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Original subtitles

-Mélanie ? -On m'a dit que j'allais mourir

dans 2 jours. -Qui ?

-Toi. -Tu me dis que tu parles à un mec

qui vient du futur et que toi seule peux lui parler ?

Fais-toi aider, mon amour.

-Ce vortex est ma chance de survivre.

-Tu as pensé à ce qui se passera, si tu la sauves vraiment ?

-Je ne peux pas la laisser mourir. -Si tu parles, je pars avec Sam.

-Il est à la ramasse, Ludo. Il ne mange plus, il ne dort plus.

-Vous avez 4 victimes. Il vous en faut combien ?

-Yasmine Ben Salem, ma patronne, a été tuée en 2001.

Même bague, même tueur. -Elle connaissait le meurtrier.

-Il y a Orsat. -Le procureur ?

Le "N + Z" de la plage. -Le prénom d'Orsat,

c'est "Nicolas". -Yasmine était plutôt sur Nathan.

-Sur Nathan ?

Que faisais-tu, le soir de la mort de Zoé Lévy ?

-T'es pas sérieux, là. -Mél ?

Monte, je te ramène. -J'ai besoin d'être seule.

-Comme tu veux.

On frappe.

-Ludo ? Il est hyper tôt, là.

-Je sais que Mélanie est chez toi. -Non, elle n'est pas là.

-Bon. Mélanie ?

-Elle est partie tôt. -Donc, elle était là.

-Oui. Elle est partie tôt au bureau,

parce qu'elle a des dossiers en retard.

-Dis-lui qu'elle ne peut pas partir sans donner de nouvelles.

Je l'ai attendue toute la nuit ! -Et Juliette, t'en as fait quoi ?

-Je l'ai laissée à ma mère. Tu pourras lui dire ?

-Oui, mais... elle n'a pas envie de te parler.

-Oh, putain...

S'il te plaît, dis-lui que je suis désolé,

que je n'aurais pas dû réagir comme ça.

Et surtout, dis-lui que je l'aime. C'est la femme de ma vie.

Je deviens fou, sans elle. Tu pourras lui dire ?

-Je lui dirai.

-Merci.

Elle soupire.

Pardon, j'étais en retard, hier.

-Tu as trouvé quelque chose

sur Orsat ? -Ce n'est pas Orsat.

C'est Nathan.

-Nathan ?

Non.

C'est impossible, c'est Orsat. -C'est Nathan.

J'ai été dans ta VR, j'ai tout double checké.

C'est lui.

Il a saboté ta scène de crime, il a refusé de porter des gants...

il nous ment. Il connaissait toutes les victimes,

il a trompé Florence avec Yasmine Ben Salem,

il n'a aucun alibi pour Zoé Lévy. Il était dans le même club de surf

que Nolwenn. -Non ! C'est ton meilleur ami.

Jamais il n'aurait pu faire ça. C'est pas lui. S'il m'avait tuée,

s'il avait tué ces femmes, tu l'aurais vu.

-Moi non plus, je ne voulais pas y croire.

Mais c'est lui.

-Pourquoi il voudrait me tuer ?

-Je ne sais pas. -On est amis.

Je ne lui ai jamais rien fait.

Je ne comprends pas.

Ca n'a pas de sens, ce n'est pas possible.

-Je ne comprends pas non plus.

Peut-être qu'il est amoureux de toi.

Quand on s'est rencontrés, il avait flashé sur toi.

Il m'a fait la gueule.

-On ne tue pas les gens parce qu'on est amoureux.

On l'aurait vu, si c'était un malade.

-Faut croire que non.

C'est lui qui m'a convaincu que ce n'était qu'un accident.

J'ai monté un dossier contre lui, je l'ai envoyé à Le Goff.

On va confondre Nathan. -Béguin, sortez.

-Quoi ? -Il faut que j'y aille.

-Ne pars pas maintenant. -Je vous demande de sortir.

-Ludo... -Je reviens.

Maintenant, on sait qui c'est. -Non, Ludo...

Non !

-Patron ?

-Commandant, rendez les lunettes.

Vous n'êtes plus en charge de cette procédure.

-Commissariat. -C'est Mélanie Béguin,

je cherche à joindre mon mari. *-Je vous retransfère.

-Oui, Mél ? C'est Nathan.

-Où est Ludo ? *-Il est sur une filoche,

il en a pour la journée. T'as un souci ?

-Non, ça va. -*T'as une drôle de voix.

-Ca va, je rappellerai. *-Attends.

Flo m'a dit que ça n'allait pas très fort.

Hier, tu n'avais pas l'air bien, je me suis inquiété.

Tu veux que je passe ? -Non, ça va.

-T'es sûre ? T'es où, là ? -Non, c'est bon, pas besoin.

-Je vais vous donner 2 jours d'autorisation d'absence.

-Vous avez lu le dossier ? -Oui.

Le comandant Leroy m'a dit

que vous êtes allé chez lui en pleine nuit,

l'accusant d'être le tueur en série.

On a sous-estimé l'impact de cette affaire sur vous.

Vous cherchez un bouc émissaire pour le meurtre de votre femme.

Mais là, vous dépassez les bornes. Vous foutez l'enquête en l'air.

-Mais il nous a menti !

Il couchait avec Yasmine.

-Je sais, vous l'avez dit. Leroy aurait dû nous en parler.

-Et la boxe ? Et le club de surf ? Vérifiez au moins son alibi !

-Arrête, bordel, c'est bon ! Il cherche

à me faire payer une erreur de procédure d'il y a 20 ans.

Oui, j'ai cru que Mélanie avait eu un accident. Comme les autres, ici.

-Super, on va pouvoir comparer ton ADN, alors.

-Il n'y a pas une place chez la psy ?

Il a besoin de se faire soigner. -Calmez-vous, Béguin.

Béguin, calmez-vous.

-C'est bon, lâchez-moi.

C'est lui, patron. Vous croyez

que c'est facile pour moi d'accuser mon meilleur pote ?

Toi, tu ne dis rien ?

-Ludo ?

Les verres.

-Donne.

-Stéphanie,

c'est Ludo, à la PJ. Si je passe tout de suite,

je peux avoir des résultats ADN dans l'après-midi ?

Super, merci.

-Je m'appelle Mélanie Béguin, j'ai 28 ans.

J'habite à Plouzané, je suis juge d'instruction

au tribunal de grande instance de Brest.

Si vous regardez cette cassette, c'est que je suis morte.

J'ai été assassinée par Nathan Leroy.

Il m'a poussée des falaises de la plage de Corsen,

le 17 juillet 1998, à 11h.

Et je ne serai pas la seule.

-T'as vu ce que Nathan m'a envoyé ?

Ca va mieux ?

-Je peux te demander quelque chose de très important ?

Tu peux garder ça pour moi ?

-Qu'est-ce que c'est ? -Promets-moi de la donner à Ludo.

Demain soir, tu lui donnes. -Pourquoi tu ne la lui donnes pas ?

Tu vas le quitter !

Oh non, elle va le quitter !

-Nathan va me tuer.

Ca paraît dingue, mais c'est la vérité.

Demain, à 11h, il va me tuer.

J'ai tout expliqué dans cette cassette.

-Nathan ?!

Nathan va te tuer ? De quoi tu parles ?

-Il est amoureux de moi. -Tu plaisantes ?

-Il est taré, je n'aurais pas dû te le présenter.

-Pourquoi tu dis qu'il est amoureux de toi ? Ecoute, je sais

que c'est compliqué avec Ludo. Mais tu dis n'importe quoi.

-Il ne faut plus que tu le voies.

Tu n'es pas en sécurité, avec lui. -Tu te fous de ma gueule ?

Ton couple part en couille, donc, tu veux foutre le mien en l'air ?

-Non, il te ment. Il te manipule... -Pour qui tu te prends ?

C'est pas toi qui as passé la nuit avec !

Va te faire soigner.

Et ta cassette, tu peux te la garder.

-Zone C.

Désactivez la sécurité.

-Que s'est-il passé ?

-Nathan m'a fait virer de l'enquête.

J'ai échangé les verres de Zoé Lévy avec les tiens. Mais je ne sais pas

combien de temps on a, ils vont finir par s'en apercevoir.

-De toute façon, c'est foutu. Nathan connaît toute ma vie,

s'il veut me tuer, il le fera. -Non.

Non, non ! Tu sais que c'est lui, c'est un avantage énorme.

Et tu sais même quand il va essayer de te tuer. Demain, à 11h.

Tu peux te défendre.

Tu as mon arme.

Ce sera de la légitime défense.

-Je ne peux pas tuer quelqu'un.

-Ce sera lui ou toi, tu ne vas pas te laisser faire.

-A un moment donné, j'ai cru que si ce vortex s'était ouvert,

c'était pour nous.

Pour qu'on puisse me sauver. Mais je me suis plantée.

C'est juste un hasard. -Non. Non, non !

C'est pas un hasard. -Je veux voir Juliette.

-Mais non,

on n'a pas le temps.

-C'est peut-être la dernière fois qu'on se voit.

C'est ma seule chance.

-Même si j'arrive à la convaincre de venir, moi seul peux te voir.

-Je voudrais essayer quand même.

C'est ma fille.

Tu serais à ma place, tu voudrais la voir aussi.

C'est ma dernière volonté.

-OK.

-T'as checké

les appels de Zoé Lévy ? -Je suis en train.

-Qu'est-ce que tu fous ?

C'est le dossier de Ludo ? Pourquoi tu lis ces conneries ?

-Tu ne nous as pas dit que tu couchais

avec Ben Salem. -Ca n'aurait rien changé.

Tu vas pas t'y mettre ! -C'était toi, le mec marié ?

On a passé des jours à chercher comme des cons.

-Excuse-moi de pas avoir raconté que je trompais ma femme !

Tu peux comprendre ça ? -Oui.

-Bon !

-Mais si Ludo avait su, il n'aurait pas pété les plombs.

-Mais Ludo a besoin d'un coupable. Il cherche, il ne trouve pas.

Et voilà, c'est tombé sur moi. Il délire.

OK. Vas-y,

lis ce dossier, si ça te chante.

Moi, je vais essayer de trouver le coupable.

Leroy.

Quelle tasse ?

Putain, je le crois pas ! Non, laissez tomber l'analyse ADN.

Non, le commandant Béguin n'est plus sur l'affaire.

Oui, on annule. Et maintenant, tout passe par moi, OK ?

Putain, vous me faites chier !

-(Ju...) -Excuse-moi.

Papa, que fais-tu là ? -Je dois te parler.

-Je travaille. Si c'est à propos de tes hallucinations sur maman,

je n'ai pas le temps pour ça. Parvana m'a appelée.

Tu n'es pas dans ton état normal, tu fais un délire psychotique.

-Non...

-Tu ne t'es pas remis de la mort de maman.

Ce n'est pas une bonne idée de chercher son assassin.

Tu n'aurais pas dû être sur cette enquête.

-Il faut que tu voies un psy.

-Tu peux m'écouter ?

Maman aimerait te parler.

Ecoute, avant de réagir. Je sais que ça paraît fou,

je ne te demande même pas de me croire.

Mais la réalité, c'est qu'en ce moment même,

maman est sur la plage, dans le vortex,

et elle t'attend.

-Tu entends ce que tu me dis ? -Je sais.

Je suis d'accord avec toi.

S'il y avait une seule chance sur même un milliard

que ce que je raconte soit vrai,

ça ne vaudrait pas le coup de la tenter, cette chance ?

-C'est Parvana, ma mère.

Téléphone.

Kim ? *-J'ai lu ton dossier.

Je ne dis pas que je suis d'accord avec tout, mais j'avoue

que ça commence à faire beaucoup. -Putain, merci !

On va vite être fixés,

j'ai demandé des tests ADN. -Non, Nathan a tout annulé.

-C'est lui, Kim. C'est sûr que c'est lui.

Sinon, pourquoi il ferait ça ? -Je ne sais pas.

Admettons que ce soit Nathan. Il a forcément un 2e téléphone,

pour ne pas qu'on remonte jusqu'à lui.

Je vais vérifier chez lui. -Quoi ?

-Maintenant, j'ai besoin de savoir. Je te rappelle.

-Si je suis là, c'est uniquement pour te prouver que tu délires.

Tu promets que tu iras voir un psy ?

Qu'est-ce que t'as foutu ? -Quand tu auras mis ça,

tu vas te retrouver sur la plage de Corsen.

Fais attention à ne pas te cogner.

Tu vas perdre toute référence

de ce qui t'entoure. C'est une scène de crime.

Il y aura un corps.

-Je devrais m'en sortir.

-Qu'est-ce que tu vois, là ?

-Je vois...

la plage.

Je vois le corps.

Nathan.

-Pause.

Zone C.

Et là, tu la vois ?

-Non.

-Ma chérie.

Pardon, je... Je ne sais pas

par quoi commencer.

-J'hallucine.

Ce n'est pas possible. -Je sais...

-Comment ça marche ? C'est un monde parallèle ?

-Je ne sais pas.

Moi non plus, je n'y croyais pas, mais je suis là.

Je peux te voir.

On peut se parler.

Tu es belle.

Tu portes mon collier !

-Euh...

Je... l'ai trouvé dans un de tes cartons, avec ta bague.

Enfin... la bague.

-Ce collier, c'est ma grand-mère qui me l'a offert pour mes 7 ans.

Je l'ai cassé. Je pleurais,

alors, elle me l'a recollé avec une jointure dorée.

-Je pensais qu'il avait toujours été comme ça.

-Ca me fait plaisir que tu le portes.

Papa m'a dit

que tu étais médecin. -Oui.

Je suis interne en gynéco.

-C'est génial.

Qu'est-ce qui t'a donné envie ? -Parvana.

La... femme de papa. Elle est infirmière.

-C'est bien.

Vous vous entendez bien ?

-Je suis désolée, c'est...

C'est bizarre. -Excuse-moi...

Je comprends.

Je t'aime tellement !

Si tu savais comme ça me fait mal, quand je regarde mon petit bébé.

De savoir que je ne pourrai pas être là pour toi.

Je voudrais tant

te voir grandir,

te voir marcher... t'entendre m'appeler "maman".

Etre là pour ta 1re rentrée, quand tu seras malade, triste,

quand tu tomberas amoureuse.

Tu as un copain ?

-J'ai une copine.

Elle s'appelle Noémie.

-Ah, OK.

Alors, tu ne veux pas d'enfant ?

-Si ! Mais...

Désolée... Je n'y arrive pas. -Pardon.

-C'est pas réel, tout ça. -Juliette...

-Je ne sais pas qui vous êtes. -Attends...

-Juju ? Ca va ? Juliette sanglote.

-Laisse-moi tranquille.

-Hé... Ma puce,

que se passe-t-il ?

Elle sanglote. -Je n'aurais jamais dû venir.

-Je ne sais pas à quoi tu joues. C'est du délire.

Maman est morte.

Pourquoi tu te mets pas ça dans le crâne ?

Laisse-moi tranquille. -Qu'est-ce que vous vous êtes dit ?

Que s'est-il passé ?

-J'ai été hyper maladroite.

Je suis trop conne.

Tu ne m'as pas dit qu'elle aimait les filles.

-Je n'y ai pas pensé.

-J'ai été prise de court, j'ai mal réagi.

-Moi aussi, j'ai réagi comme un débile,

quand elle me l'a dit. -Toi, tu as pu te rattraper.

-Hé ! Tu l'as vue, tu lui as parlé.

C'est extraordinaire, c'est une chance inouïe.

Tu as dit que tu l'aimais ?

C'est tout ce qu'elle avait besoin d'entendre.

-Merci de t'être si bien occupé d'elle.

-Tu verras, demain, tout ça n'aura jamais existé.

Ce sera effacé.

Tu vas vivre, tu vas la voir grandir.

-Non, je ne vais pas la voir grandir.

J'ai enregistré une cassette

où j'explique que Nathan va me tuer. C'est une preuve.

Je vais la donner à Hector. -Non.

-Comme ça, tu pourras sauver les autres.

Il faut que j'y aille.

-Reste encore un peu.

-Je dois récupérer Juliette.

Et toi, tu dois retrouver Parvana.

La dernière fois qu'on s'est vus, avec Ludo, on s'est disputés.

Je ne peux pas finir comme ça.

Je m'en veux, ça fait 10 jours

que je suis soit ici, soit au boulot.

J'ai l'impression d'avoir perdu tout ce temps.

J'aurais dû être avec eux.

-Moi, je ne regrette rien.

Hé, Forrest !

Je t'aime.

-Moi aussi.

-Alors ?

Ca a marché ?

-On peut y aller, s'il te plaît ?

Téléphone.

Vous êtes bien sur la messagerie de Juliette Béguin.

Bip.

Le micro-ondes sonne.

-Et quand ça sonne, ça veut dire que c'est prêt.

Voilà, je t'ai appris à peu près tout ce que je sais en cuisine.

Toi, tu as les petits pots aux épinards.

Une porte s'ouvre. Mais quelle chance !

Tu entends ? La porte se ferme.

Regarde.

Regarde qui est là.

-Ca va ? -Oui.

Moi aussi, je suis désolée.

Je ne voulais pas t'inquiéter.

Tu as raison, je vais aller voir quelqu'un.

-Génial.

Donc, tu ne vas plus retourner sur cette plage ?

-Non.

-Et...

ce que tu as vu, là-bas,

ce que tu m'as raconté ? -C'était des hallucinations,

je ne sais pas. Ca ne peut pas être réel.

On dîne ?

-Oui.

-Hop...

Par ici, madame.

-Mais...

on fête quelque chose ?

-Non, c'est juste comme ça.

-Ah...

Génial.

Ca sent bon. C'est toi qui as cuisiné ?

-Non, t'inquiète. C'est du surgelé, j'ai fait réchauffer.

-Ah. Ouf ! J'ai eu peur.

Hm ! Tu vas te régaler, toi !

Tu sais ce qu'on va faire ? On va essayer de manger proprement.

Juliette couine.

Echec. T'as gagné.

-T'as un cheveu blanc.

-Tu me charries.

-Non.

-Sérieux ?

Déjà ? -T'inquiète, ça va bien t'aller.

Tu vas ressembler à Sean Connery.

-Hello, pussy !

C'est tout ce que je sais dire

en Sean Connery. -C'est déjà ça.

-Ca va ?

-Oui.

-Quoi ?

Ah !

Oh là là, tu as l'air très fatiguée, Juliette.

-Ca sent le dodo, là. -Dommage, on aurait tellement aimé

passer la soirée avec toi ! -Tu as l'air complètement nase,

tu as de tout petits yeux.

-C'est pas grave. On va te coucher. -Allez... Bonne nuit !

Juliette couine. Ben si, c'est plutôt l'heure.

-Tu as déjà

enlevé ta...

-Oui.

-Quoi ?

-Ludo ?

Tu ne sais pas où tu l'a mis ? *-Non.

Pourquoi on ne demande pas à papa ?

-Ben...

Papa...

Je t'ai déjà dit, il a beaucoup de travail, en ce moment.

On va le laisser tranquille. OK ? *-Pff ! Oui, c'est ça.

Quand est-ce qu'on pourra rentrer à la maison ?

-Devine où je l'ai trouvé. Derrière le canapé, à sa place.

Je te retrouve dans 1 heure. Je t'embrasse.

Craquement.

Propos inaudibles.

-Arrête de me filmer. Occupe-toi

de ce que tu dois faire !

Non, on ne l'appellera pas Roméo. *-C'est pas mal, Roméo.

-On ne l'appellera pas Roméo.

-De toute façon, ce sera une fille.

Une porte s'ouvre et se ferme.

Parvana ?

Téléphone.

-Veuillez laisser votre message après le bip.

-Ludo, c'est Agathe.

Oui, c'est idiot de dire ça, vu que mon nom s'affiche.

Sauf si je ne suis pas dans ton répertoire.

Mais comme c'est moi qui ai programmé tous les téléphones...

C'est pas les bons verres, dans le boîtier de Zoé Lévy.

Mais ça, j'imagine que tu le sais. T'aggraves ton cas, là.

Alors, tu me les rapportes avant ce soir.

Bon... je raccroche.

Agathe soupire.

Moto.

-C'est moi !

Hé !

Arrête cette voiture, putain !

Arrête-toi !

Stop !

Putain !

Merde !

Mél ! T'es malade ou quoi ? Pourquoi t'as raconté

toutes ces conneries à Flo ?

Mél, tu m'entends ? Ho !

-N'approche pas.

-Qu'est-ce que tu fous ?

-Va-t'en ou je tire. -On se calme.

OK ?

Tu délires, là. C'est moi !

Allez.

Allez, donne-moi ça.

Nathan gémit.

-Mél ? Qu'est-ce que tu fais là ?

-Il m'a poursuivie.

-Qui ? -J'ai été obligée de tirer.

-Attends... Quoi, tirer ?

T'as tiré sur quelqu'un ?

Pourquoi t'as fait ça ?

-Il faut cacher ma voiture.

-Attends. Pourquoi il faut cacher ta voiture ?

Bon, passe-moi les clés, je m'en occupe. Va à l'intérieur.

Bon, Mél... T'es en sécurité, ici,

mais raconte-moi.

-Garde cette cassette. -C'est quoi, cette cassette ?

-Une preuve. Cache-la et donne-la à Ludo, quand il viendra

te la demander.

-Pourquoi on ne va pas voir la police ?

-C'est Nathan

et il est flic. On ne va pas me croire.

-Nathan ? Attends. Nathan,

le pote de ton mec, qui était chez toi le soir de la finale ?

-Promets-moi. S'il te plaît.

-Hm.

Le tonnerre gronde.

Hé ! Ludo.

-Salut, Hector.

-Je suis désolé de passer sans prévenir.

-Non, non. Ton fils ne va pas au match ?

-Si, si. Je peux entrer une minute ?

-T'es chiant, à la fin ! -Oh !

Je n'ai pas beaucoup de temps. Je dois déposer les enfants.

-Ce ne sera pas long. -OK, vas-y.

-On prend pas le ballon des autres !

C'est le mien !

-Non, c'est le mien ! -Guillaume, Louis, descendez,

on va vraiment être en retard. Je me demande

pourquoi je me suis battu

pour la garde partagée ! -Ca va te paraître bizarre,

mais il y a 27 ans, est-ce que Mélanie t'a laissé une cassette ?

-Papa ! -Ca ne me dit rien. Guillaume !

-Hector... -C'est pas moi,

c'est lui. -Une petite cassette. Celles

qu'on mettait dans les caméscopes. -Ah... oui.

Elle est venue me la donner,

mais elle est repartie avec. J'ignore ce qu'il y avait dessus.

C'était le jour où elle avait

tiré sur Nathan. -Quoi ?

-Elle est venue chez moi,

elle pensait que Nathan essayait de la tuer.

Je l'ai raconté

aux flics, à l'époque. -Papa !

-Elle lui a tiré dessus... Elle l'a touché ?

-Ben... oui.

Il a passé une semaine à l'hôpital. Tu ne te souviens pas ?

Nathan était à l'hôpital, le jour où elle est morte ?

-Oui.

Enfin... j'imagine.

Ca va ?

-Oui. -Papa,

viens !

-Excuse-moi 2 mn.

Je vais en prendre un pour taper sur l'autre, hein !

Qu'est-ce qu'il y a ? -Il a pris mon ballon.

-Putain, c'était pas un N.

C'est un H.

Voix d'Hector.

Allez,

les enfants. -Mais papa,

il m'a piqué mon ballon ! -Mais non, même pas vrai.

-Vous avez dit bonjour au papa de Sam ?

-BONJOUR. -Dépêchez-vous. Désolé, il faut

qu'on y aille. Allez, mettez vos chaussures.

-C'est pas moi, c'est lui. Il est énervant.

-Tiens.

C'était de la légitime défense, si le mec a essayé de te tuer.

Non ?

-Hm.

Mélanie soupire.

Ca va ?

T'es gelée.

Je vais te chercher un pull.

En plus, j'en ai un à toi. Tu l'as oublié au café. J'arrive.

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