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Original subtitles

-Zoé, Isabelle Lévy, 45 ans.

-Pourquoi Ludo est chelou ?

-On a retrouvé sa femme sur cette plage.

-T'as le fichier de Zoé ? -C'est neuf.

-Mélanie ?

-On est en 2025. -98.

Je vais mourir dans 11 jours ?

-On peut empêcher ça.

-C'est pas ma bague.

-C'était pas un accident, on t'a tuée.

Vous la reconnaissez ? -Zoé n'avait pas de bague.

-Ce sont pas ses seules victimes.

-Nolwenn Gakou,

morte le 3 février 2020.

-On va briefer la patronne.

-Un commissaire s'appelle Le Goff et une femme, Yasmine Ben Salem.

Elle me connaît, mais j'ai aucun souvenir.

C'est des effets papillon.

-Eva. -Vous vous êtes séparés ?

J'ai détruit leur vie.

Si on change le passé,

je risque de perdre ma famille. -On m'a dit

que Ludo allait refaire sa vie.

M. le procureur,

j'ai besoin d'une info.

Je connais que son nom : Parvana Rabani.

-Allez, les bleus !

-Hé, Mélou !

-Mélanie Béguin, en tant que

grande spécialiste du football hexagonal,

quel est votre pronostic pour la finale ?

-3 à 0 pour la France.

-Tu prends pas mon ordinateur sans me demander.

Est-ce que c'est clair ? -Sam ?

Va t'habiller, on est en retard.

T'as pas besoin de les cacher.

C'est tes souvenirs, t'as le droit de les regarder.

-C'est le soir de la finale

que je lui avais dit que je voulais

un 2e enfant, un garçon.

Je voulais qu'on l'appelle Zizou.

-Elle voulait l'appeler comment ?

-Je sais pas.

Si tu pouvais revenir en arrière

et prévenir ta famille qu'il y aurait une bombe,

tu le ferais ?

-Bien sûr.

Mais s'ils avaient survécu, je serais pas venue en France.

Je ne t'aurais pas rencontré.

On n'aurait pas eu Mbappé.

-Parvana Rabani, suivez-moi.

-Vous êtes sûre ? On risque pas d'aller au casse-pipe là ?

-L'enquête patine, c'est tout ce qu'on a.

-OK, ça marche.

On vous enverra le PV de l'audition.

Bonne journée, Mme le juge.

-Ne t'en fais pas, Forrest, je suis sur le coup.

-Commandant ? Il est où Casseron ? C'est pas lui qui fait l'audition ?

-Non, il est à l'hôpital.

Sa femme a perdu les eaux

au coup d'envoi de la finale !

Il était vert. -Et Nathan Leroy, il est où ?

Ludovic ne peut pas mener

l'audition, il bosse pas sur l'enquête.

On est mariés, on peut pas travailler ensemble.

-Je sais.

Vous vouliez que ça aille vite.

On est coincés, Leroy est en congé.

Il n'y a que Ludo.

-Parvana Rabani, c'est ça ?

Bon...

On vous offre un café ?

Non ? Très bien.

-Vous faites quoi ?

-Le labo a trouvé des empreintes sur la bague de Nolwenn.

-Il y a des correspondances ?

-Putain !

Non, que dalle.

-Agathe ?

T'as numérisé le dossier ?

-Je l'ai filé à mon collègue imaginaire :

Jean-François, on a fait nos études ensemble.

Quand j'ai trop de boulot, je l'appelle.

Eh non !

Je bosse déjà sur le dossier de Mélanie.

J'ai pas 4 bras.

-On t'en demande beaucoup et j'apprécie tes efforts,

mais...

t'es la meilleure technicienne. -La seule.

-Aussi. -En plus,

avec les vieux dossiers, c'est long. Je dois scanner les photos

pour reconstituer les images entre elles.

Je dois réencoder et numériser les vidéos

pour reconstituer... -J'ai compris.

Combien de temps pour finir le dossier ?

-Deux jours.

-Deux jours ?

-Deux jours.

Je fais celui de Nolwenn plutôt ?

-Non. -Oui. Si, on en a besoin.

Mélanie, ça prend trop de temps.

-Non, je suis pas d'accord.

Mélanie, c'était la première.

Le type n'était pas rodé, on a plus de chances de trouver des trucs.

-Je fais quoi ?

-Mélanie.

-Ouais, vas-y.

-J'y vais. Jean-François, tu viens ?

Mlle Rabani, vous avez 18 ans. Vous êtes née à Kaboul ?

Vous êtes venue avec votre famille ?

-Ils sont morts dans une attaque à la bombe.

-C'est pour vous le café ? -Oui.

-Merci. -Vous le reconnaissez ?

-C'est mon voisin.

-C'est votre voisin. C'est quand la dernière fois

que vous l'avez vu ? -Je sais pas.

Il y a un mois ? Je me rappelle pas.

-Vous savez ce qu'il fait dans la vie ?

Non ?

Il vole des marchandises dans des containers qu'il revend.

Il l'a refait il y a 3 semaines

et ça a dégénéré, quelqu'un est mort.

Alors vous savez toujours pas ? -Non.

-Vous nous aidez pas beaucoup.

Je vois que vous attendez votre carte de séjour.

C'est des choses qui peuvent prendre du temps.

-Si vous me renvoyez là-bas, je vais mourir.

-Ludo ? Viens voir.

Laisse tomber l'audition, je me suis plantée.

Elle n'a rien à voir

avec Omar.

-C'est une blague ? C'est toi qui as demandé

cette audition. -Je me suis plantée.

-Attends.

Tanguy m'appelle ce matin, un lendemain de Coupe du monde,

j'étais pas sur l'affaire, moi.

Mais tu lui as demandé, et là, tu changes d'avis ?

Mélou ?

Je te connais.

Qu'est-ce qui t'arrive ?

Cette affaire te stresse ?

C'est pas le boulot, c'est autre chose, c'est ça ?

-Non, c'est cette affaire de gang.

L'enquête piétine, c'est l'enfer,

et là, je fais convoquer cette gamine pour rien.

-Bon... On se retrouve

à la maison ce soir ?

Hé !

On est les champions

du monde !

Vous avez lu le dossier médical de Nolwenn ? Contusion,

fracture, contusion... Elle a passé sa vie à l'hôpital.

-A chaque fois, elle donne une raison à la con :

accident domestique, chute.

-Elle se faisait tabasser par son mec, quoi.

-C'est clair.

Vous avez vu le nom du mec qui l'a accompagnée ?

Sébastien Brisset.

On sait quoi sur lui ?

-C'était son mec.

-Fiché pour agression sexuelle.

-C'est quoi la plainte ?

On a des empreintes ? -Non, une main courante.

Pourquoi on l'a pas interrogé ?

-Parce qu'il a un alibi !

Il était en Ardèche sur les marchés.

-C'est au black,

il n'y était peut-être pas. -Putain !

Il y a une bijouterie Brisset, rue de Siam.

-Ils vendent la bague à la perle ? -Euh...

Ils n'ont pas de site Internet.

-On y va.

Si on chope ses empreintes, on sera fixés. Kim ?

Trouve le téléphone de Brisset. -Et préviens la juge !

-Madame le juge.

Alors cette petite Afghane, vous avez eu ce que vous voulez ?

-Oui.

-J'ai réservé pour notre déj, le 18,

mais on peut boire un verre avant. -Désolée, j'ai pas le temps.

-Attendez. Je comprends pas bien ce que vous venez de dire

parce que moi, je me démène pour vous, et rien ?

-Je suis mariée, Nicolas.

-Il faut que je te raconte !

C'était trop bien hier : le mec sympa, intelligent,

beau et au 3e but...

il m'embrasse.

-Ouais, attends avant de te faire un film.

Tu sais que tu t'emballes. C'était la finale,

ça voulait peut-être rien dire. -Le feeling est bien passé.

-Il t'a proposé

de vous revoir ?

Non.

-Mais il a mon numéro, il va m'appeler.

-Tu devrais voir Nathan quand même.

-Nathan ? Le pote un peu beauf de Ludo ?

-Ouais.

Non, il n'est pas beauf.

Pas vraiment. Non,

je te jure.

-Il avait pas voulu te choper ?

-Non, c'était il y a 5 ans, il était bourré. On est potes.

-Ah ouais ? -Il était déçu

que tu sois pas venue. Il m'a tannée toute la soirée.

-C'est vrai ? -Hm.

C'est un mec super. Il est beau gosse, exactement ton type.

Il est marrant et il a une moto.

Je suis sûre qu'il cherche

une relation sérieuse.

-Je sais pas.

-On ira boire un verre tous les 4 ?

Avec Ludo. -Hm.

-On pourrait même dîner ensemble. -Hm hm.

-Demain soir ?

-D'accord.

-Ce serait pour qui ?

-C'est pour une copine.

Je peux la voir ?

-Oui, bien sûr. -Merci.

Il marche bien ce modèle, non ? -Oui.

Une bague très appréciée.

-Vous la vendez depuis longtemps ? -Depuis qu'on est ouverts, en 98.

C'est une de nos créations.

-C'est votre signature, quoi ! -Voilà.

-La dernière fois que vous avez vendu cette bague, c'était quand ?

-On la vend très souvent.

-C'est votre fils

sur la photo ?

Sébastien ? Vous travaillez ensemble ici ?

-Ca arrive, oui.

-C'est sympa de bosser avec sa famille.

Dans les entreprises familiales, il y a une âme et ça se ressent.

Non ? -Oui,

tout à fait. Euh...

Est-ce que vous connaîtriez son tour de doigt ?

-Commandants Béguin et Leroy, on doit parler à votre fils.

Vous savez où on peut

le trouver ? -Pourquoi ?

Mon fils n'a rien fait de mal. -On va vérifier.

Vous nous donnez son numéro ?

-Je ne peux pas vous renseigner.

-C'est-à-dire ? Vous ne connaissez pas

son numéro ? -Je vais vous demander de sortir,

j'ai du travail. -Oui.

Merci... -Qu'est-ce que vous faites ?

-C'est dans le cadre d'un meurtre.

Si vous faites obstacle, c'est un délit.

-Tu fais quoi ? Arrête !

Désolé pour le dérangement, on va y aller, merci.

Oh ?

Qu'est-ce qui t'a pris ?

Tu nous as grillés. Pourquoi t'as dit qu'on enquêtait sur son fils ?

-Elle se fout de nous, elle sait où il est.

On y retourne ! -Arrête tes conneries, reste là.

-Tu fais quoi ? -J'appelle la patronne.

Il nous faut une CR, on est hors procédure là !

-On peut choper Brisset là, on n'a pas le temps d'attendre.

-Mais attendre quoi ? Tu veux quoi ?

Qu'on la sorte en 2 jours l'affaire ?

Tu vas où ?

-C'est lui ?

-Oui. Dès que la juge nous file la CR, on va interroger sa mère,

le localiser et récupérer ses empreintes.

-C'est impossible avant le 17 ? Il nous reste 4 jours.

Elle soupire. -Hé !

Hé...

On a une piste au moins.

On a un suspect.

On va y arriver.

-Nolwenn et Brisset, ils sont déjà ensemble en 98 ?

-Oui.

-Je peux pousser Nolwenn à porter plainte

contre Brisset. -Non, non.

-Si. -Non.

-Comme ça, t'auras ses empreintes en 2025, tu pourras les comparer

à celles de la bague. -Je suis pas d'accord.

Imagine tu tombes sur lui ? C'est peut-être lui qui t'a tuée.

C'est trop dangereux.

-Je peux pas rester

sans rien faire. Cette femme s'est fait tuer comme moi.

Elle a le droit d'avoir une chance.

En 98, Nolwenn est étudiante en psycho à la fac.

Elle a fait son 1er séjour

à l'hôpital la même année en mars, c'était il y a 4 mois pour toi.

-Ludo ?

La patronne veut te voir.

La juge Ifrah est là. -Quoi ?

-Il faut que je parte.

On se retrouve ici ce soir à 23 heures comme d'hab ?

Mélou ?

Fais attention à toi.

-Non mais franchement, j'aimerais savoir.

Vous pensiez qu'il se passerait quoi ? Oui, c'est vrai !

Ca sert à rien les commissions rogatoires après tout,

autant racketter les téléphones des petites dames dans les bijouteries.

Le frère de cette dame est avocat.

C'est con !

Vous auriez dû lui prendre, elle ne l'aurait pas appelé.

-Si on avait eu la CR avant...

-Le commandant Béguin est conscient

de son erreur

et s'engage à respecter la procédure,

à partir de maintenant.

-C'est pas juste une erreur de procédure,

vous passez en force, vous trahissez les secrets de l'enquête.

Je ne veux plus que vous travailliez sur cette enquête.

-Non... attendez.

J'ai déconné,

mais en 5 jours,

on a trouvé une nouvelle victime, des empreintes et on a un suspect.

-Vous n'avez plus l'esprit clair, tout cela vous touche de trop près.

-Vous pouvez pas nier que je fais du bon boulot ?

On parle du meurtre de ma femme,

il n'y a pas plus motivé que moi pour résoudre cette enquête.

-Ce que je vous propose,

c'est que je vous rende compte personnellement des avancées.

Rentrez chez vous

et prenez votre journée, histoire

de prendre un peu de recul avant de revenir

sur le terrain. Ca marche ?

Béguin ?

-Oh, ça va ? -Je viens de me faire virer.

Parvana ?

Parvana ?

Parvana ?

Parvana ?

Sam.

Sam.

Juju ? -Pourquoi tu rentres maintenant ?

-Non, c'est pas possible. -Là, je fais une petite pause.

Mais...

j'ai envoyé plein de CV.

-Tu habites ici ?

Chérie, je...

-Le numéro que vous avez demandé n'est pas attribué.

-Hôpital du Morvan ? -Bonjour, je voudrais parler

à Parvana Béguin. *-Béguin...

On n'a personne de ce nom.

-Si, regardez, s'il vous plaît.

Attendez, euh... Euh...

Parvana Rabani.

-Parvana Rabani, oui. C'est de la part de qui ?

-Bonjour. Parvana Rabani,

elle travaille ici ? -Oui, vous êtes ?

-Un ami. Un bon ami.

-Elle est au bloc. Vous pouvez l'attendre à l'accueil,

mais ce sera long.

-Je suis commandant de police, je dois lui parler, elle est où ?

-Dans le bloc du 3e au fond du couloir.

Monsieur ! C'est réservé au personnel médical !

Monsieur ?

-Monsieur ?

Vous ne pouvez pas rester ici, je suis désolée.

Pour la famille, c'est dans le hall.

Monsieur ?

Restez avec moi. Vous m'entendez ? Monsieur ?

-Putain, Nolwenn !

T'es toujours à la traîne, c'est chiant !

Tu veux boire un truc ? -Non.

Je passe aux toilettes, j'arrive.

-Ca va ?

-Oui.

-Vous voulez un mouchoir ?

-Non, c'est bon, merci.

-Moi aussi, j'ai vécu ça avec mon ex.

-Quoi ?

-Il me frappait, puis il s'excusait et il recommençait.

Ca a duré des années

et ça va pas s'arrêter.

Il faut porter plainte. Je peux vous accompagner au commissariat.

-J'ai pas besoin d'aide.

-Il va vous tuer. -Ca va pas ?

-Allô ?

Je suis au bar du port, une femme se fait agresser, venez vite.

Hé ! Ca t'excite

de frapper ta meuf ?

-Quoi ? T'es tarée.

-Laisse tomber, on y va. -C'est à cause de toi

qu'elle était à l'hosto en mars.

-T'es qui, toi ? T'es malade ! -T'en as rien à foutre d'elle.

-Ferme ta gueule, casse-toi. -Arrête, elle est folle. On y va.

-T'es un pauvre type. Un lâche !

Une grosse merde en fait !

-Arrête, Seb ! Seb !

Arrête !

Arrête, c'est bon !

Seb, arrête !

-Barre-toi !

-Calme-toi ! Je t'en supplie, laisse-la !

-Ca va mieux ?

Tenez, votre verre d'eau. -Merci.

-Si vous avez besoin de moi, vous m'appelez.

Vibreur.

-Allô ? *-T'es où ? Qu'est-ce que tu fous ?

-Ben Salem m'a suspendu pour la journée.

-De quoi tu parles ? Je suis avec Kim, on t'attend au club de surf.

-Au club ? -Celui de Nolwenn.

On doit interroger les gens du club.

On commence sans toi. *-Attends.

Vous n'êtes plus sur Brisset ? *-Brisset ?

L'ex de Nolwenn ?

Non, ses empreintes collent pas.

-On a les empreintes de Brisset ?

-T'as fait un AVC ou quoi ? Il était fiché, oh !

C'est même Mélanie qui a porté plainte contre lui en 98.

-Si, si, si, si. Euh...

Bien sûr, je me souviens. C'était une plainte pour quoi déjà ?

-Pour agression, Ludo !

Bordel ! Réveille-toi là !

On les interroge sans toi. C'est bon, on débriefera demain.

Putain, il est à l'ouest !

-Ouais, il est bien à la masse.

D'ailleurs,

il me doit 50 balles pour le cadeau de la patronne, et toi aussi.

-On y va ?

Bip.

-Ca n'a pas marché ?

-Si, mais c'est pas Brisset.

Fais voir.

Comment tu te sens ? Ca te fait mal ?

-C'est rien. C'est pas grave.

-Qu'est-ce qu'on a fait ?

J'ai tout perdu.

Parvana...

elle sait pas qui je suis.

J'ai perdu mon fils.

Il pleure.

On a forcément fait une connerie quelque part.

Je sais pas quoi, mais il y a un endroit où on a fait de la merde.

Est-ce que...

Il s'est passé quelque chose ?

Mélou ?

T'as fait quelque chose ?

T'as fait quelque chose à Parvana ? -Je l'ai fait convoquer

pour une affaire criminelle. Désolée, j'avais pas prévu que...

C'est toi qui l'as auditionnée.

-T'as fait quoi ?

Tu l'as convoquée ?

Non.

-Je voulais pas que ça se passe comme ça.

-Pourquoi tu m'as fait ça ?

-Je voulais la rencontrer.

-Mais tu l'as pas invitée boire un café,

tu l'as convoquée au commissariat.

On en avait parlé en plus.

On en avait parlé en plus, tu m'avais promis.

Tu l'as fait exprès ?

Tu l'as fait exprès, t'as voulu la faire disparaître.

T'as voulu la dégager de ma vie, voilà ce que t'as voulu faire.

-J'ai craqué.

Je voulais voir ta future femme, la belle-mère de ma fille.

-Ta fille ?

Tu sais ce qu'elle est devenue ?

Quand Parvana était

dans ma vie, Juliette allait très bien.

Elle était médecin et heureuse.

Là, à 27 ans, elle n'a pas quitté la maison.

Elle reste dans sa chambre

à fumer des pétards toute la journée. Devine pourquoi ?

Parce que c'est Parvana qui l'a élevée, ta fille !

-Mets-toi à ma place.

Je vais tout perdre,

ma vie s'arrête dans quelques jours, j'ai paniqué.

Essaie de me comprendre.

Je te demande pardon.

-Tu te démerdes comme tu veux.

Mais tu me rends ma femme et mon fils.

T'as compris ?

Tu me rends ma femme et mon fils.

-Vous vous êtes rencontrés parce qu'elle s'est fait cambrioler ?

-J'ai vérifié, elle s'est jamais fait cambrioler.

Elle a déménagé de son appart.

-L'audition a dû lui faire peur pour sa carte de séjour.

Je vais tout faire pour qu'elle revienne dans son appart.

-T'as intérêt.

Mélou !

Ca va ? J'ai eu Tanguy, il m'a dit qu'on t'avait agressée.

C'est qui ce type ?

Pourquoi il t'a tabassée ? -Je suis explosée.

Je vais aller me coucher.

-Mais raconte-moi.

D'où il sort, ce connard ?

Pourquoi il t'a fait ça ?

Elle pleure.

Excuse-moi, pardon, je voulais pas m'énerver.

Excuse-moi.

Je suis pas énervé.

J'étais juste super inquiet.

Tu sais ce qu'on va se faire ce soir ?

On se fait un plateau téloche.

Hein ? Une soirée téloche avec un chocolat chaud comme tu aimes.

-On pourra regarder "Forrest Gump" ?

-Ah ouais, sans scrupule !

Toutes les occasions sont bonnes.

-Je peux te demander un service ?

-Ecoute, vu ta tête, évidemment

que tu peux.

Vas-y, je t'écoute.

-C'est une Afghane qui vient d'arriver

en France, elle est témoin, je dois lui parler,

mais je sais pas où elle est partie.

Elle n'a pas de papiers.

Je dois la retrouver.

-Peut-être que tu pourrais aller faire un tour du côté du squat,

à Recouvrance, non ? -OK.

Et je me demandais...

Si je la retrouve,

tu pourras l'aider à obtenir sa carte de séjour ?

-Carrément, sa carte de séjour.

Depuis quand les juges s'intéressent autant

au sort de leurs témoins ? C'est nouveau ?

-Elle a 18 ans, elle est seule.

-C'est qui cette fille pour toi ?

-Bah...

Laisse tomber.

-Ca va, c'est bon, je vais t'aider.

Enfin, je vais essayer.

Pas dans l'immédiat parce que là, j'ai pas le temps.

J'ai ce croissant

à terminer mais après, je m'y mets.

Vraiment.

-Merci.

-Ca va mieux, monsieur, aujourd'hui ?

Vous êtes là pour quelqu'un

de la famille ? -Pour ma femme.

C'est du kabuli ?

-Oui, vous connaissez ?

-Ma femme est afghane et elle cuisine beaucoup.

Je connais, oui.

Elle rajoute toujours du citron confit dedans.

-Moi aussi, c'est ce que je préfère.

-Vous me faites penser à elle.

Vous avez le même regard...

déterminé.

Comme notre fils.

Mais lui, il préfère les frites.

-Je le comprends.

-J'essaie d'apprendre le dari. -Ah oui ?

Elle parle dari.

-J'ai pas ce niveau-là.

Je sais juste dire quelques mots.

-"Je t'aime, mon amour".

Vous avez une très bonne prononciation.

Il aboie.

-Bonjour. -Bonjour.

Des gens parlent.

-Bonjour.

Parvana ?

-Vous êtes qui ?

-Je suis juge d'instruction à Brest.

-Je l'ai dit à la police, je n'ai rien à voir avec cette histoire.

-Je sais. On n'aurait pas dû vous convoquer.

Vous pouvez retourner

dans votre appartement, la police ne vous embêtera plus.

-Je préfère pas retourner là-bas, je veux pas être liée à Omar.

-Vous n'aurez plus de problème. J'ai supprimé votre nom du dossier.

Tenez.

C'est une association,

ils vont vous aider pour votre carte de séjour.

Je peux vous déposer ?

-Pourquoi vous faites ça pour moi ?

-Peut-être que vous aussi, un jour, vous m'aiderez.

-Tu vas pas chercher Sam ?

-Oh, putain.

Oh, putain !

Oh, putain !

Tu m'as manqué. -Je suis allée

chercher du sucre. -Je t'aime.

Je t'aime, je t'aime.

Je t'aime, je peux pas vivre sans toi. Je t'aime.

-Qu'est-ce qui t'arrive ? -Je t'aime.

Je t'aime.

Je l'aime, c'est ma femme !

-Chut ! -Je l'aime.

Elle est partie chercher du sucre.

-Tu vas chercher Sam ?

-Ah oui ! -Oui ?

-Oui. Oui, j'y vais. -A plus tard alors.

-OK. -Salut.

-J'y vais, je reviens.

Comment ça va,

ma puce ? *-Ca va. Toi, ça va ?

-Ca va.

J'appelais juste pour savoir comment toi t'allais.

Et Noémie, ça va ? *-Oui, je peux pas trop te parler,

je suis de garde. -De garde. A l'hôpital ?

-Bah oui, à l'hôpital. -Génial !

Je te rappelle.

-Ouais, bisous.

-Bon ben salut !

A plus ! -A plus !

-Viens ici !

-Papa,

tu me fous la honte là.

-C'est qui, elle ? -C'est Nora, ma copine.

-Comme ça ? T'as choisi alors ?

-Ouais, Capucine, c'était pas possible.

Elle voulait vivre dans une ferme. -C'est pas bien les fermes ?

-Je veux un camping-car comme Nora.

En fait, je crois qu'on est faits l'un pour l'autre.

-Sam ?

-Hm ? -Est-ce que c'est normal que

je reçoive des mots d'amour

pour toi de la part de Nora sur mon téléphone ?

-Achète-moi un portable.

-(Petit con.)

Ca y est ! J'ai gagné, elle dort.

T'es pas prête ?

-Pas prête pour quoi ?

-La soirée avec Nathan et Flo. -Putain, j'ai oublié !

-C'est toi qui as insisté.

OK, OK.

Stop. T'es pas du tout en état

de sortir. Je vais appeler la baby-sitter

pour annuler mais moi, je dois y aller

sinon Nathan va me tuer. -Reste !

Ils seront tranquilles comme ça.

-Tu sais quoi ?

Je comprends pas pourquoi tu tiens à les mettre ensemble,

ça matchera jamais.

Nathan aime les motos et la bière,

et ta copine aime le yoga et le jus de tomate.

-T'as pas vu mon pull jaune ? Je le trouve pas.

-Euh non, pas vu ton pull jaune.

En revanche, ton pull rouge moche, il est là.

Il est rouge, il est moche.

-Tu vas voir pour Nathan et Flo. Ils s'emballent déjà, je suis sûre.

-Qu'est-ce que je veux ?

Je prends quoi ?

-Qu'est-ce qu'ils foutent ? -Je vais prendre ça.

Bof. Ouais, non.

-"Menu 14 juillet". Ils sont prêts

à n'importe quoi pour te faire payer plus cher.

-T'as 3 drapeaux plantés dans ton burger.

-C'est bien Ludo ça ! Il est toujours à la bourre.

-Mél, c'est pareil. Tu lui donnes une heure,

autant te pointer

30 mn plus tard.

Comme c'est Mél, on lui pardonne tout.

-Ils se sont bien trouvés.

-Ils ont dû zapper

d'appeler la baby-sitter.

-Depuis qu'il a un gosse Ludo, on fait plus rien. J'adore Juju,

sérieux ! C'est comme ma nièce, tu vois.

Il sort plus, on le voit plus. -Mélanie, c'est la même.

Ils se prennent trop la tête.

-Mais grave !

J'ai un gamin, il fait tout avec moi. Je l'emmène là, 2 coussins,

pouf, une petite bière !

On commande un truc ? -Oui !

-S'il vous plaît ?

Elle rit. OK...

Pétards.

-Mélou ?

-Bonsoir. -Bonsoir.

Ca a marché ?

Ca a marché ou pas ?

-Oui, ça a marché.

Merci. Merci,

tout est rentré dans l'ordre.

Feu d'artifice.

Oh, oh !

Qu'est-ce que tu fais avec ça ? -Tu peux m'apprendre ?

-C'est mon arme de service, tu me l'as piquée ?

-Ouais, j'ai peur

tout le temps. Je fais quoi ? -Tu sais pas t'en servir.

-Apprends-moi.

-Tu l'as chargée ?

-Non.

Mais j'ai les balles.

Feu d'artifice.

Il compose un numéro.

Tonalité.

-La personne que vous essayez de joindre n'est pas disponible.

Veuillez laisser votre message.

-Mélou, c'est moi.

T'es où là ?

T'es quand même pas allée courir ?

Rappelle-moi.

OK, referme le barillet. Super.

Bon ben... montre-moi comment tu ferais pour tirer.

-Je peux viser le rocher là-bas ?

-Non, bah non ! Imagine ça ricoche, tu vas te le prendre

dans la figure. -Je tire où ?

-Ils m'ont manqué tes petits coups de sang.

Vise à l'horizon.

Super.

Parfait.

OK. Aligne tes hanches avec tes épaules.

Détends un peu

tes épaules.

Relâche-les.

Essaie de contrôler ta respiration.

Super.

Maintenant, tu vas te...

Il faut que tu regardes la cible.

Tu sais comment on arme un chien ?

Maintenant...

avec la 1re phalange et ton index,

tu vas venir caresser la gâchette.

Et tout doucement...

Quelqu'un marche.

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