -J'ai pas eu le temps.
-Il a pas de valises et pas de pyjama.
-Tu peux lui en prêter un.
-Prêter, prêter…
Je vais lui donner, et tous mes pyjamas.
-Je peux pas mettre plusieurs pyjamas.
J'ai pas ma brosse à dents.
-Marie-Jeanne, pas de brosse à dents. Il est pas veinard.
-En effet. Va te coucher, laisse ton ami se reposer.
-On peut pas le laisser dormir tout nu.
Dis donc, tu vas lui montrer ton livre sur les cathédrales.
Ça y fera plaisir.
Il est calé, il aime le gothique.
-Tu deviens fou.
-Mais non, je suis pas fou. J'ai un peu bu, y a pas de mal.
-Tu te rends compte ? Ce gangster, ici…
-C'est pas un gangster, mais un parachutiste.
-D'où sort-il ?
-D'où il sort, ça vaut mieux que d'y rentrer.
Je l'ai connu dans la plaine des Joncs en 50.
T'étais pas née. -N'exagérons rien.
-C'est grâce à moi s'il a pu se faire la malle.
Il avait au cul les Viets, la prévôté et la Légion étrangère.
-De mieux en mieux.
-Faut le planquer, ils voudront le descendre.
-Il passe son existence à être poursuivi.
-C'est un lion. Un cador, si tu préfères.
-Je ne préfère rien.
-Tout à l'heure, quand il m'a vu, il a pas pu.
Il a renversé la situation, tu devrais être contente.
-Ça serait à moi… -Ouais.
Dis donc, faut faire gaffe, faut pas qu'il se montre.
-Et les domestiques ?
-Tu leur diras que c'est ton cousin d'Amérique.….
...qui travaille dans l'import-export.
-Avec toi, j'aurai tout vu.
-Donne-lui tout de même un pyjama !
Bah !
Tu vois la bagnole ?
Le mec à la serviette est un employé de la banque.
Chaque veille de fin de mois,
Ils font la navette avec la Banque de France.
Ils vont chercher le fric par petit paquet.
Bon, c'est le lendemain matin, vers 7h20, 7h25.
Les Américains prennent la paie de leurs hommes.….
.Avant l'ouverture des guichets.
Le capitaine dirige les opérations.
Ça, ce sont des renforts offerts par la ville.
Pour l'instant, le pognon est dans la chambre forte.….
.Et il y reste jusqu'à la dernière seconde.
Tout le monde est là, le capitaine frappe,
.et le caissier principal lui ouvre,
.accompagné du vigile de service qui a fini son boulot.
Il se barre.
Attendons un peu.
-Chaque fin de mois ? -Chaque fin de mois.
-Un gros morceau.
-Oui, mais pas question d'attaquer le convoi.
J'ai pensé à autre chose.
On est où, là ? -Au-dessus de la banque.
-Je suis propriétaire de l'étage.…
.et président des cinéastes amateurs du département.
Au début, j'ai pas vu l'intérêt de l'affaire.
En voyant le convoi un matin, j'ai gambergé.
Je me suis aperçu que l'affaire était réalisable.
Seulement, il faut connaître la combinaison..
...du coffre. -Et tu l'as ?
-Je peux l'avoir, avec un mec dans la place.
Je fais engager un gars chez Legarec, qui fait le nettoyage chaque mois.
J'ai même une idée...
...pour que le gars me connaisse pas.
-Tu veux faire ce travail ?
-Je gambergeais ça pour la beauté du coup,
…je me serais pas mouillé seul, mais t'es là.
-Tu es riche.
-Oui, mais ça doit être du vice.
Je vais te dire quelque chose : je m'emmerde.
Tu peux pas savoir, je m'emmerde comme un rat mort.
Des nuits, je me sens 90 piges.
Tu serais partant ?
-Avec toi ? Toujours.
-C'est pas de la tarte, on se permet pas le moindre écart.
Tu veux te refaire ?
Mon gros père, tu vas les remonter, tes boules !
Ça, c'est la sortie de l'oseille.
Tu vois les sacoches ? Y ena3.
En tout, 500 briques. Ça te dit rien ?
-C'est un joli paquet.
-Le convoi repart, et dans la banque,
...y a que le caissier et les 2 balayeurs.
Maintenant, tu vas voir le plus beau.
-Une benne à ordures. -On va s'en faire une pote.
*Musique dansante
-Tu lui as dit quoi ?
-De se couper les cheveux et de plus revenir.
-Ça va plus ?
-Tu te feras tes minets ailleurs et en heures creuses, compris ?
-Tu manques pas de toc.
Si tu t'imagines que je vais t'obéir, tu m'as pas vue.
-C'est le troisième depuis le début du mois.
-Trois pastis. -Je suis pas libre de mes sentiments ?
C'est ce qu'on va voir.
Le premier qui se pointe, je me l'envoie.
Et si ça te plaît pas… -Tiens, y a qu'à.
-Messieurs dames.
-Gaston, si tu veux de l'affection, madame a le moral.
-Monsieur désire ?
-Une bière et un jeton de téléphone.
-Une bière pour monsieur.
-Tiens. -Merci.
-C'est fait ? -Le type est dans la salle.
-Comment ça s'est passé ? -Très bien.
J'ai pu lui parler sans qu'il me voie.
-Et pour le prix ? -20 millions, il a discuté.
-Ça vaut ça. Comment il s'appelle ?
-Maurice Labrousse, musicien au chômage.
-Pas de casier judiciaire ? -Non.
Première table à gauche, il attend les instructions.
-Je m'en occupe.
-Dis donc… -Oui ?
-Je peux rester un peu ? -Pour quoi faire ?
-Tu crois que j'ai une chance ? Ça te dérange pas ?
-J'aime mieux que ça soit toi. Fais gaffe, elle est mariolle.
N'oublie pas qu'on ne se connaît pas.
-C'est de la brune. Peut-être que vous préférez la blonde ?
-Bien sûr que oui. -Excusez-moi.
-Pour la bière, je préfère la brune. Et vous ?
-Quoi, moi ? -Je vous offre une bière.
-La bière, ça fait grossir. George, une fine !
Le patron va râler.
-Il est si méchant que ça ? -Il est surtout casse-bonbons.
-M. Labrousse ? -Oui ?
-On vous demande au téléphone.
-Allô !
Oui ?
Oui ?
En face ?
-Je pensais que vous étiez là en touriste.
-L'import-export n'empêche pas le tourisme.
Mais il me faudrait un guide.
Avec des yeux comme vous, par exemple.
-Vous savez, les guides comme moi,
.ça ne saurait pas expliquer le style des monuments.
-Le style, on peut s'en passer.
Ce soir, on pourrait aller danser. Vous connaissez un endroit ?
-Le Spoutnik, c'est pas mal. Rue Martineau.
-Le Spoutnik ? -C'est un club.
Justement, j'y vais ce soir. J'y serai vers 23 h.
-23 h, ça va être long.
-Je m'appelle Betty.
-Moi, c'est Jim.
-Fermez la porte.
Je tiens à vous prévenir d'une chose.
Cherchez pas à me connaître avant l'affaire ou on vous descend.
-Je suis d'accord.
-Allez jusqu'à l'armoire à votre gauche.
Ouvrez la porte.
En bas à gauche, prenez la cireuse électrique.
C'est l'outil pour nous renseigner.
Dans la partie inférieur, il y a un récepteur-émetteur,
...et y a une antenne incorporée au manche.
Dévissez le bout.
Vous voyez, le micro est là. -Je vois.
-Vous avez une chambre à l'hôtel, 14, rue Jules Ferry.
Emportez l'appareil. Par téléphone, je vous expliquerai.
Je vous rappellerai tous les soirs.
Quand vous serez prêt, vous ramènerez la cireuse.
Que personne d'autre que vous n'y touche.
On doit pas vous voir en ville et surtout pas dans les cafés.
-Je bois pas.
-Vous pouvez disposer.
Il va l'ouvrir.
21 pour la première combinaison.
18 pour la deuxième combinaison.
-Le coffre est ouvert ? -Il reste la troisième.
Le caissier attend l'arrivée des grivetons.
Ils seront là dans 15 minutes.
-Ça me paraît juste. -Il faudra faire vinaigre.
C'est la mise à zéro de la combinaison.
3 tous.
Tiens.
-Un monsieur demande une mominette. On a de ça ?
-Du pastis dans un petit verre, comme à Marseille.
-4 et 3.
-Je vais le servir. Un instant.
-Je vous en prie.
-Allô !
-C'est vous, M. Farrand ?
Un type vient de garer sa voiture ici.
Une Bouches-du-Rhône, le 13.
Il a demandé si vous étiez là, j'ai rien dit.
-Comment ça, rien ?
-Que je savais pas.
Il est parti vers le Domino. Il a une sale tête.
J'ai prévenu, je sais pas si j'ai bien fait.
-T'as bien fait, Gaston, merci.
-Oui ?
Ah bon ?
Oui, oui.
Il me faut 10 ou 15 minutes.
J'arrive.
-Que se passe-t-il ?
Tu me quittes déjà ?
-Mais je vais revenir.
-Tu me la copieras !
-Mon travail, affaire urgente.
-Urgente, urgente…
Et moi, je suis pas une affaire urgente ?
-J'en ai pour une demi-heure.
-Tu pouvais pas te libérer complètement ?
Tu sais, je suis fâchée.
Je sais pas si tu me retrouveras là.
-Sois gentille, attends-moi.
Je resterai toute la nuit, promis.
-Dépêche-toi, mène ton client tambour battant.
-OK, tambour battant !
-Je vais faire une course, je reviens dans une demi-heure.
-Merci, monsieur.
-Monsieur.
-Mains en l'air.
Rentre là.
Là, à droite.
Colle-toi au mur.
Que magouilles-tu ici ?
-Je me promène, pas le droit ?
-Qui t'a payé le voyage ?
-Le Club Med.
-Ah oui ?
Tu connais ce mec-là ?
-Mais c'est mon pote, Ange Peresi !
Je te croyais en Espagne.
Ici, c'est malsain pour toi.
-Tu confonds avec mon frère.
-Avec ta sœur, ordure !
Explique-moi ce que tu fais ici.
Tu t'es trompé de veston avec ton frère.
-J'ai peur des mauvaises rencontres.
-Tiens, en voilà une.
On peut s'en servir ? -Tu veux mon calibre ?
-Pas besoin, avec ça, il va parler.
-Je me tire.
-Oh, dites, vous avez vu ?
-Tu es venu pour me descendre ?
Explique-toi.
-Je m'explique pas avec les lopes !
-Ne me parle pas comme ça, tu me fais de la peine.
T'aimes pas ça, les feux d'artifice ?
Tu ferais mieux de parler, Ange.
Tu me connais.
Tu sais que je ne fais pas de promesses en l'air.
Allez, vite.
-Joue pas au con, Jim !
-Parle.
-Je suis pas venu pour toi. On t'aura quand on voudra.
-Alors, pourquoi ?
-Pour voir ce que le vieux maquille. -Maquiller quoi ?
-S'il fait équipe avec toi, c'est pas pour faire du tricot.
-C'est Henri qui t'envoie ?
-Oui, c'est Henri !
J'en ai rien à foutre, moi !
-John, Brutus, couchés !
-J'ai rendez-vous avec M. Henri.
-Je sais, entrez donc.
Vous permettez ?
-Le voilà.
-Merci bien.
C'est par ici.
-Heureux de vous voir, M. Farrand. Asseyez-vous.
T'as chauffé mon lait, maman ?
Je suppose que vous ne prenez pas de lait ?
Vous êtes en bonne santé.
Resplendissant de santé.
Vous préférez un petit calvados ?
-Je préfère qu'on parle.
-Ça n'empêche pas les bons usages.
-Vous avez une drôle de façon de les appliquer.
-Je ne vois pas bien.
-Vous ne voyez pas qui m'a envoyé des peaux rouges.….
.Pour casser ma cabane ?
Et Ange Peresi, c'est pas le ciel qui l'a envoyé.
-Parlons de choses sérieuses.
Vous êtes venu nous proposer quelque chose..
.De positif. -Je vous vends la Chaumière.
-Ceci me paraît raisonnable.
-Il y a 6 mois, j'ai refusé, mais j'ai réfléchi.
Vous savez, les histoires de voyous, c'est plus de mon âge.
Vous y ferez ce que vous voulez.
-Entre gens de bonne foi, on finit par s'entendre.
-Bah voyons !
-Je transmets votre proposition à mes amis.
-Mais je vous préviens :
.ça marche à une condition.
Foutez la paix à mon ami Jim Beckley. Vous voyez ?
-Votre bien, monsieur. -Merci, madame.
-Vous avez entendu ?
-Pour qu'il propose ça, c'est qu'il est sur un travail.
Je le connais, le vieux.
Vous savez comment on l'appelait ?
Le Fignoleur.
-Explique-toi.
-J'aime le cinéma, tu sais.
-Qui t'a donné la clé ? -Personne.
Tu ne devrais pas être brutal, c'est pas ton intérêt.
-À quoi veux-tu en venir ? -À une association.
-Non mais t'es pas dingue ?
-Que fait-elle ici ? -Demande-lui.
-Je croyais que vous ne vous connaissiez pas.
-Je t'avais prévenu.
Viens pas te plaindre. Pour te refaire, il reste le tiercé.
-Tu peux pas laisser tomber. Moi, je ne peux pas !
-Avec une gonzesse dans le coup ? Autant rentrer à Fresnes !
-J'ai quelque chose dans la tête, j'ai compris toute seule.
-Pas une question de tête, mais de langue, patate !
-Quatre ans rue de Douai chez Antoine Poletti.
J'ai pas su tenir ma langue ?
Sans moi, plus d'un seraient tombés.
-On a pas le choix, donnons-lui 10 % et qu'on en parle plus.
-C'est bien pour toi que je le fais.
Si tu te permets un écart, je te flingue.
T'as ma parole. Oh, tu peux le regarder.
On fait qu'un seul homme.
*Vous n'avez pas à en savoir plus pour votre sécurité.
*Nous sommes bien d'accord ?
-Mais on sera payés quand ?
*-La moitié tout de suite,
* et l'autre moitié quand ça sera terminé.
-C'est régulier. On pourrait avoir une avance ?
*-Une provision pour vos frais de route.
-Comme ça, ça va.
-Bah, moi aussi.
*-Maintenant, levez-vous.
*Alors, examinez attentivement le plan qui est devant vous.
*Au jour et à l'heure qu'on vous indiquera ultérieurement,
*..vous prendrez la benne à ordures..
* et vous partirez du point A, 40, rue Jean Mermoz.
*Vous vous arrêterez devant le 26, vous traverserez la place,
*..pour atteindre le point B, toujours la rue Jean Mermoz.
-C'est là, le 26, y a pas à se gourer.
-C'est un drôle de turbin.
Deux briques pour si peu, y a une combine.
-Cherche pas à comprendre.
Pour 2 briques, je te rince une grand-mère.
Notre point de chute, c'est là-bas.
-Si c'est une gonzesse en morceaux ?
-Quand on a pas de fraîche, on a pas à jouer les délicats.
-Si quelque chose ne va pas, vous pouvez m'appeler.
Vous n'aurez pas de pépins.
-Merci. -Bonne route.
Musique angoissante
-Les bombes, les canons et les fusils au fond des océans !
Et la guerre à jamais bannie, le bonheur s'installera !
Pour tous les hommes ! -Ben voyons…
Va lui faire son bonheur pour lui tout seul.
-Tu prends mon valseur pour l'Armée du Salut ?
-Je ferme, monsieur.
-Juste un demi rapide et des cigarettes.
-Dans 5 minutes, je vais me coucher.
-C'est pas le jour de te poivrer.
-T'es dingue ? Cette nuit, on a besoin de notre chou.
T'as le tank ? -Au garage.
J'ai eu droit à une poursuite. Ils finiront par m'avoir.
-Oui ?
C'est toi ?
Inquiète de quoi ?
Bah, je fais mes comptes, comme tous les mois.
Y a rien de drôle à ça.
Hein ?
Je rentrerai quand j'aurai fini avec la Chaumière.
Dors bien, ma grande.
-Pas là, je viens de passer la cire !
-J'ai des espadrilles. -Raison de plus !
*-Tu parles…
-Écoutez. *-Autant bien faire.
*-Pour ce qu'on nous paie.
*-T'auras le mois double en décembre.
*J'ai pas l'ancienneté. *-Tu travaillais où avant ?
*-À Paris, y avait pas…
-Sérieux, ce Maurice. -T'as bien le code ?
-Tu es voiture 5, Jim la 4, et la benne, la 6.
-Si t'aperçois les poulets, voiture 12, tu préviens.
-Pas mal, mais avec ça, on en saura autant.
-Si ça marche.
-Des intraveineuses, j'en ai fait pendant 6 ans.
-Le caissier arrive.
-Bonjour, Maurice. -Bonjour, M. Goulette.
Fait pas chaud. -Oui, ils annoncent..
*.que demain, il fera plus froid.
*-Alors, en janvier…
-Je m'occupe de Gaston.
-Pas de gants pour les empreintes, c'est tout de suite sec.
-Avec tes trucs de sorcière, tu marches à ce truc-là ?
-Je m'amuse.
T'as le moral ?
-Ce soir, je me sens 20 piges de moins.
Le pognon, je m'en balance. Je veux juste réussir.
-C'est le fric qui m'intéresse.
-Je t'ai pas sonnée. Donne-moi la bouteille à Gaston.
-De quoi dormir jusqu'à midi. -Bon…
-Le fric intéresse pas monsieur. T'as entendu ?
-Je le connais, c'est vrai.
-Pourquoi il a fait des salades pour les 10 % ?
-Question de principe.
-Tiens, de l'appellation contrôlée.
-Merci, mais je suis pas pour la dépense.
-T'occupe pas, tu boiras ça à ma santé.
-Si c'est à votre santé, c'est pas pareil.
-Et pour tes gosses. -C'est trop, M. Farrand.
-Y a des salauds qui vous coincent !
Je peux pas bouger. Vous pouvez m'aider ?
-Ça a pas l'air commode. -Merci beaucoup.
-Bon, allez…
-Bonsoir, monsieur. Encore du changement ?
Je croyais que Darot venait.
-Non, maintenant, il fait les docks.
-Bon, suivez-moi.
Asseyez-vous. Y a pas grand-chose à faire.
Si l'assurance n'exigeait pas un vigile quand l'armée vient,
...vous n'auriez pas à vous embêter, quelles chinoiseries !
-Sait-on jamais…
-Ici voiture 5, pas de course en vue ?
-Ici central, aucun client. Voiture 4, toujours disponible ?
Voiture 4, toujours disponible ?
-Je vous explique.
Quand les hommes videront les ordures par-là,
...vous les accompagnerez.
-Je sais, revolver au poing.
-Oui, c'est le règlement.
-Tu viens danser le jerk ?
-Connards !
-Tu veux te battre ? -Ta gueule, Michel !
-Allons chez Jocelyne. -C'est un boudin !
-Drôle de jeunesse…
De mon temps, on s'amusait intelligemment.
C'est pas tout ça, faut que j'ouvre ma tirelire.
-Alors, c'est ouvert ? -Non, pas encore.
Ça m'énerve quand les soldats me regardent faire.
Je prépare les deux combinaisons. Merci.
Je laisse la troisième en attente.
Quand l'officier est là, je suis tranquille.
-Et ça, c'est quoi ?
-Le coffret d'alarme. Il commande la surveillance.
Les détecteurs de choc et de contact, les micros, et l'alarme au commissariat.
C'est le fondé de pouvoir qui a la clé.
Si je me trompais, quel barouf ! Sirène et tout.
-Drôlement bien foutu.
-Elle se laisse pas violer, notre chambre forte.
-Il reste 11 minutes. -Qu'il ne bouge pas le bras.
-Fais les carreaux,
...on t'appellera.
-Doucement, détendez-vous.
Vous avez eu un malaise, mais ça va mieux.
Comment vous sentez-vous ?
-Faible…
Je me sens faible…
-Vous reprenez le dessus.
Maintenant, il faut nous aider.
Vous allez compter avec moi.
Allez-y : 100.
-100...
-99.
-99...
-98.
-98.…
-Parfait, continuez.
-97, 96, 95,
..94...
-Il est prêt.
92...
-Vous m'entendez ? -Oui.
-Comment vous appelez-vous ?
-Charles Goulette.
-Votre profession ?
-Employé de banque.
-Parfait, M. Goulette.
Connaissez-vous la combinaison de la chambre forte ?
-Oui, c'est moi…
-Essayez de vous en souvenir, faites un effort.
Répétez-moi les chiffres.
Première combinaison.
-21.
-Deuxième combinaison.
-Euh… -La deuxième, M. Goulette.
-18.
Et 9 pour la troisième combinaison.
-J'ai noté 8. -Il peut pas mentir.
-Je t'assure.
-M. Goulette, écoutez-moi.
Le dernier chiffre, voulez-vous répéter ?
-9...
-Merde, j'ai compté 8 à l'écoute !
-S'il dit 9, c'est 9.
-Si on se goure, tu vas l'entendre !
-Vas-y, fais le 9 !
-Il avait raison, c'est 9. -Tu vois ? Mon pentothal.
-J'ai eu chaud aux noix.
(Maintenant, pas un bruit.)
(Y a des micros qui sont branchés à l'appartement du directeur.)
(Ils sont sensibles aux chocs.)
(Les micros.)
-Ici voiture 4, client à bord. La voiture 6 est en place ?
-Voiture 6 en place. Pas de 12 en vue, terminé.
-Ici voiture 4, client pour la 6.
-Entendu, je vous l'envoie.
Ici central. Voiture 6 ?
-Ici voiture G, j'écoute.
*-Un client pour vous.
-On y va.
-Grouille, il reste 3 minutes.
La cireuse.
-Maintenant, à ton tour.
-N'y allez pas fort. -J'ai la technique.
-Ce n'est pas normal. -Appelez le directeur.
Filez au commissariat.
-Ici voiture 6. Voiture 12 derrière voiture 6.
-Laissez passer ! Montez sur le trottoir !
*Musique romantique
Musique gaie
Musique mélancolique
-Tenez. -Madame a vu le coup de la banque ?
-Oui. Monsieur est là ? -Non, il prend son petit-déjeuner.
-500 millions, c'est pas rien.
-C'est pas possible ?
-Qu'est-ce qui est pas possible ?
-Alors, c'est ça que vous prépariez tous les deux ?
Et moi, idiote, qui marchais dans le coup de l'amitié et des copains.
Toute cette comédie…
J'avais bonne mine.
Cette nuit, j'avais un pressentiment. J'ai appelé la Chaumière, le Domino.
De là à imaginer…
Au fond, tu ne penses qu'à toi.
Je croyais que tu avais tourné la page… et puis voilà.
En tout cas, moi, j'en peux plus.
Si on m'en parle, je serai incapable de tenir le coup.
Il vaut mieux que je m'en aille.
C'est préférable pour nous deux.
-T'as raison, va te reposer dans le Midi.
-Non, Denis. Je veux partir pour de bon.
Si tu tenais à moi, tu n'aurais jamais fait ça.
-Endormi au pain complet. -Pentothal.
-C'est bien pareil !
-M. Farrand, quelle histoire ! -Oui, du nouveau ?
-Un faux vigile a fait le coup.
Le vrai avait été assommé et endormi.
-M. Goulette va mieux ?
-Je crois, les policiers ont pris sa déposition.
Les 2 cireurs disent la même chose.
-Dites donc…
Bonjour, messieurs.
Un sale coup ! -À qui le dites-vous !
-En face, vous avez rien remarqué ?
-Non, et j'étais au Domino pour faire mes comptes.
J'ai juste entendu des jeunes chahuter.
-C'était difficile d'entendre quelque chose.
Tout à l'intérieur. -Un coup de maître.
-Je peux aller aux coffres ? -Bien sûr.
-J'aimerais vous entendre cet après-midi à la brigade.
-Volontiers, M. le commissaire.
*Musique romantique -Tu veux toujours partir demain ?
-C'est plus prudent.
Si les flics m'interrogent,
Ils sauront qui je suis et d'où je viens.
-Tu te rends compte ? Six mois sans toi.
-Les choses seront tassées. Je ferai passer ma part en Suisse.
On se retrouvera là-bas.
-En attendant, tu m'enverras des cartes postales.
-Sois raisonnable.
Si je reste ici, les autres, c'est pas des cartes..
...qu'ils vont m'envoyer.
-Comment veux-tu que je sois raisonnable ?
Je sais que tu vas me quitter.
Jim, si tu savais comme j'en ai marre de ce bistrot,
.de ce bled, de cette vie de cloporte…
Emmène-moi, dis.
-Sans argent, c'est pas possible.
Denis veut pas qu'on y touche avant 6 mois, il a raison.
-Dis-moi que tu tiens à moi. Je vais te manquer un peu ?
-Tu vas me manquer beaucoup.
*-Nos itinéraires de ramassage d'ordures sont immuables.
*Une erreur de nos employés n'est pas envisageable.
*-Merci, M. Collomb, directeur de la voirie.
*Ceci va nous être confirmé par 2 hommes :
*.Habib Ouarid et Ali Kamza.
*Ils sont au service de nettoiement.
*Leur déclaration a intéressé les policiers au plus haut point.
*-|! était tout fait.
*-Quand vous avez commencé votre tournée rue Jean Mermoz,
* .les poubelles étaient vidées.
*-Toute la rue.
*Tout partout, il a vidé poubelles.
*Plus d'ordures, tout vide.
*-Nous espérons que ces témoignages..
* seront utiles au commissaire Leduc.
*Voici un sujet plus aimable : Paris est une ville bretonne…
*Musique romantique -Tu as vu ?
-Il fallait s'y attendre.
-Ils vont comprendre !
-Et ça mènera où ?
-Au garage !
-Ça m'étonnerait.
-Ils y sont allés.
-Quand ? -À 18 h.
Gaston a été interrogé.
Il y avait Leduc et sa brigade.
-Qu'a-t-il demandé ?
-Il me l'a pas dit, mais ils ont fureté partout.
-Il faut prévenir Denis. -Il est pas chez lui.
-À la Chaumière ? -Non plus.
Je vais ressayer.
Allô !
Oui ? Qui ça ?
J'arrive.
Encore un journaliste. Ceux-là, ils sont collants.
En plus, ils font du gringue.
Musique sombre
*-C'est hier, en fin d'après-midi, que cet accident est survenu.
*Un autorail était à l'arrêt, quand ses freins lâchèrent.
*La voie ferrée était en pente, l'autorail prit de la vitesse…
-Oh, monsieur m'a fait peur !
-Madame est couchée ?
-Non, madame est partie après le coup de téléphone.
-Quel coup de téléphone ?
-Vers 20h30. -Qui ?
-Je sais pas, on lui a dit que vous aviez eu un malaise.
J'ai cru qu'elle vous avait rejoint. Monsieur va mieux ?
-Oui, c'était rien.
-Un monsieur vous a demandé deux fois.
Il a pas dit son nom, il doit vous rappeler.
-Merci, allez-vous coucher.
-Bonsoir, monsieur. -Bonsoir.
-J'y vais.
Allô !
J'entends mal. Qui parle ?
Musique angoissante
Et où est-elle ?
T'es un dégueulasse, Luigi.
-Je pêche où ça mord.
Je veux tout. Tu comprends ce que ça veut dire ?
Tout ton travail de la nuit dernière.
Apporte tout de même le carbure.
Quand Henri aura vérifié la somme, tu pourras prendre le colis.
-À quel endroit ?
Et quelles garanties ?
-Ma parole d'homme, ça doit te suffire.
-Alors ?
-T'avais raison, l'Asthmatique.
Il tient à sa dame.
*Musique dansante
-Jim est là-haut ? -Oui, je crois.
-Reste là, y a des clients.
Musique douce
-Que se passe-t-il ?
-Ils ont enlevé Marie-Jeanne. Musique dansante
-Savani ? -Ouais.
I! veut tout le pognon ou ils la descendent.
-Quoi ?
-Je les connais, ils hésiteront pas.
Alors voilà… faut envoyer l'oseille.
Je te demande ton accord.
-On va pas donner tout le paquet ! On peut la sauver sans ça !
-On joue pas notre peau, mais la sienne, et j'ai pas le droit.
-Tu m'as vu à l'œuvre, tu sais de quoi je suis capable.
On y arrivera. -Non, je veux pas prendre de risques.
La vie de ma femme passe avant tout.
Mais t'auras pas à le regretter. Pour le fric,
.tu auras ce qu'il faut pour te barrer et voir venir.
-Quand faut-il.…
...leur donner le paquet ? -Cette nuit, jusqu'à 3 h.
Faut le sortir de la fosse, tu peux t'en occuper.
-C'est déjà fait.
-Je le savais, mais j’aime mieux que tu me le dises.
-Quoi ?
T'imagines pas que j'allais te doubler ? -Pas de temps à perdre.
-Les flics sont venus au garage, ils ont interrogé Gaston !
-Pourquoi tu m'as pas prévenu ? -Betty a essayé de te joindre !
-Et alors ? -J'ai mis les sacs dans la Fiat.
Garée en bas le temps qu'on prenne une décision.
Tiens, les clés.
Musique douce T'as plus qu'à faire ta livraison.
Ça me fait quand même mal au ventre.
-Je te remercie, Jim.
-La bagnole !
-Quoi ?
-Je l'ai mise au coin !
-T'es sûr ? -Je suis pas fou !
Musique dansante
-Où est Betty ? -Sortie il y a 5 minutes, monsieur.
-Gaston, Leduc est venu au garage cet après-midi ?
-Le commissaire ? Non, je l'ai pas vu.
-Elle avait le double des clés !
-Elle a le double de toutes les clés.
-Merde…
-On est pas près de revoir le fric.
-Va les trouver.
Gagne du temps, je m'arrangerai pour te suivre.
-Ils se méfieraient.
-Je prends l'autre bagnole, je te file le train.
-Tu vas la prendre, mais pour faire autre chose !
Musique sombre
-Bouge pas. Où sont les sacs ?
-Y a pas de sacs. Conduisez-moi à M. Henri.
-J'ai pas d'ordres pour ça. -Faut que je le voie, c'est urgent.
-Marcel, tu vas nous suivre !
Allez, passe-moi le volant.
Musique sombre
Musique de suspense
Il a pas le fric, mais il voulait vous voir.
-M. Farrand, que se passe-t-il ?
-Je demande un délai, j'ai pas pu sortir le pognon.
-Ça m'étonne de vous.
-Les poulet surveillent ma planque.
-Difficile de faire croire ça à M. Savani.
Musique de suspense
-Bougez pas !
-M. Farrand, à quoi jouez-vous ?
Ça fait 10 minutes que vous êtes là pour ne rien dire.
-Je vais vous dire une chose, mais faites sortir vos pèlerins.
Je veux vous parler seul, c'est d'une grande importance.
-Soit, mais un geste de votre part et votre épouse…
-Vous avez rien à craindre.
-Alors ? -On m'a piqué les 500 briques.
-Soyons sérieux,
…M. Farrand. -Je suis très sérieux.
Faites relâcher ma femme et je relâche votre maman.
-Quoi ?
-Téléphonez chez elle et l'Amerloque vous donnera de ses nouvelles.
-Assise !
Qui ?
Ici Jim Beckley.
Oui, votre mère est là.
Vous voulez lui parler ?
-Ne cède pas, Henri. Ils peuvent me tuer, ne cède pas.
-Vous voyez, elle va très bien.
Il est 3h30, vous avez jusqu'à 4 h pour la sauver.
-Dépêchez-vous, faites libérer ma femme.
-Oui, mais vous comprenez, c'est délicat, c'est dangereux.
Savani va arriver. -Grouillez-vous.
L'Amerloque fera pas de cadeau à votre mère.
-Venez avec moi.
Ouvre, Antoine. Tout est en ordre.
-Viens, Marie-Jeanne, c'est arrangé.
-À droite, un escalier débouche dans la cour.
Prenez la première route à gauche.
À 3 km, il y a une station-service pour téléphoner, faites vite.
-Et la monnaie ?
-L'argent est là-haut, tout est en ordre.
-Deux secondes, pas si vite.
-Laisse-les partir !
Les mains en l'air !
Dépêchez-vous, vite !
Téléphonez !
-Ça va te coûter cher, à toi.
-Bougez pas !
-Ce qui me console, c'est qu'on te coupera le cou.
-Jim, tout est en ordre, tu peux laisser dormir la grand-mère.
Écoute-moi bien.
Rendez-vous au Buffet de la Gare à 9h30.
Un train part pour Paris à 10 h. Je t'amènerai du pognon.
-OK.
-Vous avez mal élevé votre fils, il vous a désobéi.
Musique dramatique
Musique d'action
-Madame, police. Vos papiers, s'il vous plaît.
-Oui, qu'y a-t-il ?
-Vous avez franchi la ligne jaune et dépassé la limitation de vitesse.
On vous suit depuis longtemps.
-Je suis pressée, ma mère est malade.
-Pas une raison pour risquer la vie des autres.
Cette voiture n'est pas à vous ? -Non, à mon patron.
-M. Denis Farrand.
-Qu'est-ce que tu vas faire, maintenant ?
-Chercher du pognon pour Jim, il attend à la gare.
Faut qu'il se taille. -Bien sûr.
Je vais avec toi ?
-Ça va me coûter cher ? -Probablement un retrait de permis.
-Vous n'avez pas de chance.
-La roue de secours est dans le coffre ? -Non, merci.
-On va vous aider. -Je ne vous demande rien.
-Si vous le prenez comme ça.… -J'ai besoin de personne.
-Vous étiez pressée. -Ça me regarde.
-Démarre.
Démarre !
- -S -
Musique angoissante
-Qu'est-ce qu'il y a dans ce coffre ?
-Je vous interdis de fouiller ! Vous n'avez pas le droit !
- -S -
-Et ça, qu'est-ce que c'est ?
- -S -
Musique douce
- -s -
-J'en ai pour 5 minutes.
-Bonjour, M. Farrand. -Bonjour.
Voilà.
Merci.
- -S -
- -s -
-Alors, M. Farrand,
...vous n'avez pas tout dit sur cette affaire.
Musique douce
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