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-Vous avez vu le nom du mec qui l'a accompagnée ?
-On a besoin de parler à votre fils.
-Je peux pas vous renseigner. Que faites-vous ?
-Arrête tes conneries.
-Cette histoire vous touche de trop près.
-Combien de temps ? -2 jours.
-2 jours ? -Je fais celui de Nolwenn ?
-Il est à l'ouest. -A la masse !
-On a fait quoi ? Parvana me connaît pas.
T'as fait quoi ? -Je l'ai fait convoquer.
-Tu te démerdes comme tu veux,
mais tu me rends ma famille.
-Vous pouvez retourner chez vous, la police ne vous embêtera plus.
-Ca a marché ? -C'est rentré dans l'ordre.
-Eva. -Vous vous êtes séparés ?
J'ai détruit leur vie. -Je vais les remettre ensemble.
-On commande ? -Oui.
-Mélou, c'est moi. T'es où ?
T'es allée courir ?
Oh, oh !
Tu fais quoi ? -Tu peux m'apprendre ?
-J'ai peur, je fais quoi ?
Tir.
Dis-moi que c'est un peu nul, le futur.
-Tu sais quoi ?
C'est un peu nul, le futur.
Tu me diras, il y a du vrai.
Il y a eu un tsunami
au Japon qui a failli donner un 2e Tchernobyl.
On a une pandémie mondiale qui a fait quelques millions de morts.
On a été obligés de porter des masques,
de rester enfermés chez soi.
C'est pas le pire.
On a tellement pollué la planète qu'il va faire 40 degrés en hiver.
A Brest !
-Tu m'as fait peur.
-Des trucs bien sont arrivés. -Ah ouais ?
-Hm hm.
On a encore été champions du monde.
-Ah...
Alors tout va bien ?
-Tout va bien.
Quoi ?
-Rien.
-Si, dis-le, je te connais.
-Non.
-Tu me trouves vieux ?
-Ouais, mais ça te va bien.
(Merde.)
Quelle heure il est ?
Il faut que j'y aille. Ludo va se demander où je suis.
-Il dort pas, à cette heure-là ?
Je me souviens, à l'époque, je dormais tellement bien.
Tu me secouais pour me réveiller. -Ca a changé, peut-être ?
-Je dors moins bien depuis que...
On se revoit demain, 13 heures ?
-Ca sert à rien, peut-être.
Il me reste 2 jours, on n'a pas de suspect.
-Hé.
Il n'y a pas de raison pour que tu sois exemptée.
Tu vas pas y échapper,
à ce futur de merde.
Je te le promets.
-On a de quoi tenir un siège jusqu'à l'an 2000.
-Comme ça, t'auras pas besoin de cuisiner.
-Parce que tu cuisines, toi ?
-Arrête de me filmer ! Occupe-toi de ce que tu dois faire.
-Alors, ce que je dois faire...
Donc ça... c'est le berceau de Juliette
ou... Attendez.
Ou de Roméo ! *-Non, on l'appellera pas Roméo.
-C'est pas mal.
-Non, je l'appellerai pas Roméo.
-De toute façon, ce sera une fille. -Elle bouge.
-Putain.
Comment elle kicke !
Tu vois, mon amour, c'est un pied de footballeuse professionnelle.
-Il faut arrêter, avec les footballeurs.
Si ça se trouve, un ballon va sortir de mon ventre.
-Qu'est-ce que t'es belle !
T'étais où ?
-(Tu m'as fait peur.)
Nulle part,
je suis allée prendre l'air.
-A minuit ?
En plein milieu de la nuit alors que tu t'es fait agresser ?
-J'arrivais pas à dormir. Je vais m'écrouler, je suis crevée.
-Je me suis inquiété, moi.
Ca sert à quoi d'avoir un téléphone ?
-J'ai pas entendu, je suis désolée.
-Tu faisais quoi sur cette plage ?
-Tu m'as suivie ?
-Tu me dis plus rien. Qu'est-ce que tu veux que je fasse d'autre ?
-Tu veux que je te dise quoi ?
Si tu m'as espionnée,
tu sais que je suis allée prendre l'air. Je suis claquée.
-Ca va, Ludo ? -Je suis pas d'accord avec ça.
A 14 ans,
on va pas dormir chez son copain.
Non, Flo, je suis sérieux.
S'il lui arrive quoi que ce soit, on fait quoi ?
Non. On pense brevet,
on pense shopping avec les copines.
-Shopping ! -On pense... J'en sais rien.
On pense ciné, des trucs comme ça.
C'est pas de son âge.
Tu sais quoi ? On en reparle ce soir avec elle, OK ? Je te laisse.
-C'était Florence ?
-Non, ta mère, on sort ensemble.
C'est Romane.
Elle me rend dingue.
On est sortis hier, avec Flo, pour fêter nos 27 ans,
elle a fait le mur
pour aller dormir chez son trou du cul.
Je te jure.
Pourquoi tu souris ? T'es défoncé ?
-C'est voir ta tête qui me fait rire.
-Fais le malin, ton tour viendra.
-Salut ! Ca va ?
Bah moi, ça va, merci.
Bruno ? -Ouais.
-Café, s'il te plaît.
-Très bien. Merci, madame la juge.
Bonne journée. Yes !
Hé ! Vous croyez au père Noël ?
-Ifrah nous file la CR ? -Bingo !
T'as entendu ? On a la CR.
Oh, Ludo ?
Ca va ?
-Ouais, ça va. J'étais en train de...
repasser le dossier
Ben Salem.
J'arrive pas à comprendre pourquoi elle n'a pas été tuée
comme les autres.
Zoé, Mélanie, Nolwenn : à chaque fois, le tueur essaie
de faire passer ses crimes pour des accidents ou des suicides.
Pas avec Yasmine.
-Ca fait juste 3 jours qu'on se pose la question.
-Du coup, on est vraiment sûrs que c'est le même type ?
-C'est les mêmes empreintes.
-Ouais.
Ouais.
Dans le dossier,
ils disent qu'un témoin a vu Yasmine monter dans une voiture.
Ce témoin affirme avoir vu des gants de boxe dans le véhicule.
Du coup,
évidemment...
on a checké tous les clubs de boxe ?
-Tu fais flipper là, mec. On a passé l'après-midi à faire ça hier.
-Ouais.
On les a checkés.
-Oh, patron !
Vous n'êtes plus à Rennes ? -J'aimerais mieux,
mais je dois tout faire moi-même ! -Ouh !
-OK...
-Vous me suivez dans mon bureau, ou il vous faut des invitations ?
Bon !
Alors, je vous écoute.
Pourquoi on n'a toujours pas de suspect ?
-La juge a mis 36 heures à nous délivrer une CR.
-Et c'est suffisant ?
Vous avez 4 victimes, 4 ! Il vous en faut combien ? 6, 8 ?
-On ratisse tous les clubs de boxe.
On a un ADN, on avance.
-Bon, allez !
On fait marcher les méninges.
Ben Salem savait qui c'était, un témoin l'a vue monter
dans sa voiture. Zoé Lévy avait rencard avec lui
et Nolwenn lui a ouvert sa porte.
Ca veut dire quoi, à votre avis ?
Elles le connaissaient !
Et merde, encore Orsat !
Depuis qu'il est plus sur l'affaire, il est à fond dessus.
Je le vois dans une heure, je lui dis quoi ?
-S'il croit qu'une affaire se résout en 5 jours,
il regarde trop la télé.
-Bon !
Trouvez le type que les victimes ont en commun
et vous aurez votre gars. Allez. Allez !
Allô ?
-Il est chiant, mais il n'a pas tort.
Elles connaissaient le meurtrier. -On a zéro preuve.
-Le gars les a ciblées. A part Mélanie,
elles étaient toutes dans des relations de merde.
Nolwenn, son mec la tapait, Zoé enchaînait les "dates" foireux.
Yasmine,
elle était avec un homme marié. -Un homme marié ?
On l'a identifié ?
-Non mais là !
-Bon !
On l'a identifié ou pas ? -Non,
pas encore. Va retrouver une liaison secrète d'il y a 20 ans.
-C'était que des nanas paumées. Le gars a vu ça,
il a essayé de se rapprocher en vain, il les a butées.
-Ce type, personne le connaissait, l'avait croisé.
Même la soeur de Zoé,
elle a jamais entendu parler de lui. Tu te rappelles d'un gars
qui traînait autour de Mél ? -Non.
-Bah voilà !
Donc, c'était pas un proche.
-Ou peut-être que Mélanie t'en a pas parlé. Désolée,
je dis pas forcément ça à mon mec. -Je t'arrête.
Elle me l'aurait dit.
-T'es sûr ?
Vous veniez d'avoir un enfant, vous travailliez,
c'était peut-être pas si facile.
-Qu'est-ce que tu veux me faire dire ?
Que je connaissais pas ma femme,
qu'elle avait un amant, que notre relation était merdique ?
-Non, j'ai pas dit ça. J'ai juste dit
qu'il y avait peut-être quelqu'un qui s'était rapproché d'elle.
-Si elle avait été emmerdée,
elle nous en aurait parlé.
-Va te faire foutre.
-Rappelle-moi,
t'as fait psycho, c'est ça ?
-Ferme-la.
-Hm.
-Et voilà, madame la greffière ! Votre carrosse est arrivé.
C'est magnifique.
-C'est vrai ? -Oui.
Bonne journée. -Bonne journée.
On n'avait rien à se dire.
Il me regardait, je le regardais mais je voulais pas qu'il le voie,
et on s'est rendu compte qu'on avait plein de points communs.
On s'est baladés à moto, on a vu le feu d'artifice,
je lui ai dit : "Je t'aime." -Quoi ?
Téléphone.
-Il y a un truc qui sonne.
T'as un téléphone portable ? -Ouais. C'est Ludo, je rappellerai.
-J'ai besoin de m'entretenir en privé avec madame le juge.
Vous prendrez le prochain.
J'ai appris que vous avez décalé toutes vos auditions.
-Je suis occupée par un dossier.
-Oui, l'affaire des bagues à Mulhouse.
Ici, tout se sait.
-J'aide juste un collègue.
-Ouais, bien sûr. Bien sûr.
C'est bizarre parce que...
je connais bien le procureur Robert, il bosse à Mulhouse.
Il n'a jamais entendu parler de cette histoire de bagues.
Vous devriez faire attention.
Une réputation...
c'est fragile.
Je dis ça...
c'est pour vous aider.
Bonne journée, madame le juge.
-Café ?
Te prends pas la tête pour Kim, tu sais comment elle est.
-Elle a raison.
Mélanie le connaissait forcément, ce tueur.
Forcément.
Et si ça se trouve, on le connaissait tous.
Il était sous mon nez, je savais que c'était pas un accident !
J'aurais jamais dû vous écouter.
-On pouvait pas savoir, Ludo.
Tu voulais qu'on fasse quoi ?
On n'avait rien, que dalle.
Même moi, j'ai rien vu. Même Flo,
qui bossait avec elle toute la journée.
On est tous passés à côté.
-Si vous n'aviez pas été là, toi et Flo...
je sais pas comment j'aurais fait.
Merci, mon pote.
-Bon allez, viens là, viens !
-Merci.
-C'est vrai qu'à un moment donné,
"mi casa" était un peu devenue "tu casa".
-Ta gueule ! -Non mais c'est vrai !
Bip.
-On déjeune pas ensemble ?
-Non, j'ai déjà un déj.
On se voit tout à l'heure ?
-Bonjour, commandant.
On frappe.
-Salut, Flo ! -Hé !
-Mélou n'est pas là ?
-Tu l'as pas vue ?
-Non. Tu sais où elle est partie ? -A la plage, j'imagine.
Hé !
On déjeune ensemble ?
-Ouais, si tu veux. -Ouais !
-Ca fait longtemps qu'elle te plante
comme ça, Mélanie ? -Une semaine au moins.
Je m'inquiète. Depuis qu'elle est sur cette affaire de tueur,
elle repousse ses actes, elle annule
ses auditions. On y va ?
-Allez. -J'ai super faim.
-C'est de cette falaise qu'elle est tombée ?
-Quand même, c'est pas trop tôt !
Vous avez vu l'heure ?
Dans 10 mn, y a de la flotte partout, on se met au boulot !
C'est pas vrai !
-Qu'est-ce qu'il y a de si intéressant, ici ?
Zone C.
-Agathe, c'est Ludo.
Je vais avoir besoin de la salle. -OK.
OK...
-Tu faisais quoi ?
-Tu m'as dit qu'il y avait un bug dans la VR de Zoé Lévy.
Je suis allée vérifier
s'il y avait un bug ou pas.
Des fois que les fichiers
se corrompent.
-Et... ?
T'as rien vu ?
C'était au début, les bugs. Il n'y en a plus maintenant.
Ca marche bien.
-Alors pourquoi t'as besoin d'y retourner aussi souvent ?
-Parce que...
j'ai pas envie de passer à côté de quelque chose.
C'est tout.
J'aurais bien fait un tour dans la VR de Mélanie, mais
je suppose qu'elle n'est pas prête. -Bah non. J'ai pas 4 bras.
-Tu me donnes les VR ?
-Je voudrais pas te faire rater ta séance de 13 heures.
-T'as vu quelqu'un là,
juste avant moi ? -Non, pourquoi ?
-J'ai ma technicienne qui se pose des questions, je...
J'ai trop peur
qu'on m'empêche de...
On avance.
On pense que ton assassin
fait partie de ton entourage. Tu le connais.
Réfléchis.
Quelqu'un autour de toi s'est comporté bizarrement récemment ?
Ca peut être un ami, un collègue de travail,
quelqu'un que tu vois souvent. -Non.
-Il doit y avoir quelqu'un.
A qui tu penses ?
-Non mais je pense pas. Il y a Orsat.
-Le procureur ?
-Il me harcèle pour déjeuner, il m'a coincée dans l'ascenseur.
-Mais tu m'en as jamais parlé.
-Bah, ça arrive de se faire draguer.
Je ne te raconte pas à chaque fois.
C'est pas parce qu'il est lourd que c'est un tueur en série.
-Il devait connaître Yasmine, elle était commissaire à Quimper.
-Qui ?
-Yasmine Ben Salem, ma patronne,
celle qui a remplacé Le Goff.
Ce matin, au commissariat, Yasmine était sur le tableau des victimes.
Elle a été tuée
en 2001. Là, maintenant,
elle a été tuée en 2001.
Même bague, même tueur.
C'est compatible avec Orsat.
-Je peux pas retourner au tribunal. -Laisse-moi faire.
Si c'est lui, on va le coincer. On se retrouve ici à 23 h.
-Attends, je vais en parler à Ludo. -Non, non.
-Si ! Il se doute de quelque chose. -Ne fais pas ça.
On en parle à personne.
Personne va nous croire. On ignore ce qui va se passer.
-Je peux plus être toute seule avec ça.
-T'es pas toute seule, Mélou.
-Bruno ?
Bruno ?
Oh, Tintin ? -Un café, commandant ?
-Non. Tu vas sur Mercure
et tu sors les fadettes de Zoé Lévy
et tu me les compares
avec ceux de Nolwenn. Maintenant. -Oui !
Tout de suite. Tout de suite, commandant.
-OK. Pas grave, je rappellerai.
-OK !
-J'ai une piste, je crois.
-T'as trouvé ça dans la VR ?
-Je te présente mes excuses.
J'ai réfléchi,
t'as raison. Mélanie connaissait son assassin.
Je crois que c'est Orsat.
-Orsat, le proc' ? -Ils bossaient
au tribunal ensemble. Ils se voyaient tous les jours,
Mélanie m'a raconté...
Ce que je veux dire,
c'est qu'ils... Je sais qu'ils étaient proches.
-Ah ouais...
-Il connaissait Yasmine
car elle bossait à Quimper. Son TGI à elle, c'était Brest.
Ca fait 2 victimes sur 4 qui traînaient dans son environnement.
-C'est circonstanciel.
-Il a insisté pour qu'on classe l'enquête Zoé Lévy
en suicide. C'est bien la 1re fois
qu'on voit un procureur qui nous casse pas les couilles
pour qu'on fasse toutes les vérifs avant de classer.
Regarde.
Le "N plus Z" de la plage.
Le prénom d'Orsat, c'est Nicolas.
Et vous trouvez pas ça chelou
que le mec appelle Le Goff toutes les demi-heures pour savoir
comment avance l'enquête alors qu'il n'est plus sur l'affaire ?
Sans déconner, Nathan ! -Oui, oui.
-Kim ?
Il a exactement le profil, non ?
-Niveau ego, c'est sûr que c'est un client.
Le genre qui supporte pas l'échec ni de se faire tèj par une meuf,
mais de là à le soupçonner de meurtre.
-Il joue au tennis avec le préfet
à 14 h. Si on part maintenant, on peut vérifier son alibi pour Zoé.
-Mais tu vas faire ça comment ? -En volant son portable.
-Si on se plante, on se fait dessaisir direct, là.
-T'inquiète pas, il sait ce qu'il fait.
-J'ai pas l'impression. Il est à la ramasse,
Ludo.
T'as vu comment il était ? Comme s'il avait tout oublié.
Il mange plus, il dort plus.
-Mél, c'était sa femme. Comment tu gères ça, toi ?
T'aurais fait quoi à sa place ?
-Agathe m'a dit
qu'il se loguait plusieurs fois par jour
dans la VR de Zoé Lévy.
Tu trouves ça normal ?
-Ca bouge.
Vous me recevez ? -Ouais, Ludo.
-Il a pris sa raquette de tennis, on est bon.
Je le prends.
-Ludo ?
-Oh !
Ca va, Flo ? -Oui. Nathan m'a dit pour Mélanie.
J'arrive pas à y croire.
-Désolé,
j'ai peu de temps. -Ca va ?
Juju tient le coup ?
-Ca va. Ca va, ça va.
Dis-moi, Orsat, le procureur,
tu le connais bien ? -Pas plus que ça.
On se croise dans les couloirs. Pourquoi ?
-Non, comme ça.
On dirait qu'il a du succès. -C'est Orsat ! C'est un dragueur.
Il peut être limite
mais il sait rester sur le fil.
-Ah oui ? -Hm.
-Oui, il avait eu une histoire avec Yasmine Ben Salem, non ?
C'est une des victimes de notre enquête.
-Orsat et Yasmine, je sais pas. Elle était sur Nathan.
-Quoi ?
Sur Nathan ? -Hm hm.
-Nathan et Yasmine se connaissaient ?
-Ils ont travaillé ensemble sur une affaire.
Il n'arrêtait pas de l'appeler.
Je croyais qu'il avait couché avec elle.
Elle était à fond sur lui,
et ça se voyait.
-Je savais pas, je suis désolé.
Je dois y aller. -OK.
-Oh, Ludo ?
Il se barre, là.
-OK.
Vous le suivez, je vais fouiller dans son bureau.
-Quoi ? Tu déconnes !
Ludo, tu peux...
-Il sait ce qu'il fait.
-Bonjour.
-Commandant Béguin ? -Bonjour.
Comment ça va ? -Ca va, merci.
Si vous venez voir le procureur, il est sorti.
-Ah bon ? Ah, merde.
Parce que le patron a oublié ses lunettes ce matin,
et moi,
comme je sortais du bureau de la juge Ifrah,
je voulais en profiter pour... -Entrez.
Vous savez où il les a laissées ? -Non. Non.
Aucune idée.
-L'affaire de votre femme, ça tient à coeur
au procureur.
Il la connaissait bien.
Téléphone.
Excusez-moi une seconde.
Je reviens.
Oui, maître ?
Bonjour.
D'accord, merci beaucoup.
Au revoir. Alors ?
Vous avez trouvé...
-Euh... non. Non, j'ai pas trouvé.
Non, il a dû les laisser
quelque part ailleurs.
Dites-moi...
Ca s'est bien passé pour lui,
à Rennes, le 6 juillet,
son discours à la fac ? -Très bien.
Après la remise des diplômes, les étudiants l'ont emmené dîner,
il est même resté un jour de plus.
-Ouais.
Bonne journée, au revoir.
-Bonne journée, commandant Béguin.
-Laissez tomber, c'est mort. -Tu faisais quoi ?
De quoi tu parles ? -Orsat a un alibi pour Zoé.
C'est pas lui.
Regardez vos portables.
On se retrouve au service ?
-C'est bon, je vais lui parler.
-Je monte. A toute ! -Ouais, à toute !
Ca devient chaud, là, sérieux.
Tu peux pas continuer à faire de la merde comme ça.
T'es trop impliqué.
Tu veux pas que je prenne le lead ? -Tu me retires de l'enquête ?
-Mais non, t'es con ! Qu'est-ce que tu racontes ?
C'est juste que...
Laisse tomber.
J'ai eu Bruno au téléphone. Il a checké les fadettes de Zoé.
Un numéro inconnu
l'a appelée 8 fois les 3 dernières semaines, pareil que pour Nolwenn,
et avec un téléphone à carte.
-Super !
-Ouais. On se rapproche.
On va le choper,
cet enculé. -Ouais.
-Tu la connaissais, Yasmine Ben Salem ?
-Non.
Pourquoi ça ?
-T'es sûr ? T'as jamais eu affaire à elle ?
-Je suis sûr. Si je la connaissais, je l'aurais reconnue.
Tu connaissais Zoé ?
Non ?
Bah alors !
-Ouais, Agathe.
-Ludo, le dossier Mélanie est prêt.
-Pause.
Lecture arrière.
Pause.
Capture.
-M. Malapère,
bonsoir. Commandant Béguin, police judiciaire de Brest.
J'aurais besoin d'une information concernant votre club de surf.
Non, c'est pas par rapport à Nolwenn Gakou.
J'aurais besoin de savoir si un certain Nathan Leroy
a fréquenté votre club.
Il faut peut-être remonter quelques années en arrière.
Vous êtes en mesure de vérifier ?
OK. J'attends.
Vous êtes sûr ?
En 2020 ?
OK, je vous rappellerai. Merci.
-C'est quoi, ça ? -Attends.
-Qu'est-ce que tu fais, là ?
C'est quoi ?
T'as acheté tout ça ?
C'est en rapport avec ton agression ?
-Ouais. Bip.
Je dois y aller. J'en ai juste pour une heure.
-Mélanie, stop !
Pourquoi t'as une alarme pour sortir ?
Qu'est-ce que tu vas faire sur cette plage ? Je sais
que t'y vas le midi aussi.
-Tu comprendrais pas.
-Essaie.
Essaie de m'expliquer.
Tu vois quelqu'un d'autre ?
-Non, ça n'a rien à voir. -Mais c'est quoi, alors ?
Parle-moi, je suis là, bordel.
Je sais plus quoi faire.
-Quelqu'un m'a dit que j'allais mourir dans 2 jours.
-Quoi ?
Qui t'a dit ça ? C'est quoi, cette histoire ?
On t'a menacée ?
Qui ?
Le mec de l'agression ?
-Non.
-Mais qui, alors ?
-C'est toi.
C'était il y a 8 jours.
T'es apparu devant moi sur la plage, t'avais 52 ans.
On pouvait se voir, on pouvait se parler.
Moi en 98, toi en 2025.
Et tu m'as dit que j'allais me faire tuer.
Au début, je n'y ai pas cru.
Je pensais que tu me faisais une blague débile,
mais c'était vraiment toi.
T'avais des preuves et des photos de moi morte.
Je t'en supplie, il faut que tu me croies.
-Tu te rends compte que c'est du délire,
quand même ?
-Tu crois que c'est Mbappé qui va gagner le Ballon d'or ?
Nathan pense pas que c'est lui.
C'est qui le meilleur ? -Je sais pas, Sam.
-J'ai beaucoup réfléchi, j'ai plein d'arguments.
Déjà, il est sympa. Il est trop beau, il est trop fort.
Il a un look de malade, il marque des buts trop cool.
Avec le dernier but qu'il a mis, c'est pas possible qu'il l'ait pas,
il était presque aussi beau que celui de Nora.
Papa ? Tu penses que je vais mettre
combien de buts demain ?
-Je suis désolé, je pourrai pas t'emmener demain.
-T'as promis, et on devait emmener Clément.
-On va demander à son papa. -Il travaille.
Ca devait être toi.
-Moi aussi, je travaille !
C'est pas grave si tu loupes un match, tu vas pas en mourir.
-Tu t'intéresserais plus à moi si j'étais mort.
-Tu te rends compte de ce que tu me dis ?
-T'es qu'un connard !
-Pardon.
Sam, je suis...
-Non mais ça va pas !
C'est quoi ton problème ?
-Je sais pas ce qui m'a pris. Sam ?
Sam ? Bip.
on en reparle. -Tu plaisantes ?
-Euh...
Je peux pas, c'est mon enquête,
il faut que j'y aille. -Tu ne te défiles pas.
C'est pas juste ça. -Chérie.
-Non,
je veux comprendre
ce qui se passe.
Donc, le jour où on s'est rencontrés au commissariat,
c'était elle. C'est elle qui m'a convoquée ?
-On peut encore la sauver.
-OK.
Admettons que je te croie.
Admettons
que ce délire de vortex soit réel,
tu comprends bien que...
tu peux pas la sauver.
Parce que si tout ça est vrai,
t'as pensé à ce qui se passera si tu réussis, si tu la sauves ?
Tout serait différent.
Tout.
-Bien sûr, j'ai pensé à tout ça.
Ca n'arrivera pas.
Elle va me quitter le 17,
le jour de sa mort. Elle m'a promis.
-Mais même si elle te quitte,
je suis tombée amoureuse de quelqu'un qui a perdu la personne
qu'il aimait, comme moi.
Qui te dit que ce sera pareil entre nous ?
Qu'on tombera forcément amoureux ?
T'es plus toi-même.
Tu peux pas y retourner.
Tu peux pas y retourner.
-Je crois que je sais qui c'est,
celui qui va la tuer.
Il faut juste que je la prévienne, je peux pas la laisser.
Quoi ?
-T'es encore amoureux d'elle.
-Non, mais non.
Non, mais pas du tout. C'est toi que j'aime.
-Alors reste.
-Non, je peux pas faire ça.
Je peux pas faire ça, je me le pardonnerais jamais.
-Si tu pars, je m'en vais avec Sam.
-Je peux pas la laisser mourir.
Pas une deuxième fois.
Hé, Forrest ? -Qu'est-ce que tu fais là ?
Elle est où, Juliette ? -J'ai demandé
à la voisine de la garder.
C'est ici que ça se passe ?
Il est là maintenant ?
-Il n'est pas encore là.
Je suis pas sûre que tu puisses le voir.
Arrête de me regarder comme ça.
Si tu me crois pas, tant pis, mais c'est la vérité.
Comment tu crois que j'ai su pour tes clopes
dans le paquet de céréales ? -Ca m'a étonné sur le moment.
Ne t'énerve pas, OK ?
Ce serait pas possible, avec tes insomnies,
que t'aies pu avoir une vision ? Ca peut arriver.
-Non ! Je sais ce qui va se passer dans la vie de Juliette,
elle va devenir médecin. Et tu referas ta vie.
-D'accord, Mélou, stop !
D'accord !
Tu me dis que tu parles à un mec qui vient du futur
et que t'es la seule personne à pouvoir lui parler.
Mets-toi à ma place !
Ecoute, je t'en supplie !
Je te demande juste un truc.
Fais-toi aider.
Ca arrive de péter un câble, c'est pas grave.
On fait une consultation,
que tu puisses raconter...
Mélanie ?
Zone A.
-Je suis désolée, il est tard. T'es occupé ?
-JOYEUX ANNIVERSAIRE !
-Tiens.
OK.
Hé ! Doucement.
Si tu vomis, je te tiendrai pas
les cheveux comme à la soirée du bac.
-C'était il y a dix ans et j'avais la gastro.
-Oui, bien sûr.
Qu'est-ce qui se passe ?
Des problèmes au boulot ou c'est avec Ludo ?
-J'ai peur de mourir. -Non.
Ne me dis pas que c'est encore ta voyante. C'est ça ?
Je peux aller lui péter la gueule.
Vraiment, je vais le faire ! Enfin, ça dépend.
Elle est genre balèze ?
-Trop balèze pour toi.
-Oublie ce que je t'ai dit.
-T'as déjà pensé à la vie
quand tu seras plus là ?
-Non.
J'ai pas envie de penser à des trucs comme ça.
-Moi, j'arrive pas à m'en empêcher.
Et tu sais le pire ?
J'ai envie que Ludo et Juliette se remettent jamais de ma mort.
C'est dégueulasse, hein ?
J'ai peur qu'on m'oublie.
-Hé, Mél.
Ca n'arrivera pas, ça.
Je le sais.
Tu sais pourquoi je le sais ?
Parce que si tu meurs, bah moi, je m'en remettrai jamais.
Enfin, du moins, les 15 premiers jours.
Ce serait affreux,
mais vraiment. Après, je serai au top.
-Pardon,
je sais pas...
Oh, putain ! -T'inquiète, c'est rien.
-J'aurais pas dû. -Non, t'inquiète.
Pas de problème. -Il est tard, je vais rentrer.
On sonne.
-Qu'est-ce qui se passe ?
-Je sais pas, je vais voir.
-Qu'est-ce que tu fous là ? T'as vu l'heure ?
-J'ai un truc à te demander.
-Ca pouvait pas attendre demain ? -Non.
J'ai vraiment besoin de savoir si tu connaissais Yasmine Ben Salem.
-Ludo, t'es en boucle. Je t'ai déjà répondu.
C'est pour ça que t'es là ?
-Je sais que t'as eu une liaison avec elle en 2001.
-Oh, Ludo, écoute. Déconne pas.
C'était il y a longtemps.
Ca allait pas trop avec Flo, à l'époque, j'ai...
Dis rien. Si elle apprend ça,
ça va foutre la merde.
-Je m'en fous de tes histoires.
Pourquoi t'as pas dit que t'avais couché
avec une des victimes ? -Ca n'avait
rien à voir avec l'affaire. -J'étais dans la VR de Mélanie.
T'as complètement négligé la scène de crime.
Tu portais pas de gants. -Arrête avec ça !
Personne en portait, même toi !
-Sauf que toi, t'as tout de suite conclu à un accident.
Tu ne t'es pas dit qu'il pouvait y avoir une autre piste.
-Tu crois pas que ça me bouffe ?
Pourquoi tu me parles de ça maintenant ?
-Tu faisais quoi, le soir de la mort
de Zoé Lévy ? -T'es pas sérieux !
-Tu fais de la boxe, t'allais dans le même club de surf
que Nolwenn, t'as couché avec Yasmine, tu connaissais Mélanie.
Tu faisais quoi, le soir de la mort de Zoé ?
-Mél ?
Qu'est-ce que tu fous là ? Monte, je te ramène !
-Merci, mais je préfère marcher.
-T'as vu le temps qu'il fait ? Monte !
-J'ai besoin d'être seule.
-OK.
Comme tu veux.
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