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Salam, homme de la tribu Haranzhai.
Un très humble marchand peut-il s'incliner
devant le maître des Haranzhai, votre grand et honorable père ?
Haji Khan ne peut être dérangé.
Peut-être pourriez-vous lui dire que je suis là, que je viens de loin,
et que j'apporte des présents.
On ne peut le déranger, il est avec ses épouses.
Disons avec une de ses épouses.
Ne suis-je pas ton épouse favorite, Haji ?
Une favorite a des yeux pour voir,
un corps pour séduire, un esprit pour tromper.
Que veux-tu, imbécile ?
Le marchand Akbar.
Qu'on lui coupe les mains,
pour m'avoir trompé à la dernière vente.
Nos moutons étaient malades, leur laine...
Maudites soient mes épouses de me donner des fils stupides !
Qu'il attende !
Aurait-il de riches étoffes,
des soieries...
pour couvrir une peau de pêche.
De riches brocards et des présents.
Si vous usez de diplomatie et...
de force, peut-être.
Qu'il entre, alors.
Et toi, ma colombe, il ne faut pas que des hommes te voient, même voilée.
Pourquoi dois-tu rester ici ?
Je suis le fils aîné.
Zarak...
emmène-moi.
Ramène-moi parmi les miens.
Si je reste ici... je mourrai.
Salma...
Tu es l'une des épouses de mon père.
Si tu pars...
tu jetterais la honte sur lui et sur moi.
Et ma honte à moi ?
Être vendue à un homme que je hais ?
N'est-ce pas honteux ?
Il n'y a rien à faire.
Tu dois rester.
Retourne.
Ne reviens plus près de moi.
Ne me reparle plus.
N'essaie pas de ternir la réputation de mon père.
Sinon, je devrais planter ce couteau dans ton cœur.
Maintenant ! Fais-le maintenant !
Salma !
Qu'ils meurent tous les deux !
Devant mes yeux ! Tuez-les !
Attendez ! Le couteau est trop rapide.
Trop clément !
Prenez mon fils et fouettez-le.
Fouettez-le à mort !
Non ! Non, c'est moi la coupable !
Pas Zarak ! Je suis la coupable !
Zarak !
Éloignez ma femme de mes regards.
Conduisez-la sur la colline de Chamain et jetez-la en bas des rochers.
Assure-toi qu'elle meure.
Non, Haji Khan...
vends-la-moi.
- Tu es venu de loin ? - De La Mecque.
- J'arrive à un mauvais moment. - Je punis un chien.
N'est-ce pas Zarak, ton fils aîné ?
L'aîné de mes ennemis, plutôt.
- Il t'a désobéi ? - Il m'a trahi.
Il a jeté la honte sur mon nom et ma famille.
Tant de honte que tu le bats devant des femmes ?
Beaucoup.
Que ça soit un avertissement. Pour tous.
- Il a le regard d'un aigle. - Ou d'un vautour.
Le vautour festoie sur la mort, mon fils.
Zarak n'attendrait pas que je meure.
- Il pleurerait à tes funérailles. - Je rirai aux siennes !
Il est écrit :
"Celui qui hait sa propre chair devrait regarder dans son âme."
- Je demande la vie pour Zarak. - Non !
Je demande la vie pour l'aîné de tes fils. La vie pour Zarak.
Saint homme,
par déférence pour toi,
mais seulement pour ça, je t'accorde ce que tu demandes.
Détachez-le !
Expulsez-le du village !
Bannissez-le de ma vue !
Je le déclare hors-la-loi !
Hors-la-loi pour moi...
et pour tous mes sujets !
Puisses-tu vivre pour toujours, Saint homme.
Laissez-le passer !
Lapidez-le !
Lapidez-le !
Nous voilà prévenus, mon frère. Notre tour viendra.
Pas si nous rejoignons Zarak.
- Tu as perdu la raison ? - Non, je viens de la retrouver.
- Zarak est hors-la-loi. - Non, il est libre.
Libre d'échapper à la tyrannie de Haji, notre honorable père.
- Reste. - Biri...
Si tu as peur, reste.
A quelle distance sommes-nous de Fort Abbott ?
- 20 miles, je dirais. - Et Ziarat ?
20 miles plus loin.
Pressé de vous mettre au travail ?
Je viens de très loin.
Dégagez-le de la route.
Bon endroit pour une sieste.
Ça suffit comme ça. Laissez-le.
J'ai dit ça suffit ! Remmène ton chameau !
Excusez-moi, Sahib.
Cet animal ne m'a amené que des ennuis.
Hier, j'ai dû payer une amende de 10 roupies.
Il avait mordu un policier.
Je vous plains sincèrement tous les deux.
Enlève-le de là.
Il aime la musique, il a une âme de serpent.
En arrière !
Couchez-vous !
Revenez ! Vous êtes fous !
Revenez !
Sergent, ramenez-les !
Ramenez ces deux hommes !
Nous avons capturé deux hommes de Zarak, mais deux des nôtres ont déserté.
- Vous aviez dit 20 miles d'ici Fort Abbott ? - Pas si loin.
Pas plus de 18.
Jetez tout ça au feu, allez !
Bandes d'idiots !
Il peut y avoir quelque chose d'important là-dedans !
Voilà le Major qui est venu s'occuper de moi personnellement.
Selon ce qu'on m'a dit à Ziarat,
quand le nouveau Major sera là, il n'y aura plus un seul bandit
à au moins 100 miles de la passe de Khyber.
Hélas, hélas, plus de Zarak Khan.
Spécialement, plus de Zarak Khan.
Tu es le premier sur la liste.
J'aime être le premier.
Ça semble impossible.
Tu as dit que Youssuff avait été pris ?
Il n'a pas suivi mes ordres. Il le méritait.
Kasim...
Toi et Biri, allez voir Youssuff.
Dis-lui de tenir sa langue s'il tient à la garder.
Ils vont nous reconnaître, Zarak.
Non, si tu n'as pas ton bel uniforme rouge.
Mais sans nos uniformes, on nous pendra comme déserteurs.
On ne meurt qu'une fois.
Votre grand frère doit encore vous le répéter ?
Après tout, ils ne peuvent que nous pendre.
On ne peut l'être qu'une fois.
Des bandits. Ils ont attaqué le courrier royal.
Si nous laissons Zarak Khan s'en tirer comme ça,
nous encourageons une autre insurrection.
Et vous vous souvenez de la dernière, Colonel ?
- Que trop bien. - Et que feriez-vous avec ce nouvel épisode ?
Je brûlerais le village de son père,
et je punirais un homme chaque jour
aussi longtemps que Zarak Khan est en liberté.
Je vous promets qu'ils nous l'amèneraient d'ici une semaine.
Probablement mort.
- Et pas en un seul morceau. - Je vois.
Ce que nous ne pouvons faire et j'en suis très heureux.
Tant que je suis l'officier des Affaires Politiques ici,
mon devoir est de protéger la population.
Et non de la faire pâtir des crimes de ce bandit de Zarak.
C'est une tâche difficile, je sais.
- Mais la plupart des nôtres le savait en venant ici. - Oui.
Mais nous avons parfois dû revoir nos opinions.
Il faut compter avec les tribus locales, Ingram :
"Quand Allah eut fini de créer le monde,
"il en jeta les débris ici."
Oui, contrairement au Sud où vous avez servi,
c'est une terre cruelle, dure, misérable et primitive.
Retour en plein Moyen Âge, mon cher.
Il faudra vous habituer à une autre façon de penser.
A un autre code moral.
Oui. Vols, pillages, meurtres, viols,
ce que nous autres civilisés d'Occident appelons banditisme,
est un mode de vie, ici.
Le même respect qu'une institution comme...
le commerce, chez nous.
Une seule chose importe :
la face.
La sauver ou la perdre.
En y songeant mieux, j'en ai perdu beaucoup aujourd'hui.
En plus du coche et du courrier.
Oui, un peu.
A propos, lngram...
Vous voyez cette tache sur le billard ?
Oui. Elle a une histoire ?
J'ai parlé d'une insurrection.
Elle a commencé ici.
Deux de nos camarades jouaient, comme nous.
Personne d'autre dans la pièce.
Ils sont entrés par les fenêtres.
Des centaines.
Ils se sont battus, mais on les a mis en pièces.
Et l'insurrection commença à s'étendre.
Elle s'étendit jusqu'à votre ville...
Ziarat.
Et le temps qu'on envoie des troupes en renfort,
toute la ville avait...
DU PREMIER SUR LA LISTE SALUTATIONS
Son permis est en règle.
Je lui retirerai s'il mélange encore de la paille à l'avoine des chevaux.
Caporal, ce sont les déserteurs que nous recherchons.
Zarak, Zarak, qu'avons-nous à faire avec Zarak ?
Sahib Major, la vérité est la vérité.
Si nous mentons, couds-nous dans la peau d'un porc.
Cet homme a déjà avoué.
- Son chef est Zarak Khan. - C'est vrai.
Voici mon jugement :
vous serez chassé de l'armée, 500 roupies d'amende chacun
pour la perte du courrier.
Mais Sahib, nous sommes pauvres, n'avez-vous pas pitié ?
Youssuff, vous êtes condamné à 6 mois de prison au Fort Abbott.
Sergent, prenez une escorte et emmenez-le.
Laissez-moi passer !
Dégagez le passage !
Laissez-moi passer !
- Allez chercher un docteur, vite ! - Sahib !
Venez vite voir !
Ils lui ont coupé la langue.
Quand vous reverrez votre frère, dites-lui...
dites-lui que son temps est compté.
Merci. Prenez les cartons à chapeaux, voulez-vous ?
- Michael ! - Cathy.
Quel bel accueil pour un mari aimant.
- Que fais-tu ici ? - Je pensais te faire une agréable surprise.
Venir ici m'a coûté assez cher.
Sans compter les faux serments et la corruption de fonctionnaires.
Je n'aurais peut-être pas dû te déranger.
Tu n'as pas l'air très enchanté.
Non, je le suis.
Mais je ne veux pas laisser ce bandit de Zarak Khan me chasser du territoire.
Je peux le battre. Et j'y arriverai.
- Même si c'est ma dernière action. - Qu'est-ce donc ? Qui est Zarak Khan ?
Ça a commencé il y a quelques années, quand son père l'a mis hors-la-loi.
Il avait dû ravir une de ses femmes
et pire que ça, deux chameaux et un fusil.
Depuis, il est devenu le bandit n°1 du territoire.
Il nous file entre les doigts. Cet après-midi encore.
Ce qu'on pourrait appeler... un feu follet.
- Un mérin. - Qu'est-ce donc ?
C'est difficile à traduire. C'est comme une sorte de...
de flammes surnaturelles.
Tu vois ? Tu penses déjà comme un natif.
Approche et je vais penser comme un homme.
Je vaux combien de chameaux ?
- Trois. - Trois ?
Ce Zarak devrait apprendre que...
- le mariage est un bien précieux. - Moi aussi, tu veux dire.
Je t'honorerai n'importe où, n'importe quand.
Maintenant...
Ici...
Zarak, on a des nouvelles.
- Quelles nouvelles, frères ? - Notre père... il est mort.
- Mort ? - Mort, Sahib.
Et tu es l'aîné.
Notre village est sans chef.
- Zarak ? - Va-t'en.
Une rose pour ton oreille, Sahib.
Un ami voudrait parler à celui qui est avec toi.
Qui ? Où ?
Je vous emmènerai.
Allons-y, vieil homme.
Il n'y a rien à craindre... Seigneur.
Vieux bouc !
Votre ami vous attend ici.
Tu veux me voir ?
Zarak...
Tu t'es souvenu de moi !
Crois-tu que je pourrai jamais t'oublier ?
Comment as-tu échappé ?
Grâce à Akbar, le marchand.
Il m'a sauvé la vie.
Akbar...
Il a été très gentil.
Il m'a laissé racheter ma liberté.
Tu as un mari ?
- Non. - Bien.
J'aurais dû le tuer.
Nous devrions nous marier, Salma.
- Non, Zarak. - Pourquoi dis-tu non ?
Il est écrit...
"N'épouse pas la femme que ton père a épousée."
C'est la loi, Zarak.
Qu'est-ce que la loi, pour nous ?
Nous ferons nos propres lois.
- Oh, Salma. - Non, Zarak...
Ferme pour la nuit, vieil homme.
Je dois retourner au camp.
N'est-ce pas le bras droit de Zarak ? Le borgne qui ne le quitte jamais ?
Vous avez raison, c'est lui.
Prenez un cheval, suivez-le. Il va sans doute rejoindre Zarak.
Je vais prévenir Ingram, il viendra avec la troupe.
Laissez des jalons, qu'on puisse vous suivre.
Pied à terre. Attendez mon signal.
Le borgne a rejoint le camp.
Zarak doit donc y être.
En tout cas, on n'aura jamais de meilleure occasion.
En avant..
Personne ici.
Zarak nous échappe encore une fois.
Emmenez les prisonniers à Ziarat.
Et brûlez tout ce camp.
Zarak, allez ! Réveille-toi !
- Si, il faut que je le voie ! - Non, personne ne doit le déranger...
C'est une urgence !
Puissant maître, tu es perdu !
Des soldats sur la place du marché... Ils disent que ton camp...
Tes hommes ont été...
Le borgne est prisonnier, avec les survivants...
- C'est ma faute... - Ce n'est pas ta faute.
Mais je sais qui c'est.
Il fera nuit avant d'arriver à "Pesheuar", au train où tu vas.
"Peshawar", ma chère. Si tu veux y arriver. Peshawar.
Je ne crois pas qu'il veuille prendre sa permission.
Attention aux cartons à chapeaux !
Vous ne croyez toujours pas que Zarak est hors d'état de nuire ?
- Il doit rôder dans les parages. Personne ne le sait.
La vie va être bien monotone, chéri, sans ce Zarak Khan.
- Cherchant à nous jouer. - Je commençais à connaître sa manière.
J'allais le jouer comme il nous avait joués, mais en mieux.
J'allais lui tendre un bien joli piège.
Oh, dis-moi. Je meurs d'envie de savoir.
Secret professionnel qui peut encore servir.
Vous, les hommes, devriez vous en remettre aux femmes, pour vos pièges.
Si vous aviez vu comment je l'ai pris.
- Es-tu enfin prêt ? - Pas tout à fait.
Mouchoir ?
- Oui. - Argent ? - Oui.
Beaucoup d'argent ?
Alors "Pesheuar", Peshawar je veux dire, nous voici.
Non !
Pousse-toi !
J'ai un message à envoyer.
PROCÈS DÉPLACÉ À FORT ABBOTT.
REMETTRE LES PRISONNIERS AU SERGENT AVEC UNE COPIE DE CE MESSAGE
Oui, tout semble en règle.
Préparez-les !
Signez ce reçu, Sergent, s'il vous plaît.
Oui, votre Excellence.
Je dois admettre que je suis content d'être débarrassé de ces gredins.
De mauvais prisonniers. Vraiment très mauvais.
Tous des individus déplaisants.
Oui, votre Excellence.
Un coup d'œil suffit pour voir que ce sont d'infâmes porcs.
Je n'ai pas peur de ces chiens !
Et tu es un bon soldat, ça se voit immédiatement.
Et je n'ai pas honte d'avouer que je suis content qu'ils partent.
Surtout avec le départ du Major Ingram.
Et le télégraphe qui ne marche plus.
Vous saviez que Zarak était coupé du monde ?
C'est bien.
Maintenant, je vais vous faire voir comment on traite ces chiens.
Ecoutez bien ceci.
Votre vue me dégoûte !
Porcs !
Je déteste votre odeur !
Si vous me donnez une raison...
Une raison de vous tuer...
ce sera avec grand plaisir.
J'aimerais vous voir tous morts !
Vous avez entendu ?
Souvenez-vous en !
Garde à vous !
Allons-y !
Criminels, porcs, bandits...
égorgeurs, vous devriez tous être décapités !
Criminels, bandits, égorgeurs...
Porcs !
Avancez !
Halte !
Bandits !
Allez, coupez vos fers avec ces limes !
Content que tu sois heureux.
Je suis joyeux aussi.
Si tu ne me demandes pas pourquoi...
je dois te le dire.
Je vais prendre femme.
Tu es fou ?
Qu'est-ce que des hommes comme nous ont à faire de femmes ?
Une femme, c'est une chose, mais... le mariage...
Qui veux-tu prendre pour femme ?
Qui d'autre que Salma ?
Mais il est écrit...
la beauté d'une femme... ne doit pas être partagée.
Qu'est-ce que tu as dit ?
- Qu'est-ce que tu as dit ? - Je n'ai rien dit.
Tu as trop parlé ou pas assez !
Qu'est-ce que tu as dit ?
Pas facile de parler avec tes mains sur ma gorge.
Parle !
Arrêtez !
Zarak, viens.
C'était pour la dernière fois, Zarak.
Tu ne veux plus de moi, maintenant.
Regarde-moi, Zarak.
Je suis la même que tu tenais dans tes bras quand nous étions jeunes.
C'était sage de votre part.
Hassu.
Il m'a terrifiée.
Pendant un moment, j'ai cru... qu'il allait vraiment te tuer.
C'est vrai.
Tu sais quoi ? La prochaine fois, ce sera moins facile.
- Combien d'hommes ? - Une centaine, Sahib. - Ok.
- Allons-y. - On bouge.
- Cachez les fusils ! - Suivez avec les chameaux.
Johnson !
- Couvrez votre uniforme. - Désolé, sir.
- Tu l'as dit à tous ? - Oui, sir.
Ils sont aussi anxieux que vous de prendre Zarak Khan.
Je l'espère bien.
Découvre-toi.
Découvre-toi !
Et bien, Zarak Khan, c'est le moment tant attendu.
Ce devait être la volonté d'Allah.
Et les pillages, les tueries, est-ce la volonté d'Allah ?
Qui sait ?
J'ai beaucoup appris de vous, Zarak.
En voilà la preuve.
Et j'ai beaucoup appris de vous, Major.
Vous m'avez joué le même tour, vous vous rappelez ?
À notre première rencontre.
Mais vous en tirerez plus de bénéfices.
Vous vous trompez. Ils se partageront les 50 000 roupies.
J'espère qu'ils en profiteront, Major.
Arrête !
Épargne-le, mon fils.
Épargne-le.
C'est sa vie ou la mienne, saint homme.
Je demande sa vie, Zarak.
Qui est-ce ?
- Un espion, Ahmad Khan. - Amenez-le ici.
- Un espion ? - Je ne suis pas un espion.
Je suis Zarak Khan.
On m'a parlé de Zarak Khan.
Pourquoi est-il devant moi comme un mendiant, sans même un fusil ?
Où sont tes hommes ? Tes chevaux ?
Tu n'apportes aucun présent.
Livrez-le aux chiens !
Attendez !
Je te laisse me prouver que tu es Zarak Khan.
Tu as un poignard.
Appelez Mahmud !
Salutations, cousin.
Là, Fort Abbott. À 30 miles, Ziarat.
Riche, regorgeant de trésors.
- Mais bien gardée. - Seulement quelques soldats.
Et les troupes de Fort Abbott ?
C'est là que j'interviens.
Tu prends 1 000 hommes.
Tu m'en donnes 500.
Je contiens Fort Abbott...
pendant que tu vas à Ziarat.
Je contiens le Fort jusqu'à ce que tu aies franchi la frontière.
Tu pourrais faire ça ?
Je peux le faire.
Je me demande...
Je connais mes montagnes.
Mais les plus sûrs de mes guides ne pourraient me conduire.
Je pourrais être tes yeux.
Comment savoir si tu ne veux pas me vendre aux anglais ?
Je suis entre tes mains, cousin.
Ma tête est mise à prix 50 000 roupies.
Tu peux me livrer quand tu veux...
pour être pendu.
Et si ta chance... est toujours contre toi ?
Qui sait ce qui est écrit ?
Qui sait, en effet...
Cousin...
nous marchons contre les Anglais.
Nous sommes à peu près là.
Nous devrions être arrivés dans les 24 heures.
Oui, je sais.
Ne suis-je pas Ahmad Khan, la fontaine de science ?
Le fléau d'Allah ?
Si c'est ta volonté, fléau d'Allah,
je pars à l'instant pour trouver le meilleur itinéraire vers Ziarat.
Va !
Puisses-tu ne jamais vieillir, cousin.
Et toi, rester toujours jeune.
Bonne année, chérie.
Bonne année !
Joyeuse année !
Allons, mesdames messieurs, reculez, restez calme.
Continuez à danser.
Qu'est-ce que c'est ?
JE SUIS REVENU. J'ATTAQUE FORT ABBOTT À L'AUBE APRÈS-DEMAIN. ZARAK KHAN.
- As-tu trouvé le meilleur chemin pour Ziarat ? - Oui.
Nous sommes à peu près à mi-chemin.
Etablis le campement ce soir derrière cette montagne.
Demain matin, franchis-la et Ziarat sera à tes pieds.
Fort Abbott se trouve au nord.
Je te confie la moitié de mes hommes.
Sois prudent.
Puissé-je les commander un centième de fois aussi habilement que toi.
Si tu réussis...
la centième partie du trésor sera à toi.
Vis éternellement, généreux homme.
Mène-les bien.
Puisses-tu ne jamais vieillir, cousin.
Feu !
Ils vont donner dans notre piège.
Prêts ?
Debout ! Feu !
En avant !
A la charge !
En avant !
Un message urgent. Ziarat est attaqué par Zarak.
Vite... vite ! Venez !
Ouvre ce coffre, donne-moi l'argent et tu vivras.
Allez !
Laissez-la tranquille !
Prenez-le.
Ça peut vous être utile.
Vous m'aviez dit de brûler le village de son père et de punir ses hommes.
J'aurais dû vous écouter.
Le seul moyen d'attraper Zarak.
Il n'est pas trop tard.
Nous allons au village de Haji maintenant.
Les Sahib nous honorent par leur présence.
Mais pourquoi amener la troupe pour visiter un paisible village ?
- Où est votre frère ? - Nous l'ignorons, sir.
Se cacherait-il dans son propre village ?
Nous le découvrirons bientôt. Place !
Fouillez les maisons !
Fouillez tout le village !
- Quelque chose ? - Rien jusque là.
Je suis sûr qu'il n'est pas dans le village.
Continuez à chercher. Il doit bien être quelque part.
Sahib ! Sahib Ingram.
Un moment, s'il vous plaît.
Si Zarak venait...
- et nous forçait à le cacher... - Avec l'argent volé...
le Sahib pourrait-il nous assurer que nous ne serions pas jugés ?
Je promets l'impunité totale.
Et la récompense, Sahib ?
Elle est à vous.
Et qui nous protégera de Zarak ?
La pendaison fera l'affaire.
Où est-il ?
Nous n'avons pas dit qu'il était venu, Sahib.
- Juste que s'il venait... - Ecoute-moi, toi...
- Il est notre frère, Sahib. - C'est un assassin !
Tout ce que tu voudras, Sahib.
Nous savons, c'est notre devoir envers le Gouvernement, mais...
comme Kasim l'a dit...
ce n'est pas chose facile.
Il est de notre chair, de notre sang.
Les anglais feraient-ils honneur à notre aide
en effaçant nos impôts en retard ?
Nous n'honorons pas nos informateurs.
C'est un marché que nous faisons, il est assez sale comme ça.
Vous le vendez, nous l'achetons, c'est tout.
- Décidez-vous ou nous le trouverons nous-mêmes. - Sahib...
Il est dans le puits.
Vous deux, venez ici !
Zarak, remontez ou nous ouvrons le feu !
Vous deux, et vous deux, tirez là-dedans !
Prêts ? Feu !
En joue ! Feu !
Laissez-aller.
J'ai l'argent, mais Zarak Khan a disparu.
Du sang, je pense.
Il a dû être touché.
Mes hommes occupent le terrain.
Je crois que l'aurons, cette fois.
C'est à voir.
Que veux-tu ?
J'ai gardé ça pour me rappeler combien je te hais.
Tiens.
Zarak !
Je suis allée au marché prendre ces fruits moi-même.
C'est aussi la pleine saison des mûres.
Lia va en faire en gâteau pour toi.
Zarak n'est pas content de moi ?
Je vais à Ziarat.
Pourquoi ?
Pour me rendre.
Personne ne sait.
Personne ne sait, Zarak.
Je sais.
Mais si tu y retournes, ils te pendront !
Même ça ne suffirait pas pour me punir de ce que j'ai fait.
N'y retournes pas.
Pour moi, ne pars pas.
Si tu meurs...
ma vie finira avec la tienne.
Nous irons là où tu oublieras.
Je ne peux oublier que j'ai tué un saint homme.
Mais si, tu y arriveras, je te le promets !
Ne t'en va pas, Zarak !
Je t'en prie, ne pars pas.
Zarak !
Seul et sans armes, il doit être fou pour venir se rendre ainsi.
Même s'ils le mettent en prison, l'endroit n'est pas sûr pour nous.
Je connais un endroit sûr.
Viens.
Zarak... Zarak !
Préviens les autres.
- Conduisez-nous à votre chef. - Des nouvelles urgentes.
Alors ?
Nous venons en amis, Ahmad Khan.
- Avec des nouvelles de Zarak. - Où est Zarak ?
Notre frère s'est rendu aux Anglais.
Il est à la prison de Ziarat.
Mais bientôt, ils l'emmèneront au Fort Abbott.
- Il est sans doute déjà en chemin. - Et nous aussi !
A cheval !
Levons le camp immédiatement et plaçons-nous en embuscade.
Nous allons les surprendre avec nos mortiers.
Très bien, Larkin.
Prenez une escorte aussi forte que possible.
Il ne m'inspire guère confiance... On se retrouve là-bas.
J'ignore ce que vous préparez,
quel piège vous nous tendez,
mais je chevaucherai derrière vous.
Je n'hésiterai pas.
Emmenez-le, Sergent.
- Zarak est parmi les morts ? - Non.
Alors il s'est échappé.
Mais nous avons Ingram.
Hissez-le sur un cheval !
Qu'avez-vous fait d'Ingram ?
Il est encore vivant. Venez avec moi.
Les pourceaux !
Pourquoi n'en finissent-ils pas ?
Ça ne finira que lorsqu'Ahmad lui-même prendra le sabre.
Qu'attendez-vous ?
Pourquoi ne pas intervenir ?
A quoi ça servira ?
Mais si vous prenez un cheval, vous saurez lui amener de l'aide.
Qu'est-ce que c'est ?
Je vais tâcher de les retarder, mais partez tout de suite.
Comment les retarderez-vous ?
Je ne sais pas.
Mais je m'arrangerai, de toute façon.
Écoutez, je ne sais pas ce que vous projetez,
- mais je ne peux rien faire d'autre. - Dépêchez-vous !
Salutations, cousin.
Allah a été bon avec moi de t'envoyer ici.
Pendez-le !
Et enterrez-le les pieds tournés vers La Mecque.
Avant que tu ne me tues, cousin,
veux-tu m'accorder une faveur ?
Laisse-moi montrer à ce Major anglais... comment mourir.
Je t'accorde ton souhait.
La pendaison est trop rapide.
Elle est pour les faibles.
Mon père m'avait condamné un jour à être fouetté à mort.
Il a essayé, cousin.
Mais il a échoué.
Nous n'échouerons pas.
Biri, Kasim.
Vous allez accomplir la volonté de votre père.
Non, qu'un autre le fouette.
- Nous sommes ses frères. - Qui sont ces menteurs ?
Je n'ai pas de frères.
Il n'a pas de frères.
Apportez-leur les fouets !
Prends-le.
Et si l'un de vous lâche le fouet avant qu'il ne soit mort...
il partira libre.
Et vous prendrez sa place.
Major.
Oui ?
Nous nous sommes affrontés rudement.
Oui, Zarak Khan.
C'est vrai.
Zarak Khan...
Zarak Khan...
Coupez ses liens et qu'ils prennent sa place.
Zarak Khan...
Repose en paix.
Un jour, il faudra que je revienne ici, juste pour...
mettre une épitaphe.
Savez-vous qu'il est écrit...
"Celui qui a sauvé une vie,
"sera considéré comme s'il avait sauvé... toute l'humanité."
Il n'est pas de plus grand cœur
que celui qui a donné sa vie pour ses amis.
Ses amis ?
Il nous haïssait.
Je rends hommage à sa grande bravoure,
mais ce qu'il a fait était un dernier geste de mépris envers nous.
- Il nous a haï jusqu'au bout. - Peut-être bien...
mais il est vrai qu'il n'est pas de plus grande âme...
que celui qui a donné sa vie...
pour son ennemi.
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