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Les enjeux sont élevés
Et le monde est en péril
C'est un homme
Et quel homme de grand talent
Si le ciel se met à tomber Personne de plus grand
Avec le doigt sur la gâchette
C'est l'homme avec un plan
- Celui avec une arme - Kevin
Rien ne peut l'arrêter
L'espion déguisé
- Avec l'œil sur le prix - Hart
Il s'empare du monde
- L'agent 5-4 est plus fort que Thor - Kevin
- Kevin n'a peur de rien - Hart
Avec un permis pour tuer
- Et des blagues à tout casser - Kevin
Il s'empare du monde
Vas-y, Kevin
Kevin
C'est lui qu'on appelle
- Si on est au pied du mur - Hart
- L'agent 5-4 - Kevin
Le gars qui surmonte tout
- À l'échelle mondiale - Kevin
- Il s'empare de notre monde - Kevin Hart
Le 30 août, Kevin Hart est passé à l'histoire dans le monde de l'humour en remplissant
Kevin !
Le Lincoln Financial Field à Philadelphie, PA
Les gens ne connaissent pas les événements qui ont précédé le spectacle
et ignorent que celui-ci a failli ne jamais avoir lieu...
3 HEURES AVANT LE SPECTACLE...
- Tu es en retard. - Mieux vaut tard que jamais.
LA FILLE MONEY BERRY
Tu as le paquet ?
Bien sûr, Kevin. Je l'ai toujours, non ?
Non, pas toujours.
Voilà pourquoi je te demande si tu l'as.
Je ne l'avais pas quand ?
Tu ne l'avais pas à Guam.
- À Guam ? - Oui, à Guam.
Pourquoi tu parles de Guam ?
Je réponds à ta question.
De quoi tu parles ? Que veux-tu dire ?
Tu ne l'avais pas à Guam, alors je t'ai demandé
- si tu l'avais. - Oui, je l'ai.
Si tu avais répondu ça dès le départ,
on n'aurait pas cette discussion.
- Guam, c'est terminé. - Je sais ! Je n'y pense pas !
On est ailleurs, à un autre moment. Allez.
Tu ne parles que de Guam.
- Ne fais pas ça ! - Fichu Guam.
Tu as fait la même chose là-bas ! Ça recommence !
Bon, écoute.
Ça ne changera rien que tu te sauves.
J'ai oublié un truc une fois ! Une seule !
- Alors, tu l'as oublié ? - Une fois.
- Ça valide donc ma question. - M. Hart.
- Vous avez l'argent ? - Bien sûr. Voilà.
Merci.
Arrêtons ces conneries.
Prépare-toi, car notre gars est là.
Si tu ne prends pas mon bras...
Prends mon bras.
Bonsoir. Comment ça va ?
Tu dois être le petit remplaçant de LeBron.
Oui ?
LE VRAI MÉCHANT DIABOLIQUE
Bienvenue dans la partie, monsieur...
Hart.
Je m'appelle Kevin Hart.
Ou peut-être est-ce Bond ?
C'est un peu mêlant. Il est si petit.
Quoi ? Qu'est-ce qu'il a dit ?
- D'accord, Kevin. - Qu'as-tu dit ?
Ne le laisse pas te déconcentrer. D'accord ?
Allez. Bonne chance.
- La chance est pour ceux qui sont... - Pas maintenant, Kevin.
- D'accord. - Pas maintenant.
Vas-y.
Whisky, s'il vous plaît.
FRANK LE BARMAN
Tout de suite.
DON L'AGENT RIVAL
Voilà.
- Je n'en ai commandé qu'un. - Je sais.
Le jeu est le poker illimité.
Cinq cartes communes. Deux dans le trou.
- Pardon, quoi ? - Deux cartes dans le trou.
Aucune carte n'ira dans mon trou.
J'ignore quel est ce jeu, mais on ne va pas y jouer.
Non, monsieur. Je vais sortir cinq cartes,
puis deux autres plus tard.
Parlez plus lentement.
La mise minimale est d'un million.
Les relances commencent à 5 000 $ et à 10 000 $.
Le gagnant empoche tout.
Il n'y a rien pour le deuxième.
Bonne chance à tous.
C'est une honte que tu boives seule ce soir.
C'est une honte, j'ai dit.
J'ai entendu.
Je mise 50 000 $.
Je me couche.
Cinquante mille, à vous, M. Hart.
Cent mille dollars.
Tu es sérieux ? Tu n'as même par regardé tes cartes.
Je n'ai pas besoin.
Je lis dans tes pensées.
Je sais que tu n'as rien.
Qu'a-t-il que je n'ai pas ?
Tout.
Regarde-le. Il est super intelligent.
- C'est quoi, ça ? - Cinq mille.
Cinq mille ? Bon, je vais compter.
Cinq, dix. Les noirs valent combien ?
Pas besoin. Vous avez les bleus.
Il est charmant.
Pourquoi pas deux jetons bleus ? C'est pareil.
Je pensais qu'on jouait une main, lui et moi.
- Petit avorton. - Il est charismatique.
Merde, vous m'avez enlevé mon iPhone.
Pas besoin de calculer. Rajoute un jeton bleu.
Je dois recommencer.
Chaque fois que tu me parles.
Tu sais quoi ?
Je comprends.
Et tout n'est pas petit chez lui.
Comment cet idiot est-il entré ici ?
Si tu veux me parler, je suis là.
Comment je suis arrivé ici ?
Tu parles le russe ?
Non.
Alors comment as-tu su ce que je disais ?
Je sais lire les sous-titres.
Pourquoi as-tu des sous-titres ?
Parce que tu en as.
Ça n'a aucun sens.
Tout le monde te comprend.
C'est tout à fait logique.
Tu en as. J'en ai aussi. J'en veux.
C'est ridicule.
Non, c'est mettre une balle noire sur la mienne
et la rendre meilleure que la tienne.
Ça suffit !
C'était quoi, ça ? C'est ta bouche ?
Bon sang, tu m'as lancé de la merde au visage.
Je l'ai senti. Personne ne l'a senti ?
Ça sentait la merde,
voilà ce que ça sentait.
- Bébé. - Oui ?
Tu sembles avoir soif. Que veux-tu boire ?
Je vais prendre un martini. Secoué, pas brassé.
Avec trois glaçons, dont un concassé,
avec de la sauce Tabasco, mais un peu...
Je ne vais pas m'en souvenir. Que veux-tu ?
N'importe quoi.
D'accord.
- Compris ? - D'accord.
Et pas dans un gobelet.
Un Kevin Hartini en préparation.
Non, donnez-lui une bière.
Voilà pour vous, M. Hart.
Merci.
Kev ?
C'est ton tour. Mise, vérifie, couche-toi.
Je connais les règles, M. Cheadle.
- Fais quelque chose. - Une seconde.
Vas-y.
On est où ? C'est à qui ?
C'est à toi. Tu peux vérifier, miser ou te coucher.
Fais un choix et agis.
Je vois ce qui se passe.
Messieurs, j'aimerais vous présenter un exemple
de manque d'argent pour égaler une mise.
Je peux me payer la prochaine main. J'ai des jetons.
Elle a de l'argent.
Tout le monde en a, Kevin.
Tu me fais vraiment chier, car tu ne fais rien.
Que s'est-il passé, Don ?
- Le réservoir de papa est vide ? - Quoi ?
Les poulets ne gloussent pas ? Les vaches ne beuglent pas ?
Tu as perdu la tête, Kevin ?
Je comprends. Il y a de la place à l'Hôtel Rwanda.
- Personne ne réserve les suites. - Tu parles d'un film ?
Pourquoi tu es fâché ?
Tu n'as que des mensonges, comme dans House of Lies.
- Tu parles de l'émission ? - Génial.
Les gens disent House of Cards au lieu de House of Lies.
- Pas moi. - Non, c'est bien. Maintenant, agis !
"Je m'appelle Don Cheadle et je suis fâché de ne pas être Iron Man.
- "Je suis Iron Man noir et rouillé." - Arrête.
- "Je couine." - Doucement.
Tu n'as aucun sens, Kevin,
et je vais te frapper.
Je vais te faire saigner si tu ne joues pas !
- Fais quelque chose ! - Vous augmentez.
Non, pas du tout. J'ai fait une erreur. Non !
- Vous ne pouvez pas toucher à ça. - J'y touche !
C'est mes jetons ! Vous êtes de mèche ?
Je vais suivre.
- Ah oui ? Et moi ? - Je vais suivre.
Tu sais ce que je vais suivre ?
Que fais-tu ? Attrapez-le !
D'accord !
- Je vais te tuer, Kevin ! - Fiche le camp.
- Dégage ! - On se voit dans le stationnement, Kevin !
Enfoiré ! Je vais te tuer ! Je te déteste !
J'augmente la mise. Deux millions.
Mise tout !
Je mise tout.
Tout.
Je suis.
Cette main est en train de déraper.
Montrez votre main.
Main pleine. As et roi.
- Bon sang. - Ça fait cinq millions.
M. Hart.
J'ignorais qu'il avait ça.
C'est quoi, ça ?
As à cinq. Quinte flush.
"Quinte flush." C'est quoi ?
- Une quinte flush. - "Quinte flush."
M. Hart gagne.
Oui !
- Des jetons, des jetons ! - C'est pour vous.
Un, deux, trois.
Quatre-vingt-seize, quatre-vingt-dix-sept...
Hé !
- Où est l'argent ? - Dans la valise.
- Laquelle ? - Celle-ci.
Tu as tout mis là-dedans ?
Pourquoi tu demandes ça ? Oui, l'argent est là !
Tu peux te transformer en David Copperfield, bordel !
Dis-moi... Femme !
Tu agis comme si l'argent n'avait pas pu tomber.
- C'est possible. - M. Hart ?
00:20:00 AVANT LE SPECTACLE
Tu te trouves drôle, pas vrai ?
Tu te prends sûrement pour le plus comique du pays
pour essayer de faire un truc pareil.
Tu fais ce que personne d'autre ne fait ?
Tu penses que le monde est à tes pieds.
C'est ce que tu penses ?
Tu m'insultes.
Mais je vais te donner une chance de sortir d'ici en vie.
Sans l'argent.
Puis, je ne veux plus jamais revoir ton petit visage de merde.
Donne-moi la valise.
Je ne te donne pas mon argent. Ça va payer ma tournée.
Dix-huit secondes.
Mais je pourrais en enlever trois,
ça me donnerait 15 secondes.
Moins deux, ça donne 13. Treize plus quatre, 17.
Dix-sept plus un donne 18.
Dix-huit moins quatre donne 14. Quatorze moins deux donne 12.
Douze fois pi ?
Merde ! C'est quoi, 12 fois pi ? Pi ? C'est quoi, pi ?
- Quatre ? - On y va pour quatre.
Oublie ça. Oublie pi.
Fais 14 moins deux. Quatorze moins deux donne 12.
Douze secondes.
C'est ce que ça prendra.
Tu veux rire, bordel ?
Merde ! Bordel !
Il saigne !
Merde !
Bordel de merde !
Mais que faisais-tu ?
Tu n'as rien, ta robe et tes cheveux sont parfaits.
Tu veux m'expliquer ?
Kevin, je suis Halle Berry. Je ne me salis pas.
Allons-y.
C'est de la merde, Halle !
Tu aurais pu me donner une serviette !
Je n'ai pas parti le chronomètre ! Merde, Kevin !
00:09:47 AVANT LE SPECTACLE
Je ne peux pas rester comme ça.
Je vais être en retard. Tu le sais, non ?
Je vais te trouver des habits.
- Tu peux arrêter ? - Quoi ?
Je suis couvert de sang !
Je le vois, Kevin.
Personne ne remarque ça ici, alors agis normalement.
Qu'y a-t-il, bébé ?
Qu'est-ce qui t'est arrivé ?
- Je t'aime aussi. - Tu as l'air mort !
Tu vois ? Les gens remarquent.
Tu as tes règles ?
- Comme tout le monde, non ? - Quoi ?
Halle, trouve-moi des vêtements !
SALLE OPPORTUNE AVEC DES VÊTEMENTS À LA TAILLE DE KEVIN HART
Pourquoi ça a été si long ?
Pourquoi tu demandes ça ?
Comment ça ?
Je nettoyais le sang. Et toi ?
Je pensais que ça serait long pour toi.
- Pourquoi ? - Parce que tu es une femme.
C'est plus long pour vous. Tout le monde sait ça.
Pourquoi pas : "Kevin, tu parais bien" ?
Ou bien : "J'ai vu ce que tu as fait avec le temps" ?
Tu ne crois pas qu'un compliment soit nécessaire ?
C'est ton problème. Tu as une mauvaise attitude.
Je me ressaisis. Tant de trucs sont arrivés.
- Du calme. - Je sais.
Merci.
Merde !
Ferme la bouche, Kevin. Allez.
Où as-tu trouvé une arme ?
Kevin, on t'aime !
Kevin, tu es génial !
Kevin Hart, on t'adore !
00:01:13 AVANT LE SPECTACLE
Merde.
- Tu entends ça ? - Oui.
Merde.
- Et maintenant ? - Je fais mon travail.
D'accord.
Fais attention.
Un instant. Halle Berry me jette un regard séduisant ?
Bon, écoutez, tout le monde.
Si vous pensez que je ne vais pas embrasser Halle Berry,
vous vous trompez.
C'est Halle Berry, merde !
Elle va goûter à mes lèvres.
Je sais ce qu'on veut tous les deux, alors plus de temps à perdre.
- Que fais-tu ? - Tu le sais.
- Je vais t'embrasser. - On n'en a pas parlé.
- Juste un petit. - Non, Kevin. Allez.
- Fais ceci. - D'accord.
Non. Avec tes lèvres.
D'accord, oublie ça.
- Tim ? - Oui, Kev ?
- Commençons du début. - Bonne idée.
- Prêt ? - Je suis prêt.
- Action. - Sois prudent.
Non, toi, sois prudente.
Je suis toujours prudent quand je suis prudent.
Je le fais avec prudence.
Qu'est-ce que tu as dit ?
Bordel. Merde !
Bordel !
Ne t'en fais pour moi.
Tu entends ?
- Tu ne veux pas m'embrasser ? - Kevin...
D'accord ?
00:00:05 AVANT LE SPECTACLE
Bon, arrêtons les conneries.
Fais ce que tu fais le mieux. Fais rire les gens.
C'est l'heure du spectacle !
ET MAINTENANT ?
Philadelphie, faites du bruit !
Non.
Ce n'est pas assez pour moi.
On a rempli un stade de football ce soir.
Alors, je dois l'entendre !
Je dois l'entendre !
Je vais le demander à ma ville encore une fois.
Philadelphie, faites du bruit, merde !
Oui !
Oui !
Oui !
On va vraiment s'amuser.
Je peux dire que la ville de Philadelphie est derrière moi.
Je peux dire ça, Philly ?
Je peux dire ça.
C'est normal que je montre à cette ville combien je l'aime.
Je peux voir Philadelphie derrière moi ? S'il vous plaît ?
Je peux voir ma ville derrière moi ?
On va s'amuser ce soir.
On t'adore, Kevin !
Ce spectacle s'appelle Et Maintenant ?
Si je l'ai appelé ainsi,
c'est parce que c'est ce qu'on me demande le plus souvent.
"Kevin, et maintenant, que vas-tu faire ?"
J'adore cette question, car j'ai toujours une réponse.
Je suis en vie.
Je vis des trucs, donc je peux parler de plein de choses.
Par exemple, je suis fiancé. Je vais bientôt me marier.
D'accord ?
Oui.
Je lui ai dit qu'on devait déménager.
Je lui ai dit ça.
J'aime où on habite, mais je n'aime pas le secteur.
Ce n'est pas la maison, c'est le secteur.
Je ne veux pas vivre à Hollywood et voir des trucs hollywoodiens.
Alors, je vis en banlieue.
Près des animaux sauvages.
Je n'aime pas en avoir près de chez moi.
C'est vraiment grave, tout ça.
J'ai un problème de raton laveur.
Pas plein de ratons laveurs.
Un seul raton laveur. C'est un enfoiré.
Je le déteste.
J'ai des portes en vitre à l'arrière de ma maison.
Je suis assis dans le salon
et je vois ma cour à travers les portes.
Soudain, sorti de nulle part, un raton laveur avance vers les portes.
Mais pas à quatre pattes, comme un raton laveur normal.
Il est sur deux pattes.
L'enfoiré avançait vers les portes comme ça, je vous jure.
C'est vrai.
Il m'a vraiment fait peur.
Il ressemblait à un nègre dans ma cour.
C'est ce qu'on aurait dit.
Je l'ai vu, j'ai dit : "Merde !
"Un maudit raton laveur !"
Il m'a vu, on se regardait.
Voici ce qui m'a vraiment fait peur.
Pour mieux voir dans la maison, il a mis la main sur la vitre
et il a commencé à regarder par la fenêtre.
Je le voyais, il me voyait.
Il joue avec le verrou.
Il ne peut pas entrer, il se fâche. Il fait semblant de tirer vers moi.
Bang, bang !
Puis, il prend sa queue et il disparaît.
C'est une histoire vraie.
Je n'aime pas les ratons laveurs.
Je ne les aime pas, car je les trouve affreux.
Ils ont l'air de criminels, avec masque noir et gants.
Un raton laveur ressemble à un criminel.
Quand ma copine est entrée, je lui ai dit :
"Il faut ficher le camp d'ici.
"Un raton laveur est venu à la porte,
"il a mis sa main sur la vitre, m'a vu et a tiré vers moi.
"Bang, bang !
"Puis, il a pris sa queue et il a disparu."
Elle répond :
"Pourquoi mens-tu autant ?
"Qu'est-ce que ça te fait ?"
J'ai dit : "Je ne mens pas.
"Pourquoi j'inventerais un mensonge sur un raton laveur
"qui me tire dessus, qui se prend la queue et qui se sauve ?
"Qui a une vie tellement ennuyeuse
"qu'il inventerait un truc du genre ?"
Elle a dit : "Toi, puisque tu mens, Kevin.
"Tu sais comment je le sais ?
"Un raton laveur ne peut pas faire 'bang, bang'.
"Tu sais pourquoi ? Parce qu'il n'a pas de pouces.
"Alors, comment pourrait-il faire ça ?
"Il a peut-être fait ça. Comme ça.
"Qu'est-ce que ça change ?
"Il a pris sa queue et il a disparu.
"On a un raton laveur en liberté,
"et toi, tu penses à ses pouces.
"Tu dois revoir tes priorités."
Il y a plein d'animaux là-bas.
Des coyotes, des couguars, des serpents à sonnettes.
Je ne veux même plus sortir les poubelles.
Je suis honnête envers vous.
Je n'aime pas sortir les poubelles chez moi,
car je dois marcher dehors,
je dois descendre mon allée.
Les poubelles sont au bout de mon allée.
Mon allée est vraiment longue.
D'accord ?
Il fait sombre dans mon allée.
S'il fait aussi sombre dans mon allée le soir,
c'est que j'ai refusé l'option des lumières
tout le long de mon allée.
J'ai refusé cette option,
car je pensais que l'entrepreneur voulait profiter de moi
pour me prendre mon argent.
Je ne fais pas confiance aux gens qui parlent ainsi.
Si tu me parles comme ça :
"Vieux, il te faut des lumières. Il fait sombre, ici.
"Il te faut des lumières."
Je n'ai pas besoin de lumières.
C'est une allée. On entre et on sort en voiture. Pourquoi des lumières ?
J'avais tort. Il me faut des lumières. On ne voit rien.
Je n'aime pas être dans le noir et entendre des bruits d'animaux,
surtout quand je ne les vois pas.
Ça me fait peur.
Quand on est seul et qu'on a peur, on fait des trucs stupides.
Quand on entend ça...
On fait des trucs stupides quand on a peur.
"Tu me mords, je vais te mordre !"
On fait les trucs qu'on a vus dans les films.
"Mais qu'est-ce que tu attends ?"
J'en suis venu au point où je prenais les poubelles,
je courais dans l'allée et je lançais les sacs
avant de courir vers la maison.
Un jour, je me suis enfermé dehors.
Les 17 secondes les plus effrayantes de ma vie.
"Ouvre la porte !"
Il y a un truc quand on a peur.
Quand on a peur,
la première personne qu'on voit est responsable de notre peur.
"Mais où étais-tu pendant que j'étais dehors ?
"Un truc m'a léché le cou, je criais ton nom.
"Toi, tu cuisinais, voilà ton problème."
J'ai même dit à ma copine :
"Je ne sors plus les poubelles. Je refuse."
Elle a dit : "Je ne le ferai pas." J'ai dit : "Pas besoin.
"C'est un travail d'homme, pas de femme.
"Je vais dire à mon fils de le faire.
"Il a sept ans.
"Il est temps pour lui de faire sa part.
"Il ne fait rien."
C'est ce qui est génial d'être père.
On peut faire ce qu'on veut, et personne ne peut rien dire.
J'ai réveillé mon fils à 2 h du matin avec une histoire fausse.
J'ai donné un coup de pied sur son lit. "Debout !
"Je t'ai dit de sortir les poubelles hier soir."
D'abord, c'était faux. Je n'avais pas dit ça.
Il s'est réveillé, tout mêlé.
"Quoi ? Non.
"Tu n'as jamais dit ça. Quoi ?"
"Tu me traites de menteur ? Tu dis que je mens ?
"Debout. Sors les poubelles, merde."
L'école privée détruit mes enfants.
Mon fils a dit : "D'accord, d'accord."
Il a dit : "Je vais prendre mes sandales."
Quoi ?
"Tes sandales ?
"Si tu ne ramènes pas ton cul blanc et noir
"et que tu ne sors pas les poubelles, je t'arrache la tête."
Mon fils descend, prend les poubelles.
Il vient pour sortir et voit que c'est sombre.
Il dit : "Papa, il fait noir. Tu peux venir avec moi ?"
"Non. Impossible.
"Non.
"Ce n'est pas mon périple, fiston. C'est le tien.
"Tu dois devenir un homme.
"Tu dois le faire seul."
Il prend les poubelles et sort dehors.
Il descend l'allée.
J'ai su qu'il avait peur, car il s'est arrêté.
Il a commencé à regarder partout autour de lui.
Il m'a regardé, j'ai dit : "Voilà pourquoi je n'aime pas ça.
"Allez, ça va. Termine ça."
Il a déposé le sac dans la poubelle, et il a marché vers la maison.
Soudain, il s'est mis à courir.
À toute vitesse, vers la maison.
Le plus vite possible.
J'avais peur, car j'ignorais de quoi il se sauvait.
Je ne voyais rien.
Alors, j'ai fermé la porte.
Non, c'est vrai. Je savais que c'était mal.
Je ne mentirai pas. J'ai fermé la porte.
Je me suis dit que j'allais découvrir ce que c'était
avant de décider d'ouvrir la porte ou non.
Si c'était un truc fou, j'allais mettre ma main sur la vitre.
J'allais dire : "Fiston, touche la vitre.
"Je n'aime pas que ça doive se passer ainsi."
Ma plus grande peur dans la vie est de voir quelqu'un que j'aime
se faire attaquer par un animal que je ne peux pas vaincre.
C'est une peur. On fait quoi ?
On fait quoi ?
Tu as l'air heureux. Es-tu amoureux ?
Que fais-tu si tu vois ta copine
courir dans l'allée le plus vite possible ?
Et si le diable de Tasmanie sort de nulle part
et la saisit ?
Tu veux connaître la réponse ?
Tu ne fais rien du tout.
C'est le diable de Tasmanie. Tu n'as jamais vu rien de tel.
Si tu regardes dehors et que tu entends...
Tu ne vas pas dehors.
Tu ne fais que réagir.
"Lâche-la !
"Elle en a subi assez !"
Ma copine s'est fâchée contre moi quand j'ai dit ça.
Elle était vraiment en colère.
Elle a dit : "Si un animal m'attaque, tu ne viendras pas m'aider ?"
J'ai dit : "Ça dépend de l'animal.
"Si c'est un chat, je vais sortir et lui botter les fesses.
"Je vais vraiment lui casser la gueule.
"Mais si c'est un couguar, non. Je ne sors pas.
"Pas question."
Elle a dit : "Tu me laisserais mourir ?"
"Si c'est le plan de Dieu, je ne vais pas...
"Je vais pas interférer avec ses plans.
"Qui suis-je pour interférer avec sa volonté ?
"C'est ce que Dieu a écrit.
"Il a décidé que tu serais tuée par un couguar.
"Qui suis-je pour changer ça ?"
Je suis honnête avec vous.
Vous savez pourquoi je ne l'aiderais pas
si elle se faisait attaquer par un couguar ?
Je ne veux pas être avec une femme qui a survécu à une telle attaque.
Mes sentiments pour elle auront changé
après cette attaque.
Et s'il t'a vraiment blessée ?
Et s'il t'a mordue au cou ? Ou arraché l'épaule ?
Tu n'as plus d'épaule ?
C'est dur.
C'est dur.
Je ne serai pas avec une fille sans épaule.
Je ne peux pas. Désolé.
Traitez-moi de trou de cul.
Si elle ne fait pas ça...
Si elle ne peut pas faire ça...
Si elle ne peut pas hausser les épaules, ça ne marchera pas.
Tu ne peux pas hausser les épaules ?
Tu sais combien de fois tu fais ça dans une journée ?
Combien de fois ?
Regarde, tu viens de le faire.
Juste un peu. Regarde-toi.
Mesdames, écoutez bien.
On ignore l'importance des épaules jusqu'au jour où on en perd une.
La vie change avec une épaule en moins, je vous jure.
Vous pouvez oublier les chandails à dos nu.
C'est terminé.
Chaque chandail que vous mettrez aura l'air d'une toge.
Tout ça sur la poitrine.
Je ne veux pas sortir avec une fille en toge.
Comme si elle avait gagné un concours de beauté chaque jour.
Tu as gagné chaque jour ?
Voici Michelle.
Voici Miss America.
Je ne veux pas d'elle.
Une chose est sûre,
si tu as une seule épaule
et qu'un policier nous arrête, on s'en va en prison.
On s'en va en prison.
Car tout ce que tu feras sera vu comme du sarcasme.
"Tu sais pourquoi je t'arrête ?"
"Non."
"Hors de la voiture. Tout de suite !
"Tu veux jouer les impertinentes ? En prison."
"Mais non ! C'est comme ça. Je suis coincée comme ça.
"Ne faites pas ça."
Ce sera dur pour le policier de te sortir.
"Sors de la maudite..."
On ne peut pas avoir froid avec une épaule.
On ne peut pas frissonner avec une seule épaule.
Personne ne va te croire.
"Mais qu'est-ce que tu as ?"
"On gèle ici."
"Non, tu as des spasmes. Tu es droguée. Je le sais.
"Sors de ma maudite maison.
"Tu es gelée !"
Si tu n'as qu'une épaule,
tu pourras seulement jouer au chat et à la souris.
Personne ne pourra te toucher.
Tu vas éviter tout le monde.
"Merde !
"Je n'arrive pas à la toucher !
"Elle évite tous mes mouvements."
"Tu dois lui toucher l'épaule."
Mesdames, je sens que vous me jugez. Arrêtez. Je le sens.
"Kevin, tu as tort. Tellement tort.
"Cette femme t'aimait.
"Elle était avec toi depuis le début. Elle t'a soutenu."
Je vais vous dire une chose.
On ne peut pas soutenir quelqu'un avec une seule épaule.
C'est un fait scientifique.
Ça prend deux épaules.
Je commence par vous.
Je vais vous poser une question.
Ma belle, crois-tu que tu resterais
avec ton amoureux malgré n'importe quel accident ?
Oui ?
Pourquoi j'aime demander ça aux femmes ?
Parce que vos réponses ne sont jamais réalistes.
Les femmes répondent aux questions avec leurs émotions.
Vos émotions vous font dire oui.
"Oui ! Je l'aime ! Oui !"
C'est les émotions.
Vous ne connaissez même pas encore le scénario.
Je vais vous le dire.
Disons que ton copain et toi, vous vous promenez.
C'est une magnifique journée.
Tu regardes ton copain et tu dis :
"Bébé, je t'aime plus aujourd'hui qu'hier."
Sorti de nulle part,
un orang-outang attaque ton copain.
Il lui enlève ses rotules.
Il ne pourra plus jamais faire ça de sa vie.
Il aura les jambes droites toute sa vie.
Tu vas pouvoir accepter ça ?
Ça ne va pas te faire chier ?
Chaque jour, ça ne va pas te déranger ?
Regarder ça ?
Tout nu, il ira à la salle de bains comme ça.
Et ça ne te dérangera pas ?
Tu es une menteuse.
Un jour, tu vas disjoncter.
"Va donc asseoir ton cul aux jambes droites.
"Tu marches droit partout dans la maison !
"Assieds-toi, jambes droites !"
Tu vas te fâcher, car tu veux encore faire des trucs les genoux pliés.
"Bébé ! On va jouer aux quilles mardi ?"
Tes amis détestent quand tu l'amènes, car ça lui prend trop de temps pour jouer.
Ils se fâchent.
"Je déteste quand elle l'amène !
"Il n'est pas détendu. Il est tellement coincé !"
Tu te fâches.
"Impossible de me détendre, je n'ai pas de genoux ! Un orang-outang m'a attaqué !"
Ta copine noire sera là. Elle ne le croira pas.
"Un orang-outang ? Vraiment ?"
C'est mon visage de "fille noire qui ne le croit pas".
"Un orang-outang ?
"Vraiment ?"
Pourquoi c'est comme ça ?
Pourquoi les femmes noires ne croient rien ?
Que s'est-il passé ?
On ne peut jamais convaincre une femme noire.
"Bébé, ne va pas là. C'est glissant."
"Glissant ?
"Vraiment ?"
Elle y va, elle glisse, elle tombe, elle se frappe la tête.
"Mon Dieu, c'est glissant ici.
"Ils devraient mettre un panneau."
"Pétasse, je viens de te dire que c'était glissant."
"Tu me l'as dit ?
"Vraiment ?"
Pourrais-tu baiser avec un gars qui n'a pas de genoux ?
Et s'il devenait agressif ?
C'est une question honnête.
Tu peux baiser avec un gars qui ne peut pas plier les genoux ?
"Hé !
"Approche, viens voir ma queue aux genoux barrés."
"Ne cours pas ! Ne cours pas !"
Il aurait l'air de faire du ski sur ton cul.
Quand il vient, il aurait l'air de faire un saut en ski.
Regardez les femmes noires.
"Un saut en ski ?
"Vraiment ?"
Arrêtez ça.
Arrêtez de me faire sentir grand.
C'est ma façon de penser.
C'est drastique.
Ma copine est pire que moi.
C'est la reine des situations hypothétiques.
Vous savez ce que je pense ?
Je pense que toutes les femmes souffrent d'une maladie.
Elles adorent poser aux hommes des questions hypothétiques.
Vous adorez ça.
"Bébé, que ferais-tu si...
"Bébé, c'est hypothétique, mais pas vraiment, mais si c'était le cas,
"qu'est-ce qui arriverait peut-être ?"
Vous adorez ça.
Voici une histoire vraie.
Ma copine et moi, on est sur un bateau.
Sur un bateau. On frappe une vague.
Elle dit : "Mon Dieu, bébé, et si on frappait la vague,
"que je tombais dans l'eau au milieu de l'océan
"et qu'un requin avançait vers moi ?
"Que ferais-tu ?"
"Je commencerais à filmer. Ça serait intéressant. Je ne sais pas."
"Arrête d'agir en connard et réponds !"
"Comment ça, répondre ?
"C'est un requin."
J'ignore qui elle veut que je sois.
Quel gars est tellement dur à cuire qu'en voyant un requin, il dit :
"J'en ai assez de ce maudit requin !" Et saute à l'eau pour l'affronter ?
Pas moi. Je n'ai pas assez de muscles.
Elle dit : "Et si le requin m'attaque,
"mais que je me libère et que je reviens vers le bateau ?"
Je dis : "C'est impossible."
Elle dit : "Que veux-tu dire ?" "Comment ça ?"
"Ce n'est pas une attaque. Le requin n'a rien eu."
Elle dit : "Il m'a arraché une jambe et un bras."
"Il t'a arraché une jambe et un bras, et tu reviens vers le bateau ?
"C'est ce que tu dis ?
"Les deux du même côté ?
"Car si c'est le cas, tu vas tourner en rond.
"Tu vas seulement tourner en rond.
"Tu n'iras nulle part."
"Arrête tes conneries, Kevin, et réponds."
"Je ne peux pas répondre si ta question n'a aucun sens."
Elle a dit : "D'accord. Sur deux côtés.
"Une jambe d'un côté, un bras de l'autre."
Je dis : "Tu veux savoir ce que je ferais quand tu reviendrais ?"
Elle dit : "Oui. Tu dirais quoi ?"
"Qui d'autre est sur le bateau ?"
Elle dit : "Il n'y a que nous."
"Bon, résumons.
"Tu te fais attaquer par un requin, il t'arrache une jambe et un bras,
"tu nages vers le bateau,
"tu grimpes dans le bateau,
"tu te tiens devant moi sur une jambe,
"et il n'y a personne d'autre.
"S'il n'y a personne d'autre sur le bateau,
"je te pousse à l'eau.
"Le requin doit finir ça. Je ne rentre pas à la maison avec ça.
"Pourquoi je rentrerais avec ça ?
"Je ne suis pas parti avec ça.
"Le requin doit finir ça. Mange tout, monsieur requin."
C'est ce que ma mère me disait.
"Termine ton assiette."
Vous pouvez penser que je suis un trou de cul. Mais c'est mon opinion.
Je suis drastique, je vous l'ai dit.
J'ai donc dit à ma famille qu'on devait déménager.
Je ne suis pas un père dans cet environnement.
Pas du tout.
Dans ma famille, on parle de tout.
Tout se discute.
J'ai dit à mon fils : "Je veux déménager.
"Dis-moi pourquoi tu veux rester."
Mon fils m'a dit :
"Papa, je ne veux pas quitter ma chambre."
Je comprends.
La chambre de mon fils est géniale.
Il aimait Spider-Man, maintenant c'est Batman.
J'ai donc peinturé sa chambre comme Gotham City.
J'ai mis un signe de chauve-souris au mur. Son lit est une Batmobile.
Batman est sur le plafond.
Quand il a vu ça, il a perdu la tête.
"Papa !"
Il adorait ça.
L'école privée gâche mes enfants.
C'est vrai.
Mon fils a beaucoup d'amis blancs. Ils ont de longs cheveux.
Quand mon fils est énervé, il fait ceci.
Écoutez-moi.
Ça me fâche vraiment.
Vous comprenez ?
Ça me fâche tellement.
Ses cheveux sont comme les miens.
Comme les miens.
Je lui demande pourquoi il fait ça. Il dit : "Pour te voir."
"Tu me vois.
"Ne fais pas ça.
"Tu me vois. Je suis juste là.
"Ne fais pas semblant de ne pas me voir."
Il dit : "Je veux juste jouer." "D'accord, va jouer."
Mon fils joue dans sa chambre toute la journée.
Toute la journée.
C'est l'heure de dormir.
Je dis : "Brosse tes dents et va te coucher.
"Je vais venir te border."
Il se met au lit, je le borde,
j'éteins les lumières, je sors.
Quand je sors, j'entends des cris.
"Non !
"Non !
"Ne fais pas ça, Batman !" Bordel !
Je cours dans la chambre.
La décoratrice a fait un Batman qui brille dans le noir.
Alors, Batman...
Batman...
Batman semble être sur le point de violer mon fils.
Il le fixe du regard.
Je ne mentirai pas, ça m'a fait peur.
J'ai dit : "Sors de ton lit !
"Sors de là avant qu'il se jette sur toi et que tu ne puisses rien faire !"
Je ne peux pas battre Batman.
Ma fille a dit : "Papa, je veux rester ici, car j'adore l'espace."
Le jeu préféré de ma fille, c'est la cachette.
Elle attend qu'on passe, puis elle nous fait sursauter.
Elle a une patience incroyable.
Je n'ai jamais vu ça.
Je l'ai vue aller se cacher, puis j'ai oublié qu'elle était cachée.
Cinq ou six heures ont passé.
Finalement, elle est sortie, mais elle était trop faible pour me faire peur.
"Papa, pourquoi ça a été si long ?
"Je n'ai rien mangé de la journée.
"J'ai tellement faim.
"J'ai les lèvres sèches, ça saigne.
"J'ai besoin d'eau."
Mes enfants sont de vrais personnages,
mais ils sont mes meilleurs amis.
Vraiment, ils le sont.
J'adore qu'on discute de tout.
On communique.
Je ne vais pas mentir.
Je ne dirai pas que c'est parfait, car ça ne l'est pas.
On se dispute.
Je me suis fâché contre eux récemment,
car j'ai l'impression qu'ils ne réfléchissent pas
aux cadeaux qu'ils me donnent.
Ça me fait chier.
Sérieusement, ils me fâchent.
Je fais tout pour eux.
Quand ils font un truc pour moi,
ils devraient mettre autant d'effort et d'énergie que je le fais.
Voici ce qui m'a fâché.
Pour mon anniversaire, mon fils m'a donné une empreinte de main.
Il a trempé sa main dans la peinture et a appuyé sur une feuille de papier.
Il a écrit : "Joyeux anniversaire, papa. Hendrix."
Il était tout content.
"Papa, j'ai ton cadeau d'anniversaire.
"Tu vas adorer ça. Ferme les yeux."
J'ai fermé les yeux.
J'étais ému, je me suis mis à pleurer.
"Ne me fais pas ça.
"Ne fais pas ça.
"Pas aujourd'hui.
"Pas aujourd'hui. Qu'est-ce que c'est ?"
Il a dit : "Ouvre les yeux.
"Joyeux anniversaire, papa. Je t'aime."
J'ai regardé ça et j'ai dit : "Je vais être honnête.
"Je ne crois pas que tu m'aimes.
"Ça ne représente pas ton amour pour moi.
"C'est un cadeau merdique.
"C'est nul à chier."
Puis, du coin de l'œil,
j'ai vu ma fille remettre un plat en macaronis dans son sac à dos.
Je l'ai vue.
J'ai dit : "C'est quoi, ça ?" Elle m'a regardé dans les yeux.
"Je ne le sais pas encore.
"J'ignore ce que je veux que ce soit."
Je ne mentirai pas en disant que je n'avais pas de rancune.
Je leur en voulais.
Je leur en ai voulu jusqu'à l'anniversaire de mon fils.
À son anniversaire, il s'est réveillé, tout énervé.
"Papa, tu sais quel jour on est ?"
"Oui, fiston, c'est ton anniversaire.
"On va faire comme d'habitude."
Mon fils va à l'école, rentre à la maison.
À son retour, il y avait plein
de cadeaux enveloppés sur son lit.
Il les ouvre.
Il y avait 57 empreintes de main dans les boîtes.
Il s'est mis à pleurer.
Il a dit : "C'est quoi, ça ?"
J'ai dit : "Des salutations.
"Je t'offre des salutations."
Il a dit : "Mais ce n'est pas ce que je voulais."
J'ai dit : "Moi non plus."
Sale égoïste.
Tu es chanceux que je n'aie pas mis une photo de mon cul
en te disant de l'embrasser. J'aurais dû faire ça.
"J'aurais dû laisser Batman te violer." J'ai dit ça.
Je vous le jure, j'ai dit ça.
Je sais que c'est mal, mais je l'ai dit.
Quand je veux contrarier mes enfants, je les envoie chez mon père.
Ça les dérange vraiment.
Voici ce qui se passe.
Mes enfants adorent leur grand-père.
Mais ils n'aiment pas être avec lui longtemps, car il parle vraiment fort.
Plus on devient vieux, plus on parle fort.
Ce n'est pas une blague.
Mon père entre chez moi comme ça.
Voici ce qu'il fait.
"Où sont les bébés ?
"Hé ! Hé !"
Il entre comme ça.
Je ne peux même plus laisser mon père garder mes enfants.
Je dois garder mon père pendant qu'il garde mes enfants.
Il fait trop de trucs stupides.
Je l'ai surpris à leur donner des bonbons.
Des bonbons sans emballage.
Ils étaient déballés.
Dans sa poche.
Il a dit : "Tu en veux un ?"
"C'est quoi, ça, bordel ?"
Il a dit : "Des menthes." "Ce n'est pas des menthes.
"Où sont les lignes ?"
Il a dit : "Sûrement effacées par mon jean."
"Tu ne leur donnes pas des menthes pleines de teinture de jean !"
"Bon, ça en fera plus pour moi."
Il sort les menthes de sa poche et les mange.
Cinq minutes plus tard, je le vois sortir la menthe de sa bouche
et la remettre dans sa poche.
C'était des menthes à moitié sucées !
Il ne donnera pas à mes enfants des bonbons déjà sucés.
C'est des bonbons qu'ils gardent !
C'est un truc de personne âgée.
Les vieux sucent des bonbons, puis ils les gardent.
"Je le garde pour après l'église."
"Mamie, mange ton bonbon !
"Il en reste un petit morceau, mamie.
"Mange ce maudit bonbon !"
Mon père est tout un personnage.
Ces trucs-là, ça ne s'invente pas.
J'ai acheté un iPhone 6 à mon père pour son anniversaire.
Je ne l'ai jamais vu s'en servir.
Jamais.
Un jour, il descend l'escalier et dit :
"Je veux emmener les enfants manger une pizza."
J'ai dit : "Tu n'iras nulle part seul avec mes enfants.
"On peut y aller tous ensemble."
J'ai dit : "Où veux-tu aller ?" C'est vrai.
Ça ne s'invente pas.
Mon père sort son téléphone de sa poche et dit :
"Cyrus, où est la pizzeria la plus proche ?"
"Qu'as-tu dit ?"
"Cyrus, où es-tu ?
"Parle-moi.
"Je cherche une pizzeria. Réveille-toi.
"Réveille-toi, réveille-toi."
Il commence à secouer le téléphone.
"Réveille-toi, réveille-toi."
Mon père croit qu'un gars vit dans le téléphone !
"C'est 'Siri', idiot !
"C'est 'Siri' !
"Pas Cyrus, merde."
C'est tout un personnage.
Mais je l'adore.
Il déteste que je ne frappe pas mes enfants.
Il déteste ça.
Il est de la vieille génération.
Il croit que la fessée, c'est bien.
Ils le croient tous.
Ce n'est pas que je n'y crois pas.
Ne pensez pas que je n'y crois pas.
Mais je n'ai pas besoin de le faire.
Ma voix est suffisante.
"La ferme !" C'est suffisant.
Les enfants des écoles privées ont facilement peur.
"Papa devient fou encore !
"Allons nous cacher !" Les enfants d'écoles privées.
Je ne vous mentirai pas.
Ça me dérange que mes enfants manquent de courage.
J'aimerais qu'ils en aient.
Mais ce n'est pas le cas.
Je ne suis pas un voyou ou un tueur.
Mais je suis courageux.
Ça prend du courage pour survivre dans la vie.
Mes enfants n'ont pas ça.
C'est parce qu'ils n'ont pas été élevés comme moi.
Mon fils ne l'a pas.
J'ai abandonné. Je m'en fiche.
C'est comme ça.
Je jure que c'est comme ça.
Voici le moment où j'ai abandonné.
Ce jour-là,
j'avais des amis d'enfance chez moi.
On était dans la cuisine et on parlait de notre passé de voyous.
"Kev.
"Tu te rappelles quand Ronald s'est fait tirer dans la tête ?" "Bon sang, oui.
"Vraiment.
"Il est mort sur le coup."
"Et Terry ?
"Il s'est fait tirer dans le dos." "Je m'en souviens."
J'entends mon fils descendre.
J'entends le bruit de ses sandales.
Il va vite.
Ça veut dire qu'il marche avec un but.
Quelque chose ne va pas.
Il descend avec une attitude fâchée.
"Papa !
"Le Wi-Fi ne marche pas !"
Bordel !
Quoi ?
"Tu veux que je le redémarre ?
"Car tout le monde s'en fiche."
"Allez ! Redémarre-le. Allez."
"J'ai soif. Je peux avoir un Capri Sun ?"
"Fiston, dégage.
"Vas-y. Allez !
"Toi et ton pyjama serré.
"Va dans ta chambre. Allez.
"Et mets un pyjama moins serré !"
J'ignore ce qui m'a le plus fâché.
Ça, ou quand mon ami a dit :
"C'est qui, Wi-Fi ?"
J'ai dit : "Qu'as-tu dit ?"
"Il a dit qu'il allait le redémarrer.
"S'il est coincé, nous aussi.
"Je vais mourir pour les miens."
"Mais de quoi tu parles ?
"C'est l'Internet, idiot !
"C'est l'Internet !"
"Tu dois dire quelque chose, car quelqu'un a failli mourir."
"Qui ça ?"
"Tu allais tuer mon fils ?"
"Ça dépend de quel côté il est."
Quoi ?
Mon père m'a appelé pendant les fêtes.
"Salut !
"Tu me manques.
"Les bébés me manquent.
"Je veux venir vous voir."
J'ai dit : "Papa, dis-moi quand, et je te fais prendre l'avion."
Il a dit : "Je veux emmener Connie."
"Si tu veux emmener Connie, tu le peux."
"Avant, je dois savoir si ta maison est accessible en fauteuil roulant."
"Papa, personne chez moi n'est en fauteuil roulant,
"donc je n'ai pas adapté ma maison."
"Tu dois le faire.
"Connie est en fauteuil roulant."
"Que lui est-il arrivé ?
"Pourquoi est-elle comme ça ?"
"C'est une longue histoire.
"Elle a été frappée par une voiture."
"Bon, premièrement, tu viens de la raconter.
"Ce n'était pas long du tout.
"Deuxièmement, comment est-ce arrivé ?
"Que s'est-il passé ?"
"Je n'ai pas le temps de t'en parler en ce moment.
"Je conduisais, elle était dans la rue, il pleuvait.
"Je ne peux pas en parler pour des raisons judiciaires."
"Judiciaires ?
"Vous êtes allés en cour ?"
"Écoute, adapte ta maison pour un fauteuil roulant."
"D'accord."
Je ne sais pas comment faire ça.
J'ignore ce que ça signifie.
C'est une histoire vraie.
J'ai acheté un panneau pour handicapés
et je l'ai mis dans mon allée.
Je vous le jure.
Ainsi, quand ils arrivent, j'ai l'air de les soutenir.
Hé !
Hé !
Regardez qui est la bienvenue ici.
Hé !
Ils arrivent,
mon père sort le fauteuil roulant. Connie s'y assoit.
Il pousse Connie jusque dans la maison.
Connie entre et s'exclame.
"Mon Dieu !
"J'adore ça !
"Je veux voir toute la maison !"
Elle dit : "Bébé, pousse-moi pour que je puisse tout voir."
Mon père a perdu les plombs. "Non !
"Non !
"J'en ai assez de te pousser !" Il a dit ça.
"Je te pousse toute la journée.
"Si je te laisse quelque part, tu dois rester là
"jusqu'à ce que j'aie envie de te déplacer."
J'ai dit : "Quoi ?
"Elle peut se déplacer elle-même, non ?"
Il a dit : "Non, je verrouille les roues pour ne pas qu'elle bouge."
"Pourquoi ?" "Parce que je l'aime !
"Je ne veux pas qu'elle se sauve de moi."
"Bon, ça suffit.
"Tout le monde, arrêtez."
J'ai dit : "Vous venez d'arriver.
"Tout le monde est fatigué.
"Voici ce qu'on va faire.
"Une soirée en famille.
"Je commande à manger, on regarde un film.
"C'est ce qu'on va faire."
Je commande à manger et je dis à Connie d'aller se choisir un film
dans l'autre pièce.
Elle y va, elle choisit un film.
Elle revient.
Elle choisit le film La Conjuration.
Pour ceux qui ne savent pas ce que c'est,
c'est un film effrayant qui est sorti il y a longtemps.
J'ai dit : "Ce n'est pas une bonne idée de regarder ça,
"en raison de ce qui se passe dans la maison."
Mon père dit : "Mauviette."
Je dis : "Non, papa, c'est vrai.
"Un raton laveur m'a tiré dessus, a pris sa queue et a disparu.
"Mon allée n'est pas éclairée."
Il dit : "Mauviette !
"Connie veut regarder ça, on va regarder ça." D'accord.
On regarde La Conjuration.
Le film a eu l'effet que je pensais,
il m'a vraiment fait peur.
Mon père et Connie, ils veulent monter se coucher.
Mon père et moi, on transporte Connie en haut,
ils se mettent au lit, ils s'endorment.
Ma copine et moi, on se couche, elle s'endort.
Moi, je suis réveillé.
Je ne peux pas m'endormir avec ce film dans la tête.
J'entends un truc dans le couloir.
Chaque homme ici a déjà fait ceci.
"Bébé, tu es réveillée ?
"J'ai entendu un truc dans le couloir."
"Non, je dors.
"Va voir ce que c'est."
"Mets tes souliers pour venir avec moi,
"afin qu'on y aille ensemble."
"Arrête, Kevin, je dors.
"Va voir ce que c'est."
Je l'entends encore.
Parfois, on a si peur qu'on ignore quoi faire de nos mains.
"D'accord !
"Ne me force pas à sortir !
"Si je m'en viens, je serai là !"
Ça ne veut rien dire. J'avais peur.
Le premier truc qui m'est venu en tête.
Elle a dit : "Cesse de crier et va voir ce que c'est."
"Tu es réveillée. Tu ne dors plus,
"alors tu devrais venir avec moi.
"D'accord. Je vais y aller seul."
Je dors nu, alors je devais mettre une robe de chambre.
J'ai mis ma robe de chambre
et j'ai commencé à avancer vers le couloir, effrayé.
Je marchais en me penchant vers l'arrière, juste au cas.
Au cas où un truc se passe.
Je peux alors me sauver rapidement.
C'est rapide.
Je marche comme ça.
Comme ça.
J'arrive dans le couloir.
Dès que j'arrive, j'allume les lumières.
Les gens croient qu'une lumière peut empêcher un meurtre.
Comme si un meurtrier verrait la lumière et dirait : "J'allais te poignarder,
"mais tu as allumé la lumière. Je ne peux plus le faire."
Il s'en fiche de la lumière.
J'ai continué à marcher, effrayé.
Comme ça.
Je marchais comme ça.
Comme ça.
Puis, sortie de nulle part, ma fille saute devant moi.
Écoutez.
Elle m'a vraiment fait peur.
Elle a appris de ses erreurs, je peux vous le dire.
Elle avait une gourde sur elle,
avec un sac-banane et des collations.
J'ignore elle est restée là combien de temps, mais sûrement longtemps.
J'ai eu tellement peur que j'ai sauté en bas de l'escalier.
Il y a 15 marches dans mon escalier.
J'ai sauté.
Et alors, l'air est entré sous ma robe de chambre,
et elle s'est soulevée.
Ma queue, mon cul, tout était sorti.
Mes clés de voiture sont tombées dans ma main.
J'ignore comment.
Je m'en fiche.
J'atterris, je sors par la porte,
j'entre dans ma voiture, je démarre le moteur et je me mets à rire.
Je meurs de rire.
Je riais parce que j'ai compris
que je n'en avais rien à foutre de ma famille.
"Je m'en fiche.
"Je m'en fiche !
"Je m'en fiche !
"Je m'en fiche !"
Je n'ai pas réveillé mon fils.
Je ne suis pas allé voir ma copine.
Pour être parfaitement honnête,
je ne sais même pas si c'était vraiment ma fille.
Dans ma tête, c'était la petite garce de La Conjuration
qui frappait dans ses mains devant tout le monde.
Je me retourne pour reculer dans l'allée
et je vois mon père assis sur le siège arrière.
Je dis : "Mais qu'est-ce qui se passe ?"
Il dit :
"Tu as entendu les bruits ?"
Je dis : "Quoi ?"
"Tu as entendu les bruits ?
"Il faut foutre le camp !"
Je dis : "Et Connie ?"
Il dit : "Quoi, Connie ?
"Je ne peux pas transporter ce fauteuil roulant tout seul !
"J'ai mis les freins.
"Ils sont coincés.
"Je ne peux pas les décoincer.
"On doit foutre le camp tout de suite !"
Je dis : "Si tu as si peur, pourquoi tu n'es pas encore parti ?"
Il dit : "Un raton laveur n'arrêtait pas d'aller vers la voiture.
"Puis, il a tiré, il a pris sa queue et il a disparu.
"Il faut foutre le camp tout de suite !"
Il a sorti son iPhone et a dit : "Cyrus, réveille-toi !
"Sors-moi d'ici tout de suite !
"Ce n'est pas le temps de dormir, Cyrus !"
"C'est Siri, idiot. Siri."
Le plus dur a été le lendemain, quand je suis revenu à la maison.
On est vraiment partis !
Désolé, j'avais oublié.
Oui, on est partis.
Mon père et moi avons décidé de sauver nos vies.
On a foutu le camp.
Le lendemain a été difficile,
car dès que je suis entré dans la maison, ma copine était là.
Elle a dit : "Où étais-tu hier soir ?"
J'ai dit : "Je suis parti."
Elle a dit : "Comment ça ?"
J'ai dit : "Je me suis sauvé.
"Je suis revenu parce que je n'ai rien vu aux nouvelles,
"alors je savais que vous étiez en vie."
J'ai dit la vérité.
C'est vrai.
J'ai dit la vérité, car je me suis promis de ne plus mentir.
Je vais seulement mentir si la vérité ne semble pas probable.
Mesdames, essayez de comprendre.
Ça ne veut pas dire que je la trompais.
Ça veut dire que peu importe ce que je faisais, ça sonne mal
quand je le dis à voix haute.
C'est tout.
Ceux qui me suivent savent que mon humour vient de la vraie vie.
Comprenez que je suis plus vieux.
J'ai 36 ans.
Mes amis sont plus vieux que moi.
Quarante-deux, 46, 47, 48.
On sort, on fait des trucs de vieux.
On va dans un bar. C'est une histoire vraie.
Quand on arrive, on regarde le ping-pong à la télé.
On est obnubilés par la partie.
Puis, mon ami Joey dit :
"Heureusement, il n'y a pas de table de ping-pong.
"Sinon, je vous donnerais une raclée."
J'ai dit : "On parie de l'argent."
C'est notre problème.
On est compétitifs.
Quand on parle d'un pari, ça nous rend compétitifs.
J'ai dit : "On parie."
Harry a dit : "On parie." Wayne aussi.
Spank et Joey aussi.
"On parie, on parie."
"Enfoiré, on parie."
"Vieux, on parie." "On parie."
"On parie, on parie."
"Va chier, on parie."
On s'en va chez Walmart.
On achète une table de ping-pong.
On retourne chez Joey et on installe la table dans la cuisine.
On joue au ping-pong.
Ça ne ressemble pas du tout à la partie à la télé.
On décide donc de faire un jeu d'alcool.
On envoie la balle dans le filet, on cale un verre.
On reçoit la balle, deux verres.
On reçoit la balle et on la manque, trois verres.
Le jeu est devenu tellement compétitif
que Joey a décidé de couper son jean pour en faire un short.
Il a dit qu'il manquait de mouvement latéral.
Voici le plus dérangeant.
On était chez Joey.
Il n'avait qu'à monter
et à enfiler un short.
Voici ce qui est encore plus déroutant.
Joey est allé en haut pour chercher les ciseaux
et il est redescendu pour couper son jean.
Un moment donné, je rate la balle.
Je manque la balle, je fonce dans le mur, je tombe, je perds connaissance.
Je me réveille, il est 10 h.
Bordel.
Il est 10 h du matin !
Je regarde mon téléphone. J'ai 37 appels manqués, 47 textos.
Je vais vous dire un truc, messieurs.
La pire chose à faire dans la vie, c'est de ne pas répondre aux textos de votre copine.
Compris ?
C'est la pire chose au monde.
Je dis ça parce que votre copine va entamer
une conversation avec elle-même
à travers les messages qu'elle vous envoie.
Écoutez-moi.
La conversation ressemble à ça.
"C'est ce qu'on fait, maintenant ?
"Ouah !
"Je suppose que c'est comme ça.
"Tu sais quoi ? J'espère que ta salope en vaut la peine.
"Ouah !
"Tu me dis qu'elle en vaut la peine ?
"Tu sais quoi ?
"Ne rentre pas à la maison ce soir.
"Ouah !
"Alors, tu ne rentres pas ce soir ?"
Elle tire des conclusions et répond elle-même
aux conclusions qu'elle a tirées.
C'est une maladie, mesdames.
Une maladie.
D'abord, j'entre dans la chambre de Joey.
"Joey ! Debout !
"Pourquoi m'as-tu laissé dormir ici jusqu'à 10 h ?
"Tu sais que je dois rentrer."
Il a dit : "Je t'arrête tout de suite.
"D'abord, je ne sais pas où tu dois être.
"Je sais que je suis là où je dois être.
"Je le sais."
Il dit : "Tu devrais prendre de meilleures décisions."
J'ai dit : "Joey, ne commence pas.
"Ne commence pas.
"C'est grave.
"Il est 10 h !
"Je ne peux pas rentrer chez moi comme si de rien n'était.
"Je ne suis pas soûl, je ne suis pas blessé.
"Je ne peux pas entrer chez moi, dire bonjour à tout le monde
"et aller me coucher comme si tout allait bien à 10 h."
Il a dit : "Pourquoi ? C'est chez toi."
"On s'en fiche de ça, Joey !
"C'est le principe !"
J'ai dit : "Le contraire.
"Imagine le contraire.
"Disons que ta copine sort toute la nuit.
"Tu l'appelles, tu la textes, et elle ne répond pas.
"Elle revient à la maison à 10 h.
"Selon toi, que faisait-elle ?"
"Elle était en train de sucer une queue, voilà ce qu'elle faisait."
J'ai dit : "C'est ce que je dis.
"Elle va penser ça de moi."
"Ta copine va penser que tu as sucé une queue ?
"Tu n'en as sucé aucune ici, je te le dis.
"On ne fait pas ça ici, alors j'ignore où tu as fait ça."
"Joey, ferme ta gueule de connard !
"En gros, je ne rentre pas chez moi comme ça !"
J'ai dit : "Joey, j'ai un plan.
"Voici ce que je vais faire.
"Debout, habille-toi.
"Mets les mêmes vêtements qu'hier soir.
"On va prendre ma voiture.
"Je vais foncer dans un mur.
"Les coussins gonflables s'ouvriront.
"Et là, je vais prendre un autoportrait.
"Je vais le publier.
"Je dirai : 'Merde ! Un accident ! C'est nul.'
"Mot-dièse : Hôpital.
"Mot-dièse : J'aime ma copine.
"Mot-dièse : Le diable ment.
"Mot-dièse : Jésus conduisait."
J'étais prêt à avoir recours à ces mesures drastiques
pour éviter de dire la vérité.
En vérité, je jouais au ping-pong.
Mais si je rentre chez moi à 10 h,
dès mon arrivée, ma copine sera dans la cuisine.
Elle dira : "Où étais-tu hier soir ?"
Je dirai : "Je jouais au ping-pong !"
Puis, sa copine noire sortira de nulle part et dira : "Au ping-pong ?
"Vraiment ?"
J'ai des ennuis.
Je connais ma copine.
Voici son pire défaut.
C'est son sens de l'humour.
Quand je l'ai demandée en mariage, je devais aller à Atlanta deux mois.
À Atlanta, je tournais un film.
J'arrive à l'hôtel, je défais mes bagages.
Je trouve une chatte de poche dans mes bagages.
Pour ceux qui ne savent pas ce que c'est,
une chatte de poche...
C'est une chatte qu'on met dans sa poche.
Je ne sais pas.
C'est simple à comprendre.
La définition est dans le nom.
Mais je n'avais pas mis ça dans mon sac.
Je l'appelle.
"Salut !
"Tu as mis une chatte de poche dans mon sac ?"
"Oui.
"Oui, en effet."
"Pourquoi ?"
"Tu es parti deux mois.
"S'il te prend une envie soudaine,
"utilise la chatte de poche."
"Ma belle, raccroche. Au revoir."
"Au revoir."
Je raccroche, je défais mes bagages, je mets la chatte de poche sur la table.
Je marche à côté de ça pendant trois jours.
Chaque jour, c'est de plus en plus difficile.
Le premier jour, tout allait bien.
"Elle a mis une chatte de poche dans mon sac !
"Elle est folle, une chatte de poche !"
Jour deux.
"Je vais lire les instructions.
"Qu'est-il écrit ?
"C'est quoi, au juste ?"
Jour trois.
Je vais l'ouvrir, car je veux sentir ça.
"Est-ce réel ?
"C'est fait en quoi ?"
Le jour quatre a été le jour le plus triste de ma vie.
Le jour où j'ai décidé de baiser avec la chatte de poche.
Je vais vous dire quand ça a mal tourné.
C'est quand j'ai vu mon reflet dans le miroir.
J'allais vraiment travailler cette chatte de poche.
Je vous le jure.
J'étais nu, je suais, je disais des conneries.
"Tu crois que je vais passer près de toi chaque jour ?
"C'est ce que tu crois ?
"C'est ce que tu voulais.
"Tu le voulais autant que moi."
J'étais tellement déçu de moi-même.
Voici pourquoi j'étais fâché.
J'étais fâché contre le fait qu'ils vendent ces trucs aux hommes.
Si on veut utiliser un truc pour se faire plaisir sexuellement,
on a l'air fous.
On a l'air pervers.
Pour les femmes, c'est différent.
Vous avez des trucs mignons.
Vous avez la balle.
Elle est grosse comme ça.
Ça rentre dans votre sac à main.
Vous vous en servez au bureau.
"Ça va, Carol ?" "Maintenant, oui."
"Qu'est-ce qui t'est arrivé ?"
Ce n'est pas pareil pour les hommes.
Je suis allé au magasin de sexe.
J'ai vu des trucs qui m'ont dégoûté.
La bouche de poche.
Le cul de poche.
Les seins de poche.
J'étais dégoûté.
J'ai tout acheté.
C'est vrai.
Je sais.
La marche pour retourner à ma voiture a été vraiment très longue.
Quand on te donne un sac de pervers en plastique noir,
tu essaies d'avoir l'air normal.
Tu as l'air d'un fou.
De la tête aux pieds.
Tu essaies de parler.
"Ça va ? Tout le monde va bien ?"
"Fiche le camp d'ici !
"Je vois ton sac noir plein de queues.
"Sors d'ici avec tes queues."
"D'accord. Compris."
J'étais excité en arrivant à l'hôtel.
J'ai tout mis sur le lit.
Je me disais : "Bon.
"Qui va avoir ma queue en premier ?"
J'étais excité.
J'avais créé la femme parfaite.
Le cul noir, les seins blancs, la bouche latine.
Bon sang.
On aurait dit que quelqu'un avait violé Mme Patate et l'avait laissée là.
"Je ne peux pas faire ça.
"Je ne peux pas m'en servir."
J'ai utilisé une seule chose pour améliorer ma performance.
Une chose.
Je m'en fous, je vais dire la vérité.
Je serai honnête avec vous.
J'avais une semaine difficile.
Difficile sur le plan sexuel.
Toute la semaine, je venais vite.
C'était une semaine de débutant.
J'appelle ça comme ça.
Un moment donné, ma copine m'a fait le soupir de frustration.
Votre copine vous fait ça ?
Elle se tourne sur vous.
"Je te frotte le dos ?
"Tu veux que je fasse quelque chose ?
"Je ne bois pas assez d'eau, voilà.
"Je ne bois pas assez d'eau.
"Je suis déshydraté.
"C'est ça, le problème."
J'ai utilisé une seule chose pour être meilleur.
Une chose.
Ce qui est bien avec mes amis, c'est qu'on parle.
On se confie les uns aux autres.
J'ai appelé Nate.
J'ai dit : "Nate, j'ignore ce qui se passe.
"Je viens trop vite.
"Est-ce un problème médical ?
"Dois-je aller voir un médecin ?
"Ma pression est-elle basse ?"
Il a dit : "La ferme. Tu es un homme.
"Ça arrive aux meilleurs."
Il a dit : "Si tu veux régler ça, j'ai une crème engourdissante.
"Tu en mets sur ton truc avant de le faire,
"ça va te faire durer longtemps."
J'ai dit : "Nate, j'en ai besoin ce soir."
Histoire vraie.
Je vais chez Nate, il me donne la crème, j'en mets chez lui.
J'appelle ma copine.
"Tu n'as pas arrêté de la semaine.
"Dès que j'arrive,
"c'est l'opération Trou dans le dos.
"Dès que j'arrive à la maison."
"Si tu le dis." "Non, pas si je le dis.
"Ça va se passer dès mon arrivée."
Je rentre, on se met au travail.
Elle m'arrête et commence à me sucer.
Je l'arrête.
On recommence.
Je dis des trucs.
"C'est ta faute !
"C'est toi qui as fait ça !
"Tu restes là, avec ton air stupide.
"Avec ton air vraiment idiot.
"Tu ne peux plus rien dire.
"Dis quelque chose !
"Dis quelque chose !
"Dis quelque chose !
"Dis quelque chose !
"Dis quelque chose !
"Dis quelque chose !"
Elle dit :
"Je ne sens plus ma bouche."
Je dis : "Quoi ?"
Elle dit : "Ma bouche est engourdie.
"Je ne la sens plus."
Je regarde et je vois de la bave sortir du coin de sa bouche.
Je comprends qu'elle a sucé toute la crème.
Mais un homme ne peut pas se dénoncer.
Il faut garder le secret.
Alors, j'invente un truc.
"Tu dois être allergique aux oreillers.
"Ils sont neufs."
Elle dit : "Je sais.
"Je vais les mettre à la poubelle."
Je dis : "Oui.
"On doit s'en débarrasser."
Voici ce qui m'a vraiment dérouté.
Elle dit...
Elle dit :
"Je ne me sens pas belle."
"Tu ne l'es pas en ce moment.
"C'est de la merde.
"C'est mauvais pour tout le monde.
"Toi avec le visage d'une fille dans des montagnes russes."
C'est n'importe quoi.
"Non. Non."
Je laisse passer une semaine, puis je lui dis tout.
Je lui raconte la vérité.
Je m'en fous.
J'ai 36 ans.
C'est l'âge parfait pour s'en foutre.
Je me fous des trucs qui étaient importants avant.
Comme les sous-vêtements blancs.
Je m'en fous quand j'en porte.
Avant, si j'avais des traces de merde sur mes caleçons,
je les prenais avant qu'elle voie ça.
Je m'en débarrassais.
Je prenais ma voiture, je les découpais et les jetais partout.
"Elle ne les trouvera pas.
"La police ne les trouverait pas."
Pourquoi les femmes aiment-elles se disputer pour des trucs évidents ?
Elle a trouvé un caleçon avec des traces de merde une fois
et elle m'a confronté.
"Excuse-moi.
"Qu'est-ce que c'est ?"
"C'est de la merde.
"Que crois-tu que c'est ? C'est de la merde.
"C'est parfaitement placé dans ma craque de fesses.
"Que veux-tu que ce soit ?
"J'ai pris un Sharpie pour faire une blague ?
"J'ai pris un Sharpie brun pour te faire croire que c'est de la merde ?'
"Sens-le, ça sent la merde."
Je me suis fâché, car je l'avais caché.
J'ai donc renversé la situation.
"Que faisais-tu derrière la commode ?
"Je les cache là !"
Je me fiche des trucs qui comptaient avant.
L'important, c'est de ne pas perdre la tête.
Je ne veux pas devenir fou.
Je respecte trop les fous pour ça.
Mais la raison derrière ça,
c'est que j'ai vécu trop des choses avec des fous.
Voici la situation la plus folle que j'ai vécue.
Un soir, je suis soûl. J'ai faim.
Tout est fermé, alors j'arrête à une station-service.
C'est bondé.
Il y a 13 personnes en file.
Je veux tellement mes croustilles que je suis prêt à attendre.
Je décide d'ouvrir les croustilles.
Je commence à les manger dans la file.
Sans prévenir, le gars devant moi explose.
"J'en ai assez de cette merde !
"La salope de la caisse est lente !
"Je suis sûr que tu vas accélérer
"quand je vais commencer à tirer sur tout le monde !"
Je me retourne, et nos regards se croisent.
On se regarde.
Je panique, je dis : "Tu m'enlèves les mots de la bouche !
"J'allais dire la même chose !"
Il dit : "Oui, car on est des frères.
"Ne t'en fais pas. Je m'en charge.
"Tu le feras la prochaine fois. Va-t'en."
Je dis : "Merci."
Je pars très vite, sans rien dire.
Je suis sorti comme ça.
Je vais vous dire une chose.
Un des pires malaises de ma vie a été le jour
où je suis passé devant 13 personnes
qui venaient d'apprendre qu'elles allaient mourir
et que moi, j'allais vivre.
J'étais fâché, car elles me fixaient quand je suis sorti.
"Quoi ?
"Il m'a choisi.
"Que voulez-vous que je fasse ?"
Une femme a dit : "Appelez la police."
J'ai dit : "Impossible.
"Mon téléphone est mort.
"Tout comme vous."
Puis, je suis sorti.
J'étais comme ça.
J'étais heureux d'être en vie.
J'ai des tonnes d'histoires comme ça.
Mais je vais vous raconter
le pire moment de malaise de ma vie.
Je suis à l'aéroport.
Je viens d'atterrir.
Je me dirige vers les bagages.
Pendant que je marche,
mon estomac me fait comprendre que je dois chier tout de suite.
Je n'avais jamais senti ça de ma vie.
Il a fallu que je maîtrise mon corps.
Personne ne sait ce qui se passe à part mon cul et moi.
J'ai dû verrouiller mon cul.
C'est là que notre cul devient serré.
J'ai une conversation avec mon cul.
"Allons, vieux.
"Tu vas faire ça maintenant ?"
Mon cul fait : "Oui, maintenant."
"Tu ne peux pas attendre 20 minutes, à la maison ?"
"Non, tu as 20 secondes.
"Ça commence maintenant.
"Dix-neuf, 18, 17, 16, 15..."
Je dis : "C'est de la merde."
Il dit : "Non, mais ça s'en vient."
"D'accord, attends, attends. Attends !"
Je ne veux pas utiliser les toilettes publiques, mais pas le choix.
Je n'aime pas aller aux toilettes de l'aéroport,
car je ne veux pas
qu'on me prenne en photo à la toilette.
Mot-dièse : Kevin Hart sent mauvais.
Les gens jouent trop.
Les médias sociaux, c'est dément.
Mais je ne peux pas me retenir.
Je décide d'aller à la toilette.
Je suis dans la cabine.
Encore une fois, ça ne s'invente pas.
Voici de quoi ça a l'air.
Non, c'est une vraie photo.
Ça ressemble à ça.
Je suis petit comme ça sur une toilette.
Je suis dans la salle de bains.
Il est 6 h 30 le matin.
Je suis seul.
Seul.
C'est tranquille.
Comme ça.
Tranquille.
Voici ce que j'entends.
"Kev Hart, ce sera encore long, vieux ?
"Je veux une photo avec toi."
Aussitôt, je lève les pieds.
Je fais ça.
S'il ne voit pas mes pieds, il s'en ira.
Il dit : "J'ai déjà vu tes pieds.
"Je sais que tu es là.
"Pour avoir une idée.
"Ce sera encore long ?"
"Donne-moi 20 minutes."
"Allons, c'est trop long.
"Mon avion part dans dix minutes. Retiens-toi.
"Retiens-toi pour moi." Bordel.
"Quoi ? Non.
"Je ne vais pas me retenir.
"Fiche le camp."
"Kev, ne me fais pas ça.
"Je suis ton plus grand admirateur.
"J'aime tout ce que tu fais.
"Tu ferais quoi à ma place ?"
"Je me laisserais chier en paix.
"Sors d'ici."
Il dit : "Kev, allons.
"Tu sais quoi ?
"Je vais prendre une photo très rapidement.
"Je vais mettre mon téléphone par-dessus la cabine et prendre une photo."
La peur a traversé mon corps
à l'idée de voir un appareil-photo au-dessus de moi.
J'avais peur parce que je n'avais pas mis de papier sur la cuvette.
Je n'avais pas eu le temps.
Je ne voulais pas que mes admirateurs sachent
que je mettais mon cul sur la cuvette.
Je perdrais leur respect
s'ils apprenaient ça.
J'avais eu envie d'aller à la toilette parce que j'avais bu du café.
Je n'en bois jamais.
Ma copine, oui.
Je goûte à son latté à la vanille.
C'est bon. Je demande ce que c'est.
Elle dit : "Un latté vanille."
Je décide de m'en prendre un.
"Où achètes-tu ça ?" Elle dit : "Starbucks."
Je décide d'y aller. Elle dit :
"Je t'accompagne. Tu n'y es jamais allé."
"La ferme. Je suis un adulte,
"je vais y aller seul."
"Non, bébé, je suis sérieuse.
"Tu ignores comment ça fonctionne."
"Arrête. Ça va."
Je prends ma voiture et je me rends chez Starbucks.
Elle m'appelle sans arrêt en route.
"Tu es arrivé ? Ça va ?
"Tu veux mon aide ?"
Je deviens nerveux.
C'est quoi, cet endroit ?
Je deviens vraiment nerveux.
J'arrive chez Starbucks, je n'ai jamais rien vu de tel.
J'ouvre la porte, c'est le chaos.
Je n'entends que du bruit.
"Je prends un frappé.
"Un frappé.
"Un frappé latté.
"Un frappé latté."
Je n'ai jamais vu ça.
J'ai peur. Je suis en file.
J'ignore comment je suis arrivé en file.
Je suis au milieu.
J'essaie de me fondre à la foule.
Je sue.
Je suis le suivant.
Voici ce que je n'aime pas.
La pression du commis parce que je connais pas le jargon.
C'est ma première fois chez Starbucks.
Ma première fois.
Je dis : "Bonjour.
"C'est bondé. Merde.
"Ce que je veux ?
"Je vais prendre un...
"Un lattou à la vanille."
"Pardon, monsieur, qu'avez-vous dit ?"
"C'est...
"Un latex à la vanille.
"Un lattou. Je veux ça."
"Vous voulez dire latté ?" "Oui, voilà.
"Un petit latté à la vanille."
"Donc, monsieur, un grand latté à la vanille."
"Non. Ce n'est pas ça.
"Pas un grand, un petit."
"Monsieur, un grand, c'est un petit."
"Non, pas du tout.
"Sinon, je serais grand.
"Grand c'est grand, petit c'est petit."
Je ne veux pas causer d'ennuis.
"Donnez-moi votre version d'un petit."
"Comment vous le voulez ?
"Chaud ou glacé ?"
Mais qu'est-ce qui se passe ?
De quoi tu parles ?
Quand je suis nerveux, je répète.
"Chaud ou glacé ?
"Chaud ou glacé ?
"Merde.
"Bordel.
"Comment tu le prends, toi ?"
La femme derrière moi faisait...
Elle n'avait qu'une épaule.
J'ai cessé de lui parler.
J'ai dit : "Je vais le prendre froid."
"Pardon ?" J'ai dit : "Chaud.
"Glacé chaud. Chaud glacé.
"Mettez tout ensemble.
"Voilà ce que je veux."
"Monsieur, fouetté ou mélangé ?"
"Fouetté ou mélangé ?
"Merde.
"Bordel.
"Si je veux ça fouetté ou mélangé ?
"Fouettez-le.
"Fouettez-le bien."
"Monsieur, pour deux dollars de plus, vous pouvez l'avoir sans gras."
"Je ne veux surtout pas de gras.
"Fais ce que tu dois faire."
"Monsieur, quelle sorte de lait ?
"Lait entier, lait écrémé, lait 2 % ou de soya ?"
"J'ignorais qu'il y avait tant de choix.
"Bordel. Merde.
"Le chauffage est au maximum ?
"Bordel, j'ai le cul en sueur.
"Vous pouvez reculer ?
"Reculez, bordel !
"J'essaie de passer le test !
"Merde.
"Combien ? Quatre sortes de lait ?
"Bordel.
"Mettez tout ça. Toutes les sortes de lait.
"Je veux tout ce que vous avez. Mettez ça dedans."
"Monsieur, vous voulez ajouter du caramel et de la cannelle dessus ?"
"Vous savez quoi ? On annule tout.
"Je ne sais même plus ce que je prends.
"Je prends un latté ou un maudit gâteau ?
"Donnez-moi...
"Donnez-moi une banane.
"Je peux avoir cette banane ?
"Mettez de l'eau dans ma main pour que je m'asperge le visage."
"Vous la voulez chaude ou froide ?"
"Quel est ton problème ?
"Merde ! Vous pouvez reculer ?
"Reculez !
"Merde !
"Du calme, pliez les genoux."
"Je ne peux pas. Un orang-outang m'a attaqué."
La fille noire arrive.
"Un orang-outang ?
"Vraiment ?"
Je dois être honnête avec vous.
Je n'aime pas ceux qui boivent du café Starbucks.
Pas du tout.
En fait, si vous buvez du café Starbucks,
faites du bruit.
Si vous en buvez vraiment.
Bon, vous pouvez me sucer la queue.
Je voulais que vous sachiez que je vous parlais.
Voici ma question.
Pour qui vous prenez-vous ?
Sérieusement,
vous entendez-vous commander ?
Vous entendez ce que vous demandez ?
Vous êtes déjà allés là-bas chercher un truc pour quelqu'un ?
Vous voulez juste être gentil.
"Je m'en vais chez Starbucks pour acheter une bouteille d'eau.
"Quelqu'un veut quelque chose ?"
Il y a toujours un gars.
Ça se voit qu'il boit trop de café, car il déborde d'énergie.
"Tu vas chez Starbucks ?
"Vraiment ? Tu vas chez Bucky ?
"Rends-moi service. Prends-moi...
"Prends-moi un macchiato au caramel.
"Un macchiato au caramel.
"Un peu de glace. Pas beaucoup.
"Sinon, je ne le boirai pas.
"Rends-moi service.
"Dis-leur d'ajouter un peu de soya.
"Pas trop, juste assez pour que ça goûte
"et que je réagisse. D'accord ?
"Fouetté trois fois.
"Avec la crème fouettée à la hauteur de la lèvre pour que je puisse boire.
"Tu n'as pas compris. Je recommence.
"Un macchiato au caramel.
"Un macchiato au caramel.
"Un peu de glace. Pas beaucoup.
"Sinon, je ne le boirai pas.
"Rends-moi service.
"Dis-leur d'ajouter un peu de soya.
"Pas trop, juste assez pour que ça goûte
"et que je réagisse. D'accord ?
"Fouetté trois fois.
"Avec la crème fouettée à la hauteur de la lèvre pour que je puisse boire."
"Voyons voir si j'ai compris.
"Je vais tout répéter.
"Un café noir. C'est ça ?
"Un café noir ?
"Si tu crois que je vais aller là-bas et dire ce que tu viens de dire,
"tu peux me lécher la queue.
"Pas beaucoup, avec juste un peu de soya.
"Juste assez pour que tu me suces la queue et que tu réagisses.
"Au bout de ma queue,
"ralentis pour que je sache que tu as tout sucé."
Philadelphie, je m'appelle Kevin Hart.
Merci !
Merci !
Bon sang, merci !
Je vous adore !
Merci !
Merci !
De bas en haut de ce stade, merci !
Je vous adore !
Je vais vous dire une chose, Philadelphie.
C'est un moment important.
Un moment important.
Vous comprenez ?
Un moment important.
Quand on regarde dans cette pièce, ce que j'adore,
c'est qu'on voit toutes les races, les ethnies, les nationalités.
Vous comprenez ?
Je vois tout le monde.
On est tous venus sous le même toit et on a ri ensemble ce soir.
Si on peut rire ensemble, on peut vivre ensemble.
Si on vit ensemble, on peut aimer ensemble.
C'est les règles que je suis, et j'ai vu ça ici ce soir.
Dans ma ville,
je suis passé à l'histoire.
Je suis dans le livre des records.
Le livre des records.
Je m'appelle Kevin Hart,
et ça a été la meilleure soirée de ma vie.
Vous comprenez ?
Merci à tous.
Je vous aime.
Bonne soirée. Paix.
C'est tout un spectacle !
Tu as vu ça ?
53 000 personnes ! Tu as senti l'énergie ?
- Cet amour ? - Oui. J'ai vu ça, Kevin.
Quoi ? Qu'y a-t-il ?
- L'homme que tu as tué ? - Oui.
- Ce n'est pas le chef. - Quoi ?
- Ils sont de retour. - Ici ?
- On doit partir ! - Allez.
Ici agent 5-4.
Il me faut un hélicoptère tout de suite.
Il nous faut une identification.
Mot de passe.
J'adore les seins du National Geographic.
Désolé, agent 5-4.
Ça coupe. Veuillez répéter.
Des seins sans mamelons,
c'est ce que je préfère.
Des seins sans mamelons ?
C'est ton mot de passe ?
Identité confirmée, agent 5-4.
- Hélicoptère en route. - Merci.
On détecte deux voitures à un kilomètre
- de vous. - Merde.
Ils sont derrière nous.
Merde.
Monte.
Et maintenant ?
Maintenant ?
On fait la même chose à l'échelle mondiale.
Il est temps de montrer au monde à quel point Kevin Hart est drôle.
Kevin !
French - Canadian
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