All language subtitles for El.Reino.2018.COMPLETE.FR.BLURAY-MRB.Fr

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Original subtitles

Carlos, c'est le mien ?

Tout � fait, don Manuel.

Et voici vos gambas rouges !

Il �tait temps !

C'est l'invention de l'ann�e.

100 % tactile.

Hyper intuitif.

Je peux pas, je dois me faire op�rer.

Quoi ?

- Quel nom ? - Amadeus.

Op�rer de quoi ?

J'ai rien, t'inqui�te.

Tu peux le dire. Des v�g�tations !

Des v�g�tations, mon �il.

Entre autres,

j'ai des v�g�tations.

Tu vas te faire op�rer, cette fois, des v�g�tations.

La Se�ora a des v�g�tations !

Se�ora !

Tu viens au bapt�me de l'Amadeus !

- C'est quand ? - Quand Cabrera rentre de Suisse.

De Chine !

Je le croyais en Suisse.

La Suisse, c'�tait Paco.

- Alors, la neige ? - Super.

Je dois te parler.

Non, raconte tes vacances, Rafael.

Note pour Jean-Baptiste.

- Allez ! - Attends.

Arr�te, sois pas malpoli.

T'es � table !

Le petit carnet !

Passe-le-moi.

On dirait un missel.

Jos� Luis.

La Se�ora perd la m�moire, il faut noter tout de suite.

Je contr�le les comptes de la Se�ora !

La Se�ora vous emmerde !

Vous allez voir, vous, avec vos conneries.

- Note-le. - D'accord.

Voyons voir.

Mes vacances...

Paco, c'est not�.

- Version courte ou longue ? - Courte !

La courte.

Mes vacances : �les Cies,

intoxication �thylique de Luci, appel au charg� du Tourisme.

Foutues, les vacances !

Le charg� du Tourisme ?

Pour l'h�lico qui a emmen� Luci � l'hosto.

Merci, Susana.

Cette petite va me ruiner.

Tel p�re, telle fille.

C'est ce que dit ma femme.

Attention, la chef !

Monte le son.

... je vous pr�sente Rodrigo Alvarado,

notre sous-secr�taire g�n�ral.

Un homme qui nous aidera � mener le pays encore plus loin.

Elle pr�sente le blanc-bec. T'es jaloux, Paco ?

Tu parles ! Elle le d�teste.

Je sais que ce sera difficile, mais �videmment,

je r�soudrai les probl�mes...

Tu l'imites ?

Lui ou elle ?

Laisse-la, la pauvre.

Lui, D'Artagnan.

D'accord.

Vas-y, Manu !

Il me manque 50 cm.

Riez pas, salauds.

Je suis Alvarado.

Je suis jeune, je m'impose.

Je ressemble � Dolph Lundgren.

Ma devise :

tol�rance z�ro pour la corruption.

Je suis un combattant-n� de la corruption.

Vous �tes une bande de gangsters.

Quel clown, ce type.

Un clown qui a plein d'amis.

Jos� Luis,

c'est la quatri�me.

Il a beaucoup d'amis au Haut Tribunal.

Vous devriez la mettre en veilleuse.

Jos� Luis, pr�sident !

Ne pars pas !

�a a �t�, tes vacances ?

Oui, tr�s bien.

Et vous ?

Tranquilles au spa.

C'�tait bien.

Je vais lancer mon plan.

Quand ?

Pas demain ni apr�s-demain,

mais bient�t.

Mais...

il s'est pass� quelque chose ?

Autant prendre le contr�le maintenant.

On avait dit dans quatre ans.

Tout risque de s'acc�l�rer.

Que dit Madrid ?

Rien � foutre de Madrid.

T'as plus envie ?

Bien s�r que si, c'est un honneur.

C'est pas un honneur, c'est prendre mon poste.

Il faut que ce soit toi.

Toi non plus, t'as peur de rien, m�me pas de Madrid.

Pour l'instant, seule In�s peut �tre au courant.

D'accord ?

Tu me rends tr�s heureux.

Tu le sais, pas vrai ?

Merci.

- Tu changes jamais d'avis ? - Si, souvent.

Mais jamais au boulot.

Je t'ai tout dit au t�l�phone, d�sol�e.

Lourdes, j'ai un planning charg�.

Je suis d�bord�e.

Moi, encore plus.

Fr�as voulait rappliquer quand il a su pour toi.

Je l'ai retenu.

On se conna�t depuis quand ?

Depuis longtemps.

Quand on �tait dans l'opposition, on vous a aid�s, non ?

Bien s�r. Je t'appr�cie, Manuel.

Alors pourquoi tu refuses, maintenant ?

�a suffit, Manuel.

Tu crois pas ?

Tu comprends pas.

Soit tu le fais, soit on s'en charge, point barre.

Je vois qu'une chose, si tu as trop d'�tats d'�me,

tu laisses ta place et on te remplace.

- Tu me laisses pas le choix. - Tu as d�j� choisi.

Tu as choisi il y a longtemps.

Je te rappelle tout ce qui s'est d�j� pass� ?

S'il te pla�t.

Sois responsable.

Il y a du monde ?

C'est presque plein.

Par l�, Manuel.

Bonjour.

Bonjour, Rosa.

�a va, Manuel ?

- Ravi de te voir. - Moi aussi.

�a va ?

Bonjour. �a va ?

Je te d�range ?

Je revoyais mes notes.

Tout va bien ?

Beaucoup de travail, mais �a va.

Tu n'es pas encore pass�e ?

On m'a dit d'attendre.

- Tu es venue de Madrid ? - Oui.

Je vais rater le dernier train.

- Tu devais passer avant moi. - Normalement.

Mais comme tu venais, on m'a dit d'attendre.

Je d�teste attendre.

Comment va Enric ?

Enric ?

�a va.

- C'est dur, ce qu'on lui a fait. - Oui.

Faut faire gaffe � ce qu'on dit.

Pas si on dit la v�rit�. Du moins dans mon m�tier.

Il reviendra en premi�re ligne.

S�rement.

- Passe-lui le bonjour. - D'accord.

Tout va bien pour toi. F�licitations.

Tu fais du bon travail.

M�me si tu dois cavaler de ville en ville.

Tu es la meilleure de la matinale.

Merci beaucoup.

Tu m'aimes pas ?

Tu me vois comme un ennemi ?

Je r�ponds � quoi, d'abord ?

M. L�pez-Vidal.

Vous me suivez ?

Non, elle d'abord. J'ai mes notes � revoir.

Pas la peine.

Comme vous �tiez press�, on a chang� le...

Finalement, �a va. Qu'elle passe.

Ce n'est pas la peine.

Vous �tes s�r ?

J'insiste, elle d'abord.

D'accord.

Allons-y, Amaia.

- Je t'en prie. - Merci.

Du coup, je te verrai demain matin.

S�rement.

On continue ?

D'accord.

Manu.

Quelqu'un essaie de te joindre.

FRANCISCO CASTILLO ARR�T�

Tout a �clat� quand un de ses comptes en Suisse

a �t� aliment� ce mois d'ao�t.

Le sous-secr�taire r�gional pourrait �tre impliqu�

dans une affaire de favoritisme.

Le sous-secr�taire Francisco Castillo vient d'�tre arr�t�

dans un moment difficile pour le parti.

� Madrid, on pr�ne la r�novation et la transparence

en recrutant M. Alvarado, ancien juge au Haut Tribunal.

Je vous appelle plus tard.

C'est grave ?

Je sais pas.

Je dois m'inqui�ter ?

Nous nous effor�ons par tous les moyens

de mettre fin � cela.

D�s maintenant.

Bonjour, Manuel.

On ma�trise ?

- Tu vois pas ? - S�r ?

- L'autre aussi ? - Oui, l�che-moi.

Il restera rien ?

- Rien de rien ! - Salut.

Bonjour, Tere. �a doit �tre la folie.

Je suis bombard�e d'appels.

Tu peux y aller.

T'es s�r ?

Je repasse apr�s ?

J'en ai ras le cul !

D'accord.

C'est comme �a, que veux-tu ?

- �a me fait chier aussi. - Pourquoi non ?

Tu sais tr�s bien pourquoi.

Il faut agir, merde !

Ton poulain a d�conn�.

Faut voir ce qu'on fait avec lui. Le reste, c'est non.

Oui, au revoir !

Qu'est-ce qu'elle cause !

Comment tu vas ?

Je suis inquiet.

T'as vu. Qu'en dis-tu ?

C'est gal�re.

- Paco d�conne. - On fait quoi ?

Je vais aller voir les quatre types.

- Qui ? - Ceux de la derni�re embrouille.

Pourquoi ?

Ne fais rien.

On se couvre par rapport � Paco.

Pour une fois, tu ob�is, tu restes tranquille.

�coute bien.

Allez-y mollo avec Cabrera.

Il faut faire attention.

D'accord. Mais tu sais comment il est.

C'est-�-dire ?

Il se plaint, il dit qu'on les prend de haut.

- Qui ? - Lui, les chefs d'entreprise.

Et alors ?

- �a l'�nerve, on va le perdre. - Rien � foutre !

Le parti compte plus qu'un rapace, non ?

� son retour de Chine, je lui parlerai.

Tout est clair ?

Allez, va faire bonne figure.

Plut�t � mon bureau, j'ai un d�jeuner.

Tr�s bien.

C'est quand m�me pas difficile !

Il manque les chaises.

Manuel, dans mes bras !

Gallardo.

Du nouveau ?

- On peut parler ? - Bien s�r.

On s'assoit. Sergio !

Une noisette.

Alors ?

Un petit jus ?

Frais, d�licieux.

Sergio, un petit jus frais aussi !

T'aimes causer.

Ce que j'aime, c'est que t'ailles bien.

Alors, pas un mot au sujet de Paco, le temps que �a se tasse.

Compris ?

- Je suis une tombe. - Mon cul, oui !

Quand c'est s�rieux.

M�me sous l'eau, tu la fermes pas.

Et le jus ?

- Le jus ! - Tout de suite.

Quel naze !

Pour Paco, je suis pr�t � tout.

Motus, t'as compris ?

S�r ?

Tr�s bien.

- J'y vais. - C'est vrai ?

Et le jus ?

� samedi, sur l'Amadeus !

- Il nous parlera de la Chine. - Oui.

Je crois que dans deux mois, tout rentrera dans l'ordre, d'accord ?

- T'inqui�te pas, Pareja. - Je m'inqui�te pas.

Tu flippes, regarde-toi.

Ressaisis-toi.

Si personne parle, il arrivera rien � Paco.

Arr�te de faire cette tronche.

Qu'est-ce qu'il y a ? C'est � cause de ta femme ?

C'est que je suis hyper...

C'est bon.

D�tends-toi, �a va aller.

- Quoi ? - Et le reste ?

- C'est-�-dire ? - Tout le reste.

Oublie. Le dossier Persika ?

- On ma�trise. - T'es tr�s s�r de toi.

Tu sais quelque chose ?

- On va nous coincer. - N'importe quoi !

Si tu fais cette t�te, c'est s�r.

Juan Ignacio m'a dit qu'on n'avait pas � s'en faire.

On a d�jeun� ensemble.

Je lui ai dit :

"Arr�te ce qu'il faut arr�ter, vire qui il faut virer

"et on n'en parle plus."

T'as compris ?

� Paco ! J'esp�re que ce n'est rien.

C'est certain.

T'en es s�r ?

S�r et certain, Susi.

D'accord.

Si tu dis que tout va bien, je suis rassur�e.

T'en fais pas.

Tant mieux, j'ai trop d'ennuis.

Raconte.

- Le petit se drogue. - Guille ?

La bonne a trouv� de la drogue dans ses poches.

Putain !

Avec Nati, vous �tes chanceux.

C'est pas une sainte.

Elle a la t�te sur les �paules.

Pas tout le temps.

Je suis � bout.

Susi, je suis l�.

Je le sais, merci.

- Bienvenue. - J'avais h�te de rentrer.

Personne m'a dit que c'�tait le bordel l�-bas !

C'�tait nul ?

Des porcs ! Ils crachent sans arr�t.

� table, ils te rotent � la gueule.

- Pour eux, c'est poli. - Tu parles !

T'as envie de vomir la merde que t'as bouff�e.

Ils bouffent de la merde.

Et �a schlingue.

Pas �tonnant, �a grouille de Chinetoques !

L'oseille, ils en raffolent.

Ces encul�s te surveillent.

Te surveiller, toi ?

T'es con ou quoi ?

Tu me crois pas ? J'invente rien.

Si, je te crois. Viens.

On va l� ! J'invente rien.

Un Martin Miller's. Le tonic � part.

Un Yamazaki. Un gla�on.

�a a �t�, sinon ?

Pour moi, �a a �t� d'enfer. Vraiment d'enfer.

Pour toi aussi.

Putain, Cabrera !

C'est No�l.

- D'o� tu sors �a ? - C'est du beau.

Tu m'�tonnes que c'est du beau.

Imb�cile.

On se voit samedi ?

La Se�ora vient pas, il a des v�g�tations ?

Bermejo ? Tu parles, il sera l�.

Vous allez voir mon joujou !

Alors, raconte.

Paco.

C'est gal�re avec lui.

On la ferme tous.

Alors...

Tr�s bien. C'est bon.

Il filme super bien, ce portable !

Quelle beaut� !

Capitaine, comment �a se passe ?

Alors, ce vent ?

On a le vent en poupe.

Toutes voiles dehors !

C'est toi, le chef, mon salaud !

Gallardo, �a va ?

Nous avons l�-bas

ma princesse des mers du sud.

Luc�a, ma fille !

Dis-moi quelque chose.

Me filme pas, papa !

Elle a la gueule de bois.

C'est dur, la vie !

Comment �a va ?

Regardez-moi �a !

Regardez-moi ces sir�nes !

�a va ?

Comme des reines.

C'est normal.

Celui qui est l� comme un vrai pacha, comme un roi,

c'est Paco, notre Paquito !

Mieux qu'en taule, hein ?

Quel enfoir�, celui-l� !

�a rend bien ?

Une d�finition de 2 m�gapixels.

On voit super bien, In�s. La technologie !

Je vous enverrai le lien par mail.

Fais gaffe, �a co�te un bras.

Je l'�teins comment ?

Appuie l�.

- Il t'en a parl� ? - Non, il se d�file.

Il m'�vite. Fini le bon plan.

Il parle qu'� la Ceballos et � Alvarado.

Celle-l�, c'est pareil.

Elle ignore mes appels. On existe quand �a l'arrange.

�a t'�tonne ? T'es pas un d�butant.

Alors, les tourtereaux ?

Les m�dias commencent � se lasser. Pour l'autre truc, t'es blind�.

T'en fais pas.

Sans toi, ce serait la taule.

Alors, vous en dites quoi ?

De quoi ?

La descente chez les Teixeiro. C'est qui, d'apr�s vous ?

- La Guardia civil. - Bien s�r.

Mais qui a balanc� ?

Raconte.

- Le nouveau. - Le nouveau quoi ?

Le nouvel homme de main.

Pour la descente ?

Ce type sait tout faire.

Il trouve tout, il fait du bon boulot.

Un v�ritable orf�vre.

Tu le connais ?

Je suis pas un bleu.

Loin de l� !

Tu devais pas �tre ministre ?

- On fait antichambre pour me voir. - Et comment !

Justement, on monte signer les papiers pour te voir ?

Oui, venez !

Maintenant ?

On va l'�couter.

Il arrive !

C'est quoi ?

C'est pas moi, c'est eux.

Vous faites fort.

Regarde �a.

C'est quoi ?

Vous exag�rez !

Gallardo, musique !

Beaut� !

Monte le son, ici on g�ne pas les voisins !

Elle est superbe !

Manuel ?

- C'est Jacobo. - Bonsoir.

Il est tard, mais il fallait te pr�venir.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Rien de bon.

- Raconte. - Demain, c'est ton tour.

Enfin, apr�s-demain, mardi.

Qu'est-ce qui s'est pass� ?

Des enregistrements.

Li�s � Paco ?

J'en sais pas plus.

- C'est li� ou non ? - J'en sais rien.

- Tu sais quoi ? - Qu'ils sont r�cents.

C'est qui ?

Je sais pas.

Fais pas chier.

- Je devrais pas t'appeler. - Je sais.

Tu seras pay� comme d'hab. Tu penses � qui ?

C'est un proche.

Quelqu'un a gaff� ou a trop caus�.

J'en sais pas plus. Je raccroche. Bonne chance.

Vous avez joint Roberto Gallardo...

Don Manuel !

Qu'elle parte, on doit parler.

Fais-la partir !

Lorena, va prendre une douche.

Va dans la salle de bains.

Vas-y !

- Quoi ? - T'as trop parl�.

J'esp�re que c'est pas voulu.

� qui t'en as parl� ?

Bordel, je te l'avais dit ! Oui ou non ?

Calme-toi.

� qui ?

� personne, je t'assure.

Tu m'avais dit de rien dire.

- R�fl�chis. - Oui.

� personne, je te dis.

Je t'�coute toujours.

Pas de l�che !

Pourquoi j'aurais caft� ?

Si tu tombes, je tombe.

Toi et ta grande gueule !

R�fl�chis � qui t'as parl� et de quoi, ce mois-ci.

Chaque personne, elle comprise.

Tu me diras.

Nous sommes d�sol�s, le num�ro...

- Salut, Manuel. - Cabrera.

- T'as une minute ? - Deux, m�me.

Je sais que c'est pas toi, mais t'as parl� de notre truc ?

Qu'avec toi.

- T'en es s�re ? - S�re et certaine.

- Ni avant ni apr�s ? - Jamais, je te dis.

Gros bisou. Appelle-moi quand tu veux.

Je te laisse. Bisou.

Qu'est-ce que tu fais l� ?

2 min pour tes sarcasmes, apr�s on parle.

- 2 min, �a suffit pas. - Tant mieux. C'est qui ?

Tu verras �a demain, comme tout le monde.

Pourquoi il rit, lui ?

Parce que tu d�barques sans �tre invit�.

Tu sais qui je suis. �vite-toi des ennuis.

Stoppe tout.

Je suis le premier � �tre surpris.

Soit t'as �nerv� quelqu'un,

soit t'�tais au mauvais endroit

au mauvais moment.

D�cale de 2 jours.

Je peux m�me pas d�caler d'une minute.

Et tu me gonfles.

T'auras de mes nouvelles. Encul� !

Quand tu veux !

Bravo, la star !

On en parlera. Celui qui sait et moi.

La personne que vous voulez joindre n'est pas disponible.

Alors, Pareja ?

Tu veux plus me parler ?

Je le raccompagne.

Il peut monter seul.

Qu'il monte seul !

- Comment tu l'as su ? - �a te regarde pas.

Si. J'ai deux enfants.

Je vois pas le rapport.

- T'en as un, l� ? - Tu d�lires, j'ai rien !

Comment tu peux me faire �a ?

R�ponds-moi.

Je suis d�sol�.

Pour qui ?

- Pour qui ? - La Guardia civil.

Depuis quand ?

- Deux mois, � peine. - Connard !

- Tu seras inculp�. - Pour ce que j'ai fait.

- T'es un l�che. - J'en avais marre.

Marre de quoi ?

De quoi ?

- De mener la belle vie ? - Tais-toi !

Connard !

De t'enrichir sans te bouger le cul ?

Que ta famille m�ne la belle vie ? Tu crois quoi ?

Je voulais regarder mes enfants en face et dormir tranquille.

Tu m'en veux � cause de ta part dans Persika.

T'en voulais davantage !

Tu vas pouvoir regarder tes enfants en face ?

Quand ils apprendront que t'as fait coffrer tes amis

� cause du fric !

Tu vas o� ?

Ils ont quoi ?

Ils me disent rien.

Tu leur as fourni quoi ?

Ce que vous avez dit aux restos, je sais pas trop.

Ils ont beaucoup ou peu d'infos ?

Ils ont notre conversation dans ton bureau, y avait pas de bruit.

- Tu d�connes. - Je suis vraiment d�sol�.

C'est pas contre toi.

Manu, �coute-moi.

Jos� Luis Fr�as, laissez un message.

Jos� Luis, rappelle-moi. C'est important.

L�PEZ-VIDAL M�L� � UNE AFFAIRE DE CORRUPTION

�a commence.

Des cons�quences graves pour le parti r�sulteraient de l'enregistrement

de cette conversation entre un cadre r�gional du parti,

le sous-secr�taire Manuel L�pez-Vidal,

et un conseiller municipal rest� anonyme.

�coutez.

- Et le reste ? - Oublie. Le dossier Persika ?

On ma�trise.

- On va nous coincer. - N'importe quoi !

J'ai dit � Juan Ignacio :

"Arr�te ce qu'il faut arr�ter, vire qui il faut virer."

On paie, point.

Comme d'habitude.

Requalifications de terrains et vols de subventions de l'UE

de plusieurs centaines de milliers d'euros.

Le sous-secr�taire devra r�pondre de cela

dans le cadre de l'affaire "Amadeus".

La police l'avait � l'�il depuis des mois.

Les salauds.

Dor�navant, tu me racontes tout.

Je veux tout savoir et participer � tout.

Encaisse, Jos�.

Tout de suite, chef.

On m'attend � Milan.

Pourquoi vous faites de la politique ?

Francisco ?

Manuel ?

Messieurs ?

Comment �a ?

Qu'attendiez-vous de la politique ?

Faites vite, on est venus expr�s de Madrid.

Je comprends pas la question.

Qu'attends-tu de la vie, Manuel ?

Tu comprends, maintenant ?

Pareil...

que tout le monde.

Le bonheur de ma famille, le mien,

la r�ussite...

Tr�s bien. Vous avez tout foutu en l'air !

Fallait nous dire ce qu'il vous manquait.

Le parti vous bichonne, il vous aurait tout donn�,

Francisco, Manuel.

Et avec plaisir.

Mais �a,

c'est une honte !

Pour le parti, les �lecteurs et le pays.

On leur sert sur un plateau

des preuves incontestables.

Ta magouille va jusqu'o� ?

C'est local. Aucun rapport avec Madrid.

Paco. Et toi avec la Suisse ?

C'est local aussi. C'�tait...

avec les ordures.

C'�tait quand ?

�a a commenc� en 2003.

Attends.

En 2003, tu �tais...

� la politique territoriale.

- C'�tait avec la mairie ? - Bien s�r.

Avec l'Urbanisme.

Qui g�rait le service en 2003 ?

� la mairie ?

�videmment, Paco !

� quoi tu joues ?

O� veux-tu en venir ?

T'y �tais bien.

Oui, mais pas tout seul.

Voil�.

Tu veux quoi ?

Tu veux me tra�ner dans la boue.

Calme-toi.

Tu te calmes.

S'il te pla�t.

�a change compl�tement la donne,

du tout au tout,

de passer d'une brebis galeuse � une bande organis�e.

L'an prochain, il y a des �lections, tu comprends �a ?

�videmment.

Paco.

Ton nom est sali.

On fait quoi de toi ?

Il devra rembourser.

Bien s�r.

Manuel, tu es vir�.

- Moi ? - Tu es vir�.

Et avant de partir, tu vas t'expliquer en public.

On t'a chop�, tu dois assumer.

On nous a chop�s.

On t'a chop�, tu dois assumer.

Ils vont creuser davantage pour avoir notre peau

� cause de gens comme toi.

Il faut que tu sois transparent.

Tu en es capable ?

Le parti passe avant toi.

- Tu comprends ? - Oui, bordel !

Dans ce cas, change d'attitude.

La politique, ce n'est pas ce que tu fais.

Il faut �tre � la hauteur et, manifestement...

tu ne l'es pas.

Alors ? Comment tu vois la chose ?

- Mal, franchement. - T'en fais pas.

C'�tait une mascarade pour ce con d'Alvarado.

On n'aurait pas dit. Tout le parti �tait l�.

T'as la trouille ?

- Rassure-moi, alors. - Tu vas devoir en chier.

Oui, un max.

Et si la merde continue � sortir ?

On tient bon.

La grosse merde, je veux dire.

Persika ?

Persika explosera pas, impossible.

Malgr� ta bourde.

- J'ignorais qu'il enregistrait. - �a explosera pas !

Crois-moi.

Ce serait un sale coup.

Donc, non.

Maintenant, tu files doux. Tu t'�crases et t'attends.

Sois plus claire, je te suis pas.

Plus claire que �a ? T'es sourd ?

Je porte le chapeau pour tout le monde. M�me Paco.

Encore jaloux.

Paco, c'est diff�rent. On le blanchit et c'est bon.

Le fils de pute !

Y a une chose que je dois te dire, calme-toi.

J'�coute.

Un poste libre � Washington. Le r�ve.

Frias le sait ?

Il y a de bonnes facs pour ta fille.

Oui, il le sait.

- Il en dit quoi ? - Rien, c'est moi qui d�cide.

J'en reviens pas que tu me fasses �a.

Pour blanchir ton poulain, tu bousilles ma vie ?

Tu deviens con ?

Me casse pas les couilles.

Je te sauve le cul.

Tu pr�f�res... ?

Je me barre. On se tient au courant.

Il est all� o� ?

Il est d�bord�.

Il est o�, bordel ?

Appelle-le, je sais pas quoi te dire.

Donne-moi �a !

Rends-moi cet agenda.

Excusez-moi, on en reparle apr�s.

- �a va ? - Oui.

Jos� Luis est l� ?

Il vient de partir.

Comment tu vas ?

- Ne me fais pas peur. - Je vais bien.

Je viens � cause de Jos� Luis.

Je pensais qu'il gardait �a pour lui.

Tu le connais.

- On monte ? - D'accord.

Bonjour.

- Que fais-tu l� ? - Tu as une minute ?

Excusez-nous.

Je vous prie de m'excuser.

J'ai essay� de t'appeler.

Quand on d�croche pas, �a veut dire quoi ?

M. Fr�as, c'est � vous.

Vous me suivez ?

- Me suis pas. - On va d�ner apr�s.

- Je peux pas. - Tu veux pas ?

C'est pas l'endroit.

On peut tous tomber, tu le sais ?

Je sais plein de choses qui te d�passent.

Si je d�croche pas, tu la fermes.

Si je t'ignore, tu t'�crases.

J'ai mieux � faire que de r�pondre � tes questions.

Bonjour.

Dans le monde de l'entreprise, parler est tr�s facile.

Dire qu'on va �tre coh�rents, transparents

et responsables.

Bonsoir.

TR�SORERIE Rafael Bermejo

Ma s�ur le sait pas.

Appelle-la avant qu'elle l'apprenne aux infos.

Un an qu'ils vous ont � l'�il. C'est un gros dossier.

- Quel juge ? - La juge Costa.

- Et le procureur ? - Il r�pond pas.

Tu iras le voir chez lui.

On ignore s'il y aura proc�s.

Je pr�f�re me pr�parer.

Bien, il faudra faire deux choses.

Ton p�re, je r�ponds.

Lesquelles ?

D�placer l'argent et effacer les preuves.

Avec �a, �a ira.

Bermejo a d� se charger de l'argent.

Tu as confiance ?

J'ai pass� la nuit au si�ge. Regarde.

Tout Persika est l�.

Si on m'arr�te, je les fais tous tomber.

C'est peut-�tre pas une bonne id�e.

Comme on dit :

"Avant tes ennemis, m�fie-toi de tes coll�gues du parti."

Ils sont pires.

- Tu as fait des copies ? - Oui, 2 cl�s USB.

Je vais � Madrid voir la Ceballos.

Ceci va lui faire entendre raison.

Elle est � Milan, elle rentre demain.

Merde, c'est vrai.

On va profiter de la journ�e.

Je veux voir Cabrera.

- On a le temps ? - �a ira.

C'est toujours long de tout pr�parer.

M�fie-toi de Costa.

- Tu as entendu ? - Oui, �a ira.

Et l'argent ? En Suisse ?

- Fernando ? - Toujours la Suisse !

Je ne sais pas comment vous le dire.

Mettre son argent en Suisse, c'est ringard.

D'accord, on exclut la Suisse.

Je fais quoi ?

Ce que tu ferais si tu n'avais pas vol� tous ces papiers.

Jos� Luis Fr�as - Pr�sident r�gional

Je suis tr�s d��u.

Ce monsieur est quelqu'un en qui j'avais enti�re confiance.

C'est � la justice de r�gler cette affaire.

Tiens, Jos�.

Bonjour.

Bonjour, Rafa.

Bonjour.

D�sol�, c'est ma place.

Il y a pas une autre place ?

Non, il y a plus de chaises.

Aucun probl�me, Carlos. Je vais en chercher une.

On t'attendait pas.

En politique, il faut savoir improviser.

Plus de probl�me de chaise !

Tu me passes mes affaires ?

On va passer en d�tail le budget de l'an prochain.

Maite, ferme la porte.

On reprend o� on s'est arr�t�s hier.

Les recettes fiscales totales

n'ont pas beaucoup augment� par rapport �...

Pardon.

Maite, s'il te pla�t.

Va fumer une clope.

An�bal, on part.

Manu, on prend une petite bi�re ?

Je peux pas.

Tu crois que je m'en sors mieux ? On t'a dit �a ?

Allez, on s'en boit une rapidement.

J'ai du nouveau.

C'est non, Paco.

- Tu aurais fait pareil. - Je l'ai pas fait.

Arr�te, s'il te pla�t.

Pour toi, c'est facile. Fr�as t'adore.

Ce connard me hait, tu le sais.

Cette attitude va pas t'aider.

D�brouille-toi.

Va te faire foutre !

Comme tu veux, j'aurai essay�.

Il faut savoir perdre.

Il faut savoir perdre !

�a va ?

- Une noisette, s'il te pla�t. - Bien s�r.

Comment �a va, messieurs ?

Tr�s bien.

�coute, Manuel.

Je te pr�viens, c'est n'importe quoi.

Non, c'est une s�curit�, une pr�caution.

Les Chinois, c'est du n'importe quoi.

C'est pas si grave que �a.

Pas grave ?

C'est le nom de ton yacht qu'on a donn� � l'affaire ?

Bien s�r que non, t'en as pas.

C'est � prendre ou � laisser.

Inutile de t'�nerver.

�a, pas question.

Cette commission est abusive.

Si t'as un truc � me dire, vas-y.

Tu manques pas de culot.

Calme-toi, Fernando.

Tu me parles pas comme �a.

Parle-moi correctement.

Je gagne rien dans cette histoire. Je lui rends service.

Mon nom est cit�, ma r�putation est en jeu.

Il est inacceptable qu'on doute de mon engagement envers lui.

Calme-toi.

On se calme, bordel.

Je me calme si lui dispara�t de ma vue.

Ne fais pas �a.

Et le d�jeuner, c'est pour moi !

Votre noisette.

L�pez-Vidal et sa femme avec des membres du parti

en train de faire la f�te

� bord du yacht d'un ami.

Comment tu te sens ?

Que se passe-t-il ?

M. L�pez-Vidal.

Bonjour.

Un mandat de la juge Costa pour vous arr�ter

et fouiller les lieux.

Excusez-moi.

M. L�pez-Vidal, vous avez bien un coffre-fort ?

S'il vous pla�t.

Ouvrez-le et �loignez-vous.

�loignez-vous.

On va en avoir pour un moment.

On prend le petit-d�j' ?

Bien s�r. Je fais du caf� ?

Vous voulez du caf�, de l'eau ?

Non, merci.

Ils prennent mes cours, tout !

T'en fais pas, ils font leur travail.

Ils vont tirer �a au clair et repartir.

Comme �a va �tre long, je peux m'habiller ?

Bien s�r.

S'il vous pla�t !

Excusez-moi.

Videz vos poches sur la table.

Tout de suite.

Votre chaussure, s'il vous pla�t.

L'autre.

Tenez.

Je garde la cl�.

Fernando !

- Alors ? - Envoie un texto � la Ceballos.

"J'ai un truc qui t'int�resse. J'arrive."

- N'oublie pas Cabrera. - Je m'en occupe.

�a va, Manuel ? �a a �t�, cette nuit ?

Dis � In�s de me r�server le train de 15 h.

- J'ai le temps ? - Largement.

Attends l�-bas.

Gallardo a �t� arr�t�, mais il a rien dit, t'en fais pas.

- Tu n'entres pas. - Pardon ?

- Tu es vir�. - Pourquoi ?

Pour trahison ou b�tise, au choix.

Je t'avais dit de ne pas garder de preuves.

- Qui leur a dit pour les 2 cl�s ? - Aucune id�e.

� toi de me le dire, j'en sais rien.

- Qu'est-ce que tu racontes ? - D�gage.

Du calme.

Allons-y.

Manuel, �coute-moi.

Dis-lui quelque chose.

Comme �a, c'est bien.

Bonjour.

- Peut-on commencer ? - Oui. Pardon.

Qui est-ce ?

Mon nouvel avocat.

Vous avez �t� inform� de vos droits de pr�venu,

n'est-ce pas ?

Vous �tes M. Manuel L�pez-Vidal ?

C'est exact.

Le tribunal d'instruction n� 2 a men� une enqu�te

qui fait ressortir des d�lits de pr�varication,

de fraude r�currente envers l'Administration,

de subornation r�currente, de malversation,

d'escroquerie, de faux et usage de faux

et de trafic d'influence.

- Qu'avez-vous � dire ? - Rien.

M. le procureur.

Moi non plus.

Les parties peuvent se prononcer.

Je demande la d�tention provisoire

pour �viter la destruction de preuves et la fuite.

La d�fense s'y oppose, Mme la juge.

Je demande la libert� conditionnelle pour raisons familiales et sociales

et parce qu'il n'y a plus de preuves � d�truire chez mon client.

J'accorde la libert� provisoire

moyennant une caution de 200 000 euros, la remise du passeport

et la comparution ici tous les quinze jours.

On vous fera parvenir les actes.

Tr�s bien.

Oui, allez-y. Bonne journ�e.

- Demande conseil avant. - � qui ?

Je sais pas. � Jos� Luis.

Je peux parler � personne.

Tu vas aller en prison ?

J'en sais rien. Quelle question !

Il s'est pass� un truc cette nuit. Ana me l'a racont�.

Marina, la femme d'Anselmo, de Persika.

Le comptable. Et alors ?

Elle est morte.

Quoi ? Marina est morte ?

Sa voiture a d�rap�, elle est morte.

Merde. Un accident ?

Peut-�tre pas.

Arr�te. C'est quoi, ce d�lire ?

On d�cide ensemble.

- Je t'appelle et je t'explique. - Maintenant !

- Non, de Madrid. - Maintenant !

- Je peux pas. - Pourquoi ?

Parce que toi, tu m'as r�serv� un train qui part dans 40 min !

Toi !

Je t'appelle du train.

Je t'appelle de Madrid. Je rentre ce soir. D'accord ?

�coute-moi, une fois rentr�, je t'explique tout.

Si je peux pas rentrer, je t'appelle.

Je t'appelle, je te le promets.

Ne viens pas. De : A. Ceballos

Tout a d�j� �t� allou�, les budgets sont boucl�s.

Pas d'approximations,

je veux que tout soit d�taill�, sinon apr�s...

Asunci�n.

On peut t'aider ?

Je viens te parler.

Tu vas devoir attendre. On travaille, l�.

Je peux parler devant eux. � toi de voir.

S'il te pla�t, n'aggrave pas ton cas.

C'est au sujet de Persika.

Franchement, j'y crois pas !

Moi, pareil, ma vieille !

On continue apr�s. Rosa, Alberto, messieurs.

Rodrigo.

Tu nous laisses, s'il te pla�t ?

Je pr�f�rerais rester.

�a m'est �gal.

Je m'en fiche.

Deux petites minutes, Rodrigo, s'il te pla�t.

Deux petites minutes.

Tu fermes ?

Tu seras gentil.

- Esp�ce de tar� ! - T'�tais pr�venue.

�voquer Persika devant lui !

Il me colle au cul. Il veut notre peau.

Laisse-moi parler.

Il faut �tre tar� pour se pointer ici.

Laisse-moi parler, bordel !

Sinon, sur la t�te de ma fille, je t'�crase !

- Tu vas m'�craser ? - Avec les autres. J'y vais � fond ?

- De quoi tu parles ? - On demande � Alvarado ?

� qui tu veux, rien � foutre.

�coute, soit on s'arrange,

soit je fonce tout d�baller � la presse.

- Alors ? - � la presse ?

Va voir ta fille au lieu de jurer sur sa t�te.

Il y avait une autre cl� USB.

- De quoi tu parles ? - J'ai fait une autre copie.

Elle est o� ?

� Madrid.

Madrid est grand. O� ?

Du banc des accus�s, la vue est belle.

Admets que je vous tiens et on s'arrange.

On oublie nos gu�guerres, tes plans avec Paco, les miens avec Fr�as

et on parle de l'avenir.

Sinon, le parti ne s'en rel�vera pas.

R�fl�chis bien.

Arr�te ton baratin.

T'as rien de rien.

T'es seul et t'es foutu.

T'aurais d� �couter quand il le fallait.

Dehors.

Tu te trompes.

Regarde les infos ces prochains jours.

Tu vas tomber de haut.

Votre Yamazaki.

Alvarado !

Qu'est-ce que tu fais ?

Toi, t'arr�te pas.

- S'il te pla�t. - Me suis pas.

J'ai besoin de te parler.

Ce sera pas long.

Vas-y, j'arrive.

Quoi ?

Accorde-moi 5 min.

Je t'appelle.

Rodrigo Alvarado Urrea.

Dipl�m� en droit avec mention, juge au Haut Tribunal,

sous-secr�taire g�n�ral du parti,

mari�, p�re de deux filles.

Et moins de 40 ans, pas mal !

Mais t'es pas le premier.

- Je n'ai pas cette pr�tention. - Arr�te.

Saint Rodrigo, patron des gens int�gres !

Venant de toi, �a a l'air d'une insulte.

Je t'explique.

Je veux t'aider � �toffer ton CV.

Tu crois que j'ai besoin de toi ?

�a d�pend.

Tu veux �tre notre nouveau pr�sident r�gional ?

C'est dr�le, la vie.

On pensait tous que ce serait toi.

Regarde o� j'en suis.

�a m'int�resse pas du tout.

En plus, Frias est loin d'�tre fini.

Frias a un pied dans la tombe.

Tu parles.

Cancer de la gorge.

M�tastases dans les os.

Personne est au courant.

L'h�ritier du royaume, c'est Paco.

Je t'offre sa t�te.

Je doute qu'Asunci�n...

trouve �a dr�le.

Elle voulait que tu trinques pour les comptes en Suisse.

Ravi que tu l'aies compris.

Quoi ?

C'est non.

Le parti n'a pas besoin d'un scandale de plus.

C'est � toi seul que je file le scandale de Paco.

Tu t'en serviras.

Quelle bande de gangsters !

�coute,

j'�chapperai pas au proc�s.

Voil�. J'aurai besoin de toi, tu le sais.

Je fais pas encore de miracles.

Tu peux influencer le parquet.

C'est tr�s compliqu�.

Pas pour toi.

Supposons que je puisse t'aider,

que je sache comment r�cuser un juge pas commode

et le faire remplacer par un sympa.

Supposons aussi que j'aie envie de m'installer sur la c�te,

dis-moi pourquoi, bordel, je me priverais...

du grand plaisir

de te voir en taule ?

Parce que j'ai rien fait de particulier.

J'ai fait quoi ? Survivre ? Oui.

J'ai fait quoi ?

Participer � un engrenage

parfaitement huil� depuis l'�poque de mon grand-p�re ?

Je ne cherche pas � entrer dans l'Histoire.

Mais je veux le meilleur pour ma femme et ma fille.

Vous ne manquez pas de ressources pour raconter toujours le m�me baratin !

Tu viens d'arriver.

Ne te surestime pas.

Je comprendrais que tu refuses si je te demandais �a maintenant.

Je comprendrais parfaitement.

Mais des mois vont s'�couler et je vais faire profil bas.

Et toi, jusqu'� mon proc�s, chaque fois que tu boiras une bi�re,

tu penseras � cette conversation

en te disant que tu pourrais t'�pargner quatre ans de la Ceballos.

Et si tu veux changer les choses,

si tu veux vraiment changer les choses,

dans le monde r�el, �a se fait comme �a,

de l'int�rieur

et avec du pouvoir.

Non, pas comme �a.

Comment alors ?

J'y crois pas.

Tu crois pouvoir me convaincre ?

Vraiment ?

Pourquoi tu en es si s�r ?

Parce que je viens de le faire.

�a va ?

Entre.

Je t'en prie.

Tu veux t'asseoir ?

Une vodka ?

S'il te pla�t.

Pas trop.

Comme �a ?

C'�tait un d�ner d'affaires ou personnel ?

D'affaires.

Tu arr�tes la matinale ?

Je ne sais pas.

�a s'annonce bien, mais...

Mais ?

Plus l'offre est all�chante, plus je me m�fie.

Tu crains un pi�ge ?

Le pouvoir prot�ge le pouvoir.

� quoi je dois cette invitation ?

J'ai rat� mon train.

Je me suis dit "pourquoi pas".

Je ne devrais pas �tre ici.

Mais tu es l�.

Tu crois bien me conna�tre.

Je sais cerner les gens.

On essaie ?

D'accord. Vas-y.

Tu adores ton travail.

Trop.

Tant mieux, tu es excellente.

Excellente.

Intelligente, bosseuse,

un peu dure � cuire.

Mais il te manque un truc pour �tre prise au s�rieux.

Un p�nis ?

Un scoop.

Tu vas me le donner ?

Si tu attends, oui.

Je d�teste attendre, tu le sais.

� la patience !

On continue ?

On fait demi-tour.

Rodrigo Alvarado...

Bordel !

Faites-moi la monnaie.

Vous encaissez ?

En 2004 :

Lou Reed, les Chemical Brothers et les Planetas.

En 2005, j'ai pas pu y aller, j'�tais fauch� :

les Cure, Lori Meyers et ces cons d'Oasis.

En 2006 : les Pixies...

Votre monnaie.

Fernando !

- C'est qui ? - Iturralde, l'avocat de la Ceballos.

Mon client, Roberto Gallardo Ant�nez,

aidera le procureur � �claircir certains d�tails

dans l'affaire Amadeus.

Nous esp�rons que cela jouera en sa faveur.

Je pr�cise que mon client

a �t� complice, pas auteur, ni instigateur,

ni acteur dans l'affaire.

L'autre accus�,

Manuel L�pez-Vidal, a �t� auteur,

instigateur et cerveau de l'affaire,

selon les preuves ci-jointes.

Mon client, M. Gallardo,

pr�cise que le seul but de M. L�pez-Vidal

�tait de s'approprier une part des subventions de Bruxelles

destin�es � l'entretien

d'un champ achet� par des pr�te-noms.

- Apr�s la requalification... - Ma�tre Iturralde.

La d�fense peut-elle voir ces preuves ?

Apr�s requalification en sol urbain,

ce terrain a �t� revendu � des promoteurs � un prix

jusqu'� cent fois plus �lev�.

Une double escroquerie qui a dur� des ann�es.

Il y a Persika. Seul mon nom n'a pas chang�.

On peut continuer ?

Bien s�r.

Mon client �tait aux r�unions pr�liminaires

dans des lieux en ville ou autour.

Les re�us de cartes bancaires prouvent la pr�sence de M. L�pez-Vidal.

� savoir :

"salle de r�unions de l'h�tel Las Arenas, rue Vi�as, n� 22,

"club sportif Green Village,

"rue Mercaderes, n� 7,

"club Aphrodite, km 13, nationale 3,

"club Pink Paradise, km 37..."

�a devrait suffire.

Laissez-le terminer, s'il vous pla�t.

Pardon.

"Club Pink Paradise, km 37, nationale 1,

"club La Poup�e, km 41, nationale 2,

"grill El Torre�n, rue Maestre Gonzalbo, n� 91,

"maison Sh�h�razade, sans num�ro, avenue Los Robles..."

- In�s, �coute-moi. - Ils t'ont eu.

C'est qu'un d�but. Appelle vite Jos� Luis.

D�sol� de tout �a, c'est un tissu de mensonges.

Ils vont balancer plein de merde pour me discr�diter.

Ne crois rien de tout �a.

C'est � moi de d�cider.

G�re ce qui est urgent.

Le proc�s est dans 3 semaines. Appelle Jos� Luis, d�m�ne-toi.

Agis avant que �a empire. �a va �tre le cas.

Le taxi.

Tu viens pas ?

Non, je repars seule.

On se voit � la maison ?

On y va.

M. L�pez-Vidal ?

Avez-vous aid� le procureur ?

Avez-vous nomm� les membres impliqu�s ?

Merci beaucoup.

On part toujours demain ?

Oui, bien s�r.

C'est dans l'autre.

Nati, je vais passer un coup de fil.

Il est avec sa fille.

Rodrigo Alvarado, laissez-moi un message.

Alvarado, il reste 3 semaines

et j'en ai ras le cul de chercher des pi�ces pour t'appeler.

T'as eu le temps.

Dis-moi clairement si c'est oui ou non.

On y va ?

- Ils t'ont dit quelque chose ? - Non.

Regarde-moi.

- Ils t'ont dit quelque chose ? - Rien.

T'as entendu ?

- Vous nous avez crach� dessus ? - �a va pas !

Arr�te.

V�rifie, ils nous ont crach� dessus.

Ils nous ont crach� dessus.

- Vous m'avez crach� dessus ? - Mais non. Viens !

On va voir si vous avez les couilles de me cracher au visage.

Aucune mani�re !

"Aucune mani�re", a dit le voleur !

J'ai vol� personne, merdeux !

Voleur et pervers !

Vous nous d�go�tez !

Qu'est-ce qu'il y a ?

On s'en va, papa !

Dis-le-moi en face !

Papa, regarde-moi !

D�gage ou je t'�clate la t�te !

T'es con !

L�che-moi !

Tu veux t'asseoir ?

Tu bois quelque chose ?

Personne n'est au courant,

mais je vais te donner une chance.

La derni�re.

Une chance pour quoi faire ?

Pour bien finir.

Tu m'as pas appel� pour �a.

J'en reviens pas !

Tu changeras jamais.

Tu m�rites pas ta femme.

Elle est fut�e, pas toi, et elle a raison :

parfois, il vaut mieux �tre un Gallardo.

On est comme on est.

- T'es un enfoir� orgueilleux. - Moi, orgueilleux ?

L'orgueil mine le pays.

Par orgueil, on trahit.

Trahir, c'est d�sob�ir � ce qu'on te dit.

Toi, t'as pas ob�i.

T'as rien appris, pas vrai ?

Tu vois pas que c'est la source des ennuis ?

- Prends l'appel. - �a va.

Non, r�ponds.

Vas-y. Tu as une semaine. De : R. Alvarado

Voil�.

Cet �clat dans ton regard, c'est l'orgueil.

Tu me connais bien.

Comme si je t'avais fait.

Je suis pas ton fils.

Ils jouent pas, �a peut �tre dangereux.

Pardon ?

Tu me menaces ?

Tu insinues quoi ?

Que je vais avoir un accident ?

Que ma bagnole va d�raper ? Tu veux dire quoi ?

Aie les couilles de me le dire !

Je ne suis plus responsable de toi.

Que s'est-t-il pass� ?

Voici des billets d'avion et des dollars.

J'ai parl� � ta s�ur � Toronto. Elle ira vous chercher demain.

J'y crois pas. Tu devais seulement �couter.

Pour moi aussi, c'est tr�s difficile.

Prends �a, c'est le mieux � faire.

Pour toi aussi, c'est tr�s difficile !

Bien s�r.

Tout �a par orgueil !

O� vas-tu ?

Pr�parer la valise de ta fille.

C'est pas de l'orgueil, c'est de la justice !

On va se d�brouiller seules. Au revoir.

Faites attention. Je vous appelle.

Cedr�n, C�ceres, Aguado, Solana, Belsu�,

Arag�n, Nayim, Poyet, Higuera, Pardeza et Esn�ider.

Dis-le en mangeant.

Parle, cite pas que des noms.

Je mettrais Cedr�n dans les buts.

Comme ailiers...

Chucho Solana et Belsu�,

qui a �vit� un but dans la premi�re mi-temps.

� droite,

l'homme qui a marqu� notre histoire avec un but...

C'est bon.

Cedr�n, C�ceres, Aguado, Solana...

Excusez-moi.

Vous pourriez baisser la musique ?

Luis. Dis-moi.

Excuse-moi, je vais pas pouvoir venir.

Tu d�connes ? Pourquoi ?

Un truc � finir au bureau, je bouffe en vitesse.

- Les Chinois arrivent. - Et demain ?

Bordel ! Je pars t�t pour Belmopan.

- Je te l'ai dit. - Je dois te parler d'urgence.

Merde, attends.

En fin de semaine prochaine,

je te trouverai un cr�neau.

Sur la t�te de ma gamine !

- Sinon, au t�l�phone. - Non. T'es au bureau ?

Oui !

- Je suis au bureau. - J'arrive. 10 min.

Impossible, j'ai les Chinois.

Je suis l� dans 5 min.

Tenez. Gardez la monnaie.

Bonjour.

Tu descends ?

Non, je monte.

Bonjour. Il m'attend.

On t'a vu arriver ?

T'es s�r ?

Que personne me d�range !

T'es gonfl�, c'est pas bien qu'on te voie tra�ner ici.

Tu veux du riz ? �a t'�vitera de chier dans ton froc.

5 min. Qu'est-ce que je peux faire pour toi ?

Les Chinois arrivent. Tu pouvais pas attendre une semaine ?

Comment je peux t'aider ?

Tu te sens mal ou tu te fous de moi ?

Comment je peux t'aider, bordel ?

Y a des micros, ici.

Il fallait que je te parle.

On va o� ?

Comment tu le sais ?

Ils enqu�tent sur plein de gens.

- Depuis quand tu le sais ? - Un mois.

- J'ai �cout� des enregistrements. - De moi ?

Ici, de nous deux.

Comment je peux avoir des micros dans mon bureau, putain ?

C'est grave, ils veulent des t�tes de Turc.

Ils s'en prennent � moi ? C'est �a ?

Par contre, ils laissent tranquilles la Ceballos, Frias et Paco.

Bordel, j'ai toujours �t� l� !

Pour le coup d'Alex au bistrot, j'�tais l�.

Ils me remercient comme �a ?

Les enregistrements prouvent rien, ils peuvent pas faire �a.

On est entreprenants, on veut bosser, mais faut payer !

Ici, faut toujours payer.

Putain !

C'est quoi, ce pays ?

- Pour eux, c'est facile. - Pour qui ?

Les gens du parti.

C'est Frias !

C'est Fr�as, ce gros fils de pute m'en veut � mort.

- Ce gros porc m'en veut. - C'est pas le seul.

Il m'a jamais serr� la main, jamais.

Si, une fois. T'�tais l�.

Quand j'ai nomm� Rojas et Serrano PDG d'une bo�te.

C'est la seule fois o� il m'a serr� la main.

Mais pour votre merdier, � toi et Paco, avec Persika,

qui ils ont appel� ?

Bermejo m'appelle en flippant :

"On va en Andorre tout planquer."

Et j'�tais l�, Manuel.

J'ai tout emport� pour lui en Andorre dans un putain d'h�lico de la police.

C'est �a.

Ils me remercient comme �a ?

Putain, les Chinois !

O� j'emm�ne les Chinois ?

Tu sais pourquoi ils font �a ?

Parce qu'ils nous consid�rent pas comme eux.

Ils veulent notre peau.

Moi, j'ai pas de dipl�mes et toi, pour tes origines.

C'est � cause de �a. C'est une guerre.

Tu sais comment t'appelle Paco ?

Le Rapace !

Il l'a dit devant moi :

"Cabrera, le Rapace."

"Le Rapace", moi ?

Paco, la Gitane ?

Et il vient d'o�, la Gitane ?

La Gitane, si y avait pas eu la Ceballos,

il serait en train de me torcher

pendant que je chie sur sa salope de m�re !

C'est � lui qu'on aurait d� foutre des putains de micros.

C'est comme �a !

Ce salaud est rus� !

C'est lui qui empoche le plus.

Persika, c'est � cause de lui.

C'�tait son id�e, dans ce putain de bistrot.

- En quelle ann�e c'�tait ? - 97.

Il �tait ivre mort quand il a eu l'id�e de la requalification.

Le fils de pute !

�a risque pas de changer.

Tu crois pas ?

Ici, y a jamais rien qui changera.

Ici, il faut toujours raquer, putain !

Ici, il faut toujours raquer.

Et quand y a des grosses merdes, on appelle qui ?

Toi.

Le couillon de service.

Pendant que la Gitane fait la manche.

Personne le fait aussi bien que cet encul�.

Personne !

Il disait quoi au sujet de Bruxelles ?

"S'ils veulent nos p�ches, qu'ils me l�chent le derche."

Le fils de pute.

�a me fait pas marrer.

Viens.

Quand t'as du nouveau, on se voit. M'appelle pas.

- �a va ? - Il fait quoi, lui, ici ?

- T'occupe. - Ta gueule !

- Vous faisiez quoi ? - Attends.

Lolo, offre un caf� aux Chinois.

Luis, fais pas chier. De quoi vous avez parl� ?

De pas grand-chose.

Manuel veut placer un peu d'argent.

Un peu d'argent ?

T'en rates pas une, toi !

Paco, je te demande gentiment

de te calmer.

Bien s�r.

On ira parler de ce que vous voudrez,

mais pas ici.

Dis-lui, Susi.

Il a raison. On va dans le bureau.

On parlera tranquillement. Hein, Manu ?

Pas dans le bureau.

Je vous paie un verre en bas.

Non, qu'ils sachent tous ici quel con tu es.

Vous m'excuserez...

Toi, tu restes ici ! Enl�ve ta veste.

- T'as palp� ce con ? - Tu vas me fouiller ?

Tu te prends pour un flic ?

T'as quoi, l� ?

D�sol�, mais je m'en vais.

Tu bouges pas de l�.

T'en m�le pas, Rafa.

Toi, tu me touches pas !

Pourquoi tu veux me fouiller ?

Tiens !

C'est quoi ?

�a alors !

Vous avez vu ?

Manu, j'y crois pas !

Je fais quoi de toi, maintenant ?

Je fais quoi ?

R�ponds. Je fais quoi de toi ?

Fils de pute !

C'est �a, d�gage ou je te tue !

T'as vu �a ?

Vas-y, d�truis-le, on sait jamais !

Il vaudrait mieux arr�ter.

On fait quoi, alors ?

J'ai une semaine pour tout filer � Alvarado.

Faut aller en Andorre pour le truc de Bermejo.

De combien d'argent je dispose en ce moment ?

- �a d�pend. Pour quoi faire ? - Pour un homme de main.

- Lequel ? - Un nouveau.

Il doit faire quoi ?

Trouver le coffre de Bermejo en Andorre. On soudoiera le banquier.

Dis-moi. Combien ?

�a co�tera cher.

Je ne peux pas sortir une telle somme d'un coup.

Comment �a va ?

Bien, mais il fait tr�s froid.

Comment va Nati ?

Nati s'adapte peu � peu.

Elle s'amuse avec ses cousins.

J'ai besoin d'argent. Il me faut presque tout.

Je peux pas te promettre de te le rendre rapidement.

Il me le faut, sinon...

Sinon, quoi ?

Tout pourrait arriver.

Cet argent n'est pas qu'� toi.

- Il est aussi � ta fille. - Je sais.

Je veux pas discuter. Dis-moi combien et comment faire.

Mais �coute,

moi, je t'ai jamais mis dehors ni laiss� sur la paille.

Je t'ai toujours trait� avec respect et amour, �a compte pour moi.

Comment on fait ?

Merci.

Il vaut mieux qu'Estrada te contacte.

Ne m'appelle plus jamais.

Plus jamais !

C'est moi qui te contacterai s'il le faut, d'accord ?

Comment �a va ?

Bien.

Passe-moi le sac.

Tout y est.

C'est vous qui allez... ?

Quelqu'un t'appellera.

Quelqu'un t'appellera dans 3 ou 5 jours !

�a y est.

Ils ont appel� ?

Raconte.

Pas grand-chose.

Au Cr�dit Andorr�, je connais un type

qui a l'air arrangeant, mais on ne peut pas savoir.

� l'Andbank, il y en a un, mais ce n'est pas s�r non plus.

Vaudrait mieux qu'il soit dans la priv�e.

L�-bas, il y a Curro, un de mes vieux clients.

J'esp�re que ce n'est pas � la MoraBanc, j'y suis persona non grata.

Pour toi, c'est laquelle ?

S'agissant de Bermejo,

c'est...

soit l'Andbank, soit le Cr�dit.

- C'est moi. - Enfin !

- On y est presque. - J'attends de voir.

�a a �t� compliqu�, mais c'est bon.

J'ai entendu parler de ton cirque.

T'inqui�te. Tu peux commencer � pr�parer mon truc.

D�sol� de me r�p�ter, mais j'attends de voir.

Il ne reste qu'une semaine, le temps presse.

Tant que j'ai rien de concret, oublie. C'est clair ?

Quoi ?

C'est pas dans une banque. Habille-toi.

C'est pas dans une banque ?

C'est la fille de Bermejo.

La blonde ?

Je vois rien.

La blonde, Luc�a.

Regarde la baraque que la Se�ora s'est pay�e.

Viens.

Lucia ?

Bonsoir. C'est Manuel L�pez-Vidal, l'ami de ton p�re.

Oui ?

D�sol�, il nous envoie r�cup�rer quelque chose, c'est urgent.

On en a pour deux minutes. Ouvre, s'il te pla�t.

Ton p�re ne t'a rien dit ?

Non, rien.

On a eu un probl�me, il nous envoie chercher des documents.

�a sera rapide. On peut entrer ?

Bonsoir.

Je vois que vous vous amusez bien !

Ton p�re est au courant ?

T'en fais pas.

Vous devez r�cup�rer quoi ?

Des documents. Dans une chemise ou sur un disque dur ?

Un disque dur.

On peut regarder ?

Bien s�r.

- Tout va bien ? - Oui. T'inqui�te pas.

D�sol�, ce sera vite fait.

- Ne dis rien � mon p�re. - Non.

Merci.

Fernando, regarde par l�.

Des amis de mon p�re, ils vont repartir.

Ne vous inqui�tez pas, continuez.

On s'inqui�te pas.

Rien.

Il y a quelque chose l�-haut ?

Une pi�ce ferm�e � cl�.

On va voir, c'est peut-�tre dedans.

On monte ?

V�rifie au fond, Fernando.

- Qu'est-ce qui se passe ? - Ils doivent r�cup�rer un truc.

Je suis d�sol� de te d�ranger, ton p�re te racontera tout.

On a un probl�me.

C'est cette pi�ce.

Eh ben ! J'ai rien vu.

En effet, on peut pas l'ouvrir.

Il doit y avoir une cl�.

�a doit �tre l�-dedans, c'est la seule pi�ce qui est ferm�e.

Mon p�re ne veut pas qu'on ouvre cette porte.

C'est normal, il y a des choses importantes dedans,

des documents...

Et justement, il m'a dit de venir r�cup�rer ces documents.

S'il te pla�t, cherche la cl�, y en a s�rement une.

Allez, regarde l'heure qu'il est.

J'ai pas la cl� de cette porte.

Y a bien des cl�s quelque part.

Fernando, monte, c'est ici.

J'arrive.

C'est qui ?

J'ai besoin de ces documents.

Nous, on a un probl�me. C'est pas la f�te pour tout le monde.

De l� � enfoncer une porte...

Je sais ce que j'ai � faire.

Elle arrive.

Fais pas le malin.

Donne-moi les cl�s.

Bordel !

Mon p�re aurait d� venir.

Il est � un congr�s, tu le sais.

- Il aurait d� vous filer la cl�. - Je suis d'accord.

Fernando, on va devoir enfoncer la porte.

�a va pas !

Essaie de comprendre la situation.

Ton p�re a besoin de ces documents.

Si tu veux, je l'appelle. Il est 4 h du mat'.

Il a pass� une journ�e de merde.

Je lui dirai qu'on peut pas prendre les documents

parce que sa fille veut pas qu'on nique la putain de porte !

Cette porte, bordel !

Calme-toi, s'il te pla�t.

Il nous faut quelque chose pour ouvrir �a.

S'il te pla�t.

Fais-le pour ton p�re, va chercher un truc pour ouvrir.

- Merci ! - Crie pas.

On s'active, s'il vous pla�t.

Essayez avec une carte plastifi�e.

N'importe quoi !

Allez chercher un pied-de-biche ou autre chose.

Moi, je bouge pas.

Vas-y toi-m�me.

J'y vais.

C'est l�-dedans, Fernando.

On va voir.

�a va pas !

Luc�a, monte !

Fernando, retourne � la voiture.

Je t'aide ?

Vas-y, je vais vite trouver �a.

Voyons...

Regarde.

Il ment.

Attends que Lucia monte.

T'as pay� pour voir ? Tu te crois au spectacle ?

Je bosse, moi !

Retourne � ta f�te, va te d�foncer !

Laisse-moi faire ce que j'ai � faire pour le p�re de Luc�a.

Ferme ta gueule !

Je la fermerai pas. T'es pas chez toi et moi non plus.

Attends que Luc�a monte et...

Putain !

Luc�a !

Monte, merde !

On se calme, d'accord ?

- Qu'est-ce que vous avez foutu ? - Je vais tout ranger.

Ton p�re et lui sont brouill�s � cause de l'affaire Amadeus, regarde.

T'as entendu ?

- T'en fais pas. - Arr�te.

- Ne l'�coute pas. - Arr�te !

Calme-toi.

Me touche pas !

On se calme.

Me touchez pas !

Elle t'a dit d'arr�ter.

Vous me touchez pas.

Arr�tez, j'appelle mon p�re.

Bonne id�e, vas-y.

Appelle-le.

Il r�pond pas.

Pas vrai ?

- Il r�pond pas. - Normal, il dort.

Il dort parce que c'est moi qui viens chercher ces documents.

Et j'y arrive pas

parce que tes connards de potes me cassent les couilles !

Ils m'emp�chent de bosser, bordel !

Rappelle-le jusqu'� ce qu'il r�ponde.

Qu'il touche � rien !

Elle t'a dit de toucher � rien !

Me touche pas ou je te casse la gueule !

Laissez-moi bosser, merde !

- Tu sors pas d'ici. - Tr�s bien.

Parfait.

T'as qu'� devenir vigile.

Touche � rien.

Laissez-moi r�fl�chir, merdeux !

Attends que Luc�a remonte.

Touche � rien, merde !

Il est con, ce type.

C'est bon.

Quoi ?

Ce que je cherchais. Ferme-la.

Allez, on range.

Vous m'avez pas laiss� tranquille.

On ramasse tout, allez.

Faites-le pour Luc�a. Ramassez tout �a.

On est press�s.

Ramassez !

- Je t'aide. - Merci.

Tu nous aides ?

Je t'ai vu, toi !

Qu'est-ce qu'il y a ?

Me touche pas !

Me touche pas ou je t'�clate, connard !

Vous voulez quoi ?

On peut se calmer ?

Il part pas, rappelle ton p�re !

Personne part d'ici tant que j'ai pas eu mon p�re.

Ton p�re sait que tu es ici ?

Bien s�r qu'il le sait.

Je vais lui dire que t'es avec des types plus �g�s

qui ont de la coke et qui allaient baiser une mineure.

Je lui raconte �a dans un message ?

Tu pr�f�res que j'en parle � mon pote, le chef de la police ?

C'est un d�tournement de mineure.

On se calme. La majorit� sexuelle, c'est 15 ans.

En Andorre aussi ?

Je vais t�l�phoner � la police.

Je vais leur dire qu'il y a trois types de presque mon �ge

qui ont vol�, bais� une mineure...

Ils ont tous vol�. Regarde-le, lui.

Il a vol� des billets de 500 euros � ton p�re.

Abus, stup�fiants et vol !

J'appelle la police ou je pars avec mes putains de documents ?

J'appelle la police !

Merci.

Tu te pousses ?

Connard !

Tu vas l'entendre, ton p�re.

Tu me laisses passer ?

Tu me laisses passer ?

Tu veux bien te pousser ?

Pardon.

- �a va ? - Oui.

Regarde. "Asun la moche" : la Ceballos.

"JLF" : Fr�as.

"FC" : Francisco Castillo.

Et l�, les gens de Persika, les gens de Madrid.

�a d�passe Alvarado.

Il faut filer �a aux m�dias.

Son nom appara�t plusieurs fois.

Si lui y est, ils y figurent tous.

Compagnies d'�lectricit�,

soci�t�s de construction, laboratoires,

m�dias, banques...

Tout. Et de tous bords.

Pas seulement d'un parti.

Avec �a, on va tout faire p�ter.

- Impossible. - Pourquoi ?

Le pays s'effondrerait. Il ne s'agit plus seulement d'un parti.

On va � Madrid. On peut pas rentrer chez nous.

Ils vont nous rechercher.

N'importe quoi ! C'est nous qui avons l'information.

Fernando, on a l'information.

�a va �tre notre assurance-vie. On est intouchables !

Bermejo doit d�j� �tre au courant !

Fernando, regarde-moi.

C'est bon, rentre chez toi.

Ils n'ont rien contre toi.

Je dirai que je t'ai menti.

On va trouver une gare,

tu prendras le premier train et tu oublieras tout �a.

Je pr�f�re t'accompagner.

D�conne pas.

Tu es s�r ?

J'en suis s�r.

Allons � Madrid.

Comme tu voudras.

Je vais quand m�me appeler Rosa,

pour qu'elle ne s'inqui�te pas.

On s'arr�te l� ?

Je voudrais aller aux toilettes.

Bonsoir.

Les toilettes ?

Au fond.

Vous n'avez pas vu un monsieur �g�, �l�gant ?

Une noisette.

Je vais aux toilettes. Encaissez.

Fernando, r�ponds !

Votre correspondant a �teint son portable ou n'a pas de r�seau.

Bordel !

Salut. �a va ?

Bien. On me remet en �tat.

Je vois �a.

�a se passe bien, non ?

Tu te sens bien ?

Tu as l'air fatigu�.

�a n'a pas �t� simple.

C'est s�r.

Tout va bien se passer. � tout de suite.

Bonsoir.

On l'annonce depuis une semaine et l'heure est arriv�e.

Avec nous, Manuel L�pez-Vidal, un nom souvent cit� ces derniers mois.

On l'accuse d'�tre cerveau, chef

et premier b�n�ficiaire dans l'affaire Amadeus.

Avant le proc�s imminent, il nous accorde l'exclusivit�.

Il dit avoir beaucoup de choses � raconter.

Nous vous retrouvons dans quelques instants.

Bonsoir, M. L�pez-Vidal.

Bonsoir, Amaia.

Tout le pays a entendu parler de ce que rec�lent ces carnets.

On trouve ici les noms de hauts cadres de mon parti...

Qui ont �t� pay�s en �change de services.

On l'a entendu aux informations.

Les Espagnols se demandent pourquoi ici.

Pourquoi ces carnets ne servent-ils pas de preuve

dans le cadre de votre proc�s ?

Bien s�r, je pr�senterai le moment venu ces carnets au tribunal.

Je voulais d'abord que les citoyens et les m�dias

soient inform�s.

- Vous ne vous fiez pas � la justice ? - C'est d�licat.

La r�ponse est "non" ?

Je me m�fie de beaucoup de monde et de certaines institutions.

C'est tout.

Une partie des citoyens pense que votre but

est de r�gler des comptes avec vos ex-coll�gues du parti.

J'en suis conscient.

Mais je suis tranquille car d�s que ces carnets

seront rendus publics, tout coulera de source.

M. L�pez-Vidal est serein.

Tout coulera de source apr�s la publicit�.

Nous vous retrouvons dans trente secondes.

Trente secondes !

On est hors antenne.

Tu as d�marr� fort.

Amaia, apr�s le maquillage,

tu montres le carnet � la cam�ra 1.

Juan, un gros plan !

Vas-y, Amaia.

Tu m'�coutes ?

Le gros plan.

- Comme �a ? - Vers la cam�ra. Plus haut.

Plus haut. Voil�.

C'est parfait.

Tu le vois ?

Parfait.

- Merci. - De rien.

Dix secondes !

Pr�te ?

C'est bon ?

Pr�pare-toi, Amaia.

On y va.

Nous retrouvons Manuel L�pez-Vidal.

Selon vous, la publication des noms et des op�rations figurant ici

provoquera un tsunami politique sans pr�c�dent.

J'en suis certain, lisez.

Combien avez-vous empoch� en �change de services ?

Votre nom figure aussi ici, je l'ai vu plusieurs fois.

Oui, il y figure, comme ceux des hauts cadres du parti.

R�pondez � ma question.

On pourrait douter de votre s�rieux.

Je r�ponds � la question ou � l'attaque ?

Je ne vous ai pas attaqu�.

Mme Mar�n, vous d�tournez l'attention des carnets.

Vous ne r�pondez pas ?

- Je ne me souviens pas de combien. - Vraiment ?

Ouvrez le carnet, on calculera.

Sauf que vous refusez ou on vous l'interdit.

Inutile d'insinuer des choses.

Tr�s bien. Question suivante.

Depuis quand connaissez-vous ces pratiques du parti ?

En gros, depuis que je l'ai rejoint, en mai 93.

Il y a presque quinze ans.

Vous affirmez que la direction du parti y figure et �tait au courant ?

J'en suis certain.

Le chef du parti et candidat premier ministre aussi ?

Si vous ouvrez ce carnet et le montrez � la cam�ra,

vous en aurez la preuve.

Une chose m'intrigue.

Quand un citoyen pr�sente � la t�l� des informations claires et accablantes

contre le pouvoir,

pourquoi �a coince ?

�a me rappelle une phrase : "Le pouvoir prot�ge le pouvoir."

Arr�te-le.

�a vous parle ?

Vous voulez qu'on vous d�cerne un prix ?

Bien jou� !

J'ai d� engager des gardes du corps parce qu'on a voulu me tuer.

Ma famille a d� fuir le pays, je vis sans ceux que j'aime.

J'ai risqu� ma vie

pour que les Espagnols d�couvrent ces carnets.

Et vous, au lieu de faire le job, vous faites la journaliste star.

Je ne veux pas de prix, je veux qu'on m'�coute, d'accord ?

- Oui, bien s�r. - Parfait.

Ce qui me d�passe,

c'est qu'un citoyen ordinaire, comme vous dites,

ait �t� invit� en 98 avec sa femme en Jordanie

par le PDG de la soci�t�

choisie pour construire un a�roport dans sa r�gion.

�a me d�passe aussi

que vous ayez achet� un tableau de Sorolla en 2002...

Cessez de m'humilier, dites une chose int�ressante.

La pub. Tu r�ponds apr�s.

Avant la publicit�,

je vais essayer de dire une chose int�ressante.

�a me d�passe, cette image de h�ros

que vous tenez � vous donner

tandis que nous tous, on doit comprendre

et pardonner � un citoyen ordinaire

d'avoir vol� pendant quinze ans l'argent du contribuable.

Une page de publicit� avant de retrouver Manuel...

Pas de publicit�.

Pardon ?

Sinon, je pars avec les carnets.

Au parti, vous d�cidiez, ici, ce n'est pas le cas.

Pas de pub ou je pars avec les carnets.

Il le fera pas.

Si la r�gie envoie la publicit�,

je me l�ve, je prends les carnets et je pars.

Les gens ne verront pas ce qu'ils voulaient voir.

Ce sera la cons�quence !

Il y aura une page de publicit�, oui ou non ?

Fais comme tu le sens.

Vous r�fl�chissez.

En r�gie, ils font pareil.

C'est parfait, je vais en profiter

pour parler de l'attitude de gens comme vous.

Je trouve �a curieux.

Mon attitude ?

C'est entre l'ignorance et l'hypocrisie.

Vous me manquez de respect.

Je vous explique, tout le monde comprendra.

Je vous en prie.

Vous vous gardez de dire

qu'en tant que directrice de cette �mission vitale,

vous avez un chef, Armando Pla, PDG de la cha�ne.

Lui-m�me a un chef, Jos� Manuel Zafra, PDG du groupe de communication

dont fait partie cette cha�ne.

Et au-dessus d'eux : les actionnaires,

les vrais propri�taires de tout �a.

J'ai d'ailleurs d�jeun� et d�n� avec certains d'entre eux.

Sachez que ce qui int�resse r�ellement ces messieurs,

c'est notre indice boursier, l'IBEX 35,

et que cette �mission intitul�e "La Voix du peuple" atteigne son but.

Je r�v�le ce but ou vous le faites ?

Allez-y.

Choquer les gens, mais attention,

juste ce qu'il faut pour que les 3 seigneurs de l'IBEX

gardent leurs postes pour l'�ternit�.

Et c'est vrai, je fais partie de cet objectif.

Moi et beaucoup d'autres, on alimente ce syst�me.

Mais vous aussi, Mme Mar�n !

Vous aussi, vous n'�tes qu'un outil

mis au point par ceux que j'essaie de mettre en cause en vain.

Donc arr�tons de tergiverser.

On montre ces carnets ou on lance la pub

et on assiste tous en direct � votre beau suicide professionnel ?

Vous regrettez ?

C'est-�-dire ?

J'essaie d'imaginer ces 15 derni�res ann�es de votre vie.

Bravo !

Quand vous rentriez chez vous et retrouviez votre famille,

vous pensiez...

Oui, je regrette, sinon, je ne serais pas ici.

J'ai mal formul� ma question.

Je n'attends pas des regrets, mais une analyse.

Gr�ce � vous, j'analyse cette situation et vous en remercie.

�a ne sert � rien que vous vous excusiez en public,

c'est beaucoup trop facile.

Vous savez ce qui se passe, M. L�pez-Vidal ?

Il y en a plein comme vous.

Plein, beaucoup trop !

Notre seul espoir pour ne plus avoir de gens comme vous,

c'est l'analyse et la r�flexion.

Donc, r�pondez � cette question :

pendant ces 15 derni�res ann�es de votre vie,

pass�es � voler pour vivre comme un pacha,

avez-vous consid�r� et analys� ce que vous faisiez ?

� votre avis, votre fille trouvait normal ce que vous faisiez ?

Saviez-vous que c'�tait r�serv� aux happy few,

aux m�ritants, aux rus�s ? R�pondez !

Je doute qu'un homme intelligent comme vous n'y ait pas song�.

Et si vous l'avez fait, je ne peux pas concevoir

que vous ayez pu dormir sur vos deux oreilles.

R�pondez � ma question.

Avez-vous pens�, ne serait-ce qu'une seconde,

pendant ces ann�es, � ce que vous faisiez ?

Sous-titres : N. Calder�n & P. Strippoli

Sous-titrage : HIVENTY

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