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Original subtitles

Lassie, rentre à la maison !

Les enfants, c'est parti pour le déménagement.

- Arrête de regarder cette merde. - J'aime bien Lassie !

Jennifer !

Un jour, tu me remercieras.

Jennifer, viens vite prendre ton petit déjeuner !

- Excuse-moi... - C'est bon !

Matt ! Il est 14 h 30, on y va !

Steve, tu as chargé la valise marron ?

Oui, sous quatre autres valises.

J'y ai mis le livre de Jennifer pour le voyage...

Quelle idée !

Excuse-moi.

Ma chérie...

- Angoisses de dernière minute... - Moi aussi.

- On a pris la bonne décision ? - Oui.

On va vivre dans la maison où Anne a grandi.

Ca ne me fait pas peur.

Je crois.

Jennifer, y a combien de gens dans le monde ?

- Je sais pas. - Des milliards, OK ?

- Un quart sont des enfants. - Oui.

Donc, ça nous fait...

250 millions d'enfants, chacun reçoit environ 3 cadeaux.

Ca fait 750 millions de cadeaux

en une nuit,

pour un type tout seul et huit rennes.

Papa !

- Qu'y a-t-il ? - Rien...

- Tout ça, c'est du flan. - Maman !

Elle s'appelle Laura.

La route va être longue, ma belle.

Matt, et si on s'arrêtait pour manger quelque chose ?

Attention !

Quelle pagaille !

Je l'ai. On y va.

C'est fini, remontez dans vos voitures !

En voiture ! On va pouvoir y aller.

Matt, regarde, c'est Lassie !

Jennifer, Lassie n'existe pas. Pas plus que le Père Noël...

- Ca alors ! - Tu vois ?

C'est elle, c'est Lassie.

- Jennifer. - C'est Lassie, papa.

- On ne touche pas un chien errant. - Elle est blessée.

- Ne t'inquiète pas pour lui. - C'est une femelle !

- Allez. - On ne va pas la laisser là.

- Steve... - Chérie, s'il te plaît.

Elle est toute seule.

Matt, monte.

Là-bas, le bois est moins cher et le permis est facile à obtenir.

- Je peux mettre de la musique ? - Ni Paula Abdul ni Janet Jackson.

- Tu ne manges pas ? - J'ai pas faim.

Alors, pourquoi as-tu commandé ?

- Regardez, c'est Lassie ! - Jennifer, c'est pas Lassie.

- Comment tu le sais ? - Lassie n'existe pas.

Peut-être, mais elle nous a suivis jusqu'ici.

- On peut la garder ? - Bien sûr que non.

Pourquoi ?

Elle appartient sûrement à quelqu'un,

et on n'a plus de place.

- La voilà. - Comment nous as-tu trouvés ?

- Jen, fais attention. - Tu vois, elle nous aime.

Elle veut rester avec nous.

Ma chérie, elle ne nous aime pas. Elle a faim, c'est tout.

Les enfants doivent avoir un chien.

- Ca nous aide à grandir. - Je la trouve adorable.

- Chérie, toi aussi ? - Au point où on en est.

- Pourquoi pas un chien ? - Ecoute, chérie...

- Pourquoi pas ? - S'il te plaît, papa.

C'est ridicule. On la mettrait où ?

Sur la banquette arrière ? Allez, emmenons-la.

S'il te plaît !

- C'est bon, à l'arrière. - Oui !

Matt ?

Arrête un peu ! Laisse-moi tranquille.

C'est bon, j'arrive. Pousse-toi.

- Il pue, ce chien. - Moins que toi !

Moi, j'ai pas de poils !

Descends, Lassie.

Eh bien, nous y voilà.

- Franklin Falls. - 148 habitants ?

C'est ça, la campagne. On a de la place.

Y a plus de gens dans un supermarché.

- Matt ! - Y a plus de gens dans un métro.

T'as jamais pris le métro.

Mais je sais ce qu'on peut y mettre.

On a déménagé dans un trou perdu !

Tu vas t'habituer.

Je serai rentré à Baltimore avant.

- Voilà mes petits-enfants ! - Grand-père !

- Bonjour, princesse. - Tu m'as manqué.

Toi aussi, ma chérie.

Comment va mon grand pote ?

- Tu portes une boucle d'oreille ? - Ouais.

- Bonjour, Len. - Bonjour, Steve.

Len, je te présente ma femme, Laura.

Content de vous rencontrer.

Je suis heureuse de vous connaître.

Je suis vraiment content de retrouver ces deux garnements.

- Mais qu'est-ce que je vois là ? - C'est notre chien.

Un chien errant qu'on a trouvé sur la route.

Un chien errant ? Ce chien est magnifique.

Je suis sûr qu'il a un bon pedigree.

Tu vois ?

J'imagine que vous voulez voir la maison avant la nuit.

- Je vous montre le chemin ? - Pas la peine, je m'en souviens.

Merci.

Voilà. Je vous dis à demain.

- A demain. - Au revoir, grand-père.

- Content de te revoir, Matt. - Salut.

Matt, on embarque.

D'accord, monte.

C'est notre ferme ? Elle est belle !

Non, ma chérie. La nôtre est plus loin.

Et en plus, il se met à pleuvoir.

Arrête ! C'est ça ?

Ne t'inquiète pas, c'est mieux à l'intérieur.

Attendez, j'allume la lumière.

Super, ça ne marche pas.

Descends, ma chérie. Matt, fait attention.

Il y a un mot.

Comment ça ?

C'est de Len.

"La tempête a coupé l'électricité. Ca sera réparé dans 15 jours.

Désolé pour le désordre. J'ai rangé comme j'ai pu. Len."

- Alors, y a pas de télé ? - Non, Matt. Pas de télé.

Ca veut dire, pas de MTV. Génial, vraiment génial !

- On a plus qu'à se suicider ! - Matt...

Donne-moi la main, ma chérie.

Faites attention.

Allons voir en haut.

On dort dans les sacs de couchage. Demain, on déballera les draps.

Pour quoi faire ?

Toi et moi, on va décharger la voiture.

- N'oublie pas ça. - Super, y a pas de route !

Quel genre d'enfant voudrait vivre ici ?

Ta mère était contente d'être ici !

- Je peux prendre cette chambre ? - Comme tu veux, ma chérie.

Super !

Tu veux quelle chambre, Matt ?

Il pleut toujours.

- A propos de tout à l'heure... - Laisse tomber, c'est rien.

Non ?

Tu sais...

après la mort de ta mère,

j'ai pris soin de ne pas parler d'elle en ta présence,

parce que je savais que ça te faisait souffrir.

Je ne sais pas si j'ai bien fait.

On ne peut pas la faire revenir,

mais ça ne veut pas dire qu'il faut l'oublier.

Dors bien.

- Papa, tu viens me border ? - J'arrive.

- Viens aussi, Laura. - Oui, ma chérie. Je monte.

Tout le monde veut un chien, mais c'est moi qui le sors.

Voilà... Allez.

Bon sang...

Cool !

- Voilà les casseroles ! - C'est un bon début.

Bon, j'y vais.

- Et après, on fait les courses. - Bon rendez-vous.

- Vous avez de quoi manger ? - Du pain de mie.

- On a pas de grille-pain. - Allez, sors d'ici.

Je t'appelle pour te raconter.

- On n'a pas le téléphone. - Chéri, ne t'inquiète pas.

Je sais.

- A tout à l'heure. - OK.

On va se promener avec Jennifer. Tu viens ?

Ici, ce n'est pas comme en ville.

On va tous les deux manquer d'amis.

Qu'est-ce que tu veux ?

Ca suffit, arrête !

J'ai dit, arrête !

Reviens ici !

Arrête, donne-moi ça !

Lâche-ça ! Lâche-ça tout de suite !

Je vais te tuer ! Rends-moi mon casque !

Attends !

Au pied !

Donne-moi ça ! Si tu me le donnes pas...

Comment t'as trouvé cet endroit ?

Super, y a une corde et tout. C'est cool.

Elle a l'air froide.

C'était génial !

C'était super génial ! Sérieux !

- Autre chose ? - Non, ça va. Merci.

M. Jarman, j'ai préparé trois plans préliminaires,

suivant ce qu'on veut garder de la structure.

- D'après votre budget... - C'est de ça qu'il faut parler.

Quoi donc ?

Alors, Steve, ça a été ?

- Ils n'en veulent pas. - De quoi ?

- Ni la maison ni rien d'autre. - Pourquoi ?

Il avait déjà beaucoup de dettes, beaucoup trop.

Il a perdu la moitié de son troupeau

et l'assurance ne paiera pas.

Len, les enfants ont quitté l'école.

Avec ça, je pouvais tenir 6 ou 9 mois.

C'est un sale coup. Vraiment un sale coup.

Mais si tu as trouvé ça, tu trouveras autre chose.

- Ou un autre genre de travail. - Quel genre ?

J'entends des choses au magasin.

Les gens ont souvent quelque chose à réparer.

Tu veux que je devienne ouvrier ? Len, je suis entrepreneur.

Non, tirez pas !

Monsieur, c'est mon chien !

T'inquiète pas.

Je fais la différence entre un coyote et un colley.

Pour les enfants, c'est autre chose.

C'est rare que j'en trouve un sur mes terres.

- T'es perdu ? - Non, je connais mon chemin.

- J'habite à la ferme Collins. - Collins ?

Vous avez dû trouver des toiles d'araignées.

Ouais, c'est vrai.

Eh bien, bon séjour.

On n'est pas en vacances. On va vivre ici.

Vivre ici ?

En voilà, une bonne nouvelle.

J'ai deux garçons de ton âge. Je les enverrai vous voir.

Dis à ton père que Sam Garland lui souhaite la bienvenue.

Aujourd'hui, j'ai chassé le coyote. Josh, donne ça à ta mère.

J'ai rencontré un gamin,

dont la famille emménage chez les Collins.

Grand bien leur fasse.

Tant qu'ils ne dérangent pas les bêtes.

- Pas vrai, les garçons ? - Oui, monsieur.

- Moi et Jim, on s'en occupe. - Voilà ce que je veux entendre.

Sam, ne les encourage pas à faire des bêtises...

Mildred, qui parle de faire des bêtises ?

Je veux juste que mes fils ouvrent l'oeil.

On a besoin de ces champs.

- Tu me comprends, Jim ? - Oui, monsieur.

Josh, tu vois ce que je veux dire ?

Oui, monsieur.

Mildred, tu es un vrai cordon bleu.

- Je ne comprends pas. - Quoi donc ?

Ils n'ont plus les moyens.

- Mais tu veux rester ici ? - Et où irait-on, Laura ?

- Chez nous. - On n'a plus de chez nous.

Je retournerai travailler à la banque.

Je peux trouver du travail ici.

- Quel travail ? - Je trouverai.

Ecoute, je ne veux pas

que les enfants grandissent en ville.

Je veux qu'ils entendent les oiseaux,

pas ce vacarme.

Qu'ils puissent rentrer le soir sans que je m'inquiète.

- J'ai tort de penser comme ça ? - Non, bien sûr.

Tu verras. Ils vont te trouver cool.

- C'est vrai ? - Oui.

Nous avons un nouvel élève

qui vient d'emménager dans la région.

Matt Turner ne connaît personne ici.

Alors, souhaitons-lui la bienvenue.

April va nous présenter un aspect de son projet communautaire 4-H.

Jim, Josh, ça suffit.

Voici Charlotte, une chèvre Toggenburg âgée de 6 mois

que j'ai moi-même aidée à naître.

La Toggenburg est la plus ancienne espèce recensée au monde.

Leur pelage est brun clair

et ce sont de très bonnes laitières.

Merci, April. Ta présentation est très originale.

Je vous encourage tous à compléter vos projets de science

par une démonstration pratique comme celle d'April.

Maintenant, ouvrez vos livres à la page 17.

Ca va, ma belle ?

T'y crois, à ça ? Amener une chèvre en classe ?

Mais qu'est-ce que je fais là ?

Quelle blague si j'avais amené une chèvre à mon ancienne école !

Attends ! Je suis pas un chien, moi !

T'es sûre qu'on peut rentrer par là ?

Tu dois avoir raison, on va passer par la forêt.

Arrête, c'est pas drôle !

Tu ne sais faire que ça ? Rends-moi mon sac !

Attends un peu, s'il te plaît !

Je te dis que c'est pas drôle. Donne-moi mon sac.

T'aimes me faire courir, hein ?

Arrête un peu, tu veux ?

La voilà.

D'ici, elle n'a pas l'air si pourrie.

C'est maman !

"AC", c'est elle, Anne Collins.

Comment t'as su ?

Si on enlève les mauvaises herbes, on pourra planter des fleurs.

Et là, c'est un très bon endroit pour un jardin potager.

- Un potager ? - Oui.

- Tu t'y connais en jardinage ? - Absolument pas.

Salut, Steve... Laura.

Je t'avais dit que je te trouverais du travail. J'ai trouvé.

Au ranch Walker, ils veulent réparer tous leurs enclos.

Ils fournissent les outils, tu peux venir les mains vides.

- Réparer les enclos... - Pour l'instant, il n'y a que ça.

Non, je comprends. Au moins, je serai à l'air.

Excellente tarte, Laura.

Il faut fêter le retour de l'électricité.

- C'est quoi, ce truc ? - On dirait un vieux tourne-disque.

C'est des vieux CD ?

Non, ma chérie, ce sont des 45 tours.

Voyons si ça marche encore.

- Tu l'as branché ? - Oui.

"Proud Mary", "Jimmy Mack"... J'écoutais ça quand j'étais petite.

Ces disques étaient à ta mère, Jen.

Elle les écoutait toute la journée.

Comme Matt avec ses prothèses auditives.

Je la connais.

Maman nous la chantait. Tu te rappelles, Matt ?

Je me souviens de ces endroits

Qui ont marqué ma vie Certains ont changé, d'autres non

Parfois à jamais Pourtant, je les aimais

Certains ont disparu D'autres existent encore

Ces endroits sont habités

Du souvenir d'amis et d'amants

Et si certains ne sont plus

Tous, je les ai aimés...

Tu la trouves pas ?

Quoi ?

J'arrive.

Qu'est-ce que tu as trouvé, ma belle ?

Le journal de ma mère.

Merci, Lassie.

"23 avril.

"Aujourd'hui, j'ai monté Lucky dans les hauts pâturages,

"jusqu'à l'étang de la montagne.

"L'eau était froide, alors on s'est reposés..."

J'ai oublié l'heure,

et j'ai failli être en retard à l'école.

Samedi, j'ai aidé papa à couper du bois.

On a réparé l'enclos des chèvres et le poulailler.

Maman lui a demandé pourquoi

il m'apprenait à utiliser une hache.

Et papa a répondu :

"Pour qu'elle puisse reprendre la ferme, si elle veut.

"Elle voudra peut-être y élever ses enfants."

Je ne l'ai pas dit à maman, mais c'est ce que je veux faire :

une vraie ferme, avec des moutons.

Après tout, nos pâturages sont les meilleurs de la région.

Et j'aurais un chien de berger, Je sais ce que je veux : un colley.

Je l'appellerai Lass...

Chante-moi celle avec l'oiseau moqueur.

Celle-là, je la connais.

Viens, ma petite, n'aie pas peur

Papa va t'acheter un oiseau moqueur

Et si l'oiseau moqueur ne chante pas

Papa t'achètera un petit chat

Et si le petit chat ne ronronne pas

Papa t'achètera... quelque chose.

- Je t'aime, maman. - Moi aussi.

Lassie, tu ne vas pas sortir par une telle tempête.

Lassie ?

Non, Lassie !

Bon chien.

Doucement, ne les réveille pas.

Viens, ma belle.

Tu es un chien très courageux.

Qu'est-ce qui s'est passé ?

- Rien, Jen. Remets-toi au lit. - Elle est blessée.

Elle va bien. Aide-moi à la sécher.

Je t'ai dit de ne pas faire de bruit.

Je t'ai dit la même chose.

T'as vu ça, Lassie ? Pas mal, non ?

Tu plaisantes ? C'était génial. Où as-tu appris à faire ça ?

- C'est pas difficile. - Tu sais même pas le faire.

- Qu'est-ce que t'en sais, abruti ? - Je sais que t'es un boulet.

Tu t'appelles Matt, hein ?

"Souhaitons la bienvenue à Matt, car il ne connaît personne ici."

- Ca suffit, Jim. - Quoi ?

Je m'appelle April Porter. Voici Jim et Josh Garland.

Tu habites à la ferme Collins ?

- Quel trou pourri ! - Nous, ça nous va.

- Tu sais faire un saut arrière ? - Bien sûr.

Montre.

Une autre fois, peut-être.

- Allez, vas-y ! - Il sait pas le faire.

Je sais le faire, mais j'ai pas envie.

C'est ça : il a pas envie.

Notre père est le plus gros éleveur de moutons de l'Etat.

Mes parents s'en vont ce week-end. Tu veux venir samedi soir ?

- On pourra louer des vidéos. - Je n'ai pas envie, Josh.

Je fais quelque chose avec mes parents.

Attends de voir notre maison.

Ca, c'est une vraie ferme.

Reste ici, Lassie. Je reviens tout de suite.

Entre. Fais comme chez toi.

Vous avez une piscine dans le salon.

- T'aimes les armes ? - Oui, je crois.

Regarde. Calibre 22 mm. Elle est à moi.

Tout ça en élevant des moutons ?

Bien sûr. "Une laine américaine de qualité."

- On connaît la pub, Jim. - Lui, il la connaît pas.

J'arrive !

Où es-tu passée ?

La voilà.

Elle ramène un mouton. Un vrai chien de berger.

C'est bien, Lassie !

Matt, t'as déjà vu autant de côtes d'agneaux sur pattes ?

- Josh ! - April est si sensible.

April, c'est juste de la laine et de la nourriture.

Il faut que j'y aille. Salut.

- Bon, à bientôt les gars. - Ouais. A bientôt.

Viens, Lassie !

Viens, ma belle.

Le gars de la ville va te piquer ta copine.

La ferme, crétin.

Vous tirez le fil, vous enfoncez l'agrafe

et vous passez au poteau suivant.

Tirer le fil, enfoncer l'agrafe,

passer au poteau suivant.

Eh bien...

Qu'est-ce que ça veut dire, "4-H" ?

Ca vient de "Head", "Heart", "Hands" et "Health".

"La tête, le coeur, les mains et la bonne santé."

- Bon, à bientôt. - Salut.

"Ca fait vingt-cinq ans

"Que j'essaie De grimper cette colline

"D'espoir !" Très bien.

Où vas-tu ? Attends !

Les coyotes.

T'inquiète pas.

Il s'en remettra.

Il dort, c'est tout.

Je ne saurais pas quoi en faire.

Je suis pas vétérinaire. Laisse tomber.

Bon, d'accord.

Allez, viens.

April est là ?

C'est bon, papa.

Salut.

Est-ce que tu pourrais venir chez moi ?

En fait, j'ai besoin d'aide.

Il est là.

- Il va survivre ? - Je ne sais pas.

Parfois, ils survivent sans mère, parfois ils meurent.

Ca dépend de l'animal.

Mets-le sous une couverture, il va faire froid cette nuit.

Je ramènerai plus de lait demain.

Voilà, tu aimes ça, hein ? Oh oui.

Il n'a pas l'air blessé, seulement affamé.

- Tu viens de Baltimore, c'est ça ? - Oui.

J'y suis allée une fois. C'était chouette.

- Merci d'être passée. - C'est rien.

Il faut que je rentre.

- A demain. - D'accord.

- Matt, tu sais quoi ? - Plus tard, Jen.

- Mais tu sais quoi ? - Quoi ?

On rentre à la maison.

On rentre ?

C'est pas sûr, je le saurai bientôt.

- Mais, j'y comprends rien. - Ton père a trouvé un travail.

A Baltimore. Ca fait une semaine qu'ils le cherchent.

Je les avais rencontrés il y a un mois,

mais ils n'avaient rien.

- T'es pas obligé d'accepter ? - Non, mais pourquoi refuser ?

Et ton travail ici ?

Des réparations à 5 dollars de l'heure ?

Qu'y a-t-il ?

- Tu ne veux pas rentrer ? - Si. Pourquoi pas ?

De toute façon, ça m'est égal.

Je ne l'ai pas dit à maman, mais c'est ce que je veux faire :

une vraie ferme, avec des moutons.

- Comment ça : "comment ils font" ? - Tu as vu leur ranch, non ?

- Comment gagnent-ils autant ? - Ils ont beaucoup de moutons.

- Et ça suffit ? - Eh bien, oui.

Et ils ont les meilleurs pâturages.

C'est là que je veux en venir ! Et où sont-ils, ces pâturages ?

Je ne sais pas.

Près de chez les Greenly.

Les prés à flanc de colline. Pourquoi ?

Ca, c'est bien leurs moutons, non ?

- Et ça, c'est leurs pâturages. - Oui.

Alors, c'est quoi, cette clôture ?

Il n'y a pas d'autre clôture entre ici et chez nous.

Mais leurs moutons paissent ici et même jusqu'à la crique.

- Disons que c'est notre terre. - Je sais pas...

C'est une hypothèse :

cette clôture n'est pas là pour rien.

Tu sais, c'est dur, d'élever des moutons.

- Il faut des enclos, un chien... - Le chien, je l'ai.

Allez, Lassie ! Ramène-les !

Par ici, ma belle !

C'est bien !

C'est notre propriété, hein ? Et la maison est là.

- Je sais lire une carte. - C'est vrai, désolé.

- Voilà le ranch des Garland. - Oui, je l'ai vu.

Donc, ils utilisent nos pâturages,

et ils se font une fortune grâce à eux.

C'est la meilleure herbe de la région.

Si tu t'y prends bien, ça peut rapporter.

300 agnelles et 20 béliers. Dans un an, tu auras 450 moutons.

- De quoi vous parlez ? - Ton frère est devenu fou.

Tu devrais voir leur ranch...

Je suis entrepreneur, je ne connais rien à l'élevage. Toi non plus.

- Grand-père s'y connaît. - Je connais les bases, du moins.

Avec les bêtes et les bâtiments, si on fait tout nous-mêmes,

on pourrait commencer avec 30 ou 35 000 dollars.

Désolé, Matt. J'ai à peine la moitié de ça.

Je serais content de mettre l'autre moitié.

C'est très généreux, mais on n'oserait pas.

Ca n'a rien de généreux.

En fait, j'y pense aussi pour moi.

J'aimerais avoir les enfants près de moi.

Tu veux rester ici ?

Oui, je veux rester.

Qu'est-ce qu'on doit faire ?

J'aimerais le savoir.

Viens.

- Laisse-moi essayer. - Ne penche pas trop la bouteille.

- Arrête, tu vas le noyer. - Mais non.

C'est fini.

Mais ne t'inquiète pas, j'en ai une autre.

Et voilà.

J'espère que tu ne vas pas conduire.

Moi aussi.

C'est tout le troupeau.

Je les ai descendus des hauteurs vendredi.

Alors, ça en fait combien ?

380 agnelles et 34 béliers.

380 et 34, c'est ce qu'il faut pour nos terres.

Combien ?

Comme je vous l'ai dit au téléphone, il y a un problème.

Sam Garland veut peut-être acheter tout le troupeau.

Nous aussi. Combien propose-t-il ?

On a parlé de 57 dollars par agnelle.

Nous vous proposons 60 dollars par tête, Pete.

60, c'est honnête.

- En effet. - C'est plus qu'honnête.

- Mais Garland était là d'abord. - Je ne comprends pas.

On veut tout le troupeau et on paie 3 dollars de plus.

M. Jarman, nous respectons votre point de vue.

Sam Garland et vous êtes de vieux amis. Il en ferait autant.

J'espère qu'on ne vous a pas fait perdre trop de temps.

Viens.

Désolé que ça n'ait pas marché, Pete.

Mais qu'est-ce que tu fais ?

T'inquiète pas. Il faut le laisser mariner.

Attendez un peu.

Les bêtes sont à vous si vous payez aujourd'hui.

- Vous aurez l'argent à 17 h. - Parfait.

Tu avais raison.

Un dernière chose : vous devez les emmener avant 10 jours.

Ca va pas ?

Très drôle ! Elle est bien bonne !

Par là.

Voilà. C'est notre ferme.

Gentil cheval. Personne ne t'a jamais monté.

Gentil cheval.

Qu'est-ce qu'il a, ce cheval, Jim ?

- Je ne sais pas, monsieur. - Josh ?

Rien, monsieur. Il est en forme.

Mais on a un autre problème.

- Avec les moutons. - Les moutons ?

Les gens de chez Collins ont lâché leur colley sur notre troupeau.

Il a chassé les moutons de la pâture.

On peut rester ici et en parler,

ou sortir nos mains de nos poches

et tout faire pour corriger ce problème.

On l'aurait fait si on avait pu, monsieur.

Mais ils ont planté une clôture sur toute la longueur.

Une clôture ? Voyez-vous ça.

Allez, Lassie !

Vous allez où avec mes moutons ?

On avait un accord, Pete.

Oui, mais ils ont payé plus cher, les affaires sont les affaires.

Acheter des moutons, c'est simple.

En vivre, c'est plus dur. Hein, Pete ?

Ne vous méprenez pas.

Je peux acheter des moutons n'importe où.

Ce troupeau est à vous.

Je suis là au cas où vous changeriez d'avis.

Changer d'avis, pourquoi ?

Pete était éleveur et il ne s'en est pas sorti.

Vous y avez pensé ?

- Nous connaissons les risques. - Tant mieux pour vous.

Parce que vous avez dû investir pas mal d'argent.

Et si je leur disais que tu prends des prés qui ne sont pas à toi ?

Tu es devenu bien courageux depuis que tu ne travailles plus pour moi.

Désolé d'interrompre vos amabilités,

mais nous sommes pressés.

Merci pour ta sollicitude, Sam.

Très bien.

Content de vous avoir rencontré, voisin.

Allez, les garçons. Laissons travailler les éleveurs.

C'est bien, Lassie.

Salut, vieux.

"Vieux" ?

Hé, on est fermiers.

Tu sais...

Je veux te dire que je suis vraiment très fier de toi.

Pas seulement pour le ranch et les moutons, mais pour tout.

Et...

Ta mère aussi aurait été fière de toi.

- Papa... - Oui ?

Elle te manque ?

Bien sûr.

Non, je veux dire...

Je veux dire avec Laura et tout ça.

J'aime Laura.

Mais ça ne veut pas dire que je n'aime plus ta mère.

Moi, je ne sais pas.

Quoi donc ?

Si je l'aime.

J'essaie... J'essaie vraiment...

Mais je ne me rappelle que de détails, à la fin.

Et au bout d'un temps, on s'en lasse.

Je suis content qu'on soit venus ici.

Moi aussi.

- Allez, Matt. - On doit passer au magasin.

Monte, Lassie.

On va les secouer, leurs moutons !

Descends... Lassie ?

- Grand-père, où est Lassie ? - Elle a dû sauter.

Lassie a disparu.

On y retourne. Len, je te suis.

Allez, les moutons !

Dégage, sale chien !

On était inquiets.

La voilà. Elle est rentrée.

En fin de compte,

c'était rien de grave.

- Qu'est-ce que tu fabriques ? - Une clôture.

Ca fait un moment qu'on a parlé de tes moutons.

Tu l'aurais fait,

mais quand j'ai vu la clôture des Collins,

je me suis dit que je pouvais m'en occuper tout seul.

Delbert ? Salut, c'est Sam Garland.

Il me faut un camion pour après-demain, tôt le matin.

Pour aller au marché de Benton. D'accord ?

Mais cette fois,

on se retrouve derrière la montagne.

Salut, April. C'est moi, Matt.

J'appelle, parce que la fête commence demain soir.

Et je pensais qu'on pourrait y aller ensemble.

On apprendra des trucs sur les bêtes, et tout.

Tu peux ? Super.

Quoi ?

April ? C'est Josh.

Tu vas à la fête demain soir ?

Oui ? Moi aussi.

Je passe te prendre à 18 h 30 ?

Qui ça ?

Bon, alors on se verra là-bas. Non, c'est pas grave.

Bien tenté !

EXPOSITION AGRICOLE

- Pas mal ! - Tu as vu ce saut arrière ?

- De la barbe à papa ! - Viens.

C'est parti ! Le 9 prend la tête. Mais le 11 se rapproche.

Vas-y !

Le 9, le 11 et le 14.

Le 11 et le 14. Le 12 n'est pas loin !

- Allez, le 14 ! - C'est le 14 qui l'emporte !

- Merci. - Tiens.

- C'est pour toi. - C'est gentil. Merci.

Viens, Lassie.

Vous dansez ?

Regarde ce veau. Il est mignon.

Et celui-ci, il est grand. Son reproducteur est excellent.

- Ah oui ? T'as vu les cornes ? - Il gagne tous les concours.

- Salut, grand-père ! - Salut, princesse.

Allez, quoi...

Il paraît que ça fait tourner la tête.

Seulement la première fois.

Quel minable ! Donne-m'en une.

- Salut, April. - Salut, Josh.

- Salut, April. Salut, Kelly. - Salut, Jim.

- En parlant de minable... - Tais-toi, Josh.

April défend son homme !

Très mignon.

Dommage, il ne sera plus là dans un an.

- T'en veux une, minable ? - Non, j'ai arrêté.

Trop fort.

Mais ta boucle d'oreille, ça fait pédé.

Je la trouve jolie.

D'ailleurs... tu me la prêtes ?

D'accord.

- Merci. - Viens, Jim.

Assise.

Merci d'être venue avec moi.

C'était bien.

Bonsoir.

Viens.

C'est ma copine, minable !

Dégage !

Et ça, ça te plaît ?

Dégage !

- Et voilà. - Merci.

Et ton genou ?

- C'est pas très grave. - Montre-moi.

"Mais l'autre a morflé."

- C'est très gentil. - Les belles-mères, ça sert à ça.

Désolée.

J'aimerais pouvoir t'appeler autrement.

Je ne peux pas t'appeler "maman". Et "belle-maman", c'est trop naze.

Et pourquoi pas "Laura" ?

Je sais pas...

Tu es plus que ça pour moi.

Pourquoi tu pleures ?

Matt...

Silence.

Doucement, ne faites pas de bruit.

Tu es sortie il y a une heure.

Bon, c'est toi qui décides.

T'en a mis, du temps !

Viens ici, sale chien.

Mettez-la dans le camion !

C'est bon, papa. Vas-y.

Là, tu ne nous embêteras plus.

Quoi ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

Où sont les moutons ? Où sont-ils ?

Ce sont les nôtres. Viens, Lassie, on les ramène.

- Au revoir, papa. - Ton frère est debout ?

Il va rater le bus. Passe une bonne journée.

Il n'est pas dans la maison.

Mon Dieu !

Chérie...

Les moutons ont disparu.

C'est bien, Lassie. Doucement, ma belle.

Où tu vas avec nos moutons ?

Ils ne sont pas à vous.

Ils sont sur nos terres.

Ramène-les.

Tout de suite.

Rentre, Lassie.

Bon sang !

Imbécile !

C'est le meilleur fusil de mon père !

Allez, Lassie. Rentre !

Au secours !

A l'aide !

Au secours !

Papa !

Prends ma main !

Au secours !

Lassie, nage vers l'arbre.

Nage, Lassie ! Nage !

Nage, Lassie !

Viens.

Ca va aller.

Josh ! Jim !

Papa !

C'est Matt qui a sauvé Josh.

Je suis vraiment désolé.

- On n'a même pas pu l'enterrer. - C'est vrai.

Mais elle sera toujours un peu avec nous,

et quand tu viendras ici,

tu liras son nom et tu penseras à elle.

C'était un chien superbe, magnifique.

Je l'avais vue en premier, vous vous en souvenez ?

Sur le bord de la route.

Notre Lassie était...

Une héroïne.

Oui.

C'est dur à croire aujourd'hui, Matt,

mais tu auras un autre chien et tu l'aimeras tout autant.

- Je ne crois pas. - Il nous faut un chien de berger.

Ca sera un berger allemand ou un labrador.

Pas un colley.

On n'est pas obligé d'y penser aujourd'hui.

Thomas Jefferson, qui écrivit la Déclaration d'indépendance en 1776,

devint le troisième président des Etats-Unis en 1801

et occupa cette fonction jusqu'en 1809.

Ce fut un Virginien très célèbre et un grand président.

Il fut architecte, horticulteur

et un chef d'Etat connu dans le monde entier.

Si George Washington fut le père de notre nation,

Jefferson fut le père de l'Etat de Virginie.

Il naquit en 1743 et mourut en 1826.

Au printemps, notre classe ira visiter

la maison de Thomas Jefferson à Monticello,

que M. Jefferson conçut...

Je t'aime !

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